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Archive for the ‘Retraites’ Category

PROPOSITION DE LOI

Retraites – Le Médiateur veut corriger des « situations injustes »

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Retraites - Le Médiateur veut corriger des "situations injustes"

Le Médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, propose notamment de revoir les conditions de calcul du salaire annuel moyen © OUEST FRANCE

Le Médiateur de la République Jean-Paul Delevoye a transmis au rapporteur du projet de loi sur les retraites plusieurs propositions pour corriger des « situations injustes ». Ses propositions interviennent alors que les députés examineront de mardi à jeudi, en commission des Affaires sociales, la réforme des retraites présentée par le gouvernement. Par son intervention, le Médiateur veut notamment revenir sur l’établissement du salaire moyen annuel et pointer du doigt les cas des pensions de réversion des fonctionnaires, des parents d’enfants nés ou adoptés avant 2004 et des cotisations des fonctionnaires à temps partiel. Les propositions formulées par Jean-Paul Delevoye se veulent « toutes guidées par le souci de répondre à des situations injustes et inéquitables, à la rigidité excessive de certains principes », précise-t-il. Selon lui, ces principes « aboutissent à l’amputation de droits légitimement escomptés ou à des disparités de traitement en fonction du régime d’affiliation des assurés ».

En premier lieu, le Médiateur propose notamment de revoir les modalités d’établissement du salaire annuel moyen, sur lequel se fonde le calcul de la pension de retraite. Selon lui, le mode de calcul actuel « a pour inconvénient d’exclure quasi systématiquement du salaire de référence la dernière année d’activité, qui est rarement une année civile achevée », et de prendre en compte des années marquées par des interruptions d’activité liée au chômage ou à la maternité. Le Médiateur propose, pour sa part, l’idée de « substituer à la référence annuelle un salaire moyen établi sur la base des cent meilleurs trimestres validés ». Il recommande également de « revoir le régime des pensions de réversion pour en étendre le bénéfice aux partenaires liés par un pacte civil de solidarité conclu depuis au moins deux ans ».

Par ailleurs, le Médiateur préconise de « faciliter l’accès au dispositif de départ anticipé pour carrière longue pour les fonctionnaires à temps partiel, en leur permettant de surcotiser sur la base d’un temps plein au-delà de la limite des quatre trimestres actuellement posés ». Il propose également d’assouplir les conditions d’attribution de la bonification d’un an accordée aux fonctionnaires parents d’enfants nés ou adoptés avant le 1er janvier 2004. Pour respecter une jurisprudence européenne, la réforme de 2003 avait, en effet, étendu la bonification à tous les fonctionnaires, hommes ou femmes, à condition qu’ils aient interrompu leur activité pendant au moins deux mois consécutifs. Or, les pères « remplissent rarement cette condition », de même que certaines mères adoptantes, le congé d’adoption n’existant que depuis 1978, note le Médiateur.

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lepoint.fr

MANIFESTATIONS

RETRAITES – Mobilisation de « haut niveau », selon Bernard Thibault

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RETRAITES - Mobilisation de "haut niveau", selon Bernard Thibault

« On sera autour de 2 millions », a assuré le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault © MaxPPP

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Plusieurs milliers de personnes ont commencé à manifester jeudi après-midi peu après 14 h 15 à Paris contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, à l’appel des syndicats CGT, CFDT, CFTC, FSU, Unsa et Solidaires, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse.

Le cortège, emmené par les leaders des six centrales syndicales, est parti sous un soleil estival de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation, derrière une banderole de tête proclamant « Ensemble, agissons pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail et les retraites ». Clin d’oeil à la Coupe du monde de football, des vuvuzelas blancs ou orange faisaient concurrence aux sifflets. Parmi les manifestants de tous âges, une quinquagénaire brandissait une pancarte : « Président, à quel âge vais-je pouvoir m’occuper de mes petits-enfants, 65-70 ans ? »

