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Archive for the ‘Affaire DSK’ Category

DSK dans la tourmente Panama PapersDominique Strauss-Kahn quittant son hôtel à Lille pour se rendre au tribunal dans le cadre de l’Affaire du Carlton ((Christophe Ena/AP/SIPA).)

LSK, un fonds d’investissement dirigé par Dominique Strauss-Kahn, aurait aidé des clients à ouvrir des sociétés offshore dans des paradis fiscaux selon les dernières révélations des « Panama Papers ».

Après le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson, Patrick Drahi ou Lionel Messi, c’est Dominique Strauss-Kahn qui serait mis en cause par les « Panama Papers », selon « Le Monde ». Le fonds d’investissement luxembourgeois Leyne, Strauss-Kahn & Partners (LSK), créé par son associé Thierry Leyne, aurait aidé des clients à ouvrir des sociétés offshore dans des paradis fiscaux.

Eva Joly : « Le secret fiscal est une preuve d’immaturité française »

LSK aurait ouvert et domicilié 31 sociétés offshore via une filiale nommée Assya Asset Management Luxembourg (AAML). Ces sociétés offshore servaient à ouvrir des comptes en banque domiciliés en Suisse, au Luxembourg ou à Hong Kong et « bénéficiaient à de riches particuliers français, des producteurs audiovisuels asiatiques, un important groupe d’aménagement parisien qui se développe en Asie », selon « Le Monde ». Enregistrées aux Seychelles, aux îles Vierges britanniques, au Panama et à Hong Kong, ces sociétes offshore figurent toutes dans les données du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, auxquelles les médias qui ont participé à l’opération « Panama Papers » ont eu accès.

Mais, rappelle « Le Monde », l’activité offshore d’AAML ne date pas de l’arrivée de Dominique Strauss-Kahn à la présidence du groupe LSK, en octobre 2013. Elle remonterait en réalité à la période où AAML s’appelait encore MZ Finance, du nom de ses fondateurs Jean-Christophe Montant et Fabien Zuili. Ils enregistraient des sociétés offshore auprès de Mossack Fonseca dès 2007, une activité qui se poursuivra au fil des ans.

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L’entreprise a été présidée par Dominique Strauss-Kahn jusqu’en octobre 2014 et a été déclarée en faillite en novembre 2014, quelques semaines après le suicide à Tel-Aviv de Thierry Leyne.

LSK déjà visé par la justice

L’entourage de Dominique Strauss-Kahn explique au « Monde » qu' »il n’était pas au courant de cette activité de domiciliation offshore de LSK et ne connaît pas Fabien Zuili ». De plus, « il n’était pas impliqué dans la gestion quotidienne du fonds, et encore moins dans les activités de gestion de fortune ».

C’est également l’argument qu’il fait valoir dans le cadre de l’affaire des augmentations de capital de LSK, où il conteste avoir eu un rôle opérationnel dans le fonds d’investissement.

Panama Papers : l’étrange absence américaine

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 7 mars pour escroquerie en bande organisée, abus de biens sociaux et abus de confiance. Dominique Strauss-Kahn est visé par plusieurs plaintes déposées par d’anciens actionnaires qui estiment qu’on leur a présenté, au moment de leur investissement, une situation financière de LSK non conforme à la réalité. Le fonds avait laissé un passif de près de 100 millions d’euros au préjudice de 150 créanciers, dont le fisc luxembourgeois.

A. S.

source http://info.nouvelobs.com/monde/20160406.OBS7924/dsk-dans-la-tourmente-panama-papers.html#xtor=CS1-31

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DSK-DIALLO – Fin de l’affaire

Le Point.fr-

Le juge Douglas McKeon a annoncé être parvenu à un accord au tribunal du Bronx.
 
 
 
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La femme de chambre du Sofitel au tribunal du Bronx lundi soir.©Capture d’écran BFM TV

 

Un accord financier au contenu confidentiel a été finalisé lundi à New York entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de chambre guinéenne qui l’accusait d’agression sexuelle, marquant l’épilogue d’une saga judiciaire qui avait mis fin aux ambitions présidentielles de DSK. « Il y a environ dix minutes, nous sommes parvenus à un accord », a annoncé dès le début d’une très brève audience au tribunal du Bronx à New York le juge Douglas McKeon, précisant que les termes en étaient « confidentiels ».

