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Archive for janvier 2019

Selon « Mediapart », qui révèle plusieurs enregistrements, il a violé son contrôle judiciaire en rencontrant Vincent Crase, également mis en examen.

Le Monde avec Reuters Publié aujourd’hui à 17h26, mis à jour à 19h09

Alexandre Benalla, ex-chargé de mission à l’Elysée, a violé son contrôle judiciaire fin juillet, après sa mise en examen pour les violences commises lors du 1er-Mai place de la Contrescarpe, selon les révélations de Mediapart publiées jeudi 31 janvier.

Le site d’information affirme en effet que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a rencontré Vincent Crase – également mis en examen dans cette affaire – le 26 juillet à Paris. Les deux hommes n’avaient pourtant pas le droit d’entrer en contact, selon les termes de leur contrôle judiciaire.

Lire nos informations : Alexandre Benalla et les intermédiaires de la « Françafrique »

« Tu vas les bouffer »

Qu’ont-ils évoqué au cours de cette rencontre ? Mediapart a publié des extraits audio de cet entretien, dans lesquels on entend Alexandre Benalla se vanter d’avoir reçu le soutien d’Emmanuel Macron dès sa première mise en examen, comme il le fait depuis le début du dossier. « Truc de dingue, le patron [le surnom qu’il donne à Emmanuel Macron] hier soir m’envoie un message, il me dit : tu vas les bouffer. T’es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi », entend-on dans cette bande, authentifiée par Mediapart. Un message présidentiel dont l’Elysée dément l’existence.

Alexandre Benalla se targue aussi, selon le site d’information, du soutien de « Madame », en parlant de Brigitte Macron, ainsi que du conseiller spécial du président, Ismaël Emelien, « qui [le] conseille sur les médias et compagnie ». Là aussi, la présidence a démenti auprès de Mediapart que M. Emelien ait géré la communication d’Alexandre Benalla.

Mediapart rappelle par ailleurs ailleurs, comme l’avait révélé Le Monde, que l’enquête policière laisse « penser que Benalla a pu remettre à Ismaël Emelien, dans la nuit du 18 au 19 juillet, un CD-Rom contenant des images obtenues illégalement de la préfecture de police, qui vont être diffusées dans les heures qui suivent sur les réseaux sociaux par des comptes En marche ! en défense de Benalla ».

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« C’est une bonne expérience »

Selon ces enregistrements audio, Alexandre Benalla, qui attend alors les journalistes du Monde pour une interview, semble aussi apprécier la situation qu’il a provoquée :

« C’est une bonne expérience […]. À 26 ans, si tu veux, y a pas grand monde qui vit…, qui provoque deux commissions d’enquête parlementaires, qui bloque le fonctionnement du Parlement… »

Lire notre entretien exclusif : Alexandre Benalla livre ses vérités

Vincent Crase n’est pas en reste dans ces enregistrements. Concernant les perquisitions réalisées par la police au siège de LRM, l’ancien chargé de sécurité affirme que « toutes [ses] affaires sont là », et poursuit : « J’essaierais bien d’y aller cette nuit, mais le problème, c’est qu’il y a des flics devant »

L’affaire dite Benalla a débuté avec des révélations sur des violences commises par l’ex-chargé de mission en marge des cortèges du 1er-Mai 2018, puis a connu de nouveaux développements en décembre, avec des révélations dans la presse au sujet de ses passeports diplomatiques, mais aussi à propos de ses activités post-élyséennes et de ses contacts persistants avec Emmanuel Macron.

Négociations pour un contrat russe

Les enregistrements obtenus par Mediapart révèlent également qu’Alexandre Benalla aurait été directement impliqué dans la négociation d’un contrat de sécurité avec un proche de Vladimir Poutine, Iskander Makhudov, lié à la mafia russe. Alors qu’il avait affirmé sous serment devant la commission d’enquête sénatoriale, le 21 janvier, n’avoir « jamais » contribué à la « négociation » ou à la « conclusion » de ce contrat russe, il aurait rencontré à partir de 2017 à plusieurs reprises le représentant de l’oligarque en France, l’homme d’affaires Jean-Louis Hagenauer, tandis qu’il était en fonctions à l’Elysée, affirme le site d’informations.

