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Archive for février 2012

Les oeufs brouillés parfaits selon Gordon Ramsay
 
Publié dans Oeufs par Anne le 12 avril 2009
Popularité : 5 – Commentaires : 24
OeufsOeufs

Une recette en vidéo de Gordon Ramsay certes en anglais mais ne vous inquiétez pas on comprend très bien juste avec les images. Je me demande quand même ce qu’il a pour parler aussi vite ! Peut être a-t-il un truc urgent à faire après ? Toujours est-il que j’ai quand même trouvé la vidéo tout à fait intéressante. Gordon Ramsay est un chef cuisinier écossais, présentateur de plusieurs émissions consacrées à la cuisine ou à la restauration à la télévision britannique.

Ses trucs et astuces pour réaliser de parfaits œufs brouillés :
Ne pas mélanger les œufs avant de commencer la cuisson.
Mettre le beurre au tout début, avec les œufs entiers.
Ne pas saler avant mais une fois la préparation terminée.
Tout comme pour un risotto, surveiller continuellement la cuisson des œufs brouillés. De temps en temps enlever la casserole de la source de chaleur pour bien mélanger et éviter un trop fort dessèchement de la préparation.
Tentés ?
Pour en savoir plus sur Gordon Ramsay =>http://www.gordonramsay.com/

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La Gastronomie malgache :

Les malgaches aiment cuisiner et le riz est la base de cuisine malgache. Les deux plats nationaux sont le ravitoto (mélange de filet de viande de bœuf, d’une purée de feuille de manioc et de lait de coco) et le Romazava.

Pour les malgaches, la recette du jour se prépare dès le matin quand la femme part au marché pour aller chercher les produits et ingrédients nécessaire (Gibier, baies, ou Volaille)

L’assiette traditionnelle est composée comme un cari créole avec du riz, rouge ou blanc mais toujours en quantité car il représente la moitié de l’alimentation globale. On accompagne le riz avec des brèdes qui sont le plus souvent des feuilles de légumes (patates, poitirons) ou de plantes aquatiques (cressons, songes), cuites avec des épices et servies avec leur jus. Les grains ou différentes lentilles peuvent alterner avec les brèdes suivant que le repas est à base de poisson, viande, ou crustacés.

Enfin, le Sakafo (repas) se conjugue le plus souvent avec de la viande de zébus, épaisse et épicées, cuisinée à part ou cuite dans un jus avec les brèdes. Le « romazava », le plat national qui se fait avec des brèdes mafane (littéralement « chaud ») dont la fleur jaunâtre à la particularité de picoter la langue et le palais.

Recettes du chef  » ROUMAZAVA POISSON »

Ingrédient : 600 gr de viande de bœuf coupé en morceau réguliers), 3 tomates, 2 oignons, 40 gr de gingembre frais, 1 botte de brèdes mafana fraîches (à défaut : 1 botte de cresson ou les fanes de radis), gros sel
Préparation : Lavez et égouttez les feuilles et les fleurs de brèdes. Lavez et coupez les tomates en filet.
Epluchez et hachez les oignons. Epluchez et râpez le gingembre. 
Dans une marmite s , mettre a chauffer la graisse a feu fort, y jeter les oignons et les faire fondre un instant,

Rajouter la viande et la faire revenir 10 à 15 minutes avec les oignons
Rajouter le gingembre, les tomates, le poivre vert, le sel et le piment et laisser cuire 10 minutes. Rajouter 6 litres d’eau environ et amener le tout à ébullition à grand feu , marmite couverte.

Lorsque l’eau bout à gros bouillons, introduire les brèdes dans la marmite. Il peut sembler que la quantité de brèdes ne rentrera pas dans la casserole, il n’en est rien le volume de celles-ci diminuant considérablement au contact de l’eau bouillante.