Accord financier avec le quotidien « New York Post »

Il a ajouté que la femme de chambre, Nafissatou Diallo, 33 ans, était également parvenue à un accord financier avec le quotidien New York Post, qu’elle avait poursuivi l’an dernier après qu’il l’eut traitée de prostituée. Les accords financiers, qui mettent fin aux poursuites civiles, sont extrêmement fréquents aux États-Unis. Ils évitent aux deux parties un procès long et coûteux à l’issue incertaine. Ils ne sont pas un aveu de culpabilité, mais évitent à un accusé d’avoir à donner sa version des faits et lui permettent d’en finir avec un dossier.

Diallo silencieuse et DSK absent

Mme Diallo, pantalon et veste noirs, foulard sur les cheveux, était présente au tribunal du Bronx, mais n’a rien dit pendant l’audience qui a duré moins de dix minutes. Le magistrat n’avait pas requis la présence de l’ancien patron du FMI.

L’avocat de DSK, William Taylor, qui avait confirmé que des négociations étaient en cours la semaine dernière, avait cependant qualifié de « complètement fausses » des informations selon lesquelles l’ancien patron du FMI, 63 ans, aurait accepté de payer six millions de dollars à la femme de chambre de 33 ans.

Avec cet accord, DSK, qui n’a jamais expliqué à la justice ce qui s’était passé dans sa suite de l’hôtel Sofitel, en aura fini avec les tribunaux américains, 19 mois après le scandale qui l’avait contraint à démissionner du FMI et a mis fin à ses ambitions présidentielles en France. Il s’est aussi depuis séparé de son épouse, la journaliste Anne Sinclair.

Fellation au Sofitel

Les accusations de la femme de chambre, le 14 mai 2011, avaient lancé une extraordinaire saga judiciaire. Mme Diallo, une veuve élevant seule une adolescente, avait affirmé que DSK, sorti nu de sa salle de bains, l’avait contrainte à une fellation dans sa luxueuse suite du Sofitel où elle était entrée faire le ménage. Dominique Strauss-Kahn avait été arrêté à l’aéroport JFK en partance pour la France, incarcéré plusieurs jours, affiché devant les caméras, inculpé et assigné à résidence.

Mais trois mois plus tard, dans un étonnant volte-face, le procureur en charge de la procédure pénale en avait demandé le classement, effectif le 23 août. Il avait expliqué que Nafissatou Diallo avait menti de manière répétée aux enquêteurs sur certains épisodes de son passé, et « sérieusement entamé sa crédibilité de témoin » en cas de procès. Sans attendre, la jeune femme avait porté plainte au civil le 8 août, pour obtenir des dommages et intérêts.

Libre de rentrer en France, DSK a ensuite reconnu dans une interview télévisée une relation sexuelle de quelques minutes avec la jeune femme qu’il ne connaissait pas, « une faute morale », mais « sans violence ni contrainte ». Une autre affaire a alors surgi, celle Tristane Banon, une jeune romancière, qui accusait DSK d’une tentative de viol en 2003 en France. L’affaire a été classée sans suite pour cause de prescription des faits. Le parquet a toutefois estimé que des faits qualifiés d’agression sexuelle étaient « reconnus ».

Mis en examen en France

DSK a depuis été mis en examen en France, pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l’affaire dite du Carlton, qui porte sur l’organisation de soirées libertines avec des prostituées. Ses défenseurs ont demandé la nullité de la procédure et la justice doit se prononcer le 19 décembre.

Ces derniers mois, DSK a tranquillement fait sa réapparition dans la vie publique, espérant se façonner une image moins sulfureuse. On l’a vu flâner au marché de Sarcelles, la ville dont il a été le maire, il a accordé une interview à un hebdomadaire et participé à plusieurs conférences à l’étranger. Il a aussi créé une société de conseil à Paris. Depuis le début du scandale, la femme de chambre a déménagé nul ne sait où. Elle n’a pas repris le travail, est toujours en congé maladie, salariée du Sofitel.

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Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo auraient trouvé un accord à l’amiable
Encore opposés dans le volet civil de l’affaire du Sofitel, DSK et Nafissatou Diallo auraient trouvé un accord à l’amiable qui éviterait un procès. Mais rien ne serait encore signé.
 