A la suite des révélations de Mediapart, Philippe Bas (Les Républicains), président de la commission d’enquête du Sénat, a réagi sur RTL :

« Je crois qu’on peut dire que les éléments qui ont été rendus publics aujourd’hui confortent les questions que nous avons posées sur un point tout à fait essentiel [du]bon fonctionnement de l’Etat, et qui est l’hypothèse que M. Benalla ait pu associer d’une manière ou d’une autre un contrat passé pendant qu’il était encore chargé de mission à l’Elysée avec un oligarque russe. »

« Cette affaire est très grave, a pour sa part déclaré le corapporteur de la commission, Jean-Pierre Sueur (PS), sur Public Sénat. Et je rappelle simplement qu’il y a une loi qui prévoit des sanctions très lourdes lorsqu’on ment sous serment. Ça peut être cinq ans de prison, et une somme importante, 75 000 euros d’amende. »

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L’origine de l’affaire : place de la Contrescarpe

Les suites de l’affaire : les passeports

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La Rédaction – AFP
2,7 tonnes de viande de bovins malades abattus en Pologne ont été exportées dans dix pays.

© @Wolfram STEINBERG / DPA / dpa Picture-Alliance/AFPPresque trois tonnes de viande de bovins malades illégalement abattus en Pologne ont été exportées dans dix pays, a indiqué jeudi l’Inspection vétérinaire polonaise, après que le parquet eut ouvert une enquête sur cette affaire. «2,7 tonnes ont été vendues à des pays membres de l’UE» (Finlande, Hongrie, Estonie, Roumanie, Suède, France, Espagne, Lituanie, Portugal et Slovaquie), a déclaré à la presse le responsable des services vétérinaires polonais, Pawel Niemczuk.

«Les listes de distribution sont établies et la marchandise est retirée par l’entreprise qui l’a envoyée», a-t-il ajouté, précisant que la viande était rapidement retirée du commerce, et que certains pays l’avaient déjà détruit. Par ailleurs, près de 7 tonnes de viande provenant de cet abattage ont été distribuées dans une vingtaine de points de vente en Pologne, a ajouté M. Niemczuk.

Une enquête a été ouverte

Un responsable de l’inspection sanitaire, Jaroslaw Pinkas, a indiqué quant à lui, que «l’on pouvait manger tranquillement du bœuf et des produits à base de bœuf», car il n’y avait pas de menaces pour la santé, pas de menace biologique. L’abattoir concerné a été fermé et une enquête a été ouverte sur son propriétaire.

Le commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, a annoncé qu’une équipe d’inspecteurs se rendrait sur place lundi prochain. Il a appelé les autorités polonaises à assurer le respect des normes européennes en la matière, alors que la Pologne est un grand exportateur de viande en Europe.

L’affaire a été révélée par les médias.La chaîne commerciale TVN24 dont un journaliste s’est fait embaucher et a travaillé pendant trois semaines à l’abattoir de Kalinowo, à 100 km au nord-est de la capitale, a diffusé des images de bovins traînés la corde au cou, manifestement malades, serrés dans un camion, puis de carcasses entassées et de quartiers de viande visiblement impropres à la consommation.

Interrogé, le ministre polonais de l’Agriculture, Jan Krzysztof Ardanowski, a estimé qu’il s’agissait d’un «incident isolé». Il a déclaré avoir ordonné un contrôle sanitaire dans l’ensemble des abattoirs du pays.

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Le site d’information a authentifié les enregistrements d’une rencontre entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, tous deux mis en examen dans les violences du 1er-Mai à Paris.

© Fournis par France Télévisions



Alexandre Benalla… Dans une longue enquête publiée jeudi 31 janvier, Mediapart diffuse des « enregistrements qui changent tout ». Le site d’investigations affirme avoir authentifié les enregistrements sonores d’une rencontre entre Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de l’Elysée, et Vincent Crase, ancien chargé de sécurité de La République en marche. La scène se déroule le 26 juillet 2018 et les deux hommes y abordent des sujets sensibles, de l’enquête sur les violences du 1er-Mai à un contrat de sécurité passé avec un sulfureux oligarque russe.

Benalla a enfreint son contrôle judiciaire

Le 22 juillet 2018, Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été mis en examen, notamment pour « violences en réunion », après les événements du 1er-Mai, point de départ de l’affaire. Les deux hommes avaient été filmés en train d’interpeller violemment un couple, à Paris.

