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Archive for the ‘Nouveau Gouvernement’ Category

MOT D’EXCUSE – Eric Besson absent de la passation des pouvoirs pour assister au mariage de Messier

L’ex-ministre chargé de l’industrie Eric Besson s’était fait remarquer par son absence le 17 mai, alors qu’il devait officiellement transmettre les pouvoirs à son successeur socialiste, Arnaud Montebourg. Le motif de cette absence était officiellement « le mariage d’un très bon ami aux Etats-Unis ». Paris Match a levé le voile sur l’identité de cette mystérieuse accointance. Eric Besson avait en effet déserté son ministère pour gagner la Floride et célébrer « le lendemain l’union de Jean-Marie Messier, qui épousait en secondes noces Christel Delaval. »

L’ancien PDG de Vivendi Universal avait invité dans les Keys, ces îlots au sud-ouest de Miami, une quarantaine d’invités. Outre Eric Besson, on trouvait, parmi ces convives triés sur le volet, des « copains de promo de Polytechnique ou de l’ENA, anciens de la banque Lazard, son associé le banquier Erik Maris, quelques relations d’affaires ».

Jean-Marie Messier est une vieille connaissance d’Eric Besson, selon Paris Match. « En 1991, les deux hommes ont créé ensemble le Club des quarante : quarante dirigeants d’entreprise de moins de quarante ans. » De 1996 à 2001, l’ex-ministre avait également dirigé la fondation Vivendi.

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Hollande doit-il vendre « Air Sarko One » ?

Le Point.fr-

L’Airbus A330 présidentiel vole aujourd’hui vers les États-Unis pour les rencontres du G8 puis de l’Otan.

Fortement critiqué par la gauche, surnommé Air Sarko One, l’Airbus A330-200, acquis et aménagé à la demande de Nicolas Sarkozy, transporte aujourd’hui le président François Hollande, sa compagne et quelques ministres pour les sommets du G8 à Camp David dans le Maryland, puis de l’Otan à Chicago. Emprunter à la place de ce gros porteur un des petits Falcon 7X serait apparu comme un geste fort, synonyme de volonté d’économies… de bouts de chandelles.

En effet, laisser sur le tarmac un avion qui a coûté au budget de la Défense 176 millions d’euros n’est pas une vue saine des réductions budgétaires. Les autres ministres qui auront à se déplacer durant les quatre jours du voyage américain du président, ne pouvant utiliser l’A330, auraient dû louer des appareils privés. Pas vraiment rentable.

À l’arrivée à Camp David, le Falcon 7X, même s’il est considéré par les experts comme l’un des plus beaux avions de sa génération, serait apparu comme le Petit Poucet à côté d’Air Force One, le Boeing 747 du président américain, ou de l’Airbus A340-600 d’Angela Merkel qui a investi 650 millions d’euros dans le renouvellement de la flotte présidentielle outre-Rhin. Il en va donc du prestige du pays. Autre intérêt de l’A330 français, il peut transporter soixante invités. C’est très utile quand le président, VRP de la France, est accompagné de dirigeants d’entreprise qui vont signer des contrats à l’occasion du voyage.

Invendable

Certes, l’Élysée aurait la possibilité de mettre en vente l’A330 présidentiel. Cet avion est très prisé par les compagnies aériennes au point qu’Airbus doit en augmenter les cadences de fabrication. Mais pour remettre aux standards du transport aérien l’ex-Air Sarko One il faudrait dépenser une centaine de millions d’euros et casser chambre, bureau et salle de bains présidentiels, salle de réunion, centre de télécommunications, mini-bloc opératoire, etc. Un autre chef d’État ou un grand patron de multinationale pourrait-il être intéressé par l’avion en l’état ? On les compte sur les doigts de la main et il n’est pas certain que les choix sarkoziens d’aménagement de la cabine conviennent. L’État devrait alors acquérir un nouvel avion, y installer les équipements de communication nécessaires au président. L’addition risque d’être salée.

