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Archive for mai 2019

Depuis le début de sa bataille judiciaire, la mère de Jade et Joy a d’ores et déjà pu toucher une somme très importante grâce aux royalties de son défunt époux.

Laeticia Hallyday : L'incroyable pactole qu'elle a empoché grâce aux royalties de Johnny !

© abaca Laeticia Hallyday : L’incroyable pactole qu’elle a empoché grâce aux royalties de Johnny !

Souvenez-vous, le tribunal de Nanterre avait décidé de geler la part des royalties de David et Laura , soit 37,5%. Mais, Laeticia Hallyday a tout de même pu toucher les 62,5% restants soit ses 25% ainsi que les 18,75% revenant à chacune de ses filles. Nos confrères de Closeraffirment qu’elle a obtenu un montant estimé à 1,8 million d’euros, qui lui ont été payé via la société Born Rocker. Cependant, elle pourrait ne pas jouir longtemps d’une telle somme

Taclée par l’avocat de David Hallyday

La mère de Jade et Joy a décidé de déposer une demande pour obtenir la nationalité américaine et elle devrait être validée, toujours selon le magazine.

Une information à laquelle l’avocat de David Hallyday a réagi sur BFMTV jeudi 30 mai. « Cette demande ne nous surprend absolument pas », a affirmé Me Pierre-Jean Douvier.

« Nous l’avions anticipée depuis plusieurs mois. La procédure va suivre son cours, et c’est bien la justice française donc les tribunaux français qui seront compétents (…) Il va falloir qu’elle démontre qu’elle a rempli toutes ses obligations qu’elles soient juridiques, réglementaires ou fiscales (…) De toute façon, cela ne changera rien en termes de procédure ».

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Il s’est dit « sincèrement désolé » pour la manifestante, tout en se défendant que la charge policière avait été « ordonnée légalement ».

Geneviève Legay

© Valery HACHE / AFP Geneviève Legay

L’affaire avait créé la polémique. Le 23 mars dernier, Geneviève Legay, une militante de l’association Attac qui participait à la 19e journée de mobilisation des gilets jaunes à Nice, est grièvement blessée à la tête après une chute provoquée par une charge policière.

Le policier responsable avait déjà reconnu avoir blessé la manifestante âgée de 73 et avait déjà fait part de ses regrets fin mars, par le biais de déclarations transmises à son avocat. Mais Le Parisien, qui a eu accès aux procès verbaux de l’audition du gardien de la paix, révèle ce vendredi les dépositions du fonctionnaire. Il se dit de nouveau « sincèrement désolé » pour la victime, qui a souffert de fractures au crâne et de côtes cassées

« Je suis surpris, je pensais sincèrement avoir poussé un homme, je n’ai rien d’autre à dire, c’est malheureux pour Madame Legay », a-t-il déclaré lors de son audition à la sûreté départementale.

Avant de reconnaître son acte, le policier avait en effet affirmé qu’il « n’y avait pas de femme » devant lui, et qu’il n’avait constaté la présence de Geneviève Legay qu’après l’avoir fait tomber à terre. Le fonctionnaire de police s’est par ailleurs défendu en affirmant que cette « charge » avait été « ordonnée légalement »:

« Il faut dire que l’action a été très rapide et je me trouvais dans un mouvement général qui a pour but de gagner du terrain et de repousser toutes personnes quelle qu’elle soit sur notre passage. Nous étions dans un rétablissement de l’ordre public après sommations et ordre effectués. »

Depuis les déclarations du policier, une information judiciaire pour  pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » a été ouverte par le procureur de Nice jean-Michel Prêtre, qui a saisi l’IGPN. Le Parisien précise ainsi que Michel V. devrait être de nouveau entendu, cette fois-ci par la police des polices.

Sur le même sujet : Geneviève Legay de retour chez elle après deux mois d’hôpital

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Contre toute attente, le Premier ministre sort renforcé des élections européennes et devrait, dans les mois qui viennent, tenir un rôle clé dans la suite du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Édouard Philippe - Image d'illustration

© Alain Jocard – AFP Édouard Philippe – Image d’illustration

Quelques minutes seulement après les premières estimations des élections européennes de dimanche, l’Elysée avait averti. Après avoir félicité l’ancienne ministre Nathalie Loiseau pour son parcours et son résultat, l’entourage d’Emmanuel Macron au palais présidentiel avait assuré que le gouvernement maintiendrait son cap politique actuel.

