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Archive for septembre 2012

 
 
Normal Ier

 

Rouge vif, la chronique d’Anne Roumanoff.

 

Dès le début de son règne, Normal Ier montra qu’il voulait, en rupture avec les habitudes prises par son prédécesseur, aller vers plus de simplicité dans l’exercice du pouvoir. Ainsi, le jour de son investiture, il plut à verse mais Normal Ier se refusa à prendre un parapluie. L’eau dégoulina sur ses lunettes transparentes, son costume était trempé mais Normal Ier affronta les intempéries avec une dignité qui força le respect. C’était sa façon de faire face aux obstacles : les ignorer, serrer les poings et attendre que l’orage passe.

Le peuple s’enthousiasma pour Normal Ier et son style sans ostentation. « Pourquoi prendre l’avion?, s’indignait-il. Je voyagerai en train comme un citoyen ordinaire. » Normal Ier serrait chaleureusement les mains de tous les sujets du royaume, faisait des bisous aux enfants dans les écoles et avait un mot aimable pour chacun.

Il nomma le bourgmestre de Nantes, sieur Ayrault, un homme calme et sérieux, gouverneur du royaume. Sieur Ayrault de Nantes était tellement raisonnable qu’il avait du mal à canaliser la fougue de ses ministres. Ainsi, le duc de Peillon annonçait régulièrement des mesures surprenantes sans jamais avoir consulté au préalable le gouverneur. La vicomtesse Duflot de Paroles avait fait sienne cette devise : « Toujours insoumise, jamais démise. » Quant au comte Valls d’Évry, il prenait chaque jour des initiatives musclées que le bon peuple appréciait, trouvant chez lui la poigne qui faisait tant défaut à Normal Ier.

Las, les caisses de l’État étaient vides, les fabriques fermaient les unes après les autres. Le chevalier de Montebourg, chargé de redresser l’activité du royaume, avait beau tempêter, pester, s’indigner, rien n’y faisait. Quant au vicomte Sapin de Langue de Bois, il se plaisait à répéter que Normal Ier n’était en rien responsable de l’état de délabrement dans lequel il avait trouvé le royaume. C’est la marquise Chazal de la Une qui osa enfin poser à Normal Ier une question d’une terrible insolence : « Qu’allez-vous faire maintenant? » Le souverain la rassura : « Ne vous inquiétez pas, j’ai tout noté dans mon agenda. »

Normal Ier n’eut d’autre choix que d’augmenter les impôts, mais dans le même temps il engagea des milliers d’agents publics. Ses conseillers s’inquiétèrent : « Comment pouvez-vous réduire la dette du royaume si vous augmentez les dépenses? » Normal Ier éluda ; à ceux qui insistaient, il répondit : « On verra. » C’était la tactique qui avait fait son succès, naviguer à vue au gré des événements, courber la tête, attendre les éclaircies et au besoin faire demi-tour devant l’adversité.

Ainsi, en voyage aux Amériques, Normal Ier préféra rebrousser chemin plutôt que d’aller saluer publiquement la comtesse Ségolène du Poitou, qu’il avait pourtant aimée pendant plus de vingt ans. On murmura que c’était pour éviter de susciter le courroux de sa favorite, la belle duchesse de Trierweiler, qui jalousait la comtesse du Poitou au-delà du raisonnable. Mais la principale interrogation n’était pas là : cet homme tranquille et intelligent, n’était-il pas trop ordinaire pour faire face à une crise aussi extraordinaire?

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À l’université de rentrée du MoDem, des militants déboussolés

Le Point.fr-

Partagés entre l’alliance avec Borloo, l’indépendance et le rapprochement d’avec la gauche, les membres du parti attendent un cap.
 
 
 

François Bayrou arrive à l’université de rentrée du MoDem,le 28 septembre 2012.©       Thierry Creux /       Maxppp

Les militants du MoDem, partagés entre les partisans d’une alliance avec l’UDI de Jean-Louis Borloo, ceux qui penchent à gauche et ceux qui prônent une ligne d’indépendance, attendent un cap de leur leader François Bayrou, conscients que le parti centriste joue aujourd’hui son avenir. « Nous sommes à un carrefour de notre histoire. Les militants attendent une ligne claire de François Bayrou. Cela va faire mal, mais il va falloir trancher. Il est indispensable qu’une nouvelle étape s’enclenche », explique Béatrice Lecouturier, 47 ans, ancienne militante UDF, aujourd’hui conseillère MoDem à Paris (16e).

