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Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Les gendarmes ont été alertés en fin d’après-midi lundi 4 juillet. Deux corps ont été retrouvés à Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées. Comme le rapporte l’AFP, les deux victimes ont été tuées par balle. Il s’agit d’une femme âgée de 32 ans et d’un homme de 55 ans. Ils enseignaient tous les deux au collège Desaix situé à Tarbes, en tant que professeur de français, et d’éducation physique. Une enquête a été ouverte pour ce double homicide. Le principal suspect n’est autre que l’ex-compagnon de l’enseignante tuée. Il est actuellement recherché.

© SYSPEO/SIPAUn homme et une femme, tous deux professeurs dans un collège de Tarbes (Hautes-Pyrénées), ont été retrouvés morts, lundi en fin de journée. L’enquête privilégie une rivalité amoureuse.

Le suspect « en fuite »

La piste du féminicide est privilégiée par les enquêteurs, qui estiment qu’une rivalité amoureuse pourrait être à l’origine du drame. Le procureur de la République des Hautes-Pyrénées, Pierre Aurignac, a informé l’AFP que l’auteur présumé des tirs mortels « est en fuite » et « n’a pas pu être interpellé pour l’instant ». D’après une source de la gendarmerie, une « soixantaine de gendarmes » sont mobilisés pour « localiser le plus rapidement possible » le suspect. 

Vidéo: Double meurtre de deux professeurs de collège, tués par balle : le suspect en fuite (Dailymotion)

Un double meurtre le soir du bal de fin d’année 

Le procureur a encore indiqué que l’enquête pour double homicide a été confiée à la brigade de recherche de Tarbes et à la section de recherches de Toulouse. D’après les premiers éléments du dossier, le suspect, également ex-compagnon de la femme de 32 ans, serait arrivé à moto pour abattre les deux enseignants. En fin d’après-midi, des voisins ont d’abord retrouvé le corps de la femme à terre, dans une rue du village de Pouyastruc. Ils ont rapidement alerté les gendarmes, qui ont ensuite découvert le corps de l’homme dans sa maison située à quelques mètres.

Une cellule psychologique a été ouverte au collège Desaix pour les élèves, enseignants et parents d’élèves qui seraient sous le choc. Au moment du drame, les collégiens de 3ème fêtaient la fin de l’année scolaire à un bal organisé dans l’établissement. 

Ce mardi 5 juillet, le recteur de l’académie de Toulouse, Mostafa Fourar, et le préfet des Hautes-Pyrénées, Rodrigue Furcy, se sont rendus sur les lieux du drame. Depuis un déplacement au lycée Marx-Dormoy à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le ministre de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye , a de son côté adressé un message de « tristesse et de compassion pour les familles des enseignants, les collègues et élèves ». Il a fait part de sa « compassion et sympathie » à l’égard de « celles et ceux qui les connaissaient ». Avant de déplorer « un fait divers affreux »

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Les réserves d’essence du Sri Lanka s’élevaient dimanche à 4000 tonnes. C’est un niveau inférieur à la consommation ordinaire de l’île en une journée, a prévenu Kanchana Wijesekera, ministre de l’Énergie.

© Lukiyanova Natalia/frenta – stock.adobe.comDepuis des mois, les 22 millions d’habitants de l’île vivent au rythme de pannes d’électricité quotidiennes, de rationnements des carburants et des denrées alimentaires, avec, en outre, une inflation galopante (+54 % en juin).

Les transports publics étaient à l’arrêt. Du côté des bus privés, qui représentent les deux tiers de la flotte, 1000 véhicules seulement sur 20.000 ont pu rouler dimanche. La situation ne devrait pas s’améliorer rapidement. «La prochaine livraison d’essence est attendue entre le 22 et le 23 juillet», a précisé Kanchana Wijesekera. Toutes les institutions gouvernementales «non essentielles», ainsi que les écoles resteront fermées jusqu’au 10 juillet pour réduire les déplacements et économiser l’énergie.

Depuis des mois, les 22 millions d’habitants de l’île vivent au rythme de pannes d’électricité quotidiennes, de rationnements des carburants et des denrées alimentaires, avec, en outre, une inflation galopante (+54 % en juin).

Vidéo: Une inflation plus forte qu’elle ne devrait ? – 30/06 (BFM Business)

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Une inflation plus forte qu’elle ne devrait ? – 30/06Activer les notifications

Afficher sur Watch Pénurie de devises étrangères

L’île située au sud de l’Inde a perdu, avec la pandémie et les attentats de 2019, l’essentiel de ses revenus liés au tourisme et aux envois de fonds de la diaspora. Une grave pénurie de devises étrangères ne lui permet plus d’importer suffisamment de nourriture, de carburants et autres produits essentiels.

