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Archive for octobre 2016

Le géant sud-coréen fait face à la plus grande crise de son histoire.

Jusqu’à dix ans de prison et environ 165 000 euros d’amende. Embarquer à bord d’un avion avec un téléphone portable Galaxy Note 7, sur soi ou en soute, est désormais un crime fédéral aux Etats-Unis. Du jamais-vu. Un signe parmi d’autres que la faillite technologique de Samsung va coûter très cher à l’entreprise, et surtout à sa marque. D’autant plus que le conglomérat (« chaebol », en coréen) a catastrophiquement réagi à la défaillance de son nouveau produit phare, dont les premières explosions ont été signalées dès le mois d’août, juste après le stade des précommandes. Samsung, numéro un mondial des Smartphone avec 22,3 % du marché, espérait en commercialiser 19 millions d’exemplaires dans le monde, soit 10 % du total de ses ventes en téléphonie. Après une très mauvaise gestion de la crise, le groupe a vu son bénéfice trimestriel s’effondrer de 33 % et prévoit une perte de 4,86 milliards d’euros sur trois trimestres. Mais cet échec magistral pourrait lui coûter bien plus cher – jusqu’à 15 milliards.

« Samsung avait accéléré le lancement pour battre apple »

Cette « phablette » haut de gamme, intermédiaire entre le téléphone et la tablette, possédait deux caractéristiques remarquées : une étanchéité jusqu’à 1,5 mètre et un scanner d’iris pour déverrouiller le téléphone. L’appareil était ­également plus fin que son prédécesseur, le Note 5, de 0,3 millimètre, avec une capacité de batterie supérieure de 20 %. Deux atouts complexes à combiner techniquement. Mais Samsung a accéléré son lancement, afin de prendre de vitesse l’iPhone 7 d’Apple, son grand rival et numéro deux mondial, lancé en ­septembre. Au mépris, peut-être, de vérifications approfondies. Car dès le 2 septembre, le groupe met en place un ­rassurant « programme d’échange » (et non un brutal « rappel de produit ») pour 2,5 millions de ses appareils. En vain : les Note 7 de remplacement prennent feu autant que les précédents. Un vol de Southwest Airlines, le 5 octobre, doit être évacué. Sur le territoire américain, 96 incidents sont répertoriés. Le 11 octobre, le géant coréen capitule. Il renonce à la production, puis déclare vouloir revoir son processus de contrôle qualité. Dans la foulée de cette annonce, le titre perd 8 %, une chute inédite depuis 2008. Sa capitalisation boursière fond de plusieurs milliards. Plus de 500 consommateurs sud-coréens viennent de se décider à lancer une action de groupe contre le « chaebol », pour, entre autres, le « préjudice psychologique » qu’ils affirment avoir subi.

Samsung a décidé d’arrêter la production du Note 7. © Joni Gantz Barwick/AP/SIPA

Reste à identifier la cause des explosions. Plusieurs enquêtes sont en cours, mais, selon le « Wall Street Journal », elles peinent à identifier la défaillance (la batterie, le logiciel ou le circuit, toutes les hypothèses sont évoquées). Cette étape est essentielle pour regagner la confiance des consommateurs avant le lancement du prochain modèle, le Galaxy S8, en 2017. « Quand lancer le produit avant le concurrent devient l’objectif majeur, la catastrophe s’avère inéluctable. Nous ne savons pas encore d’où vient le problème. Dans ces pays asiatiques, il existe une tendance à la “déresponsabilité” individuelle, les cadres couvrant parfois des séries d’erreurs », explique Jean-Noël Kapferer, professeur émérite à HEC, chercheur à l’Inseec Luxury Institute et auteur de « Réinventer les marques » (éd. Eyrolles). La gouvernance de Samsung, société dotée d’un fonctionnement quasi militaire avec un management âgé, se retrouve aussi en accusation. Mais l’enjeu dépasse l’entreprise. Quand Samsung trébuche, toute la Corée du Sud s’inquiète. Le conglomérat représente 17 % du PIB et un cinquième des exportations du pays. Le 13 octobre, la Banque centrale a revu à la baisse sa prévision de croissance de 2,9 % à 2,8 % pour l’année prochaine, après avoir pris en compte l’impact du fiasco.

