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Contrairement aux syndicats, le président de la CPME, François Asselin, voit d’un bon oeil l’éventuelle consultation des salariés par référendum d’entreprise.

La réforme du code du travail pourrait permettre le référendum d'entreprise à l'usage de l'employeur. Il ne faut pas en avoir peur, a affirmé François Asselin, président de la CPME, à l'issue de sa réunion à Matignon le 25 juillet.

© afp.com/bertrand GUAY La réforme du code du travail pourrait permettre le référendum d’entreprise à l’usage de l’employeur. Il ne faut pas en avoir peur, a affirmé François Asselin, président de la CPME, à…

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors que la CFDT et à FO qui ont rappelé ce matin qu’elles étaient contre la mise en place du référendum aux mains de l’employeur, la CPME voit cette possibilité avec enthousiasme.

À l’issue de sa réunion à Matignon avec Édouard Philippe et Muriel Pénicaud ce mardi 25 juillet à Matignon pour faire le bilan de six semaines de concertation sur la future réforme du code du travail par ordonnances, François Asselin a affirmé qu’il n’y avait pas lieu « d’avoir peur » du référendum d’entreprise.

Au cours des concertations, l’exécutif a évoqué la possibilité, dans les entreprises de 11 à 300 salariés dépourvues de délégués syndicaux, de négocier avec un délégué du personnel non mandaté, et dans les entreprises de moins de 10 salariés, d’étendre à de nouveaux domaines la possibilité de recourir à des référendums d’entreprise.

Pourquoi en avoir peur?

La Confédération des PME attend désormais « d’avoir une réponse claire sur la possibilité de négocier dans les entreprises, dans les PME, qui n’auraient pas de présence syndicale, et Dieu sait qu’elles sont nombreuses puisque plus de 95% des PME n’ont pas de syndicat présent en leur sein », a déclaré le leader patronal à la presse.

« Si la direction, le chef d’entreprise, se met d’accord avec un représentant du personnel, que cet accord soit validé par un référendum d’entreprise, ça nous semble légitime et de bon sens », a-t-il complété. « Je ne vois pas en quoi on devrait avoir peur, que ce soit du côté salarié ou du côté employeur, bien au contraire. »

Aujourd’hui, dans les entreprises sans représentation syndicale, pour signer un accord l’employeur doit négocier avec un délégué du personnel (ou un salarié) mandaté par une organisation syndicale. Le patronat réclame régulièrement de pouvoir, dans les PME, avoir un dialogue direct avec ses salariés sans intervention syndicale, une ligne rouge pour l’ensemble des syndicats

Alors que la communauté internationale tente d’enrayer la nouvelle escalade de la violence au Proche-Orient, les Palestiniens se mobilisent autour de la défense de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem.

© Fournis par Francetv info

La désescalade semble compliquée à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée. La crise autour de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, a fait huit morts dans les deux camps en quatre jours. Cette crise fait suite à l’attaque à l’arme à feu qui a coûté la vie à deux policiers israéliens, le 14 juillet, puis à l’installation, deux jours plus tard par Israël, de détecteurs de métaux à l’entrée de l’esplanade des Mosquées.

La défense de ce site ultra-sensible, troisième lieu saint de l’islam abritant la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, est une cause unificatrice pour les Palestiniens. Son pouvoir dépasse celui de la cause nationaliste.

D ans le quartier d’Al-Tur, dans la partie annexée de Jérusalem, la famille Abu Ghana affiche une forme de fierté : le jeune fils, Mohamed, est mort vendredi 21 juillet dans des heurts avec l’armée. Son nom est désormais associé à la mosquée Al-Aqsa. « Il a été tué au nom d’Al-Aqsa. Et la chose la plus importante, c’est la défense d’Al-Aqsa », répète sa grand-mère, Fayza, assise sur les traditionnelles chaises en plastique, au pied de la grande maison familiale.

