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Archive for septembre 2010

Immigration : Besson va nommer un Monsieur Droit du Sol

 
J.CL.     leparisien.fr
Le droit du sol remis en cause ? Après avoir annoncé d’un mot aux députés, mercredi à l’Assemblée, qu’ils auraient à se prononcer «d’ici quelques mois sur le sujet», le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, Eric Besson, leur a confirmé ce jeudi la nomination d’un Sage chargé de réfléchir à la pertinence de réformer l’accessibiltié à la nationalité française

 

 

Video : «Mon ministère doit être une fabrique à bons Français»
 

 

Répondant à une question que lui avait plusieurs fois posée Etienne Pinte (UMP), dans le cadre de l’examen du texte sur l’Immigration, le ministre a déclaré : «Le président de la République a considéré, il y a 15 jours environ, lors d’une réunion d’arbitrage en présence du Premier ministre et des ministres concernés, que ce qu’il avait dit à Grenoble sur les jeunes nés sur le sol français de parents étrangers et qui seraient, par hypothèse, des délinquants multirécidivistes ne devant pas automatiquement acquérir la nationalité française, méritait un examen très approfondi».

«Il y aura une personnalité nommée incessamment et une commission», a ajouté Eric Besson, rappelant qu’il avait déjà pris, la veille, «l’engagement que les parlementaires seraient consultés». Début septembre, Nicolas Sarkozy avait pourtant confié à des députés UMP vouloir éviter ce débat.

Avant même que l’extension de la déchéance de nationalité aux Français naturalisés condamnés pour meurtre de gendarmes ou de policiers ne soit examinée aujourd’hui par les députés, les débats se sont enflammés hier. Un amendement a suscité la colère de l’opposition et l’incompréhension de certains élus de la majorité. Ce texte, rédigé par le député UMP Lionnel Luca, prévoyait qu’un enfant né en France de parents étrangers ne devienne plus automatiquement Français à 18 ans, mais qu’il en exprime le désir entre 16 et 21 ans.

Mariani pour la nomination d’un «Sage»

La gauche a aussitôt accusé la droite de «vouloir refaire les lois Pasqua de 1993». «Il n’y a pas de Français à la petite semaine, en CDD», s’est écriée Martine Billard (Parti de gauche). «Remettre en cause ce droit, c’est miner le processus d’intégration», s’est insurgée la socialiste Elisabeth Guigou. L’ancienne garde des Sceaux est à l’origine du texte actuel : un enfant né de parents étrangers sur le sol français devient Français automatiquement à 18 ans, il peut le devenir à 13 ans si ses parents en font la demande, à 16 ans si c’est lui-même qui la formule.

Rapporteur du projet de loi, Thierry Mariani a voulu calmer la grogne, estimant qu’«une discussion comme ça, au détour d’un amendement, (lui paraissait) précipitée». Eric Besson, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, a conclu en suggérant de voter contre l’amendement Luca «car vous aurez à vous prononcer d’ici quelques mois sur le sujet». La proposition a été repoussée (91 voix contre 23).

Revenant sur ce chapitre, ce matin, Thierry Mariani s’est dit pour, «à titre personnel», une réforme de l’accession à la nationalité française. «Je fais partie de ceux qui pensent qu’aujourd’hui, on ne peut pas systématiquement devenir français sans le vouloir ou sans le savoir», a-t-il estimé sur Canal+, ajoutant qu’il fallait nommer «un Sage» pour «un peu débroussailler le problème».

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ASSEMBLEE NATIONALE

Adoption de la déchéance de nationalité pour les meurtriers de policiers

 Leparisien.fr
 

75 voix contre 57. L’Assemblée nationale a voté jeudi à une courte majorité l’extension de la déchéance de nationalité aux Français naturalisés, depuis moins de dix ans, condamnés pour meurtre d’agents dépositaires de l’autorité publique (gendarme, policier…). Une mesure très controversée réclamée par Nicolas Sarkozy en juillet dernier.

 

Le Code civil ne prévoit actuellement la déchéance de nationalité que pour des cas extrêmes, dont le terrorisme.

 

L’opposition mais aussi des députés de la majorité ont défendu sa suppression

Dès hier, les débats à l’Assemblée s’étaient enflammés autour de l’éventuelle remise en cause du droit du sol. Ce jeudi, c’est après trois heures de débat, que l’extension de la déchéance de nationalité, article du texte du projet de loi sur l’immigration d’Eric Besson, a été adopté par scrutin public. La suppression de cette mesure a été défendue, en vain, par l’opposition, mais aussi des députés de la majorité : Etienne Pinte, les ex-ministres Nicole Ameline et Françoise Hostalier, tous trois UMP, et le centriste Jean Dionis du Séjour.