Quatrième journée d’action

La mobilisation est « de haut niveau », avec « autour de deux millions » de manifestants partout en France, a affirmé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Selon le numéro un de la CGT, « le calendrier ne nous était pas favorable et pourtant les salariés (ont répondu) par centaines de milliers, on sera autour des deux millions, un peu plus ou un peu moins on verra » et « c’est donc un événement ». « La suite va appartenir au président de la République. Dès lors que 23 grévistes (les joueurs de l’équipe de France de football) parviennent à modifier l’agenda du président de la République, assez naturellement, on pourrait penser que les responsables syndicaux puissent être reçus », a-t-il ironisé, en référence au rendez-vous entre Nicolas Sarkozy et Thierry Henry. « Il ne faut pas que le projet de loi soit examiné dans sa version actuelle au Conseil des ministres le 13 juillet, mais qu’on ouvre enfin une véritable séance de négociation », exige Bernard Thibault.

Pour cette quatrième journée d’action depuis début 2010, les syndicats veulent faire une démonstration de force supérieure à la dernière mobilisation nationale interprofessionnelle, le 27 mai (un million dans toute la France selon les syndicats, 395.000 selon la police). Le numéro un de la CFDT François Chérèque s’était dit « sûr », jeudi matin, que les manifestants seraient « entre un et deux millions » contre une « réforme injuste » à travers la France, où étaient prévues quelque 200 manifestations.

Du nord au sud, la participation à plusieurs défilés en province ressortait comme la plus forte depuis le début de l’année, tout en restant inférieure au pic des manifestations de 2009 contre la crise.

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JOURNÉE D’ACTION SUR LES RETRAITES

La SNCF prévoit des perturbations du trafic jeudi

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La SNCF a prévu une circulation perturbée des trains jeudi, journée d’action sur les retraites, avec un trafic TGV et TER d’un train sur deux, un trafic Transilien « proche de un train sur deux » en heure de pointe et un trafic d’un train sur quatre pour les trains Corail. Les quatre syndicats représentatifs à la SNCF (CGT, Unsa, SUD Rail et CFDT) ont appelé à la grève, avec un préavis courant de mercredi 20 heures à vendredi 8 heures. Le projet de réforme des retraites prévoit que pour les régimes spéciaux dont celui des cheminots, qui ont été réformés en 2007 avec des effets jusqu’en 2016, l’augmentation de l’âge de la retraite débutera en 2017.

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 lepoint.fr

RÉFORME DES RETRAITES

Les principaux secteurs en grève à partir de mercredi soir

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Les principaux secteurs en grève à partir de mercredi soir

© ABACA

 

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Les transports, les écoles primaires mais aussi nombre d’entreprises privées devraient être touchées par des grèves jeudi, lors de la journée d’action contre le projet de réforme des retraites du gouvernement à l’appel des syndicats CGT, CFDT, CFTC, Solidaires, FSU et Unsa.

TRANSPORTS

– SNCF

L’entreprise prévoit en moyenne 1 TGV sur 2 au départ ou à l’arrivée de Paris et à l’international, 1 TGV province-province sur 3, 44% des Transiliens aux heures de pointe, 1 TER sur 2, 1 Intercités et Téoz sur 4. Les quatre principaux syndicats (CGT, Unsa, SUD, CFDT) appellent à la grève.

– RATP

La régie assurera 6 métros sur 10, 2 RER A sur 3, 1 RER B sur 5 aux heures de pointe et le service des bus et tramways sera légèrement perturbé.

– Transports urbains

Des préavis de grève de 24 heures ont été déposés dans 65 réseaux dont ceux de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Rennes, Strasbourg et Toulouse, et des préavis de moins de quatre heures dans quatre villes.

– Aérien

La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a demandé aux compagnies aériennes de réduire de 15% leurs vols au départ d’Orly et de Roissy entre 07H00 et 14H00. Air France prévoit d’assurer 100% des vols long-courrier au départ de ces aéroports et 83% des court et moyen-courriers.

FONCTION PUBLIQUE

– FSU, CGT, CFDT, Solidaires, Unsa et CFTC appellent à la grève pour la défense de l’emploi et contre la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la défense des salaires et du pouvoir d’achat des fonctionnaires et contre la réforme des retraites, qualifiée d' »inacceptable » et d' »injuste ».

