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Hillary Clinton le 28 juillet à Philadelphie.

Hillary Clinton le 28 juillet à Philadelphie. DARCY PADILLA / AGENCE VU POUR LE MONDE

La course est définitivement lancée. En acceptant jeudi 28 juillet l’investiture démocrate pour la présidentielle du 8 novembre, Hillary Clinton a fait le vœu de devenir la première femme élue à la présidence des Etats-Unis. L’objectif assigné à la convention de Philadelphie était de mettre en ordre de marche un parti fracturé par une longue campagne et l’émergence d’une aile gauche exigeante. Cette mission a été remplie même si certains soutiens du sénateur du Vermont, Bernie Sanders, ont tenté de perturber le discours de l’ancienne secrétaire d’État, soulevant en retour de tonitruant « Hillary ! Hillary ! » dans une salle pleine à craquer.

 

 

Mme Clinton devait ensuite convaincre son public, et au-delà des murs de Philadelphie, l’Amérique tout entière, qu’elle était prête pour la fonction et pour affronter son adversaire républicain, Donald Trump. Elle l’a fait à sa manière, sérieuse à défaut d’être lyrique, défendant une politique du quotidien qui se gagne « pas après pas, année après année et parfois même porte après porte ». La première tâche était de répondre au tableau angoissant de l’Amérique peint par Donald Trump lors de la convention de Cleveland, une semaine plus tôt.

« Nous n’avons pas peur »

« Nous sommes lucides devant ce à quoi notre pays est confronté. Mais nous n’avons pas peur », a-t-elle assuré avant d’attaquer le magnat de l’immobilier sur un point de son discours, lorsqu’il avait assuré qu’il était « le seul » à pouvoir répondre aux défis américains. Une phrase pareille doit « vous alerter », a-t-elle dit, « l’Amérique ne dit pas ça, elle dit NOUS allons les régler ensemble ». « Il veut nous diviser du reste du monde et les uns des autres », a poursuivi l’ancienne secrétaire d’Etat, qui a invité son public à retirer au milliardaire le bénéfice du doute pour ses dérapages, « la triste vérité est qu’il n’y a pas d’autre Donald Trump. Il est vraiment comme ça ».

Mme Clinton devait ensuite répondre sur le fond à M. Trump, à s’attaquer à la petite musique décliniste qui trouve un écho certain aux Etats-Unis. « Certains d’entre vous sont en colère, voire furieux. Et vous savez quoi ? Vous avez raison », a convenu Mme Clinton, jugeant que la reprise économique « n’est pas encore à la hauteur ». La candidate démocrate a tissé la promesse d’un avenir commun d’opportunités, insistant sur les compromis passés avec M. Sanders. Elle a repris pour la dénoncer la thématique des « murs » développée par le magnat de l’immobilier en notant que « chaque fois qu’une barrière tombe aux Etats-Unis, cela dégage le terrain pour tout le monde ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/07/29/hillary-clinton-prononce-un-discours-d-investiture-historique_4976040_829254.html#Rs0JLIpJUQYugiZx.99

les    attentats qui ont frappé successivement Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, les 14 et 26 juillet, ne sont que les derniers en date d’une longue série d’exactions meurtrières menées par l’organisation Etat islamique (EI), qui est de loin l’organisation terroriste la plus meurtrière dans le monde.

Depuis la proclamation par l’EI d’un « califat » aux confins de la Syrie et l’Irak en juin 2014, puis l’allégeance de la secte Boko Haram en 2015, Le Monde a recensé 213 actes terroristes commis par l’organisation ou ses « filiales » dans 28 pays, qui ont fait plus de 3 000 morts (voir notre méthodologie).

Quel bilan humain ?

Attentats revendiqués par l’EI Attentats attribués à l’EI Suspicion de liens avec l’EI
Territoire contrôlépar l’EI (Irak et Syrie)Attentats du13 novembreAttentats deBruxellesAttentat d’Orlando10 morts100 morts224 mortsAttentatavortéAttentatpassé
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Juin 2014
Bougez la glissière pour explorer les attentats précédents

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Pour profiter de la version interactive de cette carte, nous vous invitons consulter cet article sur un ordinateur ou une tablette.