Incapable de rembourser sa dette extérieure de 51 milliards de dollars, le gouvernement s’est déclaré en défaut de paiement en avril et il négocie un éventuel renflouement avec le Fonds monétaire international. Mais le Fonds estime qu’il reste beaucoup d’actions à mener, notamment en termes de corruption, pour redresser les comptes avant de conclure un accord de financement.

L’ONU a prévenu que la crise économique pourrait se transformer en une grave crise humanitaire, des millions de personnes ayant déjà besoin d’aide.

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Des milliers d’habitants de Sydney ont été appelés dimanche par les autorités à évacuer leurs foyers, devant la menace des inondations à la périphérie de la plus grande métropole d’Australie, en proie à des pluies torrentielles. View on euronews

© Photo : Muhammad FAROOQ (AFP)Un homme regarde une zone résidentielle inondée en raison de pluies torrentielles dans la banlieue de Camden à Sydney, le 3 juillet 2022.

Des milliers d’habitants de Sydney ont été appelés dimanche par les autorités à évacuer leurs foyers, devant la menace des inondations à la périphérie de la plus grande métropole d’Australie, en proie à des pluies torrentielles.

« Situation d’urgence menaçant des vies »

Les routes ont été bloquées et au moins 18 ordres d’évacuation sont en vigueur dans l’ouest de la ville, une zone touchée par de graves inondations en mars.

« Il s’agit d’une situation d’urgence menaçant des vies », a alerté Stephanie Cooke, ministre des Services d’urgence de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, dont Sydney est la capitale.

Le dérèglement climatique frappe durement l’Australie

L’Australie est particulièrement éprouvée par le changement climatique, régulièrement frappée par des sécheresses, des feux de forêt dévastateurs, sans compter des inondations répétées et de plus en plus intenses.

Vidéo associée : Sydney : des milliers d’habitants appelés à évacuer à cause du dérèglement climatique

Avec le réchauffement de la planète, l’atmosphère contient plus de vapeur d’eau, augmentant les risques d’épisodes de fortes précipitations, selon les scientifiques. Ces pluies, associées à d’autres facteurs liés notamment à l’aménagement du territoire, favorisent les inondations.

Avec de nouvelles intempéries attendues dans les jours à venir, Mme Cooke a décrit une « situation qui évolue rapidement » et a prévenu que les gens devaient être « prêts à évacuer » les lieux instamment.

Le barrage de Warragamba a commencé à déborder aux premières heures dimanche matin, a-t-elle dit, bien avant les prévisions des autorités.

Camden, une banlieue au sud-ouest de Sydney abritant plus de 100 000 personnes, des magasins et une station-essence étaient déjà inondés.

Les services d’urgence ont secouru 29 personnes et ont été appelés plus de 1 400 fois au cours des dernières 24 heures.

En mars, des inondations causées par de fortes tempêtes avaient dévasté l’ouest de Sydney et fait 20 morts.

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La police et le maire de la ville américaine d’Akron ont lancé des appels au calme après une manifestation contre les violences policières après qu’un homme noir a été tué de 60 balles par la police, selon son avocat

© UPI/Newscom/SIPAUne manifestante à Akron contre les violences policières dans l’Ohio le 2 juillet 2022.BLACK LIVES MATTER – La police et le maire de la ville américaine d’Akron ont lancé des appels au calme après une manifestation contre les violences policières après qu’un homme noir a été tué de 60 balles par la police, selon son avocat

L’homicide date d’une semaine mais la vidéo, diffusée dimanche, risque de mettre le feu aux poudres. Le maire et la police de la ville américaine d’Akron, dans l’Ohio, aux Etats-Unis, ont lancé dimanche un appel au calme après la diffusion d’une vidéo montrant l’homicide par des policiers d’un homme noir qui a reçu 60 balles selon son avocat.

Jayland Walker, 25 ans, a été tué lundi alors qu’il fuyait les policiers à pied après une poursuite en voiture consécutive à une tentative d’interpellation pour infraction routière. Une vidéo très violente diffusée dimanche par la police montre le jeune homme criblé de balles.

Une manifestation ce dmanche près de Cleveland

Une nouvelle manifestation, à l’appel d’associations antiracistes, était prévue à 14h30 locales (21h30 heure de Paris) dans cette ville proche de Cleveland, pour réclamer «justice pour Jayland Walker».

