Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for mars 2015

Un magistrat de Versailles en grève de la faim... pour injustice
Georges Domergue exerce à la cour d'appel de Versailles.
Georges Domergue exerce à la cour d’appel de Versailles.

Un conseiller à la cour d’appel de Versailles a été rétrogradé pour avoir manqué à son devoir de réserve. Georges Domergue avait voulu dénoncer un acte de discrimination de la part de gendarm

<a href= »http://ww691.smartadserver.com/call/pubjumpi/42296/287331/18317/S/%5Btimestamp%5D/? » target= »_blank »> <img src= »http://ww691.smartadserver.com/call/pubi/42296/287331/18317/S/%5Btimestamp%5D/? » border= »0″ alt= » » /></a>

<a href= »http://ww691.smartadserver.com/call/pubjumpi/42296/287331/19567/S/%5Btimestamp%5D/? » target= »_blank »><img src= »http://ww691.smartadserver.com/call/pubi/42296/287331/19567/S/%5Btimestamp%5D/? » border= »0″ alt= » » /></a>

C’est un scénario dont le plus sérieux des producteurs de cinéma n’aurait pas voulu. Un magistrat de la Cour d’appel de Versailles est en grève de la faim depuis maintenant 15 jours pour protester contre la sanction donnée à son encontre par le Conseil supérieur de la magistrature. Ce dernier lui reproche d’avoir notamment manqué à son devoir de réserve et de délicatesse en tant que magistrat. L’homme de 57 ans, dit avoir perdu 11 kilos depuis qu’il a entamé son mouvement le 16 mars.

L’histoire, rapportée par l’AFP, débute le 9 décembre 2011, quand Georges Domergue, alors président de la cour d’assises du Loiret, accompagne à la gendarmerie de Briare un plombier victime d’un vol important.

Selon le magistrat, cette visite se fait en accord et avec le soutien du procureur de la République de Montargis. Mais à la gendarmerie, l’accueil est carrément hostile pour le magistrat et le plombier d’origine béninoise, les militaires refusant d’entendre la victime. Par la suite, les militaires feront état, dans un rapport, «d’outrages» et porteront plainte contre le magistrat. Cela vaudra à ce dernier de se faire retirer la présidence de la Cour d’assises d’Orléans, et de recevoir un avertissement.

Une conséquence inattendue

L’affaire ira plus loin encore, puisque Georges Domergue a par la suite porté plainte pour faux en procédure de la part des gendarmes comme de certains de ses collègues magistrats. Il sera alors poursuivi par les services judiciaires devant le Conseil supérieur de la magistrature, qui ira au-delà des réquisitions de la Chancellerie. Cette dernière demandait une baisse d’échelon – c’est à dire une baisse de traitement – , le CSM décidera d’une rétrogradation, le faisant passer de premier à deuxième grade.

Petit souci technique, seuls les magistrats de premier grade peuvent être nommés pour former une Cour d’appel. «Autrement dit, celle de Versailles où le magistrat était en poste ne peut théoriquement plus se réunir», souligne-t-on à FO-Magistrats, un temps chargé de sa défense. Car le magistrat qui souhaitait que «la vérité éclate» a voulu se défendre seul, plutôt que de compter sur des représentants qui auraient axé sa défense sur une procédure et une peine qu’ils jugent «illégales».

En attendant, l’affaire ne cesse d’inquiéter la Chancellerie confrontée à une montée médiatique qui pourrait prendre un virage politique: en effet, Georges Domergue a été ancien directeur de cabinet de la secrétaire d’État aux Droits des victimes Nicole Guedj et candidat local pour l’UMP.

«Ce qui m’arrive est révélateur de comportements plus répandus qu’ on l’imagine et témoigne une baisse de moralité dans la gestion des dossiers au sein de la gendarmerie et parfois au sein de l’institution judiciaire. Ce que je demande c’est que la réalité des faits soit établie, en l’occurrence cette attitude discriminatoire vis-à-vis de la personne que j’accompagnais. Seul Bernard Cazeneuve peut l’exiger. Et quand cela sera fait, la Chancellerie sera bien obligé d’en tirer toutes les conséquences», affirme Georges Domergue.