Réunis par petits groupes dans les allées d’un club de vacances du Morbihan qui accueille la 5e université de rentrée du MoDem, les militants du parti débattent de son avenir, oscillant entre perplexité et attente. « Le centre n’existera que s’il est uni. Il faut pour cela engager un vrai dialogue avec l’UDI. Je préfère un centre qui existe à un centre indépendant mais mort », tranche l’élue parisienne. « L’alliance au centre est naturelle », abonde Denis Barbet-Massin, 65 ans, membre du bureau de Paris du MoDem, adhérent depuis 2009, en fustigeant l’attitude de Martine Aubry, qui a mis une jeune candidate PS face à François Bayrou aux législatives en l’éliminant de l’Assemblée nationale, alors que le leader centriste s’était prononcé pour François Hollande.

« Il y a aujourd’hui une vraie scission au sein du MoDem, et ce qui nous divise me semble plus fort que ce qui nous rassemble », déplore Rosalie Kerdo, 44 ans, présidente du MoDem de la Drôme et membre du bureau exécutif. Ancienne militante socialiste séduite par la démarche d’indépendance de François Bayrou, elle appelle aujourd’hui à tirer les conséquences des échecs électoraux du parti. « Les Français ne comprennent plus rien à notre ligne politique. Si on continue à se gargariser avec l’idée d’indépendance sans tenir compte des réalités, on finira en think tank », prédit-elle. Tentée par l’UDI mais inquiète « des dérives d’un Jean-François Copé », elle attend de Jean-Louis Borloo des assurances que le centre droit ne pactisera pas avec une UMP qui regarderait vers le FN.

« Si on ne fait pas de choix, on va vivoter jusqu’à notre mort »

Favorable au maintien d’un cap d’indépendance, Anne Morin, enseignante de 40 ans au MoDem depuis 2007, reconnaît la difficulté de ce positionnement dans les institutions de la Ve République favorisant la bipolarisation. Elle souhaite cependant que son parti garde ce cap en misant sur « une évolution des mentalités » et l’instauration de la proportionnelle. « On est confronté à un paradoxe entre notre éthique de conviction qui nous pousse vers l’indépendance mais ne nous donne pas d’élus et une éthique de responsabilité », résume Jean-François Martins, 30 ans, conseiller de Paris et ancien directeur de la communication du MoDem.

Se décrivant de centre gauche, il propose de créer un bloc avec le PRG face au bloc de centre droit de l’UDI avec les Radicaux valoisiens de Borloo et rejette l’idée d’accorder une double appartenance aux membres du MoDem qui souhaiteraient aller à l’UDI ou au PS. « Si on fait cela, on disparaît, car cela signifie que notre identité est soluble dans n’importe quoi. » François Bayrou n’a pas exclu la double appartenance pour empêcher notamment le départ de certains élus MoDem à l’UDI. L’élu parisien appelle, lui aussi, le dirigeant centriste à fixer un cap clair à son parti, quelles qu’en soient les conséquences, mais sans trop y croire. « Si on ne fait pas de choix, on va vivoter jusqu’à notre mort. Si on tranche, il y aura des départs. Mais je ne suis pas sûr que François soit prêt à cela », lâche-t-il.

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« Des jeunes pour les droits de l’Homme » se mobilisent pour une grande pétition au Trocadéro

Ce samedi, l’association « des jeunes pour les droits de l’Homme » vous invitent à venir signer la grande pétition pour que les Droits de l’Homme soient affichés, connus et appliqués dans les écoles.

  • Par   Mathilde Riou

 

 

©   Flickr/Alpha project      Les membres de l’association « des jeunes pour les droits de l’Homme » seront au Trocadéro le samedi 29 septembre pour une grande pétition.
      Sur 30 droits de l’homme, 90% de la population n’en connaissent pas plus de 3. Pour remédier à cela, « des jeunes pour les droits de l’Homme » profitent de la journée de la paix le samedi 29 septembre pour sensibiliser les personnes sur les idéaux de la déclaration des droits de l’homme.
Même si ces principes sont inscrits dans de nombreuses constitutions nationales, ils ne sont pas appliqués dans beaucoup de pays. Les jeunes souhaitent donc rappeler que les droits de l’Homme apportent la paix et la liberté. La seule solution pour les faire respecter étant l’éducation.
Si vous ne pouvez pas vous rendre au Trocadéro, vous pouvez signer la pétition en ligne en cliquant ici.
Ci-dessous deux démonstrations de l’association « Des jeunes pour les droits de l’Homme ».