Vidéo associée : Etats-Unis: Un sans-abri s’est noyé sous les yeux de policiers qui refusaient d’intervenir, selon des images rendues publiques par les autorités – VIDEO

«Beaucoup voudront exprimer leurs griefs en public et je soutiens pleinement le droit de nos résidents à se réunir pacifiquement», a déclaré le maire de la ville Dan Horrigan, assurant avoir «le coeur brisé». «Mais j’espère que la population sera d’accord sur le fait que la violence et la destruction ne sont pas la solution», a-t-il plaidé lors d’une conférence de presse.

Son avocat assure que l’homme a été touché par 60 balles

Le chef de la police Steve Mylett a indiqué qu’un rapport du médecin légiste faisait état de 60 blessures sur le corps de Jayland Walker. Son avocat Bobby DiCello assure que l’homme a été touché par 60 balles.

Les policiers impliqués dans sa mort ont été suspendus administrativement en attendant la fin de l’enquête judiciaire.

Dans un tweet dimanche, la superstar du basketball LeBron James, originaire d’Akron, a dit prier pour sa ville.

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Une fusillade mortelle a eu lieu dans un centre commercial de Copenhague ce dimanche en fin d’après-midi. «Il y a plusieurs blessés, et nous savons désormais qu’il y a plusieurs morts», déclare ce dimanche soir l’inspecteur en chef de la police de Copenhague, Søren Thomassen, lors d’une conférence de presse.

© Olafur Steinar GestssonDes personnes quittaient le centre commerciale où des tirs ont été rapportés, ce dimanche à Copenhague.

Le jeune homme, armé selon des témoins d’un imposant fusil, a été arrêté peu après l’arrivée de la police aux abords de une grande galerie marchande située non loin du centre de la capitale danoise. Les motivations du suspect, décrit comme «un Danois de souche de 22 ans», restent floues mais «nous ne pouvons pas exclure un acte de terrorisme», selon le chef de la police de Copenhague. Selon lui, rien n’indique à ce stade que d’autres personnes ont participé à la tuerie.

Cellule de crise

Deux jours après le passage du Tour de France dans la capitale danoise, ces coups de feu ont été tirés en fin d’après-midi à l’intérieur du centre commercial Fields dans le quartier d’Amager, situé entre le centre-ville et l’aéroport de la capitale. «Nous ne savons pas encore avec certitude combien sont blessés ou morts, mais c’est très grave», avait déclaré dans la foulée la maire de Copenhague Sophie H. Andersen sur Twitter.

Vidéo associée : Tirs dans un centre commercial à Copenhague : « plusieurs morts », un suspect arrêté

Après des coups de feu signalés par des témoins, d’importants renforts de police ont été dépêchés aux abords de cette vaste galerie marchande. Des images des lieux montraient des ambulanciers embarquant un blessé sur un brancard et des mères consolants leurs enfants dans leurs bras. Selon la télévision nationale DR, trois personnes ont été hospitalisées, mais ce bilan n’inclut pas d’éventuelles prises en charge sur place.

Une cellule de crise a été déclenchée, selon la maire de Copenhague. Lorsque les premiers coups de feu ont été entendus, plus d’une centaine de personnes se sont ruées à l’extérieur de la galerie commerciale, selon des témoins cités par les médias danois.

Vaste périmètre de sécurité

Les routes autour du centre commercial ont été bloquées avec un vaste périmètre de sécurité, la circulation du métro coupée, et un hélicoptère survolait la zone, selon une journaliste sur place. Des policiers fortement armés empêchaient les riverains de rentrer chez eux. Le lieu de l’attaque se trouve à proximité d’une importante salle de concert, la Royal Arena où un concert du chanteur britannique Harry Styles devait débuter à 20 heures.

Le dernier attentat à Copenhague remonte au 14 et 15 février 2015, lorsqu’une série de fusillades à motivation islamiste avait fait deux morts et cinq blessés.

Mise à jour 22 heures 03, avec davantage de précisions sur les événements.

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La gentrification évoque de jolis cafés, à la déco soignée, où boire des latte entre deux Zoom. Mais la gentrification a un autre visage, moins souriant. Comme celui de Mme Arfi, que Libération a rencontrée. Une dame âgée qui se consume d’angoisse depuis qu’elle a reçu, il y a cinq ans, un commandement de quitter l’appartement parisien où elle a vécu toute sa vie et a tous ses souvenirs. Une menace d’expulsion qui réveille le traumatisme de son départ précipité d’Algérie, il y a exactement soixante ans.

© Emmanuele ContiniA Montmartre, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, le 16 juillet.