Dans les finances, appel commun de CGT-CFDT-Unsa-Solidaires pour défendre plus spécifiquement l’emploi, les conditions de travail et contre la loi de mobilité.

– Education Nationale

La mobilisation promet d’être forte en primaire: avec plus d’un professeur des écoles sur deux (52,5%) en grève jeudi, selon leur principal syndicat, le SNUipp-FSU, ce devrait être la plus forte grève de l’année scolaire. Outre le relèvement de l’âge de départ et la hausse des cotisations retraite, les enseignants s’élèvent contre les suppressions de postes.

Les municipalités sont tenues d’organiser un service minimum d’accueil dans les écoles où les grévistes déclarés sont plus de 25%.

Dans le secondaire en revanche, le taux de grévistes ne devrait pas être très révélateur, les lycées étant mobilisés par l’organisation du baccalauréat.

– Justice

Le Syndicat de la magistrature (gauche) appelle à la mobilisation.

LA POSTE

Les syndicats CGT, CFDT, CFTC et SUD appellent les postiers à la grève « contre la remise en cause de l’âge légal à 60 ans », pour l’emploi et les salaires, mais aussi pour le « service public postal » et contre « la dégradation de l’emploi et des conditions de travail ».

Des appels sont également déposés plus spécifiquement à Chronopost contre la pénibilité au travail, et dans les services financiers de la Poste pour défendre particulièrement l’emploi, les syndicats affirmant que la Banque postale veut supprimer 3.200 emplois d’ici 2015.

POLE EMPLOI

Appel à la grève de CGT, SUD, SNU-FSU et CFDT.

ENERGIE (EDF, GDF-Suez…)

Appel à la grève de CGT-CFDT-CFTC-CFE/CGC contre la réforme des retraites et la loi Nome sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité

ENTREPRISES

Appels à des arrêts de travail

– Industries: Saint-Gobain, Baccarat, Duralex, Lafarge, Rhodia, L’Oréal, Total, Arkema, ArcelorMittal, Airbus (y compris FO à Toulouse et Saint-Nazaire)

– Automobile: Michelin, Faurecia, PSA Peugeot Citroën, Renault (dont FO notamment à Cergy)

– Banques: à la Société Générale à l’appel de tous les syndicats (y compris FO et CFE-CGC), au Crédit Lyonnais et à BNP Paribas à l’appel de la plupart des syndicats

– Commerce: chez Carrefour, la CGT et la CFDT appellent à la mobilisation avec pour slogan « travail pénible, petit salaire, petite retraite ».

– Secteur agricole et alimentaire: la fédération FGA-CFDT a appelé à la mobilisation, en mettant l’accent sur les carrières avec des travaux pénibles et les salariés cotisant à plusieurs régimes. La Confédération paysanne appelle à manifester pour les retraites agricoles.

MEDIAS ET CULTURE

À France Télévisions, préavis de grève de cinq syndicats (SNJ-CGT, CFTC, SRCTA Unsa, SNRT CGT, CFDT)

À Radio France, préavis de la CGT

Le syndicat CGT du Livre (SGLCE) appelle à la non-parution vendredi de la presse quotidienne nationale et des gratuits.

La Comédie Française a annulé la représentation de « Cyrano de Bergerac » jeudi soir.

ASSOCIATIONS

La Fnath (accidentés de la vie) et l’Andeva (victimes de l’amiante) appellent à manifester pour une meilleure prise en compte de la pénibilité au travail.

Même appel d' »Osez le féminisme », qui considère que le projet gouvernemental est « un pas en arrière pour les femmes », et du Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) contre le « travailler toujours plus pour gagner de moins en moins ».

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MOUVEMENT SOCIAL

RETRAITES – Les syndicats parient sur une forte mobilisation

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RETRAITES - Les syndicats parient sur une forte mobilisation

La journée de mobilisation du 24 jui sera la dernière avant le passage du projet de loi en Conseil des ministres © MAXPP

 

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L’intersyndicale mise sur une journée de grève et de manifestations très suivie jeudi contre un projet de réforme des retraites jugé « inacceptable » et « injuste », avec l’objectif de faire pencher en sa faveur le bras de fer engagé avec le gouvernement.

