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Archive for février 2018

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L’acteur Bill Cosby traverse une période personnelle dramatique. 

Bill Cosby : Foudroyé par un drame familial

© bestimage Bill Cosby : Foudroyé par un drame familial

Le représentant du comédien controversé a confirmé qu’ Ensa Cosby, la fille de Bill Cosby âgée de seulement 44 ans, était décédée dans le Massachusetts d’une maladie rénale.

Le représentant de Bill Cosby n’a pas fourni plus de détails, mais a demandé à respecter la paix de la famille et à  » garder la famille Cosby dans vos prières « .

Bill Cosby, qui est le père de cinq enfants, a eu la douleur de perdre sa fille un peu plus de vingt ans après avoir perdu un premier enfant. Son fils Ennis a été abattu en 1997 alors qu’il changeait un pneu sur une bretelle d’autoroute. Il avait 27 ans. Son meurtrier, un homme de 22 ans à l’époque, a été reconnu coupable et a été condamné à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

Parallèlement à ce drame, Bill Cosby, 80 ans, est dans l’attente de son second procès pourdes accusations d’agressions sexuelles. Celui-ci est prévu pour le 2 avril.  Sa fille avait apporté son témoignage à l’occasion du premier procès.

Une audience préliminaire du procès est prévue dans quelques jours, à laquelle Bill Cosby doit assister. Il n’est pas impossible que le comédien demande un report de cette séance après la mort de sa fille. Son avocat n’a pas répondu pour le moment aux sollicitations médiatiques.

QP

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La réforme de la Constitution doit mettre fin à la limite des deux mandats du président. Xi Jinping pourra donc rester au pouvoir après 2023.

Xi Jinping est bel et bien le dirigeant chinois aux pouvoirs les plus étendus depuis Mao.

© Copyright 2018, L’Obs Xi Jinping est bel et bien le dirigeant chinois aux pouvoirs les plus étendus depuis Mao.

« Il n’est pas bon d’avoir une trop grande concentration du pouvoir. Ça perturbe la pratique de la démocratie socialiste et du centralisme démocratique du parti, ça freine les progrès de la construction socialiste, et nous empêche de bénéficier pleinement de la sagesse collective. »

Cette citation ressemble à une mise en accusation de la pratique du pouvoir par le président chinois Xi Jinping. Elle remonte pourtant à 1980 et elle est signée Deng Xiaoping, l’homme des réformes post-maoïstes, le dirigeant communiste qui a remis la Chine sur les rails du développement économique des trois dernières décennies.

La date de cette référence est essentielle : quatre ans après la mort de Mao Zedong, au lendemain de l’élimination de la « bande des quatre » et des aventures politiques. Deng Xiaoping voulait doter le Parti communiste chinois de règles de gouvernance qui éviteraient le pouvoir personnel, le culte de la personnalité, les dirigeants à vie qui risqueraient de retomber dans les travers catastrophiques du « Grand Timonier ».

L’irrésistible ascension de Xi Jinping, « Grand Timonier » du siècle chinoisLes préceptes de Deng ont bien fonctionné jusqu’ici, avec des directions collégiales, une limitation à deux mandats de cinq ans, et une relative modestie au sommet qui tranchait avec le statut de Dieu vivant de Mao. Jusqu’à l’arrivée à la tête du Parti de Xi Jinping, en 2012, qui a opéré une rupture.

L’annonce discrète ce week-end par l’agence Xinhua d’un projet de réforme de la Constitution mettant fin à la limite des deux mandats du président de la République populaire de Chine, confirme l’analyse prédominante après le 19e Congrès du Parti communiste chinois, en octobre dernier : Xi Jinping ne quittera pas le pouvoir en 2023 comme il aurait dû le faire s’il avait respecté la « doctrine Deng » de gouvernance.

