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Des sandales sont éparpillées le 22 février 2018 devant une école de Datchi après son attaque par le groupe Boko Haram

Des sandales sont éparpillées le 22 février 2018 devant une école de Datchi après son attaque par le groupe Boko Haram

afp.com/AMINU ABUBAKAR

Des dizaines de jeunes élèves d’un collège pour filles ont fuit, lors de l’attaque de leur école, ce lundi. 105 ont disparu, selon leurs parents.

Cent cinq élèves d’un internat pour filles manquent toujours à l’appel, après une attaque lundi de Boko Haram à Dapchi, dans le nord-est du Nigeria, ont affirmé ce leurs parents ce vendredi.

« Ayant été trompés […] par les autorités qui ont d’abord nié l’enlèvement, avant de nous faire croire que nos filles avaient été retrouvées, nous avons décidé de travailler ensemble pour leur libération », a expliqué Bashir Manzo, président de l’association tout juste créée par les parents sans nouvelles de leurs enfants depuis lundi soir.

Des centaines de jeunes filles se sont enfuies lors de l’attaque

« Une liste complète de toutes les filles disparues » a été établie, et « nous avons compilé 105 noms », a-t-il ajouté. « Le père de chacune des filles s’est présenté, et nous a donné son nom, le nom de sa fille, son âge, sa classe, sa ville natale et son numéro de téléphone », a précisé Bashir Manzo, dont la propre fille de 16 ans, Fatima, fait partie des élèves manquantes.

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Des centaines de jeunes filles de l’internat de Dapchi, dans l’État de Yobe, se sont enfuies lors de l’attaque de leur école. Des insurgés du groupe Boko Haram sont arrivés à la nuit tombée dans un convoi de véhicules pour enlever des élèves, selon les témoignages des résidents sur place.

Cette attaque rappelle l’enlèvement de 276 lycéennes à Chibok, en avril 2014, qui avait donné à Boko Haram -dont le nom signifie « l’éducation occidentale est un péché »- une notoriété tragique sur la scène internationale, entraînant une vague d’émotion sur les réseaux sociaux autour du mouvement « Bring Back Our Girls ».

« Une catastrophe nationale »

Plusieurs jours après les faits, les autorités ne s’accordent toujours pas sur le nombre de filles disparues ni sur ce qui leur est arrivé ensuite. Mais l’incident soulève de nombreuses interrogations sur les capacités de l’armée à sécuriser le nord-est du Nigeria, malgré les déclarations répétées du gouvernement se vantant d’avoir mis fin à l’insurrection.

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Boko Haram mène depuis 2009 une lutte sanglante dans le nord-est du Nigeria. Ses attaques, et la répression par l’armée, ont fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés. « Le pays entier est aux côtés des familles », a déclaré vendredi le président Muhammadu Buhari dans un communiqué.

« C’est une catastrophe nationale. Nous sommes désolés que cela ait pu se produire et nous partageons votre peine », a ajouté le chef de l’État élu en 2015, sur la promesse de mettre fin au conflit qui ravage le nord-est du pays. Il avait également promis de libérer « les filles de Chibok » durant son mandat. Près d’une centaine ont depuis été échangées contre des prisonniers et d’importantes sommes d’argent.

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Quatre enfants adoptifs, qui vivaient dans des conditions déplorables, ont été retrouvés chez un couple de l’Arizona, un mois après la découverte de 13 frères et soeurs séquestrés en Californie.

A Perris, en Californie, le 15 janvier 2018, un couple a été arrêté après la découverte par la police d'une "maison de l'horreur", où 13 frères et soeurs étaient enfermés, affamés par leurs propres parents.© afp.com/Sandy Huffaker A Perris, en Californie, le 15 janvier 2018, un couple a été arrêté après la découverte par la police d’une « maison de l’horreur », où 13 frères et soeurs étaient enfermés, affamés par…

Une nouvelle « maison de l’horreur » mise au jour aux Etats-Unis. Plus d’un mois après la découverte de 13 frères et soeurs séquestrés par leurs parents en Californie, un couple originaire de Tucson, dans l’Arizona, a été arrêté plus tôt cette semaine, rapportent plusieurs médias américains dont ABCNews et le quotidien local Tucson News Now.