Ici, Al-Aqsa a un pouvoir fédérateur. Omran Abu Ghana va prier tous les jours dans la rue, déterminé à « résister » avec les autres. « C’est quelque chose qui unit les Palestiniens, affirme-t-il. Ça rassemble les partis comme le Hamas et le Fatah, tous les gens de Jérusalem et tous les gens de Palestine. Aujourd’hui, on est très uni. »

Les « sentinelles » d’Al-Aqsa

Dans le quartier, beaucoup se définissent maintenant comme des « mourabitoun », les« sentinelles » d’Al-Aqsa, dont l’organisation, accusée d’appeler à la violence, a été interdite par les Israéliens il y a deux ans. Jaodat indique faire partie des supporters d’Al-Aqsa. Ce travailleur du bâtiment explique qu’il a arrêté de travailler pour les Israéliens. Aujourd’hui, pour lui, la défense du lieu saint est plus mobilisatrice que la cause palestinienne.

À chaque fois que vous aurez un problème avec la mosquée Al-Aqsa ou le dôme du Rocher, tous les Palestiniens ne feront plus qu’un.

Joaodat, habitant de Al-Tur

à franceinfo

« C’est la chose la plus importante pour nous dans le pays, assure Jaodat. Il y a plein de gens qui se sont mis à prier, il y a des gens qui sont venus alors qu’ils ne venaient jamais à Al-Aqsa. Notre religion est plus importante que notre terre. La terre, on est de passage dessus alors que Dieu nous a fait pour la religion. » Jaodat raconte qu’il apporte des bouteilles d’eau aux fidèles et qu’il encourage à la prière dans la rue.

L’ONU et les États-Unis tentent de jouer les pompiers au Proche-Orient pour enrayer l’escalade de la violence. Jason Greenblatt, l’envoyé spécial du président américain pour le processus de paix, était attendu à Jérusalem lundi, jour du conseil à huis clos de l’Organisation des nations unies. De son côté, l’Organisation de la coopération islamique a annoncé la tenue d’une réunion ministérielle de ses 57 membres, le 1er août à Istanbul, pour débattre de cette crise.

© Fournis par BFMNews

Dans son étude annuelle publiée ce mardi, Boeing a revu à la hausse ses prévisions quant au nombre de pilotes que les compagnies aériennes devraient recruter pour faire face à l’accroissement du trafic.

Boeing prévoit que l’aviation mondiale aura besoin de recruter 637.000 pilotes de ligne pour accompagner la croissance du trafic aérien au cours des 20 prochaines années, dans une étude annuelle publiée ce mardi.

Par rapport aux perspectives de 2016, cette estimation concernant les pilotes de ligne est en hausse de 3,2%, selon l’étude publiée annuellement depuis huit ans et qui sert de référence pour l’industrie du transport aérien.

La région Asie-Pacifique concentre à elle seule plus d’un tiers (253.000 pilotes) des besoins de recrutement de ce personnel extrêmement qualifié, suivie de l’Amérique du Nord (117.000) et de l’Europe (106.000), selon ces prévisions couvrant les années 2017 à 2036.

Plus de 800.000 hôtesses et stewards 

Les besoins en techniciens de maintenance pour les compagnies aériennes s’élèvent pour leur part à 648.000, en baisse de 4,6% par rapport aux prévisions 2016, « en raison principalement de la réduction du nombre d’heures de maintenance requises sur les avions Boeing 737 MAX », souligne le document de la division Services Globaux de Boeing.

Quant aux membres du personnel navigant, 839.000 hôtesses et stewards seront nécessaires d’ici à 2036, dont 308.000 en Asie-Pacifique, 173.000 en Europe, 154.000 en Amérique du Nord et 96.000 au Moyen-Orient.

Depuis des années, les prévisions des constructeurs tablent sur un besoin massif de pilotes sur le long terme. Au cours des 10 prochaines années, l’aviation commerciale aura besoin de recruter 255.000 nouveaux pilotes de ligne dans le monde, selon une étude rendue publique fin juin au Salon du Bourget par le spécialiste de la formation dans les domaines de l’aviation civile, CAE.

De nombreux experts affirment que toutes les compagnies du monde sont concernées par des sous-effectifs ou une situation de pénurie de pilotes.


 

La garde à vue de Cédric Herrou, interpellé lundi soir en gare de Cannes (Alpes-Maritimes) en compagnie de plus de 150 migrants cherchant à gagner Marseille, a été prolongée mardi soir de 24 heures, a indiqué Me Mireille Damiano, avocate de l’association Roya Citoyenne.