S’il est indéniable que l’utilisation de l’A330 par Nicolas Sarkozy n’a pas toujours été optimisée dans le cas, par exemple, d’allers et retours Paris-Bruxelles, le président doit-il pour autant prendre le train « comme un homme normal ». Cette déclaration imprudente du candidat Hollande ne prend pas en compte les contraintes de sécurité des déplacements ferroviaires où chaque pont doit être gardé par les forces de police. On peut aussi imaginer les perturbations subies par des milliers de voyageurs quand deux à trois quais de la gare du Nord sont neutralisés pour le départ présidentiel. Si l’insertion d’un avion ministériel dans le trafic aérien est indolore, il n’en est pas de même pour une circulation ferroviaire. Autre contrainte, après 21 heures, il n’y a plus de train pour rentrer de Bruxelles comme de Londres alors que les réunions se tiennent souvent à l’occasion d’un dîner.

Dernière option, on peut mettre en place un avion pour le retour qui voyagera à vide à l’aller… Coûteux également ! « Sur de petites distances de moins de 500 kilomètres, la meilleure efficacité de porte à porte est apportée par l’hélicoptère qui demande peu de moyens de sécurité au sol », explique un membre du service des voyages présidentiels, « mais Nicolas Sarkozy ne l’aimait pas ».

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Hollande veut réaffirmer le partenariat franco-américain

 

Par Alain Barluet   (Le Figaro)<!–

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Barack Obama à la préfecture de Caen, le 6 juin 2009, lors des commémorations du 65e anniversaire du Débarquement en Normandie. Barack Obama à la préfecture de Caen, le 6 juin 2009, lors des commémorations du 65e anniversaire du Débarquement en Normandie.Crédits photo : Abaca/Taamallah Mehdi/ABACA

Le nouveau président français est reçu ce vendredi par Barack Obama à Washington.
La séquence américaine qui s’ouvre aujourd’hui pour François Hollande s’annonce comme un marqueur des orientations diplomatiques du nouveau quinquennat. Accompagné de son ministre des Affaires étrangères tout juste nommé, Laurent Fabius, le président de République rencontre vendredi Barack Obama à la Maison-Blanche avant de participer, dans la soirée à Camp David, au dîner d’ouverture du sommet du G8.

Entre-temps, il aura eu, à Washington, un entretien avec le premier ministre britannique, David Cameron, dans un contexte où pèsent des interrogations sur la coopération militaire entre la France et le Royaume-Uni. François Hollande rejoindra dimanche matin Chicago où se tient jusqu’à lundi le sommet de l’Otan, dominé par l’avenir de l’Afghanistan.

L’époque est révolue où François Mitterrand, dans son fameux discours du Bundestag en 1983, avait solennellement donné des gages de solidarité atlantiste en rappelant que les «missiles (soviétiques) sont à l’Est, les pacifistes à l’Ouest». Reste que l’étiquette «socialiste» suscite toujours outre-Atlantique une forte méfiance. François Hollande devra s’attacher à la dissiper avec d’autant plus de détermination qu’il succède à un Nicolas Sarkozy ne mesurant guère son enthousiasme à l’égard du «modèle» américain. De plus, son chef de la diplomatie, Laurent Fabius, est réputé proche de la sensibilité «gaullo-mitterrandienne» de la diplomatie française, attachée à l’indépendance du Vieux Continent.

Une «relation forte» entre les deux alliés

François Hollande a déjà le ton de l’épure médiane dans laquelle il va tenter de s’inscrire. «Je veillerai à affirmer l’indépendance de la France sans compliquer la tâche de Barack Obama», a-t-il indiqué dans son entretien au site Internet Slate.fr, à la veille de son élection. Dans son entourage, on indique que le président de la République réaffirmera à son hôte la «relation forte» entre les deux alliés. À l’Élysée, on a relevé aussi avec satisfaction les déclarations, cette semaine, des dirigeants américains, saluant les initiatives qui ramèneraient la croissance économique en Europe. En campagne électorale et bien conscient que sa réélection se jouera, en grande partie, sur le niveau du chômage et le prix de l’essence, Barack Obama aura à cœur d’écouter les propositions de son homologue français.

C’est donc moins l’idéologie que les lourds dossiers de la crise économique et des grands enjeux stratégiques qui, selon les observateurs, pèseront sur la continuité probable des relations transatlantiques. Ainsi, les deux pays divergent sur l’utilisation des réserves stratégiques de pétrole dans lesquelles Barack Obama souhaiterait voir les Européens puiser pour faire baisser les prix à la pompe. Une option que François Hollande refuse, redoutant la surcharge ultérieure, lorsqu’il faudra reconstituer les stocks. «Il y a des règles d’utilisation de ces stocks qui peuvent être interprétées de différentes manières, mais ce ne sera pas un thème d’affrontement», minimise-t-on à l’Élysée.