En revanche, le président souhaiterait se faire moins présent que ces dernières semaines, au cours desquelles il s’était personnellement engagé dans la course européenne, et ainsi laisser toute latitude à son gouvernement pour agir. Preuve en est, l’ajournement à une date ultérieure de la réunion du Congrès par le chef d’État, qui s’est tenue ces deux dernières années à Versailles. En revanche, le 12 juin prochain, Edouard Philippe prononcera son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale.

L’homme fort de Matignon pourrait d’ailleurs se transformer en homme fort, tout court, de la seconde partie du quinquennat. Comme le signalait ce vendredi sur notre antenne notre éditorialiste politique Christophe Barbier, cette nouvelle organisation est synonyme de « rééquilibrage institutionnel. »

« C’est au Premier ministre de monter en première ligne pour défendre l’action législative. Ça veut dire aussi qu’il y a une nouvelle prudence présidentielle: il veut moins s’exposer, mais ce sera difficile à tenir. En période du 14 juillet il faudra bien qu’il parle aux Français », poursuit-il.

Plusieurs réformes dans les mois à venir

Une responsabilité d’autant plus importante pour Édouard Philippe que le discours du 12 juin prochain devra « permettre de hiérarchiser les priorités » et d’ainsi donner le tempo du gouvernement jusqu’aux municipales de 2020, et aux présidentielles de 2022, souligne l’un de ses proches auprès du Figaro. Et comme le précise le quotidien, plusieurs épineuses réformes pourraient très rapidement être mises en branle, dont les réformes de l’assurance-chômage et des retraites.

« Il y a eu toute une période où nous n’avons pas réformé, c’était pénible. On avait l’impression de ne servir à rien », abonde de son côté un député LaREM auprès du Monde.

Dans les mois à venir, Édouard Philippe sera au front, et Emmanuel Macron compte bien redonner au premier ministre son rôle de bouclier du président. Comme le détaille encore le Figaro, jusqu’à l’automne prochain, Emmanuel Macron sera occupé à la mise en place de la nouvelle commission européenne. Un emploi du temps bouché qui pourrait ainsi donner les coudées franches à Philippe.

Pourtant, au sein même de la majorité, les plus proches collaborateurs d’Emmanuel Macron ne semblent pas convaincus par cette option. « On commence à le connaître… », glisse d’ailleurs un ministre dans les colonnes du quotidien.

Premier ministre jusqu’en 2022?

Edouard Philippe, que l’on disait en première ligne en cas de remaniement au lendemain du scrutin européen, conserve finalement son poste. Jusqu’en 2022? Pour Christophe Barbier, c’est clair, Edouard Philippe « doit rester jusqu’au bout Premier ministre. »

Exit donc les quelques rumeurs qui l’envoyaient sur d’autres projets dans les prochains mois. « Doit-il se présenter à la Mairie de Paris? Non, ce serait une erreur de sa part, déjà il n’est pas sûr de gagner et ce ne serait pas servir au mieux la France », conclut notre éditorialiste.

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Quatre résolutions vont être défendues, jeudi, par des actionnaires, qui proposent de réduire la mainmise du fondateur du réseau social sur le groupe ou d’instaurer des contre-pouvoirs dans sa gouvernance.

Par Alexandre Piquard  Publié aujourd’hui à 16h41, mis à jour à 18h43

« Fire Mark Zuckerberg ». Le slogan appelant à « virer » le patron de Facebook s’est affiché en grand sur la façade de l’hôtel Nia, choisi cette année pour accueillir l’assemblée générale des actionnaires du géant du numérique, jeudi 30 mai. Cette protestation visuelle, réalisée de nuit, la veille, grâce à un vidéoprojecteur braqué sur le bâtiment sis à Menlo Park (Californie), non loin du siège de Facebook, a été revendiquée sur Twitter par Fight for the Future, une association de lutte pour les libertés en ligne.Voir l’image sur Twitter

Voir l'image sur Twitter

Fight for the Future@fightfortheftr

We’re projecting #FireZuck onto Hotel Nia right now, where @facebook will hold their shareholder meeting in the morning. It’s the one day a year where Zuckerberg has to answer q’s from shareholders.