Un Parti-Etat

Xi Jinping est bel et bien le dirigeant chinois aux pouvoirs les plus étendus depuis Mao, à un moment où la Chine est elle-même plus puissante qu’elle ne l’a été depuis des siècles. Les pays occidentaux ont à peine pris la mesure de cet homme de 64 ans qui sera au cœur de la vie internationale pour encore très longtemps, avec un pouvoir absolu sans égal, pas même dans la Russie de Vladimir Poutine…

Tous les observateurs avaient relevé qu’au 19e Congrès, aucun successeur n’avait été désigné pour remplacer Xi Jinping à l’issue de son second mandat, comme Xi lui-même l’avait été à mi-parcours de la présidence Hu Jintao. Mais le suspense avait été maintenu sur le changement de règle, et de nombreux commentateurs estimaient que l’incertitude serait maintenue jusqu’au bout.

Si Xi Jinping a précipité les événements, au point de changer la Constitution, c’est pour envoyer un double message :

    D’abord celui de sa force personnelle, qui ne trouve plus, au sein du Parti communiste, la moindre résistance à une évolution qui ne plaît pourtant pas à tout le monde. La lutte anticorruption a éliminé des dirigeants corrompus mais aussi les rivaux potentiels… Ensuite sur la primauté du Parti sur l’Etat, et la fin du projet, un temps envisagé par Deng Xiaoping et ses successeurs, de séparer le Parti et l’Etat. Aujourd’hui, c’est clair, la Chine est dotée d’un « Parti-Etat » qui le restera, et c’est le PCC qui est au « poste de commandement ».

Le pouvoir de Xi Jinping devrait être conforté lors de la session annuelle des deux Chambres du Parlement, la semaine prochaine, qui devrait voir des hommes du clan du Président accéder à plusieurs postes clé.

On attend en particulier de voir si Wang Qishan, le « moine communiste » comme on le surnomme en raison de son ascétisme, ex-responsable de la lutte anti-corruption dans la période écoulée, est nommé vice-président, chargé des relations internationales, en particulier du dossier coréen et des relations avec Washington. Il est le véritable bras droit de Xi Jinping et sa nomination en ferait un duo redoutablement puissant.

L’autoritarisme au service de la puissance

A 64 ans, Xi Jinping peut donc envisager de rester de longues années au pouvoir, au-delà de son deuxième mandat qui démarre la semaine prochaine avec sa « réélection » à la tête de l’Etat. Il a déjà réussi à faire inscrire de son vivant sa « pensée » sur le « socialisme de la nouvelle ère » au sein de la charte du Parti communiste chinois, et à se faire appeler « lingxiu », c’est-à-dire « le leader », une formule qui n’était pas employée depuis la fin de l’ère maoïste, et à éliminer le principe de la collégialité cher à Deng Xiaoping, au profit d’un pouvoir personnel absolu.

Il pourra ainsi conduire le pays vers ses prochains objectifs, qui correspondent à des anniversaires plus que symboliques : les 100 ans de la fondation du Parti communiste chinois en 1921, et surtout le centenaire de la proclamation par Mao de la République populaire de Chine le 1er octobre 1949. Pendant cette période, la Chine devra devenir un pays de « petite » puis « moyenne » prospérité, et « moderne », et redevenir la première puissance mondiale qu’elle était avant le choc avec les Occidentaux au milieu du XIXe siècle.

Le prix à payer pour cette ambition est un pouvoir de plus en plus autoritaire, qui a éliminé tous les contre-pouvoirs, ceux, institutionnels à l’intérieur du Parti, et ceux qui avaient commencé à émerger au sein de la société civile – avocats, ONG, blogueurs, etc. – victimes d’une répression sévère.

De nombreux Chinois, au sein de l’élite politico-économique, acceptent cette logique, et admettent que ce pouvoir hypercentralisé et autoritaire est efficace pour conduire un pays de 1,4 milliard d’habitants vers la réussite de ses objectifs. Les performances économiques du pays, et sa stature internationale croissante, leur permettent de vivre le pouvoir absolu du « lingxiu » Xi comme un moindre mal.

Le « rêve chinois »

Mais il y a aussi les nombreux Chinois qui redoutent les dérives de ce pouvoir absolu que plus personne n’ose contester, si ce n’est quelques persiflages sur les réseaux sociaux, vite effacés par une cyberpolice de plus en plus performante grâce aux progrès de la technologie de surveillance chinoise.

