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Archive for juillet 2018

Métro parisien : la ligne 1 bloquée, les usagers ont évacué par les voies

Le trafic de la plus ancienne ligne de métro de Paris a été interrompu sur une grande partie de son parcours pendant plus de deux heures, mardi soir. Bloqués dans la chaleur et sans réelles informations, les usagers ont évacué les rames.

Mardi soir, la ligne 1 du métro parisien a été le théâtre d’une pagaille monstre. Peu après 20 heures, le trafic de la ligne la plus ancienne et la plus fréquentée, qui parcourt la capitale d’est en ouest, entre Vincennes et La Défense, a été brutalement interrompu sur une grande partie de son parcours. Bloqués dans la chaleur et sans réelles informations, les usagers exaspérés ont dû se résoudre à évacuer les rames à pied après avoir pris leur mal en patience pendant parfois plus d’une heure.

Ligne 1 RATP

@Ligne1_RATP

20:36, le trafic est interrompu entre Chateau de Vincennes et Bastille. Reprise estimée à 21:00. (train en panne)

La ligne 1 s’est immobilisée à 20 heures  12 entre les stations Château de Vincennes et Étoile. En cause, un train bloqué entre les stations Saint-Paul et Bastille, suite à un «problème technique» qui a entraîné l’arrêt de sept autres rames. Si la RATP disait espérer un retour à la normale aux alentours 21 heures, il n’en fut rien. Un porte-parole contacté dans la soirée par Le Figaro assurait que le train «est en train d’être réparé». La même source ajoutait toutefois qu’il faudrait attendre que «le système soit réinitialisé» avant que le trafic reprenne, sans préciser combien de temps cette opération pourrait prendre. La ligne 1 est en effet automatique.

Des bus mis à disposition

Conséquence, des  centaines de personnes sont restées à bord des rames privées de climatisation. Ainsi, Nicolas, bloqué depuis plus d’une heure entre Charles de Gaulle et Georges V, qui témoigne au Figaro : «Une chaleur insupportable, les gens perdent patience et commencent à s’énerver, des enfants pleurent. Il y a une femme enceinte: il pourrait y avoir un malaise.» Puis: «On n’a plus de nouvelles de la part de la RATP à part un message diffusé en boucle nous disant qu’on allait bientôt être évacués. Les gens sortent dans les tunnels d’eux-mêmes mais on nous a conseillé de ne pas sortir.  Le jeune homme explique qu’«il y a un mouvement d’évacuation du train mais pas de consigne officielle.» Exaspérés, de nombreuses personnes ont décidé de descendre sur les voies, diffusant sur Internet les vidéos de leur échappée dans les tunnels.

Sur les réseaux sociaux, seul exutoire à la colère des usagers, beaucoup déplorent, entre ironie et franche colère, le manque d’information de la RATP. Selon la régie, les sapeurs-pompiers sont intervenus un peu avant 22 heures sur certaines stations pour prendre en charge les personnes ayant besoin des secours. Vers 22 heures 20, la RATP a annoncé sur Twitter que neuf bus étaient mis en place entre Nation et Château de Vincennes.

Kim Clr ✨@KiimClr

Encore faudrait il pouvoir descendre du Métro 😉 merci du conseil en tout cas je n’y avais pas pensé

Gaston@MenfinGaston23

On a pu descendre car un agent ratp est passé nous demander d’évacuer le wagon en descendant sur la voie…

McCam@ZadCamille

Les gens se prennent en mains et évacuent tout seuls contre les instructions. Je les comprends

McCam@ZadCamille

Finalement, un agent est venu pour surveiller l’évacuation du reste du wagon (et se faire engueuler le pauvre). On espère que @Ligne1_RATP va améliorer sa procédure (surtout les messages). Bonne soirée.

AnonymousAG ©@AnonymousAG

Des enfants, en pleurs, que les parents sont obligés d’évacuer par les voies, sans aucune aide des agents de la RATP @Ligne1_RATP 1h30 que ça dure et il fait, sans mentir, 60 degrés dans la rame et le tunnel.

Cette pagaille augure mal de l’été qui attend les usagers de la ligne 1. Cette dernière sert de ligne de délestage au RER A, le tronçon le plus fréquenté d’Île-de-France, qui pour la quatrième année consécutive sera fermé au mois d’août en raison de travaux portant notamment sur les voies et le ballast. Cette année, le RER A sera fermé entre le 28 juillet et le 26 août.

Ligne 1 RATP

@Ligne1_RATP

Neuf bus sont mis en placent entre Nation et Château de Vincennes, 1er départ de Nation à 21h35 et 1er départ de Château de Vincennes à 22h20.

