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ECONOMIE L’Autorité de la concurrence les a placés sous scellés dans le cadre d’une enquête sur les conditions de rachat de SFR…

 

Les salariés dénonçent "une fraude" entre SFR et le gestionnaire de centres d'appels Teleperformance
Les salariés dénonçent « une fraude » entre SFR et le gestionnaire de centres d’appels Teleperformance – Philippe Huguen AFP

A.Ch. avec AFP

 

 

 

L’Autorité de la concurrence a placé ce jeudi sous scellés des bureaux de SFR et Numéricable dans le cadre d’une enquête sur les conditions de rachat de SFR.  Un message interne de la direction de SFR, transmis à l’AFP, confirme l’intervention, relayée par la CFDT et l’Unsa, en évoquant «la mise sous scellés de certains bureaux» au siège, tandis que l’Autorité de la Concurrence interrogée par l’AFP, a indiqué «avoir mené des opérations de visite et de saisie dans le secteur des télécoms» mais s’est refusée à tout autre commentaire.

La fusion SFR-Numericable met-elle en péril la concurrence?

Dans son message, la direction du groupe indique qu’«afin de s’assurer du respect des conditions de rachat de SFR par Numericable Group, l’Autorité de la Concurrence mène actuellement une enquête avec la DGCCRF», chargée de la répression des fraudes. «Dans le cadre de cette enquête, une intervention a lieu au siège de l’entreprise, avec la mise sous scellés de certains bureaux», ajoute le groupe. Selon Olivier Lelong (CFDT) et un responsable de l’Unsa, l’opération était menée simultanément au siège de SFR à Saint-Denis et celui de Numericable à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne). «On est tous très surpris», a commenté le responsable CFDT.

Mariage Numéricable-SFR: Une mauvaise nouvelle pour les abonnés?

Le groupe Alice-Numéricable a donné son feu vert en janvier au rachat de l’opérateur de téléphonie SFR. L’Autorité de la concurrence avait prévu d’enquêter sur les conditions dans lesquelles Alice-Numéricable comptait revendre les activités de son opérateur Outremer Telecom à La Réunion et à Mayotte. Cette revente était une condition pour pouvoir racheter SFR, car la fusion entre les deux opérateurs aurait créé une situation de monopole dans ces deux îles.

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Les découverts bancaires bientôt moins chers

Les plafonds limitant chaque mois les commissions d’intervention facturées par les banques vont être abaissés, notamment pour les personnes les plus démunies.

Emilie Torgemen

Le coût des commissions facturées par les banques en cas d’incident de paiement ne pourra pas dépasser 8 € par opération, dans une limite de 80 € par mois, et 4 € par opération dans une limite de 20 € mensuels pour les plus modestes.

                     Le coût des commissions facturées par les banques en cas d’incident de paiement ne pourra pas dépasser 8 € par opération, dans une limite de 80 € par mois, et 4 € par opération dans une limite de 20 € mensuels pour les plus modestes. | (Michel Gaillard/REA.)

                    Les commissions d’intervention facturées par les banques seront désormais moins chères. Appliquées par les établissements à leurs clients en cas de dépassement de découvert, pour un chèque non approvisionné, voire un ordre de paiement irrégulier, celles-ci seront désormais limitées. Selon nos informations, leur coût ne pourra pas dépasser 8 € par opération, dans une limite de 80 € par mois pour le grand public.

                                                            

                                        