Après les attentats de Paris, en novembre 2015, nous avions réalisé un premier bilan des actions terroristes revendiquées par l’EI et ses filiales, ou qui lui étaient attribués. Hors des exactions et attentats perpétrés en Irak et en Syrie, nous avions compté plus de 1 850 morts.

Malheureusement, tout en perdant du terrain sous l’effet conjugué des revers militaires au sol et des frappes aériennes de la coalition internationale, le groupe djihadiste a poursuivi sa folie meurtrière sur quasiment tous les continents : San Bernardino et Orlando aux Etats-Unis, Bruxelles en Belgique, Istanbul en Turquie, Makhatchkala et Derbent en Russie et Magnanville en France ont tour à tour été ensanglantées par des terroristes se revendiquant de l’EI.

Sans parler des quatres gros foyers d’implantation de l’organisation en dehors de son « califat » : dans le bassin du lac Tchad (où sévit Boko Haram), au Yémen et en Libye (où les branches locales de l’EI profitent de la guerre civile pour étendre leur influence) et dans la péninsule du Sinaï (où les djihadistes mènent une guerre d’usure contre les autorités égyptiennes), les attentats et attaques se comptent en dizaines.

Pour aller plus loin : Deux ans d’évolution de la présence de l’Etat islamique en Syrie et en Irak en cartes

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Un emballement depuis le début 2016

Sur les sept premiers mois de l’année 2016, l’organisation a déjà commis plus de 115 attentats tuant plus de 1 300 personnes – plus que sur l’ensemble de l’année précédente.

Nombre cumulé d’attentats et de morts
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« Ramadan de sang »

Une tendance qui s’est dramatiquement illustrée au mois de juin 2016, le plus meutrier depuis la naissance de l’EI, si l’on excepte le crash de l’Airbus égyptien en octobre 2015 (224 morts). Comme elle l’avait promis, l’organisation a fait cette année du mois sacré de l’islam un véritable « Ramadan de sang », avec 33 attentats faisant au moins 365 morts entre le 6 juin et le 5 juillet 2016 (sans même compter l’attentat de Bagdad et ses 292 morts).

Lire la note de blog de Jean-Pierre Filiu : Les terribles leçons d’un ramadan de sang

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Les villes les plus touchées

Maiduguri, capitale de l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria est la première cible du terrorisme, au moins 257 morts attribués à l’ex-Boko Haram, dans une localité qui compte seulement 600 000 habitants. Suivent les « deux capitales » du Yémen, Aden et Sanaa. Parmi les villes occidentales, Paris est la plus touchée, avec 5 attaques qui ont causé 136 morts, en comptant sa banlieue

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Des attaques sur les cinq continents

Au fil de sa montée en puissance, l’EI a progressivement étendu son champ de bataille. Les pays les plus touchés par les attentats sont ses lieux d’implantation historiques, ainsi que ceux de ses alliés : Nigeria, Niger, Tchad et Cameroun pour Boko Haram. Depuis fin 2015, les attaques meurtrières se multiplient également au Yémen, en Egypte et au Bangladesh où les groupes locaux de l’EI sont de plus en plus actifs.

En dehors de ces « fiefs », la France, avec les attentats coordonnés du 13 novembre, a payé un lourd tribut, de même que la Turquie (où les attaques ne sont pas revendiquées mais attribuées à l’EI) et la Tunisie, où plusieurs attentats ciblent des touristes étrangers (musée du Bardo, plage de Sousse).

Quelles nationalitées touchées ?

Attentats revendiqués par l’EI Attentats attribués à l’EI Suspicion de liens avec l’EI
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Juin 2014

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Tous les continents ont été frappés au moins une fois par l’EI ou ses sympathisants – qu’il s’agisse d’attaques sur leur sol ou contre leurs ressortissants à l’étranger (exécutions filmées, touristes pris pour cibles). La France, l’un des leaders de la coalition internationale contre les djihadistes en Irak et en Syrie, paie un tribut particulièrement lourd, avec neuf attentats mortels perpétrés par des terroristes se revendiquant de l’EI, dont six sur son sol.