 
 
                     Blanchi dans le volet pénal de l’affaire en raison des doutes sur la crédibilité de son accusatrice, l’ancien patron du FMI était toujours opposé à l’ancienne femme de chambre du Sofitel dans le volet civil de celle-ci.
| LP ARCHIVES/FREDERIC DUGIT.

 

                    C’est peut-être vraiment la fin de l’affaire du Sofitel de New York. Un accord financier pourrait mettre un terme à la procédure civile qui oppose toujours Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo.  Cette dernière avait porté plainte au civil contre DSK le 8 août 2011, en parallèle d’une procédure pénale, l’accusant de l’avoir sexuellement agressée dans sa suite du Sofitel le 14 mai précédent.

                 Selon le New-York Times, les avocats des deux camps auraient trouvé un terrain d’entente pour éviter un procès. Mais aucun accord n’aurait pour l’heure été signé.
Le quotidien qui cite des personnes ayant connaissance du dossier précise que les deux parties devraient se rendre devant le juge en charge de la procédure civile toujours en cours, la semaine prochaine. Un accord financier mettrait fin à cette procédure. Le juge doit encore définitivement valider cette décision.
Blanchi dans le volet pénal de l’affaire en raison des doutes sur la crédibilité de son accusatrice, l’ancien patron du FMI était toujours opposé à l’ancienne femme de chambre du Sofitel dans le volet civil de celle-ci. Le juge Douglas McKeon, en charge de la procédure civile, avait refusé le 1er mai dernier classer la plainte de Mme Diallo, comme l’avaient demandé les avocats de DSK au nom de l’immunité diplomatique. Dominique Strauss-Kahn avait quelques jours plus tard, porté plainte à son tour contre Nafissatou Diallo pour fausses déclarations, et lui réclamait 1 million de dollars.
Mais depuis, la procédure était au point mort.
Le juge McKeon est un fervent partisan des accords négociés, et il avait déclaré à l’AFP qu’il ne traiterait pas ce dossier différemment des autres.

 

                                                     LeParisien.fr

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Le parquet de Lille classe l’enquête pour viol contre DSK

LE MONDE

Par Emeline Cazi et Ariane Chemin

Dominique Strauss-Kahn animait le 21 septembre une conférence dans une école privée de Marrakech.
Dominique Strauss-Kahn animait le 21 septembre une conférence dans une école privée de Marrakech. | AFP/OURRAK ABDSAMIAA
L’affaire dans l’affaire du Carlton de Lille est close. Le procureur de Lille, Frédéric Fèvre, a classé sans suite, mardi 2 octobre, l’enquête préliminaire pour « viol en réunion » qui visait Dominique Strauss-Kahn. Le parquet avait ouvert cette procédure, le 21 mai, après que les juges qui instruisent l’affaire du Carlton lui avaient transmis le témoignage d’une escort-girl, Marie-Anne S., surnommée Marion, qui faisait état de soupçon de viol lors d’une soirée organisée dans un hôtel à Washington à l’hiver 2010, en présence de l’ancien patron du FMI. L’escort-girl est revenue par écrit sur son récit, qualifiant les faits de simple « jeu sexuel ». Le procureur a donc estimé qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre.

« J’AI DIT CLAIREMENT QUE JE NE VOULAIS PAS »

L’enquête ouverte par le parquet se fondait sur les auditions des 14 novembre et des 5 et 6 décembre 2011 de la jeune femme de nationalité belge, aujourd’hui âgée de 26 ans. Devant les policiers français puis les enquêteurs belges, elle avait raconté en détail la soirée du 16 décembre 2010, à l’hôtel W, à deux pas de la Maison Blanche (Le Monde du 22 mai 2012). S’y trouvaient David Roquet, entrepreneur de travaux publics, le commissaire Jean-Christophe Lagarde, et Fabrice Paszkowski, patron d’une société de matériel médical et organisateur des soirées de DSK.

Après un rapport « classique » avec DSK, Marion en avait refusé un second, disait-elle sur procès verbal, d’un « non » distinct : « Je n’ai pas hurlé, mais j’ai dit clairement que je ne voulais pas à plusieurs reprises à haute voix. » David Roquet lui avait alors tenu les poignets, et Marion s’était tue.