                                                               Et elles seront plafonnées à 4 € dans une limite de 20 € par mois pour les Français les plus modestes. Un décret va être pris par le ministère de l’Economie dans le cadre de la loi bancaire qui sera définitivement adoptée ce jeudi.
Aujourd’hui, ces commissions sont d’un montant extrêmement variable selon les réseaux. A en croire le dernier observatoire des tarifs bancaires publié par la Banque de France, le tarif moyen d’une commission était, en 2012, de 8,23 €, la ponction pouvant aller jusqu’à 12 € par acte. Certes, des plafonds existent. Mais ils sont aujourd’hui bien plus élevés que ce qui sera inscrit dans la loi : en moyenne 163 € par mois (jusqu’à 459 € pour la banque la plus chère, 78 € pour la moins chère).
Ce qui, mis bout à bout, revient très cher. Surtout pour les personnes aux revenus modestes, les plus souvent à découvert . Selon les calculs du ministère de l’Economie, ces commissions, à l’échelle de tout le secteur bancaire, représentent 2 à 3 Mds€ de frais supplémentaires par an pour les clients.
Protéger les publics fragiles
Des dispositifs existaient déjà pour les plus démunis. Ces derniers bénéficient d’une gamme de moyens de paiement alternatifs (GPA) dont le principal est la mise à disposition d’une carte de paiement à autorisation systématique. Pour ce type de population, les plafonds de commission étaient de 33,44 € par mois, soit 13,44 € de plus que ce que prévoira la loi désormais. A ce jour, le plafond spécial concerne moins de 150000 Français (30 000 bénéficiaires de droit au compte, environ 100000 d’offre bancaire adaptée), mais la future loi bancaire prévoit d’autres mesures pour promouvoir « ces offres spéciales » et donc augmenter le nombre des Français qui pourront profiter du plafond le plus bas. Il sera notamment fait obligation aux banques de proposer ces formules aux publics fragiles — une offre bancaire spéciale peut par exemple être utile aux jeunes qui n’utilisent jamais de chéquier et qui veulent limiter au maximum leur capacité de découvert. Le client, lui, restera libre d’accepter ou de refuser cette proposition.
Le principe d’un double plafonnement a provoqué de vives discussions entre le gouvernement et le Parlement ces six derniers mois. « Le projet initial du gouvernement ne concernait que les publics fragiles, explique une source proche du dossier. L’Assemblée nationale a voulu l’étendre à tous pour prendre en compte les classes moyennes qui jonglent souvent avec des fins de mois difficiles à boucler. C’est le Sénat qui a proposé cette solution mixte; une grande partie des députés ont ensuite bataillé pour revenir à un plafond universel. Mais le ministre Pierre Moscovici a pesé pour que le double plafond qui protège à la fois les classes moyennes et les plus modestes soit maintenu. »

 

Le Parisien

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Deux tiers des Français régulièrement dans le rouge

Par:            S.E.

              

                    Faut-il y voir une conséquence directe de la crise? Selon une étude menée par le comparateur de frais bancaires en ligne Panorabanques.com que notre journal dévoile en exclusivité*, 65% des personnes interrogées déclarent être en dépassement de découvert autorisé au moins une fois par an. 28% du panel estime être dans le rouge chaque mois.

                                              
A l’inverse, seul un tiers des sondés affirme ne jamais être dans ce cas de figure.
Autre enseignement de cette enquête : 32% des femmes reconnaissent atteindre la limite de dépassement autorisée sur leur compte par leur banquier. Contre 24% chez les hommes.
Si on regarde plus dans le détail, la fréquence du découvert — ça n’est pas vraiment une surprise — dépend du niveau de revenus des clients des banques. Chez les personnes disposant de plus de 3000 € par mois pour vivre, seule une sur huit déclare aller au-delà du découvert autorisé par son agence. En revanche, parmi les Français affichant des revenus nets mensuels inférieurs à 1500 €, la tendance est tout autre : un sondé sur trois dépasse la limite fixée par son banquier. Ce qui engendre des frais élevés.
Au sein des panélistes reconnaissant être en découvert une fois par mois, 84% d’entre eux estiment que le surcoût généré est supérieur à 240 € par an. Et autres 12% chiffrent entre 180 et 240 € les frais qui leur sont facturés par leur établissement. Des frais qui sont souvent composés de commissions d’intervention (lire plus haut), de la facturation (de 10 € à 24 € selon les réseaux), d’une lettre informant les clients d’une situation de compte débiteur non autorisé (c’est souvent le terme employé). Enfin, les taux d’intérêt, les fameux agios, appliqués au montant du découvert, sont plus élevés.
« Pour limiter ces frais, le plus efficace est sans aucun doute de trouver la banque qui convient le mieux à ses besoins et construire une relation de confiance avec elle, avertit Guillaume Clavel, président de Panorabanques.com. Il faut établir un dialogue et c’est comme cela que l’on obtient le meilleur de sa banque. »
Dialoguer, la manière de devancer le problème? D’après l’enquête, 61% des personnes déclarant être à découvert une fois par mois estiment d’ailleurs avoir besoin d’un conseiller personnel. Mieux, 34% des sondés reconnaissant être dans pareille situation souhaitent disposer d’un service d’alertes envoyées par SMS. Un service qui est généralement… payant! * Etude réalisée à partir des données collectées sur le site Panorabanques.com auprès d’un échantillon de 16113 personnes âgées de 18 à 50 ans entre les mois d’avril 2012 et mars 2013.

