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Robert Crimo, 21 ans, a tué sept personnes lors du défilé du 4-Juillet près de Chicago, dans l’Illinois. Selon la police, il avait préparé son attaque « pendant des semaines » et s’est déguisé en femme pour ne pas être identifié.

Le Monde avec AP, AFP et ReutersPublié

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Des policiers fouillent le véhicule de Robert E. Crimo, lundi 4 juillet 2022, après la fusillade de Highland Park, dans la banlieue de Chicago.
Des policiers fouillent le véhicule de Robert E. Crimo, lundi 4 juillet 2022, après la fusillade de Highland Park, dans la banlieue de Chicago. WLS-TV/ABC7 / VIA REUTERS

Au lendemain d’une tuerie perpétrée le jour de la fête nationale américaine, la ville de Highland Park, dans la banlieue de Chicago, dans l’Illinois, était partagée, mardi, entre douleur et incompréhension, s’interrogeant sur le mobile de Robert « Bobby » E. Crimo III, 21 ans. Armé d’un fusil « puissant » – type fusil semi-automatique AR-15, version civile du fusil d’assaut de l’armée américaine –, Robert Crimo a ouvert le feu sur la foule depuis le toit d’un immeuble alors que des centaines d’habitants assistaient au traditionnel défilé du 4-Juillet, faisant sept morts et vingt-cinq blessés, après qu’une personne a succombé à ses blessures.

Attaque planifiée

« Il a planifié cette attaque depuis plusieurs semaines », a déclaré Christopher Covelli du bureau du shérif du comté de Lake. « Nous n’avons aucune information suggérant à ce stade que l’acte était motivé par la race, la religion » – la fusillade a eu lieu dans un quartier où réside une importante communauté juive –, a-t-il ajouté, précisant que Robert Crimo « était déguisé en femme » pour cacher son identité et pourrait avoir porté une perruque de cheveux longs pour cacher ses tatouages faciaux. Le responsable de la police a expliqué qu’après avoir tiré quelque soixante-dix coups de feu, le tireur s’est mélangé à la foule, est rentré chez sa mère et a pris sa voiture. Il a été arrêté sans difficulté, il avait une deuxième arme dans son véhicule, acheté légalement.

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The #FBI is assisting with the search for Robert E. Crimo, III, sought for his alleged involvement in the shooting… https://t.co/73AvU7oX05— FBIMostWanted (@FBI Most Wanted)

Les services de police avaient diffusé la photo d’un jeune homme diaphane, au visage émacié, aux longs cheveux noirs, le visage marqué de plusieurs tatouages, comme un « 47 » sur la tempe droite et un « Awake », son nom de rappeur, au-dessus de l’arcade sourcilière gauche. « Awake the Rapper » avait publié des titres qui ont été supprimés par YouTube et Spotify, rapporte le Washington Post.

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Son oncle, Paul Crimo, avec lequel il vit dans la ville voisine de Highwood, l’a décrit comme un « gamin très discret », un « rappeur YouTube » qui « ne s’exprime pas, reste assis devant son ordinateur » et avec lequel il n’avait « pas d’interactions ». La nature des relations entre Bobby Crimo et son père Bob, un épicier qui avait mené une infructueuse campagne électorale en 2019 pour devenir maire de Highland Park, n’était pas immédiatement claire mardi.Lire aussi : Article réservé à nos abonnésNouvelle tuerie lors d’un défilé pour la fête nationale des Etats-Unis : six morts et vingt-six blessés près de Chicago

Vidéos violentes

Un de ses amis dont il s’était récemment éloigné, Bennett Brizes, a confié au Washington Post que Bobby Crimo était « toujours apolitique »« Je sais pas, mec », répondait-il invariablement lorsqu’on lui demandait son avis sur les affaires du monde.

D’après le Chicago Tribune, une vidéo postée il y a huit mois montre un jeune homme qui serait Robert Crimo dans une chambre à coucher et une salle de classe avec des affiches d’un tireur et des personnes se faisant tirer dessus. Et un commentaire audio : « J’ai besoin de tout simplement le faire », puis « c’est mon destin. Tout m’a mené à cela. Rien ne peut m’arrêter, pas même moi-même ». Des images archivées sur le compte Twitter du suspect le montrent notamment avec un drapeau de soutien à l’ex-président républicain Donald Trump sur le dos.

