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Archive for the ‘Aurélie Fouquet’ Category

 Un mandat d’arrêt européen contre le braqueur Redoine Faïd

M.F. |

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                     Redoine Faid photographié en janvier 2011 à l’occasion de la sortie de son livre.  | LP / Olivier Arandel

 

Christiane Taubira a annoncé samedi en fin de journée la diffusion d’un mandat d’arrêt européen «dans l’ensemble de l’espace Schengen» et la mobilisation d’Interpol, après la spectaculaire évasion, le matin même, d’un braqueur à la maison d’arrêt de Sequedin (Nord). Redoine Faïd, un détenu issu du grand banditisme, s’est servi d’explosifs et a pris quatre personnes en otage.

 


L’homme, âgé de 40 ans et considéré comme particulièrement dangereux, est notamment soupçonné d’avoir participé au braquage sanglant de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) en 2010.
Devant la gravité des faits, la ministre de la Justice s’est rendue sur place. Christiane Taubira est arrivée peu avant 17 heures à la prison où elle a rencontré le personnel avant de tenir un point de presse. «Les recherches dans un premier temps concernent évidemment la Belgique, puisque nous avons une frontière commune, mais s’étendent à l’ensemble de l’espace Schengen et au-delà», a alors souligné la garde des Sceaux.
L’évadé est armé Les faits se sont produits vers 8h30, lors d’un parloir. Le détenu a pris en otage quatre surveillants de la maison d’arrêt, dont il s’est enfui une demi-heure plus tard. Tous les otages ont été libérés durant sa fuite et sont sains et saufs, a déclaré le procureur de la République à Lille, Frédéric Fèvre.  Selon Etienne Dobremetz, du syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa, la femme du fugitif lui aurait fourni des explosifs dissimulés dans de petits mouchoirs lors de sa visite au parloir. Mais l’avocate de celle-ci a formellement démenti qu’elle se soit rendue à la prison ce samedi matin. Le procureur affirme que Redoine Faïd est armé et muni d’explosifs, sans préciser leur origine ni comment il s’est procuré une arme.

Cinq portes détruites à l’explosif «Il s’est dirigé vers la porte d’entrée avec les quatres otages, a indiqué un porte-parole de la prison, précisant que la porte avait été défoncée à l’explosif.  Il y aurait eu cinq explosions, qui ont détruit cinq portes de l’établissement, toujours selon cette source. Les dégâts à l’intérieur de la prison seraient très importants. Des familles de détenus attendaient avec anxiété la réouverture de la prison. Le fugitif est monté dans une première voiture avec son dernier otage. Le véhicule s’est mêlé à la circulation avant de rejoindre l’autoroute A25, où ses occupants l’ont abandonné à hauteur de Ronchin, au sud de Lille, puis incendié. Le détenu est ensuite monté dans un deuxième véhicule, actuellement recherché. De nombreux moyens ont été mis en place, dont un hélicoptère. «Cela s’est passé très vite, c’était visiblement très bien organisé, on est encore en train de reconstituer (les faits)», a déclaré la préfecture. Redoine Saïd était activement recherché par l’ensemble des services de police et de gendarmerie.
Selon Etienne Dobremetz (Ufap-Unsa), Redoine Faïd aurait relâché un des otages juste après avoir quitté la prison, puis un autre quelques centaines de mètres plus loin, au niveau d’un pont, et enfin les deux derniers au niveau de la route nationale 41. Extrêmement choqués, ils ont été placés en observation médicale. En milieu d’après-midi, trois d’entre eux avaient pu sortir de l’hôpital. Une cellule de crise a été mise en place dans l’établissement pénitentiaire.
La police judiciaire de Lille et l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), cosaisis de l’enquête, recherchaient d’éventuelles complicités dont aurait pu bénéficier le fugitif.