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L’exécutif français était la cible de toutes les critiques ce mardi 31 juillet à l’Assemblée nationale lors du débat de deux motions de censure déposées par la droite et la gauche qui exigent des explications sur l’affaire Benalla.

Sous les applaudissements de sa majorité, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé des «motions de blocage».© REUTERS/Philippe Wojazer Sous les applaudissements de sa majorité, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé des «motions de blocage».

Comme attendu, l’Assemblée nationale a rejeté la motion de censure déposée par le groupe Les Républicains contre le gouvernement. 143 élus, les LR, les 17 Insoumis et 14 communistes, mais aussi 11 non inscrits, dont Marine Le Pen, ont voté en faveur de cette motion. Il en aurait fallu 289 pour faire chuter le gouvernement. Il devrait en être de même pour la deuxième motion, celle de la gauche, qui sera votée plus tard.

Si elles n’avaient aucune chance d’aboutir, étant donné que le gouvernement dispose de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, elles ont offert une tribune aux opposants. Tous se rejoignent sur un point : le scandale Benalla, du nom de cet ancien collaborateur d’Emmanuel Macron qui a molesté des manifestants le 1er-Mai, est celui du président de la République. C’est bien lui qui est visé.

Christian Jacob, le chef du groupe Les Républicains à l’Assemblée, l’accuse d’avoir protégé cet ex-adjoint au chef de cabinet de l’Elysée. Il accuse aussi le gouvernement d’avoir failli en laissant Alexandre Benalla accroître son pouvoir. Le communiste André Chassaigne a renchéri à la tribune en brocardant l’ultra-concentration des pouvoirs à l’Elysée, qui affaiblit selon lui « l’Etat de droit ».

Le chef du gouvernement Edouard Philippe a répliqué quelques minutes plus tard. Vous n’arriverez pas à atteindre le président de la République, a-t-il prévenu. Il n’y a pas de milice parallèle, il n’y a pas de dérive monarchique, a-t-il encore lancé sous les applaudissements de la majorité.

Le Premier ministre s’en est ensuite pris à la coalition des opposants qui, selon lui, ne cherchent pas la vérité mais instrumentalisent cette affaire pour ralentir le rythme des réformes. Pour Edouard Philippe, ces motions de censure sont en réalité des motions de blocage. Il s’est ensuite lancé dans un plaidoyer de l’action gouvernementale, avant de déclarer : « Nous ne lâcherons rien, nous irons jusqu’au bout. »

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Le procès pour fraude fiscale de l’ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, s’ouvre ce mardi, avec, en toile de fond, l’affaire des contacts présumés entre l’équipe Trump et la Russie durant la dernière présidentielle américaine.

figarofr: Paul Manafort.

© Jose Luis Magana/AP Paul Manafort.

Paul Manafort, l’ex-directeur de campagne de Donald Trump, est la première personne de l’entourage du président américain à passer en jugement, à compter de ce mardi, pour un procès pour fraudes fiscale et bancaire. Il est soupçonné d’avoir dissimulé des millions de dollars de revenus perçus en tant que conseiller de l’ancien président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch, dans les années 2000.

Un autre procès l’attend en septembre pour son rôle présumé dans l’affaire des ingérences russes lors du scrutin présidentiel américain de novembre 2016, qui avait porté le candidat républicain à la Maison-Blanche. Mais, évidemment, un parallèle entre les deux affaires risque de s’imposer dans les débats.

Paul Manafort avait d’abord été assigné à résidence dans l’État de Virginie, voisin de la capitale américaine, et forcé de porter un bracelet électronique. Mais le 15 juin dernier, la juge de la cour fédérale de Washington, Amy Berman Jackson, a révoqué sa liberté conditionnelle, en accusant Manafort de faire pression sur des témoins afin d’obtenir grâce à eux un tournant favorable dans l’enquête en cours. «Vous avez trahi la confiance placée en vous il y a six mois», déclarait alors la juge fédérale. C’est ainsi que le lobbyiste de 69 ans s’est retrouvé placé en détention à l’issue d’une audience au cours de laquelle son avocat avait demandé en vain un contrôle judiciaire plus strict, qui lui aurait permis d’éviter la prison.

Le président Trump avait alors réagi ironiquement à cette décision sur Twitter: «Wow, quelle peine sévère pour Paul Manafort qui a représenté Ronald Reagan, Bob Dole, et beaucoup d’autres hauts responsables politiques. Je ne savais pas que Manafort était à la tête de la Mafia»… Lundi dernier, les avocats de Paul Manafort ont obtenu le report de ce procès pour fraudes bancaires et fiscales initialement prévu le mercredi 25 Juillet, au mardi 31 juillet.

