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Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Un nouveau rapport de l’Unicef sur les enfants, la nourriture et la nutrition révèle qu’à Madagascar, près de deux millions d’enfants présentent un retard de croissance ou sont trop petits pour leur âge. Deux cent soixante dix mille enfants souffrent d’émaciation ou sont trop maigres pour leur taille et des centaines de milliers de femmes et d’enfants souffrent de carence en vitamines et minéraux essentiels tels que la Vitamine A, le fer, le zinc.

Ce rapport intitulé «  La situation des enfants dans le monde 2019-Enfants, nourriture et nutrition » révèle par ailleurs qu’au niveau mondial un enfant de moins de cinq ans sur trois, soit 200 millions d’enfants, souffre de dénutrition et de surpoids. Tout cela à cause de mauvais régimes alimentaires qui seraient les conséquences de la pauvreté, du changement climatique et de mauvais choix d’alimentation. A travers le monde, près de deux enfants âgés de 6 mois à 2 ans sur trois ne consomment pas d’aliments capables de soutenir la croissance rapide de leur corps et de leur cerveau.

Après l’âge de deux ans, le retard de croissance est irréversible si rien n’est fait pour le prévenir. Un enfant émacié peut bénéficier d’un traitement médical approprié peu importe l’âge. Ainsi, la promotion de l’allaitement maternel s’avère être une solution efficace pour lutter contre cette situation. Pour le cas de Madagascar, 45% des mamans seulement initient l’allaitement dans l’heure qui suit la naissance, 50% pratiquent l’allaitement maternel exclusif de la naissance à 6 mois et 60% continuent d’allaiter jusqu’aux 2 ans de l’enfant.

Vers l’âge de six mois les enfants commencent à consommer des aliments mous ou solides, mais beaucoup de parents adoptent un régime alimentaire inapproprié pour leurs progénitures, selon ce rapport. En effet, près de 45% des enfants âgés de 6 mois à 2 ans dans le monde ne consomment pas de fruits ou de légumes. Près de 60% ne mangent pas d’œufs, de produits laitiers, de poisson ni viande. Pour la Grande île, c’est moins d’un enfant sur quatre qui reçoit une alimentation suffisamment variée pour leur apporter tous les nutriments nécessaires à leur développement physique et intellectuel.

La commercialisation des substituts au lait maternel qui ne respectent pas les règles internationales de marketing pour la protection de l’allaitement maternel serait entre autres en cause dans cette situation préoccupante concernant les enfants en bas âges. Pire, en grandissant, les enfants sont de plus en plus exposés à des aliments mauvais pour la santé. Le rapport de l’Unicef montre que 42% des adolescents scolarisés dans les pays à revenu faible et intermédiaire consomment des boissons gazeuses sucrées au moins une fois par jour et que 46% mangent des produits de restauration rapide au moins une fois par semaine. Or, tout cela augmente les niveaux de surpoids et d’obésité.

Pour faire face à cette situation et sensibiliser les parents, l’Unicef et le PAM à Madagascar organisent ce mardi une exposition de photos sur le thème « Ouvrons le champ des possibles ! La nutrition à Madagascar », à la City Ivandry. Une opportunité de réunir les donateurs et les principaux partenaires qui mènent une lutte acharnée contre la malnutrition. L’exposition sera ouverte au public du 16 au 20 octobre

source https://www.madagascar-tribune.com/Deux-millions-d-enfants-malgaches-presentent-un-retard-de-croissance.html

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Le village dogon de Sobane Da, au Mali, cible d’une attaque le 11 juin 2019.
Le village dogon de Sobane Da, au Mali, cible d’une attaque le 11 juin 2019. Malick Konate / REUTERS

Tribune. Malgré les dispositions prises par les Etats sahéliens et leurs partenaires, la sécurité au Sahel se dégrade rapidement, au point que la violence risque de déborder vers certains pays du golfe de Guinée. L’aggravation de la situation peut être qualifiée de plusieurs manières.