Son avocat «pas étonné» à l’annonce de l’évasion de son client L’avocat de Redoine Faïd, Me Jean-Louis Pelletier, a déclaré ce samedi après-midi ne pas avoir «été étonné» à l’annonce de l’évasion de son client, même si «rien ne (le) laissait penser». «Un client qui s’évade, en principe ce n’est pas tellement étonnant, surtout quand c’est quelqu’un qui est dans sa situation (Ndlr : celle de Redoine Faïd) et avec, si je puis dire, l’entregent qui est le sien. Il avait certainement des possibilités», a t-il ajouté.
Me Jean-Louis Pelletier, qui avait également défendu dans le passé Jacques Mesrine et Francis le Belge, a relevé que le fugitif «est remarquablement intelligent». L’avocat connaît son client depuis longtemps, il le suit depuis «des années et des années». Selon Me Pelletier, rien, pour autant, ne laissait présager depuis sa dernière visite en prison que Redoine Faïd avait «de tels projets, qu’il puisse s’évader».  Cette évasion survient alors que deux anciens détenus de la centrale de Moulins-Yzeure, Christophe Khider, 41 ans, et Omar Top El Hadj, 34 ans,comparaissent actuellement et jusqu’au 19 avril devant les assises du Rhône pour une autre spectaculaire évasion à l’explosif. En 2009, ils avaient pris en otage deux surveillants, avec la complicité de deux femmes.
L’un des sas qui a été explosé par Redoine Faïd

Un «acte de guerre» selon les syndicats Les syndicats de surveillants de prison ont qualifié d’«acte de guerre» la spectaculaire évasion à l’explosif du braqueur Redoine Faïd, de la prison de Sequedin (Nord), non loin de Lille. « Aujourd’hui, les lieux de détention deviennent des endroits où l’on risque nos vies tous les jours. C’est inadmissible», a dit devant la prison Nicolas Caron, secrétaire national FO. Le syndicaliste réclame la mise en place de scanners corporels pour permettre la détection d’objets métalliques. «Supprimer les fouilles corporelles à l’issue des parloirs c’est inadmissible», a ajouté M. Caron qui a appelé le directeur de l’administration pénitentiaire et la ministre de la Justice à «prendre leur responsabilités» et «à démissionner dès aujourd’hui,» ainsi qu’à l’ouverture d’états généraux sur le métier de surveillant pénitentiaire.
Pas de fouille en prison depuis son ouverture, en 2005. «La prison de Sequedin a été ouverte en 2005, elle n’a jamais fait l’objet d’une fouille générale ou même sectorielle, ce qu’on a dénoncé à maintes reprise à chaque fois qu’il y a eu des mouvements sociaux», a déclaré Etienne Dobremetz, représentant Ufap/Unsa Justice pour la région Nord/Pas-de-Calais, faisant également état «d’acte de guerre». Etienne Dobremetz a souligné que les surveillants trouvaient régulièrement de la drogue, de téléphones portables ou encore des armes blanches à la maison d’arrêt. «On redoutait la possibilité qu’il y ait des armes à feu voire des explosifs à l’intérieur de l’établissement. Malheureusement cela fait huit ans que la prison est ouverte, on n’a jamais été entendus», a ajouté M. Dobremetz. Il a annoncé une réaction des personnels pénitentiaires dans les jours à venir. La CGT rappelle que, à l’unisson avec les autres organisations syndicales, elle réclame de longue date une fouille générale de l’établissement.

 

LeParisien.fr

 

La Gazette de Puteaux:

 

 

 

Cet homme est activement recherché par les services de Polices, je rappelle que cet homme est extrêmement dangereux,

 

Car il est à l’origine du meurtre de la jeune  policière, qui était maman. Si vous voyez cet homme appelez la PJ de Lille  au :

 

03 20 57 08 55         , je dis bien seulement si vous l’avez vue, ou même aperçu, ne tenter surtout de l’arrêter par vous-même, laisser faire les équipes de police.

Conseil aux policiers qui arrivent à chopé ce sale individu, vue qu’il a tué de sang-froid , une de vos collègue , et bien  si vous l’avez , descendez-le , car la prison ce n’est pas la solution , vue qu’il a réussi à s’échapper , en utilisant des explosifs.

 

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MEURTRE D’AURÉLIE FOUQUET – 27 personnes toujours en garde à vue, deux suspects recherchés

Vingt-sept personnes au total, toutes majeures et âgées de 25 à 60 ans, ont été interpellées mardi, lors d’une vaste opération policière.