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L’Hospitalet. Le bébé meurt d’une méningite foudroyante

Le père a récupéré son enfant hier, ici, dans les locaux de la crèche de l'Hospitalet. /Photo DDM. ()

Le père a récupéré son enfant hier, ici, dans les locaux de la crèche de l’Hospitalet. /Photo DDM.

Un enfant de 13 mois est décédé, jeudi soir, à l’hôpital de Cahors, des suites d’une méningite fulminante. Inscrit à la crèche de L’Hospitalet, l’état de santé du petit s’était brusquement aggravé jeudi après-midi. Un drame épouvantable.

Des parents en pleurs, un village en deuil. Hier matin, la nouvelle du décès, à la suite d’une méningite de type méningocoque B, d’un enfant de 13 mois, a rapidement fait le tour de L’Hospitalet, près de Cahors, déclenchant l’émotion que l’on imagine.

Selon nos informations, le garçonnet avait été admis jeudi à l’hôpital de Cahors, à la suite de ce qui ressemblait alors à une forte gastro-entérite. C’est son père, alerté par la crèche L’Île aux enfants, qui est venu chercher son fils en début d’après-midi.

Pharmacies livrées

Mis sous traitement au service des urgences, le bambin y est décédé trois heures après son admission malgré les efforts désespérés des médecins accourus auprès de lui. Très vite, ces derniers ont suspecté une méningite B. Un cas rare difficilement détectable (lire notre encadré).

Aussitôt, la procédure classique a été mise en place pour éviter la propagation de cette bactérie qui se transmet par sécrétions pharyngées (la salive). Les personnes en contact direct avec l’enfant (une trentaine, dont sa famille proche, le personnel de la crèche) ont été traitées et placées sous antibiotiques. Hier, à 16 heures, ils avaient reçu leur première dose de Rifadine, en sirop pour les enfants, en médicaments pour les adultes. Les pharmacies de Castelnau-Montratier et de Cahors ont été livrées en urgence. L’information a rapidement circulé et l’Agence régionale de santé (ARS) a mis en place une cellule de crise afin de répondre aux questions des parents. «Nous travaillons en lien avec les services du conseil général du Lot, expliquait hier le docteur Anne-Marie Navel, de l’ARS. L’information a été distribuée et toutes les personnes en contacts proches ont été traitées.»

Un risque de propagation à ce qu’on appelle les «contacts des contacts» est donc exclu. En clair, par exemple, les copains de la sœur de l’enfant décédé, elle-même traitée, n’ont rien à craindre. Ainsi, dès lundi, la crèche et l’école maternelle, située à quelques encablures, ouvriront-elles leurs portes normalement. Le cœur lourd évidemment. Avec une pensée solidaire pour cette famille accablée de douleur.


20 cas par an

Selon l’Agence régionale de santé, une vingtaine de cas de méningite B ou C sont recensés chaque année dans la région Midi-Pyrénées, touchant principalement des enfants, des adolescents ou de jeunes adultes. Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, les vomissements, la raideur de la nuque ou l’apparition de plaque rougeâtres (dites purpura) sur la peau. La majorité des personnes atteintes est sauvée puisqu’un seul cas mortel avait été à déplorer en 2011. À noter qu’il existe depuis peu un vaccin contre le méningocoque C, mais pas encore contre le B. La vaccination est possible à partir de l’âge de 1 an.

Il faut demander conseil à son médecin traitant.

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La gale aussi a fait sa rentrée à l’école

santé

Les formulaires distribués dans les hôpitaux recensent les principaux symptômes de la gale comme les démangeaisons entre les doigts./Photo DDM Archives - Tous droits réservés. Copie interdite.

Les formulaires distribués dans les hôpitaux recensent les principaux symptômes de la gale comme les démangeaisons entre les doigts./Photo DDM Archives ()

Les formulaires distribués dans les hôpitaux recensent les principaux symptômes de la gale comme les démangeaisons entre les doigts./Photo DDM Archives

Considérée un peu trop vite comme disparue, la gale a refait son apparition il y a trois ans. Un nouveau cas vient d’être découvert en fin de semaine dans une école du centre ville.

Le bruit qui courait depuis plusieurs jours dans les cours de récréation, a finalement été confirmé jeudi par un mot de la directrice : la gale a fait sa rentrée à l’école Matabiau. «Un seul cas a été diagnostiqué dans cette école du centre ville où le protocole de nettoyage prévu par les textes a été mis en œuvre, et la personne atteinte consignée pendant trois jours à son domicile pour laisser au traitement le temps d’agir», confirme Monique Durrieu, adjointe en charge de la santé au Capitole.