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Robert E. Crimo seen attending Trump rally dressed as Where’s Waldo https://t.co/32CIhegdno https://t.co/Fqe6PAqTkj— Newsweek (@Newsweek)

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Robert “Bobby” Crimo, who was taken into custody about seven hours after a sniper attack left six dead and dozens m… https://t.co/CFs6qCW2du— thedailybeast (@The Daily Beast)

Ses publications sur Internet « reflétaient un plan et un désir de commettre un carnage longtemps à l’avance », a déclaré Nancy Rotering, la maire de Highland Park, dans une interview sur NBC. Elle a expliqué à CNN qu’elle avait connu le jeune homme quand il était scout : « C’est là qu’il faut réfléchir et se demander ce qu’il s’est passé : comment quelqu’un est devenu si en colère, si plein de haine pour s’en prendre à des innocents qui passent une journée en famille ? », a-t-elle dit. Paul Crimo, l’oncle du suspect, a affirmé, mardi, sur CNN n’avoir vu « aucun signe qui expliquerait ce qu’il a fait ».

Le Monde avec AP, AFP et Reuters

© Copyright 2022, L’ObsBlanquer à nouveau dans la tourmente, cette fois-ci pour avoir dévoilé le nouveau protocole sanitaire depuis Ibiza

Pour les sénateurs qui ont fait le bilan des mesures éducatives du quinquennat, la mise en œuvre des réformes du ministre Jean-Michel Blanquer a été dans de nombreux cas « mal accompagnée » donnant ainsi le sentiment de « naviguer à vue », et de créer des « générations d’élèves cobayes ».

« Il ne s’agit pas d’un bilan de la personne du ministre mais un bilan des politiques publiques elles-mêmes, assorti de 36 propositions », a rappelé lors d’une conférence de presse le président centriste de la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication, Laurent Lafon.

Sous le ministère de Jean-Michel Blanquer, – le plus long de la Ve République pour un ministre de l’Education –, plusieurs réformes d’envergure ont été adoptées.

« La relation entre les Français et l’école reste dégradée »

Cette commission du Sénat s’est basée durant six mois sur l’analyse de six objectifs et mesures phares : le lien entre école et société, l’abaissement de l’âge d’instruction à 3 ans, le développement de l’école inclusive, la priorité donnée au primaire à travers les politiques de limitation des effectifs de la grande section au CE1, la réforme du lycée et l’attractivité du métier d’enseignant.

Le ministre « voulait bâtir une école de la confiance » avec la loi du même nom adoptée en 2019, « mais le constat est que la relation entre les Français et l’école reste dégradée », a noté la socialiste Marie-Pierre Monier, sénatrice de la Drôme.

Selon elle, « les enseignants continuent à se sentir mal aimés par la société » et « seulement 4 % des professeurs des écoles considèrent que leur métier est valorisé », a-t-elle dit, évoquant la « défiance » pour qualifier la relation entre les personnels de l’Education et leur ministre.

La réforme du bac « au milieu du gué »

Les sénateurs souhaitent ainsi la mise en place automatique d’une protection fonctionnelle pour les enseignants et « la même célérité dans le suivi des dépôts de plainte des enseignants que pour d’autres personnes chargées d’une mission de service public ».

Le dédoublement des classes de grande section au CE1 en éducation prioritaire, promesse du candidat Macron, a conduit « à des premiers résultats mitigés ». Le dédoublement et le plafonnement de 24 élèves par classe nécessitent 19 300 emplois. « Sur l’ensemble du quinquennat, seuls un peu plus de 7 000 ont été créés », regrettent les élus.

La réforme du baccalauréat est selon eux « au milieu du gué »« L’accompagnement des élèves fait aujourd’hui défaut. 85 % des professeurs principaux et 65 % des proviseurs n’ont reçu aucune formation spécifique pour exercer leur mission d’orientation » et « de nombreux élèves ne bénéficient pas de leurs 54 heures d’orientation annuelles », pointent les élus, soulignant que « la réforme du lycée risque d’accroître les inégalités territoriales » entre établissements.

Elisabeth Borne a convoqué l’ensemble des ministres du gouvernement Macron dans le cadre d’un Conseil spécial du gouvernement, ce lundi 4 juillet. Le but ? Présenter un projet de loi sur un plan d’urgence sanitaire dans le cadre de la pandémie anti-Covid-19. Elle a notamment annoncé une mesure spécifique.

© Fournis par Oh My MagCovid-19 : le pass sanitaire de retour cet été ? Elisabeth Borne dévoile son plan d’action

Le retour d’un pass sanitaire possible ?

Lors de ce conseil des ministres spécial, Elisabeth Borne et les autres membres du gouvernement Macron se sont réunis pour envisager de nouvelles mesures barrières contre le Covid-19.

À l’issue de ce conseil, la Première ministre tient à rassurer les plus anxieux à l’idée de nouvelles restrictions : il pourrait bien y avoir un pass sanitaire concernant les frontières françaises, mais pas au sein-même de l’Hexagone.

Les deux années de pandémie ont en effet laissé place à plusieurs règles sociales afin d’éviter toute propagation de l’épidémie de Covid-19. De ce fait, le futur pass sanitaire aux frontières ne s’ajouterait pour l’heure à aucune autre mesure prévue, comme l’a précisé le nouveau porte-parole Olivier Véran.