                                    

 

Le Parisien

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La France sera en récession cette année, selon Bruxelles

 

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                     La France sera en récession cette année, avec un repli du produit intérieur brut de 0,1%, selon les prévisions communiquées vendredi par la Commission européenne | (AFP/Joel Saget)

 

                    Encore une fois, Bruxelles contredit Paris. Selon les prévisions communiquées vendredi par la Commission européenne la France sera en récession cette année, avec un repli du produit intérieur brut de 0,1%. La Commission, dont la prévision est conforme à celle du Fonds monétaire international (FMI) est donc plus pessimiste que le gouvernement français, qui table sur une croissance de 0,1%.


Pour 2014, la Commission prévoit un retour dans le vert, avec une croissance de 1,1%. Cette fois, sa prévision est plus proche de celle du gouvernement français (+1,2%) que de celle du FMI (+0,9%). La Commission anticipe par ailleurs un dérapage du déficit public à 3,9% du PIB cette année et 4,2% l’an prochain. En février, elle anticipait un déficit de 3,7% cette année et 3,9% en 2014. Quant au gouvernement français, qui a demandé à ses partenaires de repousser l’objectif de déficit public sous les 3% de 2013 à 2014, il table sur 3,7% cette année et 2,9% l’an prochain.

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Les prévisions du gouvernement français sont «excessivement optimistes, a jugé lors de la présentation des prévisions Oli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques, ajoutant que «pour ramener le déficit sous les 3%, des efforts beaucoup plus importants et urgents sont nécessaires». Néanmoins, Il estime «raisonnable» d’accorder à la France un délai supplémentaire de deux ans, soit jusqu’en 2015, pour ramener son déficit public sous cette fameuse barre.
La légère récession qui attend la France cette année s’explique selon la Commission par la faiblesse du revenu disponible des ménages pour cause de chômage et de hausses fiscales, alliée au manque de confiance des entrepreneurs, ce qui risque de se traduire par un manque d’investissements.
Cette situation va peser sur le chômage
A son tour, cette situation va peser sur le chômage, dont le taux devrait se stabiliser cette année à 10,6% mais progresser l’an prochain pour atteindre 10,9%.L’emploi a été élevé au rang de «grande cause nationale» par le président français François Hollande, dont le gouvernement a promis d’«inverser la courbe du chômage».
La dette publique va elle aussi augmenter, anticipe la Commission: de 90,2% du PIB en 2012, elle devrait passer à 94% cette année et 96,2% l’an prochain.

 

                                                     LeParisien.fr

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François Hollande avait promis d’inverser la courbe du chômage en 2013. Avec 10,2 % au quatrième trimestre 2012, il progresse pourtant de 0,3 %.

