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"J'ai épousé un monstre" : Charles Manson

© SIPA « J’ai épousé un monstre » : Charles Manson

L’été dernier, Match se penchait sur ces femmes qui se sont laissé envoûter par des hommes couverts de sang. Le récit d’Afton Burton glace toujours le sang alors que le psychopathe Charles Manson est mort à l’âge de 83 ans.

« J’ai épousé un monstre. » C’est la phrase qu’elle rêve de prononcer. Afton Burton n’a pas 30 ans. Sa jeunesse file dans un parloir de haute sécurité. À l’âge où la plupart cumulent les jobs pour payer leurs études, elle trime pour satisfaire les désirs d’un meurtrier coincé à vie derrière les barreaux. C’est une histoire à l’eau de rose qui s’écrit comme un roman noir.

La prison, elle connaît. À 16 ans, Afton est cloîtrée dans sa chambre. Sa crise d’adolescence n’a pu être matée à coups de services religieux, elle apprend à la dure. Interdite de sortie et d’amis. Suffocant, le décor de sa vie ? Bunker Hill, Illinois : la carte postale du trou perdu du Midwest. Vingt rues perpendiculaires, deux drapeaux, un bar, un clocher, une statue de Lincoln. La mythique route 66, à quelques kilomètres, peut bien filer vers les canyons et la Californie, ici, on ne jure que par deux aventures : Dieu et la famille. À l’église, à la maison, les rêves subissent le même traitement que les pelouses.

Rasés de près, pour le bien-être de la communauté. Les parents d’Afton, de fervents baptistes, ont essayé de lui inculquer de rigoureuses valeurs chrétiennes. Qu’elle s’habille en hippie et fume du cannabis, passe encore. Mais qu’elle fréquente un fauteur de troubles dont tout le voisinage parle, non ! Elle doit être une femme comme on les respecte. Épouse, mère, fée du logis. Et ça marche. Afton redevient une enfant modèle, elle décroche même un poste à la maison de retraite. Phil et Melissa, ses parents, sont aux anges. Ils ne savent pas qu’elle entretient déjà une relation épistolaire avec un des plus grands criminels du pays. Celui qui a fait sauvagement assassiner, le 9 août 1969, l’épouse de Roman Polanski, Sharon Tate, alors enceinte de huit mois, et quatre de ses amis.

En 2012, Charles Manson la convainc d’adopter l’allure de ses anciens disciples.

© Copyright (c) 2014 Rex Features. En 2012, Charles Manson la convainc d’adopter l’allure de ses anciens disciples.

De Charles Manson, Afton a d’abord connu la philosophie écologiste. Pendant un exposé en classe, elle découvre ses écrits. Le détenu californien a la plume d’un poète maudit. Un choc. Elle aussi se cherche une mission supérieure. Elle aussi se sent coincée entre quatre murs. En secret, Afton lui adresse un courrier. Manson en reçoit des centaines, la plupart restent sans suite. Mais la jeune femme a glissé une photo dans l’enveloppe. Elle est d’une beauté frappante. Le visage de l’innocence. Et puis, avec ses longs cheveux noirs et ses grands yeux de chouette, n’est-elle pas le portrait craché de Susan Atkins, la disciple favorite du gourou, celle qui est allée, sur ses ordres, faire couler le sang ? Afton reçoit une réponse. Manson déploie des métaphores, invente des énigmes, expose des paradoxes. Le leader qui mêlait des versets bibliques aux paroles des Beatles maîtrise toujours l’art des horoscopes. Afton en est sûre : il l’a percée à jour. Personne ne lui a jamais parlé comme ça. Certainement pas les footballeurs du lycée ou les bouseux qui rejouent la guerre de Sécession le week-end. Ses parents voulaient lui faire épouser un pasteur. Elle a trouvé mieux : un prophète. Pendant des mois, il va lui écrire chez une amie pour ne pas éveiller leurs soupçons. À 18 ans, elle leur avoue tout. Cette fois, Afton rassemble ses affaires dans un sac à dos. Sur le quai de la gare, ils lui font promettre de revenir. Elle a 2 000 dollars en poche. Saint-Louis – Los Angeles sera un aller sans retour. Deux jours de train la séparent de celui qu’elle appelle déjà Charly.