Outre la relance de l’économie mondiale, la crise syrienne sera en bonne place dans le menu du G8. François Hollande, qui a appelé à plusieurs reprises durant la campagne à la fin des massacres, n’a pas véritablement marqué de distance avec la position du gouvernement Sarkozy. À Camp David, les pays les plus industrialisés réaffirmeront leur appui aux initiatives de l’ONU et à la mission des observateurs, fort menacée. La Russie, représentée par Dmitri Medvedev, sera sous pression. «Le message, c’est que si elle persiste dans son soutien à Bachar el-Assad, elle pourrait en payer le prix dans le Caucase», souligne un diplomate ayant préparé le sommet.

Toujours la question iranienne

En marge du G8, François Hollande aura d’ailleurs son premier entretien avec le chef du gouvernement russe, Dmitri Medvedev. Entre l’équipe du candidat socialiste et le pouvoir russe, les contacts ont été quasi inexistants. Même si Vladimir Poutine l’a joint au téléphone après le 6 mai, les relations personnelles sont à redéfinir. En 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait promis un aggiornamento dicté par la situation des droits de l’homme. L’inertie l’avait emporté.

Sur le retrait d’Afghanistan et le bouclier antimissile, le décalage est a priori patent. Toutefois, «entre la France et les États-Unis, il peut y avoir des divergences d’approche mais rien qui remette en cause notre volonté de partenariat», relève-t-on à la cellule diplomatique de l’Élysée, qui se constitue autour de Paul Jean-Ortiz, ex-directeur d’Asie et d’Océanie au Quai d’Orsay, secondé par Christian Lechervy, ancien numéro deux de la direction de la prospective au Quai d’Orsay.

La question du programme nucléaire iranien, au menu du G8, sera un baromètre de ce partenariat. Paris, très en pointe jusqu’à présent sur les sanctions, pourrait se mettre davantage au diapason de Washington sur le dialogue, pour peu que Téhéran donne des signes en ce sens. «Notre position appelant l’Iran au respect de ses obligations ne changera pas, souligne un négociateur français proche de la nouvelle majorité. En revanche, ce qui est peut-être en train de changer, c’est un contexte plus favorable au dialogue», ajoute ce diplomate qui, après Chicago, ralliera Bagdad pour des discussions, attendues de longue date, avec les Iraniens.

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Pressentis, ils n’entrent finalement pas au gouvernement

Le Monde.fr

Par Hélène Bekmezian

A l’instar de Martine Aubry, un certain de nombre de poids lourds du Parti socialiste ayant activement participé à la campagne de François Hollande n’ont pas trouvé place au sein du tout nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Ont-ils été victimes de la parité, ou de l’ouverture ? Il semble que ce soit plutôt la règle du non-cumul des mandats imposée par le chef de l’Etat qui ait eu raison de leur portefeuille, un certain nombre de grands élus préférant, comme la maire de Lille, garder un mandat local de poids.

Michel Destot, maire de Grenoble.
Michel Destot, maire de Grenoble. | JEAN-PIERRE CLATOT /AFP   T

 

 

Il avait d’abord soutenu Dominique Strauss-Kahn, puis s’était rabattu sur Martine Aubry. Ce choix l’aurait-il éconduit du gouvernement ? M. Destot restera pour le moment à son poste de maire de Grenoble, qu’il occupe depuis 1995 et de député de l’Isère, où il est élu depuis 1988. En revanche, celle qui fut sa directrice de cabinet à Grenoble, Geneviève Fioraso, a été nommée ministre de l’enseignement supérieur.

Cet ingénieur des arts et métiers âgé de 65 ans, docteur en physique nucléaire, ancien patron de start-up, qui préside également l’Association des maires de grandes villes de France depuis 2007 et qui a souvent été présenté comme « ministrable », devra encore attendre son tour.

  • André Vallini, sénateur de l’Isère
André Vallini, sénateur de l'Isère.
André Vallini, sénateur de l’Isère. | Olivier Laban-Mattei/Neus pour le Monde

 

 

Cet autre rhônalpin de 55 ans n’aura pas non plus de portefeuille. Sénateur de l’Isère et vieux compagnon de M. Hollande, il était pourtant le prétendant le plus souvent cité au ministère de la justice – il était le « monsieur justice » de l’équipe Hollande pendant la campagne. Socialiste atypique, il avait notamment été propulsé sur le devant de la scène par la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau dont il était le président en 2006 et qui l’avait amené à réclamer une « remise à plat de tout le système judiciaire ».