Devant les mêmes enquêteurs, son amie Estelle, 28 ans, également rémunérée pour cette soirée, tenait un discours légèrement différent : « J’ai dit à DSK d’arrêter (…) car [Marion] n’aimait pas. » Mais Estelle n’avait pas « entendu [son amie] dire non ».

Aux policiers qui l’ont entendue pendant l’instruction du Carlton, Marion avait expliqué pourquoi elle ne souhaitait pas déposer plainte : « Si je n’avais pas été présente pour mon activité d’escort, ça ne me serait pas arrivé. » Son silence n’a pas empêché les juges qui instruisent ce dossier de proxénétisme, à Lille, de dénoncer ces faits au procureur, lequel avait alors ouvert, au printemps, une enquête préliminaire pour « viol en réunion ». Le parquet voulait vérifier ces allégations de violence avant de classer le dossier ou de le confier à un juge d’instruction.

C’est le premier scénario – le classement sans suite – qui a été retenu. Et pour cause. Convoquée en juin par la police judiciaire lilloise, Marion, qui vit en Belgique, ne s’est pas présentée. Reconvoquée en juillet à Lille, elle a refusé à nouveau d’être entendue, mais a réclamé avec son avocat, Me Philippe Druylans, du barreau de Bruxelles, la copie des procès-verbaux rédigés par la police belge auxquels elle n’avait pas encore accès. Enfin et surtout, elle a signé, le 17 août, une courte lettre d’une dizaine de lignes tapée à la machine, adressée à la police lilloise.

« L’INFRACTION N’EXISTE PAS »

Dans ce courrier, l’escort-girl revient sur ses déclarations. Elle explique que si David Roquet lui a tenu les mains lors de cette fameuse soirée à Washington, c’est qu’il s’agissait d’un « jeu sexuel ». Elle a effectivement « refusé » l’exercice imposé, mais, écrit-elle, l’a ensuite « accepté sans y être contrainte ».

« A partir du moment où la victime déclare qu’elle est consentante, les éléments constitutifs du viol ne sont pas réunis et donc l’infraction n’existe pas », explique au Monde le procureur de Lille. « Quand des accusations graves sont portées contre quelqu’un, ajoute Frédéric Fèvre, il faut les vérifier, ce que nous avons fait. Nous avons jugé indispensable de réaliser des investigations approfondies. Les faits n’étaient pas constitués, nous en avons tiré les conséquences utiles. »

Cette décision marque une étape importante pour la défense de Dominique Strauss-Kahn, et sera évidemment attentivement examinée par les conseils américains de DSK dans la procédure du Sofitel. L’un des avocats français de l’ex-présidentiable, Me Henri Leclerc, avait noté, en mai, que l’ouverture d’une enquête préliminaire « n'[avait] rien de choquant » et qu’il attendait « avec sérénité, [s] es résultats, sachant que DSK n’avait jamais eu, avec ses partenaires, la moindre relation sans consentement (…) ni agi avec violence ». L’avocat de David Roquet, Me Eric Dupond-Moretti, s’était pour sa part étonné que le récit de Marion ne coïncide pas avec celui « de sa copine ».

Emeline Cazi et Ariane Chemin

Affaire Carlton : la cour d’appel se prononcera le 28 novembreLa décision du procureur de Lille de classer, mardi 2 octobre, l’enquête préliminaire pour « viol en réunion » n’a pas d’incidence sur le déroulement de l’instruction menée par les juges lillois, qui pourrait se conclure cet hiver après une série de confrontations. Les avocats de DSK – qui souhaitent annuler la mise en examen de leur client et en faire un témoin assisté – ont demandé la nullité d’un certain nombre d’actes de procédure devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai. A l’audience du 26septembre, le parquet général a considéré au contraire que « des indices graves ou concordants justifient la mise en examen de MM. Lagarde et Strauss-Kahndu chef de proxénétisme aggravé en bande organisée ». Décision le 28 novembre.