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Les branches les plus meurtrières

La « maison-mère » Etat islamique, qui a fait de Rakka (Syrie) sa capitale, est de loin l’organisation terroriste la plus médiatisée en Occident et son bilan est conséquent : près de 600 morts entre les exécutions d’otages, les attaques contre des pays frontaliers et les opérations à l’extérieur, sans compter même compter ses exactions en Irak et en Syrie. Toutefois, rapporté au nombre d’actions, Wilayat Al-Sudan Al-Gharbi, plus connu sous son ancien nom de Boko Haram, est sa branche la plus sanguinaire, d’autant qu’elle n’agit sous l’égide de l’EI que depuis seize mois. La secte djihadiste nigériane se distingue par son recours répété à des attentats aveugles dans des lieux publics, afin de maximiser le nombre de victimes.

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Zoom : les « filiales de l’EI »

Les changements de nom successifs de l’Etat islamique d’Irak (EEI) – devenu en 2013 l’Etat islamique en Irak et au Levant (EEIL) et en 2014 l’Etat islamique (EI) – ont accompagné l’exportation de l’organisation en dehors de son berceau irakien. Depuis la proclamation de son « califat », en juin 2014, l’EI a ouvert une dizaine de « franchises », le plus souvent en exploitant l’ancrage de groupes djihadistes locaux. Progressivement, certains groupes se débaptisent pour se confondre avec le nom des provinces (wilayat en arabe) revendiquées par l’organisation à travers l’Afrique et le Moyen-Orient.

Lire : L’Etat islamique multiplie ses « franchises » en Afrique

Sinaï (Egypte)

Province du Sinaï est le nom pris par le groupe Ansar Beït Al-Makdis (« les partisans de Jérusalem ») après son allégeance à l’EI en novembre 2014. Jusque-là inspirés par Al-Qaida, ces djihadistes ont revendiqué la plupart des attaques contre les forces de sécurité égyptiennes, dans le Nord-Sinaï ou dans la capitale égyptienne du Caire depuis le renversement du président islamiste Mohamed Morsi par les militaires, en juillet 2013. Principal fait d’armes de la Province du Sinaï : l’explosion de l’Airbus de la compagnie russe Metrojet, le 31 octobre, qui a coûté la vie à 224 personnes.

  • Date d’allégeance : novembre 2014
  • 22 attentats
  • 340 morts
  • Principaux intérêts visés : Egyptiens, Russes et Européens
  • Modes opératoires privilégiés : explosifs
  • Lieux visés : bâtiments publics ou militaires

Libye

C’est autour de la petite ville côtière de Derna, dans l’est de la Libye, que s’est constitué le noyau initial de l’EI libyen – la Province de Cyrénaïque – après que le Conseil consultatif de la jeunesse islamique lui eut prêté allégeance. L’organisation centrale a adoubé cette franchise, puis la Tripolitaine et le Fezzan ont été « intégrés » au califat. La Libye, aujourd’hui divisée et dépourvue d’Etat central, est un terrain fertile pour l’organisation djihadiste, responsable de la décapitation de 21 coptes égyptiens, en janvier 2016, ainsi que du meurtre de 28 Ethiopiens en avril. La branche libyenne de l’Etat islamique est actuellement engagée dans un bras de fer sanglant avec les forces pro-gouvernementales, qui veulent la déloger de son bastion de Syrte.

  • Date d’allégeance : octobre 2014
  • 19 attentats
  • 231 morts
  • Principaux intérêts visés : forces de l’ordre libyennes et Occidentaux
  • Modes opératoires privilégiés : fusillades, exécutions et voitures piégées

Afrique de l’Ouest (ex-Boko Haram)

Mouvement insurrectionnel djihadiste fréquemment qualifié de secte, Boko Haram (« le groupe de gens engagés dans la propagation des enseignements du Prophète et du djihad », de son vrai nom) a été créé en 2002 et est installé dans le nord-est du Nigeria. Responsable de près de 10 000 victimes dans le pays, il a prêté allégeance à l’EI en mars 2015. Ses actions contre des lieux publics (marchés, mosquées) sont destinées à faire un grand nombre de victimes.