Devenu maire de Tullins (Isère) à 29 ans, puis conseiller général à 35 ans et député à 40 ans, il avait pris la présidence du conseil général de l’Isère en 2001, à la faveur du basculement à gauche du département. En mars, il avait mis fin à une affaire embarrassante, parvenant au conseil des prud’hommes de Grenoble à trouver un accord avec son ex-attachée parlementaire qui l’accusait de « licenciement abusif, harcèlement moral et discrimination à l’âge ».

  • Gérard Collomb, sénateur et maire de Lyon
Gérard Collomb, sénateur et maire de Lyon.
Gérard Collomb, sénateur et maire de Lyon. | AFP/PHILIPPE MERLE

 

 

Troisième rhônalpin probablement déçu : Gérard Collomb, maire de Lyon depuis 2001 et sénateur depuis 1999. Celui-ci, à l’origine strauss-kahnien, avait apporté son soutien à François Hollande pour la primaire du Parti socialiste dès le 29 juin 2011, soit au lendemain de l’annonce de la candidature de Martine Aubry. Agé de 64 ans, Gérard Collomb participa notamment à la création de la Fondation Jean-Jaurès, dont il devient secrétaire général dès sa création en 1992 et fut également membre du Conseil économique.

Auprès du journal local Lyon Mag, il a toutefois salué la nomination de son adjointe, Najat Vallaud-Belkacem aux postes de ministre des droits des femmes et de porte-parole du gouvernement. Sans commenter la non-présence de Martine Aubry au gouvernement, il a toutefois semblé faire un parallèle avec sa situation : « Elle a dit que finalement elle préférait sa ville. C’est un point de vue que je comprends. »

  • François Rebsamen, sénateur et maire de Dijon
François Rebsamen, sénateur-maire PS de Dijon et chef de file du groupe socialiste au Sénat.
François Rebsamen, sénateur-maire PS de Dijon et chef de file du groupe socialiste au Sénat. | AFP/ERIC FEFERBERG

 

 

Encore un maire de grande ville qui n’entre pas au gouvernement. François Rebsamen, responsable du pôle sécurité durant la campagne était pourtant un candidat sérieux au ministère de l’intérieur. Mais ce proche de François Hollande, numéro 2 du PS de 1997 à 2008, s’est vu ravir la place par Manuel Valls, de dix ans son cadet.

Sénateur de Côte-d’Or, maire de Dijon et président du groupe PS au Sénat, M. Rebsamen s’est toutefois expliqué, mercredi 16 mai. « J’avais pris ma décision depuis plusieurs jours. A partir du moment où je ne pouvais pas être membre de l’exécutif de la Ville de Dijon, où je ne pouvais être ni adjoint du maire de Dijon, ni vice-président du Grand Dijon et laisser la mairie à Alain Millot, à partir du moment, donc, où François Hollande avait pris sa décision, moi, j’avais pris la mienne. La mienne, c’était de choisir la présidence d’un groupe au Sénat et la ville de Dijon », a-t-il dit au journal Le Bien public.

Roland Ries, maire de Strasbourg.
Roland Ries, maire de Strasbourg. | AFP/OLIVIER MORIN

 

 

Il était chargé, avec Michel Destot et Marylise Lebranchu, de coordonner le conseil des élus dans l’organigramme de campagne de François Hollande. Pourtant, à l’instar de M. Destot et à la différence de Mme Lebranchu, le sénateur et maire de Strasbourg, Roland Ries, 67 ans, n’a pas accédé au gouvernement. Il avait apporté son soutien à François Hollande pour la primaire socialiste, au mois de juillet 2011, une fois toutes les candidatures déclarées (à l’exception de celle du président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet).

Comme M. Rebsamen, il a expliqué vouloir garder son mandat local aux Dernières Nouvelles d’Alsace. « J’ai expliqué les raisons qui m’ont poussé à ne pas donner suite à cette proposition. J’avais fait le choix de rester à Strasbourg où je considère qu’il y a encore beaucoup de travail à faire, et je m’en suis tenu à ce choix », a-t-il dit.