But we know he won’t listen, b/c he holds 58% voting control in the company.5406:11 – 30 mai 201929 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

« Depuis toujours, nous tenons pour parole d’évangile l’idée que les fondateurs de la Silicon Valley ont le droit de diriger les entreprises les plus puissantes jamais créées. Il faut faire éclater ce vieux culte. Les actionnaires réalisent que le problème se trouve à la cime », écrit cette ONG, selon laquelle « le modèle économique de Facebook, la collecte de données à des fins publicitaires, est fondamentalement opposé à la démocratie et aux droits humains basiques ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi  L’assemblée générale d’Amazon, lieu d’expression des contestations internes

Certes, ce coup d’éclat n’est que symbolique, mais il résume, en version radicale, un discours défendu par plusieurs investisseurs et associations à l’occasion de l’assemblée générale du groupe : Mark Zuckerberg a trop de pouvoir, car il est à la fois PDG et président du conseil de surveillance (« chairman of board ») et qu’il contrôle 58 % des droits de vote en tant qu’actionnaire. Quatre résolutions défendues par des actionnaires jeudi proposent ainsi de réduire la mainmise du fondateur de Facebook sur son groupe, ou d’instaurer des contre-pouvoirs dans sa gouvernance.

« Facebook fonctionne en gros comme une dictature »

Ce n’est pas la première fois que de telles propositions sont mises sur la table, et celles-ci ont peu de chance d’être votées, vu le pouvoir de M. Zuckerberg. Mais la pression exercée sur les dirigeants de Facebook continue d’augmenter, dans un contexte politique qui se tend pour l’entreprise.

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L’un des textes soumis au vote par un actionnaire propose de ne plus confier la fonction de président du conseil de surveillance à Mark Zuckerberg, mais de nommer à sa place un administrateur indépendant. « Google, Microsoft, Apple, Oracle et Twitter ont toutes séparé les fonctions de PDG et de président du conseil de surveillance », argumente la résolution.

Une autre résolution suggère de changer le mode de scrutin pour l’élection des membres du conseil de surveillance. En adoptant le vote à la majorité, il y aurait davantage de chance que les actionnaires puissent rejeter la nomination d’un administrateur jugé pas assez indépendant, explique le texte, pour lequel « Facebook fonctionne en gros comme une dictature ».

Une proposition vise à annuler le mécanisme adopté en 2009 donnant à certaines actions des droits de vote plus importants, car celui-ci permet à Mark Zuckerberg de conserver une large majorité à l’assemblée générale, tout en étant un actionnaire minoritaire. En effet, Mark Zuckerberg ne possède « que » 13 % du capital de Facebook. « Sans égalité des droits de vote, les actionnaires ne peuvent pas mettre le management devant ses responsabilités », assure le texte.

De son côté, les dirigeants de Facebook défendent sa gouvernance, non sans noter au passage que ces critiques ne sont pas nouvelles. « Notre structure de capital contribue à notre stabilité et isole notre conseil de surveillance des pressions extérieures », écrit la direction du groupe :

« M. Zuckerberg se préoccupe de notre succès à long terme (…). Par exemple, nos récents efforts pour améliorer la sécurité de notre communauté ont nécessité des investissements importants, ce qui a eu des effets sur notre rentabilité. Ce niveau d’investissement n’aurait peut-être pas été possible si notre conseil de surveillance et notre PDG étaient concentrés sur les résultats à court terme. »

La direction de Facebook souligne aussi qu’elle a désigné au conseil une « administratrice principale indépendante », Susan Desmond-Hellmann. Toutefois, la société de conseil aux investisseurs Glass, Lewis & Co a suggéré de voter contresa nomination, ainsi que celle de l’investisseur Marc Andreessen, a relevé l’agence Bloomberg. Son homologue ISS a aussi apporté une forme de soutien aux actionnaires protestataires en se prononçant contre le renouvellement au conseil de M. Andreessen, mais aussi contre celui de M. Zuckerberg, et de la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg.Lire aussi  Malgré les polémiques à répétition, Facebook ne connaît pas la crise

Appel au démantèlement de Facebook

Plus largement, l’assemblée générale de 2019 reflète les polémiques qui encerclent Facebook depuis deux ans : fuites de données personnelles, comme le scandale Cambridge Analytica, interférences russes dans la campagne présidentielle américaine de 2016, propagation de fausses nouvelles, ou rôle des discours de haine dans les heurts au Myanmar sont autant de cas cités dans les résolutions d’actionnaires.