  • Date d’allégeance : mars 2015
  • 57 attentats
  • 948 morts
  • Principaux intérêts visés : Nigérians et Camerounais
  • Modes opératoires privilégiés : kamikaze (y compris des femmes et des mineurs), voiture piégée, prises d’otage
  • Lieux visés : marchés, gares et mosquées

Yémen

Née d’une scission d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA) à la fin de 2014, la branche yéménite multiplie les attaques à la bombe contre les mosquées houthistes – des musulmans zaïdites, une branche du chiisme –, un mouvement insurrectionnel qui contrôle une partie du pays, dont la capitale, d’où ils ont chassé les partisans du président Abd Rabo Mansour Hadi. Des actions qui marquent une nouvelle étape dans le chaos yéménite, alors qu’une coalition arabe menée par l’Arabie saoudite intervient depuis mars 2015 pour rétablir Hadi au pouvoir.

  • Date d’allégeance : fin 2014
  • 21 attentats
  • 490 morts
  • Principaux intérêts visés : Yéménites
  • Modes opératoires privilégiés : attentats-suicides
  • Lieux visés : mosquées chiites

Caucase

Des membres de l’Emirat du Caucase – un groupe djihadiste d’origine tchétchène – dont l’ex-« émir du Daghestan » ont annoncé leur ralliement à l’EI dans un message diffusé le 21 juin, une allégeance acceptée dans la foulée par l’organisation djihadiste. On ignore s’ils sont responsables des deux attentats commis dans le Daghestan (république russe du Nord-Caucase à majorité musulmane) en mars et mai 2016.

Date d’allégeance : juin 2015

Arabie saoudite

Apparue le 22 mai 2015, la branche saoudienne de l’EI (dite Province du Hedjaz) cible principalement des mosquées chiites (environ 10 % de la population) et les forces de sécurité du royaume, qui abrite les deux premiers lieux saints de l’islam et dont elle considère les dirigeants comme des usurpateurs. Poids lourd de la région, l’Arabie saoudite participe à la coalition dirigée par les Etats-Unis pour combattre l’EI en Irak et en Syrie. Riyad affirme avoir démantelé de nombreuses cellules de l’organisation djihadiste et arrêté plusieurs centaines de suspects.

  • Date d’allégeance : mai 2015
  • 8 attentats
  • 92 morts
  • Principaux intérêts visés : Saoudiens et Occidentaux
  • Modes opératoires privilégiés : attentats-suicides
  • Lieux visés : mosquées chiites et voie publique

Afghanistan/Pakistan

Evoluant théoriquement sur un territoire à cheval entre les deux pays, l’existence de la Province du Khorassan a été annoncée par l’EI en janvier 2015. Le groupe a été créé par des dissidents du mouvement des talibans pakistanais.

  • Date d’allégeance : janvier 2015
  • 4 attentat
  • 146 morts
  • Principaux intérêts visés : Pakistanais
  • Modes opératoires privilégiés : fusillades
  • Lieux visés : transports

Algérie

Les Soldats du califat, scission locale d’AQMI en Kabylie, ont signé leur entrée dans le djihadisme international avec l’enlèvement puis l’assassinat du guide de montagne français Hervé Gourdel, le 24 septembre 2014. Dix jours auparavant, le groupuscule avait fait allégeance à l’EI. Son chef, Gouri Abdelmalek, a été tué, ainsi que deux de ses lieutenants, par l’armée algérienne à la fin de 2014. Depuis, pris en étau entre les forces de sécurité et AQMI, ce groupe semble vivoter et ne serait pas parvenu à s’étendre.