Pour la quatrième journée de mobilisation depuis début 2010 sur l’emploi et les retraites, environ 200 manifestations sont annoncées par les syndicats (CGT, CFDT, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa) et les perturbations devraient être nombreuses dans les transports.

La SNCF a prévu un trafic réduit de 50% pour les TGV – en France et vers l’étranger, sauf pour les Eurostar, Thalys et Lyria vers Zurich où le trafic sera normal – pour les TER, et également de moitié pour les Transiliens pendant les heures de pointe. En Ile-de-France, la RATP anticipe également davantage de perturbations que lors de la précédente journée d’action, le 27 mai. Dans les transports urbains, des préavis de grève ont été déposés dans 69 réseaux, soit 50% de plus.

L’intersyndicale escompte mobiliser davantage que le 27 mai (395.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, un million selon les organisateurs). La gauche s’associe à la journée. FO, qui a organisé le 15 juin sa propre mobilisation contre la réforme, n’appelle pas formellement à participer mais n’exclut pas que des militants se joignent localement. Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a appelé les Français à être « beaucoup plus d’un million » dans la rue pour que « le chef de l’Etat perçoive qu’ils ne sont pas d’accord » avec la réforme des retraites, comme le montrent plusieurs sondages. François Chérèque (CFDT) lui, a parié sur « une très grosse manifestation » contre « la réforme la plus violente en Europe ». Alors que davantage de fonctionnaires pourraient grossir les cortèges, plus d’un enseignant des écoles sur deux sera en grève, selon le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire.

Nicolas Sarkozy, « attentif à maintenir le dialogue »

Le 24 juin sera certainement la dernière journée d’action avant le passage du projet de loi en Conseil des ministres le 13 juillet et avant les grandes vacances. Les syndicats tablent sur le fait que chaque salarié du privé ou fonctionnaire a pris conscience de l’impact de la réforme pour lui-même depuis l’annonce il y a une semaine du détail du projet gouvernemental, construit autour du report de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans en 2018. « La mobilisation sera certainement forte, nous l’attendons, nous ne la redoutons pas », a déjà estimé le ministre du Travail Eric Woerth, affirmant que « si on retire le projet, il n’y a plus de système de retraite ».

De son côté, Nicolas Sarkozy a affirmé mardi qu’il serait « très attentif au fait qu’on maintienne le dialogue » avec les syndicats et « dans les semaines qui viennent » aux discussions concernant la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés, sujets sur lesquels il avait déjà ouvert la voie vendredi à de possibles « évolutions ». Le Président n’entend cependant pas remettre en cause le calendrier de la réforme, dont l’examen au Parlement débutera en septembre. Le texte, « nous allons essayer de tenter de l’améliorer » mais il « est déjà bon », a réaffirmé mardi Eric Woerth. Le ministre du Travail et ex-ministre du Budget, exposé à des accusations de « conflit d’intérêts » et des demandes de démission à gauche liées à l’affaire Bettencourt, dénonce une tentative de « déstabilisation » alors qu’il est « au coeur d’une réforme majeure ».

Les syndicats feront le bilan de la journée de jeudi le 29 juin, lors d’une réunion marquée par le retour de FO, qui est pour une action à la rentrée sur un mot d’ordre de « retrait » de la réforme – loin de faire l’unanimité parmi les syndicats

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Recul de l’âge légal de la retraite à 62 ans, alignement du régime des fonctionnaires sur celui du privé, taxation du capital et des hauts revenus… Voici les principales mesures annoncées ce matin par Eric Woerth.

 
 
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Le gouvernement sonne la fin de la retraite à 60 ans. D’ici à 2018, l’âge légal de départ à la retraite sera porté à 62 ans. Le ministre du Travail, Eric Woerth, l’a confirmé ce mercredi matin en présentant l’avant-projet de loi sur la réforme des retraites. En 2010, le déficit du régime des retraites doit s’élever à 32,3 milliards d’euros et en l’absence de toute réforme devait filer à 42,3 milliards en 2018.