Il explique : « En revanche, tous les autres dispositifs de lutte contre l’épidémie (…) ne font plus partie de ce projet de loi« . De fait, le texte voté ce lundi en Conseil des ministres ne prévoit pas de prolongations au-delà du 31 juillet 2022, ni la possibilité de rétablir l’état d’urgence sanitaire.

Un retour en force des contaminations

Selon Santé Public France, les chiffres du Covid-19 en France ce lundi 4 juillet seraient les suivants : 125 066 personnes auraient ainsi été contaminées en 24h au 1er juillet 2022. Ce nombre est en hausse de 58% sur les sept derniers jours. Le taux de positivité s’élève quant à lui à 30,6%.

En effet, les signes de la pandémie reviennent en force sur le territoire français : explosion des cas de Covid-19, augmentation des entrées en réanimation à cause du virus et de plus en plus de tests PCR positifs… Les Français sont nombreux à craindre un retour du pass sanitaire qui concernerait l’accès aux lieux publics.

Si le gouvernement formé par Emmanuel Macron recommande désormais aux Français de porter le masque dans les transports et lieux clos, il incite également les plus fragiles à compléter leur bilan vaccinal. En d’autres mots, il est recommandé pour les personnes plus sujettes aux complications de réaliser un rappel

Dans son premier point presse en tant que porte-parole du gouvernement, Olivier Véran a révélé que le retour du pass sanitaire était à l’étude… mais dans un cas très précis. Découvrez lequel.

© Capture d’écran BFM TVDans son premier point presse en tant que porte-parole du gouvernement, Olivier Véran a révélé que le retour du pass sanitaire était à l’étude… mais dans un cas très précis. Découvrez lequel.

Attendu depuis plusieurs semaines, le nouveau remaniement a enfin été annoncé lundi. Parmi les surprises concoctées par Elisabeth Borne, la Première ministre d’Emmanuel Macron, figure le changement de poste d’Olivier Véran. Le médecin est ainsi passé du rôle de Ministre de la Santé à celui de porte-parole du gouvernement. Et il n’a pas tardé pour faire son premier point presse à destination des journalistes.

Dans cette conférence de presse retransmise notamment par BFM TV, Olivier Véran a révélé qu’un nouveau projet de loi d’urgence sanitaire contre le Covid-19 avait été présenté lundi en Conseil des Ministres par Elisabeth Borne. Un projet qui prévoit notamment de mettre en place de nouvelles dispositions pour lutter contre le coronavirus, et notamment un pass sanitaire aux frontières. « Il (le projet de loi, ndlr) va permettre de prolonger quelques dispositions absolument indispensables pour faire face à la poursuite de l’épidémie », a-t-il commencé.

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« Il y aura la poursuite du logiciel des systèmes d’information SI-DEP et Si-VAC qu’on utilise pour faire des tests jusqu’au 31 mars de l’année prochaine pour la surveillance du virus. Un autre article propose aussi, si la situation devait l’exiger, en cas de nouveau variant par exemple, de pouvoir rétablir un système de pass mais un pass aux frontières ou entre le territoire métropolitain et ceux d’Outre-mer », a-t-il affirmé en précisant que pour le moment, les autres mesures – comme le pass sanitaire ou vaccinal pour limiter les déplacements ou l’accès à certains lieux – n’étaient pour le moment pas à l’ordre du jour.

Olivier Véran est par ailleurs revenu sur le départ du gouvernement de Damien Abad, l’ancien ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées accusé par plusieurs femmes de viols ou tentatives de viol. « Les conditions de sérénité n’étaient plus présentes qui permettaient à un ministre qui porte, dans son portefeuille, toutes les politiques de solidarité, d’exercer pleinement ses fonctions (…) Ça aurait été l’exposition aux foudres du Parlement à chaque rentrée (…) et beaucoup d’investissement en temps pour qu’il puisse assurer sa défense », a-t-il expliqué.

Les gendarmes ont été alertés en fin d’après-midi lundi 4 juillet. Deux corps ont été retrouvés à Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées. Comme le rapporte l’AFP, les deux victimes ont été tuées par balle. Il s’agit d’une femme âgée de 32 ans et d’un homme de 55 ans. Ils enseignaient tous les deux au collège Desaix situé à Tarbes, en tant que professeur de français, et d’éducation physique. Une enquête a été ouverte pour ce double homicide. Le principal suspect n’est autre que l’ex-compagnon de l’enseignante tuée. Il est actuellement recherché.

© SYSPEO/SIPAUn homme et une femme, tous deux professeurs dans un collège de Tarbes (Hautes-Pyrénées), ont été retrouvés morts, lundi en fin de journée. L’enquête privilégie une rivalité amoureuse.