Ce que révèle Mediapart. Le site affirme qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase se sont rencontrés « en petit comité », le 26 juillet, quelques jours après leur mise en examen. On ignore où le rendez-vous s’est déroulé et si quelqu’un d’autre était présent, mais la rencontre a été enregistrée et l’on entend les deux hommes échanger des informations sur l’enquête et les perquisitions en cours. Vincent Crase dit même avoir envisagé de se rendre au siège de LREM, une nuit « mais le problème, c’est qu’il y a les flics devant ».

Pourquoi c’est embarrassant. Comme l’explique Mediapart, cette rencontre est illégale puisqu’elle viole les termes de leur contrôle judiciaire, qui interdit « tout contact » entre les deux mis en examen. Une mesure destinée à ne pas entraver l’enquête en cours.

Benalla revendique le soutien du « patron »

Au cours de cette rencontre, Alexandre Benalla assure à Vincent Crase qu’Emmanuel Macron, qu’il appelle « le patron »« fait plus que (les) soutenir ».

Ce que révèle Médiapart. Dans l’enregistrement de la rencontre, on entend Alexandre Benalla se vanter du soutien de la présidence, citant notamment un SMS d’Emmanuel Macron. « Truc de dingue, le ‘patron’, hier soir il m’envoie un message, il me dit : ‘Tu vas les bouffer. Tu es plus fort qu’eux, c’est pour ça que je t’avais auprès de moi. Je suis avec Isma [Ismaël Emelien, conseiller spécial du président], etc., on attend Le Monde, machin, etc.' » Relancé par Vincent Crase, il ajoute : « Il fait plus que nous soutenir (…) Il est comme un fou (…) C’est énorme quand même. » Alexandre Benalla assure en outre avoir le soutien de « Madame », à savoir Brigitte Macron, ainsi que celui d’Ismaël Emelien, conseiller spécial du président de la République, qui le « conseille sur les médias et compagnie », assure-t-il.

Pourquoi c’est embarrassant. Le soutien d’Emmanuel Macron à Alexandre Benalla n’est pas exactement une surprise. Le chef de l’Etat l’avait affirmé quelques jours plus tôt devant des élus LREM, en affirmant être le « seul responsable », avant de lancer « qu’ils viennent me chercher ! ». Mais Mediapart rappelle que l’enquête judiciaire en cours met « en grande difficulté » Ismaël Emelien, qui aurait pu recevoir, des mains d’Alexandre Benalla, « des images obtenues illégalement de la préfecture de police, qui vont être diffusées dans les heures qui suivent sur les réseaux sociaux par des comptes En Marche ! en défense de Benalla ». Ismaël Emelien apparaît donc comme un « point de contact important de Benalla à l’Elysée », explique Mediapart.

Ce que répond l’Elysée. Contacté par Mediapart, « l’Elysée dément l’existence de ce SMS »d’Emmanuel Macron à son ancien chargé de mission, ainsi que l’idée selon laquelle Ismaël Emelien aurait pu conseiller Alexandre Benalla. Ce très proche d’Emmanuel Macron n’a pas répondu aux sollicitations de la rédaction.

Benalla serait « impliqué dans un contrat » avec un sulfureux oligarque russe

Selon l’enquête de Mediapart, c’est « un sujet qui inquiète le tandem Benalla-Crase ». Le site d’informations avait révélé, au mois de décembre, l’existence d’un « contrat de sécurité »entre l’oligarque russe Iskander Makhmudov et la société Mars, qui appartient à Vincent Crase, « à une date où ce dernier était encore chargé de la sécurité du parti LREM, tandis qu’Alexandre Benalla travaillait encore à l’Elysée ».

Ce que révèle Mediapart. « Benalla est personnellement impliqué dans ce contrat, y compris dans ses montages financiers », affirme l’enquête de Mediapart. L’ancien chargé de mission de l’Elysée a « rencontré à plusieurs reprises le représentant de l’oligarque en France, l’homme d’affaires Jean-Louis Hagenauer », ajoute le site, photo de Benalla et Hagenauer jouant au babyfoot à l’appui. Les discussions remonteraient à l’hiver 2017, alors qu’Alexandre Benalla est en fonction à l’Elysée, et Benalla aurait touché de l’argent en lien avec ce contrat.