L'agriculteur Cédric Herrou, figure emblématique de l'association de défense des migrants "Roya citoyenne", le 10 février 2017 au tribunal de Nice

L’agriculteur Cédric Herrou, figure emblématique de l’association de défense des migrants « Roya citoyenne », le 10 février 2017 au tribunal de Nice© Fournis par AFP L’agriculteur Cédric Herrou, figure emblématique de l’association de défense des migrants « Roya citoyenne », le 10 février 2017 au tribunal de Nice
M. Herrou est la figure emblématique de cette association de défense des migrants.

Me Damiano a précisé que tous les migrants interpellés à Cannes, 156 au total, avaient été ramenés à Menton puis remis aux autorités italiennes.

Une perquisition était en cours mardi soir au domicile de Cédric Herrou, une exploitation agricole située à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), non loin de la frontière italienne, a-t-elle ajouté.

« M. Herrou a été interrogé sur les faits d’avoir amené ces migrants demandeurs d’asile d’abord à Nice puis ensuite à Cannes », a indiqué de son côté Me Zia Oloumi, avocat de Cédric Herrou.

« Il a répondu que la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile de Nice avait elle-même conseillé, si les demandeurs ne voulaient pas rester dans les Alpes-Maritimes, de déposer leur demande à Marseille », a précisé l’avocat. Un « protocole » avait été mis « de facto » en place avec la préfecture pour accompagner « en toute transparence » ces demandeurs d’asile, a-t-il affirmé.

Lundi, en deux trains distincts, plus de 230 migrants avaient gagné la vallée frontalière de la Roya avant de rejoindre Nice, accompagnés par des membres de l’association Roya Citoyenne. Il s’agit de la sixième grade à vue de M. Herrou, qui est dans l’attente d’un jugement en appel le 8 août pour avoir déjà aidé des migrants.

José Bové, député européen EELV, qui avait accompagné Cédric Herrou et ces migrants lundi jusqu’en gare de Nice, a réclamé « la libération » du militant poursuivi pour « délit de solidarité et même, quand on voit l’état des migrants qu’il accompagnait, dont certains étaient blessés ou avaient été torturés, pour délit d’humanité », a-t-il déclaré à l’AFP.

« Cédric Herrou et tous les gens de la vallée de la Roya ne vont pas chercher des réfugiés. Les réfugiés passent la montagne, aujourd’hui c’est possible, on est en été, il n’y a pas de neige, les gens traversent et arrivent chez Cédric parce que c’est le seul point d’accueil possible où ils sont en sécurité », a déclaré M. Bové sur France Inter.

« On n’est pas du tout dans une situation de passeurs de clandestins, tout ça se fait au grand jour », a-t-il poursuivi.

« Nous avons besoin depuis plusieurs heures de moyens aériens renforcés et il n’y a eu pour l’instant qu’un seul canadair », a lancé ce mardi sur notre antenne Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de la Corse. « Jusqu’à présent, les moyens aériens ont été insuffisants », a-t-il ajouté. En Corse, 1.800 hectares ont été traversés par les flammes et, sur l’ensemble des théâtres d’opérations des pompiers dans le sud et sur l’île, 5.000 soldats du feu sont à pied d’œuvre.

© Fournis par BFMNews

Des équipements vieillissants

La question des moyens, alors que les pompiers sont sollicités au maximum et comptent beaucoup sur les appareils de leur flotte aérienne pour vaincre les incendies, s’est invitée ce mardi dans le débat. Dans la soirée, sur BFMTV, le colonel Éric Faure, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, explique les raisons de cette insuffisance de moyens:

« En situation normale, nous avons suffisamment de moyens. Mais nous sommes confrontés depuis plusieurs années à un schéma où notre activité normale augmente sans cesse. Nous avons augmenté le nombre d’interventions de 20%. (…) Des situations qu’on qualifiait auparavant d’exceptionnelles se multiplient. »

Il a alors détaillé les difficultés matérielles auxquelles doit faire face le corps des pompiers. L’âge de la flotte arrive en tête des préoccupations: « Notre flotte aérienne vieillit. On n’a pas pris les décisions nécessaires il y a quelques années pour la renouveler. Elle doit l’être absolument puisque certains avions, les trackers, arrivent en bout de course. »

L’aide de l’Europe?

