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Archive for avril 2016

Le ministre de l’Intérieur a adressé un télégramme aux préfets, demandant d’associer les organisateurs aux dispositifs de sécurité. Et il rappelle policiers et gendarmes aux « règles de déontologie» lors de leurs interventions.

Eric Pelletier | 30 Avril 2016, 14h55 | MAJ : 30 Avril 2016, 16h01

 
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve (ici à Lyon le 28 avril) a adressé un télégramme aux préfets, demandant d’associer les organisateurs aux dispositifs de sécurité. Et il rappelle policiers et gendarmes aux « règles de déontologie» lors de leurs interventions.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve (ici à Lyon le 28 avril) a adressé un télégramme aux préfets, demandant d’associer les organisateurs aux dispositifs de sécurité. Et il rappelle policiers et gendarmes aux « règles de déontologie» lors de leurs interventions.
AFP / Romain Lafabregue

A la veille d’un 1er mai sous haute tension, Bernard Cazeneuve a envoyé des instructions précises aux préfets et aux forces de l’ordre. Le ministre de l’Intérieur tire les conséquences des violences qui ont émaillé la journée de mobilisation contre la loi Travail jeudi, à Paris, mais aussi en province, à Nantes, Toulouse ou encore Marseille.

 Au cours de cette journée,  24 policiers et gendarmes ont été blessés dont un très grièvement, 214 interpellations ont eu lieu, des manifestants ont été molestés et, à Rennes (Ille-et-Vilaine), l’un d’eux a perdu l’usage d’un œil vraisemblablement après un tir de balle en caoutchouc. A Nantes vendredi, sept personnes ont été condamnées à des peines de prison.

Le télégramme envoyé aux préfets ce samedi en début d’après-midi insiste sur quatre points: réaffirmation de la liberté de manifester, condamnation des violences, appel à la responsabilité des organisateurs et enfin rappel des règles déontologiques aux forces de l’ordre.

« Les violences qui se développent en marge des manifestations revendicatives, voire des rassemblements « Nuit debout », doivent appeler de votre part une action particulière », commence Cazeneuve car ces débordements notamment dirigés contre les forces de l’ordre « brouillent l’expression démocratique de citoyens sincères ». Il convient « que tout soit entrepris pour prévenir ces violences et réprimer, lorsqu’elles sont commises, leurs auteurs», assume le premier flic de France.

QUESTION DU JOUR. Faut-il interdire Nuit debout ? 

Pour autant, l’état d’urgence [ndlr : lié au haut niveau de menace terroriste] ne saurait, en droit, justifier l’interdiction de tels rassemblements. C’est pourquoi il faut, écrit Cazeneuve, imposer aux organisateurs un « service d’ordre interne structuré, identifiable et suffisamment dimensionné ».

Mais, place Beauvau, on tire aussi les conséquences des brutalités policières filmées par les chaînes de télévision et sur notre site Internet. Des débordements qui ont tendu encore plus la situation. D’où cet appel à « un usage proportionné et légitime de la force quand cela sera strictement nécessaire ».

Enfin, le ministère de l’Intérieur semble bien décidé à ne pas laisser se prolonger des occupations d’espace public dans le cadre du mouvement « Nuit debout ». Et donc à faire évacuer les lieux après avoir fixé un « horaire raisonnable de dispersion ».

En cas de manifestations d’importance, il est d’usage que des consignes soient adressées aux préfets. Cela a d’ailleurs été le cas lors des précédentes journées de mobilisation contre la loi Travail.

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La robe de mariée de Kate Middleton a été réalisée par Sarah Burton pour Alexander McQueen.

La robe de mariée de Kate Middleton a été réalisée par Sarah Burton pour Alexander McQueen.

 

K.Pfaffenbach/REUTERS

La styliste britannique Christine Kendall poursuit en justice la maison de couture Alexander McQueen et sa directrice artistique, Sarah Burton, qu’elle accuse de violation du droit d’auteur. Elle soutient que ses croquis, envoyés à Kate Middleton, ont été copiés sans son accord pour réaliser sa robe de mariée en 2011.