Pourquoi c’est embarrassant. D’abord, parce que Iskander Makhmudov, proche de Vladimir Poutine, a un profil « sulfureux ». Il est « soupçonné par plusieurs magistrats européens d’accointances avec l’un des pires groupes criminels moscovites » et « la justice française s’intéresse à lui », écrit Mediapart. Ce lien entre un proche d’Emmanuel Macron, alors habilité « secret défense », et un « milliardaire proche du pouvoir poutinien »« interroge pour le moins », estime Mediapart.

En outre, Alexandre Benalla, interrogé à plusieurs reprises sur ce contrat, a toujours nié être impliqué, notamment lorsqu’il témoignait, sous serment, devant la commission d’enquête du Sénat.

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LE PLUS. Sylvie Andrieux, exclue du PS après sa condamnation pour détournement de fonds publics, siège encore à l’Assemblée Nationale et elle a même pu voter pour la loi Renseignement. Comment une députée condamnée à quatre ans de prison, dont un ferme, peut-elle encore faire partie des élus de la République ? C’est justement la question que se pose Dom Bochel Guégan. 

Édité par kriefbarbara  Auteur parrainé par audebaron

Sylvie Andrieux écoute les questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale le 28 mai 2013.(ANTONIOL ANTOINE/SIPA)

 

L’analyse du scrutin du vote sur le projet de loi Renseignement, votée en majorité par les députés le 5 mai, est riche de renseignements.

 

Outre le fait de savoir ce que votre député a voté ou non (le mien a voté contre), il révèle les frondeurs de pacotilleceux dont on aurait pu espérer mieux et d’une manière générale, une dérive sécuritaire inquiétante autant qu’une méconnaissance du secteur numérique (mais ceci est un autre sujet).

 

La lecture de ce scrutin révèle surtout que le monde politique est un monde définitivement hors sol et qui creuse lui-même la fosse à purin dans laquelle il patauge. C’est à ce moment que je réalise que Sylvie Andrieux (ex-PS), condamnée en appel en septembre 2014 à quatre ans de prison dont un ferme est toujours députée

 

Du coup, je réalise que Sylvie Andrieux est toujours députée malgré sa condamnation à 4 ans de prison en 2014 http://t.co/fOCFJCEbNW

— Dom Guégan Bochel (@Domydom) 5 Mai 2015

 

Ainsi, le mardi 5 mai, la longue liste des votants nous apprend que Sylvie Andrieux en est et qu’elle a voté pour soit dit en passant.

 

Condamnée pour détournement de fonds publics

 

Pour rappel, Sylvie Andrieux a été condamnée pour détournement de fonds publics, il n’est pas inutile de rappeler que qui dit « fonds publics » dit l’argent des contribuables, autrement dit le nôtre.

 

Sylvie Andrieux a beau clamer qu’elle aurait agi « en son âme et conscience », il n’en reste pas moins qu’elle a été condamnée pour avoir déversé des « charrettes de billets » auprès d’associations fictives dans un but électoraliste. Pire, ce système a perduré malgré un signalement de Tracfin en 2007, des avis défavorables de l’administration (certains datant de 2002) et l’alerte d’une contractuelle qui s’en était inquiétée.

 

Si on résume, Sylvie Andrieux a été condamnée une première fois à 5 ans d’inéligibilité en 2013 pour des faits datant des années 2000 et elle a vu sa peine alourdie en appel en septembre 2014 d’une année de prison supplémentaire.

 

La réponse du PS à l’époque s’était limitée à lui demander son retrait du groupe socialiste, mais en aucun cas à son départ des bancs de l’assemblée nationale.

 

Si le fait de se pouvoir en cassation « suspend » l’exécution de la décision du tribunal permettant à Sylvie Andrieux de siéger encore à l’assemblée, le fait d’y voir une députée pourtant lourdement condamnée pour avoir usé de l’argent public à son seul profit est tout bonnement scandaleux.

 

La lenteur de la justice quand elle concerne des mandats législatifs ne fait que rendre les condamnations illusoires, rappelons-nous les 18 années de procédure pour les époux Tiberi qui n’avaient finalement aboutis qu’à une condamnation à dix mois de prison avec sursis (pour laquelle ils comptent encore faire appel).

 

Les politiques promettent et ne font pas grand chose

 

Le déficit de confiance envers les politiques qui s’aggrave d’année en année se partage désormais entre méfiance, dégoût et lassitude envers nos élus.