Le suspect « en fuite »

La piste du féminicide est privilégiée par les enquêteurs, qui estiment qu’une rivalité amoureuse pourrait être à l’origine du drame. Le procureur de la République des Hautes-Pyrénées, Pierre Aurignac, a informé l’AFP que l’auteur présumé des tirs mortels « est en fuite » et « n’a pas pu être interpellé pour l’instant ». D’après une source de la gendarmerie, une « soixantaine de gendarmes » sont mobilisés pour « localiser le plus rapidement possible » le suspect. 

Vidéo: Double meurtre de deux professeurs de collège, tués par balle : le suspect en fuite (Dailymotion)

Un double meurtre le soir du bal de fin d’année 

Le procureur a encore indiqué que l’enquête pour double homicide a été confiée à la brigade de recherche de Tarbes et à la section de recherches de Toulouse. D’après les premiers éléments du dossier, le suspect, également ex-compagnon de la femme de 32 ans, serait arrivé à moto pour abattre les deux enseignants. En fin d’après-midi, des voisins ont d’abord retrouvé le corps de la femme à terre, dans une rue du village de Pouyastruc. Ils ont rapidement alerté les gendarmes, qui ont ensuite découvert le corps de l’homme dans sa maison située à quelques mètres.

Une cellule psychologique a été ouverte au collège Desaix pour les élèves, enseignants et parents d’élèves qui seraient sous le choc. Au moment du drame, les collégiens de 3ème fêtaient la fin de l’année scolaire à un bal organisé dans l’établissement. 

Ce mardi 5 juillet, le recteur de l’académie de Toulouse, Mostafa Fourar, et le préfet des Hautes-Pyrénées, Rodrigue Furcy, se sont rendus sur les lieux du drame. Depuis un déplacement au lycée Marx-Dormoy à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye , a de son côté adressé un message de « tristesse et de compassion pour les familles des enseignants, les collègues et élèves ». Il a fait part de sa « compassion et sympathie » à l’égard de « celles et ceux qui les connaissaient ». Avant de déplorer « un fait divers affreux »

Les réserves d’essence du Sri Lanka s’élevaient dimanche à 4000 tonnes. C’est un niveau inférieur à la consommation ordinaire de l’île en une journée, a prévenu Kanchana Wijesekera, ministre de l’Énergie.

© Lukiyanova Natalia/frenta – stock.adobe.comDepuis des mois, les 22 millions d’habitants de l’île vivent au rythme de pannes d’électricité quotidiennes, de rationnements des carburants et des denrées alimentaires, avec, en outre, une inflation galopante (+54 % en juin).

Les transports publics étaient à l’arrêt. Du côté des bus privés, qui représentent les deux tiers de la flotte, 1000 véhicules seulement sur 20.000 ont pu rouler dimanche. La situation ne devrait pas s’améliorer rapidement. «La prochaine livraison d’essence est attendue entre le 22 et le 23 juillet», a précisé Kanchana Wijesekera. Toutes les institutions gouvernementales «non essentielles», ainsi que les écoles resteront fermées jusqu’au 10 juillet pour réduire les déplacements et économiser l’énergie.

Depuis des mois, les 22 millions d’habitants de l’île vivent au rythme de pannes d’électricité quotidiennes, de rationnements des carburants et des denrées alimentaires, avec, en outre, une inflation galopante (+54 % en juin).

Vidéo: Une inflation plus forte qu’elle ne devrait ? – 30/06 (BFM Business)

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Afficher sur Watch Pénurie de devises étrangères

L’île située au sud de l’Inde a perdu, avec la pandémie et les attentats de 2019, l’essentiel de ses revenus liés au tourisme et aux envois de fonds de la diaspora. Une grave pénurie de devises étrangères ne lui permet plus d’importer suffisamment de nourriture, de carburants et autres produits essentiels.

Incapable de rembourser sa dette extérieure de 51 milliards de dollars, le gouvernement s’est déclaré en défaut de paiement en avril et il négocie un éventuel renflouement avec le Fonds monétaire international. Mais le Fonds estime qu’il reste beaucoup d’actions à mener, notamment en termes de corruption, pour redresser les comptes avant de conclure un accord de financement.

L’ONU a prévenu que la crise économique pourrait se transformer en une grave crise humanitaire, des millions de personnes ayant déjà besoin d’aide.

Elles avaient de 6 à 10 ans. A l’occasion des 80 ans de cette tragédie, Paris Match les a retrouvées.

