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Archive for the ‘Rugby’ Category

Baptiste Desprez

 
 
 
 
 
L’Afrique du Sud a atomisé la France au Cap (42-17) dans un match à sens unique Crédits photo : Panoramic

Le XV de France n’a jamais existé dans sa confrontation avec l’Afrique du Sud. Corrigés par les champions du Monde (42-17), les partenaires de Thierry Dusautoir, émoussés physiquement, n’ont pas été au niveau.

Marc Lièvremont en a fait des cauchemars. Il a dû trouver la nuit bien longue en assistant à la démonstration de l’Afrique du Sud sur la pelouse du Cap (42-17). Après avoir mal dormi la nuit précédent le premier test, le sélectionneur tricolore va sans doute connaître pareille mésaventure samedi soir après une journée cauchemardesque. Malgré un statut renforcé par le titre de champion d’Europe au sortir d’un Grand Chelem brillamment décroché, le sélectionneur du XV de France émettait quelques doutes avant de s’envoler vers l’Afrique du Sud. Dire qu’il a été conforté dans ses incertitudes n’apprendra rien à personne après la correction infligée par les Boks. Il n’y a tout simplement pas eu de match face à des champions du Monde remontés et très revanchards suite à leur défaite subie en novembre à Toulouse (20-13).

Une entame cauchemardesque
Marc Lièvremont redoutait l’entame de match de ses troupes. Les faits lui ont donné raison. A la 12e minute de jeu, les Sud-Africains menaient déjà 17-0, après deux essais de Spies (2e) et Aplon (8e). La faute à un manque d’implication et de nombreux placages manqués de la part des Bleus. Des erreurs qui se paient cash face à ce qui se fait de mieux au monde aujourd’hui. Seul un essai d’Aurélien Rougerie (20-7, 29e) et une belle intensité en mêlée sont venus éclaircir un bilan calamiteux à la pause (25-10). On pensait alors les Tricolores capables de réagir lors du deuxième acte. En vain. Sur une belle séquence offensive, les Tricolores étaient tout près de marquer… Mais c’était sans compter sur la roublardise d’Aplon, qui interceptait le ballon pour inscrire un nouvel essai après une course de 85 mètres (35-10, 49e). Un vrai coup de poignard dont ne se relèveront jamais les champions d’Europe.

Dominé dans le combat
«On a eu 20 premières minutes difficiles, avoue un Morgan Parra dépité. On court après le score, mais il y a aussi des bonnes choses en essayant de mettre du volume et du rythme. C’est dur car on prend 40 points. Il y a beaucoup de frustration.» A un an du Mondial 2011, le XV de France situe encore le travail à effectuer avant de tutoyer le très haut niveau. Même si, à pareille époque, les Français ne sont pas dans une forme optimale, la domination des Boks en conquête et dans l’intensité et le combat a été décisive au Cap. L’interlude en Afrique du Sud restera un mauvais souvenir pour les partenaires de Thierry Dusautoir. Direction maintenant l’Argentine. Mais la nuit s’annonce difficile pour le patron des Bleus.

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 L’encadrement de l’équipe des Samoa a dévoilé une liste de 27 joueurs à forte connotation anglo-française pour la tournée en Europe, où ils affronteront successivement le Pays de Galles le 13 novembre, la France le 21 novembre et l’Italie le 28 novembre. Cinq sélectionnés jouent en France, dont quatre avants : le pilier toulousain Census Johnston, le 2e ou 3e ligne castrais Iosefa Tekori, le Dacquois Kane Thompson et le 3e ligne perpignanais Henry Tuilagi.

 Le centre Gavin Williams, de Clermont, a également été retenu. Dix autres jouent dans le Championnat d’Angleterre, dont le centre Seilala Maposua et l’ailier Sailosi Tagicakibau, finalistes 2009 du Championnat d’Angleterre avec les London Irish, mais aussi Anitelea Tuilagi, frère cadet d’Henry Tuilagi, qui joue à Sale. En revanche, Alesana Tuilagi (Leicester), blessé, n’a pas été retenu.

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Rugby. Les patrons de club professionnels montent au front pour protester contre la suppression du droit à l’image collectif des sportifs.

 

Ils étaient arrivés unis, ils sont repartis en rang séparé. Pierre-Yves Revol, président de la Ligue nationale de Rugby et René Bouscatel, président du Stade toulousain, accompagnés de Patrick Vianco et Jean-Philippe Swiadek, respectivement présidents de Montauban et de Castres, assistaient aujourd’hui à Paris, à une réunion extraordinaire de l’ensemble des présidents de clubs de rugby professionnel.