Dans le droit fil du discours de Grenoble du chef de l’Etat, le ministre de l’Immigration a justifié cet article du projet de loi en expliquant que certains faits divers comme l’attaque d’une gendarmerie «ont heurté nos concitoyens»: «en s’attaquant à l’autorité de l’Etat, ces personnes ont touché au coeur de la Nation». Il a évoqué une «procédure exceptionnelle».

«Touche pas à mon flic, c’est aussi respectable que Touche pas à mon pote»

«Mesure inacceptable, cynique, qui ne servira à rien» : les députés de gauche ont multiplié les critiques, accusant aussi le gouvernement et sa majorité de «légitimer l’extrême droite». Ce faisant, ils ont préparé les attendus du recours qu’ils déposeront devant le Conseil constitutionnel, estimant que cette mesure viole «l’article 1er de la Constitution» sur l’égalité de tous les citoyens devant la loi

«Vous voulez tendre un piège politique à la gauche», a lancé Julien Dray (PS). «Dans un an ou deux ans vous direz : Cela ne suffit pas, la déchéance de la nationalité, il faut revenir à la peine de mort.» Le député UMP de Paris Claude Goasguen, tout en s’interrogeant sur «l’utilité juridique» de cette mesure, a rétorqué : «Touche pas à mon flic, c’est aussi respectable que Touche pas à mon pote». Une allusion au slogan de SOS Racisme, dont l’un des fondateurs est Julien Dray.

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Décès du Prix Nobel de physique Georges Charpak

 Leparisien.fr
 

Le physicien français Georges Charpak est décédé mercredi à Paris à l’âge de 86 ans. L’annonce de sa mort via un avis d’obsèques publié dans la rubrique nécrologique du «Figaro», ce jeudi, a été confirmée par le ministère de la recherche. Ancien résistant, militant acharné du désarmement nucléaire, Georges Charpak avait obtenu le prix Nobel de physique en 1992 pour son développement de détecteurs de particules, en particulier la «chambre proportionnelle multifils» réalisée en 1968.  

 

Interné à Dachau

Né le 8 mars 1924 dans un ghetto juif de l’est de la Pologne, à Dabrowica, militant antifasciste à 15 ans, il refuse avec toute sa famille de porter l’étoile jaune en 1941, se procure de faux papiers au nom de Charpentier. Il rejoint la Résistance, avant d’être arrêté et envoyé à Dachau. Naturalisé français en 1946, il suit une formation d’ingénieur à l’école des Mines. Georges Charpak se destine alors à la recherche scientifique en France et à l’Organisation européenne de la recherche nucléaire (CERN) à Genève.

 «Quand j’ai reçu le prix Nobel, on m’a proposé de faire partie du jury de Miss France»

Il acquiert une formation théorique du plus haut niveau et met au point des machines de plus en plus complexes pour traquer la structure fondamentale de la matière. En 1992, l’Académie des sciences de Suède le récompense pour «son invention et le développement de détecteurs de particules, en particulier la chambre proportionnelle multifils» réalisée en 1968. «Quand j’ai reçu le prix Nobel, on m’a proposé de faire partie du jury de Miss France. J’avais dit non parce que je suis un petit bourgeois», déclarait-il en octobre 2008 à l’AFP avec un large sourire, les yeux bleus pétillants, dans son appartement de la rue Pierre-et-Marie Curie à Paris.

Ce père de trois enfants à la carrure athlétique se demandait s’il n’avait pas «raté sa vie d’homme parce que j’étais un fanatique de la science et que je consacrais tout mon temps à ça». La passion pour la recherche ne l’a jamais quitté. A 84 ans, il travaillait encore à la mise au point d’un appareil de radiologie permettant de recevoir 10 à 50 fois moins de rayons X, pour les enfants qui ont des problèmes de rachis (colonne vertébrale) et doivent souvent faire des radios.