7 Français sur 10 ne connaissent pas cette astuce pour avoir des panneaux s

L’histoire d’Irène Arfi commence le 1er mars 1946 à Oran. Son père, français en vertu du décret Crémieux, travaille à la Poste. Les mois qui précèdent l’indépendance sont tumultueux. A chaque attentat, le couvre-feu est imposé immédiatement. Il arrive à la gamine de 14 ans de dormir dans des cafés, faute de pouvoir rentrer chez elle. Elle voit des morts, des images qui restent «gravées» dans sa mémoire. Arrive la proclamation de l’indépendance, le 5 juillet 1962. Courant juillet, les menaces de mort se faisant de plus en plus explicites, sa mère et elle décident de s’enfuir. Son père, lui, attend sa mutation. Il les accompagne au port, à Oran. Elles n’ont rien d’autre que les affaires qu’elles portent sur elle. Irène Arfi se souvient des embarcations qui cernent le bateau et qu’«on leur tire dessus depuis ces barques». De retour à la maison, son père découvre son appartement occupé par une famille qui le chasse. Quelques mois plus tard, il se fait kidnapper, parvient à s’échapper, saute dans un bateau et arrive en France. On est en 1964. Il meurt l’année d’après. Irène a 21 ans.

70 m² contre 250 francs par trimestre

Trois ans plus tard, en juin 1968, elle épouse Franklin Arfi. Le couple a deux filles, Muriel, née en 1969, et Alexandra, en 1973. Figure du quartier de la butte Montmartre, dans le XVIIIe arrondissement, Franklin est directeur de la mercerie du marché Saint-Pierre. A ce titre, il a le droit à un logement de fonction. Son employeur, la société Dreyfus Déballage du Marché Saint-Pierre, possède, en plus du grand magasin de sept étages, plusieurs immeubles où logent ses employés, vendeuses de tissu au mètre, responsables de rayon, etc. Avec Moline et Reine, le marché Saint-Pierre, fondé au début du XXe siècle par un vendeur de coupons ambulant du nom d’Edmond Dreyfus, est l’une des trois grandes enseignes de tissu de ce bout du XVIIIe arrondissement, bordé par le boulevard de Rochechouart au sud, la rue de Clignancourt à l’est et les jardins du Sacré-Cœur à l’ouest.

En février 1973, le couple obtient un appartement de 70 m² dans un immeuble de type haussmannien. Au premier étage, il a vue sur la halle Saint-Pierre, élégant pavillon en brique et acier de type Baltard, et le pied de la butte. Les Arfi paient 250 francs par trimestre. Mme Arfi ne travaille pas, elle élève ses filles et s’occupe de son foyer. En 2002, son mari meurt brutalement à l’âge de 57 ans. La veuve reçoit l’assurance du propriétaire qu’elle peut rester dans l’appartement ; les avis d’échéance et les quittances sont désormais établis à son nom.

Pourvoi en cassation

Il en va ainsi pendant quinze années, jusqu’à ce qu’en février 2017, Irène Arfi reçoive un commandement de quitter les lieux sans délai de la Foncière de la butte Montmartre. Cette filiale immobilière du groupe Dreyfus a été rachetée deux ans plus tôt par un gros marchand de biens, Pierre Rénovation Tradition. Abasourdie, la septuagénaire, malade depuis le décès brutal de son mari, refuse de quitter l’appartement où elle vit depuis quarante-cinq ans et s’imaginait finir ses jours. Son nouveau bailleur saisit alors la justice pour demander son expulsion. En septembre 2018, la société dirigée par l’homme d’affaires Eric Sitruk est déboutée et se voit même condamnée à payer à la veuve 900 euros au titre du préjudice moral. Le marchand de biens fait appel et, coup de théâtre, obtient en avril 2021 la résiliation du bail et l’expulsion de la locataire. Dans l’arrêt consulté par Libération, la cour se fonde sur le bail signé en 1973 : il prévoit que la location est la «conséquence du contrat de travail» de Franklin Arfi et qu’elle sera résiliée «en cas de rupture du contrat de travail, quelle que soit la cause de cette rupture». Autrement dit, bien qu’Irène Arfi ait toujours payé rubis sur l’ongle son loyer, elle occupait illégalement son appartement depuis 2002.