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LA ROUGAILLE PISTACHE

LA ROUGAILLE PISTACHE
 par gita
POUR ACCOMPAGNER VOS PETITS PLATS, JE VOUS CONSEILLE DE PREPARER LA ROUGAILLE PISTACHE AVEC DES CACAHUETTES GRILLEES ET NON DU BEURRE DE CACAHUETTES PLUS GRAS .

POUR CELA IL VOUS FAUT :

250 A 300 GR DE CACAHUETTES GRILLEES NON SALEES

3 OU 4 GROSSES TOMATES

2 OIGNONS 

PETITS PIMENTS OISEAUX POUR LES PLUS TEMERAIRES

SEL

POUR LA PREPARATION, L’IDEAL C’EST D’AVOIR UN PILON SINON VOUS POUVEZ ECRASER LES CACAHUETTES AVEC UN ROULEAU A PATISSERIE

ECRASEZ LES CACAHUETTES DANS LE PILON JUSQU’A CE QUE VOUS OBTENIEZ UNE SORTE DE PATE

POUR LES TOMATES, IL FAUT LEUR RETIRER LA PEAU ….POUR CELA, EBOUILLANTEZ LES LA PEAU SE RETIRERA PLUS FACILEMENT MAIS NE LES LAISSEZ PAS TROP LONGTEMPS DANS L’EAU DE FACON A NE PAS LES CUIRE

HACHEZ L’OIGNON FINEMENT

PUIS PILEZ LE PIMENT AVEC LE SEL

DANS UN PETIT SALADIER,MELANGEZ LE TOUT ET AJOUTEZ L’OIGNON ..

AJOUTEZ UN PEU D’EAU SI NECESSAIRE LA PATE DOIT ETRE FLUIDE

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LE SAMBOS :

 

 

Spécialité d’origine indienne, appelée sambos à Madagascar : petit pâté triangulaire farcie à la viande parfumée au curry et à la ciboulette. Elle se décline également, pour les végétariens, aux légumes ou au poisson.

 

Préparation : 120 mn 
Cuisson : 2 mn 
Repos : 1440 mn 
Temps total : 1562 mn 

Pour 16 personnes : 

  • 1 Paquet de Ty Spring Roll (ce sont des feuilles de brick mais carrées, plus simple pour le pliage)
  • 1 kg de viande (au choix dinde, bœuf, poisson…)
  • 1 tasse à thé de coriande hachée
  • 4 cuillères à café de menthe hachée
  • 4 bottes d’oignons verts (couper une partie de la queue)
  • 4 grosses gousses d’ail 8 oignons blanc hachés moyens
  • 4 cuillères à café de massalé (c’est une épice)
  • 1 petite cuillère à café de cayenne
  • 16 cuillères à soupe de vinaigre blanc
  • 2 jus de citron
  • 2 cuillères à café de sel fin
  • 4 cuillères à café de curry ou curcuma
  • 4 cuillères à café de gingembre hachépiment (doser en fonction de ses goûts)

     

     

    PREPARATION:

     

    • 1     Faire dorer la viande dans une poêle, la mixer.
     
    • 2     Faire revenir l’ail coupé finement, les oignons blancs et le gingembre. Ajouter le curcuma ou curry, le vinaigre, le sel, le piment, le citron et la cayenne. Bien mélanger. Ajouter la viande et laisser refroidir et mariner 24h. (le matin pour le soir c’est tout aussi bon mais il est vrai qu’un temps de marinade un peu long donne plus de goût).
     
    • 3     Quand c’est froid ajouter le massalé, les oignons verts coupés fins, la coriandre et lamenthe.
     
    • 4     Enfin bien mélanger et plier astucieusement les sambos (prendre la feuille coupée en trois bandes, à l’extrémité de chacune ajouter une bonne cuillère de la préparation et plier en forme de triangle au moins 3 à 4 fois jusqu’à ce que tout soit bien recouvert et fixer derrière : il reste une fissure ou le trop peut passer).
     
    • 5     Faire revenir dans de l’huile d’olive et une noisette de beurre et la recette est fin prête.
    Pour finir… En entrée accompagnée d’une salade quel délice, mais un apéritif gourmand en saveur est encore meilleur pour épater les invités.