Publicités

Read Full Post »

 

 

Le  Monde .fr avec AFP

Le fils de Claude Guéant, François Guéant, est en garde à vue depuis lundi 30 mars au matin dans l’affaire portant sur les accusations de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye de Mouammar Kadhafi, ont confirmé des sources judiciaire et proche de l’enquête à l’AFP, confirmant une information d’i-Télé. Il est notamment interrogé sur « des mouvements financiers ».

Plusieurs dignitaires libyens ont porté ces accusations de financement par la Libye de la campagne électorale présidentielle victorieuse de 2007, d’autres ont démenti. L’ancien chef de l’Etat nie avec force un tel financement.

Vente suspecte de deux tableaux

Dans ce dossier, Claude Guéant a lui-même été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, faux et usage de faux. Les faits qui sont reprochés à l’ancien ministre de l’intérieur sont en lien avec la cession de deux toiles du peintre flamand du XVIIe siècle Andries van Eertvelt.

Les enquêteurs s’interrogent sur un virement de 500 000 euros parvenu en 2008 sur le compte de Claude Guéant, qui explique avoir cédé ces tableaux à un avocat malaisien qui n’a pu être interrogé. Plusieurs experts ont en effet estimé ces toiles à une somme très inférieure, évoquant 20 000 à 30 000 euros pièce.

Selon l’une des sources proches de l’enquête, la garde à vue de François Guéant porte sur des faits distincts de la vente des tableaux flamands.

Lire nos explications : Que reproche la justice à Claude Guéant ?

Un homme d’affaires saoudien, Khalid Bugshan, a aussi été mis en examen dans ce volet du dossier, les juges financiers se demandant s’il n’est pas le véritable émetteur des 500 000 euros. Le nom de Khalid Bugshan était apparu dans un autre dossier politico-financier, celui dit de Karachi, portant sur le financement de la campagne présidentielle malheureuse d’Edouard Balladur en 1995 à travers des rétrocommissions présumées sur un contrat d’armement avec l’Arabie saoudite, dit « Sawari II ».

Naviguez dans les affaires Sarkozy

«

Affaire Karachi

  • Date des faits présumés : 1995
  • Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété
  • Type d’affaire : Financement,justice
  • Motifs de l’enquête : Financement & violation du secret de l’enquête et de l’instruction et violation du secret professionnel

Résumé de l’affaire :

A l’approche des élections de 1995, le gouvernement d’Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était ministre du budget, aurait accordé des commissions faramineuses lors de ventes d’armes au Pakistan et à l’Arabie saoudite. En échange, des intermédiaires (imposés dans la négociation de ces contrats par le premier ministre et son ministre de la défense François Léotard) auraient rétrocédé une partie des sommes perçues pour financer la campagne présidentielle de M. Balladur, dont M. Sarkozy était porte-parole. Une enquête est par ailleurs ouverte pour « violation du secret de l’enquête et de l’instruction et violation du secret professionnel » après un communiqué de l’Elysée fin 2011 assurant que le nom de M. Sarkozy « n’apparaît dans aucun des éléments du dossier ». Or ni le chef de l’Etat ni la présidence ne sont censés avoir accès aux pièces figurant dans un dossier d’instruction.

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Si son nom revient de nombreuses fois dans la procédure, Nicolas Sarkozy n’est pour l’instant pas inquiété dans cette affaire. L’enquête a confirmé que M. Sarkozy avait donné son aval à la conclusion des contrats et la rémunération des intermédiaires, même s’il y était, dans un premier temps, farouchement opposé. Cela pourrait lui être reproché. Mais rien ne prouve qu’il ait eu connaissance du fait que ces contrats mirobolants généraient des rétrocommissions.
Dans l’enquête ouverte pour violation du secret de l’instruction, M. Sarkozy n’est pas le signataire du communiqué incriminé. Il ne devrait donc pas être poursuivi.

Où en est l’affaire :

En juin 2014, six personnes ont été renvoyées en correctionnelle dans le cadre de cette affaire, principalement pour « abus de biens sociaux, complicité et recel » tandis que la Cour de justice de la République (CJR) était saisie des cas d’Edouard Balladur et de François Léotard.
Les juges ont estimé qu’il appartenait à la CJR, seule compétente pour juger des ministres, de choisir le statut – témoin, témoin assisté ou mis en examen – sous lequel elle souhaitera interroger Nicolas Sarkozy. Sur la base des éléments du dossier, une mise en examen – et a fortiori une condamnation – de M. Sarkozy paraît très improbable.
L’enquête pour « violation du secret de l’instruction » est toujours en cours et personne n’est poursuivi pour le moment.