Ce n’est pas tout : la veuve, qui touche une pension de réversion d’environ 2 000 euros par mois, est condamnée à une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la décision d’expulsion, et à payer 2 500 euros à son bailleur au titre des frais de justice. En dernier recours, Irène Arfi forme un pourvoi en cassation, toujours pendant à cette date. Et, espérant pouvoir rester chez elle le temps qu’il soit examiné, elle assigne son bailleur devant le juge de l’exécution, demandant un sursis de trente-six mois. Las, elle est déboutée. Elle a fait appel de ce jugement et l’audience est prévue le 16 septembre. Sauf que l’appel n’étant pas suspensif, son expulsion peut intervenir à tout moment à compter du 1er juillet, selon le commandement émis par la préfecture de police de Paris. «Je trouve ahurissante la décision du juge, qui certes n’est pas définitive. Elle apparaît en totale contradiction avec les éléments factuels et juridiques apportés par Mme Arfi», s’insurge Eugénie Zylberwasser-Rouquette, son avocate.

Un état «suicidaire face à cet avis d’expulsion»

Gif Immobilier, le gestionnaire de biens qui office pour le compte de Pierre Rénovation, a bien tenté de régler le différend à l’amiable. Entre septembre 2021 et avril 2022, il a fait quatre propositions de relogement à Irène Arfi, qui les a toutes refusées. «Les logements étaient situés au deuxième et au quatrième étage, sans ascenseur, or ma mère a des difficultés à monter les escaliers. Pour finir, ils nous ont proposé l’ancienne loge de la gardienne, mais c’est beaucoup trop petit ! Comme ma mère est malade, ses petits-enfants se relaient chaque nuit pour qu’elle ne dorme pas seule, elle a besoin de deux chambres», explique sa fille aînée, Muriel Clément. «De notre côté, on leur a proposé d’augmenter le loyer à 1 000 euros, le triple de ce qu’elle paie aujourd’hui, ajoute la cadette, Alexandra Zuili, mais ils ont refusé notre offre.»

Vidéo associée : Procès du 13-Novembre: « ils vont vraisemblablement requérir la perpétuité » (mère d’une victime)

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En attendant, Irène Arfi ne dort plus. Elle ne sort plus non plus de chez elle, craignant que la police ne débarque en son absence. Pas question de partir en vacances cet été avec sa fille et son gendre, comme c’était prévu. Surtout, alors qu’elle était en rémission, son cancer donne des signes de reprise. Joint au dossier, le témoignage de son médecin, qui la suit depuis vingt-cinq ans, dresse un tableau clinique inquiétant, évoquant même un état «suicidaire face à cet avis d’expulsion». «Si, monsieur le juge, je me permets de vous écrire, c’est pour que l’on tienne compte de tous ces éléments avant de mettre à la porte cette brave femme. J’ai beaucoup de mal à comprendre le peu d’empathie face à une situation pareille», écrit ce praticien qui exerce dans le quartier.

Une vieille dame qui semble perdue

«C’est pas qu’un appart, c’est sa vie», résume son gendre, Jean-Marc Zuili, désignant les photos encadrées qui trônent sur le buffet lustré. De son mariage, de son défunt mari, de ses petits-enfants. «Ça fait cinquante ans que je suis là, je n’ai jamais rien demandé», souffle la septuagénaire. Assise sur le canapé de son salon, la vieille dame semble perdue. Un mouchoir froissé dans la main, elle essuie discrètement ses larmes, s’excusant de se laisser déborder par l’émotion.

«Je travaille dans l’immobilier, je sais qu’un appartement comme celui-là vaut de l’argent. Le tarif à la location dans le quartier, c’est 29 euros le m². Mais ma mère a 76 ans, elle est malade. Pour M. Sitruk, c’est une perte, d’accord, mais une perte relative : il a un empire !» s’emporte Alexandra Zuili. L’homme d’affaires de 57 ans, qui a fait fortune dans le textile (la marque de vêtements Bel Air, le grossiste Sonia, etc.), détient un portefeuille de 47 sociétés. Pierre Rénovation Tradition a réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros, en hausse de 26 % sur un an.

«Un mauvais procès»

Au-delà du contentieux judiciaire, le cas d’Irène Arfi jette une lumière crue sur les agissements de certains marchands de biens pour pousser les locataires à partir. «Au début, ma mère recevait tous les jours des commandements d’huissier dans sa boîte aux lettres», raconte Muriel, y voyant des «coups de pression pour qu’elle craque et s’en aille». Les sœurs Arfi mettent aussi en cause celui qu’elles désignent sous le nom de «M. Bertrand». De son vrai nom Dominique Bertrand, il travaille pour Gif Immobilier. «On l’a surpris en train de fouiller les poubelles des locataires», affirme Alexandra, qui le soupçonne d’avoir cherché des «choses compromettantes pour monter un dossier contre eux». Mme Arfi ayant fait valoir qu’elle était impotente pour justifier son refus de déménager, «il l’a suivie pendant qu’elle faisait ses courses et l’a même photographiée, et ensuite il l’a traitée de menteuse». Enfin, «M. Bertrand» se serait rendu à l’agence où travaille Alexandra, puis lui aurait dit : «Vous avez les moyens d’aider votre mère : pourquoi vous ne le faites pas ?»