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David Revault d’Allonnes, éditorialiste politique d’Europe 1, revient sur l’onde de choc provoquée par la sortie du livre Un président ne devrait pas dire ça. 

"La situation de François Hollande est crépusculaire"© STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP « La situation de François Hollande est crépusculaire »

Le livre de confidences de François Hollande, Un président ne devrait pas dire ça, n’en finit plus de susciter des remous. C’est un désastre politique pour le Président, qui se retrouve à la fois vilipendé par ses camarades socialistes, y compris par Claude Bartolone, le Président de l’Assemblée nationale. Du jamais vu, selon David Revault d’Allonnes, éditorialiste politique d’Europe 1.

A-t-on déjà vu un président en si mauvaise posture ? 

« Quelle atmosphère. Quelle fin de règne. Alors bien sûr, toutes les fins de mandat présidentiel sont traditionnellement compliquées. Et François Hollande a souvent été en posture difficile dans ce quinquennat. Il n’empêche. Depuis la sortie de ce livre de confidences, on a le sentiment qu’il y a quelque chose de définitivement cassé au royaume de Hollande. A un peu plus de six mois du premier tour de la présidentielle, jamais président sortant n’aura été autant contesté par son propre camp. Autant détesté par sa propre majorité et surtout, autant challengé par ses propres ministres qui se transforment presque tous en concurrents directs pour 2017.

Ses ministres qui se transforment presque tous en concurrents, vous n’exagérez pas un petit peu ?

« J’ai fait le calcul C’est bien simple : pas moins de six de ses ministres anciens ou actuels sont candidats contre lui. Ou envisagent de l’être. C’est du jamais vu. On récapitule : deux sont candidats déclarés à la primaire du PS, Arnaud Montebourg et Benoit Hamon. On aurait même pu en compter une de plus si Cécile Duflot n’avait pas été balayée par la primaire écologiste. Il y en a un autre qui est dans la nature. Pas encore candidat déclaré, mais qui fait tout pour l’être: Emmanuel Macron. Ca fait déjà trois. Et ce n’est pas tout : le trouble causé par les confidences de François Hollande a réveillé d’autres appétits. Fait resurgir de nouvelles hypothèses. Du coté des potentiels, on cité désormais Ségolène Royal, l’ancienne finaliste de la présidentielle de 2007. Pas mécontente de laisser dire. Ou encore Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education. Et puis, bien sûr, il y a Manuel Valls. Le premier ministre. Qui, dans cette dérive des continents, s’est lui aussi mis en mouvement il y a quelques jours ».

Oui, mais Manuel Valls c’est un candidat en réserve… au cas où ! Vous croyez qu’il pourrait faire sécession comme Emmanuel Macron ? Et aller jusqu’à affronter directement François Hollande ?

« C’est en tout cas une véritable partie d’échecs que le premier ministre a engagé avec le chef de l’Etat. Vous avez raison de rappeler l’épisode de la démission d’Emmanuel Macron. Car ces derniers mois, Valls n’a cessé de mettre en avant sa loyauté à Hollande. Précisément pour se démarquer de l’ancien ministre de l’Economie. Et se rallier les faveurs des socialistes, plutôt légitimistes dans l’âme. C’est pourquoi il doit toujours apparaître fidèle. La loyauté reste de rigueur. Mais Manuel Valls, ces derniers jours, se démarque nettement ».

C’est vrai que cette semaine, dans un avion, il s’est lâché, en exprimant sa « honte », et sa « colère » après les confidences présidentielles…

« Un premier caillou dans le jardin du président. Le problème, c’est que dans la contestation de Hollande : il n’est pas certain qu’il puisse aller beaucoup plus loin. Car il est comptable comme lui du bilan de ce quinquennat. Et surtout, pas sûr qu’il puisse aller beaucoup plus haut. Dans les enquêtes d’opinion, Manuel Valls ne fait pas mieux que François Hollande en terme d’intention de vote. C’est tout de même un sérieux souci. En clair, aucune solution de remplacement ne s’impose réellement ».