  • Date d’allégeance : septembre 2014
  • 1 attentat
  • 1 mort
  • Principaux intérêts visés : Français
  • Modes opératoires privilégiés : exécution d’otages
  • Lieux visés : zones montagneuses

Tunisie

L’EI a revendiqué les deux attentats les plus meurtriers qu’a connus le pays depuis 2011, qui ont visé des touristes étrangers : l’attaque du Musée du Bardo, à Tunis, en mars (22 morts) et celle d’un hôtel de la cité balnéaire de Sousse en juin (39 morts). Dans les deux cas, les assaillants avaient séjourné dans des camps d’entraînement en Libye. Le gouvernement tunisien n’a jamais confirmé ces revendications et a souligné la responsabilité de réseaux d’Al-Qaida dans le cas de l’attentat du Bardo. Outre les intérêts touristiques, l’EI cible désormais les forces de l’ordre, avec l’attaque d’un bus de la garde présidentielle, puis l’assaut coordonné contre la ville de Ben Gardane, à la frontière avec la Libye.

  • 5 attentats
  • 114 morts
  • Principaux intérêts visés : civils tunisiens et étrangers, forces de l’ordre
  • Modes opératoires privilégiés : fusillades

Bangladesh

On sait peu de choses de la présence de l’EI dans le pays. Depuis mars 2016, l’organisation djihadiste a revendiqué les assassinats ciblés de nombreux civils (chrétiens convertis, hindous, boudhistes, athées, médecins), en invoquant à chaque fois leur non adhésion à l’islam ou de supposées insultes faites au prophète Mahomet. Le groupe a changé de dimension le 1er juillet 2016, en tuant 24 personnes (dont de nombreux étrangers) à l’issue d’une prise d’otages dans le quartier diplomatique de la capitale du pays, Dacca. Les autorités du Bangladesh, qui nient la présence de l’EI sur leur territoire, attribuent toutes ces exactions à des groupes islamistes locaux.

  • Date d’allégeance : septembre 2015
  • 12 attentats
  • 35 morts
  • Principaux intérêts visés : civils étrangers
  • Modes opératoires privilégiés : assassinats à l’arme blanche et fusillades

Philippines

L’EI est représenté aux Philippines par le groupe islamiste Abu Sayyaf, une « filiale » un peu particulière. Fondé en 1992 par Abdurajak Abubakar Janjalani, un ancien moudjahidine qui a combattu les Russes en Afghanistan aux côtés d’Oussama Ben Laden, ce groupe de bandits islamistes a longtemps été proche d’Al-Qaida, avant de prêter allégeance à l’Etat islamique en août 2014. Certains experts remettent toutefois en cause la sincérité de cet engagement, qui serait un « cache-sexe pour donner une forme de respectabilité » à leur entreprise criminelle, qui consiste principalement à enlever des otages pour demander des rançons.

Le groupe semble toutefois avoir franchi une étape en juin 2016, en proclamant un « califat » aux Philippes (sans lui donner le statut de province).

Lire : Abu Sayyaf : le djihadisme opportuniste aux Philippines

  • Date d’allégeance : août 2014
  • 5 attentats
  • 26 morts
  • Principaux intérêts visés : étrangers et forces de l’ordre
  • Modes opératoires privilégiés : assassinats à l’arme blanche et fusillades

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Des attentats pas toujours revendiqués

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L’une des difficultés pour constituer cette base recensant les attentats de l’Etat islamique a été de retrouver les actions qui portent la marque du groupe, car elles ne sont pas toujours revendiquées explicitement.

Au départ, l’organisation dirigée par Abou Bakr Al-Bagdadi a incité des individus isolés à passer à l’acte, et l’automne 2014 a vu de nombreuses agressions contre des forces de l’ordre ou des civils commises par des forcenés se revendiquant de l’EI, drapeau à l’appui, avec l’assentiment distant – a posteriori – et peu concerné de l’organisation. Ce fut le cas pour Man Haron Monis, l’auteur de la prise d’otages de Sydney en décembre 2014.