Joint par Libération, Dominique Bertrand a refusé de répondre, demandant d’adresser un mail à son employeur, qui n’a pas répondu. Mais Eric Sitruk a pris sa défense auprès de nous. «Il travaille pour moi depuis douze ans, je n’ai jamais eu de plaintes. C’est un mauvais procès qui est fait à cet homme. Certes, il a une stature impressionnante car il fait 1,85 m, mais il a 75 ans et arrive à peine à marcher !» Il n’exclut cependant pas que son mandataire doive parfois montrer les dents : «Il fait son travail correctement, mais malheureusement, il y a des impayés.»

«Tout le petit peuple de Paris»

Irène Arfi n’est pas la seule concernée, ni dans l’immeuble, ni dans le quartier : selon son avocate, d’autres procédures sont en cours contre des locataires âgés occupant comme elle un ancien logement de fonction. Eric Sitruk, qui admet posséder également un immeuble dans la rue d’Orsel voisine, l’assure : «Il n’y a pratiquement plus de logements de fonction. La plupart des locataires ont quitté Paris quand ils ont pris leur retraite.» Celui qui se présente sur son compte LinkedIn comme un «opérateur immobilier spécialisé en restructuration d’immeubles à Paris et proche banlieue» réfute aussi contribuer à la gentrification du quartier : «Nos loyers sont très raisonnables. Et tous nos immeubles sont remplis : il n’y a pas d’Airbnb.»

Le phénomène d’éviction des classes populaires du Paris faubourien ne concerne pas seulement ce coin du XVIIIe arrondissement qui ressemble encore – pour encore combien de temps ? – au décor du Bonheur des dames de Zola. Jeudi, l’association Droit au logement (DAL) a organisé un rassemblement en soutien à 29 locataires vivant dans un hôtel meublé situé rue de Meaux, dans le XIXe arrondissement, et menacés de se retrouver à la rue à compter de ce vendredi 1er juillet, «sans même un jugement d’expulsion». Des locataires «souvent âgés, voire très âgés», «payant un loyer mensuel de 400 à 600 euros pour une chambre de moins de 10 m²», qui «ont fait tourner la ville pendant des décennies : une sténodactylo, un bagagiste à Orly, un marchand de journaux, un éboueur», témoigne Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL. Bref, «tout le petit peuple de Paris».

«Cafés branchés, vendeur de cycles, mur d’escalade»

Dénommé l’hôtel du Marché, le garni était tenu par la même famille depuis les années 20 mais, début 2021, le groupe JennStore a racheté l’immeuble : pas pour le garder, mais pour le revendre, sans ses encombrants locataires. Selon Eyraud, JennStore, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros en 2020, a signé une «promesse de vente au promoteur Osmose Partners, avec effet le 1er juillet. Une des clauses du contrat prévoyait que l’immeuble soit vide de tous occupants». Pourquoi avoir jeté son dévolu sur ce vieil hôtel meublé ? Parce qu’il est situé sur la place du marché Secrétan, en voie accélérée de gentrification : «Il y a des cafés branchés, un vendeur de cycles, un mur d’escalade, un supermarché bio. Le marché, d’ailleurs, n’a plus rien d’un marché populaire», regrette Jean-Baptiste Eyraud.

Au moins l’action du DAL aura-t-elle offert un répit aux locataires. Et ce n’est pas la seule bonne nouvelle : au moment où nous apprêtions à publier cet article, la préfecture de police de Paris, sollicitée par Libération, annonçait qu’elle avait décidé d’«accorder un délai supplémentaire à Mme Arfi en considération de ses difficultés et dans l’attente des différentes démarches et recours qu’elle a engagés». Eric Sitruk, de son côté, a assuré qu’il allait également se pencher sur son cas pour tenter de trouver un arrangement avec sa locataire. «Que Mme Arfi dorme tranquille, elle ne sera pas expulsée», a-t-il promis.

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© YOUTUBEMort du youtubeur Minecraft Technoblade à l’âge de 23 ans

Le 30 juin, le père du youtubeur Technoblade a annoncé la mort de son fils, Alexander, des suites d’un cancer. L’Américain de 23 ans était connu pour ses vidéos autour du jeu Minecraft, diffusées sur sa chaine Youtube, cumulant à ce jour plus d’un milliard de vues.