Le récent débat sur le « démantèlement » de Facebook, relancé par le cofondateur Chris Hughes dans une tribune, est lui aussi présent car un texte demande que Facebook sépare ses actifs comme WhatsApp et Instagram. « Aucune entreprise ne devrait détenir autant de pouvoir sur la société – avec aussi peu de surveillance – que Facebook », écrit SumOfUs dans un communiqué. Cette entreprise engagée pour « limiter le pouvoir des entreprises » a prévu de déployer à l’extérieur de l’assemblée générale un « émoji gonflable en colère », en signe de protestation.Lire aussi  Facebook confronté à une hémorragie de ses cadres dirigeants

L’appel au « démantèlement » fait écho à la croisade contre la « big tech » lancée dans sa campagne par la sénatrice américaine Elizabeth Warren, candidate à l’investiture du Parti démocrate pour la présidentielle de 2020. Il rappelle aussi que la politique n’est jamais loin, alors que se profilent des échéances électorales majeures aux Etats-Unis. D’ailleurs, plusieurs associations et médias conservateurs ont appelé sur les réseaux à un rassemblement devant l’assemblée générale de Facebook, pour protester contre la « censure » des partisans de Donald Trump et des voix de droite sur le réseau social.Article réservé à nos abonnés 

Alexandre Piquard

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Les victimes faisaient partie d’un groupe de touristes venus d’Allemagne.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 18h56

A Gerstheim (Bas-Rhin), le 30 mai 2019.
A Gerstheim (Bas-Rhin), le 30 mai 2019. AP

Trois personnes, dont une petite fille, sont mortes jeudi 30 mai après que leur embarcation gonflable a chaviré sur le Rhin à Gerstheim (Bas-Rhin), et une autre fillette était toujours recherchée en fin d’après-midi, a annoncé la préfecture. « Trois personnes sont décédées, dont un témoin qui a tenté de sauver les occupants de l’embarcation et une fillette de six ans », a indiqué la préfecture du Bas-Rhin dans un communiqué.

Une autre personne a été transportée à l’hôpital de Sélestat, précise le communiqué. Selon la préfecture, la petite fille décédée et celle qui était toujours recherchée en fin d’après-midi sont de nationalité allemande. Elles faisaient partie d’un groupe de sept touristes venus d’Allemagne, dont quatre se trouvaient sur cette embarcation. Les deux adultes qui se trouvaient à bord avec elles étaient de nationalité roumaine, comme trois autres personnes restées sur la berge.

Recherches en cours

Selon le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) du Bas-Rhin, alerté en fin de matinée, « un genre de canot » s’est retourné, et « plusieurs personnes ont sauté à l’eau » pour secourir ses passagers, à hauteur du barrage-écluse de Gerstheim. D’importants moyens, français et allemands, ont rapidement été déployés, comprenant des équipes cynotechniques, plusieurs hélicoptères et des plongeurs, ont souligné les pompiers.

« Des plongeurs du SDIS 67, et de la gendarmerie, et des sapeurs pompiers allemands inspectent actuellement le fleuve. Des reconnaissances pédestres et en bateau sont également menées le long des berges, tant côté allemand que français », précise le communiqué de la préfecture. Ces recherches se poursuivaient en fin d’après-midi.

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Alors que plusieurs attaques ont récemment visé des fidèles et des religieux, c’est avec beaucoup d’inquiétude que les catholiques du pays fêtent l’Ascension.

Messe dans la cathédrale de Kaya, au Burkina Faso, le 16 mai 2019.

© Anne Mimault / REUTERS Messe dans la cathédrale de Kaya, au Burkina Faso, le 16 mai 2019.

« No more shooting, no more shooting ! » Mardi 14 mai, le gospel d’ouverture de la troisième assemblée de la Conférence épiscopale d’Afrique de l’Ouest s’est fait plus sombre, plus tragique. Réunis à Ouagadougou, au Burkina Faso, une centaine de cardinaux, d’archevêques et d’évêques écoutent, la mine grave. L’inquiétude se lit sur les visages.