Un pédagogue convaincu

Inspiré par son collègue Leon Lederman du Fermilab de Chicago, il lance en 1996 l’opération «la Main à la pâte», pour rénover l’enseignement des sciences en le fondant sur le questionnement, en transformant les enfants en expérimentateurs. «C’est ça, ma vraie profession, et j’ai réussi. On a démarré à l’Académie des Sciences avec 23 enfants de l’ambassade de France à Bogota et maintenant la Colombie va être couverte d’écoles de notre type», se réjouissait-il. En France, où il a publié huit livres entre 1993 et 2008, ses efforts ont été moins bien récompensés, car «il y a les rois des cons dans les ministères qui n’ont pas compris que ça avait un intérêt».

La guerre froide, «un jeu de fadas»

Le désarmement nucléaire était l’autre engagement de sa vie. La guerre froide, «c’était vraiment un jeu de fadas, mais on a eu du pot, il n’y a pas eu l’hiver nucléaire. Aujourd’hui, tout a changé. Il y des armes qui font la taille d’un pamplemousse, faciles à transporter. La connaissance est disséminée un peu partout par le Pakistan».

Pour lui, il faut placer tous les armements nucléaires du monde sous contrôle international pour que des Etats comme l’Iran acceptent de jouer le jeu. De plus, quand «les Etats ont des têtes nucléaires en réserve, ils sont obligés d’en fabriquer tout le temps, parce que la vie moyenne du tritium est de 12 ans». Si ces mesures ne sont pas prises, les terroristes auront bientôt «tout ce qu’il faut pour faire un très beau coup et faire chanter les grandes puissances».

L’usage civil du nucléaire paraissait en revanche «incontournable» à Georges Charpak, face aux besoins d’énergie de l’humanité.

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SÉRIE.

«Dallas», le retour : qui va jouer le fils de JR ?

Une chaîne américaine s’apprête à lancer une suite de « Dallas », dont les héros seront les enfants de la famille Ewing.

 
 

GUILLAUME SERINA     Le Parisien

Le sourire carnassier de JR et la coiffure au casque de Bobby version XXIe siècle, vous en avez rêvé ?
Hollywood l’a fait. La famille Ewing sera bien de retour sur les écrans, c’est désormais officiel. C’est en tout cas le pari que fait la chaîne câblée américaine TNT, qui a commandé un épisode pilote d’une nouvelle série adaptée de « Dallas » à une scénariste en vue à Los Angeles, Cynthia Cidre.

 

Avec un mot d’ordre : renouveler. Les héros devraient donc être les enfants de JR et Bobby.

« Plus qu’un remake, ce sera une continuation, prévient Michael Wright, directeur des programmes de la chaîne. La nouvelle génération des Ewing continuera la bataille. » A Hollywood, la chasse aux noms pour le rôle des « juniors » est ouverte. L’hebdomadaire « Entertaiment Weekly » s’amuse à caster Josh Duhamel (« Transformers »), Josh Holloway (« Lost ») ou même Kiefer Sutherland (« 24 Heures chrono ») en fils du fameux John Ross.

Les fans de la série originale ont de quoi être surpris, car c’est plutôt sur le grand écran que devaient être portées les aventures des Ewing. En 2006, la 20th Century Fox avait même signé avec John Travolta, Luke Wilson et Jennifer Lopez pour un remake au cinéma. Travolta et Lopez se sont vite désengagés, après que les premières études marketing ont été décevantes : la jeune génération ne semblait pas connaître « Dallas ». D’où l’idée de TNT de sauter une génération.

Diffusé dans le monde entier, « Dallas », qui a fait les beaux jours de la chaîne américaine CBS de 1978 à 1991, est encore à l’antenne dans une soixantaine de pays ! Ce soap-opéra en prime time repose sur les intrigues d’une riche famille texane, qui a fait fortune dans le pétrole. JR, incarné par Larry Hagman, crève l’écran en méchant businessman au coeur de pierre. Son frère Bobby est quant à lui l’homme idéal, interprété par Patrick Duffy. Ajoutez un patriarche dans un ranch, une épouse alcoolique, des tromperies, des trahisons, et vous obtenez un cocktail détonnant. Même dans le paysage audiovisuel américain actuel.

Depuis le début de la série, Larry Hagman n’a jamais cessé de surfer sur le succès de son personnage. Il est aujourd’hui encore régulièrement invité dans le monde pour évoquer « Dallas ». Interrogé récemment par « Entertainment Weekly », l’acteur de 78 ans livre son explication de ce succès incroyable : « Tout le monde a un connard comme JR dans sa vie » ! 