Si on quitte le ciel des yeux, on s’aperçoit également que le parc automobile prend lui aussi de l’âge: « En ce qui concerne le matériel, ces cinq dernières années l’investissement nécessaire à l’achat des matériels a diminué de 25% donc ce sont moins de véhicules, et ceux qui restent vieillissent. » Enfin, le colonel Eric Faure a évoqué le facteur humain: « Sur le plan humain, le nombre de casernes diminue, le personnel ne progresse plus, notamment le volontariat a beaucoup diminué, on est arrivé à un plancher. Le nombre de professionnels diminue. »

Le pompier a indiqué que les choses pourraient être améliorées à l’échelon continental: « C’est tout l’intérêt d’avoir demain une force européenne d’avions de sécurité civile. C’est-à-dire des avions bombardiers d’eau susceptibles d’intervenir là où la situation le justifie. La flotte européenne permettrait de limiter les coûts, de les mutualiser entre tous les pays. »

Pas d’insuffisance matérielle selon Gérard Collomb

Prenant la parole ce mardi soir lors d’un déplacement en Haute-Corse, le ministre de l’Intérieur a lui aussi plaidé pour un secours européen, soulignant l’aide apportée par la France à certains de ses voisins les années passées. « Aujourd’hui, c’est 20 avions qui ont été mobilisés à la fois en Corse et sur le continent et nous avions demandé à nos collègues italiens de pouvoir nous envoyer un canadair supplémentaire (…). »

Pour le reste, Gérard Collomb écarte les critiques sur un manque supposé de moyens, incriminant les conditions atmosphériques pour expliquer la propagation des feux de forêts:

« Là où le feu s’est développé, c’était évidemment pendant la nuit comme on l’a expliqué tout à l’heure, c’est-à-dire à un moment donné où les avions ne peuvent pas voler. Donc ce n’est pas l’insuffisance du nombre d’avions qui est en cause, c’est évidemment le fait que ce feu ait pris à un moment donné où on ne pouvait plus lutter avec les moyens nécessaires par rapport à ce sinistre qui a pris une ampleur tout à fait considérable. »

Six Dash 8 supplémentaires

Gérard Collomb a ensuite ajouté: « Nous avons une flotte qui est aujourd’hui suffisante en France mais qui doit évidemment faire l’objet à chaque fois d’un entretien dès qu’elle revient à terre. » Le ministre de l’Intérieur a joint l’exemple à ce tableau général brossé par ses soins: « Pour donner une petite idée, l’an dernier à la même époque, nous avions fait 2.000 largages d’eau, là nous en sommes à 4.000. Et ça veut dire que les avions sont mis à rude épreuve, les pilotes aussi. »

Pour autant, et lors de ce même point-presse, le ministre a annoncé un accroissement du nombre d’appareils à disposition de la lutte contre les incendies: « Mais pour ce qui concerne les moyens de la protection civile, nous savons qu’il faut les renforcer encore et donc dans arbitrages budgétaires j’ai obtenu que pour la protection civile nous puissions avoir dans les prochaines années six Dash 8 supplémentaires. » Si commande a été passée, il reste cependant à construire ces avions, a-t-il rappelé

Les découvertes de la science en matière de fonctionnement cérébral des bêtes, mais aussi en termes d’émotions, constituent une source d’émerveillements insoupçonnés.

La population des orangs-outans de Bornéo a rétréci de 25% en dix ans.

© REUTERS/Jon Nazca La population des orangs-outans de Bornéo a rétréci de 25% en dix ans.

L’étude, publiée le 10 juillet par un groupe de chercheurs américains et mexicains, a secoué un début d’été caniculaire. On y lit, méticuleusement recensée, l’extinction de masse qui frappe des dizaines d’espèces de mammifères depuis quelques décennies, et qui va s’accélérant.

Ainsi, le nombre de lions africains a-t-il dégringolé de 43% depuis 1993 (il en reste moins de 35000 aujourd’hui), celui des guépards s’est-il ratatiné autour de 7000 félins mouchetés, et celui des orangs-outans de Bornéo, a-t-il rétréci de 25% entre 2005 et 2015. Quant aux girafes, on n’en dénombre plus que 97000 -elles étaient 115000, encore, en 1985. En guise de conclusion, l’étude fixe le calendrier du carnage: nous n’avons plus que deux ou trois décennies pour inverser la tendance.