L’organisation terroriste ne revendique jamais les actions terroristes qui ont échoué – comme celles de Villejuif et du Thalys, en France, bien qu’elle apparaisse comme le premier suspect. Il est aussi arrivé que l’EI nie avoir commis un attentat, comme celui du 18 avril 2015 à Jalalabad, en Afghanistan, qui lui avait pourtant été attribué par les autorités. Enfin, Boko Haram revendique très rarement ses attaques, même si son mode opératoire récurrent (l’attentat-suicide et les bombes) laisse peu de place au doute.

Certaines actions ont été directement revendiquées par la « maison mère » irako-syrienne. C’est le cas des attaques de novembre en France, de mars en Belgique, mais aussi des attentats qui ont visé la Tunisie, pourtant commis par des terroristes entraînés en Libye, ou encore des assassinats au Bangladesh ou de la récente tuerie dans le Pulse d’Orlando.

Des modes opératoires qui évoluent

Alors que les premières actions de l’Etat islamique avaient surtout une portée symbolique forte, comme des prises d’otages – parfois suivies de décapitations avec des mises en scènes destinées à frapper l’opinion – et des assauts isolés contre les forces de l’ordre, l’année 2015 a été marquée par une nette hausse des fusillades et des attentats-suicide, aboutissant de manière récurrente à des massacres de masse, comme le 13 novembre à Paris. Les attentats à la voiture piégée sont aussi fréquemment utilisés, notamment en Egypte, et les tirs de roquettes se multiplient à la frontière Syrie-Turquie.

Les modes opératoires sont parfois complexes, avec des opérations quasi-simultanées menées par des groupes de l’EI dans plusieurs points d’une même ville (les attaques de Paris et Bruxelles répondent à ce schéma) ou avec des attentats en deux temps : une première voiture piégée, par exemple, qui occasionne de la confusion et un rassemblement, puis des kamikazes qui se font exploser dans cette foule. C’est souvent le cas des attaques sur la voie publique au Nigeria ou au Cameroun. En revanche, ni l’EI ni ses filiales n’ont jamais utilisé d’armes chimiques sur un sol étranger.

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Quelles sont les cibles ?

La prise d’otages de l’Hyper Cacher, le 9 janvier 2015, pourrait faire croire que l’EI cible les juifs. En réalité, du point de vue confessionnel, les musulmans sont de très loin les premières victimes de l’organisation djihadiste, qui s’est lancée dans une opération d’épuration religieuse visant notamment les chiites au Moyen-Orient et les soufis en Afrique de l’Ouest. Sur les attentats ou projets d’attentats contre des lieux saints, un seul a visé une synagogue (à Copenhague), deux des église (à Villejuif, sans succès, puis à Saint-Etienne-du-Rouvray) ; les autres ont pris pour cible des mosquées (essentiellement au Nigeria, au Cameroun, en Arabie saoudite et au Yémen). Au Bangladesh, des combattants djihadistes se revendiquant de l’EI ciblent aussi les boudhistes et les hindous.

Depuis le début de l’année 2016, on observe aussi une recrudescence des attaques contre les forces de l’ordre, qui traduit la stratégie de déstabilisation menée par l’organisation en Libye et au Yémen, où elle profite de la guerre civile pour affirmer sa présence. L’attentat dans la boîte de nuit gay The Pulse à Orlando (Etats-Unis), le 12 juin 2016, était à notre connaissance le premier spécifiquement dirigé contre la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres).

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On retrouve dans l’étude des lieux des attentats l’évolution de la stratégie de l’EI, passée des exécutions dans le désert aux attaques dans les lieux publics. Mais on constate surtout le tournant que l’intégration de Boko Haram a fait prendre à l’organisation djihadiste, dont nombre d’attentats sont désormais dirigés contre des mosquées.

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Le vendredi, jour saint et jour de sang

Alors que l’EI proclame son respect scrupuleux de l’islam, c’est le vendredi, jour saint dans la religion musulmane, que se déroulent le plus souvent les attentats et exécutions. A cela, aucun hasard : c’est lors des prières que peut être maximisé le nombre de victimes chiites et que Boko Haram peut mener des attaques aveugles contre des mosquées au Cameroun ou au Nigeria (le groupe accusant les dignitaires musulmans de ces pays de collusion avec les pouvoirs en place).

