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Archive for the ‘monde’ Category

Alors que la communauté internationale tente d’enrayer la nouvelle escalade de la violence au Proche-Orient, les Palestiniens se mobilisent autour de la défense de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem.

© Fournis par Francetv info

La désescalade semble compliquée à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée. La crise autour de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, a fait huit morts dans les deux camps en quatre jours. Cette crise fait suite à l’attaque à l’arme à feu qui a coûté la vie à deux policiers israéliens, le 14 juillet, puis à l’installation, deux jours plus tard par Israël, de détecteurs de métaux à l’entrée de l’esplanade des Mosquées.

La défense de ce site ultra-sensible, troisième lieu saint de l’islam abritant la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, est une cause unificatrice pour les Palestiniens. Son pouvoir dépasse celui de la cause nationaliste.

D ans le quartier d’Al-Tur, dans la partie annexée de Jérusalem, la famille Abu Ghana affiche une forme de fierté : le jeune fils, Mohamed, est mort vendredi 21 juillet dans des heurts avec l’armée. Son nom est désormais associé à la mosquée Al-Aqsa. « Il a été tué au nom d’Al-Aqsa. Et la chose la plus importante, c’est la défense d’Al-Aqsa », répète sa grand-mère, Fayza, assise sur les traditionnelles chaises en plastique, au pied de la grande maison familiale.

Ici, Al-Aqsa a un pouvoir fédérateur. Omran Abu Ghana va prier tous les jours dans la rue, déterminé à « résister » avec les autres. « C’est quelque chose qui unit les Palestiniens, affirme-t-il. Ça rassemble les partis comme le Hamas et le Fatah, tous les gens de Jérusalem et tous les gens de Palestine. Aujourd’hui, on est très uni. »

Les « sentinelles » d’Al-Aqsa

Dans le quartier, beaucoup se définissent maintenant comme des « mourabitoun », les« sentinelles » d’Al-Aqsa, dont l’organisation, accusée d’appeler à la violence, a été interdite par les Israéliens il y a deux ans. Jaodat indique faire partie des supporters d’Al-Aqsa. Ce travailleur du bâtiment explique qu’il a arrêté de travailler pour les Israéliens. Aujourd’hui, pour lui, la défense du lieu saint est plus mobilisatrice que la cause palestinienne.

À chaque fois que vous aurez un problème avec la mosquée Al-Aqsa ou le dôme du Rocher, tous les Palestiniens ne feront plus qu’un.

Joaodat, habitant de Al-Tur

à franceinfo

« C’est la chose la plus importante pour nous dans le pays, assure Jaodat. Il y a plein de gens qui se sont mis à prier, il y a des gens qui sont venus alors qu’ils ne venaient jamais à Al-Aqsa. Notre religion est plus importante que notre terre. La terre, on est de passage dessus alors que Dieu nous a fait pour la religion. » Jaodat raconte qu’il apporte des bouteilles d’eau aux fidèles et qu’il encourage à la prière dans la rue.

L’ONU et les États-Unis tentent de jouer les pompiers au Proche-Orient pour enrayer l’escalade de la violence. Jason Greenblatt, l’envoyé spécial du président américain pour le processus de paix, était attendu à Jérusalem lundi, jour du conseil à huis clos de l’Organisation des nations unies. De son côté, l’Organisation de la coopération islamique a annoncé la tenue d’une réunion ministérielle de ses 57 membres, le 1er août à Istanbul, pour débattre de cette crise.

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Le contrat signé entre Boeing et Dassault pourrait courir sur 30 ans. Photo d'illustration.

© afp.com/ERIC PIERMONT Le contrat signé entre Boeing et Dassault pourrait courir sur 30 ans. Photo d’illustration.

Cet accord, révélé ce mardi, vise à moderniser l’ensemble de la chaîne de production de l’avionneur via un logiciel utilisé pour sa flotte.

Une mutation digitale d’ampleur. L’éditeur français de logiciels industriels Dassault Systèmes a annoncé ce mardi avoir conclu un accord d’un montant inédit avec Boeing afin de moderniser l’ensemble de la chaîne de production de l’avionneur américain. « Boeing va élargir le déploiement des produits développés par Dassault Systèmes », a précisé le français dans un communiqué, confirmant des informations publiées par Le Figaro.

Le quotidien estime le montant du contrat à 1 milliard de dollars (environ 860 millions d’euros). Contacté, Dassault Systèmes n’a pas souhaité préciser de montant mais a confirmé qu’il s’agissait bien du contrat « le plus important de son histoire ».

Un contrat de 30 ans?

Le contrat concerne le logiciel « 3DEXPERIENCE », qui sera utilisé par Boeing pour le développement de ses avions commerciaux comme de ses appareils militaires et spatiaux. Le groupe français ne précise pas la durée sur laquelle s’étend cet accord, évoquant juste « un contrat à long terme ». Selon Le Figaro, il engage Boeing sur 30 ans, par tranches de dix ans renouvelables.

Ce contrat aura des « impacts positifs » dans les comptes de Dassault Systèmes à partir de 2018, a indiqué le directeur financier Thibault de Tersant lors d’une conférence téléphonique, ajoutant que le groupe l’avait décroché après un an et demi de compétition.

« Le deuxième siècle de notre histoire »

Dassault Systèmes, qui a parallèlement publié des résultats trimestriels marqués par une révision à la baisse de certains objectifs, explique que ce logiciel « va permettre à Boeing de renforcer la collaboration digitale de bout en bout dans les domaines de la conception, de l’ingénierie, de l’analyse, de la planification de la production et de l’exécution en atelier à tous les niveaux de l’entreprise ».