La fiancée en séance shopping dans une mercerie, pour sa robe de mariée, le 21 janvier 2015 à Corcoran.

© DR La fiancée en séance shopping dans une mercerie, pour sa robe de mariée, le 21 janvier 2015 à Corcoran.

Sombre ambiance pour une idylle. À Corcoran, les environs de la prison californienne sont nauséabonds et infestés de mouches. Le vent poisseux colle à la peau et assèche la gorge. Dans la salle de visite, deux matons montent la garde. L’illuminé ténébreux des sixties a laissé place à un vieillard qui marche avec une canne. Charles Manson a 72 ans, une croix gammée tatouée sur le front. Pour le sourire de charme : dents cassées et mauvaises prothèses. Mais il s’exprime d’une voix douce. Et parle encore mieux qu’il n’écrit. Avec une puissance envoûtante. Il passe la main dans ses cheveux gris, braque ses yeux noirs sur Afton, souffle le chaud et le froid. Capable de lui susurrer des mots doux avant de s’écrier : « Je suis un hors-la-loi ! un desperado ! Je ne donne jamais d’avertissements ! » Elle peut l’écouter des heures parler de sa théorie ATWA, air, arbres, eau, animaux, qui promeut une diminution drastique de la population, à la sauce Manson. Et quand les mots ne suffisent pas pour l’ensorceler, le vieil homme se met à danser pour elle. Un spectacle stupéfiant. Ses bras et ses jambes tracent des cercles comme des fioritures baroques, des volutes mystiques. Et puis il a trouvé à sa visiteuse le plus joli surnom : Star. « Parce que tu es une étoile dans la Voie lactée. » Celle qui devrait lui apporter de la nourriture, des chaussettes, un rasoir électrique et des cordes pour sa guitare. Celle qui pourrait aussi faire avancer son dossier. Afton passe bientôt tous ses week-ends au pénitencier. La séduction est sidérale ; les exigences, triviales.

Barres chocolatées, pop-corn, sablés à la fraise, tartes à la citrouille… Pour lui offrir son festin hebdomadaire, Star travaille comme caissière au McDo, vit dans un deux-pièces sommairement meublé. Une table et un ordinateur. Elle s’échine à réhabiliter l’image du criminel sur les réseaux sociaux et grâce à un site Internet. Elle gère aussi l’envoi des photos dédicacées, comme l’évolution de la douzième demande de liberté conditionnelle. Charles se plaint qu’elle soit la seule à le visiter ? Elle fait venir Craig Hammond, alias Gray Wolf, 64 ans, un de ses anciens adeptes. Au parloir, les visites prennent l’allure d’un ménage à trois. Afton et Craig ont en commun leur adoration pour Charles. Quand il est placé à l’isolement, ils s’entaillent entre les yeux, comme ses disciples à l’époque de son procès. Ensemble, ils trouvent comment rendre un hommage éternel à leur dieu. Ils lui proposent de signer un document les autorisant à exposer son corps dans une crypte en verre, après sa mort. Un lieu de culte pour ses psycho-groupies. Le mausolée de Lenine, version ultra morbide. Manson, si rapide à envisager la mort des autres, a horreur qu’on évoque la sienne. Il refuse net. Les deux acolytes réitèrent leur demande. Chaque fois, le maître répète à ses « petits cerfs » qu’il est immortel. Ils feraient mieux de plancher sur sa remise en liberté.