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C’est enfin le vendredi, veille du week-end dans les sociétés occidentales, que l’EI et les terroristes qui s’en réclament frappent le plus souvent en Occident, à l’image de la prise d’otages de l’Hyper Cacher en janvier 2015, de l’attaque avortée du Thalys en août 2015, ou encore des attentats du 13 novembre 2015 ■

Méthodologie

  • Sur la base des recensements exhaustifs de Wikipédia et du New York Times, nous avons vérifié un à un les attentats que l’EI ou l’une de ses branches avaient revendiqués, ou pour lesquels leur responsabilité était étayée par de sérieux soupçons.
  • Bien entendu, la base de données que nous avons constituée est loin d’être exhaustive et exacte à 100 %, car elle repose sur la médiatisation de ces évènements par les agences de presse mondiales.
  • Contrairement à une précédente version de cette infographie, les seuls événements survenus en Syrie et en Irak que nous avons intégrés sont les exécutions d’otages étrangers : nous avons choisi d’exclure toutes les exécutions et attaques survenues dans ces deux pays, pour lesquels la vérification est souvent compliquée, l’exhausivité impossible et la caractérisation comme « attentat terroriste » sujette à caution (car ils s’insèrent dans la guerre civile). Il ne faut pas pourtant sous-estimer leur poids : sur le seul mois de janvier 2016, l’EI a commis plus de 100 attentats-suicides en Irak et en Syrie, et a tué près de 300 personnes en un seul attentat à Bagdad début juillet.
  • Nous avons également exclus les morts survenues lors des combats récents entre la branche libyenne de l’EI et les forces pro-gouvernementales, qui relèvent davantage de l’affrontement militaire que de l’attentat (même si les djihadistes en commettent par ailleurs de nombreux dans le pays).
  • Les décomptes du nombre de morts ne comprennent pas les terroristes décédés pendant les attentats.
  • Explorez la base de données

    La base de données au format tableur

  • le monde

Vol à l’arraché : une mamie morte pour 7 euros

Une octogénaire a été agressée lundi près de Paris par au moins un homme à scooter qui l’a traînée plusieurs mètres au sol en lui arrachant son sac à main. A l’intérieur, il n’y avait que quelques pièces de monnaie.

Une femme de 85 ans est morte pour sept euros mardi, après avoir été victime d’un vol à l’arraché commis par un homme à scooter à Malakoff, près de Paris.

Lundi midi, l’octogénaire a été agressée par au moins un homme à scooter qui l’a traînée plusieurs mètres au sol en lui arrachant son sac à main. Rentrée chez elle, elle a mentionné au moins un agresseur à son mari puis a été hospitalisée, souffrant du poignet.

Un appel à témoins

Les médecins ont alors détecté une hémorragie cérébrale. La vieille femme est décédée le lendemain matin.

La victime n’avait que quelques pièces dans le sac qui lui a été dérobé. Sept euros en tout et pour tout.

Les enquêteurs, qui ont lancé un appel à témoins, recherchent notamment deux passants, un homme et une femme, qui se sont arrêtés pour porter secours à la victime, ainsi que son petit sac noir en bandoulière. Les témoins peuvent se manifester au 0 800 00 27 08 ou à l’adresse pppj-appelatemoin@interieur.gouv.fr.

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Trois copines décèdent après avoir ingéré des fausses pilules de Valium

Trois amies sont décédées à 10 jours d’intervalle en juin dernier dans la ville de Renfrew, en Grande-Bretagne.

Kirsty Gilchrist, une jeune maman de 29 ans, est morte à son domicile le 9 juin dernier. Natasha McCann, 26 ans, est décédée une semaine plus tard et Hannah McNocher a succombé à l’hôpital le 19 juin.

Les trois jeunes femmes avaient ingéré des fausses pilules de valium qu’elles avaient probablement mélangé avec du Subutex (un substitut de l’héroïne).