     

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La Cnil a mis en demeure une entreprise de revoir son dispositif de vidéosurveillance qui place les salariés sous une surveillance excessive, constante et permanente.

A la suite d’une plainte d’un salarié concernant ce dispositif de vidéosurveillance, la Cnil a effectué un contrôle dans les locaux de l’entreprise.

Ce contrôle a confirmé que le dispositif était excessif : 8 caméras avec micro pour 8 salariés ! La société avait déclaré ce dispositif à la Cnil comme permettant d’assurer la sécurité des salariés et de lutter contre le vol.

Pour la Cnil, le système mis en place visait en fait à exercer un contrôle permanent de l’activité des salariés. De plus, la Cnil a constaté une information insuffisante des salariés et une durée de conservation excessive des données. Elle a décidé de rendre publique cette mise en demeure au regard du caractère particulièrement intrusif de ce système.

Sur la mise en place de systèmes de vidéosurveillance, v. Lamy social 2011, n° 1212.

Dominique Jullien

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Les Salins du Midi et la marque La Baleine mis en vente

Le HuffPost/AFP   

 
 
 
 

Les Salins du Midi, groupe historique du sel français qui détient notamment la marque La Baleine, ont été mis en vente par leurs propriétaires, rapportent Les Echos mercredi 29 février.

Les fonds d’investissement français Abénex et Chequers, entrés au capital en 2004, ont mandaté la banque d’affaires Lazard pour « amorcer le processus de vente » du groupe salinier, selon le quotidien économique.

Vieux de 156 ans, les Salins emploient 1.500 personnes dans le monde, dont 150 sur son site emblématique à Aigues-Mortes dans le Gard, et 500 ailleurs en France. Il est aussi présent en Italie, en Espagne, en Tunisie.

Le numéro 4 du sel en Europe

Numéro 4 du secteur en Europe par les capacités de production derrière l’allemand Esco (marque Cérébos), le néerlandais AkzoNobel et l’allemand Südsaltz, les Salins réalisent un chiffre d’affaires d’environ 300 millions d’euros, selon leur site internet.Selon les Echos, son résultat brut d’exploitation atteint 55 millions d’euros.

Le groupe, important propriétaire de terrains sur le littoral, produit des sels à des fins alimentaires, un marché en recul. Mais l’approvisionnement industriel, ainsi que le sel de déneigement routier fourni notamment aux collectivités locales, représentent le gros du chiffre d’affaires.

Les syndicats inquiets

Les Salins souffrent d’une situation sociale dégradée en France, marquée par des baisses de production et des négociations en panne. Après son annulation en 2010 par le tribunal de Nîmes, la direction avait abandonné un plan social portant sur 144 postes en France, mais les syndicats restent inquiets.

La mise en vente du groupe a fait l’objet de rumeurs récurrentes depuis plusieurs mois, mais la direction n’a jamais confirmé. En octobre dernier, un représentant du fonds Abénex avait indiqué au magazine Challenges qu’un « processus de cession » allait être lancé mais qu’il n’était « pas imminent ».

« Nous n’étions pas au courant de la mise en vente effective mais on voyait bien ce qui se passait ces derniers temps », a déclaré André Mézy, délégué CGT sur le site d’Aigues-Mortes. « Ils font des travaux sur le site comme on n’en a jamais vu depuis dix ans. Hier, on nous a annoncé en CE le déménagement d’une machine sur le site de Varangéville ( en Meurthe-et-Moselle, ndlr). Bref, on habille la mariée », a-t-il conclu.

En janvier, le président du Groupe Salins, Pierre Lévi, avait affirmé au quotidien La Provence « croire à l’avenir de l’industrie du sel » et vouloir « conquérir de nouveaux marchés », grâce à la « Fleur de sel de Camargue » et à un projet de « muséum du sel » à Aigues-Mortes pour attirer les touristes.