Deux jours plus tôt, six fidèles, dont un prêtre, ont été abattus en pleine messe dominicale par des individus armés dans l’église de la commune de Dablo (région du Centre-Nord). Le lendemain, à quelques kilomètres, quatre catholiques ont été exécutés lors d’une procession religieuse à Zimtenga. Depuis, la macabre liste s’allonge. Dimanche 26 mai, quatre personnes ont été tuées dans l’attaque d’une paroisse à Toulfé, dans le nord du pays. En un mois, quatre attentats ont explicitement visé la communauté chrétienne du Burkina Faso.

« Nous sommes devenus des cibles, c’est clair. Les terroristes visent les célébrations religieuses, mais nous ne fuirons pas », assure Justin Kientega, l’évêque du diocèse de Ouahigouya, dont dépend la paroisse de Toulfé. André Poré, le curé de Ouahigouya, sent lui aussi « la psychose dans les villages », au point qu’il a « transféré certains catéchistes vers d’autres localités et commencé à sécuriser les lieux de culte ». Comme à Dori (nord-est), où l’évêque Laurent Dabiré s’inquiète pour ses croyants : « La peur est montée d’un cran. Les fidèles continuent de se réunir mais ils ne sont plus sereins. Nous nous attendons à une nouvelle attaque à tout moment. » Et d’avouer son « incompréhension », « car nous n’avons reçu aucune menace et nous nous demandons qui est derrière tout ça ».

Au risque d’attaque s’ajoute celui des enlèvements. Laurent Dabiré se sent d’autant plus exposé que, dans sa région, l’abbé Joël Yougbaré, à Djibo, est porté disparu depuis mi-mars. Enlevé par des individus non identifiés, il n’a plus donné signe de vie depuis. Le 15 février, c’est un missionnaire salésien espagnol qui avait été tué lors d’une attaque armée à Nohao, dans le sud du Burkina, près de la frontière ghanéenne.

« Nous devons rester soudés »

Ces derniers mois, les violences ont pris un nouveau visage dans ce pays devenu la cible des djihadistes depuis 2015. Après les assauts contre les forces de sécurité, les enlèvements et les assassinats d’élus locaux, les terroristes n’hésitent plus à s’en prendre aux civils, soufflant dangereusement sur les braises des tensions intercommunautaires.

Et la multiplication récente des attaques contre des chrétiens confirme, selon plusieurs spécialistes, la « nouvelle stratégie de déstabilisation »des groupes armés. « Plusieurs opérations militaires sont menées dans le nord et l’est du pays. Les civils constituent une cible plus facile pour les terroristes. En visant les lieux de culte, ils cherchent à diviser les populations en jouant sur la fibre religieuse et en accentuant la psychose », analyse Oumarou Paul Koalaga, expert en géopolitique et en sécurité.

Oualilaï Kindo, président de l’Observatoire national des faits religieux, appelle à ne pas tomber dans le piège : « Les groupes armés tentent par tous les moyens de mettre à mal notre cohésion sociale et de créer un conflit entre communautés. Ne cédons pas à cette énième provocation ! »

Du côté des autorités, la menace est prise « très au sérieux », nous assure-t-on au sommet de l’Etat. « Nous devons rester soudés, quelles que soient notre religion et notre ethnie, pour montrer à la face de ces terroristes que le Faso restera debout », a ainsi insisté le président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, le 14 mai, aux côtés des évêques d’Afrique de l’Ouest.

Un modèle de diversité religieuse

Les attaques contre la communauté chrétienne ont suscité une vive émotion au Burkina, qui faisait figure de modèle de tolérance et de diversité religieuse dans la région sahélienne. Au « pays des hommes intègres », qui compte environ 60 % de musulmans, 30 % de chrétiens et 8 % d’animistes, on vit et on se marie ensemble depuis longtemps. En ce mois de ramadan, on garde même un œil bienveillant sur ceux qui ne jeûnent pas.

« Dans une même famille, vous trouverez toutes les religions. On a appris à vivre ensemble et à se respecter, nous sommes Burkinabés avant d’être pratiquants », nous explique François Bado, un catholique, en servant un repas à ses « frères musulmans », des voisins et inconnus, devant son garage automobile de Ouagadougou, à l’heure de la rupture du jeûne.