Carol et Benito Gutierrez, 64 et 69 ans, sont soupçonnés d’actes de maltraitance envers leurs quatre enfants adoptifs, âgés de six à douze ans.

Latest: 4 children found in the home ranged in age from 6 to 12 years old. Oldest child has been with adoptive parents since they were 2 yrs old. Benito & Carol Gutierrez facing 3 charges of child abuse & domestic violence. Other charges may be pending.

Selon la chaîne américaine, c’est l’un des fils qui est parvenu à s’échapper, il y a une semaine, du domicile familial. Ce dernier s’est rendu dans un magasin et a demandé à utiliser le téléphone. Son allure échevelée a interpellé l’employé de la boutique qui a signalé cette visite à la police, explique le bureau du shérif de Pima.

Sans nourriture, eau ou lumière

Une fois sur place, les policiers ont découvert les conditions déplorables dans lesquelles les enfants étaient contraints de vivre. « Les enfants étaient enfermés dans des chambres séparées, fermées de l’extérieur, raconte la police de Pima, dont les propos sont relayés par le journal Tucson News Now. Ils n’avaient pas accès à de la nourriture, de l’eau, à la lumière ». Un seau, il faisait probablement office de toilettes, a par ailleurs été retrouvé dans l’une des chambres.

Aux enquêteurs, la mère de famille a assuré qu’elle enfermait ses enfants car ces derniers « volaient et mangeaient toute la nourriture », croit savoir l’Arizona Daily Star. Les enfants, tous adoptés par le couple, pouvaient être enfermés dans leur chambre jusqu’à 12 heures minimum. Ils n’avaient, selon les médias américains, pas conscience de leurs conditions.

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Le procureur Robert Mueller a annoncé 32 nouveaux chefs d’accusation contre l’ancien directeur de campagne de M. Trump et son ex-associé, dont des faits présumés de fraude fiscale.

L’« enquête russe » continue de défrayer la chronique. Robert Mueller, le procureur spécial enquêtant sur l’ingérence russe dans la présidentielle américaine, a annoncé jeudi 22 février de nouvelles poursuites à l’encontre de l’ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, et de l’ex-associé de ce dernier, Richard Gates. L’acte d’accusation détaille 32 nouveaux chefs d’inculpation, concernant des faits présumés de fraude fiscale et de dissimulation de comptes bancaires à l’étranger. MM. Manafort et Gates sont déjà inculpés pour des infractions similaires. En riposte, l’ancien directeur de campagne avait porté plainte en janvier contre Robert Mueller jugeant qu’il avait outrepassé son autorité légale dans cette enquête.

De 2006 à 2015, les deux hommes ont travaillé comme consultants politiques et lobbyistes au service du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou, et des partis proches de ce dirigeant qui a été renversé en 2014. Ils sont accusés d’avoir monté un système complexe permettant de ne pas déclarer au fisc américain une grande partie de leurs millions de dollars de revenus.

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Selon l’acte d’accusation, plus de 75 millions de dollars ont ainsi transité par des comptes offshore. Les deux suspects se voient reprocher d’avoir blanchi dans le processus plus de 30 millions de dollars.

Un faux témoignage qui dessert le tandem Manafort-Gates

« Paul Manafort est innocent des accusations portées contre lui dans ces nouvelles inculpations, et il est convaincu qu’il sera acquitté , a réagi son porte-parole. Les nouvelles accusations contre M. Manafort, une fois encore, n’ont rien à voir avec la Russie et l’interférence-collusion dans l’élection de 2016. »

Ce dernier a dirigé de juin à août 2016 l’équipe de campagne de M. Trump, dont il a été écarté quand sa proximité avec les intérêts russes en Ukraine a été révélée. A la fin d’octobre, M. Mueller avait retenu contre MM. Manafort et Gates 12 chefs d’accusation, dont blanchiment, fausses déclarations et non-déclaration de comptes détenus à l’étranger. Les deux hommes, laissés en liberté mais soumis à un strict contrôle judiciaire, ont rejeté les accusations qui les visent.