 

 

 

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© Maxppp

Le Point.fr

 

Comme en 1999, le taux de chômage a dépassé les 10 % d’actifs en France métropolitaine au quatrième trimestre 2012, bondissant à 10,2 % et accusant un nouveau record chez les jeunes (25,7 %), selon les chiffres de l’Insee publiés jeudi. Avec l’outre-mer, où cette barre symbolique avait été franchie dès le premier trimestre, le chômage a atteint 10,6 % en moyenne sur le dernier trimestre. Le taux de chômage, qui mesure la proportion de chômeurs parmi les actifs, est en hausse depuis six trimestres (mi-2011). Par rapport au trimestre précédent, il a augmenté de 0,3 point en métropole et de 0,8 point sur un an. Le dernier taux supérieur à 10 % avait été enregistré au deuxième trimestre 1999 (10,2 % également). Le record absolu, 10,8 %, a été atteint en 1994 et 1997.

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui établit chaque trimestre une projection à partir d’une enquête auprès de 100 000 personnes, estime désormais que 2,9 millions de personnes sont au chômage en métropole au sens des normes du Bureau international du travail (BIT). L’Insee considère comme chômeurs les personnes de plus de 15 ans cherchant activement un emploi et n’ayant pas du tout travaillé au cours de la semaine de référence de l’enquête. Plus généralement, 3,7 millions de personnes souhaitaient travailler, qu’elles soient ou non disponibles dans les deux semaines et qu’elles recherchent ou non activement un emploi.

Une nouvelle fois, les jeunes sont les plus durement frappés : le taux de chômage des 15-24 ans grimpe de 1,6 pt sur un trimestre et de 3,4 pts sur un an. Ainsi, nouveau record, plus d’un jeune actif sur quatre était au chômage (25,7 %) au dernier trimestre 2012, soit 730 000 personnes selon l’Insee. Comparativement, ce taux est supérieur de près de 4,5 points au chômage des jeunes mi-1999. Les seniors « restant actifs plus longtemps » du fait des réformes des retraites, « il y a de moins en moins de places disponibles pour les jeunes sur le marché du travail », par ailleurs sclérosé, analyse Marion Cochard, de l’Observatoire français des conjonctures économiques. Plus nombreux en emploi (leur taux d’emploi progresse de 3 points sur un an, à 45,8 %), les 55-64 ans sont toutefois aussi plus souvent au chômage (+ 0,8 pt sur un an à 7,2 %).

Hollande maintient le cap

Tout en reconnaissant que ce serait « difficile », le président François Hollande a réitéré lundi son « objectif » d’inverser la courbe du chômage à la fin de l’année. « Bien sûr que nous y croyons (…) Tous les jours nous nous battons pour préserver l’outil industriel », a commenté jeudi le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg sur France Info en ajoutant que « le gouvernement, avec la Commission européenne, se bat pour que nous ayons des mesures de croissance », après une croissance nulle en 2012. Mais selon l’Insee, l’économie française a perdu 66 800 emplois privés en 2012, en quasi-majorité dans l’intérim, et la situation n’est pas près de s’arranger, au moins jusqu’en juin prochain.

L’institut prévoit un chômage à 10,5 % au deuxième trimestre 2013 (10,9 % Dom compris). D’après l’OFCE, le taux de chômage atteindra 11 % en fin d’année, pour se stabiliser seulement en 2014. En janvier, selon le ministère du Travail, l’autre source statistique sur le chômage, la liste des inscrits à Pôle emploi s’est allongée de 43 900 chômeurs sans activité supplémentaires. Les 100 000 emplois d’avenir programmés par le gouvernement pour 2013 « auront un impact immédiat », estime Mme Cochard. Mais ces contrats aidés longs destinés aux jeunes non qualifiés sont signés à rythme très lent depuis leur lancement en novembre dernier.

Quant à la réforme du marché du travail, transposition de l’accord du 11 janvier entre les partenaires sociaux, elle « peut permettre d’éviter des licenciements si, comme en Allemagne, les entreprises font une bonne utilisation des accords de flexibilité, c’est-à-dire transitoire, et si elles en ont véritablement besoin », souligne l’économiste. Cette réforme, adoptée mercredi en conseil des ministres et saluée par les agences de notation financières, pourra cependant juste « amortir la hausse du chômage ». Pour inverser la courbe, il faut créer des emplois et un minimum de 1,5 % croissance annuelle, rappelle-t-elle.