La robe de mariée de Kate Middleton n’a pas fini de faire parler. Alors que Kate et William fêtent leurs cinq ans de mariage ce 29 avril 2016, une styliste britannique poursuit en justice Alexander McQueen et sa directrice artistique, Sarah Burton pour violation du droit d’auteur.Christine Kendall affirme en effet que la maison de couture a copiéses dessins pour réaliser la robe de mariée de Kate Middleton.

Kate Middleton et le prince William posent pour les photos officielles de leur mariage, le 29 avril 2011. La traîne de sa robe mesurait 2,7 mètres.

Kate Middleton et le prince William posent pour les photos officielles de leur mariage, le 29 avril 2011. La traîne de sa robe mesurait 2,7 mètres. 

H.Burnand/Clarence House/Handout/REUTERS

La robe, réalisée en satin ivoire et rebrodée de dentelle de Caudry -de la dentelle réalisée dans les ateliers de la Française Sophie Hallette-, avait fait l’unanimité parmi les fans du couple et les créateurs du monde entier, au point de devenir l’une des robes de mariée les plus mythiques.

Christine Kendall aurait envoyé ses croquis à Kate Middleton

La styliste, installée dans le Hertfordshire, soutient qu’elle a envoyé des suggestions de robes à Clarence House pour le compte de la future duchesse de Cambridge, fin 2010. Parmi ses croquis se trouvait un modèle inspiré des années 1950 qui ressemblerait à la robe de mariée de Kate.

La robe de mariée de Kate Middleton avait été exposée au public dans le palais de Buckingham durant l'été 2011.

La robe de mariée de Kate Middleton avait été exposée au public dans le palais de Buckingham durant l’été 2011.

L.Whyld/Pool/REUTERS

Christine Kendall assure avoir reçu une réponse officielle du palais, en janvier 2011: « Mademoiselle Catherine Middleton m’a demandé de vous écrire et de vous remercier pour votre courrier daté du 18 novembre contenant des croquis de robes de mariée. »

« Mademoiselle Middleton était particulièrement intéressée de voir votre travail et vous remercie d’avoir pris le temps de lui écrire. Si jamais elle souhaitait en voir d’avantages, je vous tiendrais informé. » Selon un porte-parole de la duchesse de Cambridge interrogé par leSunday Times, Kate n’aurait jamais vu ses croquis.

Pour Alexander McQueen, la plainte est « absurde » et « ridicule »

En 2013 déjà, la styliste expliquait à la presse britannique que « sans [ses] croquis, la robe de mariée de Kate n’aurait pas ressemblé à ça. » « Notre cliente est certaine que les dessins de son entreprise ont étéinjustement pris et copiés« , a expliqué l’avocat de Christine Kendall, toujours au Sunday Times. La plainte n’est pas portée contre la duchesse de Cambridge », précise-t-il.

Kate et William tout juste mariés sur le balcon de Buckingham, devant la foule.

Kate et William tout juste mariés sur le balcon de Buckingham, devant la foule.

D.Staples/REUTERS

Face à ces accusations, la maison Alexander McQueen a tenu à répondre dans un communiqué, en réfutant tout soupçon de copie et de fraude au droit d’auteur, et en qualifiant la plainte d' »absurde » et de « ridicule ».

« Nous sommes totalement déconcertés par cette plainte. Christine Kendall nous a approchés il y a quatre ans et nous lui avions dit que cette histoire de copie était absurde. Sarah Burton n’a jamais vu aucun croquis de Christine Kendall et ne connaissait pas son existence avant qu’elle ne prenne contact avec nous -à peu près treize mois après le mariage. Nous ne savons pas pourquoi Mme Kendall soulève une nouvelle fois cette affaire, mais il n’y a aucun doute: cette plainte est ridicule. »

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Le bureau principal d’Air Madagascar, avenue de l’Independence, quartier d’Analakely, Tananarive, Madagascar.
© Fanalana Azy/Wikipédia

A Madagascar, la grogne sociale monte : grève des agents pénitenciers et des greffiers, manifestation des marchands ambulants et des chauffeurs de bus à Antananarivo, rejoints bientôt par les enseignants. Dans la plupart des cas, les travailleurs protestent contre la cherté de la vie et leurs salaires trop bas. Les autorités rappellent que les manifestations à caractère politique ou pouvant causer des troubles à l’ordre public sont interdites. Les manifestants dénoncent une atteinte au droit de manifester.