C’est peu. Mais, cette fois, le pire n’est pas certain. Car quelque chose est en train de changer dans notre rapport aux animaux, du moins en Occident. Si, en France, le Code rural stipule depuis dix-sept ans -par son article L214-1- que l' »animal est un être sensible », l’affaire semble frayer son chemin, depuis quelques années seulement, dans la tête des citoyens.

Pour un devoir d’humanité envers les bêtes

Et la société semble désormais tourner vers les bêtes un regard plein d’une curiosité nouvelle et d’une inquiétude, aussi, d’avoir peut-être failli jusqu’ici dans son rapport à elles. De plus en plus nombreux sont ceux qui, sans excès, et tout en actant la singularité de l’homme dans le règne animal, rejoignent désormais la pensée de certains pionniers.

Comme celle d’Elisabeth de Fontenay. Dans Le Silence des bêtes (1998), la philosophe en appelle non pas à un droit des bêtes, mais à un devoir d’humanité envers elles: « Parce que nous tenons à notre merci ces vies vulnérables et muettes, nous avons une responsabilité. L’homme perd sa dignité en faisant souffrir ceux qu’il domine. »

« L’animal nous regarde, a encore écrit Jacques Derrida. Penser commence par-là. » Et les animaux, eux, à quoi pensent-ils? D’où vient que les éléphants organisent des rites funéraires, que les rats offrent refuge à leurs congénères en danger, qu’une corneille utilise les voitures comme casse-noix? Plus la science sonde l’intelligence des bêtes, plus elle vogue de surprises en émerveillements.

Âgée aujourd’hui de 19 ans, Sophie présente un handicap très lourd consécutif à une souffrance foetale non détectée lors de l’accouchement à la maternité de Rémiremont.

Le Parisien: La direction du centre hospitalier de Rémiremont (Vosges), qui ne souhaite pas s'exprimer sur un dossier jugé en droit, a indiqué avoir transmis la décision du tribunal à son avocat et son assureur, qui définiront les suites à donner. (Illustration)

© Wikimedia Commons. La direction du centre hospitalier de Rémiremont (Vosges), qui ne souhaite pas s’exprimer sur un dossier jugé en droit, a indiqué avoir transmis la décision du tribunal à son avocat et son assureur, qui définiront les suites à…

La procédure a duré plus de 19 ans. Le tribunal administratif de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a condamné la maternité de Rémiremont (Vosges) à verser plus de 10 millions d’euros à une jeune femme handicapée suite à une erreur médicale à la naissance. Âgée de 19 ans, Sophie présente un handicap très lourd consécutif à une souffrance foetale non détectée lors de l’accouchement, détaille l’avocate de sa famille, Me Isabelle Tetaz-Monthoux.

Tous préjudices confondus, le montant de l’indemnisation décidé le 6 juillet s’élève à 10 940 394 euros. «C’est l’une des décisions les plus favorables prises par un tribunal administratif dans ce genre de dossier», s’est félicitée l’avocate. La direction du centre hospitalier, qui ne souhaite pas s’exprimer sur un dossier jugé en droit, a indiqué à l’AFP avoir transmis la décision du tribunal à son avocat et son assureur, qui définiront les suites à donner.

Si le droit à l’indemnisation de la jeune fille, qui n’a jamais pu être scolarisée, a été reconnu dès 2004, il a fallu attendre que son état soit stabilisé pour avoir les conclusions médicales définitives et fixer le montant, a précisé Me Tetaz-Monthoux, expliquant ainsi la longueur de la procédure. La famille a mis en avant «la désorganisation du service et un défaut de surveillance», explique Vosges Matin, qui a révélé cette décision de justice.

«Ça ne changera pas nos vies»

«Ce sont des indemnisations, ça ne changera pas nos vies. Il faudra toujours être aux côtés de Sophie 24 heures sur 24. Aujourd’hui encore, j’utilise un baby phone pour pouvoir l’entendre en cas de problème. Je n’ai rien gagné, c’est juste une indemnisation. Ma fille est en fauteuil», témoigne la maman de Sophie.

La petite fille, qui a été réanimée, était restée hospitalisée en néonatalogie pendant trois mois et demi. «On la stimule, on fait beaucoup de choses, mais les dégâts sont là», souffle la maman à Vosges Matin. Le centre hospitalier de Remiremont peut faire appel de cette décision jusqu’au 6 septembre