Pour en savoir plus :
Comprendre l’affaire de Karachi en trois minutes, si vous avez raté un épisode et Nicolas Sarkozy n’est pas tiré d’affaire »

Bettencourt

  • Date des faits présumés : 2005-2012
  • Nicolas Sarkozy est hors de cause
  • Type d’affaire : Financement
  • Motifs de l’enquête : Abus de faiblesse, trafic d’influence et recel

Résumé de l’affaire :

Des enregistrements clandestins pratiqués par leur majordome révèlent notamment que les milliardaires André et Liliane Bettencourt auraient donné des enveloppes d’argent liquide à plusieurs personnalités politiques de droite. De son côté, Mme Bettencourt aurait obtenu des arrangements de l’administration fiscale, alors dirigée par Eric Woerth. Or l’épouse de M. Woerth travaille dans une société qui gère la fortune de Mme Bettencourt. Or, le ministre Woerth avait remis une Légion d’honneur à Patrice de Maistre, homme de confiance de Liliane Bettencourt. En marge de cette affaire principale, le procureur Philippe Courroye ordonné l’examen des communications sur téléphone mobile des journalistes du Monde qui travaillent sur ce dossier.

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Quelques mois après avoir été mis en examen en mars 2013 pour « abus de faiblesse », Nicolas Sarkozy a finalement bénéficié d’un non-lieu en octobre de la même année. Les juges d’instruction ont estimé qu’ils ne disposaient pas d’assez d’éléments pour mettre en examen l’ancien chef de l’Etat, comme l’ont été certains de ses proches (l’ex-ministre Eric Woerth, l’homme d’affaires Stéphane Courbit, etc.).

Où en est l’affaire :

Eric Woerth a été mis en examen en février 2012 pour « trafic d’influence passif ». Il est soupçonné d’être intervenu dans la remise de la Légion d’honneur à Patrice de Maistre en échange de l’embauche de sa femme dans la société qui gère la fortune de Mme Bettencourt. Il est également poursuivi pour « abus de faiblesse » envers la milliardaire de 91 ans, volet pour lequel il comparaîtra devant le tribunal correctionnel avec dix autres personnes, malgré le non-lieu requis du parquet de Bordeaux, ainsi que pour « recel » dans la partie concernant un éventuel « trafic d’influence ».

Pour en savoir plus :
Affaire Bettencourt : pourquoi Nicolas Sarkozy n’ira pas au procès
Un non-lieu pour Nicolas Sarkozy malgré son « comportement abusif »

Arbitrage Tapie

  • Date des faits présumés : 2007-2008
  • Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété
  • Type d’affaire : Finance
  • Motifs de l’enquête : Soupçons de pression

Résumé de l’affaire :

En 2008, Bernard Tapie a perçu 405 millions d’euros de l’Etat après qu’un arbitrage privé – et controversé – a reconnu les torts du Crédit lyonnais dans la vente d’Adidas, qui appartenait à l’homme d’affaires. Ce dernier, ainsi que trois autres personnes, a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », tandis que la ministre de l’économie d’alors, Christine Lagarde, a été de son côté mise en examen pour « négligence ».

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir fait pression sur Christine Lagarde pour obtenir un arbitrage favorable à Bernard Tapie, qu’il souhaitait remercier de son soutien lors de la campagne de 2007. Mme Lagarde a toutefois toujours soutenu qu’elle n’avait pas agi sur ordre de l’ancien président. Selon nos informations, il semble que Nicolas Sarkozy, très proche de Bernard Tapie qu’il a reçu plusieurs fois à l’Elysée, ait joué un rôle moteur dans le processus ayant abouti à la procédure d’arbitrage. Stéphane Richard, l’ancien chef de cabinet de Christine Lagarde – mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » – a indiqué aux enquêteurs que M. Tapie avait participé à une réunion à l’Elysée destinée à mettre en place la procédure d’arbitrage.

Où en est l’affaire :

L’enquête est toujours en cours. Pour le moment, il n’y a pas d’échéance concernant Nicolas Sarkozy. Il y a peu de chances qu’il soit inquiété car il bénéficie à partir de mai 2007 de l’immunité présidentielle.

