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Des enfants rohingyas, le 27 septembre 2017 à Maungdaw, dans l'Etat de Rakhine, en Birmanie.

Des enfants rohingyas, le 27 septembre 2017 à Maungdaw, dans l’Etat de Rakhine, en Birmanie.

afp.com

Grâce à ces images, L’ONG Human Rights Watch apporte la preuve que des villages de la minorité musulmane persécutée ont bien disparu.

Ces images pourraient constituer une preuve devant un tribunal international. Human Rights Watch a dévoilé ce vendredi des images satellites montrant des dizaines de villages rasés dans l’ouest de la Birmanie. Grâce à une base d’images satellite réunies, l’organisation a comptabilisé au moins 55 villages passés au bulldozer dans le nord de l’État de Rakhine, où se concentrent les violences.

« Nombre de ces villages ont été la scène d’atrocités contre les Rohingyas« , souligne Brad Adams, directeur Asie pour HRW. Sur son site, l’organisation demande au Conseil de sécurité des Nations unies d’exiger l’arrêt immédiat de ces démolitions. « Ces villages rohingyas devraient être traités comme des scènes de crime et être préservées jusqu’à ce que la mission d’enquête de l’ONU mène ses enquêtes. »

Un « plan pour le rapatriement » des réfugiés

Début février, des photos postées sur les réseaux sociaux par l’ambassadeur de l’Union européenne en Birmanie, Kristian Schmidt, après un voyage officiel en Etat Rakhine, avaient révélé des zones entières passées au bulldozer. Les images avant/après –visibles sur la version anglophone du site de HRW– ne laissent plus aucun doute.

Le gouvernement birman assure que ce rasage fait partie d’un « plan pour le rapatriement » des réfugiés ayant fui vers le Bangladesh voisin. Mais cette explication est considérée avec circonspection par les experts et les ONG.

EN IMAGES >> L’errance des Rohingyas

L’armée birmane a reconnu que des soldats et des villageois bouddhistes avaient tué de sang-froid des captifs rohingyas, un premier aveu public de violations des droits de l’Homme après des mois de dénégations, qui reste cependant limité. L’accès libre à la zone reste interdit aux journalistes, rendant très difficiles les vérifications des accusations de meurtres, viols et tortures. Près de 700 000 Rohingyas ont fui la Birmanie vers le Bangladesh depuis des violences en 2017. L’ONU dénonce un nettoyage ethnique mené par l’armée

Des sandales sont éparpillées le 22 février 2018 devant une école de Datchi après son attaque par le groupe Boko Haram

Des sandales sont éparpillées le 22 février 2018 devant une école de Datchi après son attaque par le groupe Boko Haram

afp.com/AMINU ABUBAKAR

Des dizaines de jeunes élèves d’un collège pour filles ont fuit, lors de l’attaque de leur école, ce lundi. 105 ont disparu, selon leurs parents.

Cent cinq élèves d’un internat pour filles manquent toujours à l’appel, après une attaque lundi de Boko Haram à Dapchi, dans le nord-est du Nigeria, ont affirmé ce leurs parents ce vendredi.

« Ayant été trompés […] par les autorités qui ont d’abord nié l’enlèvement, avant de nous faire croire que nos filles avaient été retrouvées, nous avons décidé de travailler ensemble pour leur libération », a expliqué Bashir Manzo, président de l’association tout juste créée par les parents sans nouvelles de leurs enfants depuis lundi soir.

Des centaines de jeunes filles se sont enfuies lors de l’attaque

« Une liste complète de toutes les filles disparues » a été établie, et « nous avons compilé 105 noms », a-t-il ajouté. « Le père de chacune des filles s’est présenté, et nous a donné son nom, le nom de sa fille, son âge, sa classe, sa ville natale et son numéro de téléphone », a précisé Bashir Manzo, dont la propre fille de 16 ans, Fatima, fait partie des élèves manquantes.

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Des centaines de jeunes filles de l’internat de Dapchi, dans l’État de Yobe, se sont enfuies lors de l’attaque de leur école. Des insurgés du groupe Boko Haram sont arrivés à la nuit tombée dans un convoi de véhicules pour enlever des élèves, selon les témoignages des résidents sur place.

Cette attaque rappelle l’enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, en avril 2014, qui avait donné à Boko Haram -dont le nom signifie « l’éducation occidentale est un péché »- une notoriété tragique sur la scène internationale, entraînant une vague d’émotion sur les réseaux sociaux autour du mouvement « Bring Back Our Girls ».

« Une catastrophe nationale »

Plusieurs jours après les faits, les autorités ne s’accordent toujours pas sur le nombre de filles disparues ni sur ce qui leur est arrivé ensuite. Mais l’incident soulève de nombreuses interrogations sur les capacités de l’armée à sécuriser le nord-est du Nigeria, malgré les déclarations répétées du gouvernement se vantant d’avoir mis fin à l’insurrection.

