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150 000 personnes attendent le pape aux JMJ. / Photo AFP
150 000 personnes attendent le pape aux JMJ. / Photo AFP

Le pape François est attendu mercredi à Panama en Amérique centrale, pour une nouvelle édition des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) où il sera accueilli par au moins 150.000 jeunes catholiques de plus de 150 pays, auxquels il a d’ores et déjà demandé de prendre la tête d’une « révolution » pour « changer le monde ».

Après Rio de Janeiro en 2013, l’année de son élection, Cracovie en 2016, Jorge Bergoglio, 82 ans, assistera aux troisièmes JMJ de sa papauté dans le petit pays de 4 millions d’habitants, premier Etat d’Amérique centrale à les organiser.

Le premier pape argentin et latino-américain de l’Histoire ne manquera pas d’y aborder des sujets propres à son continent comme la pauvreté, la corruption ou l’émigration. Il s’adressera d’ailleurs tout particulièrement à de nombreux jeunes migrants, a précisé le Saint-Siège.

« Nos jeunes ont besoin, particulièrement en Amérique centrale, qu’on leur donne des opportunités » face à « la dure réalité qui les force à émigrer ou les fait tomber entre les griffes des narco-trafiquants », a commenté l’archevêque de Panama, Mgr José Domingo Ulloa, de passage à Rome.

« Vaincre les grandes puissances »

Chaque année, environ un demi-million de personnes d’Amérique centrale traversent le Mexique à la recherche du rêve américain, mais l’an dernier les migrants ont décidé de circuler en groupe, en misérables caravanes. L’année 2018 a également été marquée par l’exode massif de Vénézuéliens fuyant la crise économique et politique dans leur pays.

Avant le coup d’envoi de cette 34e édition des Journées mondiales de la jeunesse (un rendez-vous institué par Jean-Paul II), le pape François a demandé aux jeunes via un message vidéo de se mettre au service des autres, « une révolution qui peut vaincre les grandes puissances ».

« Beaucoup de jeunes, croyants ou non croyants, au terme d’une période d’études, manifestent le désir d’aider les autres, de faire quelque chose pour ceux qui souffrent. Telle est la force des jeunes, votre force à tous, qui peut changer le monde », a-t-il dit.

Auprès de jeunes malades du sida

Le septième voyage du pape sur ses terres d’Amérique latine comprendra au lendemain de son arrivée des rencontres avec les autorités gouvernementales du Panama puis avec les évêques du pays, avant un premier bain de foule avec des jeunes au bord de l’océan. D’ici son départ du pays dimanche, François se rendra aussi dans un centre accueillant des jeunes atteints du Sida, ainsi que dans une prison pour mineurs.

Le pape incite les jeunes à construire activement leur vie et à prendre des risques, au lieu de se réfugier passivement « dans un canapé » comme « des retraités ».

Il a aussi à coeur de critiquer leur usage excessif des téléphones portables ou leur goût pour la liberté amoureuse sans contraintes. « En amour, tu dois mettre toute la viande sur le gril », a-t-il au contraire conseillé à des jeunes à Rome, employant un dicton argentin.

Son déplacement s’inscrit dans le prolongement d’une assemblée mondiale d’évêques (synode) consacrée spécifiquement aux jeunes en octobre dernier, durant laquelle les prélats ont été appelés à mieux écouter une génération qui fuit l’Eglise.

Aucune rencontre avec des victimes d’agressions sexuelles par le clergé

Lors de son dernier voyage, en Estonie, le pape avait aussi relevé que les jeunes « sont indignés par les scandales sexuels et économiques, face auxquels ils ne voient pas une nette condamnation », notant sans fard que beaucoup « trouvent la présence de l’Eglise pénible voire irritante ».

Si aucune rencontre avec des victimes d’agressions sexuelles par le clergé ne figure au programme officiel à Panama, deux Costariciens ont demandé à rencontrer le pape. Ils disent avoir été victimes d’un prêtre et accusent l’archevêque de San José d’avoir couvert ces crimes.

Le dernier voyage du pape sur son continent l’avait mené en janvier 2018 au Chili, où il avait maladroitement soutenu un évêque pourtant soupçonné d’avoir tu les agissements d’un vieux prêtre pédophile. Le déplacement s’était transformé en fiasco et avait marqué un tournant dans sa papauté.

François, qui n’a eu de cesse depuis lors d’affirmer son intransigeance face aux « abominations » de la pédophilie, prépare pour la fin février au Vatican une réunion mondiale de prélats très attendue sur « la protection des mineurs » au sein de l’Eglise.

trump

La question du mur frontalier entre les Etats-Unis et le Mexique a provoqué un blocage des administrations depuis bientôt un mois.