 

En 2013 déjà, 77% des français estimaient que les politiques étaient corrompus. En 2014, 88% des français estimaient que les politiques ne se préoccupaient que d’eux-mêmes.

 

Abstention, votes extrêmes, désengagement vis à vis de la vie politique en sont les conséquences directes. Les classes moyennes aujourd’hui estiment que les politiques promettent beaucoup et ne font pas grand chose, rêvent d’un « coup d’état citoyen » et estiment que la France gaspille beaucoup l’argent public alors que nos conditions de vie s’aggravent.

 

Une classe politique trop préoccupée d’elle-même et qui n’a de démocrate que le nom, un changement promis à chaque élection et qu’on ne voit jamais venir. une classe politique qui semble se protéger, s’émancipant des règles qu’elle produit pour les autres.

 

Tous pourris, tous corrompus

 

L’exemple de cette élue, pourtant condamnée en 2013, puis en 2014 et toujours présente parmi ses pairs n’est qu’une illustration de plus de cette déconnexion entre la vie ordinaire et la vie politique.

 

La parole de Sylvie Andrieux, ses opinions comme ses recommandations n’ont plus aucune valeur. Cependant, lire de sa plume que « la France doit être exemplaire », que la « confiance est nécessaire » ou lire son rappel du principe de liberté, d’égalité et de fraternité qui est le nôtre, peut paraître quelque peu indécent.

 

A l’heure des promesses de transparence, d’exemplarité, de République irréprochable sans cesse répétées, la présence (très très discrète) de Sylvie Andrieux à l’assemblée devient insupportable tout en nourrissant le « tous pourris », « tous les mêmes », si cher à Marine le Pen (bien que son parti ne soit pas exempt de reproches), faisant ainsi un peu plus le lit du FN pour 2017.

 

Comment peut-on justifier aujourd’hui, alors que le fossé entre politiques et peuple n’en finit plus de se creuser, qu’une élue qui a volé l’argent de ses concitoyens et électeurs puisse deux ans après avoir été condamnée être encore payé(e) par ces mêmes contribuables (6755€ par mois hors indemnités selon sa déclaration) qu’elle a spoliés ?

 

Parmi les maux de la politique, la prévarication est l’un des pires puisqu’il viole le contrat moral passé entre l’électeur et l’élu, le détournement de biens publics est à la politique ce que le plagiat est à la création intellectuelle, dès lors, une condamnation pour détournement d’argent public devrait automatiquement, systématiquement et sans délai éloigner le ou la fautive de tout mandat législatif et/ou public.

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Arnaud Vaulerin
Aung San Suu Kyi au 71e anniversaire de l'Etat Kachin à Myitkyina, dans le nord de la Birmanie, le 10 janvier.

© ZAU RING HPRA Aung San Suu Kyi au 71e anniversaire de l’Etat Kachin à Myitkyina, dans le nord de la Birmanie, le 10 janvier.

En vue des élections de 2020, les parlementaires de son parti, la LND ont lancé le chantier de la réforme de la charte écrite par l’armée. Un projet qui agace les militaires.

C’est une promesse et une revendication de longue date qui refait surface. Les parlementaires birmans de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d’Aung San Suu Kyi, ex-prix Nobel 1991 et cheffe de facto du gouvernement, ont voté, mardi dans la capitale Naypyidaw, une motion pour la création d’un comité pour réformer la Constitution en vue des élections générales de 2020.

Selon Aung Kyi Nyunt, le rapporteur du texte, cité par l’agence Reuters, la Constitution actuelle «n’est pas conforme avec le système actuel» et les «souhaits du peuple» ne peuvent être ignorés.

Le vote a fâché les militaires qui occupent de facto 25% des sièges du Parlement. Pour manifester leur mécontentement, ces derniers se sont levés dans l’hémicycle et sont restés silencieux plusieurs minutes lors du vote à l’Assemblée de l’Union. Avant que le président de la séance leur demande de se rasseoir.

Farce électorale

Depuis le coup d’Etat de 1962, les militaires birmans s’estiment les seuls garants de l’ordre et de l’unité du pays où les revendications sécessionnistes ou fédéralistes des rebellions armées sont nombreuses. Tout en étant à l’origine de l’ouverture du régime lancée en 2011 avec la nomination-reconversion d’un ancien général en président civil (Thein Sein), ils restent sourcilleux sur le strict respect de la Constitution qu’ils ont pensée, écrite et appliquée.