Depuis l’annonce de ce qui apparaît comme une « présidence à vie », les cybercenseurs font la chasse aux références à un « empereur », ou à Winny l’Ourson, le personnage de dessin animé qui a déjà été comparé à Xi Jinping par le passé, représenté accroché à un pot de miel…

Apparently just becomes sensitive word in because people think Winnie looks like

La référence à un empereur est sans doute la plus pertinente, plus pertinente encore qu’à Mao et son idéologie aveuglante. Xi Jinping, qui a réhabilité les références à la culture chinoise traditionnelle et aux enseignements, autrefois honnis, de Confucius, se vit sans doute comme un empereur des temps modernes, dur mais bienveillant et, surtout, pragmatique et efficace. Et qui, à l’image de l’empereur Qianlong qui régna de 1735 à son abdication en 1796, a incarné un âge d’or chinois évanoui depuis.

Le « rêve chinois » de Xi Jinping est en train de prendre forme. Et il passe, d’abord, par son maintien au pouvoir aussi longtemps que nécessaire. Pour le meilleur, ou pour le pire.

Pierre Haski

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Climat sous tension ce lundi 26 février dans l’émission Touche pas à mon poste présentée par Cyril Hanouna sur C8. Invité en plateau, Bernard de la Villardière s’est vivement écharpé avec la chroniqueuse Rokhaya Diallo au sujet du port du voile.

TPMP : Gros clash entre Bernard de la Villardière et les chroniqueurs sur la question du voile (Vidéo)

Ambiance agitée ce lundi 26 février sur le plateau de Touche pas à mon poste, émission présentée par Cyril Hanouna sur C8. Bernard de la Villardière a été vivement pris à partie par les chroniqueurs du show. Le journaliste de M6 dont le documentaire L’armée française dans l’enfer de la jungle était diffusé sur C8, a expliqué qu’il était sous protection policière après avoir reçu des menaces de mort. Vivement critiqué par Rokhaya Diallo et Gilles Verdez, il s’est alors défendu d’être islamophobe, rétorquant que ceux qui l’accusaient faisaient le jeu des assassins qui le menaçaient.

La tension est alors montée d’un cran lorsque Rokhaya Diallo a pris la parole : « Je n’aime pas du tout ce que vous faites. Je trouve que vous abordez des sujets avec une fausse neutralité qui masque pour moi une idéologie que vous déversez dans des pseudos reportages et qui à mon avis sont des tribunes. » La chroniqueuse est par la suite revenue sur une vieille polémique : Bernard de la Villardière avait alors reproché à Cyril Hanouna d’avoir invité en plateau une femme portant un hijab, accusant le présentateur de « banaliser l’image du voile« . « C’est une doctrine que je dénonce et j’ai le droit de considérer qu’une femme qui porte le hijab c’est une régression », a-t-il argumenté. Impossible pour le journaliste et la chroniqueuse de se mettre d’accord, ils se sont écharpés pendant plusieurs minutes, chacun défendant son point de vue.

Pour apaiser les tensions en plateau et changer d’ambiance, Camille Combal devait alors fait son entrée pour sa chronique en direct. Mais caché derrière un rideau, il a plaisanté en déclarant « je repasse demain ». Bernard de la Villardière s’est alors levé, annonçant « si c’est moi qui te dérange j’y vais »Le journaliste a alors quitté le plateau, pour finalement regagner son siège quelques minutes plus tard.

Clash sur le voile avec Bernard de la Villardière dans l'émission de Cyril Hanouna

© Bestimage Clash sur le voile avec Bernard de la Villardière dans l’émission de Cyril Hanouna

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Le cessez-le-feu décrété par Moscou est officiellement entré en vigueur, mardi. Il devait durer de « 9 heures à 14 heures », avait indiqué, la veille, le ministre russe de la Défense.

© Fournis par Francetv info

La trêve n’a pas duré. L’ONU a confirmé, mardi 27 février, la reprise des combats autour de la Ghouta orientale, fief rebelle aux portes de Damas (Syrie) malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu temporaire décrété par Moscou. « Nous constatons que les combats continuent alors que je vous parle, ce qui rend impossible » l’envoi de convois d’aide, a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU à Genève (Suisse).