Dimanche, un garçon, âgé de 3 ans, a été roué de coups au visage dimanche dans la région de Cognac, en Charente.

C’est le beau-père de l’enfant et sa famille qui a dénoncé les faits après avoir publié une photo du visage tuméfié de son beau-fils sur les réseaux sociaux. Le cliché a été partagé plus de 40 000 fois en quatre jours.

Sur la photo, en voit Malory en pleurs. Sa joue droite laisse apparaître une ecchymose et, à gauche, la joue n’est plus qu’une brûlure rouge vif, depuis les tempes jusqu’aux lèvres.

« La mère de Malory est arrivée et l’a laissé dans cet état à son compagnon. Trawis était tellement en colère qu’il a publié les photos pour montrer son désespoir » témoigne une source proche de l’enquête.

La victime a été transportée à l’hôpital où elle s’est vue prescrire 10 jours d’ITT.

Placée en garde à vue, Juliette, la mère âgée de 32 ans, a nié les faits et accuse son compagnon Trawis, âgé de 19 ans.

Ce dernier, connu des services de police pour de petits délits, a également été placé en garde à vue. Chaque membre du couple accuse l’autre.

Mais les deux mis en cause sont finalement ressortis libres en attendant le résultat de l’enquête. « Nous allons devoir multiplier les actes d’investigations pour faire toute la lumière sur les responsabilités » a déclaré le parquet.

Quant à l’enfant, il est sorti de l’hôpital et a été confié à l’aide sociale à l’enfance. Son père, dont la séparation avec la mère date de peu après la naissance, a manifesté son intention de récupérer la garde.

 

La cour d’assises des Vosges a rendu son verdict tard vendredi soir. Photo d'illustration Philippe HUGUEN / AFP

La cour d’assises des Vosges a rendu son verdict tard vendredi soir. Photo d’illustration Philippe HUGUEN / AFP

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La femme jugée à Épinal pour avoir poignardé à la gorge sa fille de 13 ans a été jugée irresponsable, rapportent nos confrères de Vosges Matin. En mai 2016, la quadragénaire avait administré des somnifères à ses trois enfants, avec l’idée de les tuer puis de se suicider.

Les jurés de la cour d’assises des Vosges, qui ont rendu leur verdict tard vendredi soir après 4h30 de délibéré, n’ont pas suivi les réquisitions du ministère public qui avait réclamé huit ans de réclusion à l’encontre de cette femme de 46 ans. Jugée depuis mercredi, elle encourait la réclusion à perpétuité

Après 32 mois de détention, la mère de famille a été libérée à la fin de son procès. Le parquet décidera la semaine prochaine de l’opportunité de faire appel du verdict.

Trois coups de couteaué

Les faits remontent à mai 2016 lorsque cette mère de famille, décrite par ses proches comme aimante et protectrice, avait administré des somnifères à ses trois enfants, alors âgés de 10 ans à 16 ans, au domicile familial, dans un village vosgien.

Elle avait ensuite asséné trois coups de couteau à la gorge de sa fille, 13 ans à l’époque. Réveillée par la douleur, l’adolescente avait interpellé sa mère qui avait alors pris conscience de son geste et appelé les secours.

Des difficultés de couple

L’accusée, accompagnante d’enfants handicapés, rencontrait alors des difficultés de couple et souffrait d’une dépression. La veille du drame, son mari lui avait dit vouloir la quitter pour une autre femme. L’annonce lui avait paru «insupportable».

« Effondrée, désemparée », elle avait vu dans sa mort et celle de ses enfants « la seule issue possible », avait-elle dit au juge d’instruction.

source :https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/Elle avait tenté de tuer sa fille au couteau : la mère jugée irresponsable et libérée01/19/elle-avait-tente-de-tuer-sa-fille-au-couteau-la-mere-jugee-irresponsable-et-liberee

Un homme de 33 ans a été interpellé lundi dans l’Etat de New York, aux Etats-Unis, pour avoir violé une fillette de 11 ans et l’avoir mise enceinte.

C’est un appel anonyme qui a permis son arrestation. Les abus sexuels se sont déroulés en février et mars 2018 et l’accouchement a eu lieu à la fin de l’année.

Placé en détention provisoire, le suspect a nié les fait malgré les tests ADN qui ont confirmé que le bébé était bien de lui.