« Je m’en souviens comme si c’était hier. À 6 heures du matin, on frappe à la porte. Ma sœur Mado dort encore. Maman demande : “Qui est là ? – Police.” Elle ouvre. Il y a là deux policiers : “On vient arrêter votre mari, Abraham Reiman.” Maman commence à monter sur ses grands chevaux: “Mais vous l’avez déjà arrêté, il est parti pour une ‘destination inconnue’. Il était déjà mort à Auschwitz, mais on l’ignorait. Ils répondent, sans se démonter : “Eh bien, vous et vos enfants, alors.” Nos noms figuraient sur leur liste. J’ai vu ma maman, qui faisait toujours preuve de self-control, se battre avec eux, balancer chaises, bibelots. Ça n’a servi à rien. »

© Fournis par Paris MatchRetrouvailles chez Arlette (au centre) au Trocadéro. Mado (à gauche) vit en Israël depuis plus de quinze ans. © Baptiste Giroudon/Paris Match

Quatre-vingts ans après, Arlette a de nouveau 9 ans, rue du Temple. Malgré la douleur, cette élégante dame de 89 ans, frêle et mesurée, accepte de replonger dans ses souvenirs. Arlette vit au Trocadéro, à Paris, entourée des tableaux peints par sa sœur aînée, Madeleine, qui a migré en Israël. Mado, l’artiste, est justement venue passer des vacances à Paris et s’exaspère d’entendre une fois de plus cette histoire. Il y a tant à faire avec les expos, le théâtre. Sa sœur, c’est tout le contraire, comme si à la question « Pourquoi suis-je encore là ? » elle ne cessait de répondre : pour la mémoire de milliers d’enfants. « Sinon, on va les oublier. Certains n’ont pas d’identité, séparés de leur mère, trop petits ou ayant, par jeu, échangé l’étiquette autour de leur cou. » Pour ceux-là, au Mémorial de la Shoah, à Paris, on a juste gravé « enfant » à la place du nom. Sur les murs de son bureau, Arlette a épinglé les mots de remerciement et les dessins des élèves devant lesquels elle témoigne, inlassablement. « J’ai commencé ce devoir de mémoire après le discours de M. Chirac, en 1995. Avant, on ne voulait pas nous entendre.»

Selon les arrondissements, le taux d’arrestation varie beaucoup

15 juillet 1942. La rumeur d’une vague d’arrestations se répand à Paris. Des fuites émanent de fonctionnaires de police. On pense que seuls les hommes sont concernés, alors plusieurs centaines d’entre eux choisissent de fuir. « Au cours de mes recherches dans les dossiers d’épuration, j’ai découvert la marge de manœuvre dont les policiers disposaient», explique Laurent Joly, chercheur au CNRS, spécialiste de la France de Vichy et auteur de «La rafle du Vél’ d’Hiv» (éd. Grasset). Selon les arrondissements, le taux d’arrestation varie beaucoup, certains fonctionnaires étant plus zélés que d’autres, allant au-delà des consignes, enfonçant les portes, revenant à plusieurs reprises, tandis que d’autres détournaient le regard.

La scène qui se déroule chez Arlette et Madeleine Reiman, au 114, rue du Temple, dans le IIIe arrondissement de Paris, se répète simultanément des milliers de fois dans la capitale et sa proche banlieue. Au 117, chez leur voisine Liliane Pint, les policiers qui se présentent se montrent plus souples. Lili se souvient d’avoir entendu l’un d’eux dire à sa mère : « Je vais demander au chef ! » ce qui lui laissera le temps de cacher Lili. « Je ne sais pas où ma mère est allée. Elle est revenue me chercher et on a entendu crier dans la cour : “Madame Pint, vous restez.”»

© Fournis par Paris MatchLiliane chez elle à la Bastille. Elle a conservé le baigneur que sa mère a récupéré, pendant la guerre, dans l’appartement de la rue du Temple, malgré les scellés. © Baptiste Giroudon/Paris Match

Enfants d’immigrés polonais pour la plupart, ils ont bien la nationalité française

Marcel Sztejnberg, 5 ans, vit à deux pâtés de maisons, 18, rue Charlot. Autour du Carreau du Temple et de la rue des Rosiers, le Marais est le quartier juif avec ses petits métiers, ses tailleurs à domicile, ses épiceries casher. Un quartier de « schmattes », le chiffon et les fripes, en yiddish. Il n’a que des flashs de cette journée de 1942 : « Ils nous ont pris ma mère, mon frère et moi, mais pas ma grand-mère. Je me vois encore marcher dans la rue jusqu’au garage de la rue de Bretagne où ils nous ont tous parqués en attendant les bus. Il y avait la proprio d’un bistrot qui nous a crié : “Sales Juifs !” » Un jour, on saura que l’Allemagne a exigé 40 000 Juifs en âge de travailler, mais que le gouvernement de Vichy n’a accepté de livrer « que les étrangers », essentiellement polonais, de 16 à 50 ans. Les Reiman, les Pint, les Sztejnberg sont de ceux-là, pas leurs enfants, qui ont tous la nationalité française. À partir des fichiers de recensement, un chiffre de 24 000 personnes à rafler est établi par la « très efficace » administration française. La « Saint-Barthélemy des Juifs de Paris » peut commencer, sous la responsabilité de René Bousquet. Elle est conduite par la préfecture de police de Paris et 4 000 agents français.