En même temps, David, c’est un phénomène assez classique sous la Vème République… Tous les chefs de l’Etat depuis De Gaulle ont connu des fins de mandat agitées.

« Vous avez raison. Ce fut le cas pour François Mitterrand en 1995, attaqué de toutes parts. Ou encore pour Jacques Chirac en 2007. Mais là, la situation est crépusculaire. Une sorte d’état d’anarchie. On n’ imagine pas un Sarkozy challengé par une demi douzaine de ses ministres en 2012, même au sommet de l’impopularité. L’ancien président inspirait encore à ses troupes une forme sinon de respect, du moins de crainte. Aujourd’hui François Hollande ne fait peur à personne. Du moins pas au sens ou on l’entend. Car les socialistes redoutent bel et bien une chose: que la gauche réformiste, celle incarnée par Hollande et Valls, soit pulvérisée. Et durablement écartée du pouvoir ».

Crépuscule, anarchie… A vous entendre, la messe est dite pour le Président !?

« Pas tout à fait… Hollande a un réel talent : il s’épanouit dans une forme de bazar généralisé. On savait qu’il organisait la désorganisation. Et qu’il se complaisait dans une forme de flou. Là, c’est carrément la pétaudière. Et si les nombreux concurrents issus de son camp tentent de jouer l’empêchement. Lui, retranché à l’Elysée, joue l’épuisement. L’étouffement des autres. Lui président reste le maître des horloges. Il a juré qu’il annoncerait sa décision en décembre. Et d’ici là, c’est lui le maître du jeu. On voit bien que Manuel Valls ne le combattra pas frontalement. Quant à Macron, on se pose la question de savoir s’il sera vraiment candidat. Tant que le président ne s’est pas déclaré, ces deux là sont condamnés à rester dans un entre deux. La balle reste dans le camp de Hollande. Encore faut il qu’il ne se la tire pas dans le pied. L’objectif de l’opération « livre confidences » était de réhabiliter son bilan. De déminer les sujets sensibles avant la présidentielle. De déblayer le terrain ».

… Et on voit le résultat !

« Il ne lui reste plus que quatre semaines pour persuader qu’il n’y pas d’autres choix que lui. Un peu comme dans la publicité avec Georges Clooney: François Hollande, what else? »

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AUSSI SUR MSN : BFMTV 

Pour Tapie, une « défaite de Hollande » à la primaire serait « une explosion de la gauche

 

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© Fournis par BFMNews

Nicolas Sarkozy affirme, dans un entretien à paraître lundi dans les quotidiens du groupe Ebra, que « la violence de la charge dont a fait preuve » François Bayrou à son égard « rend désormais injustifiable une quelconque alliance » avec lui du vainqueur de la primaire de la droite.

« Je n’ai aucun problème personnel avec M. Bayrou (soutien d’Alain Juppé à la primaire de la droite, ndlr) mais un problème politique », assure l’ancien chef de l’Etat. « Il a voté Hollande et nous a donc fait entrer dans le socialisme », répète-t-il, prônant à nouveau « une alternance franche, pas une alternance molle ». « C’est un choix politique majeur: je ne ferai pas d’alliance avec M. Bayrou car il veut mener une politique de gauche ».

« Qu’a promis M. Juppé à M. Bayrou en échange de son soutien, en plus de lui accorder un grand nombre de sièges de députés ? », s’interroge Nicolas Sarkozy. « Je refuse que la future majorité soit sous le chantage permanent de M. Bayrou qui s’est par exemple opposé à la réforme des retraites en 2010 ».

« La violence de la charge dont il a fait preuve à mon égard ce week-end démontre à quel point il utilise le langage de la gauche et rend désormais injustifiable une quelconque alliance entre le vainqueur de l’élection primaire et François Bayrou », affirme encore Nicolas Sarkozy.

Le président du MoDem avait réagi samedi aux attaques de Nicolas Sarkozy à son égard, en dénonçant sa « brutalité » et sa « violence » qui vont, selon lui, amener les Français à « lui dire non une deuxième fois » lors de la primaire de la droite.

« Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement », avait déclaré le maire de Pau sur sa page Facebook

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La Commission nationale indépendante des droits de l’homme à Madagascar recommande » à la police municipale d’Antananarivo «une rigueur sur le respect des droits humains» (photo d’illustration).
© RFI

La Commission nationale indépendante des droits de l’homme à Madagascar (CNDIH) a publié un communiqué où elle « recommande » à la police municipale d’Antananarivo « une rigueur sur le respect des droits humains », pointant du doigt les « agissements de certains agents de police (…) usant de violence lors des opérations, au prix de faire des victimes ». Un communiqué qui a lieu à la suite du passage à tabac par la police la semaine dernière, d’un employé, maquettiste, du journal Free News, journal critique vis-à-vis du régime et de la municipalité. Retour sur cette affaire qui révèle de nouvelles exactions au sein de la police.

Samedi 22 octobre, aux alentours de trois heures du matin à la sortie d’une boîte de nuit, un maquettiste du quotidien Free News est embarqué dans un pick-up de la police où il est tabassé avant d’être relâché, inconscient. A l’hôpital, les médecins relèvent un traumatisme crânien, ainsi que plusieurs blessures sur le haut du corps. Le certificat médical indique une incapacité de travail de 10 jours.

Selon les déclarations de la victime, le passage à tabac a été plus violent après avoir révélé qu’il travaillait pour le journal Free News, les agents de police l’auraient accusé d’appartenir à un groupe de presse qui dénigre le régime. Ces propos ont été rapportés par l’employeur de la victime Lalatiana Rakotondrazafy, directrice générale du quotidien Free News, mais aussi leader du parti politique Freedom et conseillère municipale d’opposition.

La Commission nationale indépendante des droits de l’homme à Madagascar pointe du doigt des « agissements portant atteinte aux droits humains » et recommande une « un traitement équitable de l’affaire jusqu’à son aboutissement ». Pour Jean Rostand Rabialahy, commissaire principal de police et directeur de cabinet du ministère de la Sécurité publique, il s’agit de responsabilités individuelles, détachables du service, les policiers n’ayant reçu aucun ordre de leurs supérieurs. Le commissaire assure que les responsables vont répondre de leurs actes. Mais une semaine après les faits, impossible de mettre la main sur les agresseurs.

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Vendée. Un bébé de 2 mois meurt, son père placé en garde à vue

  • Le drame s'est déroulé à Saint-Jean-de-Monts, dans le nord-ouest de la Vendée.
    Le drame s’est déroulé à Saint-Jean-de-Monts, dans le nord-ouest de la Vendée. | Ouest-France

Par Ouest-France

Le nourrisson est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi. Le père a été placé en garde à vue pour des violences qui auraient pu entraîner la mort.

Un bébé de 2 mois est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à Saint-Jean-de-Monts, en Vendée.

C’est la mère qui a appelé les gendarmes entre minuit et une heure du matin. Arrivés sur place ensuite, les pompiers n’ont pas pu réanimer le petit garçon.

Le père en garde à vue

Âgés d’une trentaine d’années, les parents ont été placés en garde à vue. La mère a été relâchée. Le père est, lui, toujours en garde à vue.

Il est suspecté d’avoir fait subir à l’enfant « des violences qui auraient pu entraîner le mort du bébé », indique le parquet de La Roche-sur-Yon. « Les circonstances du décès restent à déterminer. »

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Une autopsie de l’enfant a été pratiquée ce vendredi après-midi. Des coups seraient bien à l’origine du décès.Plus d’infos samedi dans Ouest-France ou sur notre édition numérique.

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Le Salon du chocolat se déroule du 28 octobre au 1er novembre 2016 à Porte de Versailles, à Paris.

Le Salon du chocolat se déroule du 28 octobre au 1er novembre 2016 à Porte de Versailles, à Paris.

IP3 PRESS/MAXPPP

 

Le 22e Salon du chocolat se tient Porte de Versailles du 28 octobre au 1er novembre. Entre le prix d’entrée, le défilé de robes, les stands, les pâtissiers et chocolatiers présents et les dégustations, voici notre guide de survie.