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Boko Haram mène depuis 2009 une lutte sanglante dans le nord-est du Nigeria. Ses attaques, et la répression par l’armée, ont fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés. « Le pays entier est aux côtés des familles », a déclaré vendredi le président Muhammadu Buhari dans un communiqué.

« C’est une catastrophe nationale. Nous sommes désolés que cela ait pu se produire et nous partageons votre peine », a ajouté le chef de l’État élu en 2015, sur la promesse de mettre fin au conflit qui ravage le nord-est du pays. Il avait également promis de libérer « les filles de Chibok » durant son mandat. Près d’une centaine ont depuis été échangées contre des prisonniers et d’importantes sommes d’argent.

 

Les 21 500 hommes ont trois semaines pour se soumettre à un prélèvement ADN.

Les 21 500 hommes ont trois semaines pour se soumettre à un prélèvement ADN.

REUTERS/Morris Mac Matzen

La police néerlandaise vient d’ouvrir la plus grande enquête de lien de parenté jamais réalisée dans le pays. L’ADN de 21 500 hommes va être prélevé pour retrouver le meurtrier d’un garçon de 11 ans.

C’est du jamais-vu aux Pays-Bas. 21 500 hommes originaires de la ville de Heibloem vont voir leur ADN prélevé dans les prochains jours par la police néerlandaise. Le but: retrouver le meurtrier d’un petit garçon mort il y a près de 20 ans. Âgées de 18 à 75 ans, ces personnes vivant dans la même localité que la victime ont trois semaines pour se soumettre à ce prélèvement.

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Ils ne sont pas suspects, a précisé la police, le but étant d’établir si l’un des donneurs d’ADN est un membre de la famille de celui qui a laissé des traces sur les vêtements de Nicky Verstappen, le petit garçon, et sur le lieu de découverte du corps.

Une pratique qui a déjà donné des résultats

Les analyses ADN devraient prendre entre six et douze mois. En cas de correspondance, des recherches généalogiques devront être faites. Ce qui devrait ajouter un nouveau délai avant de connaître la probable identité de la personne recherchée.

Nicky Verstappen, 11 ans, avait disparu dans la nuit du 9 au 10 août 1998 alors qu’il participait à un camp d’été dans la réserve naturelle de Brunssummerheide, au sud des Pays-Bas, près de la frontière allemande. Son corps avait été retrouvé le lendemain soir près du camp.

En décembre, une autre affaire classée a été résolue pour la première fois aux Pays-Bas grâce à une enquête ADN de lien de parenté à grande échelle comme celle-ci.

Un suspect, parent d’une personne qui a donné volontairement son ADN, a été interpellé pour le meurtre et le viol d’une jeune femme en 1992 à Zaandam près d’Amsterdam suite au prélèvement auprès d’environ 130 hommes.

Entre Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy, ce n'est plus l'amour fou.

Entre Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy, ce n’est plus l’amour fou.

AFP/LIONEL BONAVENTURE

Selon le Canard enchaîné, l’entretien téléphonique entre l’ex-président de la République et l’actuel président de LR aurait été particulièrement musclé.

Laurent Wauquiez n’a pas fini de payer ses propos tenus devant des étudiants de l’EM Lyon. Le Président de Les Républicains (LR), particulièrement acides contre ses adversaires, mais aussi contre sa propre famille, avait notamment accusé Nicolas Sarkozy de paranoïa et d’avoir mis tous ses ministres sous écoute.

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S’il a affirmé mardi sur BFMTV assumer ses propos, Laurent Wauquiez a fait exception concernant les critiques contre l’ex-président de la République. « Je le regrette vraiment, j’ai présenté mes excuses [par téléphone] à Nicolas Sarkozy. Je n’ai jamais sérieusement pensé que les ministres étaient écoutés en Conseil des ministres », a-t-il expliqué.

« Si j’étais toi, je trouverais un autre métier »

Officiellement, l’ex-président de la République a « pris note » de ses excuses. Mais selon Le Canard enchaîné l’entretien téléphonique a été bien plus violent que ça. « Je l’ai pulvérisé. Il m’a présenté ses excuses. Il était piteux. Ensuite, je ne l’ai pas laissé en placer une », se serait vanté Nicolas Sarkozy devant ses proches.

« Beaucoup de monde me disait que tu n’étais qu’une grosse merde. Aujourd’hui, je n’ai d’autre choix que de penser comme eux, aurait lancé Nicolas Sarkozy à son ancien protégé. Il paraît que tu as des ambitions présidentielles. Si j’étais toi, je trouverais un autre métier », rapporte encore l’hebdomadaire. Comme quoi Laurent Wauquiez n’a pas plus le monopole de l’invective que celui des propos rapportés.