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Mardi, un avocat membre d’un cabinet international ayant également œuvré à redorer l’image de Viktor Ianoukovitch a été inculpé de faux témoignage par le procureur spécial. Cet avocat, Alex van der Zwaan, a plaidé coupable d’avoir menti à des enquêteurs de la police fédérale (FBI) concernant ses échanges avec Richard Gates. Cette reconnaissance de culpabilité met davantage sous pression le tandem Manafort-Gates, dont les avocats mènent une bataille procédurale permanente qui retarde la perspective de leur procès.

 

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(FILES) File photo taken October 2016 shows Kent Whitaker (L) and his son Bart during a visit to Bart’s prison in Polunsky, Texas.
Texas Governor Greg Abbott on February 22, 2018, issued a last-minute reprieve for a death row prisoner who hired a gunman to kill his family after his father, whom he sought to murder, pleaded for his son’s life. Thomas Bartlett « Bart » Whitaker, 38, had been one of three men awaiting execution Thursday in three different US states.
/ AFP PHOTO / FAMILY HANDOUT / RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT « AFP PHOTO / FAMILY HANDOUT » – NO MARKETING – NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS – NO ARCHIVES

Un condamné échappe in extremis à la peine de mort au Texas
D’un côté se trouve un fils qui n’a pas hésité à commanditer le meurtre en 2003 de ses parents et de son frère, et de l’autre un père grièvement blessé, rescapé de l’attaque, qui a choisi le pardon et croit en la rédemption.FAMILY HANDOUT/AFP

Le gouverneur de l’État a commué la peine capitale de Bart Whitaker, un Américain qui avait planifié le meurtre de toute sa famille, en prison à perpétuité peu avant son exécution programmée. Son père, rescapé de l’attaque, militait pour un sursis de dernière minute.

Il avait planifié le meurtre de toute sa famille. Condamné à mort, Bart Whitaker a échappé à la mort trente minutes avant l’heure fatidique de son exécution. Il a vu sa peine commuer en prison à perpétuité peu avant son exécution programmée. Son père, un fervent chrétien, militait pour un sursis de dernière minute. Il a été entendu. C’est même une première pour le gouverneur du Texas, Gregg Abbott. «Bart Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime atroce», a-t-il indiqué dans un communiqué pour justifier sa décision. Le détenu de 38 ans ne bénéficiera d’aucune possibilité de libération conditionnelle. La commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas avait recommandé mardi la clémence.

» LIRE AUSSI – Texas: il lutte contre l’exécution de son fils qui a assassiné sa famille

Ce drame familial rencontre un écho notable aux États-Unis en raison de son intensité. D’un côté se trouve un fils qui n’a pas hésité à commanditer le meurtre en 2003 de ses parents et de son frère, et de l’autre un père grièvement blessé, rescapé de l’attaque, qui a choisi le pardon et croit en la rédemption. Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé sa haine. Il avait mis en scène un faux cambriolage, prétendant avoir été lui-même victime d’un tir lors de l’attaque sanglante. Sa mère Tricia, 51 ans, et son frère Kevin, 19 ans, avaient été fatalement touchés.

« Je suis reconnaissant pour cette décision, pas pour moi mais pour mon père. Toute punition que j’ai reçue ou que je pourrai recevoir sera juste.»