Justement. Afton a une idée. Une visiteuse n’a accès à aucune information sur le dossier d’un détenu. Une épouse, si. Depuis six ans, elle est sa plus fervente admiratrice, sa bonne étoile qui se fait déjà appeler Star Manson. Elle rêve de devenir sa femme. Ted Bundy, le pire serial killer des États-Unis, a bien eu le droit de se marier en prison. Susan Atkins et Charles « Tex » Watson, deux disciples de Manson, aussi. Le gourou se laisse convaincre. Afton annonce leurs fiançailles en 2013 : « C’est ce pourquoi je suis née. Même si les gens pensent que je suis folle. » Manson, lui, joue les manipulateurs : « Conneries. On fait ça juste pour attirer les médias. » Pourtant, une demande de licence de mariage est déposée. Afton dispose d’un argument de poids : le prisonnier voudrait être père. Il a bien deux fils illégitimes, mais il rêve d’un héritier. Un esprit à former selon sa vision particulière du monde. N’a-t-il pas confié que Star, soumise à sa volonté, serait la mère parfaite ? Et tant pis si l’épouser ne permet pas d’obtenir des visites conjugales. Il se débrouillera pour faire sortir son sperme hors du pénitencier. La licence est obtenue en novembre 2014. Ils ont quatre-vingt-dix jours pour célébrer leurs noces. Les parents d’Afton refusent d’assister à l’échange de vœux. Mais rien ne peut entacher le bonheur de leur fille. Elle cherche la robe pour le plus beau jour de sa vie.

Afton tentera, avec un des adeptes de Charles, de faire fortune sur son dos

Hélas… il n’est pas arrivé. En janvier 2015, la licence expire. A cause de « problèmes de logistique », écrit-elle sur son site Internet. Et elle promet : « Nous allons nous marier. Je ne sais pas quand. Mais je prends ça très au sérieux. » Avant de devenir plus évasive : « Nous sommes déjà unis dans l’air, les arbres, l’eau et les animaux. » Il semble que le démon Manson ait encore réussi un de ses tours imprévisibles de marionnettiste. À moins qu’il n’ait pris peur…

A-t-il appris que, depuis plusieurs mois, Afton et Craig sont devenus inséparables ? Que la voiture du « loup gris » est constamment garée devant le domicile de sa fiancée ? Pire : au parloir, son codétenu, Frank Reichard, les aurait entendus discuter d’un plan macabre. Selon la loi, une épouse a la propriété du cadavre de son mari. Ils ont trouvé un nouveau moyen pour ériger leur mausolée de l’horreur. Et faire fortune sur son dos. La si docile Afton, qui le vénère depuis huit ans, pourrait-elle lui avoir joué la comédie ? Afton se moque de ces soupçons. Dans sa tête, elle est déjà mariée. La preuve : elle continue de répandre la parole de Manson sur Internet. Et de vendre des tee-shirts à son effigie. En ­janvier 2017, alors qu’il est transporté à l’hôpital pour une hémorragie interne, elle tente même de reprendre contact. Mais le monstre reste muré dans le silence. Il lui aura fallu dépasser l’âge de 80 ans pour découvrir plus diabolique que lui.

AUSSI SUR MSN : Le tueur en série américain Charles Manson est décédé

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© Fournis par Le Monde Interactif

Des vidéos spectaculaires laissent entendre qu’une drogue transforme ses consommateurs en zombies. Il n’en est rien.

Une jeune fille aux yeux révulsés, au teint verdâtre et aux mouvements désordonnés s’agite dans une position étrange à l’arrière d’un camion. Elle aurait été « transformée en zombie » en prenant une drogue nouvelle aux effets destructeurs : c’est du moins ce qu’affirme cette vidéo vue plus d’un demi-million de fois sur YouTube. « Alerte ! La drogue du zombie… Ces images en provenance du Brésil peuvent choquer », s’alarme le site canadien Vraiment.ca, qui diffuse pêle-mêle fausses informations et potins mondains.

« La drogue “cloud nine” et d’autres substances synthétiques connues sous le nom de “sels de bain” peuvent provoquer une sensation de relaxation extrême, d’attaque de panique, d’apoplexie ou même de convertir l’utilisateur en un cannibale de nuit pour la journée », soutient la page Facebook du site.