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Carlton : l’enquête pour viol visant DSK bientôt classée

 

Par Marie-Amélie Lombard<!–

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Dominique Strauss-Kahn, hier à Marrakech. Dominique Strauss-Kahn, hier à Marrakech.Crédits photo : OURRAK ABDSAMIAA/AFP

 

INFO LE FIGARO – Les investigations ont abouti à une impasse et le parquet de Lille s’apprête à classer sans suite l’enquête préliminaire ouverte en mai sur ce volet du dossier.
C’est le soupçon le plus infamant qui ait pesé sur Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire du Carlton: des accusations de «viol en réunion» reposant sur le témoignage d’une escort-girl belge ayant participé à une soirée en décembre 2010 à Washington. Selon nos informations, les investigations sur ce volet du dossier ont abouti à une impasse et le parquet de Lille s’apprête à classer sans suite l’enquête préliminaire ouverte en mai sur ce volet du dossier.

L’hiver dernier, alors que l’instruction sur le réseau de proxénétisme présumé battait son plein, la jeune femme avait déclaré aux policiers belges avoir subi des actes sexuels non consentis lors de cette soirée à laquelle participaient, outre DSK, le commissaire Jean-Christophe Lagarde, le chef d’entreprise Fabrice Paszkowski et le responsable d‘une filiale d’Eiffage, David Roquet. Une version des faits qu’elle n’a jamais réitérée depuis. À plusieurs reprises, depuis mai, les enquêteurs français l’ont convoquée pour recueillir sa déposition et se sont d’abord heurtés à une fin de non-recevoir. Dans un deuxième temps, l’escort belge a demandé à pouvoir relire ses déclarations faites en Belgique. Pour enfin, au cours de l’été, transmettre un courrier à la police judiciaire de Lille dans lequel elle explique, en substance, n’avoir pas été victime de violences à Washington et avoir été parfaitement consentante à ce qu’elle décrit comme des «jeux sexuels». Sa lettre – «dont la formulation élaborée laisse penser qu’elle a été soigneusement rédigée», remarque une source proche de l’enquête -, était officialisée par un courrier de son avocat belge.

«DSK n’a pas été correct. C’était un rapport de domination mais il n’y a pas eu de coups»

Dès lors, les enquêteurs, qui estiment avoir été au bout de leurs recherches, ont retourné le dossier au parquet et un classement sans suite doit clore ce volet. Une telle décision qui appartient au procureur de Lille, Frédéric Fèvre, devrait intervenir dans les prochaines semaines. Entre temps, l’instruction sur l’affaire principale – le proxénétisme aggravé – aura été examinée par la Cour d’appel de Douai le 26 septembre.

Dans sa première version, Marie-Anne, la prostituée belge, âgée de 25 ans à l’époque, avait raconté que DSK avait «utilisé la force» contre elle pour tenter de la sodomiser et qu’elle s’y était opposée: «J’ai dit clairement que je ne voulais pas à plusieurs reprises, à haute voix». Une autre participante à la partie fine, Aurélie, avait été moins affirmative dans son récit: «Je voyais à sa tête que ça ne lui plaisait pas. J’ai dit à DSK d’arrêter (…) Je ne l’ai pas entendu dire non».

Marie-Anne n’a jamais déposé plainte. A l’hebdomadaire Le Point, elle avait plus tard confié: «DSK n’a pas été correct. C’était un rapport de domination mais il n’y a pas eu de coups», déclarant que les policiers avaient «tout fait pour (lui) tirer les vers du nez». Elle avait aussi ajouté: «Toutes les filles qui se retrouvent à accuser DSK ont de gros problèmes. J’ai peur». Des soupçons et des insinuations qu’elle n’a donc jamais formulés dans un cadre judiciaire.

Dénonçant un «acharnement», les avocats de l’ancien directeur général du FMI avaient eux réagi avec vigueur. «Cette enquête établira que Dominique Strauss-Kahn n’a jamais commis des faits de violence ni eu quelque relation que ce soit sans le consentement de ses partenaires», affirmaient-ils fin mai. Quatre mois plus tard, l’horizon judiciaire de leur client s’éclaircit sur ce point.

LIRE AUSSI:

» Carlton: offensive judiciaire de DSK

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Tractations entre DSK et Diallo: qui a intérêt à éviter un procès civil?

Par ,

Selon CNN, les avocats de Nafissatou Diallo et DSK seraient en pourparler pour trouver un accord financier et éviter un procès civil. Qui des deux a le plus intérêt à éviter de repasser devant les tribunaux?