Un pilier du streaming Minecraft. Le 30 juin, ce n’est pas Technoblade qui s’est présenté sur sa chaîne Youtube, suivie par plus de 11 millions d’abonnés depuis bientôt dix ans, mais son père, assis sur une chaise sur un fond blanc, accompagné d’un petit chien. L’homme d’une quarantaine d’années a en effet annoncé une terrible nouvelle : son fils, Alexander, plus connu sous le nom de Technoblade, a succombé à une maladie qui le rongeait depuis tout juste un an. Le youtubeur américain, âgé de 23 ans, était connu pour ses vidéos autour du célèbre jeu de construction et d’aventure. Depuis deux mois, ce dernier n’avait plus alimenté sa chaîne youtube… son père explique aujourd’hui pourquoi. De plus, le papa de Technoblade a tenu à rendre hommage à la communauté de son fils en lisant les quelques mots que celui-ci avait précieusement préparés.

Un cancer du bras droit diagnostiqué en 2021

Alex, alias Technoblade, était atteint d’un cancer au bras droit, où un sarcome fut diagnostiqué en 2021. « Ils ont effectué quelques scanners et m’ont dit que la raison pour laquelle j’ai mal au bras est que j’ai un cancer. Ça ne pouvait vraiment pas être pire », expliquait le jeune homme en août dernier. Avant de rendre son dernier souffle, Alexander a adressé des mots très tendres à ceux qui le suivent des quatre coins du monde depuis plus 9 ans : « Si vous regardez ceci, c’est que je suis mort. Alors asseyons-nous pour avoir une dernière conversation… »

« Au revoir les gars… »

Dans ce long message, lu par la voix bouleversante de son papa, Technoblade affirme ceci : « Merci à tous de m’avoir soutenu au fil des années. Si j’avais cent autres vies, je pense que je choisirais d’être à nouveau ‘Technoblade’ à chaque fois car ce furent les années les plus heureuses de ma vie. J’espère que vous avez apprécié mon contenu et que j’en ai fait rire quelques-uns d’entre vous. J’espère que vous vivrez tous une vie longue, prospère et heureuse, parce que je vous aime… » Une vidéo que le youtubeur avait choisi d’intituler « So long nerds », « au revoir les gars »

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Dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de François Vigouroux, une femme de 58 ans a été interpellée mercredi et placée en garde à vue.

François Vigouroux, 57 ans, avait disparu le 26 mai après avoir quitté son domicile à vélo, comme il avait l’habitude de le faire, et devait rentrer dîner avec son fils pour 19 h 30.

Le 1er juin, un homme faisait une randonnée lorsqu’il a été intrigué par une odeur pestilentielle provenant de sacs poubelles aux pieds des orgues d’Ille-sur-Têt, dans les Pyrénées-Orientales. Il a appelé les gendarmes.

Les forces de l’ordre, arrivées sur les lieux, ont découvert dans l’un des sacs, une tête humaine, dans un autre, un bassin et des cuisses.

Une vingtaine de jours après la macabre découverte, les analyses ont révélé qu’il s’agissait bien des restes de François Vigouroux.

La suspecte, inconnue des services de police, se 

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Le texte qui entre en vigueur vendredi simplifie à la fois les règles sur le nom d’usage et la procédure pour changer de nom. L’égalité entre matronyme et patronyme s’en trouve renforcée.

Par Iris Derœux

Une nouvelle loi relative au changement de nom entre en vigueur vendredi 1er juillet. Si ce texte, voté en mars 2022, est peu épais, l’enjeu symbolique est conséquent : il simplifie les modalités selon lesquelles un parent peut donner son nom à ses enfants s’il ne l’a pas fait à la naissance, et il modifie la procédure selon laquelle une personne peut changer son nom de famille, souvent en faveur du matronyme.

Un léger assouplissement des règles sur le « nom d’usage »

La loi modifie d’abord le code civil pour assouplir légèrement les règles concernant le nom d’usage. Avec comme effet de simplifier le quotidien de mères qui ne demandent pas que leur nom apparaisse sur l’acte de naissance de leur enfant − c’est le cas dans plus de 81 % des cas, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques −, mais qui souhaitent a posteriori « exister » sur les papiers de leurs enfants.