 

«Cette réforme, le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement l’ont construite avec deux exigences, être responsable et être juste», a souligné Eric Woerth, assurant qu’elle permettra le retour à l’équilibre en 2018. Ce scénario repose sur les hypothèses suivantes : retour au plein emploi à l’horizon 2024 avec un taux de chômage de 4,5% à cette date, et croissance de la productivité du travail de 1,5% à long terme.

Le rééquilibrage des comptes sera obtenu au moyen de quatre séries de mesures :  le recul à 62 ans de l’âge légal de départ et à 67 ans celui permettant de toucher automatiquement une retraite à taux plein; l’allignement du régime des fonctionnaires sur celui du privé; le gel de l’effort de l’Etat au financement du régime des fonctionnaires; et enfin la taxation du capital et des hauts revenus pour contribuer au financement du système des retraites (3,7 milliards d’euros en 2011 et 4,6 milliards en 2020.

Voici le détail des mesures annoncées :

La fin de la retraite à 60 ans. L’âge légal de la retraite sera porté à 62 ans en 2018 contre 60 ans aujourd’hui. Pour y parvenir, cet âge légal sera relevé de quatre mois chaque année à partir du 1er juillet 2011. «C’est une position raisonnable et efficace», assure le ministre du Travail, qui estime que «personne ne peut faire croire que c’est un recul social». Selon lui, la mesure permettra une économie de 19 milliards d’euros en 2018.

Pour les régimes spéciaux, le recul s’appliquera à partir de 2017 «pour tenir compte du calendrier de la réforme de 2008». Pour les fonctionnaires des catégories actives (policiers, sapeurs-pompiers…), autorisés actuellement à partir à 50 ou 55 ans, l’âge de départ sera relevé progressivement de deux ans, à 52 et 57 ans. L’âge du taux plein, qui permet à un assuré de partir à la retraite sans décote même s’il ne dispose pas de la durée de cotisation nécessaire, passera lui de 65 à 67 ans d’ici 2018.

Pénibilité au travail : l’âge légal maintenu à 60 ans. En cas de pénibilité avérée, l’âge légal sera maintenu à 60 ans avec une pension à taux plein. Les salariés ayant une incapacité physique d’au moins 20% sont concernés, soit 10 000 personnes, selon le gouvernement. Mais ce dernier s’est refusé à dresser une liste des professsions concernées, privilégiant le cas par cas.

Le dispositif «carrières longues» conservé. Les salariés ayant commencé à travailler avant 18 ans pourront partir plus tôt à la retraite, sous réserve, comme c’est le cas aujourd’hui, d’avoir la durée de cotisation et deux ans supplémentaires. Au total, via ce dispositif, 50 000 personnes par an ne seront pas concernées par le départ à 62 ans, et 90 000 en 2015, affirme Eric Woerth.

Allongement de la durée de cotisation. «La durée de cotisation doit évoluer en fonction de l’espérance de vie», insiste Eric Woerth. La durée nécessaire pour une pension à taux plein, qui aura atteint 41 ans en 2012, sera portée à 41 ans et trois mois à partir de 2013, ce qui concerne les générations 1953 et 1954. «Compte tenu des estimations actuelles de l’Insee, la durée de cotisations devrait être de 41,5 ans en 2020», indique l’avant-projet, suggérant que ce rythme n’est pas gravé dans le marbre.

Les cotisations des fonctionnaires alignées sur le privé. Le projet de réforme prévoit d’aligner en dix ans le taux de cotisation retraite des fonctionnaires sur celui du privé, le faisant passer de 7,85 % à 10,55 %. Le gouvernement envisage aussi de fermer dès 2012 le dispositif de départ anticipé pour les fonctionnaires parents de trois enfants ayant 15 ans de service. Seuls les parents ayant déjà trois enfants en 2012 pourront encore bénéficier de ce dispositif, qui concerne en majorité les femmes.

Taxation sur le capital et sur les stock-options. Le gouvernement veut relever des taxes sur le capital pour financer le système des retraites. Sont notamment concernés les plus-values mobilières et immobilières, les dividendes et les intérêts. Toutes ces mesures fiscales doivent rapporter 3,7 milliards d’euros l’an prochain et 4,4 milliards d’euros en 2018, selon les estimations officielles.