  • Jean-Marie Le Guen, député de Paris
Jean-Marie Le Guen, député de Paris.
Jean-Marie Le Guen, député de Paris. | AFP/NATHALIE MAGNIEZ

 

 

Médecin et spécialiste des questions de santé publique, Jean-Marie Le Guen, 59 ans, semblait bien parti pour un portefeuille dans le pôle santé du gouvernement. Mais ce fervent strauss-kahnien restera finalement à son siège de député de Paris, qu’il occupe depuis 1997 et pour lequel il se représentera aux législatives.

Claude Bartolone, président PS du conseil général de Saine-Saint-Denis.
Claude Bartolone, président PS du conseil général de Saine-Saint-Denis. | AFP/JOHANNA LEGUERRE

 

 

Il était pressenti au ministère du travail ou à celui de l’égalité territoriale, fort d’un mandat de ministre de la ville assuré sous Lionel Jospin entre 1998 et 2002. Mais, finalement, Claude Bartolone restera président du conseil général de Seine-Saint-Denis, poste qu’il occupe depuis 2008 et député du même département (où il siège depuis 2002).

A 60 ans, ce proche de Laurent Fabius et de Martine Aubry, qui fut responsable des relations extérieures dans la campagne de François Hollande, restera donc enraciné dans ce département où il a construit toute sa carrière politique depuis 1960.

C’est d’ailleurs son « seul regret », a-t-il expliqué au Parisien, « que le département qui a accordé à François Hollande le deuxième score de France métropolitaine au premier tour [la Seine-Saint-Denis avec 38,7 %], juste après la Corrèze, et le premier score au second tour [65,32 %] ne soit pas représenté au gouvernement ». « Et puis, ce qui compense, c’est que je n’aurai pas à démissionner de la présidence du conseil général », a-t-il encore dit.

Catherine Trautmann, députée européenne.
Catherine Trautmann, députée européenne. | AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

 

 

Malgré son expérience au ministère de la culture sous le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2000), Catherine Trautmann ne rempilera pas. A 61 ans, cette spécialiste de la théologie protestante devra donc se contenter de son siège au Parlement européen, qu’elle occupe depuis 2004 (après avoir siégé de 1989 à 1997). Elle fut avant cela députée du Bas-Rhin, de 1986 à 1988.

Alain Rousset, le 13 octobre 2009 à Bordeaux.
Alain Rousset, le 13 octobre 2009 à Bordeaux. | AFP/PIERRE ANDRIEU

 

 

Président du conseil régional d’Aquitaine depuis 1998, député de la Gironde depuis 2007 et président de l’Association des régions de France depuis 2004, Alain Rousset, 61 ans, pourra conserver ces trois fonctions puisque le gouvernement de M. Ayrault s’est finalement formé sans lui.

Responsable du pôle « industrie, agriculture, pêche » dans l’équipe de campagne de François Hollande, il s’était fait entendre sur la question quand les candidats visitaient les uns après les autres les usines en difficultés. Mais le ministère de l’industrie ayant été finalement pris par Arnaud Montebourg et celui de l’agriculture par Stéphane Le Foll, Alain Rousset pourra se donner corps et âmes dans la bataille des législatives.

Elisabeth Guigou, à La Rochelle en août 2010.
Elisabeth Guigou, à La Rochelle en août 2010. | AFP/BERTRAND GUAY

 

 

Malgré un riche CV, Elisabeth Guigou ne sera pas, à 65 ans, la garde des sceaux du gouvernement Ayrault, comme certains le pressentaient. Députée de Saine-Saint-Denis depuis 2002, elle fut auparavant ministre de l’emploi (2000-2002), ministre de la justice (1997-2000) et ministre aux affaires européennes (1990-1993). Celle qui avait assuré à la veille du référendum sur le Traité constitutionnel européen en mai 2005 que si le « non » l’emportait, elle « quittait la politique », a-t-elle été effrayée par le nombre de « nonistes » aujourd’hui ministres (Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Christiane Taubira, Vincent Peillon, Alain Vidalies…) ?