Source AFP (Le Point)

Les vingt-sept personnes interpellées mardi en Ile-de-France dans l’enquête sur la mort d’une policière municipale, lors d’une fusillade provoquée par un commando de braqueurs le 20 mai 2010, étaient toujours en garde à vue mercredi matin, a-t-on appris de sources policières.

Vingt-sept personnes au total, toutes majeures et âgées de 25 à 60 ans, ont été interpellées mardi lors d’une vaste opération policière et placées en garde à vue dans les locaux des brigades centrales de la police judiciaire parisienne. Elles y étaient toujours mercredi matin, a dit l’une de ces sources. Ces personnes sont soupçonnées d’avoir participé, comme « complices plus qu’auteurs », à la fusillade sur l’autoroute A4 à Villiers-sur-Marne, et d’avoir notamment apporté aide et logistique aux auteurs présumés dans leur cavale.

Leur garde à vue peut durer quatre jours

Une autre personne, Redoine Faid, 37 ans, a « échappé aux enquêteurs », selon ces sources. Il a récemment publié un livre où il racontait son itinéraire de « braqueur » des cités, se disant spécialiste, repenti, des attaques de fourgons blindés. Selon les mêmes sources, les enquêteurs, qui se sont énervés de sa médiatisation après la publication de ce livre, se sont émus que celui-ci ait échappé à leurs filets « si facilement ». Parmi les personnes interpellées, selon les sources, figure un médecin.

S’agissant de criminalité organisée, la garde à vue peut durer quatre jours. Malek Kider, un membre présumé du commando, fiché au grand banditisme, est le seul mis en examen, pour assassinat, dans cette affaire. Un autre, Olivier Tracoulat, avait été identifié, notamment grâce à des traces ADN, et ne figure pas dans les interpellés de mardi. Menée au terme de près de huit mois d’enquête, cette vaste opération a été notamment conduite à Creil (Oise), où demeure Rédoine Faid, Montreuil et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)

Le 20 mai, entre 9 h 30 et 10 h 30, un commando lourdement armé, repéré sur l’autoroute A4, avait tiré au fusil-mitrailleur sur des automobilistes et des policiers lancés à ses trousses. À la sortie de l’A4 à Villiers-sur-Marne, des policiers municipaux avaient été pris pour cible et l’une d’eux, Aurélie Fouquet, 26 ans, avait été mortellement blessée. La police avait privilégié la thèse d’un commando de braqueurs issus du grand banditisme.

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VILLIERS-SUR-MARNE

Policière municipale tuée : 19 personnes restent en garde à vue

 
 

 

Dix-neuf des 27 personnes interpellées mardi en Ile-de-France dans l’enquête sur la mort d’une policière municipale lors d’une fusillade provoquée par un commando de braqueurs le 20 mai 2010, étaient encore en garde à vue ce jeudi matin.

dans le cadre d’une affaire de criminalité organisée, la garde à vue peut durer quatre jours. 

Vingt-sept personnes au total, toutes majeures, avaient été interpellées mardi lors d’une vaste opération policière puis placées en garde à vue dans les locaux des brigades centrales de la police judiciaire parisienne. Huit d’entre elles ont été remises en liberté mercredi soir, les autres restant en garde-à-vue.

Ces personnes sont soupçonnées d’avoir participé, comme «complices plus qu’auteurs», à la fusillade sur l’autoroute A4 à Villiers-sur-Marne.

Une autre personne, Redoine Faid, 37 ans, a «échappé aux enquêteurs», selon ces sources. Il a récemment publié un livre où il racontait son itinéraire de délinquant des cités, se disant spécialiste repenti des attaques de fourgons blindés. Dans un récent documentaire de Canal+, diffusé le 3 janvier dernier, il était interrogé sur son passé de délinquant et affirmait avoir tourné la page.

Redoine Faid a l’intention de se rendre selon son avocat

Son avocat, Me Jean-Louis Pelletier, a déclaré jeudi matin au Point.fr avoir eu son client au téléphone mercredi soir, affirmant que Faid «a l’intention de se rendre». Il se dit «innocent», toujours selon l’avocat. Les enquêteurs se sont émus que M. Faid leur ait échappé «si facilement», laissant entendre qu’il aurait été prévenu. Jeudi peu avant midi, Faid ne s’était pas rendu, selon plusieurs sources.