Vingt-sept clubs sur trente étaient présents. Tous devaient s’accorder sur une action à mener afin d’empêcher la suppression du Droit à l’image collectif (DIC). Votée par l’Assemblée nationale sa mise en œuvre a été repoussée de six mois par amendement vendredi au Sénat, à juin 2010.

L’idée d’une grève des rencontres lors de la 13e journée de championnat disputée ce week-end avait été avancée samedi dernier à Toulouse par un trio composé de MM. Boudjellal, Bouscatel et Lorenzetti. Le président de la Ligue Pierre-Yves Revol et le président de l’UCPR, Marcel Martin, prônaient, eux, un recours plus diplomatique.

Ils ont finalement eu gain de cause à l’issu d’une réunion de deux heures qui a fait « pschitt », au grand dam des présidents Bouscatel et Boudjellal, sortis remontés de la réunion. Aucune majorité ne s’est dégagée pour réclamer un vote. « Je crois que les gens ne mesurent pas la gravité de la situation, déclarait Mourad Boudjellal. Le rugby français est en grand danger. »

Pas de vote lors de cette réunion, juste la décision de ne pas faire grève et d’attendre la décision de la commission mixte Assemblée nationale-Sénat qui doit se réunir aujourd’hui et émettre un avis sur le projet de suspension du DIC. En réalité, la Ligue cherche une solution de compromis. Mais des mesures sont d’ores et déjà prévues pour faire entendre sa voix : une lettre ouverte au président de la République est publiée ce matin dans plusieurs journaux. Signée par l’ensemble des ligues de sport professionnel français, elle entend faire respecter l’engagement de l’État qui, dans la loi de finances 2009 donne la fin du DIC en 2012 et non en juin 2010. C’est justement le point de discorde entre les représentants des clubs de rugby professionnels et l’état.

Déjà, les juristes de la Ligue envisagent des recours en justice. Ils étudient la faisabilité d’un recours auprès du Conseil Constitutionnel pour faire supprimer l’amendement actuel. Ce recours a peu de chance d’aboutir puisque 120 parlementaires doivent apporter leur soutien à la Ligue. En cas d’échec, le rugby professionnel français se retournerait vers le Conseil d’Etat.

Hier soir, le président Revol était à l’Élysée. Il y rencontrait le conseiller aux sports de la présidence de la République et avait l’espoir de s’entretenir directement avec Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, il en appellera à la sagesse des parlementaires pour que ces derniers trouvent un compromis qui permette « aux présidents de clubs de survivre en tenant des engagements déjà pris et qui courent au-delà de juin 2010.»


Qu’est-ce que le DIC ?

Il s’agit d’un régime spécial.

Le droit à l’image collectif (DIC) a été mis en place en décembre 2004 et devait s’achever en 2012. Dans la loi de finances 2010 sa suppression a été reprogrammée à partir du 1er juillet 2010. Le DIC permet aux sociétés sportives professionnelles de verser à certains joueurs des revenus liés à la commercialisation de leur image. Ce DIC, qui n’est pas soumis aux cotisations du régime général de la Sécurité sociale, ne peut cependant représenter plus de 30% de la rémunération brute totale du sportif.


Provale : « La grève était la bonne solution »

Sylvain Deroeux, président de Provale (syndicat des joueurs professionnels.)

« J’étais favorable à une grève. On ne peut pas dire d’un côté que nous soutenons les clubs et, de l’autre, que la grève n’était pas une bonne solution… Mais, quelle que soit la méthode, il faut que les personnes qui veulent supprimer le DIC sachent que beaucoup de clubs sont dans une situation financière délicate. La solution de la mobilisation collective était la bonne et la grève aurait dû être mise en œuvre. Je suis déçu. Mais je n’ai pas de plan B ! Si les clubs ont jugé que faire grève n’était pas la bonne solution, c’est leur choix. Maintenant que cette option est écartée, il ne faudra pas dire aux joueurs que c’est de leur faute si les clubs ont des soucis.

Au-delà de ce problème, nous demandons une vraie réflexion de fond, pour permettre aux clubs de ne pas être à la merci de la moindre mesure fiscale. Il faut profiter de la suppression du DIC pour discuter du problème de fond pour qu’à l’avenir, les clubs aient un certain équilibre financier. Les situations ont tendance à empirer à ce niveau-là. Je ne suis pas contre un tassement des salaires des joueurs. Si les clubs respectent les contrats en cours… »


«D’autre moyen de se faire entendre»

Sébastien Chabal, 2e ligne du XV de France.