Bart Whitaker, commanditaire l’assassinat en 2003 de ses parents et de son frère

Sur son lit d’hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s’était étonnamment senti prêt à offrir un «pardon miraculeux» au meurtrier de sa femme et de son fils. «J’endure leur absence chaque jour et je peux vous dire combien cela me coûte. Et je suis pleinement conscient que ces pertes ont été provoquées par mon fils, a-t-il confié à l’AFP. Mais Dieu m’a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu’Il l’a fait pour m’aider à retisser ma relation avec mon fils». «Je suis reconnaissant pour cette décision, pas pour moi mais pour mon père. Toute punition que j’ai reçue ou que je pourrai recevoir sera juste», a déclaré son fils en apprenant qu’il échappait à la mort.

» LIRE AUSSI – Aux États-Unis, la peine de mort recule mais continue de diviser

Dans une rare coïncidence temporelle, deux autres États devaient exécuter un prisonnier le même jour. En Floride, la sentence d’Eric Branch, condamné pour le meurtre d’une étudiante en 1993, a ainsi été appliquée à 19h05 locales. L’Alabama a prévu d’exécuter Doyle Hamm. Il a été condamné en 1987 pour le meurtre de l’employé d’un motel au cours d’un vol à main armée. Doyle Hamm souffrant d’un double cancer du cerveau et du système lymphatique, ses avocats affirment qu’il ne dispose pas d’un réseau veineux permettant la perfusion. Saisi de la question, un tribunal a tranché mardi que son état de santé ne l’empêchait pas d’être exécuté.

Dans l’histoire américaine moderne, le record du nombre d’exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l’Oklahoma, l’Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier.

(Avec AFP)

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Le président américain a fait savoir qu’il voulait mettre fin à la vente de ce dispositif permettant à un fusil de tirer en rafales quasi automatiques.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Un fusil d’assault AR-15 équipé du dispositif « bump stock ».

Un fusil d’assault AR-15 équipé du dispositif « bump stock ». Allen G. Breed / AP

Le président américain Donald Trump a affiché, mardi 20 février, sa volonté d’interdire les mécanismes, connus sous le nom de bump stocks, utilisés par le tueur de Las Vegas, qui permettent à un fusil de tirer en rafales quasi automatiques.

« J’ai signé une directive demandant au ministère de la justice de proposer des réglementations afin d’interdire tous les mécanismes qui transforment des armes légales en fusils automatiques », a fait savoir M. Trump.

Dans la foulée de la fusillade de Las Vegas, qui a fait 58 morts en octobre 2017, la Maison Blanche, des élus républicains mais aussi, fait rare, la National Rifle Association (NRA), puissant lobby des armes à feu, avaient estimé que ces mécanismes devraient être soumis à davantage de contrôle. Mais cinq mois plus tard, rien n’a bougé sur ce thème au Congrès. Certains commerces aux Etats-Unis allant même jusqu’à proposer des soldes sur ce dispositif.

Lire aussi :   Après la tuerie de Las Vegas, le débat sur les armes se déplace vers les « bump stocks »

Le bump stock est une crosse amovible qui utilise l’énergie du recul de l’arme pour imprimer un mouvement de va-et-vient extrêmement rapide au fusil, dont les projectiles se rechargent au même rythme.

Donald Trump a annoncé que « ces textes devraient être finalisés prochainement ». Ces déclarations interviennent quelques jours après une fusillade meurtrière dans une école de Floride.

Un âge plancher pour l’achat des armes

L’idée de fixer un âge plancher pour pouvoir acheter des fusils d’assaut de type AR-15, comme celui utilisé par un jeune de 19 ans, Nikolas Cruz, pour abattre 17 personnes dans un lycée de Floride, est également à l’étude, selon la Maison Blanche.

Lire aussi :   Le fatalisme de l’administration Trump face aux fusillades de masse

« Je pense que c’est tout à fait une chose, dont nous devons discuter, et nous devrions le faire dans les quinze jours », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders, à qui les journalistes demandaient, lors de son point de presse quotidien, si Donald Trump jugeait qu’il devait y avoir un âge minimum pour l’achat de ces armes.