Malek Kider, un membre présumé du commando, fiché au grand banditisme, est la seule personne mise en examen, pour assassinat, dans cette affaire.

Le 20 mai dernier, entre 9h30 et 10h30, un commando lourdement armé, repéré sur l’autoroute A4, avait tiré au pistolet-mitrailleur sur des automobilistes et des policiers lancés à ses trousses. A la sortie de l’A4 à Villiers-sur-Marne, des policiers municipaux avaient été pris pour cible. Aurélie Fouquet, 26 ans, avait alors été mortellement blessée. La police avait privilégié la thèse d’un commando de malfaiteurs issus du grand banditisme.

Vidéo. Le 20 mai 2010 : Aurélie, policière morte à 27 ans sous les balles

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Vidéo. Le 26 mai, des milliers de policiers municipaux aux obsèques d’Aurélie

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Vidéo. Le 21 mai, Villiers sur-Marne pleure sa policière municipale

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leparisien.fr 

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Policière tuée en mai : un braqueur repenti, suspect n°1 de la police
 
 

 
 
 Par: Stéphane Sellami
 
 
Après huit mois d’une minutieuse enquête, les policiers de la brigade criminelle et de la répression du banditisme (BRB) de la préfecture de police de Paris ont interpellé, hier matin à l’aube, vingt-sept personnes soupçonnées d’avoir des liens avec une équipe de braqueurs responsable du meurtre d’une policière municipale à Villiers-sur-Marne, le 20 mai 2010.

 

Ce jour-là, Aurélie Fouquet, 26 ans, était tombée sous les balles de malfrats, armés de kalachnikov. Ces derniers avaient ouvert le feu après avoir été repérés par une patrouille de police sur l’A 4. 

Les suspects, âgés de 25 ans à 60 ans, ont été interpellés dans l’Oise, le Val-d’Oise, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. « C’est un grand travail de la police judiciaire qui a permis de remonter jusqu’à ces suspects », note Stéphane Pelliccia, secrétaire régional adjoint pour le syndicat de police Unsa.

Manque un homme, suspecté d’avoir « occupé un rang important » dans cette équipe, mélange de malfaiteurs chevronnés et de jeunes garçons issus de cités sensibles. « Redoine Faïd faisait partie des objectifs prioritaires des policiers de la crim et de la BRB, confie une source proche de l’affaire. Il est originaire de Creil, dans l’Oise. Ce matin, quand les enquêteurs se sont présentés à son domicile de Courbevoie (Hauts-de-Seine), il n’était plus là. »

 Objet d’intenses recherches

L’homme, âgé de 38 ans, employé comme commercial dans une société à Paris et qui s’était également reconverti dans l’écriture — coauteur d’un livre intitulé « Braqueur », paru au mois de novembre dernier —, depuis sa sortie de prison en 2009, après avoir purgé une peine de dix années de réclusion a-t-il été prévenu de son imminente interpellation?

« Cela fera partie des éléments à éclaircir, souffle un enquêteur, passablement énervé. Maintenant, il fait l’objet d’intenses recherches. » Dès hier matin, une fiche mentionnant son identité a été largement diffusée. « Il est susceptible de se rendre à l’étranger et notamment en Israël, comme il l’a déjà fait », relate un proche de l’affaire.

Redoine Faïd est loin d’être un inconnu de la justice. Condamné pour des braquages de banques, il a écopé, au total, de trente et un ans de réclusion criminelle au début des années 2000. Il avait notamment été condamné pour l’attaque d’un fourgon blindé à Villepinte, en juillet 1997. Interpellé en décembre 1998, il avait bénéficié d’une libération conditionnelle début 2009. « Il m’a toujours affirmé qu’il ferait tout pour amorcer sa reconversion » déclare de son côté Me Jean-Louis Pelletier, son avocat, semble-t-il pas informé que son client figure parmi les listes des suspects.