Contrairement aux poux qui sont depuis des décennies les hôtes réguliers de nos chères têtes blondes, l’arrivée confirmée de la gale à l’école reste un événement. D’abord en raison de son traitement qui reste assez cher et compliqué. Mais surtout parce que la gale fait partie de ces maladies que l’on avait enterrées un peu trop vite. «Elle est réapparue d’un seul coup et massivement il y a trois ans» constate la pharmacienne de la rue de la Concorde à deux pas de l’école Matabiau.  D’octobre 2010 à juillet 2011, l’officine a délivré 55 traitements, et un nouveau pic de demandes a été constaté en avril et mai 2012. Actuellement, en dépit du cas découvert à l’école, le front de la gale serait plutôt calme du côté de la rue de la Concorde, mais route d’Albi, une pharmacie est en rupture de stock de Stomectol, le médicament de base du traitement de la gale.

A l’inspection académique les statistiques des cas de gale recensés dans le département depuis la réapparition de la maladie il y a trois ans font état d’une cinquantaine de signalements chaque année. «Il n’y a a pas d’épidémie, c’est désormais un phénomène connu et sous contrôle», rassure Michel-Jean Floc’h le directeur académique de l’éducation nationale. À la mairie de Toulouse, Monique Durrieu comptabilise de son côté une trentaine de cas par an dans les écoles toulousaines. Mais l’élue ne se berce pas d’illusion. «Comme les poux lorsqu’ils sont réapparus, la gale est encore une maladie un peu honteuse qui reste souvent cachée. Le nombre réel de cas est certainement supérieur à ce qui est officiellement recensé.»


Le chiffre : 3

jours > d’éviction. Lorsqu’un cas de gale est diagnostiqué, la personne atteinte est isolée durant trois jours de son milieu professionnel ou scolaire.


Les médicaments efficaces sont trop chers

Le docteur Marie Trividic est dermatologue à Toulouse. Elle estime recevoir chaque année une vingtaine de patients atteints de la gale à son cabinet du centre ville. Pour cette praticienne la gale n’est pas une maladie grave, mais reste compliquée à soigner. Puisque l’efficacité de son traitement échappe en partie au médecin. Car outre le patient il faut aussi traiter son environnement et surtout tenir compte de ses capacités financières. «Le patient peut être traité par voie locale ou par voie générale. Le traitement par voie locale est très efficace car il tue immédiatement les sarcoptes (les acariens à l’origine de la gale). Mais ce traitement qui serait le meilleur  à deux limites.  D’abord, il n’est plus remboursé depuis cinq ans. Lorsque l’on sait qu’il faut de deux à trois flacons pour traiter un patient adulte, et que chaque flacon coûte autour de douze euros, on comprend assez vite qu’une famille qui vit avec le RSA ne puisse y avoir recours. C’est pourquoi les autorités dermatologiques militent activement pour obtenir de nouveau sa prise en charge.  Il faut également qu’il soit bien appliqué, après un bain chaud, ce qui suppose évidemment de disposer d’une baignoire.

Le traitement général est remboursé et plus simple à administrer puisqu’il suffit d’avaler des comprimés et c’est terminé. Sauf que pendant les huit jours qui suivent la prise de médicaments les sarcoptes restent vivant et le patient contagieux. C’est d’ailleurs pour cela que l’épidémie se développe.

Enfin, la gale vit dans le linge. Pour s’en débarrasser il faut enfermer draps et vêtements dans un récipient étanche avec une poudre spéciale pendant 12 heures avant de tout laver à au moins 60° à la machine.»

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Pantin plongé dans le noir total

Toutes  les rues de Pantin sont plongées dans le noir le plus total, sauf deux rues.

La 1ère est  la rue rouget de Lisle, normal puisque c’est la rue ou habite le Maire de Puteaux, Mr Bertrand Kern, et la 2ème rue c’est l’Avenue  du 8 mai 1945, la aussi normal puisque dans cette rue, habite des  Conseillers Municipaux. Même l’Avenue Jean Lolive qui est  une Avenue avec beaucoup de passages de véhicules est plongée dans le noir, le seul endroit qui est éclairé, c’est grâce  à l’Hôtel Ibis !!!!!! Mais que fait le Maire, il ne sort jamais de chez lui ou quoi ?

Cela me rappelle, lorsque Puteaux avait été plongé dans le noir total durant 3 jours, car c’était un W.E. férié, là aussi certaines rues étaient éclairées, celles des  Elus Municipaux, et bien entendu la rue ou se trouve Mme Joëlle  Ceccaldi-Raynaud, Maire.

De telles pannes  ne devraient pas se produire. C’est vraiment scandaleux.

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