© Fournis par Paris MatchSeule photo connue, à ce jour, de la rafle du Vél’ d’Hiv le 16 juillet 1942. Les autobus réquisitionnés pour le transport des Juifs stationnent le long du vélodrome. © DR

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Ce matin-là, dans l’immeuble des Reiman, quatre autres familles sont arrêtées. « Prenez quelques vêtements et de la nourriture », lancent les policiers. « Quelle nourriture ? reprend Arlette. On n’avait rien. Quant aux valises, on en avait une seule, en carton. Les Juifs ne partaient pas en vacances, ils n’avaient pas de bagages. Dans ces horribles autobus où l’on nous a entassés, il y avait des taies, des nappes, des draps qui formaient des baluchons. Quand je vois ces autobus dans des films d’époque, pour moi c’est un cauchemar.» La seule photo connue qui témoigne de ce jour de honte montre les fameux bus à plateforme, alignés le long de la façade du vélodrome. Lior Lalieu-Smadja, responsable de la photothèque du Mémorial de la Shoah, précise : « Elle a été retrouvée dans le fonds photos de “Paris-Midi”, un journal collaborationniste, par Serge Klarsfeld et ses recherchistes. Elle a été certifiée en 1990 à la Bibliothèque historique de la ville de Paris. » Non publiée au moment de la rafle, elle porte au verso le tampon de la censure allemande. On dissimule ces arrestations comme la présence massive des enfants que les Allemands n’ont d’ailleurs pas réclamés: la préfecture en a mis près de 10 000 sur les listes, soit pour atteindre le quota, soit au prétexte de ne pas séparer les familles. Finalement, 13152 per- sonnes dont 4 115 enfants seront arrêtés les 16 et 17 juillet, les mères et les enfants seront conduits au Vél’ d’Hiv.

Le bruit, la chaleur suffocante, la lumière toute la nuit et les noms égrenés par les hauts-parleurs, Arlette se souvient de tout

« Là-bas… c’est dantesque, raconte Arlette. Il y a des grabataires, des bébés, les mamans qui n’ont rien, pas de langes. On n’a même pas d’eau, rien à manger. Les waters sont fermés, on se soulage en haut des gradins et tout ruisselle vers le bas.» Le bruit, la chaleur suffocante, la lumière toute la nuit et les listes de noms égrenées par les haut-parleurs, elle se souvient de tout. Et quand, en 2010, elle assiste avec son mari Charles, en compagnie de Jacques Chirac et de Serge Klarsfeld, à l’avant-première du film « La rafle », dans un cinéma des Champs-Élysées, tout remonte, même la puanteur: «J’ai dit à mon mari: “Charles, tu ne trouves pas que ça sent mauvais?”»

A 5 ans, raflé lui aussi, Marcel voit partir son père, sa mère, son frère, tous tués à Auschwitz

Après quatre jours d’enfer, Malka, la mère, ses filles, Madeleine et Arlette, sont transférées au camp de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, par wagons à bestiaux, sans fenêtres. «Il fallait hisser les enfants vers les ouvertures pour les faire respirer. » Malka sera libérée, comme «Juive utile», ainsi que ses filles. «Mes parents étant fourreurs, toutes nos machines à coudre avaient été saisies et ins- tallées dans un atelier au 9, rue Martel. Maman pouvait travailler. Elle a fabriqué des gilets de fourrure pour l’armée allemande. » Les arrestations de Juifs vont se poursuivre aussi. Les deux filles, ainsi que leur copine Lili, vivront cachées jusqu’en 1945, à Vendôme et Fréteval, dans deux familles. Arlette et Madeleine, « chez le Jean et la Jeanne», et c’est encore leur grand regret de n’avoir pas pu obtenir pour eux le statut de « Justes parmi les nations », tout cela parce que leur mère avait réussi à envoyer quelques colis, un peu de linge… Et pourtant, ils étaient si démunis. « Dans la cuisine, le Jean avait bâti un grand lit fait de planches et de balles d’avoine. Six enfants juifs sans papiers y dormaient. Lui était un pauvre savetier de l’usine de sabots de Vendôme. Il ne gagnait rien. Et ils ont réussi à nous chouchouter ! De 1942 à 1945, cela a été une vie de pirates. On allait voler des pommes, glaner dans les champs, ramasser le charbon sur les rails. On était inscrits au patronage chez les curés, j’ai même fait l’ange dans la crèche et je connais toute la messe en latin. J’adorais ça. J’ai été très heureuse. Être lâchée dans la nature, pour une petite citadine, c’était formidable ! »