En premier lieu, les zones touchées par les violences s’étendent. Aux deux foyers de violence de 2012 (bassin du lac Tchad et nord du Mali) sont venus s’adjoindre le centre du Mali, une partie de l’ouest du Niger et le nord puis l’est du Burkina Faso. Rien n’indique aujourd’hui qu’à court terme cette expansion soit contenue. Les récentes attaques à une centaine de kilomètres de Ouagadougou et l’assaut donné contre une garnison malienne de la Force conjointe du G5 Sahel en témoignent cruellement.Lire aussi  Au Sahel, la France veut éviter la contagion djihadiste en protégeant le verrou burkinabé

Ensuite, cette extension géographique des zones touchées par la violence s’accompagne très logiquement d’une nette augmentation, ces deux dernières années, du nombre de victimes et de déplacés. Les bases de données disponibles, comme celles de l’ONG The Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), le confirment.

Enfin, c’est la variété des formes et des acteurs de la violence qui s’étend. Le terrorisme est évidemment toujours une menace centrale, mais il côtoie et parfois s’hybride avec d’autres phénomènes. Ainsi, dans le nord du Mali, des groupes armés s’affrontent pour le contrôle de points de passage des trafics. Au centre du pays, des milices communautaires sont, elles, entrées dans un cycle de représailles réciproques sur les communautés voisines, comme en témoigne le terrible massacre d’Ogossagou, en mars. Et les forces armées, victimes d’attaques des groupes djihadistes, se vengent parfois sur des civils issus des villages dont viennent les présumés assaillants, ajoutant une couche de violence supplémentaire.

Coupeurs de route et groupes d’autodéfense

Cette situation critique a permis la création et l’ancrage local de groupes de « coupeurs de route » et de « vigilantes » (groupes d’autodéfense villageois), comme les koglwéogo au Burkina Faso, qui pallient l’absence de l’Etat en s’érigeant en sorte de police rurale mais parfois aussi en système judiciaire et pénal parallèle. Les catégories sont bien sûr poreuses (tel groupe « djihadiste » peut aussi être protecteur d’une communauté) et les acteurs armés sont très fluctuants quant à la définition de leur « ennemi ». Ainsi, le groupe Ansarul Islam, au Burkina Faso, s’attaque-t-il d’abord aux notables peuls de la province du Soum (nord), à quelques imams et aux fonctionnaires (dont certains étaient membres du groupe avant qu’il devienne violent), puis aux forces de sécurité, puis à certaines populations mossi, puis, plus récemment encore, à des minorités chrétiennes.Lire aussi  « C’étaient nos militaires » : au Burkina, des rescapés peuls accusent l’armée

Plus inquiétantes encore sont les tendances socio-économiques et démographiques, même si les pays présentent des trajectoires différentes. La zone est en forte expansion démographique, avec des populations dont l’âge médian tourne autour de 17 ans. Ce facteur n’est pas un problème en soi mais vient accentuer certaines fragilités.

Pour entrer dans des trajectoires d’émergence, ces pays ont besoin d’investir massivement dans certains secteurs comme l’éducation. Or des efforts budgétaires déjà insuffisants rencontrent une population scolaire de plus en plus importante. Autrement dit, dans des pays aux économies fragiles, les Etats devraient augmenter très substantiellement leur investissement (rapporté à chaque élève) dans le secteur éducatif pour enclencher une dynamique. Les pays sahéliens ne sont donc pas sur une trajectoire de rattrapage, mais semblent même décrocher vis-à-vis des pays émergents, voire de certains pays du golfe de Guinée.