Pour en savoir plus :
L’affaire Tapie-Crédit lyonnais, si vous avez manqué un épisode
Les liens privilégiés entre Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie

Kazakhstan

  • Date des faits présumés : 2010-2011
  • Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété
  • Type d’affaire : Finance
  • Motifs de l’enquête : Soupçons de pression

Résumé de l’affaire :

Deux juges d’instruction s’intéressent aux dessous de contrats signés en 2010 entre la France et le Kazakhstan, pour près de 2 milliards d’euros. Ces marchés, qui comprennent la fabrication de 45 hélicoptères par Eurocopter, sont susceptibles d’avoir donné lieu au versement en France de rétrocommissions.

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir fait pression en 2011 sur le Sénat belge, à la demande du président kazakh, afin d’adoucir le sort judiciaire de trois oligarques d’origine kazakhe poursuivis en Belgique, et de permettre la conclusion de ces mirifiques contrats. L’un de ses anciens conseillers à l’Elysée est également suspecté d’avoir touché des pots-de-vin.

Où en est l’affaire :

L’affaire n’en est qu’à ses débuts. Deux intermédiaires et une avocate niçoise, suspectés d’avoir permis le versement d’importantes rétrocommissions, ont été mis en examen en septembre 2014.

Pour en savoir plus :
Les hélicoptères du Kazakhstan, l’affaire d’Etat qui inquiète Sarkozy

Sondages de l’Elysée

  • Date des faits présumés : 2007-2012
  • Nicolas Sarkozy est hors de cause
  • Type d’affaire : Politique
  • Motifs de l’enquête : Favoritisme, détournements de fonds publics, complicité et recel de ces délits

Résumé de l’affaire :

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l’Elysée est soupçonné d’avoir passé plusieurs marchés de manière irrégulière pour la fourniture de sondages, contractés auprès des sociétés de deux conseillers du président, Patrick Buisson et Pierre Giacometti. L’affaire a connu de très nombreux rebondissements judiciaires.

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Nicolas Sarkozy bénéficie de l’immunité présidentielle, de même que les membres de son cabinet, même si cette immunité étendue pose question.

Où en est l’affaire :

Une enquête est toujours en cours sur les conditions d’attribution de ces marchés. La justice a découvert également que Patrick Buisson avait effectué clandestinement des enregistrements de nombreuses réunions confidentielles avec Nicolas Sarkozy

Pour en savoir plus :
L’interminable saga des sondages de l’Elysée
Sondages de l’Elysée : les juges sur la piste des bandes

Bygmalion

  • Date des faits présumés : 2012
  • Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété
  • Type d’affaire : Financement
  • Motifs de l’enquête : Abus de confiance et financement illégal de campagne électorale

Résumé de l’affaire :

L’UMP et l’agence de communication Bygmalion sont soupçonnées d’avoir établi des fausses factures pendant la campagne présidentielle de 2012 pour cacher un dépassement de 18,5 millions d’euros du plafond légal des dépenses électorales.

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Bien qu’il persiste à répéter qu’il n’a jamais eu connaissance du système de fausse facturation et qu’il n’a appris le nom de Bygmalion qu’après la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy serait désormais directement dans le collimateur des enquêteurs avec l’ajout de l’infraction de « financement illégal de campagne électorale », qui vise le candidat lui-même.

Où en est l’affaire :

Une information judiciaire est en cours. Trois anciens cadres de l’UMP ont été mis en examen pour « abus de confiance et « faux et usage de faux » : Eric Cesari, ex-directeur général du parti et très proche de Nicolas Sarkozy, Fabienne Liadzé, ancienne directrice financière, et Pierre Chassat, ex-directeur de la communication. Trois anciens responsables de Bygmalion sont poursuivis pour le seul motif de « faux et usage de faux » : les cofondateurs Bastien Millot et Guy Alvès ainsi que Franck Attal, ex-patron de la filiale événementielle Event & Cie.