© Fournis par Paris MatchMarcel, sa mère Bajla, d’origine polonaise, et son frère Henri, presque 8 ans, en février 1942. © DR

Après cinq jours au Vél’ d’Hiv « dans un bruit d’enfer» Marcel a pris, lui aussi, la direction de Beaune-la-Rolande. En train ou en autobus, il ne sait plus. Il l’ignore encore mais son père vient d’en partir : « Il y était interné depuis qu’il avait reçu la “convocation du billet vert”, le 14 mai 1941. Il a été déporté avant notre arrivée par le convoi n° 6.» L’administration avait besoin de place…

Le drame auquel il assistera, c’est le départ de sa mère, le 7 août. Les mères seront toutes déportées sans leurs enfants. «Les enfants sont restés seuls, puis ils ont été transférés à Drancy où j’ai déclaré la scarlatine… Les nazis avaient une frousse bleue de la contagion. Ils voulaient nous soigner avant de nous envoyer à Auschwitz, nous exterminer en bonne santé! Pendant que j’étais hospitalisé à Claude-Bernard, mon frère Henri a été déporté à Auschwitz par le convoi 34 et, dès son arrivée, jeté dans le four, comme ma mère. » Marcel sera sauvé grâce à une cuisinière du camp qui l’a reconnu. Récupéré par une tante, il sera caché lui aussi, dans une ferme, près d’Arras. «Dans le peu de famille que j’ai conservée, personne ne m’a dit: “Tu ne reverras jamais ton père ou ta mère.” On disait que certains étaient en Sibérie, que de temps en temps quelqu’un revenait de l’Est. J’entretenais un secret espoir. Je savais sans savoir. Ce n’est qu’à la chute du mur de Berlin, en 1989, que j’ai réalisé que j’avais perdu mes parents. »

© Fournis par Paris MatchMarcel Sztejnberg, 85 ans, porte une chemise avec des vélos, référence ironique au vélodrome. Avec son fils Éric, chez lui, à Paris, le 2 juin © Baptiste Giroudon/Paris Match

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Arlette, Mado et Lili ne se sont jamais quittées. Enfants, on les considérait comme des sœurs. C’est devenu vrai en 1946, quand Malka Reiman est morte de chagrin en découvrant que son mari ne rentrerait jamais. Ses filles ont alors trouvé soutien et affection auprès de la mère de Lili. Puis les sœurs Reiman ont épousé deux frères, les Testyler, eux aussi rescapés. Aujourd’hui, toutes les trois

sont veuves. La vie a passé, pas les souvenirs. Dimanche 19 juin, second tour des élections législatives, la maternelle de la rue Chapon, où elles se sont connues, servait de bureau de vote. Elles en ont profité pour revoir leur cour de récré. Elles l’ont trouvée toute petite ! Sous le porche restait quelque chose de leur histoire: une plaque gravée aux noms des 16 enfants de l’école : « Arrêtés par la police du gouvernement de Vichy, complice de l’occupant nazi. » Cinq cents des 11 000 enfants juifs déportés de France entre 1942 et 1944 habitaient le Marais. Parmi eux, Arlette, sa sœur Mado, Lili et Marcel ont eu ce qu’on n’ose appeler… « de la chance ». Ils font partie des « spécimens pas courants », des « bêtes un peu rares», comme le dit Marcel, 85 ans. Selon un rapport de police en date du 17 juillet, l’arrestation des enfants a servi d’électrochoc à beaucoup de Parisiens. « C’est à partir de cette époque que la France s’est réveillée pour cacher les enfants juifs, confirme Arlette. Si je témoigne, c’est aussi pour rappeler que les Français n’étaient pas tous des collabos. »

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L’ancien ministre de la santé sera l’un des ministres les plus importants du second quinquennat d’Emmanuel Macron.

© Fournis par Le MondeLe nouveau porte-parole du gouvernement, Oliver Véran, le 21 juin 2022, à Paris.

Il ne sera resté ministre chargé des relations avec le Parlement que quelques semaines. Olivier Véran a été nommé porte-parole du gouvernement, lundi 4 juillet, dans le second gouvernement d’Elisabeth Borne. Le député de l’Isère succède ainsi à Olivia Grégoire, qui retourne à Bercy, et sera un des ministres importants du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Le neurologue de 42 ans aura un portefeuille plus large que sa prédécesseure, puisqu’il est également nommé ministre délégué chargé du renouveau démocratique.Remaniement en direct : Olivier Véran devient porte-parole du gouvernement, Damien Abad quitte l’exécutif

Au Parlement, M. Véran, qui était décrit par de nombreux députés comme un ministre clivant après son passage au ministère de la santé pendant la crise du Covid-19, sera remplacé par Franck Riester. Ce dernier, ancien du parti Les Républicains avant de participer à la création de la formation de centre droit Agir et aujourd’hui député du groupe Renaissance (ex-La République en marche), apparaît plus consensuel, alors que le ministère des relations avec le Parlement est stratégique pour ce quinquennat au vu de la situation à l’Assemblée nationale, où la coalition présidentielle n’a pas de majorité absolue.