Des économies fragiles aux chocs externes

Cette expansion démographique crée des bataillons de plus en plus importants d’entrants sur les marchés nationaux du travail. Or ceux-ci ne peuvent proposer à cette jeunesse que très peu de « bons emplois », d’ailleurs souvent préemptés par les fils et filles des bourgeoisies nationales qui ont pu échapper aux systèmes scolaires publics et qui de surcroît disposent d’un capital social bien plus important. Une partie des diplômés et les autres entrants rejoignent l’énorme secteur informel urbain. Ce goulot d’étranglement est une véritable machine à frustration de la jeunesse, qui peut constater par ailleurs quotidiennement les manifestations les plus visibles de la corruption des classes dirigeantes.Lire aussi  Au Sahel, l’engrenage des conflits communautaires et le poison djihadiste

La faible capacité du marché du travail à créer de bons emplois est la conséquence des modèles économiques adoptés par ces Etats, dont le budget est souvent étroitement dépendant de l’exportation d’un bouquet limité de produits miniers ou énergétiques. Ces modèles rendent les économies fragiles aux chocs externes. A mesure qu’on s’éloigne des grandes villes et des poches d’économie modernes que représentent les entreprises du secteur extractif, la présence de l’Etat s’affaiblit. Loin de pouvoir délivrer les services de base ou même les infrastructures les plus rudimentaires, les Etats n’assurent même plus leurs fonctions régaliennes : la sécurité, la justice… D’autres acteurs ont pris la relève et exercent une sorte de gouvernance partagée.

Loin de signer une disparition des Etats, ces tendances dessinent des réagencements dans lesquels les acteurs périphériques et internationaux peuvent être instrumentalisés par les Etats centraux pour exercer des gouvernances indirectes. Tout cela n’est pas nouveau, certes, mais les rapports de forces militaires dans des pays comme le Niger, mais surtout le Mali et le Burkina Faso, sont de moins en moins favorables aux Etats centraux. Et les acteurs périphériques de la violence (ou de la sécurité) ont également des capacités d’instrumentalisation des politiques des Etats centraux.

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Ecartée par son parti, Frédérique Calandra rejoint pour les municipales le candidat de La République en marche, Benjamin Griveaux.

Par Denis Cosnard  

Les tensions étaient vives depuis plus d’un an. La rupture est désormais consommée entre la maire de Paris, Anne Hidalgo, et celle du 20e arrondissement, Frédérique Calandra. En 2014, les deux femmes avaient été élues sous la même bannière, celle du Parti socialiste (PS). En 2020, elles partiront en campagne dans des camps opposés. Ecartée par le PS pour les prochaines municipales dans son arrondissement, Frédérique Calandra a en effet choisi de rejoindre le candidat de La République en marche (LRM), Benjamin Griveaux, a-t-elle annoncé, mercredi 16 octobre.

Elle devrait figurer en bonne place – mais pas forcément la première – sur la liste du parti présidentiel dans ce gros arrondissement de l’est, l’un des plus à gauche de la capitale. Avec Benjamin Griveaux, « nous avons été tous les deux formés au creuset de la gauche républicaine, celle qui sait que la politique doit être forte pour aider les plus faibles », argumente-t-elle dans une lettre ouverte aux habitants de l’arrondissement.

Anne Hidalgo et ceux qui préparent la campagne pour sa réélection avaient décidé depuis plusieurs semaines de ne pas réinvestir Frédérique Calandra, une élue accusée de n’avoir pas su tenir son équipe et d’avoir trop flirté avec les macronistes. En 2017, elle avait soutenu le macroniste Julien Bargeton lors des sénatoriales. Sa majorité au conseil d’arrondissement avait alors éclaté. Pour la remplacer, Anne Hidalgo s’oriente vers une figure du monde associatif et de la lutte contre la pauvreté, Eric Pliez, le président du SAMU social de Paris. Il devrait faire équipe avec le socialiste Thomas Chevandier.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  A Paris, Anne Hidalgo prépare activement sa machine électorale pour mars 2020

Des « décisions incohérentes » d’Hidalgo

Dans sa lettre ouverte, Frédérique Calandra tire à vue sur Anne Hidalgo et ses anciens camarades socialistes. Elle explique qu’après sa réélection, en 2014, elle a rencontré « de plus en plus de difficultés à travailler avec l’Hôtel de Ville sur certains sujets », tels que les transports ou le budget participatif. Elle évoque des « décisions incohérentes » qui ont « mis à mal » le travail de rééquilibrage en faveur des quartiers populaires du nord-est, et des solutions relevant du « bricolage » en matière d’hébergement des migrants et des sans-abri.