D’où vient cette rumeur ?

La vidéo en question a été prise le 28 septembre à São Vicente, près de Sao Paulo. La jeune femme dans un état second a été internée dans un hôpital dont elle est sortie le jour même. « Comme on pouvait s’y attendre, le diagnostic n’impliquait aucune “drogue zombie” », rapporte le site de fact-checking brésilien Botaos (« rumeurs », en portugais).

Des dizaines d’articles sensationnalistes ont fleuri sur les réseaux sociaux depuis le début du mois de novembre, à la suite de la publication de cette vidéo. En France, elle est reprise en écho par divers sites, qui reprennent à la virgule près la même fausse information. « Alerte aux parents : la drogue zombie est arrivée en France et a déjà fait des victimes », s’alarment « butdecouple », « buzzdefun », « codesdemeufs » ou encore « blaguesmobiles ».

Les photos accompagnant ces articles sont toutes sorties de leur contexte. Sur l’une d’entre elles, une jeune femme dans un état second se livre à une danse étrange en pleine rue – elle provient d’une vidéo diffusée par un particulier dénonçant les effets de la drogue aux États-Unis, diffusée en 2014 et ayant été vue plus de trois millions de fois.

Sur « Vie incroyable », l’image d’illustration se fait plus sanguinolente. Cette dernière est issue d’une caméra cachée tournée en 2014, et n’a aucun lien avec quelque drogue que ce soit.

Qu’est-ce que la « drogue zombie » ?

« Cloud Nine », « flakka », « sels de bains »… les noms attribués à la « drogue zombie » sont aussi nombreux que les fantasmes qu’elle suscite. Cette dernière existe pourtant bel et bien : il s’agit du méthylènedioxypyrovalérone, ou MDPV. Un rapport de l’Organisation mondiale de la santé, publié en juin 2014, nous apprend que cette molécule a été synthétisée par des laboratoires pharmaceutiques au cours des années 1960, mais n’a jamais été commercialisée en raison de sa haute toxicité. Elle réapparaît sur le marché noir à Tokyo en 2007 et se propage dans le monde entier au cours de la décennie suivante. Les noms qu’on lui attribue sont variés : « super coke », « peevee », « new ivory wave » ou encore « bath salt ». En France, cette molécule a été interdite par l’arrêté du 27 juillet 2012 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants.

Structure moléculaire de la méthylènedioxypyrovalérone (MDPV)

© Fournis par Le Monde Interactif Structure moléculaire de la méthylènedioxypyrovalérone (MDPV)

Quels sont ses effets ?

Des essais cliniques ont rapporté les effets suivants : paranoïa, psychose, hypertension, tachycardie, palpitations, insuffisance hépatique, hallucinations, crises de panique et dépression. Des analyses toxicologiques menées post mortem ont également révélé la présence de MDPV dans les urines de personnes décédées – toutefois, cette drogue n’était jamais considérée comme la seule cause de décès.

Transforme-t-elle réellement en « zombie » ?

Cette drogue n’a jamais changé quelqu’un en zombie. « Des histoires de crimes horribles commis sous l’influence de drogues ont été inventées depuis plus d’un siècle », commente Joseph Palamar, professeur à l’université médicale de Langone sur le site The Conversation.

« Le mythe du zombie prend racine dans

un fait divers

. En mai 2012, à Miami, un homme nu et supposément sous l’emprise de cette drogue a mangé le visage et les yeux d’un sans-abri. Toutefois, les tests toxicologiques ont conclu que cette drogue n’était pas présente dans le corps de l’agresseur. »

Est-elle vraiment arrivée en France ?