Des déclinaisons de l’AR-15 ont été utilisées dans la plupart des grands massacres récents aux Etats-Unis, au premier rang desquels celui de Newtown dans lequel 20 enfants ont été abattus dans une école primaire en 2012.

 

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Dans l’idée du président américain, les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable.

Le Monde.fr avec AF

 

Donald Trump s’est plié à une séance d’écoute des familles endeuillées à la Maison Blanche.

Donald Trump s’est plié à une séance d’écoute des familles endeuillées à la Maison Blanche. MANDEL NGAN / AFP

Et si les enseignants portaient des armes pour protéger les élèves en cas d’attaque semblable à celle qui a fait 17 morts la semaine dernière dans un lycée de Floride ? C’est ce qu’envisage le président américain Donald Trump« Evidemment, cela s’appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier une arme », a-t-il concédé, mercredi 21 février, en suggérant d’armer 20 % des effectifs des équipes pédagogiques.

Lire aussi :   Etats-Unis : des dispositifs d’armement en solde après la fusillade en Floride

Les professeurs concernés porteraient leur arme de façon dissimulée et suivraient une formation spéciale préalable, a précisé le président, sans annoncer de décision tranchée sur cette question éminemment controversée.

Le chef d’Etat a par ailleurs promis de prendre des mesures « fortes » sur les vérifications des antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d’armes, en recevant à la Maison Blanche des rescapés de la fusillade de Floride. « Nous allons y aller très fort sur les vérifications d’antécédents », a déclaré le président américain.

 Lire aussi :   Président Trump, an II : le spectateur impuissant

Les parents sermonnent le président

Le locataire de la Maison Blanche a aussi promis la « fermeté » sur l’âge légal pour acheter une arme à feu, après que de nombreuses personnes ont relevé que Nikolas Cruz, le tueur de Floride, avait pu acquérir à 19 ans un fusil semi-automatique, alors qu’il faut avoir au moins 21 ans pour acheter de l’alcool. Il a critiqué le concept d’écoles sanctuaires où aucune arme n’est tolérée, en estimant que de tels sites jouaient un rôle d’aimant pour les « maniaques », qu’il a assimilés à des « lâches » qui privilégieraient les cibles où ils risquent de ne pas se faire tirer dessus en réponse.

Lire aussi :   Contrôle des armes : Donald Trump veut interdire les « bump stocks »

De son côté, une jeune élève du lycée de Parkland (Floride) Julia Cordover a demandé au président Trump de « prendre les bonnes décisions » pour qu’une telle tragédie ne se reproduise pas. Donald Trump s’est plié à une séance d’écoute des familles particulièrement émouvante. Il a ainsi été interpellé par des amis d’adolescents tués à Parkland, l’un d’eux en larmes au bord de la rupture, et par des parents éplorés.

« Le 11-Septembre s’est produit une fois, et les problèmes ont été résolus. Combien d’écoles, combien d’enfants doivent-ils tomber sous les balles ? », a demandé Andrew Pollack, dont la fille de 18 ans, Meadow, a été tuée au lycée Marjory Stoneman Douglas mercredi dernier. « En tant que pays, nous avons échoué à protéger nos enfants. Cela ne devrait pas se produire. Lorsque je vais prendre l’avion, je ne peux pas emporter une bouteille d’eau, mais nous laissons un être bestial pénétrer dans une école et s’en prendre à nos enfants. »

 

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Les bombardements du régime de Bachar Al-Assad et de son allié russe ont tué plus de 250 civils en deux jours.

LE MONDE

Par Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant, avec Laure Stéphan)

A Hamouria dans la Ghouta orientale, l’enclave rebelle en périphérie de Damas, mardi 20 février.