« Je reste fidèle à mes convictions de gauche, mais je ne crois plus la majorité parisienne actuelle capable de les défendre »

La maire du 20e arrondissement conteste aussi la stratégie d’Anne Hidalgo pour les municipales. « Prisonnière de ses alliances (communistes, Génération. s, Verts), (…) elle n’a pas d’autre choix que de porter un projet qui n’est pas conforme à l’idée que je me fais de la solidarité, l’équité et la fraternité », écrit Frédérique Calandra. « Son entrée en campagne laisse d’ores et déjà présager d’une dérive démagogique », ajoute-t-elle, en évoquant le soutien de la maire aux activistes du mouvement écologiste Extinction Rebellion, qui ont récemment bloqué une partie du centre de Paris. « On peut se demander légitimement en quoi ces actions contre-productives font progresser la cause, si indispensable, de l’environnement », note-t-elle.

Autant de désaccords qui expliquent le choix de Frédérique Calandra de « ne pas solliciter l’investiture » du PS pour mars 2020, selon la version qu’elle avance dans sa lettre ouverte. Sa conclusion : « Je reste fidèle à mes convictions de gauche, mais je ne crois plus la majorité parisienne actuelle capable de les défendre. »

Réplique immédiate de Frédéric Hocquard, un des adjoints d’Anne Hidalgo, sur Twitter : « Elue par les voix de la gauche en 2014, puis ayant fait exploser sa majorité municipale, devenue minoritaire dans son propre conseil d’arrondissement il y a deux ans et ayant gouverné comme une autocrate, Frédérique Calandra se rallie à Benjamin Griveaux. Quel épouvantable exemple d’opportunisme ! » Entre les socialistes parisiens, l’amitié appartient au passé.

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Donald Trump en avait fait l’un de ses arguments de campagne. L’épidémie d’opioïdes a fait près de 60 000 morts en 2016 aux Etats-Unis.

Par Corine Lesnes  

Lors de son annonce, Donald Trump a partagé l’histoire de son grand frère décédé Fred, qui avait un problème avce l’alcool.
Lors de son annonce, Donald Trump a partagé l’histoire de son grand frère décédé Fred, qui avait un problème avce l’alcool. CARLOS BARRIA / REUTERS

A deux semaines du premier anniversaire de son élection à la Maison Blanche, Donald Trump a élevé, jeudi 26 octobre, l’épidémie de dépendance aux opiacés aux Etats-Unis comme une « urgence de santé publique ». Contrairement à ce qu’il avait promis pendant sa campagne électorale, il n’a pas émis de proclamation d’urgence nationale. Celle-ci aurait permis le déblocage immédiat de financements pour lutter contre un fléau qui a fait près de 60 000 morts en 2016 aux Etats-Unis, soit plus que les accidents de la route ou le sida au plus fort de l’épidémie.Lire aussi  La crise des opiacés déclarée « urgence nationale » aux Etats-Unis

Signant une proclamation à la Maison Blanche, le président a estimé que les Etats-Unis étaient confrontés à « la pire crise liée à la drogue de leur histoire »« Nous pouvons être la génération qui met fin à la crise des opiacés », a-t-il déclaré, entouré par d’anciens toxicomanes, des parents de victimes d’overdoses ou encore des médecins spécialisés. « Cela prendra plusieurs années, même des décennies, pour débarrasser notre société de ce fléau », a-t-il reconnu.

« Nous allons libérer notre pays de la terrible affliction des abus de drogue. »

En 2016, près d’un million d’Américains ont consommé de l’héroïne et 11 millions souffraient d’accoutumance aux opiacés obtenus sur prescription, a-t-il ajouté. La dernière proclamation d’urgence sanitaire publique remonte à la pandémie de grippe H1N1 en 2009.