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Emmanuel Haillot

Un manuscrit de Jaurès sur le PS vendu aux enchères
Montastruc-la Conseillère
 

121 pages de ce type et publiées dans « Le Cri des travailleurs »./ Photo DDM
121 pages de ce type et publiées dans « Le Cri des travailleurs »./ Photo DDM

 

Le manuscrit évoquant l’unification du Parti socialiste lors du Congrès de Toulouse en 1908, écrit par Jean Jaurès, sera mis aux enchères, dimanche 25 mars, au Château de Lasserre.

Souvent originales, parfois uniques, les ventes aux enchères qui se déroulent régulièrement au château de Lasserre, à Montastruc-la Conseillère, sous le marteau du propriétaire des lieux, Maître Stanislas Machoïr, sont souvent synonymes d’émotion. Le patrimoine historique qui sera mis en vente dimanche 25 mars le confirmera, même s’il est bien plus que cela… Lot exceptionnel, morceau d’Histoire de France présenté en exclusivité à notre journal, il s’agit d’un manuscrit écrit par Jean Jaurès pour le Congrès du Parti socialiste qui s’est déroulé à Toulouse au mois d’octobre 1908.

D’une importance extrême dans l’histoire de ce parti, il est le résultat d’une action réformatrice souhaitée, pensée puis couchée sur le papier par Jaurès qui, en 121 pages, pose alors les fondements d’un socialisme unifié.

Réformes d’actualité

Fort d’une solide conviction renforcée par une culture hors du commun, Jean Jaurès élabore alors une motion de synthèse qui sera votée à la quasi-unanimité.

Dans la même famille albigeoise depuis son écriture, ce document que le commissaire-priseur qualifie d’« inédit » et de « patrimoine national », est rangé dans deux coffrets. Au fil de pages volantes écrites en grosses lettres, Jaurès a laissé des annotations et corrections avant d’en signer le bon à tirer, le manuscrit étant en effet destiné à être publié dans les colonnes du journal « Le Cri des travailleurs ». Il le sera le 18 octobre de la même année. Les réformes qui sont proposées par Jean Jaurès dans ce manuscrit sont aujourd’hui encore d’actualité. Elles concernent par exemple les accidents du travail, le service militaire, le syndicalisme mais encore les retraites (!) ou le monopole des banques qu’il dénonce… « Nous ne communiquons à ce jour que quelques pages pour garder la primeur à son acquéreur », explique Stanislas Machoïr qui confie également : « Mon souhait est de voir ce document rester en France bien que la pensée de Jaurès ait eu une portée mondiale. Je compte donc beaucoup sur des acquéreurs de Toulouse, du Tarn, du Midi, ou de l’Hexagone pour se l’offrir ».

Le document est estimé par le commissaire-priseur entre 150 000 et 200 000 euros. Clin d’œil : il sera présenté au bureau sur lequel, il y a trente ans, Me Blache adjugeait vendu à Serge Gainsbourg le manuscrit original de… « La Marseillaise ».


Le chiffre : 121

Pages > Écrites à la main par Jaurès. Elles sont rangées dans un emboîtage spécialement conçu et dans un bel état de conservation. Ces écrits étaient dans la même famille tarnaise depuis des lustres. Jean Jaurès leur a laissé d’autres documents, plus personnels, qui ne seront pas vendus…

« L’action réformatrice de Jaurès ici présentée lui permet de s’imposer comme le chef de la gauche et de la SFIO. C’est un document unique à la fois historique, et patrimoine national ».

Stanislas Machoïr, commissaire-priseur

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Publié le 28/02/2012 07:59 | Compte rendu d’audience Laurent Gauthey

Foix. Un père accusé de viols par deux de ses filles
devant les assises de l’ariège
 

Me Bernadette Subra-Suard (à gauche), et Me Magalie Obis, du barreau de Pamiers,  sont en charge des intérêts des deux filles de l'accusé. / Photo DDM, archives.
Me Bernadette Subra-Suard (à gauche), et Me Magalie Obis, du barreau de Pamiers, sont en charge des intérêts des deux filles de l’accusé. / Photo DDM, archives.