Quelques minutes avant l’annonce officielle du remaniement lundi matin, le vice-président de l’Assemblée nationale et député rassemblement national (RN) du Nord, Sébastien Chenu, a d’ailleurs qualifié sur Franceinfo de « bonne chose » le départ annoncé d’Olivier Véran.

Visage familier

M. Véran, député LRM depuis 2017, après avoir siégé à l’Assemblée sur les bancs du Parti socialiste entre 2012 et 2015, s’est fait connaître du grand public en février 2020 au moment de son arrivée au ministère de la santé. Il remplaçait alors au pied levé Agnès Buzyn, propulsée candidate de La République en marche (LRM) à la Mairie de Paris après le crash de Benjamin Griveaux. Quelques semaines plus tard, la France était confinée. Dès son arrivée au ministère de la santé et des solidarités, M. Véran a dû gérer la crise sanitaire, le système de santé au bord de l’implosion et un personnel hospitalier fragilisé.

Au fil de longs mois de confinement, de déconfinement et de reconfinement, M. Véran est devenu l’un des visages familiers des conférences de presse quotidiennes sur l’évolution du bilan humain de l’épidémie de Covid-19. Il a plaidé pour vacciner largement la population et pour la mise en place du passe sanitaire, ce dernier ayant, selon lui, fait la preuve de son efficacité contre l’épidémie, qui a causé la mort de 149 585 personnes porteuses du SARS-CoV-2, selon Santé publique France à la date du 3 juillet.

Réputé comme bon communicant, M. Véran a été réélu le 19 juin dans la 1re circonscription de l’Isère. Il a obtenu 57,7 % des voix face à la candidate de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), Salomé Robin (42,3 %).

DANEMARK-FUSILLADE:Fusillade dans un centre commercial au Danemark, plusieurs morts

© Reuters/RITZAU SCANPIXFUSILLADE DANS UN CENTRE COMMERCIAL AU DANEMARK, PLUSIEURS MORTS

COPENHAGUE (Reuters) – Plusieurs personnes ont été tuées dimanche dans une fusillade qui a eu lieu dans un centre commercial de Copenhague, au Danemark, a fait savoir la police danoise.

Le suspect, un homme de 22 ans, de nationalité danoise, a été arrêté. La police dit ne pas pouvoir exclure le fait qu’il s’agisse d’un attentat terroriste.

« Il y a plusieurs blessés et nous savons aussi qu’il y a plusieurs morts », a dit le chef de police Soren Thomassen en conférence de presse, en ajoutant que les autorités avaient lancé une vaste opération de recherche dans la région de Seeland.

Le chef de police n’a pas souhaité parler des motifs éventuels du suspect et n’a pas dit non plus si ce dernier était connu des services de police.

Les forces de l’ordre de Copenhague avaient écrit sur Twitter que des policiers avaient été envoyés au centre commercial Field’s, dans la capitale, tard dimanche après avoir été informés de coups de feu. Ils ont conseillé aux personnes présentes sur place de ne pas bouger et d’attendre leur aide.

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Aucune indication ne laisse penser que d’autres tireurs étaient présents, selon les autorités.

La direction du principal hôpital de Copenhague, Rigshospitalet, a dit à Reuters que l’établissement avait reçu « un petit groupe de patients » pour des soins, et que du personnel supplémentaire, notamment des chirurgiens et des infirmières, avaient été appelés en renfort.

Des médias locaux ont diffusé des images sur lesquelles on peut voir des policiers lourdement armés sur les lieux ainsi que des personnes courant pour sortir du centre commercial.

Des images diffusées par le tabloïd Ekstra Bladet montrent les services de secours emmener une personne dans une ambulance.

« Les gens ont d’abord pensé que c’était un voleur (…) Et j’ai soudainement entendu des coups de feu et je me suis jetée sous le comptoir dans le magasin », a dit Rikke Levandovski, témoin de la scène sur la chaîne de télévision TV2.

« Il a juste tiré dans la foule, pas en direction du plafond ou du sol », a-t-elle ajouté.

Le centre commercial Field’s, qui est le plus grand centre commercial du Danemark, contient des magasins, des restaurants et des parkings. Il est situé à cinq kilmètres au sud du centre-ville de Copenhague.

Un évènement qui devait célébrer la fin des trois étapes du Tour de France au Danemark, et qui devait être présidé par le prince héritier ainsi que par la Première ministre Mette Frederiksen, a été annulé, a fait savoir la Maison royale sur son site internet.

(Reportage de Stine Jacobsen et Nikolaj Skydsgaard, version française Caroline Pailliez