 

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Le fisc redresse Microsoft France à hauteur de 52 millions d’euros
L’Expansion.com – publié le 15/02/2013 à 11:45
La filiale française de Microsoft fait l’objet d’un redressement fiscal de 52,2 millions d’euros selon BFMTV, au titre de pratiques frauduleuses exercées entre 2007 et 2009.
 
L’Express.fr
Microsoft France redressé une nouvelle fois par le fisc français.

Microsoft France redressé une nouvelle fois par le fisc français.
REUTERS/Charles Platiau

Encore un redressement fiscal pour Microsoft. Selon les informations de BFMTV, il s’élève à 52,5 millions d’euros et découle d’un contrôle fiscal effectué en 2010. En cause : les prix de transfert entre Microsoft France et la maison mère entre 2007 et 2009. Le fisc estime le niveau des commissions versées à la filiale française par Microsoft Ireland trop bas, ce qui a pour effet de diminuer les revenus déclarés en France. Le fisc reproche en outre à Microsoft France d’avoir un rôle commercial, ce qui est incompatible avec le statut d’agent commissionné. C’est pour obtenir des preuves sur ce dernier aspect du contrôle que le fisc avait perquisitionné les bureaux du siège à Issy-les-Moulineaux, en juin dernier.

BFMTV précise que Microsoft « conteste ce redressement, et a saisi la Commission nationale des impôts directs ». La société indique par ailleurs que le fisc lui remboursera un trop-perçu au titre d’un autre exercice fiscal .

Microsoft France a déjà subi, toujours selon BFMTV, un redressement de 355 540 euros sur la période 2000-2001, et de    1,1 million d’euros sur la période 2002-2004.

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Frais bancaires liés aux découverts: plafonnement élargi à tous les usagers

 

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                     Le plafonnement de certains frais bancaires liés aux découverts, les commissions d’intervention, a été élargi jeudi à tous les consommateurs lors du débat à l’Assemblée sur la réforme bancaire, avec un montant maximal par mois et par opération qui sera fixé par le gouvernement. | Joel Saget

                    Le plafonnement de certains frais bancaires liés aux découverts, les commissions d’intervention, a été élargi jeudi à tous les consommateurs lors du débat à l’Assemblée sur la réforme bancaire, avec un montant maximal par mois et par opération qui sera fixé par le gouvernement. Initialement ciblé pour les plus fragiles et les plus endettés dans le projet gouvernemental de réforme bancaire, le plafonnement de ces commissions sera élargi à tous les clients particuliers des banques, s’ils n’agissent pas pour besoins professionnels, avec l’adoption d’un amendement socialiste soutenu par le gouvernement, dont le premier signataire est Christian Paul (PS).

Le montant des deux plafonds de ces commissions, facturées pour laisser passer un chèque ou un prélèvement qui normalement serait rejeté et entraînerait une interdiction bancaire, sera fixé par décret par le ministre, après concertation avec les banques et les associations de consommateurs. « C’est une avancée très consistante », a affirmé le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. Il a appelé les députés à ne pas modifier « l’équilibre » trouvé pour « ne pas affaiblir la banque de détail et de proximité » et ses centaines de milliers d’emplois en France, sachant que « les frais les plus bas sont ceux des banques sans agence, des banques en ligne ». Pour Laurent Baumel (PS), « cette disposition pourrait permettre d’apporter beaucoup à nos concitoyens qui vivent parfois des difficultés en fin de mois aggravées par les commissions ». Précisant que ces commissions se situent entre 5 et 15 euros à chaque fois, avec une moyenne de 8,5 euros, ce qui représente « de l’ordre de 1,8 milliard d’euros par an » globalement, M. Paul a estimé que « ces commissions ne devraient pas être plafonnées au-delà de 5 euros par opération et de 40 euros par mois ». Un amendement UMP, jugé excessif notamment par la fixation d’un plafond strict dans la loi, a été rejeté, la rapporteur du projet de loi, Karine Berger (PS), insistant sur la nécessité de laisser au ministre « la capacité de jauger comment le plafond doit s’adapter ». Si elle a défendu la nécessité d’un « bouclier bancaire » pour ces frais, cette députée des Hautes-Alpes a souligné aussi le besoin d' »assurer que le système bancaire continue de fonctionner en limitant les rejets ». Saluant « un très bon résultat », Razzy Hammadi (PS) a souhaité que d’autres moyens de renforcer la protection des consommateurs face aux banques soient traités dans le futur projet de loi sur la consommation.