Et sa réponse est particulièrement hallucinante. Robert Cronin a expliqué que la victime était tombée enceinte après qu’elle a porté un vêtement lui appartenant et dans lequel il s’était masturbé. 

«Quand j’ai appris qu’elle était enceinte, tout s’est écroulé autour de moi parce que j’ai compris ce que cela impliquait. Mais je ne veux pas être accusé d’un crime que je n’ai pas commis», a-t-il déclaré avec applomb.

«Mais vous comprenez que le raisonnement derrière la défense que vous affichez est difficile à comprendre pour les gens ?», lui a demandé la journaliste. Ce à quoi le suspect a simplement répondu «oui».

La jeune fille et son bébé ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance.

Trump sert des burgers à la Maison-Blanche: les médias s’affolent. N’ont-ils rien d’autre à se mettre sous la dent?

Donald Trump devant un buffet de fast-food lors d'une cérémonie en l'honneur des Clemson Tigers, champions nationaux des séries éliminatoires de football universitaire de 2018, le 14 janvier 2019 à la Maison-Blanche. | Saul Loeb / AFP
Donald Trump devant un buffet de fast-food lors d’une cérémonie en l’honneur des Clemson Tigers, champions nationaux des séries éliminatoires de football universitaire de 2018, le 14 janvier 2019 à la Maison-Blanche. | Saul Loeb / AFP

En ce moment, quand on est américain ou américaine, on a un bon paquet de raisons d’être contrariée: la semaine dernière, Donald Trump a menacé de décréter l’état d’urgence sous un prétexte absolument infondé. Nous entrons dans le 28e jour de blocage (shutdown) du gouvernement. Au même moment, nous avons appris que la loyauté du président donnait suffisamment d’inquiétudes au FBI pour qu’il lance une enquête afin de déterminer si Trump travaille pour la Russie, tandis que lui se donne un mal fou pour s’assurer qu’aucune trace publique de ses rencontres avec Vladimir Poutine ne subsistera.

Mais quel est le sujet sur lequel un nombre déprimant de journalistes se concentrent depuis plus de vingt-quatre heures? La décision de Donald Trump de servir de la nourriture de fast-food –«du McDonald’s, du Wendy’s et du Burger King et puis un peu de pizza», comme il l’a annoncé lui-même– à l’équipe de football américain des Clemson Tigers.

«Trump offre aux champions de Clemson un dîner fin à base de fast-food»a titré le New York Magazine«“Il y a tout ce que j’aime”: Trump sert un festin à base de fast-food pour la visite de Clemson à la Maison-Blanche»a renchéri le Washington Post. Dans la sphère politique de Twitter, l’obsession était encore plus vive: à un moment, #WhiteHouseDinners, Big Macs, McDonald’s, Burger King et Wendy’s ont tous caracolé en tête des tendances.

Infraction des lois les plus basiques

Tout cela aurait eu un petit côté amusant et un peu bêta si l’événement avait eu lieu au cœur de la langueur des mois d’été d’une présidence sans histoire. Mais c’est absolument inexcusable à un moment où le pays est plongé dans les affres d’une profonde crise politique. En tant que politologue, je reconnais pourtant un bénéfice involontaire à cet égarement collectif des médias: c’est une parfaite illustration de ce que les expertes et experts en populisme veulent dire –et tout aussi important, de ce qu’ils ne veulent pas dire– lorsqu’ils mettent en garde contre les attaques de Trump à l’égard des normes et des traditions démocratiques.

Les plus éminents chercheurs et chercheuses qui ont fait de la démocratie leur champ d’études ne cessent de nous avertir que l’insistance de Donald Trump à enfreindre les normes et les lois les plus basiques de la démocratie libérale est l’un des aspects les plus dangereux de sa présidence. Comme l’expliquent Steve Levitsky et Daniel Ziblatt dans How Democracies Die (et comme je l’expose dans The People vs. Democracy), les fondations d’une démocratie libérale reposent sur l’acceptation volontaire que les profonds désaccords politiques doivent être réglés par le biais de procédures et d’institutions auxquelles tous sont soumis.

Selon les pro-Trump, accuser le président de changer ce qui a toujours été fait doit être vu comme le signe qu’il tient sa plus grande promesse

Certaines de ces règles et de ces normes sont écrites, comme celles qui sont définies dans la Constitution américaine. Mais parce qu’il est impossible de codifier tous les aspects d’un système politique, d’autres traditions, importantes elles aussi, restent informelles. Par exemple, jusqu’à récemment, il était d’usage que la majorité sénatoriale entende les candidates et candidats au poste de juge à la Cour suprême même s’ils étaient proposés par le président d’un parti adverse.