Mardi matin, la situation avait brièvement retrouvé un semblant de normalité, à la suite d’une nuit relativement calme. Les combats et les bombardements devaient cesser, mardi, de « 9 heures à 14 heures », avait indiqué, la veille, le ministre russe de la Défense. Mais des raids aériens du régime sur la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l’enclave rebelle ont été observés, par une ONG et l’agence syrienne Sana.

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Les quatre principales fédérations de la SNCF (CGT, Unsa, Sud et CFDT) se réunissent mardi après-midi pour discuter d’une réponse commune à apporter à la réforme annoncée de la SNCF, vécue par les cheminots comme une agression.

figarofr

© Christian Hartmann/REUTERS figarofr

Quelle va être la riposte des cheminots à la réforme annoncée de la SNCF? Les fédérations CGT, Unsa, Sud et CFDT se réunissent ce mardi à 17 heures pour en discuter. Alors que le gouvernement compte procéder par ordonnances pour réformer sans tarder le statut de l’entreprise publique ainsi que celui des cheminots, les syndicats semblent prêts à en découdre. Dès lundi, la CGT qui a déjà lancé un appel à la mobilisation pour le 22 mars, s’était dite prête à «un mois de grève» pour «faire plier le gouvernement. Et d’autres syndicats pourraient suivre le mouvement. L’Unsa-ferroviaire, (deuxième syndicat représentatif), a également annoncé lundi son intention de proposer à l’intersyndicale une grève «avant le 22 mars», journée de mobilisation commune avec les fonctionnaires. La CFDT-Cheminots, quatrième à la SNCF, veut proposer aux trois autres syndicats représentatifs , une «grève reconductible à partir du 14 mars».

Sans remettre en cause la nécessité d’une réforme, «mais pas celle-là», Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT (premier syndicat à la SNCF), promet une «réponse appropriée» des syndicats, laissant aux cheminots le soin de décider de la forme du mouvement, a-t-il expliqué mardi sur l’antenne de RMC. «On va déclencher une alerte sociale. Et probablement dans la foulée, après le 15 mars, un conflit si jamais le gouvernement maintient son agression à l’égard des cheminots», a aussi précisé Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT Cheminot, au micro de France Info. «On adaptera nos réponses à cette durée», alors que le gouvernement souhaite faire voter les «principes clés» de la réforme du rail avant l’été.

Le gouvernement ne veut pas de bras de fer

Il y a «urgence» à répondre à «l’attaque gravissime portée contre les cheminots et les usagers» estime le numéro un de la CGT. «Il faut expliquer, il y a une campagne mensongère qui a lieu en ce moment, dénonce-t-il. Des salariés qui touchent moins de 2.000 euros par mois, qui travaillent souvent la nuit, le week-end, est-ce que c’est ça être privilégié?». Alors que le premier ministre Édouard Philippe a annoncé lundi qu’«à l’avenir» il n’y aura plus de recrutement au statut de cheminot, le leader de la CGT estime au contraire «les droits collectifs sont justifiés». Selon lui, il faudrait même «améliorer les grilles de salaire des cheminots parce qu’ils sont mal payés».

La menace d’une grève massive comme en 1995, où la France avait été paralysée trois semaines, poussant le premier ministre de l’époque, Alain Juppé, à reculer sur un plan de réforme du rail et des retraites, ne semble pas inquiéter le gouvernement. «Je ne crois pas un seul instant que des syndicats y compris la CGT qui sont responsables, qui connaissent leur outil de travail, qui aiment leur métier sont capables de prendre en otage les Français pendant de très longues semaines», a déclaré le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, interrogé sur RTL. Et d’ajouter: «Les Français, et les usagers en particulier, sont tout à fait conscients qu’il y a un sujet à la SNCF, que c’est une entreprise à sauver».

Interrogé sur la menace d’un long conflit social, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, invité de l’émission Les 4 Vérités, sur France 2, a nié toute volonté de s’engager dans un «bras de fer» et de passer «en force». Même tonalité sur BFMTV, où la ministre de Transports, Elisabeth Borne, a assuré qu’il y avait «urgence à agir», mais de «la place pour la concertation», notamment sur le calendrier sur l’ouverture à la concurrence et le changement de statut des cheminots. «Le rapport de force ce n’est pas ce que souhaite le gouvernement. Commençons par discuter» a-t-elle répété. Elle rencontre à partir de jeudi les organisations syndicales.