Deux Etats ont porté plainte

Comme l’avait été le crack dans les années 1980 pour la communauté noire, les opioïdes sont devenus l’emblème d’un malaise social. Celui des « petits Blancs » laissés pour compte dans les anciens bastions de l’industrie manufacturière, frappés par la mondialisation et l’automatisaton – des régions qui forment le cœur de l’électorat de M. Trump.

Principal accusé, le Fentanyl, un tranquillisant de synthèse puissant, d’un potentiel équivalent à cent fois celui de la morphine, que les patients se voient d’abord prescrire par leur médecin, avant de se le procurer auprès de pharmacies en ligne souvent illégales. Selon le dernier rapport du CDC (Centre de contrôle et de prévention des maladies), le nombre de décès liés à l’absorption de Fentanyl (20 100) a surpassé en 2016 ceux liés à l’héroïne (15 400) et aux opioïdes obtenus sur prescription médicale (14 400). Soit une augmentation de 450 % en trois ans. Le 45e président américain a fait savoir qu’il évoquerait avec son homologue chinois, Xi Jinping, la manière d’endiguer le flot de Fentanyl, pendant son voyage en Asie début novembre. Les contrôles postaux vont être renforcés pour « arrêter l’inondation de Fentanyl fabriqué en Chine », a-t-il annoncé.Lire aussi  Etats-Unis : cinq laboratoires poursuivis pour avoir dissimulé des effets secondaires des antidouleurs

Deux Etats – l’Ohio et le Mississippi – ont porté plainte contre cinq laboratoires pharmaceutiques, en leur reprochant d’avoir sous-estimé les effets secondaires des antidouleurs – et le risque élevé de dépendance – dans leurs argumentaires auprès des médecins prescripteurs. Dans son discours, M. Trump a évoqué la possibilité que le gouvernement fédéral prenne la même initiative contre les fabricants.

L’absence de coordinateur fustigée par les démocrates

Deux mois après son investiture, le président avait nommé une commission bipartite d’étude sur la surconsommation d’opiacés. Le rapport de ces experts, publié en juillet, lui recommandait de déclarer ce phénomène comme urgence nationale. La Maison Blanche n’a pas suivi l’avis de la commission, jugeant inadéquat de recourir à un dispositif prévu pour les catastrophes naturelles, comme les ouragans ou les incendies. Selon elle, la proclamation de jeudi va permettre de réaffecter des crédits existants vers l’aide aux personnes souffrant d’accoutumance, en attendant le vote par le Congrès d’un supplément budgétaire. Elle va aussi autoriser un recours accru aux services de télémédecine, pour compenser la pénurie de médecins dans les Appalaches, la région la plus touchée.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Opiacés : attention, danger mortel

S’ils se sont félicités de l’initiative de M. Trump, les démocrates relèvent que le financement est inexistant, contrairement à ses promesses. Ils déplorent également que l’administration n’ait toujours pas de coordonnateur en charge de la crise. Le secrétaire à la santé, Tom Price, a dû démissionner le 29 septembre après avoir emprunté des avions payés par le contribuable pour des déplacements privés.

Le président est également en « panne » de « tsar » antidrogue. L’élu pressenti pour diriger l’ONDCP (Office of National Drug Control Policy), le représentant républicain de Pennsylvanie Tom Marino, s’est retiré le 17 octobre après avoir été accusé de conflit d’intérêts. A la Chambre, il avait pris le parti de l’industrie pharmaceutique contre la Drug Enforcement Agency (DEA), l’agence de répression du trafic de drogue.

Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)

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Alors que la manifestation des pompiers s’est soldée, mardi, par de violents affrontements avec les forces de l’ordre, plusieurs syndicats de police ont exprimé leur malaise vis-à-vis des tensions survenues.