« Ses liens avec un homme du commando ont été établis, souligne une source judiciaire. Ce second individu, Olivier Tracoulat, originaire également de Creil, n’a pas été retrouvé non plus, hier matin. Les investigations se poursuivent. »

Le Parisien

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Mort d’Aurélie Fouquet: « c’était une exécution sommaire »

Par tian

 

Fusillade de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne).

Il était 9 heures du matin, ce 20 mai dernier, quand une fusillade a éclaté sur l’autoroute A4, à Villiers-sur-Marne.

Au cours des tirs, Aurélie Fouquet, 26 ans, maman d’un petit garçon de 19 mois, a trouvé la mort.

Sept autres personnes ont été également blessées.

Un ambulancier qui se trouvait au cœur de la fusillade confie aujourd’hui à RTL qu’Aurélie Fouquet, la policière municipale a été « victime d’une exécution sommaire. »

« On a pensé dans un premier temps que c’était un simple accident de la route, mais au bout de dix secondes, on a vu sortir des hommes armés du camion, en criant ‘tout le monde à terre’, ils nous ont braqué carrément » explique le témoin de la fusillade.

Qui ajoute:

« On s’est cachés sous le tableau de bord de l’ambulance pour ne pas se prendre une rafale. Et quand on a relevé la tête, les braqueurs se dirigeaient vers la voiture de police qui arrivait au même moment. C’est sur eux qu’ils ont vidé le chargeur, à bout portant, c’était une exécution sommaire. »

L’ambulancier a été appelé au secours par les policiers.

Quand il est arrivé près de la voiture, Aurélie Fouquet était consciente :

« Elle a parlé pendant dix secondes, elle a parlé de son enfant » dit-il.

Puis la jeune policière a perdu conscience.

« J’aurais bien aimé faire quelque chose pour la petite policière municipale. Vraiment j’ai mal au cœur pour elle et sa famille » confie, avec une grande émotion, ce témoin du drame.

Fusillade de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne).

Une faute d’orthographe, une erreur à signaler ? Une précision à apporter ? Ecrivez à faitsdivers@lepost.fr avec votre info ou votre correction et en indiquant l’url du post.
(Source: RTL)

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OLIVIER TRACOULAT, 35 ans,

 
 

// J.-M.D. et St.S.

«Un braqueur à la petite semaine sans réel palmarès mais qui a voulu jouer dans la cour des grands. » C’est par cette formule qu’un policier résume la personnalité d’Olivier Tracoulat, 35 ans, l’un des membres présumés du commando à l’origine de la fusillade mortelle de Villiers-sur-Marne.

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Ce natif de Creil (Oise) a le parcours classique du petit délinquant qui a rapidement accumulé les vols et les agressions en série entre Drôme, Ardèche et Rhône. Rebelle, en rupture familiale, il est passé au braquage à l’aube de ses 21 ans. Mais, l’attaque d’une succursale bancaire à Saint-Etienne-de-Fontbellon (Ardèche), en avril 1996, tourne au fiasco. Les coffres sécurisés électroniquement refusent de s’ouvrir. Arrêté sur place, Olivier Tracoulat est condamné un an plus tard à huit ans de détention pour ce vol à main armée. C’est en prison qu’il apprend à devenir un dur. Les « nerfs à vif en permanence », « incapable de supporter la détention », il « multiplie les incidents et les agressions de gardiens », indique un agent de l’administration pénitentiaire. De plus en plus violent, il fait alors du « tourisme pénitentiaire », selon l’expression d’un surveillant.

En prison, il tisse des liens avec d’autres braqueurs

Entre 1996 et 2007, il séjournera dans dix-neuf établissements différents. C’est lors de ces séjours entre maisons d’arrêt et centrales qu’il tisse des liens avec d’autres braqueurs. « Il se forge une image en jouant les caïds. Une façon de survivre à l’univers carcéral », indique une source pénitentiaire. Au point d’être l’un des meneurs de la mutinerie de la centrale de Clairvaux (Aube) en avril 2003. 

Les incidents démarrent dans l’atelier de fabrication des chaussures. Un gardien est pris en otage tandis que les détenus saccagent les locaux et tentent de les incendier. Olivier Tracoulat figure au nombre des agresseurs des gardiens. Jugé avec onze autres prévenus par le tribunal correctionnel de Troyes en 2004, il est condamné à trois ans d’emprisonnement pour violence aggravée et destruction de biens. « Il ne m’a pas laissé l’impression d’une personnalité marquante. Je ne garde aucun souvenir particulier de lui », glisse Me Valérie Maucert, son avocate désignée d’office à l’époque.