 

Au premier jour de son procès, qui doit s’achever demain, E.A., 53 ans, accusé du viol de deux de ses filles, a donné l’impression de trop parler, de se contredire, voire de trahir la vérité.

Ses tout premiers mots, dans le box des accusés, ont été pour réclamer qu’on « (l)’écoute de manière honnête et sans parti pris ». Et qu’on le laisse dire « sa vérité ». Mais, très vite, E.A (1) s’est embourbé dans ses contradictions, s’est noyé dans des détails, voire a donné l’impression de trahir, justement, la vérité. Sur des broutilles, tout d’abord : la profession de son père en Espagne, qu’il propulse « salarié de la briqueterie familiale », alors qu’il était simple ouvrier agricole ; sur ses propres résultats scolaires, lui qui a quitté l’école sans aucun diplôme… Ou, plus grave, sur les raisons qui ont poussé sa femme à demander le divorce : « Ce n’est pas qu’on ne s’entendait pas, prétend E.A. Mais notre couple était usé par le temps et les difficultés financières ». Pas un mot sur ses accès de violence, sur son penchant pour l’alcool, sur son caractère explosif, sur son goût pour les jeux d’argent, pourtant épinglés, dans leurs témoignages, par ses propres frères et sœurs. E.A réagit : « Ils mentent. Je regrette qu’ils ne soient pas là pour me dire ça en face ». Visiblement agacée, la présidente de la cour d’assises, Corinne Chassagne, lui rappelle qu’il aurait pu les faire citer devant la cour.

En slip, dans le lit de sa fille

Et quand on l’interroge sur la raison qui l’a poussé à se glisser dans le lit de sa fille de douze ans, E.A. livre cette réponse hallucinante : « J’étais venu lui dire que je ne pourrais pas me rendre à Toulouse pour lui acheter sa chambre. Je me suis juste allongé à côté d’elle ». Et la présidente de la cour d’assises de poursuivre l’interrogatoire : « Donc, vous vous couchez à côté de votre fille, en slip, à minuit passé, pour lui parler d’ameublement » ? Dans la salle de la cour d’assises, certains ont alors un haut-le-cœur.

Ce soir-là, en tout cas, la jeune fille aura le courage d’appeler au secours, après s’être réfugiée dans la salle de bain. Aux enquêteurs, le soir même, elle expliquera qu’elle avait subi un viol deux ans plus tôt, de la part de son père. On retrouvera des traces de sang sur le matelas, qu’E.A. avait pris soin de retourner.

Et sa grande sœur, à son tour, se décide alors à faire des confidences aux enquêteurs. La jeune femme expliquera avoir subi des attouchements dès l’âge de sept ans, puis des viols réguliers jusqu’à sa majorité. Et elle sera même obligée d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse, alors qu’elle était encore mineure. Face aux accusations de ses filles, E.A., encore une fois, livre une vérité à géométrie variable. « Pour l’aînée, c’est vrai, mais elle était déjà majeure. C’était consenti », explique E.A. Et pour la cadette, « je ne me souviens pas. J’ai quelques flashs, mais rien de plus ». La salle d’audience, une seconde fois, est traversée d’une soudaine nausée.

La loi interdit de donner toute information susceptible de permettre d’identifier la victime mineure d’une infraction pénale. Elle ne permet donc pas de livrer le nom de l’accusé dans cette affaire.