Cette ralliée à Martine Aubry a dû batailler ferme au sein du PS pour conserver son mandat : sa circonscription de Bondy ayant été supprimée, elle a jeté son dévolu sur celle de Daniel Goldberg à La Courneuve. La campagne de François Hollande lui avait permis de se réinvestir sur les dossiers européens.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, à Tunis, le 18 février 2011.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, à Tunis, le 18 février 2011. | AFP/FETHI BELAID

 

 

La culture (ou la justice) aurait pu être le tout premier portefeuille de Bertrand Delanoë qui, à 61 ans, n’a exercé de fonctions qu’à Paris, en tant que député (1981-1986), sénateur (1995-2001) puis maire (depuis 2001). Mais c’est Aurélie Filippetti, de 23 ans sa cadette, qui s’installera finalement rue de Valois et Christiane Taubira place Vendôme.

Jospiniste du premier cercle, il avait soutenu son mentor à la présidentielle de 2002, puis mis ses qualités de tribun au service de la campagne de 2007, sans jamais cacher ses réserves vis-à-vis de la candidate Ségolène Royal. Après avoir un temps été tenté par l’aventure élyséenne pour 2012, il s’était finalement rangé derrière Martine Aubry pendant la primaire

Mercredi soir, après l’annonce du gouvernement, le maire de Paris a toutefois signifié sa fierté de voir trois élues « parisiennes » entrer au gouvernement, George Pau-Langevin, Yamina Benguigui et Dominique Bertinotti, « qui ont tant œuvré pour les Parisiens au cours des dernières années ». « Comme il s’y était engagé, le président de la République a décidé de constituer un gouvernement paritaire, composé de femmes et d’hommes talentueux mêlant expérience et renouvellement », s’est réjoui dans un communiqué le maire de Paris.

Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris.
Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris. | AFP

 

 

Aux côtés de Bertrand Delanoë depuis 2001, Anne Hidalgo restera encore à l’hôtel de Ville de Paris. Celle qui, à 52 ans, brigue la succession de M. Delanoë, avait déjà dit, en septembre 2011, que « Paris nécessitait un engagement exclusif » en réaction à l’éventuelle candidature de Cécile Duflot – désormais ministre de l’égalité des territoires et du logement – à la mairie de Paris. « Je ne suis candidate ni aux sénatoriales, ni aux législatives », avait-elle même dit.

Le député PS de l'Essonne Julien Dray en 2009.
Le député PS de l’Essonne Julien Dray en 2009. | AFP/LIONEL BONAVENTURE

 

 

Député de la 10e circonscription de l’Essonne depuis 1988 et conseiller régional d’Ile-de-France depuis 1998, Julien Dray restera lui aussi sur le banc de touche. Ce proche de François Hollande paye peut-être la maladresse du 28 avril lorsqu’il avait invité Dominique Strauss-Kahn à son anniversaire, provoquant un vent de malaise, voire d’indignation à gauche. Valérie Trierweiler, la compagne du chef de l’Etat, avait d’ailleurs par la suite interdit au député de l’Essonne l’entrée du QG de campagne où était organisé un pot de fin de campagne.

Hélène Bekmezian

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Le sommet de l’État se serre la ceinture

Le Point.fr-

La réduction de 30 % du salaire du président et des ministres a été adoptée en conseil des ministres, jeudi.
 
 
 
 
 

La salle des fêtes du palais de l’Élysée, en septembre 2007.©       François Guillot /       AFP

 

Comme l’avait annoncé François Hollande pendant sa campagne, la baisse de 30 % du salaire des membres du gouvernement et du président de la République a été adoptée lors du premier conseil des ministres de l’ère Hollande-Ayrault, jeudi. Concrètement, la rémunération brute d’un ministre sera ainsi de 9 940 euros (au lieu de 14 200 euros actuellement) et celle d’un secrétaire d’État de 9 443 euros (au lieu de 13 490 euros).

Pour le président de la République et le Premier ministre, cette réduction nécessite une modification de la loi, et donc un Parlement élu, ce qui n’est pas le cas actuellement. Cette modification sera faite dans la prochaine loi de finances rectificative pour 2012 avec une date d’entrée en vigueur rétroactive au 15 mai 2012. Ainsi le président de la République et le Premier ministre verront également leur rémunération réduite de 30 % dès leur entrée en fonction. Leur rémunération brute sera de 14 910 euros (au lieu de 21 300 euros aujourd’hui).

La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a par ailleurs annoncé que la dotation financière des cabinets ministériels serait également réduite de 10 %.