L’ironie et les versions de Donald Trump

L’ex-directeur de campagne de Donald Trump, qui plaide non coupable, est également visé par l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence présumée de la Russie dans la dernière élection présidentielle américaine. Sur ce dossier, son deuxième procès devrait s’ouvrir en septembre.

L’enquête russe chemine depuis plus d’un an. Au total, trois sociétés et une vingtaine de personnes – dont 13 Russes accusés de manœuvres visant à altérer l’élection et quatre collaborateurs de Donald Trump – ont été inculpées. Les investigations tentaculaires du bureau du procureur dépassent les frontières des États-Unis et portent sur des faits répartis sur plusieurs années.

Mi-Juillet, le sujet avait été évoqué lors de la conférence de presse clôturant le sommet Trump-Poutine. Devant la presse du monde entier, le président américain avait alors privilégié les dénégations de son homologue russe aux informations des services de renseignements américains. Devant le tollé suscité à Washington, le président avait ensuite été contraint de corriger sa version.

Le procès de Paul Manafort, qui s’ouvre ce mardi, nourrira un peu plus le suspens autour de cette affaire russe qui, malgré les efforts des équipes de la Maison-Blanche, conduira peut-être un jour prochain à une audition du président Trump.

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Le parquet de Paris a annoncé lundi l’ouverture d’une nouvelle enquête dans l’affaire Benalla, pour d’autres violences commises le 1er mai dans la capitale, cette fois au Jardin des plantes, quelques heures avant les heurts survenus place de la Contrescarpe.

© Reuters Le parquet de Paris a annoncé lundi l’ouverture d’une nouvelle enquête dans l’affaire Benalla, pour d’autres violences commises le 1er mai dans la capitale, cette fois au Jardin des plantes, quelques heures avant les heurts survenus place de la Contrescarpe.

L’affaire Benalla se dédouble. Alors que le parquet de Paris enquête déjà sur les violences commises place de la Contrescarpe, le 1er mai dernier à Paris, il a annoncé, dans un communiqué publié lundi en début de soirée, avoir ouvert une nouvelle enquête préliminaire sur d’autres violences, qui ont eu lieu le même jour au Jardin des plantes, quelques heures plus tôt. Cette enquête a été ouverte après les plaintes de deux jeunes de 23 et 24 ans affirmant avoir été victimes d’une interpellation musclée dans le parc parisien, dont des images ont été diffusées par Libération. Sur la vidéo, l’ex-collaborateur de l’Elysée Alexandre Benalla et surtout son acolyte Vincent Crase.

La vidéo, révélée par le quotidien vendredi, se déroule trois heures avant les échauffourées de la place de la Contrescarpe. Dans le Jardin des plantes, des manifestants du 1er-Mai veulent quitter le défilé officiel, gagné par les violences entre les Black blocs et les forces de l’ordre.

Deux plaintes contre X déposées jeudi dernier

Dans ce document, filmé par une militante communiste, Vincent Crase y apparaît, avec un brassard police et on l’entend donner des ordres à un petit groupe de manifestants. L’un d’eux dit avoir vu Crase plaquer au sol la militante communiste.

Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

Alexandre Benalla et le major Philippe Mizerski, en charge d’encadrer les deux collaborateurs de l’Elysée, étaient présents. Mais dans son interview au JDD, Alexandre Benalla a réfuté toute « intervention » de sa part à ce moment-là. « J’étais derrière les policiers en tant qu’observateur, on peut le voir distinctement, je n’ai ni casque, ni brassard, ni radio », a-t-il affirmé.

Lire aussi – EXCLUSIF. Benalla au JDD : « J’étais prêt à démissionner, on m’a répondu que ce n’était pas la peine »

Dans son récit à Libération, la jeune femme qui filme affirme s’être faite plaquée contre l’arbre le plus proche. On lui demande ensuite son téléphone pour effacer la vidéo en menaçant de l’embarquer. Un autre manifestant est lui interpellé et placé en garde à vue pour « violences contre personnes dépositaires de l’autorité publique avec arme ». Il sera relâché 48 heures plus tard, sans poursuite judiciaire.

Bien qu’effacée, la vidéo a été récupérée sur la carte mémoire du téléphone. Selon Libération, deux plaintes ont été adressées contre X jeudi dernier au parquet de Paris. Ce dernier, a précisé dans son communiqué de lundi, que sa nouvelle enquête a été ouverte pour « violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique », « atteinte arbitraire à la liberté individuelle », « usurpation de signes réservés à l’autorité publique », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « dégradation volontaire d’un bien », en l’espèce d’une vidéo, et « introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles ».