Les prélèvements forfaitaires sur les revenus du capital et du patrimoine doivent être augmentés d’un point et les plus-values de cessions mobilières (actions ou obligations) seront soumises à l’impôt sur le revenu quel que soit leur montant. Le crédit d’impôt sur les dividendes perçus par les actionnaires sera supprimé. Les retraites-chapeaux seront davantage taxées. Selon le projet de réforme, le prélèvement sur les stock-options va aussi augmenter : la contribution sociale payée par le bénéficiaire sera triplée à 8% et celle versée par l’employeur passera de 10 à 14%. Enfin le gouvernement entend «annualiser» le calcul des allègements de charges dont bénéficient les employeurs, jusqu’ici calculées mensuellement, afin de les réduire de deux milliards d’euros.

Les hauts revenus mis à contribution. Un prélèvement de 1% sur la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu sera créé, au nom d’une «contribution solidarité vieillesse». Selon Eric Woerth, cette hausse, qui «ne sera pas prise en compte dans le bouclier fiscal», rapportera 230 millions dans un premier temps.

Leparisien.fr

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RéFORME DES RETRAITES

Face au tollé à gauche, l’UMP défend une réforme «réaliste, forte et juste», tandis que les syndicats fourbissent leurs armes pour la journée d’action du 24 juin. Le Medef se dit, lui, opposé à certaines mesures.

 
 

// 46 réactions | Réagir16.06.2010, 10h23 | Mise à jour : 16h18

L’avant-projet de loi sur la réforme des retraites présenté ce matin Eric Woerth, ministre du Travail, provoque un tollé à gauche, tandis que l’UMP s’emploie à défendre une réforme «d’une grande justice». La principale mesure est celle du recul de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans d’ici à 2018.

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  Le PS fustige une «réforme irresponsable» et «la plus injuste» de Nicolas Sarkozy. Martine Aubry, chef de file des socialistes estime que «le report de l’âge de départ à 62 ans est une mesure idéologique qui ne règle pas les problèmes du financement des retraites». La maire de Lille le dit «avec solennité» et avertit que «le PS aux côtés des organisations syndicales, va combattre le projet et proposer sa réforme».

Son prédécesseur à la tête du PS, François Hollande, estime que «c’est la réforme la plus injuste qui a été arbitrée par le président de la République». Selon lui, Nicolas Sarkozy a «choisi de faire payer les pauvres et ceux qui ont commencé à travailler tôt», a-t-il déclaré sur Canal +. Concernant la taxation des hauts revenus et des revenus du capital, «on demande un cheval d’effort aux salariés et une alouette à ceux qui ont plus de moyens», dénonce Claude Bartolone, le président du conseil général de Seine-Saint-Denis (PS). «Ce que je retiens du projet, c’est d’abord le signe aux marchés financiers qui font la loi», a de son côté déclaré Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale,sur RTL

UMP : «Nous faisons preuve d’une grande justice». «C’est une grande réforme qui répond aux besoins de notre système de retraites et qui répond aux attentes des Français», a déclaré Xavier Bertrand sur France Info. Concernant l’alignement des cotisations du public et du privé, le secrétaire général de l’UMP a insisté : «Nous faisons preuve de justice.» Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP, la réforme protège les très jeunes travailleurs ainsi que ceux qui souffrent de la pénibilité et fait également participer les plus aisés qui bénéficient de hauts revenus et de revenus du capital. «C’est une réforme qui est à la fois forte, réaliste et juste» a-t-il affirmé sur France Info.

Débat houleux avec les députés. Le ministre du Travail a été auditionné dans la foulée de sa conférence de presse par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, où il a présenté pour la première fois à l’opposition le projet de réforme des retraites tout juste officialisé. Ce premier contact avec les députés laisse présager des débats électriques sur le projet de loi en commission du 20 au 23 juillet, puis en séance publique à partir du 7 septembre. «On ne peut pas résumer une réforme de société à des mesures démographiques», a lancé la députée PS Marisol Touraine. Elle et Martine Billard (Parti de gauche) ont accusé le gouvernement de ne pas voir au-delà de 2018. Après, «c’est le trou noir». Même le Nouveau centre (NC) a regretté l’absence de «réformes systémiques». «Vous ne parlez pas de réforme des retraites (…) depuis vingt ans», a rétorqué Woerth aux socialistes en leur reprochant de «politiser» le dossier..