C’est un message audio lugubre, transmis par l’application WhatsApp, mardi 20 février. Un médecin y raconte les conditions de vie dans la Ghouta, au troisième jour de l’offensive aérienne menée par le pouvoir syrien et son allié russe contre l’enclave rebelle en périphérie de Damas, assiégée depuis cinq ans. « Bombes, missiles sol-sol, barils explosifs : le régime utilise toutes ses armes contre nous, témoigne le docteur qui se fait appeler Abou Ahed. Les gens sont terrés chez eux. Dans tous les quartiers, ça pue le sang. Même les animaux ont disparu des rues. »

Toutes les trente secondes environ, avec la régularité macabre d’un métronome, le fracas d’une explosion, plus ou moins lointaine, vient masquer sa voix. « Vous entendez ? Le scénario d’Alep est en train de se répéter », prédit le médecin en référence à la grande ville du nord de la Syrie, que les opposants avaient dû évacuer, en décembre 2016, après des mois de siège et de bombardements, suivis d’une offensive terrestre éclair. « C’est la même politique de destruction tous azimuts. Bachar [Al-Assad, le président syrien] veut briser notre esprit de résistance. Il veut nous expulser de la Ghouta. »

Les faits ne lui donnent pas tort. Depuis dimanche, au moins 250 civils, dont près de 60 enfants, ont péri sous des tirs d’artillerie et des raids aériens, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). C’est le deuxième pic de bombardements depuis le début du mois, après une première vague, entre le 5 et le 10 février, qui avait fait un nombre similaire de morts. Ce pilonnage est présenté par la presse prorégime comme le prélude à une opération de reconquête de la Ghouta, plaine agricole d’une centaine de km2, peuplée de 400 000 personnes, qui est l’ultime bastion rebelle aux portes de Damas.

Signe de la détermination du camp pro-Assad, l’aviation russe a repris du service dans cette région, dont elle était absente ces derniers mois. La banlieue orientale de Damas était intégrée dans l’accord de « désescalade », conclu en septembre par Moscou avec la Turquie et l’Iran, parrains respectifs des insurgés et du régime syrien. L’arrangement, qui prévoyait une réduction des hostilités et une arrivée d’aide humanitaire dans quatre zones aux mains de l’opposition, est resté peu ou prou lettre morte. Selon l’OSDH, les chasseurs-bombardiers russes ont notamment touché l’hôpital d’Arbin, l’un des plus importants de la Ghouta, désormais « hors service ».

Lire aussi :   Ghouta orientale : la communauté internationale indignée, mais paralysée

Six autres centres de soins ont été visés par des bombardements, dont la moitié ont dû suspendre leurs opérations, selon un communiqué de l’ONU, publié mardi en début de soirée. Quelques heures plus tard, l’association d’aide médicale Syrian American Medical Society, très investie dans les territoires tenus par la rébellion, rajoutait six sites à cette liste, portant à treize, selon elle, le nombre d’établissements de santé endommagés ou détruits en l’espace de quarante-huit heures.

« Nettoyage ethnique »

Certains d’entre eux ont été touchés par des barils explosifs largués par hélicoptères. Une arme que l’armée syrienne s’abstenait d’utiliser dans la Ghouta ces dernières années, de peur que ses appareils ne soient touchés par des tirs venus du sol, et dont la réapparition signale le regain de confiance des autorités.

« C’est du nettoyage ethnique, accuse Amani Ballour, une pédiatre d’une trentaine d’années jointe par WhatsApp, quelques minutes après qu’une explosion a détruit le hall d’entrée de l’hôpital où elle officie et dont elle préfère taire le nom pour des raisons de sécurité. On s’est réfugié avec tous les blessés dans un couloir. On entend encore les avions dans le ciel. On sait qu’on peut mourir à tout instant. »

Cet acharnement sur les infrastructures civiles est un composant-clé de la stratégie contre-insurrectionnelle poursuivie par les autorités syriennes. Avant que les troupes progouvernementales ne pénètrent dans Alep-Est, place forte de la rébellion dans le Nord syrien, les hôpitaux de ces quartiers avaient été soumis à un déluge de feu similaire à celui qu’endurent aujourd’hui leurs homologues de la Ghouta. Comme à Alep, Moscou impute son intervention à la présence, dans la Ghouta, des djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham, proche d’Al-Qaida. Des combattants certes exclus du protocole de désescalade, mais totalement minoritaires sur le terrain, et dont les rebelles ont demandé le départ.