Pour en savoir plus :
Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy directement menacé
L’affaire Bygmalion, si vous avez raté un épisode
Les protagonistes de l’affaire Bygmalion-UMP

Ecoutes/trafic d’influence

  • Date des faits présumés : 2013-2014
  • Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété
  • Type d’affaire : Justice
  • Motifs de l’enquête : Corruption active et recel de violation du secret professionnel

Résumé de l’affaire :

Alors qu’il est en attente d’une décision cruciale de la justice concernant la possibilité d’utiliser ses agendas présidentiels dans plusieurs affaires (Tapie, Karachi), Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir cherché, via son avocat Me Thierry Herzog, à influencer un juge, Gilbert Azibert, pour se renseigner sur le sens de leur décision, en échange d’une aide pour obtenir un poste à Monaco. Les juges ont placé sur écoute Nicolas Sarkozy et découvert à cette occasion qu’il utilisait un second téléphone portable, au nom de « Paul Bismuth ».

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Nicolas Sarkozy a été mis en examen début juillet pour « corruption active », « trafic d’influence » et « recel de violation du secret professionnel ». Il risque jusqu’à dix ans de prison. Auparavant, son avocat, Me Thierry Herzog, et M. Azibert, avaient eux aussi été mis en examen.

Où en est l’affaire :

Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 1er juillet 2014, mais cette mise en examen a été suspendue par la chambre de l’instruction, en attendant l’examen de requêtes en nullité déposées par M. Sarkozy. Ce dernier conteste les conditions de sa mise sur écoute.

Pour en savoir plus :
Affaire des écoutes : ce qui est reproché à Nicolas Sarkozy
Ecoutes de Sarkozy : qui sont les protagonistes de l’affaire ?, Pourquoi Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption

Amende des comptes de campagne

  • Date des faits présumés : 2012-2013
  • Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété
  • Type d’affaire : Financement
  • Motifs de l’enquête : Abus de confiance, complicité et recel

Résumé de l’affaire :

Après le rejet de ses comptes de la campagne de 2012 par le Conseil constitutionnel, en juillet 2013, Nicolas Sarkozy aurait dû payer lui-même, en tant que candidat, l’amende de 363 615 euros correspondant au dépassement du plafond des dépenses de campagne. Or, contrairement aux dispositions du code électoral, c’est l’UMP qui a payé cette amende.

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Nicolas Sarkozy est directement visé par une information judiciaire du parquet de Paris pour « abus de confiance », « complicité » et « recel ».

Où en est l’affaire :

Nicolas Sarkozy devrait prochainement être entendu par des juges d’instruction. Reste à savoir sous quel statut : témoin, témoin assisté ou mis en examen ?

Pour en savoir plus :
Comptes de campagne de 2012 : Nicolas Sarkozy visé par une enquête
UMP : cet embarrassant chèque de 363 615 euros

Financement libyen

  • Date des faits présumés : 2005-2007
  • Nicolas Sarkozy pourrait être inquiété
  • Type d’affaire : Financement
  • Motifs de l’enquête : Corruption active et passive, trafic d’influence, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, blanchiment, complicité et recel de ces délits

Résumé de l’affaire :

Le clan sarkozyste, alors à l’Elysée, est soupçonné d’avoir organisé un financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 par le dictateur libyen Mouammar Kadhafi. L’homme d’affaires Ziad Takieddine, ancien très proche de plusieurs responsables de droite comme Brice Hortefeux et Jean-François Copé, aurait servi d’intermédiaire. Le site Mediapart a révélé l’affaire pendant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 2012 et met en avant un document d’un ex-dignitaire libyen censé prouver ce financement illégal, dont la validité est contestée.

De quoi Nicolas Sarkozy est accusé :

Nicolas Sarkozy n’est pour l’instant pas mis en cause directement dans cette affaire, dont l’instruction est encore en cours. Il a porté plainte contre Mediapart pour « faux et usage de faux » ainsi que pour « publication de fausses nouvelles » après la révélation de la note libyenne.

Où en est l’affaire :

Une information judiciaire contre X a été ouverte par le parquet de Paris en avril 2013. Le juge Van Ruymbeke, qui enquête déjà sur l’affaire Karachi, a auditionné Ziad Takieddine, qui, s’estimant trahi par ses anciens amis de l’UMP, a affirmé qu’il « existe des preuves » du financement illégal.