«La fin du monde» pour Mélenchon. Président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon a le sens de la formule : «Aujourd’hui est jour de tristesse et de colère. La fin de la retraite à 60 ans c’est la fin d’un monde», lance-t-il dans un communiqué. «Le moment venu, au pouvoir, la gauche devra annuler toutes ces mesures injustes et rétablir la retraite à 60 ans».

«Dure et rapide» pour le MoDem. Le Modem regrette une réforme «dure, rapide». Robert Rochefort, député européen, a dénoncé sur France Info l’injustice du «déplacement de l’âge sans décote de 65 à 67 ans».

«La bataille n’est pas terminée», prévient le PC. Pierre Laurent, qui devrait succéder ce week-end à Marie-George Buffet à la tête du PC, a estimé mercredi que «la bataille n’est pas terminée car on voit bien que l’opinion publique est très largement opposée à ça». «On va vers un renforcement assez dramatique des inégalités devant le droit à la retraite». Invité de France 2, Marie-George Buffet a de nouveau dénoncé «la parodie de négociation» qui a précédé l’annonce du projet, regrettant qu’on n’ait «tenu aucun compte de nos propositions».

Marine Le Pen: «Du pur Sarkozy : injuste, inefficace et mensonger !». La fille du patron du Front national dénonce dans un communiqué «une réforme des retraites prête depuis longtemps, et en réalité écrite par le Medef, la Commission européenne et les agences de notation». «Ce sont bien les plus pauvres, et les classes moyennes, qui seront comme d’habitude mis à contribution», estime-t-elle.

LES REACTIONS DES SYNDICATS ET DU PATRONAT

FO demande le retrait de la réforme. Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, juge «injuste socialement et inefficace économiquement» l’avant-projet de loi de réforme des retraites.«la ligne de FO va être de demander le retrait de l’avant-projet gouvernemental». «Si d’autres organisations syndicales sont sur la même position – on ne va pas chipoter sur tel ou tel point -, dans ces conditions-là, l’unité d’action est possible».

La CGT demande au gouvernement de «réécrire » sa copie. «Ce que l’on propose, c’est de réécrire le texte en prenant en compte ce que disent les organisations syndicales» et que «ça se traduise concrètement de façon à ce que ça ne soit pas les salariés qui paient», déclare Eric Aubin, responsable des retraites à la CGT. Dans un communiqué, il qualifie l’avant-projet de «réforme brutale pour un recul social sans précédent» qui ferait que «les conditions d’acquisition des droits à la retraite en France seraient les plus drastiques en Europe». La CGT appelle en conclusion à «des grandes manifestations unitaires et interprofessionnelles le jeudi 24 juin», lors de la journée d’action à l’appel des syndicats CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa, à laquelle pourrait se rallier FO.

Le Medef opposé à certaines mesures. Le Medef voit «un grand pas en avant» dans le projet présenté mercredi par le gouvernement, mais manifeste son rejet de certaines mesures jugées «dommageables» pour les entreprises, dans un communiqué. «L’augmentation des taxes pesant sur l’épargne risque de dissuader les épargnants français d’investir à long terme dans les entreprises, et ce au moment où nos PME, PMI et ETI ont besoin de renforcer leurs fonds propres. Il conviendrait au contraire d’inciter au développement de l’épargne retraite», déplore l’organisation patronale. Parmi les critiques, figure également le changement du mode de calcul des allègements de cotisations patronales sur les bas salaires, jugé «très dommageable pour toutes les entreprises de main d’oeuvre». 

La CGPME satisfaite. Jean-François Roubaud, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), est, lui, plutôt satisfait. «Cette réforme me parait assez équilibrée. Les mesures qui ont été prises sont raisonnables. Cela nous donne du temps pour faire [des changements] de manière assez douce», a-t-il expliqué sur France Info.

 

 
Leparisien.fr

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