69% des Français pour la fin du statut de cheminot

L’opinion semble pour l’instant être du côté du gouvernement. D’après un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico, 69% des Français sont pour la fin du statut de cheminot et 54% se montrent favorables au recours aux ordonnances pour faire adopter la réforme de la SNCF. Enfin, pour 69%, cette réforme permettra avant tout de «réduire la dette de la SNCF». Une dette, actuellement proche de 47 milliards d’euros.

Sur ce point, le ministre de l’Économie et des Finances a confirmé que l’État pourrait reprendre à son compte la dette de la SNCF, sans toutefois préciser dans quelle proportion. Il s’est contenté d’affirmer que l’objectif c’est que le contribuable ait à terme «moins à payer», grâce à l’amélioration de la situation financière de la SNCF. «Aujourd’hui, la SNCF perd trois milliards d’euros par an. On ne peut pas continuer comme ça, on va droit dans le mur», a insisté Bruno Le Maire.

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Le nouveau chef de file des Républicains s’est donné deux jours pour convaincre les agriculteurs, qui semblent assez perplexes à son sujet.

Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

Après Emmanuel Macron, avant Marine Le Pen, mais en même temps qu’Edouard Philippe. Ce mardi, Laurent Wauquiez se rend au Salon de l’agriculture. Ou plutôt, il entame sa visite, car il devrait y passer deux jours pleins. L’occasion de tester sa popularité auprès du monde paysan. Le président des Républicains croit pouvoir séduire les agriculteurs par son style. Notre reporter est allé prendre le pouls des agriculteurs porte de Versailles.

« Se montrer devant les caméras ». Le style Laurent Wauquiez, avec ses propos très cash devant des étudiants, n’a pas trop plu à Romain et Frédéric, éleveurs de vaches Prim Holstein, venus du Loir-et-Cher : « Qu’est-ce qu’il a voulu dire à ses élèves ? Et qu’est ce qu’il pense quand il vient, ici, se montrer devant les caméras ? Est-ce qu’il y a une différence de discours ou pas ? », s’interroge l’un, quand son voisin complète : « C’est du franc-parler ou c’est critiquer les autres pour essayer de s’imposer, faire sa place ? J’ai du mal à faire la part des choses », ajoute-t-il un brin déboussolé.

« Le personnage me dérange ». Et parmi les éleveurs, au sein desquels figurent pas mal d’électeurs de droite, certains ne sont visiblement pas convaincus par le nouveau chef des Républicains : « Ce n’est pas le digne remplaçant de Sarkozy. Je pense que Sarko a vraiment défendu les intérêts des Français. Au niveau de l’Europe, il nous a vraiment défendus. Mais Wauquiez, il faut qu’il fasse ses preuves. Pour l’instant, il a les dents longues, je ne suis pas fan. » Même son de cloche pour son voisin : « Les idées, on pourrait parfois y adhérer mais le personnage me dérange. Les rapports humains dans le milieu agricole, ça reste encore très important. »

Un « titi parisien » ou un campagnard ? S’il ne semble pas faire l’unanimité, une autre question divise : Laurent Wauquiez est-il un homme des territoires ou un Parisien ? « Je crois qu’il est originaire de Haute-Loire. Il est dans une zone d’élevage. Je ne doute pas de ses capacités à avoir des idées sur la question », lui accorde un éleveur, contredit par un second témoignage : « C’est un titi. C’est le Parisien pur et dur. Moi je suis du sud-ouest, on les appelle les titis. Ils vivent dans leur monde. » Convaincre pourrait ainsi s’avérer difficile pour le chef de file des LR, qui a en tout cas choisi de se donner du temps : deux jours complets au Salon.

Au Salon de l'agriculture : "Wauquiez, ce n'est pas le digne remplaçant de Sarkozy"

© PATRICK HERTZOG / AFP Au Salon de l’agriculture : « Wauquiez, ce n’est pas le digne remplaçant de Sarkozy »

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