Temps fort des chocovores, le 22e Salon du chocolat se tient du 28 octobre au 1er novembre à Paris. Afin d’éviter les foires d’empoigne et les déceptions, voici un petit guide utile à l’usage des 130.000 visiteurs attendus cette année.

Où, quand et combien?

Le 22e Salon mondial du chocolat se déroule du 28 octobre au 1er novembre, au pavillon 5 de la Porte de Versailles, à Paris. L’entrée est de 14 euros (plein tarif), 6,50 euros pour les 3/12 ans, gratuit pour les moins de trois ans. Un Pack famille (2 adultes + 2 enfants entre 3 et 12 ans) a été lancé cette année: 35 euros. Ouvert de 10h à 19h. Informations et réservations sur le site www.salonduchocolat.fr

Les ateliers et conférences sont accessibles sans coût supplémentaire.

A noter: 3.000 places sont mises en vente pour la soirée d’inauguration, le 27 octobre. Tarifées plus cher (35 euros) que l’entrée normale, les bénéfices iront au Mécénat chirurgie cardiaque.

Pâtissiers, chocolatiers… Qui sera là?

Les organisateurs annoncent 500 participants, venus de 30 pays, sur deux étages (soit 20.000 mètres carrés).

Parmi les présents, artisans et industriels: chocolat Chapon, Bernachon, Jean-Paul Hévin, Michel Cluizel, Boissier, Bonnat, Côte d’or, Arnaud Larher, Milka, Es Koyama, Vincent Guerlais, Hasnaä, Jeff de Bruges, Mazet, Nestlé, Pralus, Sadaharu Aoki, Bellanger, Atelier du chocolat de Bayonne, Foucher, Maison Georges Larnicol…

Et pour en rencontrer, notamment certains qui ne sont pas (ou plus) présents sur le salon, des dédicaces ont lieu tous les jours de 11h à 19h à l’espace Librairie & dédicaces: Philippe Conticini, Christophe Adam, Maëlig Georgelin, Pascal Caffet, Laurent Duchêne, Mercotte, Nina Métayer, Frédéric Bau, Christophe Felder, Jérémy Del Val, Philippe Urraca

Peut-on vraiment goûter?

En principe, oui. Mais c’est à chaque stand de décider s’ils organisent des dégustations. Donc certains n’en feront pas toute la journée. D’autres n’en feront pas du tout. Cependant, en général, il est possible de goûter, même s’il faut souvent être patient et jouer un peu des coudes.

Qui sera au défilé des robes?

Le défilé de robes, créées par un styliste et un chocolatier, est un incontournable. Si le premier, avec des célébrités, a lieu lors de la soirée d’inauguration le 27 octobre, des défilés avec des mannequins et des stars des réseaux sociaux ont lieu tous les jours à 17h. Le show sera en faveur de l’association Mécénat Chirurgie cardiaque. Parmi les personnalités annoncées, on retrouve: Amanda Scott, Anaïs Delva, Armelle Deutsch, Capucine Anav, Delphine Wespiser, Clio Pajczer, Denitsa Ikonomova, Fabienne Carat, Flora Coquerel, Julie Pietri, Katrina Patchett…

Pour les enfants, le Salon du chocolat junior

Plutôt que d’avoir des ateliers ici et là pour les enfants, les organisateurs ont décidé cette année de lancer un « Salon dans le Salon ». En fait, il s’agit d’une zone dédiée aux bambins, avec des ateliers d’éveil, des classes cacao animées par des chocolatiers, des jeux vidéos, des « choco-tours », des cadeaux… Des prix, les Awards du Chocolat junior, seront même remis.

Quels ateliers ne pas manquer?

Le pastry show, tous les jours de 11h à 19h, accueille des démonstrations en direct de chefs pâtissiers et cuisiniers, parmi lesquels Mercotte, Nina Métayer, Nicolas Paciello, Benoît Castel, Thierry Marx, Susumu Koyama, Julien Chamblas, Christophe Felder, Yann Menguy, Damien Gendron, Jérémy Del Val, Angelo Musa et Alexandre Dufeu, Claire Verneil, Yohann Caron, Michael Bartocetti, Stéphane Tranchet ou encore Yann Couvreur.