 

 

 

 

 

 

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Ce qui change pour votre portefeuille au 1er février 2013

CONSOMMATION – Augmentations et baisses des tarifs, le point sur toutes les variations de prix en France actées ce vendredi…

Epargne: Le taux du Livret A est en baisse de 2,25% à 1,75%. Pour compenser cette baisse, le gouvernement a décidé en janvier de relever le plafond de ce compte, de 19.125 à 22.950 euros.

Autoroute: La hausse annuelle est de 2,1% en moyenne des tarifs des péages sur les autoroutes.

Energie: La modification mensuelle des tarifs réglementés du gaz  entraîne une baisse de 0,5%. Au cours de ces cinq dernières années, le prix du gaz a augmenté de 33%.

Saisies sur rémunérations: De nouveaux barèmes s’appliquent en matière de saisies sur rémunérations. (Ces saisies permettent à un créancier disposant d’un titre exécutoire (jugement, acte notarié) de récupérer les sommes dues par un débiteur par l’intermédiaire de son employeur qui procédera à une retenue sur la fraction saisissable du salaire de son employé.)

Aide au retour: Les montants de l’aide au retour sont revus à la baisse. Cette aide concerne les ressortissants étrangers faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français.

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gaz-tarifs-969541-jpg_832034830 000 personnes supplémentaires pourront bénéficier de prix légèrement réduits chez EDF et GDF Suez.

Le Point.fr

Une première extension des tarifs sociaux de l’électricité et du gaz à 400 000 foyers modestes est entrée en vigueur mercredi avec la parution d’un arrêté au Journal officiel, comme l’avait promis le gouvernement il y a deux semaines. Au total, 830 000 personnes supplémentaires pourront bénéficier – en principe automatiquement – de ces tarifs légèrement réduits chez EDF et GDF Suez avec ces mesures, selon la ministre de l’Énergie, Delphine Batho.

En plus des personnes bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU) complémentaire, les personnes éligibles à l’aide pour une complémentaire santé (ACS), soit des personnes ayant des revenus de 35 % supérieurs au plafond fixé, pourront également en bénéficier. « Le plafond était auparavant de 661 euros par mois pour une personne seule et passe à 893 euros par mois », a déclaré Delphine Batho. « C’est une amélioration concrète du pouvoir d’achat », a-t-elle fait valoir.

Tarif spécial de solidarité

L’arrêté paru mercredi ne mentionne stricto sensu que l’électricité mais s’applique également pour le gaz, a-t-elle expliqué. Le tarif de première nécessité pour l’électricité (TPN), instauré en 2005, permet d’obtenir une réduction de facture de 90 euros par an en moyenne. Le tarif spécial de solidarité du gaz, ou TSS, a été quant à lui créé en 2008 et offre une réduction de l’ordre de 156 euros par an en moyenne. Mais cette extension des tarifs sociaux ne répond que partiellement à la promesse du gouvernement de les étendre au total à plus de 4 millions de foyers (soit de 8 à 9 millions de personnes).

Celle-ci impose de passer par la loi, selon le gouvernement. Cette vaste extension figurait au départ dans la proposition de loi du député PS François Brottes sur l’énergie. Mais celle-ci a été retoquée par le Sénat fin octobre, et le gouvernement a voulu agir pour l’hiver. À l’heure actuelle, environ 1 million de foyers bénéficient des tarifs sociaux de l’électricité ou du gaz, selon le médiateur de l’énergie, même si en théorie plus de 2 millions peuvent déjà en bénéficier, l’attribution automatique lancée en mars dernier se faisant progressivement. Ces tarifs réduits sont financés via une taxe sur les factures, mais leur impact est très faible pour le consommateur. Leur coût, qui augmente néanmoins avec l’extension de la mesure, est estimé à 145,5 millions par la CRE pour 2013.