Par Juliette Bénézit  

Manifestation des pompiers le 15 octobre à Paris.
Manifestation des pompiers le 15 octobre à Paris. CHARLES PLATIAU / REUTERS

Mardi 15 octobre, la manifestation des pompiers, venus défiler à Paris pour défendre leurs conditions de travail, s’est soldée par de violents affrontements avec les forces de l’ordre. Face aux soldats du feu, les CRS ont fait usage de gaz lacrymogènes, canons à eau et grenades de désencerclement, suscitant de vives réactions au sein de la population et chez certains responsables politiques. Plus étonnant, certains membres des forces de l’ordre ont eux-mêmes ouvertement critiqué la stratégie de maintien de l’ordre adoptée pendant la manifestation.

Dès mardi soir, la branche CRS du syndicat UNSA-Police se fendait d’un Tweet pour le moins explicite :

« Les CRS honteux d’avoir gazé les pompiers alors que la manifestation était bon enfant. Unis dans le même combat pour défendre leurs conditions de travail. Aucune considération de nos décideurs. Mille excuses. »

Et le syndicat de préciser ses propos dans une seconde déclaration :

« Pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est le ressenti des collègues vis-à-vis des ordres reçus de nos hauts dirigeants. »

« Des tensions regrettables »

Une dénonciation publique aussi inhabituelle que furtive. En effet, mercredi, en début d’après-midi, les Tweet avaient été supprimés du réseau social. Sollicité, David Michaux, le secrétaire national d’UNSA-Police chargé des CRS, a indiqué ne pas souhaiter communiquer sur le sujet.

Sans dénoncer directement la stratégie de maintien de l’ordre, le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), représentant les officiers et commissaires de police, a fait état, sur Twitter également, de « tensions regrettables liées à certains comportements individuels ». Et d’ajouter : « Nous partageons au quotidien nos missions avec nos amis pompiers et constatons la dégradation de nos conditions de travail respectives. Nous comprenons et partageons leur colère. »

Officiers et Commissaires de police@PoliceSCSI

Tensions regrettables liées à certains comportements individuels.
Nous partageons au quotidien nos missions avec nos amis #pompiers et constatons la dégradation de nos conditions de travail respectives. Nous comprenons et partageons leur #colère.#policiers #FDO https://twitter.com/afpfr/status/1184181685157580800 …Agence France-Presse@afpfrEn réponse à @afpfrTrois membres des forces de l’ordre ont été blessés et six manifestants interpellés pour violences ou jets de projectiles, selon la préfecture de police #AFP17621:07 – 15 oct. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité120 personnes parlent à ce sujet

Des prises de position que nuancent d’autres syndicats de police. Pour Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers, la stratégie adoptée lors de la manifestation des pompiers était justifiée : « Les CRS ont rétabli l’ordre face à une extrême minorité de manifestants qui voulaient en découdre et qui n’est d’ailleurs représentative ni du déroulé de la manifestation ni du mouvement de mobilisation plus général. »

Juliette Bénézit

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Rachida Dati à Menton, le 30 juin 2018.
Rachida Dati à Menton, le 30 juin 2018. REUTERS/Eric Gaillard

Selon l’avocat de la partie civile, nulle trace d’un quelconque travail de l’ex-ministre n’aurait été découverte chez Renault au cours de perquisitions menées en 2011.

Filiale à 50-50 entre Renault et Nissan, la société RNBV avait été créée au Pays-Bas du temps de Carlos Ghosn pour gérer l’alliance industrielle et stratégique entre les géants français et japonais. Mais, avec la chute du puissant patron, les premières questions ont commencé à émerger sur l’usage qui était fait de cette structure discrète installée loin de Paris et de Tokyo: règlement de frais présumés personnels du grand patron, et aussi rémunérations accordées à de drôles de consultants.

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CITATION

« NE VOUS DÉCOURAGEZ PAS; C’EST SOUVENT LA DERNIÈRE CLEF DU TROUSSEAU QUI OUVRE LA PORTE. » PAULO COELHO

« IL N’Y A PAS DE RÉUSSITE FACILE NI D’ÉCHECS DÉFINITIFS. » MARCEL PROUST

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