Ce concept est parfois accueilli avec un scepticisme considérable, voire une franche hostilité, de chaque côté du spectre politique. Les partisanes et partisans du président mettent en avant le fait que Trump a été élu pour casser l’ordre établi et assainir le bourbier politique. Selon leur point de vue, accuser le président de changer ce qui a toujours été fait doit être vu comme le signe que Trump tient sa plus grande promesse (même si l’objet des modifications est quelque chose d’aussi fondamental que, par exemple, l’indépendance politique du FBI).

Et dans le même temps, à gauche, les personnes critiques du libéralisme, qu’on ne peut soupçonner d’être prédisposées en faveur de Trump, font preuve du même dédain vis-à-vis des normes: l’obsession pour ce genre de traditions, revendiquent-elles, n’est rien d’autre qu’une stratégie de conservateurs non-encartés pour empêcher celles et ceux qui sont exclus d’exiger la justice de toutes les manières possibles.

Personne ne devrait perdre de temps là-dessus

Les deux arguments prêchent efficacement pour la même paroisse. Ce n’est pas parce que les sacro-saintes traditions d’un système politique ordonné doivent primer sur des objectifs comme l’égalité que les règles non-officielles sont importantes. Au contraire, leurs défenseurs et défenseuses reconnaissent qu’en l’absence d’un ensemble de procédures définies et acceptées, les désaccords profonds sur des sujets urgents de justice et d’égalité peuvent conduire à la violence, à la tyrannie ou à la guerre civile. L’intérêt des normes démocratiques non écrites n’est pas d’empêcher les gens de se battre pour ce qui leur tient le plus à cœur, mais plutôt de s’assurer qu’ils en ont la possibilité par les urnes.

Ce malentendu vis-à-vis de ce qui se fait ou pas a fait naître l’idée que seule une élite snob aurait des raisons de s’en soucier. Certes, voir des dirigeants élus dévier de la façon dont leurs prédécesseurs ont agi, à la fois en termes de politique et dans des domaines apparemment plus triviaux (comme leur manière de se comporter) fait partie intégrante de la démocratie.

Il est vital de faire le distinguo entre ce qui est dangereux et ce qui est simplement inédit

D’ailleurs, certains des dirigeants américains les plus populaires devaient l’affection qui leur était portée précisément au fait qu’ils s’adaptaient davantage aux mœurs d’une nouvelle génération agacée par l’orthodoxie de leurs aînés. John F. Kennedy et Bill Clinton –et, dans une veine différente, des conservateurs comme Ronald Reagan– ont séduit leur base électorale en grande partie en amenant un style nouveau à la Maison-Blanche. Mais même si, à l’époque, certains analystes poussaient des cris d’orfraie devant les fêtes glamour de Kennedy ou les concerts de saxo de Clinton, personne ne considérait que ces changements constituaient des attaques contre les normes institutionnelles fondamentales du pays.

C’est pour cette simple raison qu’il est vital de faire le distinguo entre ce qui est dangereux et ce qui est simplement inédit. Pour ne citer qu’un seul exemple, un critique a reproché à Levitsky et Ziblatt de se tracasser, dit-il, parce que «Trump a enfreint la tradition d’avoir un animal domestique à la Maison-Blanche». Mais quiconque a pris la peine d’ouvrir leur livre sait qu’ils n’évoquent ce manquement spécifique à une vieille coutume que pour illustrer sa futilité: si personne ne devrait se soucier que des présidents mettent à mal des traditions sans importance comme celle d’avoir un animal, écrivent-ils, tout le monde devrait s’inquiéter, en revanche, lorsqu’un président laisse entendre qu’il pourrait ne pas accepter les résultats des élections.

Revenons, enfin, à Donald Trump et à cette curieuse histoire de hamburgers servis à l’équipe de football de Clemson. Aucun expert, aucune experte en sciences politiques digne de ce nom ne devrait gaspiller son temps, ni en avoir envie d’ailleurs, à réfléchir aux tenants et aux aboutissants de ce choix culinaire, aussi inédit soit-il. Au contraire, cette obsession des médias est nuisible, non seulement parce qu’une grande partie de l’Amérique va, à juste titre, la percevoir comme un insupportable exemple de snobisme culturel, mais aussi parce que toute l’attention qui lui est accordée est susceptible de détourner celle des électeurs et électrices des attaques infligées par Trump à des règles autrement plus importantes.