Pour en savoir plus :
Sarkozy et la Libye : si vous n’avez rien suivi
Financement libyen de la campagne de Sarkozy : des accusations mais pas de preuves
Affaire Karachi : Ziad Takieddine, l’embarrassant ami des proches de Sarkozy

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/03/31/financement-libyen-de-la-campagne-de-sarkozy-le-fils-de-gueant-en-garde-a-vue_4606982_3224.html#JSZKV5vxcoHPeHKD.99

Read Full Post »

En échange d’héroïne, elle offre à son dealer sa fille (11 ans) pour du sex

La caution d’April Corcoran (30 ans) a été fixée à 5 millions de dollars. Elle est notamment poursuivie pour trafic d’être humain, maltraitance d’enfant et complicité de viols.


Cette mère de famille de Pleasant Plain (Ohio) affirme qu’elle n’est pas coupable. Le dossier d’accusation retenu contre elle est pourtant très lourd. Les faits se seraient produits entre le 15 février et le 6 juin de l’année dernière. En échange d’héroïne, April Corcoran a déposé sa fille (11 ans) chez son dealer, Shandell Willingham (41 ans) pour qu’elle le paie en relations sexuelles. Les viols ont été filmés.

 

Les abus ont été découverts en juin lorsque la jeune victime s’est confiée à son père et à sa belle-mère. Plus d’informations ici.

Read Full Post »

Un quadragénaire du Pays-Haut, sera jugé la semaine prochaine à Nancy pour un crime qui dépasse l’entendement.

Les jurés de la cour d’assises de Nancy auront intérêt à avoir le cœur et l’estomac bien accrochés la semaine prochaine. Ils vont en effet devoir examiner, à partir de lundi et jusqu’à vendredi, un dossier criminel qui repousse les limites de l’horreur.

C’est pourtant un homme en apparence ordinaire qui sera dans le box des accusés : Davy T., 41 ans, est un ex-agent de sécurité qui n’avait jamais fait parler de lui.

Au moment des faits, il avait laissé tomber son boulot pour cause de hernie discale et traversait une période de dépression. Rien toutefois qui permette de comprendre les actes épouvantables qu’il a commis dans la soirée du 4 juin 2011 dans sa maison du village de Tucquegnieux, près de Briey.

Sans aucune raison, il s’en est d’abord pris à sa femme Emmanuelle L., 33 ans. Elle était dans le salon en train de donner le biberon à leur fille de 15 mois. Il est arrivé dans la pièce et lui a donné de violents coups sur le crâne avec une lampe torche. La jeune femme a essayé de s’échapper avec son enfant dans les bras. Davy T. les a poursuivis avec une bombe lacrymogène

Il les a rattrapés. Il a mis l’enfant dans un berceau. Puis il est revenu vers sa femme qui s’était traînée dans la cuisine. Il lui a infligé vingt-huit coups de couteau.

Davy T. est ensuite retourné voir son bébé. Il a commencé à l’étrangler avec sa gigoteuse. Avant de le massacrer à coups de couteau. Le cauchemar ne s’est pas arrêté là. Son épouse était encore en vie. Il l’a déshabillée, attachée et violée.

Puis l’homme est monté à l’étage voir sa deuxième fille, âgée de 6 ans et issue d’une première union. Il l’a frappée et lui a imposé des attouchements sexuels. Mais il ne l’a pas tuée.

La voix de Belzébuth

Aprés cette série d’horreurs, Davy T. a pris des médicaments. « Pour en finir », a-t-il expliqué. Il ne s’est toutefois pas suicidé. Il s’est juste endormi sur un canapé. Au réveil, il a constaté que son épouse était décédée. Il s’est alors acharné sur le cadavre.

Davy T. a raconté presque en détail le déroulement de cette épouvantable nuit. Reste une question qui devrait hanter les débats durant son procès : pourquoi ?

L’ex-agent de sécurité qui était aussi leader d’un groupe de rock alternatif, affirme avoir obéi à une voix intérieur. Celle de « Belzébuth » a-t-il précisé lors d’une audition devant une juge d’instruction. Lors d’autres interrogatoires, il a aussi accusé son « familier », une sorte d’entité perchée sur son épaule.

Mais les psychiatres successifs qui l’ont examiné, n’ont pas cru à la réalité de ses hallucinations. Pour eux, le quadragénaire est un « pervers » et un « manipulateur » qui simule la folie. Un collège de trois experts-psys l’a carrément classé dans la catégorie des « meurtriers sexuels sadiques ». Selon eux, Davy T. a agi sous l’effet de l’alcool mais il savait très bien ce qu’il faisait et il est totalement responsable de ses actes.