Ces faux comprimés contenaient de l’étizolam, un produit chimique mortel. Neuf personnes ont perdu la vie ces derniers jours en Ecosse à cause de ces mêmes fausses pilules.

Ces gélules sont facile à trouver sur internet et sont consommées en grande quantité dans la région de Renfrew.

« L’abus de benzodiazépine représente un gros problème en Ecosse. Et le risque d’avoir une réaction négative à ce type de médicaments est amplifié quand ils est pris avec de l’alcool ou d’autres drogues » a déclaré le commissaire divisionnaire.

source : http://www.dailyrecord.co.uk/news/scottish-news/tragic-pals-who-died-within-8500595

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La somme était dans un portefeuille, que le couple a amené à la police

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La somme était dans un portefeuille, que le couple a amené à la police. © illustraion – archives AFP/ SAMUEL KUBANI

Le couple avait trouvé un portefeuille bien rempli dans une petite église

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n couple de Saint-Paul-lès-Dax a accompli un beau geste, mardi après-midi, en ramenant au commissariat de police de Dax un portefeuille bien garni, qu’ils avaient trouvé dans la petite église de Gourby à Rivière-Saas-et-Gourby.

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Les agents n’ont pas tardé à retrouver la propriétaire du portefeuille et des 2 600 euros qu’il contenait, une dame qui venait tout juste de retirer la recette de son magasin qu’elle comptait déposer à la banque, après une halte à l’église.

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Boi Lei Sang, 2-Year-Old Boy, Dies After Being Left In Hot SUV While Parents Are In Dallas Church

A two-year-old boy has died in Texas after he was left in his parents’ hot SUV while they were in church.

Dallas police said Boi Lei Sang was pronounced dead in hospital Sunday afternoon after he was found in the vehicle, according to The Associated Press.

The U.S. National Weather Service said the temperatures reached a high of 38 degrees Celsius.

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A toddler was pronounced dead after being left in a SUV. (Photo: Newsfix DFW)

Sang’s family was at a bible study at the Rehoboth Praise Assembly in the city’s White Rock neighbourhood, according to Fox 4.

His parents were in two separate study groups, a church member told the outlet, and when they met up again about 45 minutes later they realized the boy wasn’t with their four other kids.

That was when the father ran out to their SUV to find the toddler unresponsive inside.

Church member Reng Om told WFAA that the boy wasn’t moving when his father walked in from the Honda Pilot with him in his arms.

« It looked very bad, » Om said.

reng om
Church member Reng Om speaks to media about the tragic incident. (Photo: Newsfix DFW)

Investigators would not comment on possible criminal charges Sunday, according to the outlet.

Om told NBC 5 Dallas-Fort Worth that most of the church’s congregants are families from Burma and that the boy’s father wanted to call 911 himself, but didn’t speak English.

« They are a perfect family. I’m very upset for him, » he said.

Fox 4 reports that Child Protective Services is talking with the family through a translator to make sure their other four children are safe

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Tentative d’homicide à Saint-Genest (Allier) : l’ancien député Jean Gravier interpellé

Jean Gravier, ici en 2007 à son domicile de Villebret. Archives La Montagne – COUDERC Bruno

 

L’ancien député-maire Jean Gravier a été interpellé mardi soir, suite à la tentative d’homicide sur le gérant de l’auberge de Saint-Genest. La victime a été opérée dans la nuit.

On en sait plus ce matin sur l’identité du suspect interpellé ce mardi soir, après la tentative d’homicide par arme à feu sur le gérant de l’auberge de Saint-Genest.

Selon plusieurs sources, il s’agit de Jean Gravier, ancien maire de Villebret entre 1983 et 2004, député UDF de l’Allier entre 1993 et 1997 et conseiller général du canton de Montluçon sud entre 1985 et 2008.

Il a été arrêté par la gendarmerie à Villebret, quelques instants après les faits à son domicile de la rue de la Guette, où il s’était réfugié.
La victime, gérant de l’auberge de Saint-Genest, a été opérée du cerveau au Centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand où elle a été héliportée après les faits. Son état serait « stationnaire mais préoccupant ».

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