Trois ans après son arrivée au pouvoir, la LND entend amender cette charte que le Conseil d’Etat pour la paix et le développement, la junte birmane présidée par le généralissime Than Shwe, avait fait approuver lors d’une farce électorale référendum en 2008.

Cette année-là, malgré l’état de pénurie que traversait le pays après le passage ravageur du cyclone Nargis (138 000 morts et disparus), le régime birman avait organisé un référendum pour instaurer une «démocratie florissante et disciplinée», en reprenant la «feuille de route en sept points» du général Khin Nyunt. En 2010, Than Shwe organisait une parodie de législatives pour s’engager sur le chemin d’une transition démocratique très encadrée.

Droit de veto

C’est en 2015, au terme d’un scrutin historique qui a consacré la victoire de la LND et d’Aung San Suu Kyi, la prix Nobel de la paix jadis honnie par la junte, que l’opposition est arrivée au pouvoir. Elle avait notamment fait campagne sur une réforme de la Constitution et la LND n’a cessé, depuis, de le répéter.

Le texte de 2008 verrouille le système institutionnel. Il garantit à l’armée (la Tatmadaw) 25% des sièges parlementaires aux militaires qui d’autorité nomment et contrôlent trois ministères clés : la Défense, les Frontières et l’Intérieur. Les parlementaires de la LND ont dans leur viseur le fameux article 436 qui stipule que toute révision constitutionnelle doit être approuvée par plus de 75% des parlementaires. Autrement dit, l’armée dispose d’un droit de veto sur un tel projet.

L’autre texte qui pose problème, dans une moindre mesure toutefois, est l’article 59F qui édicte que toute personne ayant un conjoint ou des enfants étrangers ne peut assumer les responsabilités de président ou de vice-président. Cette disposition empêche de facto Aung San Suu Kyi, dont les enfants sont britanniques, de devenir chef de l’Etat.

En août, lors d’un forum à Singapour, la «conseillère d’Etat» (sorte de super Première ministre), avait rappelé les projets poursuivis par la LND de longue date : «L’achèvement de notre transition démocratique doit nécessairement impliquer l’achèvement d’une réelle Constitution démocratique.»

Théâtralité

En parlant mardi au nom de l’armée, le brigadier-général Maung Maung a jugé que la LND n’avait pas agi en «conformité avec la loi». Avant de préciser que les militaires ne disaient pas «non aux amendements» et qu’ils attendaient des précisions sur les mesures envisagées et les attributions du futur comité.

«Si l’effet d’annonce et la théâtralité du vote à l’Assemblée sont bien là, la substance et le contenu ne le sont pas encore, explique Renaud Egreteau, professeur associé à l’université de Hongkong et auteur d’une histoire de la Birmanie contemporaine (le Pays des prétoriens, Fayard). Un comité similaire avait été formé par le précédent Parlement en 2013, et il avait fallu deux ans à l’ancienne majorité parlementaire pour voter (et rejeter) une première proposition d’amendement en juin 2015.»

Cette fois, l’ex-opposition siège en force. Elle compte bien réformer le système institutionnel avant les élections générales de 2020. L’armée ne manquera pas de se manifester. En août 2015, elle avait viré le patron du parti pro-junte USDP qui n’était autre que Shwe Mann, le président de l’Assemblée nationale. Il avait eu le tort, notamment, d’évoquer à haute voix une réforme de la Constitution.

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Vendredi, les Français vont constater une hausse des prix sur une partie des produits alimentaires de grande consommation (4%). Dans le même temps, une hausse du tarif réglementé de l’électricité devrait se produire dans trois mois. Des annonces qui tombent mal pour le gouvernement en pleine crise des Gilets jaunes.

Vendredi, les Français vont constater une hausse des prix sur une partie des produits alimentaires de grande consommation (4%). Dans le même temps, une hausse du tarif réglementé de l'électricité devrait se produire dans trois mois. Des annonces qui tombent mal pour le gouvernement en pleine crise des Gilets jaunes.© Sipa

Vendredi, les Français vont constater une hausse des prix sur une partie des produits alimentaires de grande consommation (4%). Dans le même temps, une hausse du tarif réglementé de l’électricité devrait se produire dans trois mois. Des annonces qui tombent mal pour le gouvernement en pleine crise des Gilets jaunes.