Devant le siège d’Air Madagascar à Antananarivo, quatre syndicalistes font le pied de grue. L’année dernière, ils ont été licenciés pendant la grève qu’avait traversée la compagnie. Mais depuis, la décision a été invalidée. Pourtant ils n’ont toujours pas retrouvé leur poste.

« Nous avons des pancartes pour dire « assez » ! Car on veut quand même que Madagascar devienne un Etat de droit », explique Rado Rabarilala. Le délégué syndical poursuit : « Comme vous voyez, il y a la présence des forces de l’ordre, beaucoup de nos collègues en ville ne voudront pas nous rejoindre, on les comprend. Pour nous, c’est juste bafouer le droit des syndicalistes de pouvoir manifester»

→ A (RE)LIRE : Madagascar: les explications d’une crise

Du côté officiel, on indique qu’il s’agirait plutôt d’éviter les troubles à l’ordre public d’autant plus que la manifestation n’a pas été autorisée par la préfecture. « Il y a des gens qui veulent profiter de toutes ces revendications pour faire des méfaits », déclare le général Florens Rakotomahanina, commandant de la gendarmerie de la région.

Selon une source sécuritaire, des opposants voudraient profiter de ces tensions sociales pour tenter de déstabiliser le régime. La préfecture ajoute qu’une exception sera faite pour les manifestations syndicales du 1er Mai qui devraient être autorisées.

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La Rochelle a été secouée par un tremblement de terre de magnitude 5 sur l'échelle de Richter. Image d'illustration- le port de La Rochelle.

La Rochelle a été secouée par un tremblement de terre de magnitude 5 sur l’échelle de Richter. Image d’illustration- le port de La Rochelle.

Montage photo – Twitter / Flickr / niall62 / CC BY-SA 2.0

A La Rochelle, un tremblement de terre de magnitude 5 sur l’échelle de Richter a secoué la ville. Témoignages des habitants surpris, secoués et parfois terrifiés.

A la suite du tremblement de terre ayant frappé La Rochelle, les habitants, parfois sous le choc, souvent amusés, confient leurs sentiments à L’Express par téléphone, mais aussi sur Twitter, où l’événement est toujours en Trending Topic ce jeudi matin.

Au « Roi de la bière », PMU des faubourgs de La Rochelle, les cervoises n’ont pas tremblé et les clients sont restés debout: « C’était assez impressionnant: ça n’a duré que trois ou quatre secondes, mais tout a tremblé. C’est bien la première fois qu’une chose pareille arrive ici! Tout le monde s’est tu, et s’est levé. Heureusement, les choses sont rapidement rentrées dans l’ordre »

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Paris, le 28 avril 2016. Des casseurs ont affronté les forces de l'ordre en marge du cortège. 
Paris, le 28 avril 2016. Des casseurs ont affronté les forces de l’ordre en marge du cortège.  LP/Yann Foreix

Les opposants à la loi Travail se sont à nouveau retrouvés dans la rue ce jeudi, pour la quatrième fois en deux mois. Entre 170.000 personnes, selon les autorités, et 500.000, selon la CGT, ont participé à des manifestations partout en France, parfois émaillées de violents affrontements comme àParis, Marseille ou encore Nantes.

Du côté des forces de l’ordre et des manifestants, on déplore des blessés graves. Au total, 124 interpellations ont eu lieu.

A Paris, où ont défilé entre 14 000 manifestants selon la police et 60 000 personnes selon les syndicats, des heurts ont notamment éclaté au niveau de la gare d’Austerlitz. Selon la préfecture de police, huit personnes ont été interpellées et neuf policiers ont été blessés, dont un grièvement. A Marseille, 57 personnes ont été interpellées, la plupart après qu’elles ont envahi la gare Saint-Charles. 

> Revivez la journée de jeudi 

22h30. Le ministre de l’Intérieur au chevet du policier blessé. De retour d’un déplacement à Lyon, Bernard Cazeneuve rend visite au fonctionnaire blessé à la tête à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris (XIIIe).

20h55. Le théâtre de l’Odéon est en cours d’évacuation. Les CRS évacuent le  théâtre qui était occupé depuis dimanche par des intermittents du spectacle afin de «peser sur les négociations d’assurance chômage».  