Il risque la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Il sera défendu par Me Frédéric Berna. Mes François Robinet et Fatima Lagra représenteront les intérêts des victimes et de leurs proches. A leur demande, le procès pourrait avoir lieu à huis-clos.

Christophe GOBIN

 

Read Full Post »

Un nouveau scandale éclabousse la police nationale

LE MONDE | 24.03.2015

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice

 

Cinq fonctionnaires de la brigade anticriminalité de Stains, en Seine-Saint-Denis, sont en garde à vue pour vol et trafic de drogue

Cinq fonctionnaires de la brigade anticriminalité de Stains, en Seine-Saint-Denis, sont en garde à vue pour vol et trafic de drogue LIONEL BONAVENTURE / AFP

Et de quinze. C’est le nombre de policiers interpellés dans le cadre de quatre dossiers différents depuis le début de cette année. Personne n’est épargné, du simple gardien de la paix au sommet du « 36 », le temple de la PJ parisienne. Lundi 23 mars, dans l’après-midi, ce sont cinq policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Stains, en Seine-Saint-Denis, qui ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction du tribunal de grande instance de Bobigny pour « vol et violences aggravés, association de malfaiteurs en vue de se livrer au trafic de stupéfiants ».

Interpellés pour certains sur leur lieu de travail par l’inspection générale de la police nationale, ils sont suspectés d’avoir, depuis au moins deux ans, volé des trafiquants de drogue, les délestant de leurs produits comme de leur argent. Selon une information du Point.fr, la drogue était ensuite revendue par des fournisseurs protégés. Les présumés « ripoux » se seraient servis dans les scellés et auraient volé 10 000 euros dans une fourrière.

Ils se seraient également livrés à des « perquisitions à la mexicaine », qui n’avaient jamais été ordonnées par la justice, « en simulant un cadre légal » pour se servir chez leurs victimes, a précisé une source judiciaire citée par l’AFP. Les investigations portent également sur des soupçons de « modification d’une scène de crime ».

Lire : L’année noire du « 36 »

D’après nos informations, cette affaire trouve son origine dans celle qui a valu l’incarcération, en octobre 2014, de deux fonctionnaires de la BAC départementale de Seine-Saint-Denis, suspectés de participer à un trafic de voitures volées. Les deux hommes établissaient de faux procès-verbaux de découverte de voitures, afin de les faire sortir du fichier des véhicules volés. En réalité, ceux-ci étaient toujours aux mains des malfrats qui pouvaient alors circuler en toute impunité.

L’enquête a établi que les consultations informatiques avaient été effectuées depuis des ordinateurs du commissariat de Stains. La jeune commissaire alors en poste avait fait part de ses doutes à l’égard de certains de ses hommes à la direction territoriale de la sécurité de proximité de Seine-Saint-Denis, qui avait saisi en mai 2014 le parquet de Bobigny.

Vol de cocaïne

« La police dénonce les agissements de ses policiers qui franchissent la ligne jaune, se félicite un haut gradé. Nous ne pouvions pas rester avec un doute. Si le grand public veut avoir confiance dans sa police, nous devons nettoyer les écuries d’Augias ! » Mais cette opération mains propres a un prix. La commissaire de Stains a été nommée en Gironde le 20 mars. Les policiers n’auraient pas hésité à menacer physiquement leur supérieure, la poussant à demander sa mutation.

Lundi soir, le ministre de l’intérieur a réagi vivement. « Les faits dont ils sont suspectés sont extrêmement graves », a déclaré Bernard Cazeneuve dans un communiqué. « Si ces faits sont avérés », le ministre « prendra des sanctions disciplinaires d’une grande sévérité ».

Mi-janvier, cinq policiers ont été interpellés dans le cadre du vol de 52 kg de cocaïne au 36, quai des Orfèvres. Ils sont suspectés d’avoir aidé le principal suspect, un enquêteur de la brigade des stupéfiants de Paris. Dimanche 25 janvier, deux fonctionnaires de la police aux frontières ont été arrêtés sur le tarmac de l’aéroport de Roissy – Charles-de-Gaulle avec 39 kg de cocaïne dans le coffre de leur voiture de fonction. En 2012, sept douaniers de Roissy avaient déjà été interpellés, soupçonnés d’avoir, des années durant, pillé les millions des trafiquants de drogue qui transitaient par l’aéroport.