 

 

NEW-YORK – Selon CNN, des tractations financières entre les avocats de DSK et de Nafissatou Diallo sont en cours afin d’éviter un procès civil.

afp.com/Francois Guillot et Stan Honda

Les ennuis judiciaires de DSK aux Etats-Unis pourraient-ils se régler plus rapidement que prévu? Selon CNN, les avocats de l’ancien directeur du FMI seraient en pourparler avec ceux de Nafissatou Diallo. L’objectif : trouver un accord financier pour éviter le procès civil. En effet, si les charges dans la procédure pénale ont été abandonnées en raison du manque de crédibilité de la femme de chambre, la première audience civile a eu lieu en mars dernier et les échéances judiciaires devraient s’accélérer dans le courant 2013.

« Les négociations sont en cours », a simplement indiqué à la chaine américaine une source proche de l’enquête. Si les avocats de l’ancien homme fort du PS ne se sont pas exprimés, Kenneth Thompson, le célèbre conseil de la femme de chambre, a nié ces entrevues. Mais il y a de fortes chances que rien ne fuite avant la signature ferme et définitive d’un accord : les deux parties soutiennent en effet depuis près d’un an qu’elles refusent de négocier pour que la vérité éclate au grand jour. Nafissatou Diallo veut prouver qu’elle n’a pas fait cela pour de l’argent, tandis que DSK souhaite réaffirmer que, certes il a eu des relations sexuelles avec la femme de chambre, mais que cette dernière était consentante. Pourquoi alors les deux parties chercheraient-elles à trouver une issue avant l’audience? L’Express fait le point.

Pour éviter que leur vie privée ne soit exposée au grand jour

>Qui est concerné? Les deux.

A la différence du procès pénal, DSK ne pourra pas se murer dans le silence. Les deux parties devront en effet se plier à l’épreuve de l’interrogatoire préliminaire qui consiste à répondre sous serment aux questions des avocats des deux camps. Chaque détail intime, chaque facette de leur personnalité seront donc passées au crible. Au cours de cet interrogatoire, les avocats de l’ancien directeur du FMI essaieront également de lever les contradictions dans le témoignage de la plaignante. A-t-elle fait cela pour de l’argent comme elle semblait l’affirmer à son ami en prison?

Pour éviter une audience au tribunal du Bronx

>Qui est concerné? DSK

En poussant leur cliente à porter plainte dans le Bronx, les avocats de la femme de chambre la plus célèbre de la planète ont d’emblée marqué un point dans cette procédure. En effet, de nombreuses études ont montré que les jurés locaux, issus d’une population à 80% black et latino sont généralement en faveur des victimes issues des minorités en leur accordant des réparations record.

Pour éviter des témoins gênants à la barre

> Qui est concerné? Surtout DSK

Kenneth Thompson et les autres conseils de Nafissatou Diallo sont prêts à parcourir des milliers de kilomètres pour faire gagner leur cliente. Ils ont déjà rencontré à plusieurs reprises David Koubbi, l’avocat de Tristane Banon. Cette dernière s’était d’ailleurs dite prête à témoigner contre DSK, qu’elle accusait de tentative de viol. Si en France, la plainte a été classée car les faits étaient prescrits, elle pourrait apporter son soutien à la femme de chambre. Il y a également fort à parier qu’ils évoquent la procédure du Carlton, actuellement en cours d’instruction en France.

Mais la femme de chambre n’est pas non plus totalement assurée de ne pas voir venir un témoin gênant à la barre. En effet, les avocats de DSK ont enquêté sur son passé et pourraient faire intervenir des témoins qui confirment l’image de femme vénale et manipulatrice qui lui colle à la peau depuis les révélations de mensonge.

Pour se faire oublier

Qui est concerné? Les deux

De part et d’autre de l’Atlantique, les deux parties ont au moins un point commun : la volonté de disparaître. DSK, empêtré dans l’affaire du Carlton, est sans cesse épié. Il ne peut plus apparaître dans aucun évènement évoquant de près ou de loin à la politique – à l’anniversaire de Julien Dray, de nombreux convives étaient partis à son arrivée. De même, dès qu’il donne une conférence sur l’économie, des manifestations sont organisées par les féministes. De son côté Nafissatou Diallo, d’abord décrite comme une mère courage, a ensuite été traînée dans la boue par les médias. En congé maladie depuis près d’un an, elle vit dans un endroit tenu secret.