Sébastien Chabal a estimé hier qu’il y avait «d’autres moyens de se faire entendre» qu’une grève du Top 14. «Tout est possible mais s’il y a une grève, ce sont les joueurs qui vont payer parce qu’il va falloir remettre une date là où il n’y en a pas» de disponible, a déclaré Chabal hier lors d’un point-presse du XV de France. «Je pense qu’il y a d’autres moyens de se faire entendre», a-t-il ajouté.

Souvent cité en exemple par les partisans du DIC, Chabal, transféré à l’intersaison du club anglais de Sale au Racing-Métro, a estimé que la mesure n’avait pas eu d’incidence sur son retour en France.

«Non, a-t-il laconiquement répondu. Après, le club y a sûrement trouvé son avantage mais pas moi car ça ne change rien du tout, cela ne fait pas un euro de plus dans ma poche à la fin du mois».


«Le DIC n’est pas une niche fiscale»

René Bouscatel, président du Stade Toulousain.

« Il faut savoir que les clubs de rugby professionnel sont des entreprises jeunes. Nous bénéficions d’une mesure nous aidant à favoriser notre attractivité. Cette mesure prise en 2004, courait initialement jusqu’en 2012. Il ne s’agissait aucunement de niche fiscale comme nous l’avons entendu. Il s’agissait simplement d’un allègement des charges sociales. L’an passé, nous avons payé 3,5 millions d’euros de charges sociales et bénéficié d’un allégement correspondant à 720 000 €. La suppression du DIC nous ferait payer des charges à hauteur de 4, 25 millions d’euros. C’est la simulation que je fais. Ce qui me désole c’est qu’une date précise a été fixée jusqu’en 2012, que des engagements ont été pris jusque là et qu’une suppression du DIC en juin 2010, ne permettrait pas de tenir ces engagements. »

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Le XV de France a rempli son contrat en remportant une victoire écrasante (43-5) contre une équipe des Samoa, samedi au Stade de France lors du second test-match de la tournée d’automne. Auteurs de sept essais, les Français ont confirmé de belle manière leur succès (20-13) contre l’Afrique du Sud, le 13 novembre à Toulouse. Ils aborderont ainsi sereinement le dernier test-match de la tournée contre la Nouvelle-Zélande, samedi prochain à Marseille.

 

Reçus dans un Stade de France aux deux tiers rempli (54 000 spectateurs environ), les Samoans ont craqué d’entrée en subissant un cinglant 21 à 0 en treize minutes. Szarzewski ouvrait la marque dès la première action sur un essai de filou (3), Vincent Clerc exploitait un coup de pied rasant de Médard (8), puis Jauzion réceptionnait dans l’en-but samoan un coup de pied de Trinh-Duc (13). Le demi de mêlée Morgan Parra assurait les trois transformations.

Les Samoans échouaient à convertir leur réaction, manquant notamment trois pénalités avant le quatrième essai français inscrit par Thierry Dusautoir (30). Puis l’ailier Benjamin Fall, pour sa première sélection, portait le score à 33-0 à la pause sur un coup de pied rasant de Bonnaire (37), tandis que Parra manquait sa première tentative de la rencontre.

La seconde période basculait dans un faux rythme, dont parvenait à s’extraire François Trinh-Duc, auteur d’un doublé sur des services de Bonnaire (60), puis Jauzion (67), avant l’essai pour l’honneur du 2e ligne samoan Iosefa Tekori à dix minutes du terme (71).

Leparisien.fr

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Rugby : le groupe pour affronter les BlacksAu lendemain de sa large victoire face aux Iles Samoa (43-5), l’encadrement du XV de France a dévoilé dimanche le nom des 23 joueurs retenus pour rencontrer la Nouvelle-Zélande, samedi à Marseille. Lionel Nallet fait son retour.

 

Les entraîneurs du XV tricolores ont procédé à quatre changements par rapport aux 23 qui ont rencontré les Samoa. Le talonneur toulousain William Servat retrouve une place dans le groupe aux dépens du Perpignanais Guilhem Guirado. En 2e ligne, Lionel Nallet, victorieux du Stade Français avec le Racing Métro samedi, effectue son retour au détriment de Pascal Papé.

Le 3e ligne montpelliérain Fulgence Ouedraogo, forfait sur blessure avant le début de la tournée et le premier match contre l’Afrique du Sud, remporté brillamment (20-13), réintègre le groupe au détriment du Clermontois Alexandre Lapandry. Enfin, le centre perpignanais Maxime Mermoz, blessé après la victoire contre les Sprinboks, évince le Toulousain Yann David.