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En France, toute personne possède un nom de famille qui figure sur son acte de naissance et est inaliénable. Il est permis d’utiliser en plus un nom d’usage pour tous les actes de la vie courante et qui peut figurer comme tel sur les papiers d’identité. Cela peut être le nom du conjoint, utilisé seul ou bien en combinaison avec son nom de famille, ou encore, depuis 1985, le nom d’un parent ne l’ayant pas transmis à la naissance – pour un enfant mineur, la demande peut être faite auprès du service d’état civil par les personnes exerçant l’autorité parentale.

La nouvelle loi facilite cette démarche. Le parent n’ayant pas transmis son nom à la naissance peut désormais se rendre seul en mairie ou au commissariat et demander que son nom apparaisse sur la carte d’identité ou le passeport de ses enfants comme nom d’usage, sans l’aval du second parent, mais en l’ayant au préalable informé. Ce dernier pourra, s’il n’est pas d’accord, saisir le juge aux affaires familiales.

« J’ai déjà pris rendez-vous au commissariat de mon village pour faire modifier dès le 1er juillet les papiers de mes enfants en y ajoutant mon nom », affirme Marine Gatineau-Dupré, conseillère municipale (La République en marche, LRM) de Palavas-les-Flots (Hérault), et cofondatrice du collectif Porte mon nom, qui a milité pendant plus d’un an en faveur de cette réforme. Le déclic, explique-t-elle, a été son divorce et la multiplication des situations où elle a dû justifier son lien de parenté à l’aide d’un livret de famille. Le collectif a ainsi recueilli des centaines de témoignages illustrant les difficultés des mères à faire exister leur nom, mais aussi les souffrances de personnes héritant d’un nom de famille associé à des maltraitances.

Une procédure simplifiée pour changer de nom de famille

En plus de l’ajout du nom d’usage, la nouvelle loi facilite le changement de nom. Historiquement, le cadre légal français en la matière est très restrictif. Pour l’obtenir, il faut prouver « l’intérêt légitime », comme le fait de se débarrasser d’une consonance ridicule, d’une homonymie avec une personnalité ayant mauvaise réputation ou encore éviter l’extinction d’un nom. La procédure est longue et incertaine.

Désormais, en vertu des articles 2 et 3 de la nouvelle loi, tout adulte pourra changer de nom une fois dans sa vie pour ajouter à son nom de famille ou y substituer le nom du parent qui ne lui avait pas été transmis à la naissance. Et ce, sur simple déclaration en mairie grâce à un formulaire dédié, sans avoir à justifier sa demande. S’il veut en revanche choisir un tout autre nom de famille, le cadre originel demeure. A noter que si cette personne a des enfants, ce changement de nom s’étend de plein droit à ses enfants de moins de 13 ans, et avec leur consentement s’ils sont plus âgés.

L’article 3 prévoit en outre que lorsqu’un juge aux affaires familiales retire l’autorité parentale à l’un des parents, il peut statuer sur le changement de nom de l’enfant si c’est une demande de l’autre parent, en ayant le consentement de l’enfant si celui-ci a plus de 13 ans.

Ces points majeurs de la réforme ont été en premier lieu défendus par des personnes associant leur patronyme à des violences, un parent abusif ou absent, et désireuses de se « défaire » de ce nom. Les débats parlementaires ont permis d’entendre des témoignages comme celui de la députée Aina Kuric (LRM), qui a expliqué être « victime d’un père incestueux » et ne plus souhaiter « porter le nom de [s]on bourreau, mais celui de la femme qui [l]’a faite ». Au moment de sa promulgation, le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, a salué un texte « qui répare ».

Faire évoluer les pratiques autour du patronyme

Ce nouveau texte s’inscrit dans la continuité des lois votées à partir des années 2000 en faveur des matronymes.

La France avait fait une première réforme d’ampleur avec la loi du 4 mars 2002 entrée en vigueur au 1er janvier 2005. Celle-ci, en accord avec la jurisprudence européenne pour l’égalité entre père et mère, a mis fin à la transmission systématique et obligatoire du nom du père aux enfants. Elle a établi que le nom du père, de la mère ou les deux accolés, dans n’importe quel ordre, pouvaient être transmis. Elle a en outre substitué la notion de « nom de famille » à celle de « patronyme ». Cependant, le principe de la transmission automatique du nom du père est resté intact, sauf si les parents manifestent expressément le souhait contraire.

« Nous aurions aimé que la réforme aille jusqu’à automatiser le double nom à la naissance. Sans pour autant le rendre obligatoire, mais qu’il devienne le choix par défaut », confie Marine Gatineau-Dupré. Le législateur, lui, n’a pas souhaité aller jusque-là.

Iris Derœux

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