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Affaire DSK : le livre qui dénonce les errements du procureur de New York

Propos recueillis par Jean-Marc Ducos

                     Dans son livre, le journaliste américain John Solomon dément toute thèse d’un complot dans l’affaire DSK-Nafissatou Diallo. | DR

                C’est un livre sans concession qui fustige les services du procureur élu de Manhattan dans son traitement de l’affaire DSK après l’arrestation pour viol, le 14 mai 2011 à New-York, du favori des sondages pour la présidentielle. Dans son livre «Le scandale qui a fait chuter Dominique Strauss-Kahn», qui vient de paraître aux Etats-Unis, John Solomon, ancien reporter à Newsweek, revient au fil d’un récit détaillé sur la chronologie des faits, les coulisses de l’enquête et les luttes internes qui ont pesé sur cette affaire.

            Le journaliste, qui est le seul à avoir rencontré et interviewé Nafissatou Diallo, la victime présumée de l’ancien patron du FMI, dément au passage toute thèse d’un complot.Pourquoi la théorie du complot vous paraît-elle improbable ?

John Solomon. Ma démarche a consisté à ne considérer que les faits. Ni les services du procureur, ni la police de New-York, ni les services de sécurité de l’hôtel n’ont trouvé le moindre élément en ce sens. Et les propres avocats de DSK m’ont dit qu’ils ne croyaient pas à cette thèse, aussi séduisante soit-elle. Aujourd’hui on sait que le téléphone Blackberry de DSK n’a pas été volé comme certains ont voulu le faire croire mais sans doute perdu, volontairement ou pas par lui, entre le Sofitel et son rendez-vous au restaurant avec sa fille.

Nafissatou aurait-t-elle pu être manipulée ?

Là encore, il n’y a aucune preuve. La question de savoir si cette femme de chambre aurait pu toucher de l’argent après l’affaire du Sofitel sera de toute façon explorée au cours du procès civil intenté par Nafissatou Diallo s’il va jusqu’au bout. Il sera intéressant de voir ce que l’équipe d’avocats de DSK sera capable de découvrir.

Une certaine confusion a régné autour des allers et venues de la femme de chambre entre la suite 2820 et la 2806, occupée par DSK. Qu’en est-il ?

Selon les enregistrements des clés électroniques mais aussi les témoignages, Nafissatou Diallo a pénétré à quatre reprises dans la suite 2820 le 14 mai. La première fois, c’était à 10h30. Mais le client était encore là. Elle y est retournée vers11 heures. L’occupant de la chambre, sur le point de partir, l’a priée de revenir un peu plus tard. Elle est revenue à 11h30 et a commencé le ménage. Juste après midi, elle a quitté cette suite pour rejoindre la 2806 qu’elle avait prévu de nettoyer selon son plan de travail. Mais tout en laissant sa carte magnétique dans la 2820 selon la règle en cours dans l’hôtel. C’est vers 12h30, après l’agression dont elle a accusé DSK, que Nafissatou Diallo est retournée pour la quatrième fois et dernière fois dans la suite 2820.

Comment expliquez-vous que, contrairement à toutes les règles, DSK n’ait jamais été interrogé par les services de police ?

Tout le monde le reconnaît, c’est sans doute l’une des opportunités ratées de cette affaire. Après son interpellation, il est resté plus de six heures sans être interrogé. Selon mon enquête, les policiers voulaient d’emblée l’interroger mais ils ont dû attendre la permission des services du procureur. Ceux-ci étaient en train d’examiner la réalité ou pas de son immunité avec l’administration fédérale qui interrogeait de son côté les autorités françaises. Dans la soirée, l’avocat de DSK lui a demandé de garder le silence. C’était trop tard.

Vous critiquez beaucoup les services du procureur Cyrus Vance…

Je n’exprime pas d’opinion personnelle mais seulement des faits. Ils ont trop tardé à donner l’autorisation d’interroger DSK, se sont fourvoyés en comparant cette affaire à celle de Roman Polanski, et ont mis trop de temps avant de conduire le suspect chez un médecin légiste. Sans compter que l’affaire n’a pas été confiée à un procureur expérimenté sur les crimes sexuels. L’action du procureur Vance ou plutôt ses hésitations ont affecté les résultats de cette enquête.

                    Le Parisien

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