Un membre du groupe Facebook « La France en colère!!! » du Gilet jaune Eric Drouet a déjà appelé mercredi à aller « tous dans la rue pour l’acte 12 contre l’inflation des prix de l’électricité ». La proposition, faite mercredi par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), d’augmenter le tarif réglementé de l’électricité de 5,9% TTC n’est pas passée inaperçue. Et ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle annoncée cette semaine et commentée par les Gilets jaunes. La loi alimentation va entrer en vigueur vendredi et, avec elle, le relèvement du seuil de revente à perte (SRP).

Ce dispositif entraînera une hausse de tarifs sur 4% des produits alimentaires de grande consommation, comme l’a confirmé le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume mercredi matin. Là encore, les Gilets jaunes se sont emparés du sujet, à l’image de ce post Facebookpartagé plus de 8.600 fois en dix jours montrant une pancarte dans un supermarché où sont dénoncées les hausses du prix d’un litre de Ricard et d’un paquet de café Carte noire.

Le gouvernement reporte la hausse du tarif d’électricité

Dans le même temps, les prix à la pompe, déclencheur de la crise des Gilets jaunes, remontent, malgré le gel des hausses des taxes sur le carburant pour l’année 2019. Les événements au Venezuela et la décision de l’Arabie saoudite de réduire ses exportations entraînent en effet une hausse mécanique, d’un centime par litre de gazole et de 0,5 centime par litre de sans plomb 95, sur la semaine du 21 au 27 janvier.

Si le gouvernement ne peut pas contrôler l’instabilité politique au Venezuela, il a d’ores et déjà communiqué sur les autres annonces.

Le ministère de l’Ecologie, cité par l’AFP, a ainsi annoncé son refus de prendre en compte dans l’immédiat la proposition de la CRE, arguant des prérogatives de l’Etat en période hivernale : « Le gouvernement, comme la loi l’y autorise, n’appliquera pas ces hausses tarifaires. » Ces dernières sont estimées à 85 euros par an pour un foyer qui se chauffe à l’électricité.

« Le gouvernement fera ainsi usage des délais prévus par la loi afin de protéger les foyers français, notamment les plus modestes, d’une trop forte hausse (…) dans une période de consommation élevée », a encore précisé le ministère.

Des moyens de limiter la hausse des prix de l’énergie

Le gouvernement dispose d’un délai légal de trois mois à compter de la proposition de la Commission, qui sera transmise après une délibération prévue le 7 février. En amont, la CRE, autorité administrative indépendante, consultera jeudi les fournisseurs et associations de consommateurs.

Mais la hausse tarifaire, justifiée par « une hausse des prix de marché de gros de l’électricité, ainsi qu’à une augmentation du prix des capacités électriques » selon le ministère, devrait être appliquée au 1er juin. Pour autant, le gouvernement dispose de plusieurs leviers pour en atténuer les effets :

  • L’Etat peut décider une baisse des taxes pour les fournisseurs, baisse qui sera ensuite répercutée sur les factures des consommateurs ;
  • La possibilité pour les concurrents d’EDF d’acheter à un tarif régulé de l’électricité nucléaire au fournisseur public ;
  • Le lissage de la hausse sur un an.

Le Premier ministre Edouard Philippe s’était déjà engagé en décembre à geler les hausses des tarifs de l’électricité et du gaz au 1er janvier 2019, l’une des mesures prises pour apaiser la colère des Gilets jaunes. Il a également annoncé son souhaite de réformer la régulation du marché de l’électricité, pour « faire bénéficier les consommateurs de la stabilité des coûts du parc de production français ».

Le ministre Didier Guillaume fait la pédagogie de la loi alimentation

L’application de la loi alimentation, elle, ne sera pas reportée. « Il y aura 4% des produits qui vont augmenter beaucoup. Je le regrette, j’aurais voulu que ce soit différemment, a déclaré Didier Guillaume mercredi matin sur France info. On essaie une chose, c’est qu’on ait encore une agriculture en France, pour arrêter d’acheter des produits qui viennent d’Amérique ou des pays de l’Est. »

Dans les supermarchés, « 500 produits sur 13.000 » devraient ainsi augmenter le 1er février, alors que dans les hypermarchés, « c’est 800 produits sur 20.000 » qui sont concernés, selon le ministre, qui a souhaité relativiser les informations parues mercredi dans Le Parisien.