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Le premier gouvernement socialiste qui succède aux ministres de Fillon

INFOGRAPHIE – Découvrez en un coup d’œil les principaux membres du gouvernement socialiste et les personnalités de droite dont elles vont prendre la place.
 
 
 

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Ayrault, nouveau Premier ministre, à la tâche pour constituer le gouvernement

 

 

Le nouveau Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, nommé mardi par le président de la République, François Hollande, va constituer mercredi son gouvernement, dont la composition devrait être annnoncée en fin de journée.

Le nouveau Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, nommé mardi par le président de la République, François Hollande, va constituer mercredi son gouvernement, dont la composition devrait être annnoncée en fin de journée.

Le nouveau locataire de Matignon entrera en fonction après la passation de pouvoirs avec son prédécesseur, François Fillon, mercredi à 10h00. Agé de 62 ans, le député-maire de Nantes, président du groupe PS à l’Assemblée, ancien professeurs d’allemand, était conseiller spécial de François Hollande pendant la campagne.

En entrant à Matignon, il abandonne tous ses mandats, conformément aux exigences du chef de l’Etat.

Sans attendre, la droite a dénoncé mardi « une faute » de François Hollande avec sa nomination, rappelant qu’il a été condamné en 1997 pour favoritisme à 6 mois de prison avec sursis et 30.000 francs (4.500 euros) d’amende lors d’une passation de marché public (confection du journal municipal). Cette condamnation a fait l’objet en 2007 d’une réhabilitation.

Or, M. Hollande s’est engagé à mettre en place une « République exemplaire », excluant toute personne autour de lui « à l’Elysée » ayant été « jugée et condamnée ».

En attendant l’annonce du gouvernement, coups de téléphone et contacts tous azimuts devraient continuer à aller bon train, alors que plusieurs scénarios sont échaffaudés depuis des jours.

Lors des cérémonies d’investiture de François Hollande, chacun essayait de deviner à la mine réjouie ou pas des uns et des autres les heureux élus de la prochaine équipe gouvernementale.

« J’ai reçu trois appels me donnant à des portefeuilles différents aujourd’hui », plaisantait un ténor socialiste auprès de l’AFP. « Très peu de monde a l’information, les plus proches de François Hollande sans doute », a-t-il ajouté.

L’exercice est compliqué pour François Hollande qui, lui-même, confiait en fin de campagne qu’il serait amené à faire « des choix de raison » et non de coeur, laissant au bord du chemin des amis et proches de longue date.

D’ailleurs depuis plusieurs jours, des « hollandais » de la première heure ne cachent pas leurs inquiétudes.

Il lui faudra régler « les problèmes de personnalités, de sensibilités et d’efficacité », bref, une « matrice à plusieurs entrées », soulignait un responsable socialiste.

En pleine crise grecque et alors qu’Eurostat pour la zone euro et l’Insee pour la France, ont annoncé mardi une croissance nulle au premier trimestre, M. Hollande doit disposer d’une équipe solide et expérimentée.

« Je mesure aujourd’hui même le poids des contraintes auxquelles notre pays fait face : une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé, une compétitivité dégradée, une Europe qui peine à sortir de la crise », a-t-il d’ailleurs déclaré lors de son allocution d’investiture après la passation de pouvoirs avec Nicolas Sarkozy.

Concernant la composition elle-même, M. Hollande doit résoudre l’équation d’avoir un gouvernement paritaire, intégrant les nouvelles générations et des représentants de la diversité.

Ce gouvernement, dans lequel devrait entrer l’écologiste Cécile Duflot, sera probablement remanié en fonction des résultats aux élections législatives des 10 et 17 juin, le pire scénario, brandi par la droite, étant celui d’un troisième tour aboutissant à une « cohabitation ».

Les premières nominations à l’Elysée et Matignon ont commencé ce mardi. Le préfet Pierre-René Lemas a été désigné secrétaire général de la présidence

« Plume » du candidat pendant la campagne, Aquilino Morelle, médecin et énarque, a été nommé conseiller politique. Emmanuel Macron, énarque et inspecteur des Finances, et Nicolas Revel, directeur de cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë, ont été nommés secrétaires généraux adjoints.

Christophe Chantepy, conseiller technique dans les gouvernements Cresson et Bérégovoy sous François Mitterrand, devient directeur de cabinet du Premier ministre.

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