« Nous avons reçu entre 300 et 400 blessés depuis hier, et il y a de nombreux enfants parmi eux, s’indignait mardi un médecin de Kafr Batna, s’identifiant comme Abou Mohamed. Nous n’avons pas de problème avec le fait que le régime frappe les lignes de front, mais il faut qu’il arrête de bombarder les infrastructures et les civils. Il n’y a pas de combattants parmi les blessés que nous avons reçus. » Une partie des habitants a trouvé refuge dans les sous-sols : des caves, des tunnels de fortune, sans eau, ni électricité ni nourriture.

« Que fait le monde ? »

Dans une vidéo partagée sur un groupe WhatsApp, une femme assise dans un boyau souterrain explique qu’elle y est descendue après que son domicile et celui de ses beaux-parents ont été successivement bombardés. « Il fait très froid, on ne dort pas, on ne mange pas, nos enfants n’ont pas de lait, explique la jeune mère de famille, vêtue d’un voile noir intégral. Frères musulmans, où êtes-vous ? Que fait le monde ? » « On risque d’assister à un deuxième Alep et j’espère que nous avons tiré les leçons » de cet épisode, s’est alarmé en écho à ces suppliques Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie.

Son espoir risque d’être déçu. Le département d’Etat américain s’est borné à se dire « extrêmement préoccupé » et a appelé à un arrêt immédiat des violences. Même positionnement a minima pour Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, qui a fait part de sa « profonde inquiétude ». La Turquie, bien que partenaire de l’accord de désescalade, est restée muette, toute son attention étant concentrée sur l’offensive que mènent ses forces dans le secteur kurde d’Afrin, dans le coin nord-est de la Syrie.

La seule réaction véritablement forte est venue du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Celui-ci a mis en garde devant les députés contre un « cataclysme humanitaire » et a annoncé qu’il se rendrait dans les prochains jours en Russie et en Iran, les deux principaux soutiens du président Assad. Mais sans réengagement américain, la mobilisation de Paris a très peu de chances de déboucher sur des avancées.

Lundi, pressentant que les capitales occidentales n’ont ni les moyens, ni même pour certaines la volonté, de s’opposer aux desseins du camp prorégime, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a suggéré d’appliquer à la Ghouta « l’expérience de la libération d’Alep ». Incapables de résister à la poussée des forces loyalistes, les rebelles et leurs partisans dans cette ville avaient fini par être évacués par bus, sous la supervision de la Croix-Rouge, en direction d’Idlib, une province plus au sud, sous la coupe des djihadistes de Hayat Tahrir Al-Cham. Dans un rapport publié en mars 2017, l’ONU avait qualifié ce déplacement forcé de « crime de guerre ».

 

Un raid aérien dans la ville de Hamouria, dans la région de la Ghouta orientale, le 20 février. Le 5 février, l’armée avait déjà déclenché une campagne aérienne de cinq jours d’une intensité inédite sur la Ghouta, faisant environ 250 morts parmi les civils et des centaines de blessés. Elle a, depuis, massé des renforts tout autour de cette ancienne zone agricole qu’elle assiège depuis 2013.

Un raid aérien dans la ville de Hamouria, dans la région de la Ghouta orientale, le 20 février. Le 5 février, l’armée avait déjà déclenché une campagne aérienne de cinq jours d’une intensité inédite sur la Ghouta, faisant environ 250 morts parmi les civils et des centaines de blessés. Elle a, depuis, massé des renforts tout autour de cette ancienne zone agricole qu’elle assiège depuis 2013.

ABDULMONAM EASSA / AFP

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