L’idée selon laquelle cette drogue serait arrivée en France provient d’articles belges. « La drogue zombie a fait sa première victime »,rapporte le site DH. be« Déjà sept victimes de la drogue zombie qui fait des ravages en Belgique et en Europe », titre quant à lui le site SudInfo.be. Comme le relèvent les Observateurs de France 24 dans une enquête consacrée à ce sujet, ces articles entretiennent une confusion entre le cannabis de synthèse et le MDVP, en les associant tous deux à la « drogue zombie ». Or, le rapport de l’OMS consacré à la drogue « flakka » précise bien qu’il s’agit d’une drogue de synthèse fabriquée en laboratoire – par ailleurs, le terme « cannabis » n’apparaît pas une seule fois dans ce rapport.

Interrogé par nos confrères de France 24, Michaël Hogge, chargé de projets épidémiologiques à Eurotox, a confirmé que cette drogue ne circulait pas dans des quantités alarmantes, « comme certains articles peuvent le prétendre »

ENQUETE – Il a avoué les neuf meurtres dont il était soupçonné…

L’enquête avance. Takahiro Shiraishi, le Japonais de 27 ans soupçonné d’avoir tué et dépecé neuf personnes rencontrées sur Twitter a été mis en examen ce lundi pour un des meurtres. Le jeune homme aurait attiré ses victimes, âgées de 15 à 26 ans et presque toutes des femmes, dans son appartement en banlieue de Tokyo où il les aurait tuées, décapitées et découpées.

L'appartement où on été retrouvés neuf corps à Zama, près de Tokyo, le 31 octobre 2017.

© Toru YAMANAKA / AFP L’appartement où on été retrouvés neuf corps à Zama, près de Tokyo, le 31 octobre 2017.

Il a avoué les neuf meurtres et a été mis en examen lundi pour celui d’Aiko Tamura, 23 ans. Selon les médias il aurait dit avoir découpé la chair des corps pour la jeter aux ordures, puis répandu de la litière pour chats sur les restes dans l’espoir de dissimuler les preuves. La police avait fait la macabre découverte fin octobre.

Le frère d’une des victimes a aidé la police à retrouver le meurtrier

L’homme a été dans un premier temps mis en examen pour avoir démembré un corps et l’avoir placé dans une glacière, une accusation qu’il n’avait pas démentie, avait alors indiqué un porte-parole de la police de Tokyo. Il serait entré en contact avec ses victimes sur Twitter en leur proposant de les aider à mourir, selon les médias japonais. Après la disparition de d’Aiko Tamura en octobre, son frère était parvenu à pirater le compte Twitter de la jeune femme et avait remarqué un pseudonyme suspect, selon la presse locale.

Il avait alors aidé la police à retrouver la trace de Shiraishi, qui a été arrêté le mois dernierdans son appartement contenant les restes en putréfaction de neuf personnes. La police a précisé que l’homme avait étranglé la jeune femme le 23 octobre et l’avait ensuite pendue « pour l’assassiner ». « Il a dit aux enquêteurs qu’aucune (des victimes) ne voulait vraiment mourir. Elles voulaient simplement trouver quelqu’un à qui parler », a expliqué un porte-parole de la police. Takahiro Shiraishi devrait à terme être mis en examen pour les neuf meurtres.

Roman-polansli-et-Sharon-Tate: 01v/20/arve/G2636/087

© Prisma Media 01v/20/arve/G2636/087

Même s’il n’était pas présent ce jour-là, jamais Roman Polanski n’oubliera cette nuit du 9 août 1969. Celle qui aura vu une bande de meurtriers ôter la vie de Sharon Tate, 26 ans, mariée au réalisateur depuis un peu plus d’un an, et de l’enfant qu’elle attendait et qu’elle s’apprêtait à mettre au monde, puisqu’elle était enceinte de huit mois.