En janvier 2005, Olivier Tracoulat, incarcéré cette fois à la centrale de Saint-Maur (Indre), comparaît en appel devant le tribunal de Reims pour les mêmes faits. Aucun avocat ne le représente malgré son appel au bâtonnier. Furieux, incapable de se contrôler, il menace le tribunal. Le président est obligé de l’expulser de la salle. Sa condamnation est confirmée. Depuis sa libération en 2007, il n’avait plus refait parler de lui.

 

Le Parisien

 

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Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), le 20 mai.

BANDITISME.

Un nouveau suspect impliqué dans la fusillade qui a coûté la vie à Aurélie Fouquet a été identifié. Le témoignage d’une passagère d’un bus et des traces ADN pourraient permettre de confondre un 3e homme.

 
 

// Damien Delseny et Jean-Marc Ducos Son visage s’affiche déjà dans tous les commissariats de police, gendarmerie et postes de douanes de France. Activement recherché, Olivier Tracoulat, 35 ans, est le deuxième suspect formellement identifié dans l’enquête sur la fusillade de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne) qui, le 20 mai, a coûté la vie à Aurélie Fouquet, une policière municipale de 26 ans fauchée par trois balles de pistolet-mitrailleur.

//  

  Six autres personnes ont été blessées lors de cet échange de tirs nourris entre les policiers et une équipe de braqueurs au moment où elle s’apprêtait à passer à l’action. Olivier Tracoulat, touché au visage par le collègue d’Aurélie Fouquet, a été trahi par des traces de sang relevées dans l’un des véhicules volés par les malfaiteurs, parmi lesquels une Peugeot 206 et une Mercedes. Les analyses génétiques ont permis d’identifier cet homme déjà condamné pour braquage, comme l’a révélé hier « le Journal du dimanche ». Mais rien ne permet pour l’instant de le désigner comme le tueur de la jeune policière.

Analyse des bornes téléphoniques situées sur le parcours de braqueurs

Après l’arrestation de Malek Khider, 41 ans, au soir de la fusillade à son domicile de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) — un homme qui a reconnu avoir appartenu au commando de cinq ou sept membres dont il était chargé de la protection —, l’enquête, fondée à la fois sur des témoignages mais aussi sur les expertises des nombreux éléments génétiques prélevés dans les différentes voitures utilisées et abandonnées par les malfaiteurs, progresse rapidement et pourrait s’accélérer dans les prochains jours.

Selon nos informations, les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) disposent ainsi du témoignage prometteur d’une femme présente dans un bus circulant entre Villiers et Noisy-le-Grand, qui a entendu un passager, éprouvé et nerveux, faire allusion au téléphone à la fusillade. Selon des sources judiciaires, les enquêteurs ont fait saisir les bandes de vidéosurveillance des caméras embarquées à bord de ce bus, sans que leur exploitation n’ait donné pour l’heure de résultat probant. La juge d’instruction en charge de l’affaire, Anne Bamberger, a alors sollicité les différents opérateurs de téléphonie mobile afin de tenter de déterminer qui conversait avec un portable dans ce bus. L’un des malfaiteurs aurait pu quitter la scène de crime et se réfugier à bord du véhicule pour se fondre au milieu des banlieusards afin de prendre la fuite discrètement. Tous les passagers de ce bus sont désormais susceptibles d’être entendus et en priorité ceux dont les téléphones mobiles ont « accroché » au fil du parcours les différentes bornes-relais. Les images vidéo captées sur l’autoroute A 4 avant la fusillade sont également passées au crible par les enquêteurs pour identifier notamment le chauffeur d’un fourgon suspect. Si, officiellement hier soir, les policiers ne disposaient encore que de deux identités, celle de Malek Khider et d’Olivier Tracoulat, les conclusions de l’analyse de nouvelles traces biologiques pourraient bientôt leur offrir un troisième nom.

 

Le Parisien

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