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Ce mardi, l’affaire Benalla va agiter une nouvelle fois les bancs des deux chambres du Parlement. La commission des Lois du Sénat doit auditionner Christophe Castaner tandis que l’Assemblée nationale débattra de deux motions de censure. Mais, celles-ci n’ayant aucune chance d’aboutir, l’exécutif semble n’avoir jamais été aussi près d’une sortie de crise. Le gouvernement et l’Élysée sont-ils vraiment sur le point de se tirer d’affaire?

Alexandre Benalla au côté d'Emmanuel Macron, le 12 avril 2018 à Berd'huis.© Charly Triballeau – AFP Alexandre Benalla au côté d’Emmanuel Macron, le 12 avril 2018 à Berd’huis.

Ce mardi matin, le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, et délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, convoqué dans le cadre d’une audition, subira les questions des membres de la commission des Lois du Sénat. À l’Assemblée nationale, deux motions de censure, l’une présentée par le groupe Les Républicains, la seconde portée par la gauche unie (Communistes, France insoumises et Nouvelle gauche), s’abattront sur le gouvernement. La journée de l’exécutif sera donc encore une fois marquée par une affaire Benalla qui l’a tant gêné depuis deux semaines. Toutefois, ces deux rendez-vous semblent davantage tenir de la queue de comète que de l’incendie politique.

Alerter Macron

Ce lundi soir, sur notre plateau, le député Les Républicains, Damien Abad, élu dans l’Ain, a détaillé les motifs sur lesquels se fondait la motion de censure élaborée par son groupe. « On le fait pour deux raisons: mettre tout d’abord le gouvernement devant ses responsabilités. (…) Aujourd’hui, on a eu un Premier ministre absent sur cette affaire, un ministre de l’Intérieur qui a très peu répondu aux questions, également le ministre des Relations avec le Parlement, qui sera auditionné au Sénat, demain. » Il a ensuite livré le second argument de sa famille politique: « Il s’agit aussi d’alerter le président de la République, en lui disant: ‘La France, c’est une République des pouvoirs et des contre-pouvoirs. Vous ne pouvez pas mettre les institutions par terre.’ »

Le ton est offensif, le moyen employé tout autant. Pourtant, un constat s’impose prouvant que le gouvernement n’a pas à craindre d’être renversé par cette motion de censure. Comme Damien Abad en a lui-même convenu, ce texte n’a en effet aucune chance d’aboutir.

D’autant que les positions sont assez partagées sur l’intérêt d’apporter son soutien à la motion déposée par le camp d’en face.

« Actionner cette procédure »

André Chassaigne, député communiste élu dans le Puy-de-Dôme, a été quant à lui désigné comme l’orateur ayant la charge de défendre la motion de censure présentée par la gauche. Sur notre plateau ce même lundi soir, s’il a justifié l’opportunité de motions de censure, il n’a pas fait semblant de croire qu’à l’issue de la séance Édouard Philippe perdrait les commandes:

« Il faut les présenter car il y a une responsabilité du Premier ministre devant la représentation nationale. Il doit donc venir pour répondre aux interrogations qui se posent. Jusqu’ici le gouvernement a refusé de s’expliquer. Il a donc fallu actionner cette procédure pour faire venir le Premier ministre et permettre à tous les groupes de s’exprimer. »

« Pas un point final »

Une simple explication gouvernementale, sur fond de motions de censure rejetées, et voilà l’exécutif libéré de ses embarras de juillet, peu avant le commencement des vacances parlementaires, et l’opposition renvoyée dans ses buts au terme d’une séquence qui l’aura vu faire trembler l’Élysée et Matignon pour la première fois?

Éditorialiste politique de BFMTV, Christophe Barbier ne voit pas les choses de cet œil. « Les commissions d’enquête vont continuer, notamment au Sénat. L’instruction du juge va continuer, ça ne mettra pas un point final », a-t-il jugé lundi soir.

Et selon lui, si le sommet de l’État ne fait pas le nécessaire, l’exécutif pourrait traîner sa peine jusqu’au cœur de l’année 2019: « Il faut un remaniement intérieur au Château, que le cabinet ne se réforme pas uniquement techniquement, mais aussi les responsables, ils sont fatigués, et il faut un remaniement ministériel, à mon avis avant l’automne, sinon ce gouvernement va vivre une année très difficile jusqu’à la sanction des Européennes. »

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