Lui non plus n’était pas présent sur les lieux du drame ce soir-là, mais c’est bien Charles Manson qui a commandité le meurtre. L’homme s’est éteint ce dimanche à l’hôpital de Bakersfield, près de Los Angeles, à l’âge de 83 ans après avoir été hospitalisé d’urgence. Sa mort ravive le souvenir de cette nuit atroce au cours de laquelle, outre Sharon Tate, quatre autres personnes ont été sauvagement assassinées, des amis du couple Polanski qui résidaient quelques jours dans la villa située dans le secteur de Benedict Canyon, non loin de L.A.. Les adeptes de Charles Manson avaient inscrit avec du sang le mot PIG (porc) sur la porte de la maison. Deux autres personnes ont été tuées par la même bande la nuit suivante.

Bien qu’absent, et même s’il n’a pas tué lui-même, Charles Manson a été reconnu coupable d’avoir commandité les crimes. Il a été condamné à mort mais la peine de mort ayant été abolie en 1972 en Californie, sa peine s’est transformée en prison à vie. Toutes ses demandes de libération anticipée ont été rejetées. Le procureur qui a instruit l’affaire déclarait en 1994 au Los Angeles Times : « Le nom même de Manson est devenu le synonyme du mal ». Charles Manson était en fait le leader d’une communauté baptisée la Manson Family. Il se prenait pour la réincarnation du Christ et voulait lancer une grande confrontation entre Blancs et Noirs.

Même s’il a refait sa vie depuis, en épousant Emmanuelle Seigner en 1989, Roman Polanski n’oubliera jamais Sharon Tate comme il le confiait en 2014 : « Après toutes ces années, je suis incapable de regarder un coucher de soleil spectaculaire ou visiter une jolie maison ancienne ou faire l’expérience de n’importe quel plaisir visuel sans instinctivement me dire qu’elle aurait adoré. En ce sens, je lui resterai fidèle jusqu’à la fin de mes jours ».

Idée reçue du jour : les cigarettes rapportent gros à l’Etat

 

Il est très courant de penser que le tabac rapporte énormément d’argent à l’Etat. Pourtant, cette affirmation est totalement fausse. Découvrez quels bénéfices sont réellement engendrés par la vente d’un paquet de cigarettes, dont le prix atteindra 10 euros d’ici 2020.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le tabac est loin de n’être qu’une source de bénéfices pour l’Etat. Sur la vente d’un paquet, 8% des recettes reviennent au buraliste. 12% reviennent ensuite aux industriels du tabac. Enfin, les 80% restants vont à l’Etat.

Cigarette© Ohmymag Cigarette

D’après des chiffres datant de 2016, le marché du tabac rapporterait 14 milliards d’euros de recettes fiscales par an à ce dernier. Il est donc commun de penser que le tabac est une jolie source de revenus pour l’Etat.

Néanmoins, 25 milliards d’euros sont dépensés chaque année dans les campagnes de répression ainsi que dans les soins prodigués aux patients atteints de maladies dues au tabagisme. A ces 25 milliards d’euros s’ajoutent 95 autres milliards de coûts économiques pour la collectivité dus à la perte de productivité, aux salaires ainsi qu’aux impôts et aux taxes.

L’Etat est donc loin d’être le grand gagnant sur le marché du tabac, puisque ce dernier lui coûte 120 milliards d’euros chaque année contre 14 milliards d’euros de recettes. Pour se donner une petite idée, ces 120 milliards dépensés sont équivalents au PIB de la Bulgarie ou à 81 millions de Smics.

sport24: Jana Novotna, lors de son sacre à Wimbledon en 1998© Panoramic Jana Novotna, lors de son sacre à Wimbledon en 1998

La Tchèque s’est éteinte à 49 ans, des suites d’un cancer. Serveuse-volleyeuse réputée et redoutée elle s’était hissée à la 2 e place mondiale.

Jana Novotna, figure du circuit des années 1990, est, ce lundi, décédée. «C’est avec une grande tristesse que la WTA annonce le décès dimanche 19 novembre de Jana Novotna après une longue bataille contre le cancer. Elle est morte paisiblement, entourée de sa famille, dans son pays natal», a indiqué le site de la WTA. Serveuse-volleyeuse, Jana Novotna se hissa à la 2 place mondiale en 1997 (elle fut n°1 mondiale en double en 1990). En 14 années passées sur le circuit (571 victoires-225 défaites), elle remporta 24 titres en simple (elle fut finaliste malheureuse à 17 reprises) et 76 en double.