Le Parisien

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HOMMAGE

Tony Curtis : sa carrière en vidéo.
 
 
leparisien.fr
 Dans les années 1950 et 1960, aux Etats-Unis, Tony Curtis a été de tous les films, mineurs ou majeurs. Blake Edwards, Richard Fleischer, Stanley Kubrick, Billy Wilder, John Houston… il a tourné sous la direction des plus grands réalisateurs. Incontournable pour les rôles comiques, il a aussi joué dans des tragédies et de grandes épopées. 

 

Voici en quelques extraits un aperçu de la carrière de l’acteur, décédé aujourd’hui dans le Nevada.

1953. Dans «Houdini», il incarne le grand magicien, et joue avec sa femme Janet Leigh, première de ses six épouses

1956. Avec «Trapèze», qui reçoit plusieurs récompenses, Curtis participe à son premier grand film. En justaucorps blanc d’enfant de la balle, il se déchire avec Burt Lancaster pour les faveurs de la belle Gina Lollobrigida

1959. Dans «Certains l’aiment chaud», il est irrésistible dans son rôle de travesti qui tombe fou amoureux de Marilyn Monroe. L’acteur avait récemment révélé avoir eu une aventure avec l’étoile d’Hollywood

1960. Dans «Spartacus» de Stanley Kubrick , il joue un esclave attaché à Kirk Douglas. Les comédiens s’étaient rencontrés sur le plateau des Vikings, autre épopée de Richard Fleischer

1965. Dans «la Grande course autour du monde», Curtis est seul à réchapper de cette mémorable bataille de tartes, au contraire de Nathalie Wood. Le comédien jouera dans plusieurs films du mythique Blake Edwards

1968. Dans «Rosemary’s baby» du tout jeune Roman Polanski, Tony Curtis n’est qu’une voix au téléphone. Mia Farrow ne savait pas qui l’appelait et elle ne parvenait pas à mettre un nom sur le timbre si particulier. Un effet de Polanski pour déstabiliser son actrice

Avec sa femme Janet Leigh sur le plateau de «What’s my line», une émission phare des années 1960

1971. Ce premier épisode, tourné sur la grande corniche de Nice, lance le mythique duo de «the Persuaders», série télé diffusée en France sous le titre d’«Amicalement Vôtre». Tony Curtis, alias Danny Wilde, interprète un homme d’affaires autant amoureux des filles et des belles voitures que son accolyte lord Brett Sinclair, joué par Roger Moore

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DISPARITION

Hollywood pleure Tony Curtis, la star aux 130 films

 
Tony Curtis, l’une des légendes de l’âge d’or d’Hollywood, est décédé à l’âge de 85 ans à Las Vegas. Sa mort, annoncée par les médias américains, a été confirmée jeudi par un porte-parole de l’une des filles du comédien, l’actrice Jamie Lee Curtis. A l’affiche de plus de 100 films, l’inoubliable partenaire de Marilyn Monroe et de Jack Lemmon dans « Certains l’aiment chaud », réalisée par de Billye Wilder (1959), avait été hospitalisé pour une pneumonie, cet été.
 
A sa sortie de l’hôpital, son entourage avait jugé son état de santé très préoccupant.

De son vrai nom Bernard Schwartz, fils d’un tailleur juif hongrois, Tony Curtis est né le 3 juin 1925 à New York, dans le Bronx. De son enfance difficile – lui et son frère seront un temps placés en orphelinat et sa mère souffre de schizophrénie -, il acquiert une volonté farouche de s’en sortir et rêve de devenir un acteur célèbre. 

A la rescousse de Sidney Poitier

Le beau brun aux yeux bleus avait débuté dans des séries B. Il faut attendre 1956 et «Trapèze» avec Burt Lancaster pour que ses talents soient reconnus. Il enchaîne notamment avec «les Vikings» de Richard Fleischer en 1958, et «Spartacus» de Stanley Kubrick en 1959. Co-nominé pour l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans «The Defiant Ones» («La chaîne»), avec Sidney Poitier, sorti en 1958, il avait insisté pour que son partenaire, un Noir, soit également proposé pour l’Oscar, une rareté à l’époque, avant la fin de la ségrégation.

C’est dans le genre comique qu’il triomphe, avec «Certains l’aiment chaud». Puis, à la fin des années 1960, Tony Curtis apparaît sur le petit écran en charmeur cynique au côté de Roger Moore dans la série télévisée à grand succès «Amicalement Vôtre» («The persuaders»). C’est dans «l’Etrangleur de Boston», de Richard Fleischer en 1968 qu’il estime avoir donné le meilleur de lui-même. En tout, son nom est apparu au générique de 130 longs métrages ou téléfilms. 