Les entraîneurs du XV de France doivent composer avec les forfaits des 3e lignes Imanol Harinordoquy et Louis Picamoles, tous deux blessés à un genou avant le test-match contre les Samoa. Le XV de départ sera dévoilé mardi.
Avants (13):
Fabien Barcella (Biarritz), Sylvain Marconnet (Stade Français), Nicolas Mas (Perpignan), Thomas Domingo (Clermont), Dimitri Szarzewski (Stade Français), William Servat (Stade Toulousain), Romain Millo-Chluski (Stade Toulousain), Sébastien Chabal (Racing-Métro), Lionel Nallet (Racing-Métro), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Julien Bonnaire (Clermont), Julien Puricelli (Bayonne)
Arrières (10):
Julien Dupuy (Stade Français), Morgan Parra (Clermont), François Trinh-Duc (Montpellier), Yannick Jauzion (Stade Toulousain), Maxime Mermoz (Perpignan), David Marty (Perpignan), Vincent Clerc (Stade Toulousain), Benjamin Fall (Bayonne), Damien Traille (Biarritz), Maxime Médard (Stade Toulousain)

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La victoire (40-30) de l’ASM face aux Anglais de Leicester ressemble fort à un match référence. Celui dont avaient besoin les Auvergnats pour lancer pour de bon une saison jusque-là un peu poussive, même si pour Vern Cotter, le sorcier kiwi de Clermont, son équipe suit une montée en puissance progressive. Le déplacement samedi à Welford Road et les retrouvailles avec des Tigers vexés n’en a pas moins pour lui valeur de test.

 L’ASM de Cotter a dû changer son fusil d’épaule: en produisant du jeu, elle se mettait en difficultés. (Maxppp)

Vern, attendiez-vous avec une certaine impatience de voir votre équipe réussir enfin un match tel que celui qu’elle à produit le week-end dernier face à Leicester ?
Je dirai que nos soixante-dix premières minutes étaient bien construites, que ce soit en attaque et en défense. Et puis on a fini par perdre un peu de structure durant les dix dernières minutes et il est évident que c’est le genre de relâchement qu’on ne peut pas se permettre face à une équipe comme Leicester. Ça se paye très très vite.

Mais on a senti Clermont presque moins impliqué en ce début de saison. Est-ce qu’il vous tardait de voir vos joueurs se lâcher pour de bon comme ils l’ont fait ?
a Coupe d’Europe, c’est un contexte différent que le championnat de France, une compétition qu’on ne dispute pas dans le même état d’esprit face à des équipes différentes. Je savais que les joueurs attendaient ce genre de grand rendez-vous pour se lancer dans la saison. Après un bon début de championnat, la routine, je pense, nous a rendus peut-être moins excités par le match et moins performant dans la finition. Là, face à ce genre d’équipes, on sait que tout doit être réuni, le détail et l’intensité, pour espérer quoi que ce soit. C’était donc un match plein et ça fait plaisir de marquer des essais, de voir des joueurs prendre des initiatives et surtout du plaisir. Les joueurs ont été généreux avec eux-mêmes. Maintenant, il faut vite tourner cette page parce qu’on sait qu’on a vexé cette équipe de Leicester.

« On se retrouvait en difficultés en produisant du jeu « 

Vous craignez la réaction de cette équipe anglaise après qu’elle a été à ce point malmenée à Marcel-Michelin ?
Ils vont essayer de gommer les erreurs commises durant ce premier match et on doit s’attendre à les voir augmenter leur agressivité et leur intensité, surtout dans un tel contexte, devant 20 000 personnes. Toute cette semaines, on sait que les journaux là-bas vont mobiliser les supporters parce qu’ils savent que s’ils passent à côté, leur qualification sera en péril. Pour toutes ces raisons, on doit vraiment tourner la page de ce premier match.

Vous évoquiez la routine du championnat. Est-ce que vos joueurs, s’ils ont affirmé avoir cette fois mieux digéré la défaite en finale la saison passée, n’ont pas eu plus de mal en revanche à se régénérer par le jeu que l’on a senti jusqu’à dimanche dernier en panne ?
Je pense que si on regarde le championnat en France ou ailleurs, on s’aperçoit que le nombre d’essais marqués est partout en baisse. C’est la conséquence d’un changement du règlement, auquel les équipes doivent s’adapter, mais aussi d’interprétations différentes selon les arbitres, qui font qu’il devient difficile d’enchaîner le jeu. Des équipes ont choisi de privilégier une forme de jeu limitée avec une grosse défense et un jeu au pied. En ce qui nous concerne, on a dû s’adapter. Ce n’est pas une chose à laquelle on était préparé, mais on s’est rendu compte qu’on se retrouvait en difficultés en produisant du jeu. A l’image de matches de Coupes d’Europe, comme aux Ospreys ou Viadana, on a changé notre fusil d’épaule pour revenir sur une autre façon de jouer. Nos intentions sont toujours de produire du jeu, mais on doit s’adapter à nos adversaires aussi.