Si elle a remporté 17 titres du Grand Chelem (dont 12 en double dames et 4 en double mixte), fut triple médaillée olympique (argent en double en 1988 et 1996 avec sa compatriote Helena Sukova ; bronze en simple en 1996), et fut lauréate de la Fed Cup 1988, sa carrière reste fortement attachée au tournoi de Wimbledon. Sur son Grand Chelem préféré, elle dut attendre longtemps (comme Goran Ivanisevic) pour décrocher son seul titre majeur, à sa 12 participation. Sur le gazon londonien, la Tchèque fut finaliste malheureuse en 1993 (battue par Steffi Graf). Cette année-là, son émotion avait particulièrement ému le Center Court et les téléspectateurs. Effondrée elle avait séché ses larmes sur l’épaule de la Duchesse de Kent. De nouveau finaliste en 1997 (dominée cette fois par Martina Hingis), la Tchèque s’était finalement imposée dans le prestigieux tournoi britannique en dominant Nathalie Tauziat en 1998. Lumineuse, elle avait longuement posé avec ce trophée tant désiré, profitant de ces instants si longtemps attendus. Jana Novotna avait également été finaliste de l’Open d’Australie 1991 (battue par Monica Seles).

Elle était, depuis 2005, membre du Hall of Fame qui intronise les champions pour leur palmarès et leur rayonnement au service du jeu. Son bandeau maintenant ses cheveux blonds, son jeu de droitière portée vers l’attaque, son service et sa volée étaient, comme pour Pat Cash, ses signes distinctifs. Steve Simon, le responsable de la presse de la WTA a commenté : «Jana était une source d’inspiration sur et hors du court pour ceux qui ont la chance de la connaître. Son étoile brillera toujours sur l’histoire du circuit.»

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Fournis par Francetv info

Le numéro gratuit Allô enfance a été lancé en janvier 1990 pour participer à la prévention des mauvais traitements des mineurs. Le service téléphonique publie son rapport annuel à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant.

Le constat est alarmant. Le numéro d’urgence 119 a traité en 2016 près de 33 000 appels d’enfants en danger ou de leurs proches, selon le rapport annuel de ce service téléphonique, publié lundi 20 novembre, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant.

Lancé en janvier 1990 pour participer à la prévention des mauvais traitements des mineurs, le numéro gratuit Allô enfance en danger a reçu 469 966 appels en 2016, dont 32 766 ont donné lieu à un traitement, soit environ 90 par jour, indique le rapport.

60% des enfants repérés inconnus des services sociaux

Dans le détail, 17 328 ont fait l’objet d’une aide immédiate (conseils, soutien, orientation) d’un des 45 écoutants qui se relaient 24h/24, et 15 438 ont donné lieu à une « information préoccupante », c’est-à-dire, en plus d’une aide, à un compte-rendu adressé à la Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip) du département de résidence de l’enfant.

Ainsi, environ un appel traité sur deux (47,1%) a fait l’objet d’un signalement. « Près de 60% des situations n’étaient pas connues pour fait de maltraitance » par les services sociaux départementaux, souligne Hermeline Malherbe, la présidente du Groupement d’intérêt public Enfance en danger (Giped), insistant sur la mission de « dépistage des situations ». Quelque 32 000 enfants ont été repérés : 47,8% de filles et 46,8% de garçons (5,4% de sexe indéterminé) dont la moyenne d’âge est de 8,5 ans.

Les violences psychologiques ont été davantage évoquées (36,1% des appels), puis les négligences lourdes (22,3%) et les violences physiques (21%). Les violences sexuelles ont représenté 4% des faits. Dans neuf cas sur dix, l’auteur présumé est un membre de la famille