La montée de l’extrémisme violent et le risque de stigmatisation de certaines communautés, des Peuls aux musulmans, menace « l’exemple burkinabé ». « Des crispations religieuses ont commencé à apparaître il y a quelques années. Les groupes terroristes cherchent à briser l’équilibre communautaire en menant des actions contre des symboles de la chrétienté, mais aussi contre les imams qu’ils jugent trop modérés », observe Rinaldo Depagne, le directeur pour l’Afrique de l’Ouest de l’ONG International Crisis Group (ICG), qui avait déjà tiré la sonnette d’alarme dans un rapport publié en 2016.

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Stéphane Sejourne, conseiller du président français Emmanuel Macron et nouveau directeur de la campagne électorale européenne du parti politique En Marche, prend la parole après une interview accordée à Reuters à Paris, en France, le 30 octobre 2018. Photo prise le 30 octobre 2018. REUTERS / Charles Platiau

© REUTERS / Charles Platiau Stéphane Sejourne, conseiller du président français Emmanuel Macron et nouveau directeur de la campagne électorale européenne du parti politique En Marche, prend la parole après une interview accordée à Reuters à Paris, en France, le 30 octobre 2018. Photo prise le 30 octobre 2018. REUTERS / Charles Platiau

EXCLUSIF- Le directeur de la campagne européenne de Nathalie Loiseau et proche d’Emmanuel Macron,Stéphane Séjourné veut dissoudre LREM pour ouvrir davantage le parti présidentiel, Ségolène Royal pourrait entrer au gouvernement…  Les indiscrétions de la semaine de Nicolas Domenach

Séjourné milite pour la dissolution de LREM

« Il faudra dissoudre la structure de La République en marche et recréer le rassemblement. » Stéphane Séjourné, directeur de la campagne européenne de Nathalie Loiseau et proche d’Emmanuel Macron, est satisfait « de voir solidifié le socle électoral du macronisme, ce qui n‘était pas évident pour un mouvement central et neuf. Mais il serait bon de lui donner une autre dynamique, un autre nom et une nouvelle ossature qui prévoit une ouverture plus large à droite et à gauche ». L’ouverture sera aussi, bien sûr, verte. A l’Elysée, un proche du président de la République se réjouissait au soir de l’élection du « renfort efficace de Pascal Canfin. Il faut pérenniser la marque Verte utile ».

Royal pourrait entrer au gouvernement

Le conseiller élyséen Philippe Grangeon continue de travailler pour que « l’ADN gauche de Macron ne passe pas aux oubliettes ». Ce qui passe par une correction future de l’équilibre gouvernemental, avec une entrée toujours en discussion de Ségolène Royal.

Philippe conforté à Matignon jusqu’en septembre

« On ne change pas d’équipe en situation de faiblesse » explique-t-on à l’Elysée, tout en précisant que c’est loin d’être le cas. En revanche, si la liste de Nathalie Loiseau avait fini première, le Premier ministre et l’équipe gouvernementale auraient pu s’inquiéter de leur sort, ajoute le même conseiller du chef de l’Etat, le remaniement s’avérant « efficace en situation de force ». Du coup, « il faudra attendre la rentrée de septembre au moins, car Edouard Philippe a fait le boulot et plombe la droite ».

Aubry prend une « claque » à Lille

Pour la députée LREM Aurore Bergé, « la droite autrefois dominante s’effondre tellement que les espoirs nous sont permis aux municipales. La gauche en place est également atomisée. Exemple à Lille, où Valérie Petit, ex-Verte et élue LREM, peut voir grand : Loiseau y est en tête devant Jadot, les Insoumis s’effondrent et le PS de la maire Martine Aubry dépasse à peine les 8 %. Une claque ».

Vestager tient la corde pour la Commission

Le soir du 26 mai, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont entretenus pendant environ une heure et demie au téléphone. Cela, afin de se mettre d’accord sur la distribution des postes clé de l’Union européenne, dont la présidence de Commission. A l’issue de ces premières discussions, les chances de Michel Barnier, bloqué par la chancelière, paraissaient faibles. L’accord se ferait non pas sur l’Allemand Manfred Weber, mais sur la Danoise Margrethe Vestager, à laquelle le président français ne s’opposerait pas, pour peu qu’elle prenne en compte davantage les intérêts tricolores. Ce que n’aurait pas fait suffisamment le commissaire européen Pierre Moscovici.

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