Selon le quotidien francilien, 24 produits de grande consommation vont augmenter de 6,3% au 1er février avec la mise en application de la loi alimentation, qui prévoit le relèvement à 10% du seuil de revente à perte de la distribution. A cette date, les supermarchés ne pourront plus vendre à perte les produits d’appel sur lesquels ils basent leur communication. Ceux-ci devront être vendus au minimum 10% plus cher qu’ils ont été achetés.

Or, ces produits ne sont en général pas des produits agricoles directs, mais plutôt des produits de grande consommation fabriqués la plupart du temps par des géants de l’agroalimentaire (Danette, Coca-Cola, Caprice des Dieux, Ricard, Nutella, etc.) utilisés par les distributeurs dans leurs promotions pour attirer le chaland.

Pour UFC-Que Choisir, « ce sont les Français les plus modestes qui vont payer »

« La loi ne dit pas qu’il faut augmenter le Nutella, elle stipule qu’une grande surface ne peut pas vendre de produits aux consommateurs moins cher que ce que ça vaut », a précisé le ministre. Dans Le Parisien, Mathieu Escot, de l’association UFC-Que Choisir, pointe toutefois l’effet pervers de la loi : « Dans les hypermarchés qui se livrent à une guerre des prix ou chez les hard discounters, les hausses pourront être fortes. Or, ce sont ces magasins que fréquentent les Gilets jaunes. Ce sont donc bien les Français les plus modestes, avec un faible pouvoir d’achat, qui vont payer. »

Didier Guillaume, lui, renvoie la balle aux grandes enseignes, responsables, selon lui, de « prendre en otage les consommateurs » quand elles affichent deux tarifs, avant et après la loi. Mercredi matin, le ministre a ainsi demandé aux hypermarchés d' »indiquer aux consommateurs que, en gros, ce sera 50 centimes de plus par mois ».

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Jeanne Bulant
Le ministre de l’Action et des Comptes publics avait jusqu’alors écarté les rumeurs qui circulaient sur son départ du gouvernement. Mais ce mercredi sur BFMTV, il a annoncé qu’il donnerait sa décision « en début de semaine prochaine ».

Gérald Darmanin sur BFMTV.

Gérald Darmanin sur BFMTV.Gérald Darmanin se prépare-t-il à claquer la porte du gouvernement? Depuis la mort du maire de Tourcoing la semaine dernière, le ministre entretient le mystère autour de son éventuel retour dans cette ville dont il fut maire de 2014 à 2017.

Ce mercredi sur notre antenne, le ministre de l’Action et des Comptes publics a laissé planer le doute sur un éventuel départ du gouvernement, en annonçant qu’il donnerait sa décision « en début de semaine prochaine ».

« J’aurai l’occasion en début de semaine prochaine, avant le conseil municipal qui élira le maire, de donner ma décision », a-t-il déclaré, avant d’ajouter: « Chacun sait que je suis très attaché à ma commune, mais chacun sait aussi que c’est une responsabilité particulière d’être ministre. Je suis un enfant de la République, on est à l’écoute du Président ».

« On ne décide pas comme ça de son propre destin »

« Si cela devait s’arrêter demain, parce que le président le décidait, je remercierai le président de m’avoir permis d’aider mon pays », a ajouté Gérald Darmanin face à Ruth Elkrief.

« Je suis un ministre de la République qui essaie d’être à la hauteur de la confiance que lui a confié le Président, a encore lancé le ministre, avant d’évoquer sa grande réforme: je suis très heureux d’avoir pu mener cette grande réforme qu’est le prélèvement à la source ».

« On ne décide pas comme ça de son propre destin. Je ne suis pas là pour affaiblir quiconque. On a la chance d’avoir Emmanuel Macron en France. Il est courageux. Bien sûr il est attaqué, on fait des erreurs. Mais je le vois tous les jours faire les réformes dont le pays a besoin », a-t-il poursuivi.

Ce lundi, le ministre a confirmé qu’il assurerait l’intérim de la mairie de Tourcoing jusqu’au 7 février. En mai 2018, il avait évoqué l’idée d’un retour dans sa ville du Nord, et avait déclaré à plusieurs reprises vouloir se représenter lors des municipales de 2020.

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