20h50. La préfecture de police fait le bilan de la journée. 
Selon Michel Cadot, préfet de police de Paris, environ 300 casseurs «cagoulés et organisés» ont attaqué les forces de l’ordre qui comptent 9 blessés. Il y a eu 21 interpellations. Le préfet salue «la retenue des policiers sous forte pression». Michel Cadot demande aux organisateurs «d’être plus exigeants et rigoureux dans le service d’ordre qui encadre ces manifestations déclarées».

QUESTION DU JOUR. Manifestations : craignez-vous de nouveaux dérapages le 1er mai ?

20h20. La maire de Paris condamne les violences.

20h15. Le Premier ministre apporte son soutien aux policiers.

20 heures. La place de la Nation  à Paris est rouverte à la circulation. Les derniers manifestants ont quitté la place alors qu’un important dispositif policier était toujours sur place.

19h15. La police commence à faire évacuer la place de la Nation à Paris.

19h05. La CGT a comptabilisé 500 000 manifestants dans toute la France. Le ministère de l’Intérieur parle de près de 170 000 manifestants. Hors de Paris, quelque 209 cortèges ont réuni 155 000 manifestants, dont 15 000 jeunes, annonce le porte-parole du ministère de l’Intérieur Pierre-Henry Brandet.

18h55. Bernard Cazeneuve : « La fermeté doit prévaloir». En déplacement à Lyon, le ministre de l’Intérieur fait le bilan de la journée avec 124 interpellations dans toutes la France et 24 policiers blessés dont 3 très grièvement à Paris. «Il faut dire la vérité sur les faits et témoigner de la fermeté qui doit prévaloir. Ne pas condamner ces violences serait irresponsable et injuste vis à vis des forces de l’ordre», insiste le ministre.

18h50. A Paris la police annonce huit policiers blessés et huit interpellations.


En fin d’après-midi, avenue Ledru-Rollin, un policier en civil de la brigade d’information de la voie publique a notamment reçu un projectile sur la tête qui lui a fait perdre connaissance. Transporté en « urgence absolue » vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, son pronostic vital n’est pas engagé, selon plusieurs sources policières. Le fonctionnaire de 38 ans souffre d’une fracture au crâne.

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A Paris, il étaient entre 14 000 (d’après la police) et 60 000 (selon la CGT) à manifester ce jeudi pour le retrait du projet de loi Travail.  (Reuters.)

La quatrième journée de mobilisation contre le projet de loi Travail a rassemblé entre 170 000 personnes en France, selon les estimations de la police, et 500 000 d’après la CGT.

Marqués par de violents incidents et des policiers grièvement blessé à Paris, les défilés ont attiré nettement moins de monde que lors de la journée du 31 mars. Ce jour-là, entre 390 000 (selon la police) et 1,2 million de personnes (d’après les syndicats) avaient participé au mouvement. 

La journée du 31 mars avait été largement plus suivie que les deux précédentes. Après le premier mouvement du 9 mars (500 000 manifestants en France d’après les syndicats, 220 000 selon la police), les cortèges du 17 mars avait réuni 150 000 personnes (de source syndicale) et seulement 69 000 d’après la police. Quant à la journée des lycées et étudiants du 24 mars, émaillée par des incidents, elle avait rassemblé 43 000 personnes, d’après les autorités. 

Une chose est sûre, l’écart entre les estimations livrées par la police et les organisateurs est toujours aussi élevé. D’après une enquête du «Parisien Magazine» publiée en 2013, le rapport moyen entre les deux chiffres est de 2,35. En clair : quand la police voit un manifestant, les syndicats en voient 2,35. Un ratio qui peut prendre des proportions extrêmes comme ce jeudi à Marseille, où la police a dénombré 5000 personnes quand la CGT en a recensé 75 000. 

L’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) demande le retrait du texte de Myriam El Khomri alors que le débat parlementaire doit commencer mardi 3 mai. D’ici là, il y aura le défilé du 1er mai, largement focalisé contre le projet de loi. Avec un même mot d’ordre : le retrait pur et simple d’une réforme perçue comme trop favorable aux employeurs.

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