Faut-il en conclure qu’il a fallu à Clermont renier un certain état d’esprit et certaines intentions ?
Il n’a jamais été question de renier un état d’esprit. On vit très bien ensemble. Il y a une ambiance saine au club. Mais petit à petit, on travaille pour mettre les pièces du puzzle ensemble ; on travaille depuis un moment maintenant pour ces matches de H-Cup. On y est maintenant, il sera temps de repenser au championnat. L’équipe reste capable de pratiquer un jeu ambitieux, on est capable de le faire, mais on construit aussi notre saison. Le pragmatisme signifie être toujours sûr de ses moyens et en même temps construire et s’améliorer tous les jours selon les paramètres différents que ce soit le règlement ou l’arbitrage.

Le rendement de votre charnière avec un Brock James plus en dedans et un Morgan Parra, qui a tardé à prendre ses repères derrière Pierre Mignoni, n’est-il pas aussi en cause ?
On n’a jamais eu d’inquiétudes comme on n’a jamais douté des qualités de Morgan Parra, Brock James ou de n’importe quel autre joueur dans le groupe. J’en reviens juste à la construction nécessaire de notre jeu, des combinaisons qui se travaillent. On n’attendait pas plus de Morgan au départ, on se doutait qu’il aurait besoin d’un temps d’adaptation pour trouver ses habitudes. Aujourd’hui, il s’implique d’avantage dans le jeu, il a trouvé des repères en même temps qu’il endosse un rôle d’animateur et de leader qu’il est naturellement. Tout est dans la norme. On monte simplement en puissance.

« C’est un gros test, un test de caractère« 

On dit que cette saison pourrait être historique dans le sens où les ténors habituels pourraient être pour la première fois depuis longtemps menacés. Vous le pensez ?
Ce n’est pas maintenant qu’on va commencer à faire les comptes. Mais il est sûr qu’avec ces six équipes qualifiées, il va falloir, si l’on n’atteint pas l’une des deux premières places, jouer un barrage. Ça change beaucoup de choses, c’est un match éliminatoire de plus, toujours aléatoire.On sent une montée en puissance de clubs comme Toulon, Castres ou le Racing. Le niveau du championnat s’intensifie. Nous, on essaye de rester lucide et de travailler avec des certitudes, mais sans s’attarder sur des choses qu’on ne peut pas gérer.

Les incohérences du calendrier en font partie…
On sait que la saison est très longue et les êtres humains ne peuvent pas toujours être au top de leur forme. A partir de là, trouver ce moment est essentiel. Nous, on essaye de manager le mieux possible dans un monde du rugby, qui est perpétuellement vivant, bouge sans cesse. Il faut s’adapter, c’est tout.

Votre équipe reste à la recherche de ce gros résultat à l’extérieur en Coupe d’Europe après des matches dantesques, mais toujours perdus de très peu aux Wasps, au Munster ou aux Ospreyx encore cette saison. Que manque-t-il à Clermont ?
Il faut déjà qu’on ne se fasse aucune illusion. L’équipe qu’on a battue le week-end dernier ne sera pas la même que celle que l’on va affronter samedi. Il faut qu’on se prépare pour un match encore plus difficile avec sans doute moins de ballons. Donc c’est un gros test, un test de caractère, de maîtrise, de voir comment notre clan va réagir là-bas, c’est un rendez-vous important pour savoir où on en est. Nous avons des ambitions et des objectifs, mais ça passe par un grand match. Il faut savoir enchaîner des gros matches. Le test est de savoir si on peut, oui ou non, rééditer ou même faire un meilleur match encore d’une semaine sur l’autre. Mon impression, c’est que l’équipe a beaucoup grandi ces derniers temps. Le test, c’est celui de cette capacité à s’adapter, à gérer, contrôler et au final dominer ce genre de situation. Ça va se jouer beaucoup sur la lucidité. C’est un match fascinant pour tout le monde et surtout pour nous, c’est un gros challenge.

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