Un appel au secours angoissé

Ce soir de juillet 2009, la gendarmerie reçoit l’appel au secours d’une adolescente de 14 ans, la plus jeune des filles de l’accusé. Il est minuit passé, l’adolescente s’est réfugiée dans la salle de bains. Elle explique que son père l’a rejointe dans son lit, en slip, et qu’il a essayé de la caresser, avant de s’endormir profondément. Des sanglots dans la voix, elle réclame de l’aide. Les gendarmes la rassurent, expliquent qu’une patrouille va arriver… La jeune fille se calme peu à peu. A l’arrivée des militaires, le père de l’adolescente est allongé sur le canapé, dans le salon. Pendant que les enquêteurs interrogent sa fille à l’écart, il ne posera aucune question sur leur présence. Hier, à la barre, après que la présidente de la cour d’assises ait fait écouter la bande de la conversation bouleversante entre sa fille et les gendarmes, il n’a fait aucun commentaire.


La dérive d’un migrant

Ses cheveux très noirs, son profil d’aigle lui donnent un air incontestablement méditerranéen. E.A est d’origine espagnole. Quatrième enfant d’une fratrie de huit, il est arrivé en France à l’âge de dix ans. Son père, salarié agricole, avait préparé la venue de ses proches depuis deux ans.

La famille s’installe dans le Vaucluse. Le père de E..A., un homme qui n’hésite pas à frapper ses enfants -et sa femme lorsqu’elle s’interpose à coups de ceinturons ou de gourdin, trouve un emploi de contremaître dans une exploitation agricole, puis d’employé dans une briqueterie. Son fils y travaillera à son tour, après avoir quitté l’école très jeune, sans aucun diplôme, lui qui se flatte d’avoir eu les encouragements de ses enseignants.

E.A. se marie en avril 1980. Sa femme, originaire de Barcelone, lui donnera quatre enfants, trois filles et un garçon, âgés de 17 à 31 ans. Le couple tangue, ploie sous les difficultés, prend l’eau au rythme des petits boulots, des périodes de chômage. En 2000, c’est le divorce. Les deux plus grandes filles restent avec leur père. Les deux plus jeunes, un garçon et une fille, avec leur mère, qui traverse des périodes de grave dépression, jusqu’à son décès, en 2006. Depuis cette date, les quatre enfants n’avaient plus que leur père.

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Publié le 29/02/2012 07:50 – Modifié le 29/02/2012 à 11:24 | Compte rendu d’audience Laurent Gauthey

Foix. Le père incestueux face au douloureux récit de ses filles
assises de l’ariège
 

La présidente de la cour d'assises, Corinne Chassagne, a questionné le père incestueux: «Vous traitez votre fille de menteuse»? / Photo DDM, S.L.
La présidente de la cour d’assises, Corinne Chassagne, a questionné le père incestueux: «Vous traitez votre fille de menteuse»? / Photo DDM, S.L.

 

Impassible face aux larmes déchirantes de ses filles, venues témoigner à la barre des viols subis dans leur enfance, E.A. est demeuré de marbre, n’a rien confirmé et les a renvoyés à leur douleur.

Il y a des sanglots qui ne trompent pas, qui ne mentent pas. Hier matin, lorsque l’aînée et la cadette de l’accusé ont déposé à la barre de la cour d’assises de l’Ariège, leur douleur a envahi les cœurs de l’assistance. Des jurés, des avocats, des magistrats (entre autres) se sont discrètement essuyés les yeux. Le face-à-face entre les deux jeunes femmes et leur père incestueux, accusé de viols répétés sur son aînée, a bouleversé la salle d’audience. Mais l’homme est resté imperturbable, impassible… Alors, à tour de rôle, l’avocat général Claude Cozar, les avocates de la partie civile, MMe Bernadette Suard et Magalie Obis, la présidente de la cour Corinne Chassagne et même quelques-uns des jurés ont tenté d’amener E.A à parler, à confirmer les accusations de ses filles en larmes. Sans succès. Bien sûr, pour la cadette, le père incestueux ne dément pas ce viol commis au cours du printemps 2007, mais affirme ne pas s’en souvenir : « l’alcool, le cannabis, les médicaments », prétend-il. Sa fille n’en croit pas un mot : « Il ment. Il se rappelle très bien. IL n’a pas envie d’assumer, voilà tout ». En tout cas, il n’aura pas un mot de regrets ou d’excuses.