 Une relation de trois ans avec Marilyn

Ces dernières années, il s’était notamment consacré à la peinture. Il avait publié voilà quelques mois un livre dans lequel il racontait ses souvenirs du tournage de « Certains l’aiment chaud ». Il y confiait avoir eu une relation de trois ans avec Marilyn. Selon lui, elle serait même tombée enceinte de lui, avant de faire une fausse couche.

Marié six fois, il a eu deux filles avec l’actrice Janet Leigh, Jamie Lee Curtis et Kelly Curtis, elles-mêmes devenues comédiennes. Il avait reconnu que son addiction au sexe – plus d’un millier de conquêtes féminines revendiquées – avait ruiné sa vie de famille. En 2004, il avait reçu une Caméra d’Or à Berlin pour l’ensemble de son oeuvre. «J’ai l’impression de ne pas avoir eu les films que j’aurais dû avoir. J’avais l’impression que j’aurais mérité mieux», regrettait-il en 2008, évoquant les quelques 120 films de sa carrière.
 

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Logements HLM vacants : les bonnes et les mauvaises raisons

 
  B.A. et O.P. (Le Parisien)
Les vacances dans les immeubles HLM ont plusieurs explications, certaines sont bonnes, d’autres moins..

LES BONS MOTIFS

Les travaux ponctuels ou vacance technique. Lorsqu’un locataire quitte un logement après des années de présence, un coup de peinture ou une remise en état sont nécessaires.

Les organismes dynamiques le font généralement vite (une à deux semaines). « Les moins réactifs peuvent mettre six mois », nuance un connaisseur. 

Les programmes de réhabilitation urbaine (Anru). Depuis 2004, 480 quartiers (dont beaucoup situés en Ile-de-France) font l’objet d’un programme de rénovation qui suppose des longs travaux entraînant un taux de vacance élevé mais normal.

Des locataires plus exigeants. Dans l’Isère, des poches de vacances sont apparues, alors que les demandeurs sont nombreux. « Les gens, même les plus démunis, sont de plus en plus sélectifs, car ils savent qu’ils resteront longtemps dans le logement attribué », souligne Philippe Fracchiola, de la Société dauphinoise pour l’habitat.

LES MAUVAIS MOTIFS

Une gestion poussive du parc. Lorsqu’un appartement se libère, le bailleur social est censé trouver un nouveau locataire. Certains ne communiquent pas sur ces disponibilités! Des offices publics départementaux en situation de monopole (Saône-et-Loire, Loir-et-Cher…) pratiquent une gestion trop éloignée du terrain. « Ces organismes pourraient améliorer significativement leurs résultats », confirme le président du cabinet de conseil Maât, Jean Naem.

Un parc social peu attractif. Les veilles barres font peu recette. « Les demandeurs privilégient le parc récent », souligne Philippe Fracchiola. Problème : certains organismes n’investissent pas assez pour rénover. Autre cause de désaffection : des ensembles HLM enclavés et mal desservis par les transports. « Quand vos revenus sont très faibles, vous refusez un logement qui vous obligerait à acheter une voiture », rappelle Laure Bourgoin, de la CLCV (association de consommateurs). Les problèmes de sécurité pèsent également dans les refus.

Des logements privés plus intéressants ou vacance « de marché ». Dans certaines villes, il peut être plus avantageux de se loger dans le parc privé. Dans la Nièvre par exemple, les familles nombreuses préfèrent louer une ferme qu’un grand HLM, plus cher car calculé en fonction de sa superficie. Autre cas de figure, les villes où trop de programmes défiscalisés, de type Robien ou Scellier, ont été construits. Afin de trouver un locataire, les propriétaires ont fortement baissé leurs prix (à Tarbes, Périgueux, Angoulême…) « Pour rétablir l’équilibre en faveur des HLM, il faudrait les remettre à niveau en matière thermique et rendre leurs charges de chauffage quasi nulles », propose Jean Naem.
Des constructions déconnectées des besoins. Alors que les régions sous tension démographique (Ile-de-France, Nord, Paca) sont depuis longtemps identifiées, les pouvoirs publics ont longtemps continué à construire dans des zones peu à peu désertifiées ou victimes de la désindustrialisation.

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