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Relèvement du plafond du Livret A, hausse des prix (taxi, RATP, gaz, électricité, timbre…), revalorisation du Smic,… Traditionnellement, à partir du 1er janvier, de nombreux tarifs sont revus à la hausse.

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Livret A: le plafond du Livret A sera relevé de 25%. Le montant maximal de dépôt est porté à 22 950 euros.
Impôt sur le revenu (sur les revenus 2012) : gel du barème pour la deuxième année consécutive. Cela s’apparente à une hausse d’impôt de près de 2% pour les contribuables, mais une décote permettra d’épargner 7,4 millions de personnes modestes.

                 En outre, plusieurs niches fiscales seront plafonnées: les réductions ou crédits d’impôts liés à une vingtaine de niches (emploi d’un salarié à domicile, garde d’enfant, travaux du logement en faveur du développement durable, immobilier locatif…) limitées à 10 000 euros par foyer fiscal. Enfin, une taxe à 75% pour la part des revenus d’activité supérieurs à un million d’euros par an et par contribuable. SMIC: il passe à 9,43 euros bruts l’heure, soit 1 430,22 euros bruts mensuels pour 35 heures hebdomadaires.
RSA: le Revenu de solidarité active (RSA) passe à 483 euros pour une personne seule sans enfant, 724 euros pour un couple sans enfant. En outre, le plafonds de ressources ouvrant droit aux prestations familiales est revalorisé de 2,1%.
Emploi d’avenir: mise en oeuvre des «emplois d’avenir professeur» destinés à des étudiants boursiers venant de zones défavorisées et désirant devenir enseignant. Les bénéficiaires travaillent à temps partiel et perçoivent en moyenne 900 euros par mois.
Timbre: la lettre prioritaire passe de 0,60 à 0,63 euro et la lettre verte de 0,57 à 0,58 euro.
Redevance TV: elle passe à 131 euros en métropole (+ 6 euros) et à 85 euros en outre-mer (+ 5).
Energie: le gaz augmente de 2,4%, l’électricité de 2,5%.
RATP: la hausse moyenne sera de 2,4%. Le pass Navigo deux zones passe à 65,10 euros, le carnet de 10 tickets à 13,30 euros. Le ticket à l’unité reste à 1,70 euro.
Taxi : le prix minimum de la course de taxi va augmenter de 2,6%, selon un arrêté du ministère de l’Economie publié aujourd’hui au Journal Officiel. Comme ces tarifs sont réglementés, les taxis ont deux mois pour se rendre auprès d’un installateur agréé pour faire modifier leur compteur. Ils doivent apposer un affichette dans leur véhicule sur les conditions d’application de prise en charge
Automobile : les véhicules émettant entre 135 et 140 grammes de CO2/km sont désormais taxés à hauteur de 100 euros. Actuellement, le malus s’applique à partir de 141 g/km. Le malus pourra atteindre jusqu’à 6 000 euros pour les modèles émettant plus de 200 g/km.
Santé : le remboursement de l’IVG passe à 100% pour toutes et la pilule devient gratuite pour les jeunes de 15 à 18 ans.
Immobilier : le « Scellier » pour les investisseurs achetant des logements neufs pour les louer est remplacé par le « Duflot », aux conditions plus strictes mais assorti d’une réduction d’impôt plus intéressante, de 18% sur neuf ans, calculé sur un investissement maximal de 300.000 euros.
Bière : le demi pression va coûter plus cher, en raison de l’augmentation des droits d’accises. Selon les Brasseurs de France, il pourrait passer de 2,60 euros à 3 euros. Bercy a calculé une hausse de 5,5 centimes pour 25 cl.                           

 

LeParisien.fr

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