« Tu veux qu’on dise tout à ta mère ? ça va la tuer »

Pour l’aînée, il est encore plus dur. La jeune femme est revenue sur les attouchements dont elle accuse son père, alors qu’elle n’avait que sept ans. Puis, sur le viol, le premier, quelques années plus tard. Suivra une longue série d’agressions : « Je ne me souviens pas de tout, explique la jeune femme à la barre. Je me souviens de ce jour où je me suis réveillée avec du papier toilette entre les jambes. Je pensais avoir fait un mauvais rêve. J’espérais qu’il ne s’était pas passé ça. J’ai tout lavé : si ma mère avait su quelque chose, elle en serait morte. Elle était tellement fragile ». De cette fragilité, le père savait en jouer : « Tu veux qu’on réveille ta mère et qu’on lui dise tout ? demandait-il à sa fille quand elle tentait de s’opposer à lui. Si je vais en prison, elle ne pourra pas s’occuper de vous. Vous serez tous placés. Vous ne serez plus jamais ensemble ».

Un mur de silence

L’adolescente se rend compte que son père vient souvent la chercher après une dispute avec sa mère, mais qu’il est plus « calme après et qu’il ne l’agresse plus ». Mois après mois, l’aînée des filles de l’accusé scelle son silence comme un caveau. « Je n’aurai jamais parlé, s’il ne s’en était pas pris à ma petite sœur ». Et s’adressant à son père : « Pas elle. Tu n’avais pas le droit de la toucher. C’était un bijou, une princesse. Je m’étais dit que s’il n’y avait que moi, ce n’était pas grave. Je ne sais pas comment tu as pu faire ça ». Impassible, E.A lui répond : « Je ne sais pas comment tu arrives à te mettre autant en colère. Ce que tu dis n’est pas vrai ». La présidente Corinne Chassagne intervient : « Vous traitez votre fille de menteuse » ? L’homme au profil d’aigle ne dément pas. Cette fois-ci, c’est un vrai dégoût qui traverse la salle d’audience des assises de l’Ariège. Verdict ce soir.


« Je ne t’appellerai plus jamais papa »

C’est un courrier adressé par la plus jeune des filles de l’accusé à son père, alors détenu à la maison d’arrêt de Foix, dans l’attente de son procès : « A…, je ne t’appellerai plus jamais papa. Pour moi, tu n’es pas un père. Un père doit protéger ses enfants, et ne pas leur faire subir ce genre de choses

[…] Ne compte pas sur moi pour te rendre visite ».


La psy inquiète pour l’avenir

Depuis que sa cadette a révélé que son père l’avait violée, puis que son aînée a levé le voile sur ce que celui-ci lui a fait subir durant des années, la plus petite est accueillie chez la plus grande, 30 ans aujourd’hui. L’adolescente confiera à la psychologue venue la rencontre se sentir « en sécurité » avec la jeune femme, qui l’entoure de toute son affectation. La jeune fille explique également qu’elle est « rassurée » de savoir son père en prison.

Pour autant, la psychologue n’a pas caché son inquiétude pour les deux jeunes femmes. « Chez l’aînée, je sens de la peur, des angoisses, une forte culpabilité de ne pas avoir su protéger sa plus jeune sœur, confie l’expert à la barre. Elle se sent responsable de ce qu’elle a enduré ». Et de poursuivre : « En ce qui la concerne, ce traumatisme ancien a des conséquences dramatiques, en matière d’estime de soi. Elle ne s’aime pas, elle pense qu’elle ne vaut rien ». En ce qui concerne la plus jeune, la psychologue parle également d’un « traumatisme très présent », et d’une adolescente repliée sur elle-même, sur la défensive. Le procès devrait libérer les deux jeunes femmes, et chasser cette idée de l’aînée des deux sœurs : « A ce moment-là, je ne savais pas que ce n’était pas moi qui étais coupable de quelque chose ».