Enfin, dans une affaire n’ayant rien à voir avec le trafic de drogue, mais portant sur la régularisation de deux femmes sans papiers, le patron de la PJ parisienne, Bernard Petit, et son chef de cabinet, suspectés de « violation de secret de l’instruction », ont été mis en examen et limogés dans la foulée, début février.

Dans son rapport sur la criminalité organisée, en France, en 2013-2014, le service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) stigmatisait la corruption des « avocats, conseils en gestion de patrimoine, banquiers » dans le cadre de trafics de drogue générant plusieurs dizaines de millions d’euros de bénéfices. Le prochain rapport pourra étudier la corruption des fonctionnaires de police. Le Sirasco dispose de tous les cas d’espèce nécessaires
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/03/24/un-nouveau-scandale-eclabousse-la-police-nationale_4599898_1653578.html#1Bu5egrlEMefHtzX.99

Read Full Post »

Résultats des départementales 2015 dans les Hauts-de-Seine

Résultats par parti – 2ème tour (rapport de force)

 

10-fr-3a8f0fc924a287ecdbd17fabd414c646

Created with Highcharts 3.0.1UMP(15.25 %)Union de la Droite(40.89 %)DVD(2.98 %)FN(0.98 %)Front de Gauche(5.76 %)DVG(2.22 %)Union de la Gauche(4.2 %)PS(27.72 %)

UMP
15,25 %

 

Conseil départemental dans les Hauts-de-Seine (nouveau conseil général)

Canton Elus
Antony Véronique BERGEROL et Patrick DEVEDJIAN
Asnières-sur-Seine Josiane FISCHER et André MANCIPOZ
Bagneux Marie-Hélène AMIABLE et Pierre OUZOULIAS
Boulogne-Billancourt-1 Pierre-Christophe BAGUET et Armelle GENDARME
Boulogne-Billancourt-2 Grégoire DE LA RONCIÈRE et Marie-Laure GODIN
Châtenay-Malabry Nathalie LÉANDRI et Georges SIFFREDI
Châtillon Anne-Christine BATAILLE et Laurent VASTEL
Clamart Jean-Didier BERGER et Isabelle DEBRÉ
Clichy Alice LE MOAL et Rémi MUZEAU
Colombes-1 Nicole GOUETA et Sébastien PERROTEL
Colombes-2 Isabelle CAULLERY et Yves REVILLON
Courbevoie-1 Daniel COURTÈS et Marie-Pierre LIMOGE
Courbevoie-2 Vincent FRANCHI et Aurélie TAQUILLAIN
Gennevilliers Elsa FAUCILLON et Gabriel MASSOU
Issy-les-Moulineaux Nathalie PITROU et Paul SUBRINI
Levallois-Perret Frédérique COLLET et Arnaud DE COURSON
Meudon Denis LARGHERO et Armelle TILLY
Montrouge Catherine PICARD et Joaquim TIMOTEO
Nanterre-1 Laureen GENTHON et Patrick JARRY
Nanterre-2 Camille BEDIN et Christian DUPUY
Neuilly-sur-Seine Pierre-Adrien BABEAU et Alexandra FOURCADE
Rueil-Malmaison Rita DEMBLON et Yves MENEL
Saint-Cloud Jeanne BÉCART et Eric BERDOATI

Read Full Post »

Résultat canton Courbevoie-2 : 2ème tour

Candidats % voix commune % voix canton Statut
Vincent FRANCHI et Aurélie TAQUILLAIN

Union pour un Mouvement Populaire
65,97% 63,70% Elu
Jean-André LASSERRE et Corinne LEROY-BUREL

Union de la Gauche
34,03% 36,30%
Puteaux Canton Courbevoie-2
Nombre d’inscrits 29 848 48 313
Nombre de votants 14 170 21 049
Taux de participation 47,47% 43,57%
Votes blancs (en % des votes exprimés) 5,84% 6,36%
Votes nuls (en % des votes exprimés) 2,39% 1,61%

Read Full Post »

Older Posts »