Au Podium Cacao Show, des ateliers pâtisserie et chocolat ont lieu tous les jours de 11h à 19h. Et toutes les heures, des spectacles narrent le chocolat à travers le monde.

Pour les fans du Meilleur Pâtissier, sur M6, plusieurs candidats de cette saison (Aijing, Célestin, Chelsea, Chris, Lila, Mélanie, Mickaël, Ruth et Sandrine) réaliseront des pâtisseries en public, en binômes, samedi 29 et dimanche 30 octobre. Cerise sur le gâteau: Mercotte en personne sera là. Pour les voir, direction le Pastry Show samedi, et à l’espace conférence pour une séance de questions/réponses dimanche.

Des conférences ont lieu tous les jours de 11h à 19h à l’espace Chocosphère, notamment autour de la traçabilité, le cacao vietnamien, le Ghana, les vertus du chocolat cru, la nouvelle pâtisserie, le coeur et le chocolat, les superaliments…

Les photographes culinaires seront à l’honneur. Leurs oeuvres seront exposées sur les murs partout dans le Salon.

Autre nouveauté: l’espace Pain et chocolat, animé par le Syndicat patronal des boulangers-pâtissiers du Grand Paris.

Un espace Japon est également prévu, à visiter par petits groupes. Au programme: alliance chocolat et whisky ou saké, sushis au cacao, chocolat au thé matcha, animation yuzu…

Y a-t-il des concours?

Le Concours Relais Desserts Charles Proust a lieu le 28 octobre. Les candidats doivent réaliser une pièce artistique sur le thème « l’artisanat d’art, patrimoine français » et un entremets à base de chocolat Guanaja lait et noir.

Les Awards du chocolat, organisés par le Club des croqueurs de chocolat, sont décernés le 28 octobre à 14h (Podium Cacao Show).

Les Masters du pain au chocolat, le 29 octobre à 16h.

Y a-t-il toujours des statues en chocolat?

Comme chaque année, Leonidas présente sa statue géante, cette année une tour Eiffel de 3 mètres de haut. Et pour cette 22e édition, un Wild Kong de 6 mètres de haut, designé par Richard Orlinski et réalisé par Le Chocolat des Français, trônera dans le Salon.

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Dans sa stratégie de « dédiabolisation », le Front national n’hésite pas à mettre sur le devant de la scène des personnalités aux profils encore atypiques dans les couloirs du parti. C’est notamment le cas de Guy Deballe, français de 43 ans, d’origine centrafricaine et ancien encarté socialiste.

© Fournis par JDD

(JDD/PL)

« Vous souhaitez vous installer ici ? », « La table au fond plutôt, c’est possible ? » Guy Deballe en a bien conscience : parler du Front national dans un café du centre-ville de Saint-Denis (93) s’avère risqué. Dans un des derniers bastions communistes d’Ile-de-France, le FN n’a jamais été le bienvenu dans la ville. Pourtant, c’est ici que Guy Deballe a l’habitude de retrouver les militants de Banlieues Patriotes : le collectif monté par le FN en janvier 2016 pour transmettre la parole de sa présidente, Marine Le Pen, dans les banlieues. En tant que secrétaire général du mouvement, Guy Deballe se présente, fort de son poste, comme une des nouvelles figures de ce FN en pleine mutation.

Du Parti socialiste au Front national

C’est en mars 2015 que ce Français, d’origine centrafricaine de 43 ans et cadre d’une grande entreprise, a rejoint le parti de Marine Le Pen. Un retournement de veste après avoir été engagé pendant plus de dix ans au Parti Socialiste justement pour… lutter contre la montée du FN. « Le début de mon véritable engagement politique était en 2002 après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour. Ce qui est étonnant quand on voit où j’en suis aujourd’hui », admet-il.