« Mon père ment. Il se souvient très bien de ce qu’il a fait. Il ne veut pas assumer, voilà tout».

La cadette des filles de l’accusé, 17 ans aujourd’hui

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La Tour du Crieu. Décès d’une fillette de 7 ans d’une méningite
 

Après un traitement antibiotique, une vaccination a été proposée aux personnes qui ont été en contact avec la fillette. /Photo illustration DDM X.D.F
Après un traitement antibiotique, une vaccination a été proposée aux personnes qui ont été en contact avec la fillette. /Photo illustration DDM X.D.F

 

Une fillette de 7 ans scolarisée à Bénagues est décédée d’une méningite de type C. Une trentaine de personnes en contact avec l’enfant ont été traitées avec des antibiotiques et devraient être vaccinées. Une cellule d’écoute a été mise en place à l’école.

C’est un terrible drame qui vient de frapper une famille ariégeoise. Une fillette de 7 ans, scolarisée à Benagues, a succombé à une méningite.

Elle aurait contracté la maladie pendant les vacances scolaires. Ses obsèques ont été célébrées, hier après-midi, à La Tour du Crieu.

Dès que le signalement a été fait, l’agence régionale de santé (ARS) a ouvert une enquête. Dans un premier temps, les équipes de l’ARS ont identifié une trentaine de personnes dites contact (familles, personnes proches) qui ont reçu un traitement antibiotique. Des analyses réalisées à la demande de l’ARS ont permis de préciser qu’il s’agissait d’une méningite de type C.

Ces personnes contact se sont vues proposer une vaccination contre ce type de méningocoque.

« Il s’agit de les protéger et d’empêcher la propagation de la bactérie » explique le docteur Fabre de la cellule de veille sanitaire de l’ARS Midi-Pyrénées qui précise aussitôt : « La bactérie ne survit pas dans le milieu extérieur. La contamination peut se faire au cours de contacts rapprochés par l’intermédiaire, par exemple, de toux, postillons. Les activités scolaires standards ne sont, par exemple, pas considérées comme des cas contacts. »

Par ailleurs, cette bactérie est considérée comme contagieuse pendant 10 jours. Dans le cas de la petite fille, elle serait intervenue pendant les vacances scolaires.

C’est le troisième cas de méningite de type C relevé en Ariège depuis le début de l’hiver.

« Nous avons eu un cas à Saint Girons, un cas à Pamiers », ajoute le docteur Fabre. Seul le cas recensé à Benagues a connu une issue malheureusement fatale. « Ce sont des cas isolés, détaille le docteur Fabre. Nous n’avons pas établi de lien entre ces trois personnes. »


Cellule d’écoute

Dès l’annonce du décès de la petite fille, l’inspection académique a dépêché lundi, jour de la rentrée, une cellule d’écoute dans les écoles du RPI Benagues et Rieux-de-Pelleport. L’Inspectrice d’académie, Mme Costantini, était accompagnée d’une assistante sociale et du docteur Delort qui précise : «Il s’agissait de répondre aux inquiétudes et de ne pas laisser de familles sans réponses. Au delà, le thème le plus abordé a été la disparition de la petite fille. Les enfants ne réagissent pas comme les adultes.»

Santé

Méningite foudroyante : une jeune fille décède à Dinan

Dinan (Côtes-d'Armor)

Une jeune fille âgée de 19 ans est décédée ce week-end à l’hôpital de Dinan (Côtes-d’Armor) d’une « infection invasive à méningocoque C ». Un décès de façon fulgurante La jeune fille est…Publié le 22 Février 2012

 

Santé

Une lycéenne meurt d’une méningite fulgurante

Seine-Maritime

Samedi, une lycéenne de 15 ans est morte foudroyée par une infection à méningocoque en Haute-Normandie. Cette habitante de Blangy-sur-Presle était atteinte de la forme la plus grave d’une infection à méningocoque, la « purpura…Publié le 27 Février 2012

 

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