Encarté en 2005 à la section du Parti socialiste dans le 20e arrondissement de Paris, Guy Deballe est déçu par l’accueil et l’ambiance qui règnent entre les militants. « Je suis tombé au milieu de la guerre des courants. Si on parlait avec telle personne ça voulait dire qu’on était attaché à tel courant. Et si on parlait avec quelqu’un d’autre le lendemain, cela voulait dire qu’on était un traître », raconte-t-il. Pourtant, il restera plus de dix ans. « Je voulais leur apporter ma naïveté citoyenne. Celle d’un gars que rien ne prédestinait à faire de la politique mais qui, comme monsieur tout le monde, a son intelligence humaine et une capacité d’analyse qui peuvent servir. »

En plus d’une difficile entente avec les militants, Guy Deballe ne se retrouve parfois pas dans les idées du PS. Dès sa première année militante par exemple, il défend le « non » lors du référendum sur la Constitution pour l’Europe en 2005 tandis que le PS milite pour le « oui ». Finalement, au terme de ses dix années socialistes, Guy Deballe se rend enfin compte que le parti ne partage pas les mêmes valeurs que lui. « Je considère que la France est face à un problème de souveraineté et d’indépendance, » détaille-t-il. « Le Front national me donnait l’impression d’évoluer vers une ligne beaucoup plus souverainiste, contrairement aux socialistes. C’est le parti qui correspondait plus à l’analyse que je me faisais de la France. »

« C’est un choix purement de carrière. Il a dû se dire qu’il avait une place à jouer là-bas »

Malgré son transfert du PS au FN, ses anciens camarades socialistes ne l’ont pas oublié. Contacté par le JDD,Nassim Seddiki, toujours militant dans le 20e arrondissement de Paris n’est pas tendre envers lui : « C’était un militant très absent. Il n’attendait qu’une chose : être élu. Il n’a aucune conviction politique. » Quant à son engagement au FN, même son de cloche : « C’est un choix purement de carrière. Il a dû se dire qu’il avait une place à jouer là-bas ».

 

 

Il faut dire que l’émergence de Guy Deballe au sein du Front national s’est faite très rapidement. Huit mois après son arrivée, Wallerand de Saint Just, alors candidat tête de liste pour le Front national aux élections régionales de décembre 2015 en Ile-de-France, lui propose la troisième place de sa liste dans la capitale. Une position supposée éligible. Finalement, faute des mauvais scores frontistes à Paris, Guy Deballe est recalé. « Ne pas être élu, c’est toujours une petite déception. Ce n’est pas passé à grand chose en plus. » Le coche raté, le militant est loin d’avoir dit son dernier mot. Un mois plus tard, en janvier 2016, il devient secrétaire de Banlieues Patriotes. Une première responsabilité qui lui offrira le luxe de s’afficher aux côtés de Marine Le Pen lors de la conférence de presse pour le lancement du collectif.

© Fournis par JDD

(Guy Deballe à la droite de Marine Le Pen)

Décrocher un militant passé par le PS, le phénomène n’est pas nouveau pour le Front national. Que celui-ci soit noir et d’origine centrafricaine comme Guy Deballe, cela est bien plus rare. Placer une telle personnalité sur le devant de la scène permet au FN de prouver que le parti a bien changé et qu’il souhaite définitivement se débarrasser de son image de parti raciste que tant lui collent encore à la peau.

Pour les anciens camarades socialistes de Guy Deballe, il ne fait aucun doute que c’est la stratégie que cache le Front national avec lui : « Il est évidemment le noir  de service du FN. Ils l’ont mis là pour sa couleur de peau, c’est tellement évident », pense même Nassim Seddiki. Guy Deballe lui s’en défend : « J’ai fait part de mes craintes à Wallerand de Saint Just concernant mon profil. On a eu une discussion franche d’homme à homme. Il m’a fait comprendre que le Front national était réellement engagé dans une démarche de transformation du parti avec une véritable envie de rassembler les patriotes. C’est-à-dire tous les français, quel que soient leurs parcours. Si à un moment donné, je m’étais aperçu que je ne devais être qu’un rôle à tenir, je ne serai pas resté », promet-il.

En attendant, Guy Deballe poursuit son ascension au sein du Front national. Le militant est même déjà en lice pour les législatives de juin 2017. La première marche de sa carrière politique? Chez ses anciens camarades socialistes, on préfère en rire : « Il aura surtout la carrière que Florian Phillipot voudra bien lui donner. »

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