Le logiciel vise à améliorer la productivité de l’entreprise en unifiant l’usage du numérique à tous les niveaux, de façon à standardiser le travail et, par exemple, repérer d’éventuel problèmes avant que la production ne soit lancée de façon effective. « Cet outil numérique fournit les moyens de conception et de fabrication globaux qui nourriront le deuxième siècle de notre histoire », a assuré Ted Colbert, directeur des technologies informatiques chez Boeing.

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Esplanade des Mosquées : Israël retire les détecteurs de métaux controversés
Les entrée de l’esplanade des Mosquées devraient être surveillées seulement par des caméras@ THOMAS COEX / AFP
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Après une flambée de violence et un regain de tensions, le gouvernement israélien a décidé d’enlever les portiques controversés installés à l’entrée de l’esplanade des Mosquées depuis dix jours.

Le gouvernement israélien a retiré les détecteurs de métaux qu’il avait installés aux entrées de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Une mesure de sécurité qui avait été suivie de violences meurtrières entre Israéliens et Palestiniens.

Une inspection par d’autres moyens que des portiques. La décision de ne plus utiliser ces détecteurs de métaux a été annoncée par le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu, après une intense mobilisation diplomatique internationale visant à empêcher une extension de la crise au-delà d’Israël et des territoires palestiniens.

Le cabinet de sécurité israélien a accepté « la recommandation de tous les organismes de sécurité de remplacer l’inspection au moyen de détecteurs de métaux par une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d’autres moyens », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué. Des responsables musulmans ont déclaré que les détecteurs avaient été enlevés à toutes les entrées de l’esplanade, troisième lieu saint de l’islam. Le site est aussi le lieu le plus sacré du judaïsme sous le nom de Mont du Temple.

Des caméras ? Il n’était pas possible de savoir immédiatement quelle était la nature des « technologies avancées » mentionnées par le communiqué officiel israélien. Mais des caméras ont été installées cette semaine à certaines entrées du site. On ignorait également si ces nouveaux dispositifs seraient acceptés par les Palestiniens.

Une attaque contre des policiers israéliens dans ce lieu sensible. Les autorités israéliennes avaient installé les détecteurs de métaux aux entrées de l’esplanade à la suite de l’assassinat le 14 juillet de deux policiers israéliens par trois Arabes israéliens. Les Palestiniens ont interprété cette mesure comme le signe d’une intention des Israéliens d’étendre leur contrôle sur le site. Pour protester, ils ont refusé d’entrer sur l’esplanade et ont décidé, au lieu de s’y rendre, de prier dans les rues environnantes.

Une montée de violences. Au cours de manifestations de protestation contre les détecteurs, des affrontements ont éclaté à plusieurs reprises entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes au cours desquels cinq Palestiniens ont été tués. Trois civils israéliens ont été tués pendant la même période par un Palestinien qui est entré dans une maison d’une implantation israélienne de Cisjordanie et les a frappés à coups de couteau.

Une pression internationale. La décision d’enlever les détecteurs de métaux intervient après des discussions entre Benjamin Netanyahu et le roi Abdallah II de Jordanie. Le souverain a demandé par téléphone au chef du gouvernement israélien le retrait des détecteurs de métaux. La Jordanie est le gardien officiel des lieux saints musulmans de Jérusalem.

La décision intervient aussi après l’arrivée lundi en Israël de l’émissaire pour le Proche-Orient du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt, avec lequel Benjamin Netanyahu s’est entretenu dès son arrivée.

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figarofr: Les portiques ont été démantelés pendant la nuit de lundi à mardi.

© Mahmoud Illean/AP Les portiques ont été démantelés pendant la nuit de lundi à mardi.

INFOGRAPHIE – L’installation de ces portiques, après l’assassinat de deux policiers israéliens, avait été interprétée par les Palestiniens comme la volonté de la part d’Israël d’étendre son contrôle sur le site. Ils seront remplacés par «une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d’autres moyens».

Le gouvernement israélien joue l’apaisement. Il a annoncé retirer les détecteurs de métaux qu’il avait installés aux entrées de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, une mesure de sécurité qui avait généré des violences meurtrières entre Israéliens et Palestiniens. La décision a été annoncée par le bureau du premier ministre Benyamin Nétanyahou, après une intense mobilisation diplomatique internationale visant à empêcher une extension de la crise.

Le cabinet de sécurité israélien a accepté «la recommandation de tous les organismes de sécurité de remplacer l’inspection au moyen de détecteurs de métaux par une inspection de sécurité basée sur des technologies avancées et sur d’autres moyens», a ainsi déclaré le bureau du premier ministre dans un communiqué. Des responsables musulmans ont déclaré ce mardi que les détecteurs avaient été enlevés à toutes les entrées.

© Figaro

Il n’était pas possible de savoir immédiatement quelle était la nature des «technologies avancées» mentionnées par le communiqué officiel israélien. Mais des caméras ont été installées cette semaine à certaines entrées du site. On ignorait également si ces nouveaux dispositifs seraient acceptés par les Palestiniens. «Ce mouvement est un mouvement de la rue», a déclaré cheikh Raed Dana, un responsable du Waqf, l’organisme qui administre les biens musulmans. «Nous, en tant que Waqf, nous écoutons la rue. Si la rue dit oui, nous disons oui; si la rue dit non aux mesures, nous dirons non», a-t-il indiqué.

Éviter l’escalade avant la prochaine journée de prière

Les autorités israéliennes avaient installé les détecteurs de métaux aux entrées de l’esplanade à la suite de l’assassinat le 14 juillet de deux policiers israéliens par trois Arabes israéliens. Les Palestiniens ont interprété cette mesure comme le signe d’une intention des Israéliens d’étendre leur contrôle sur le site. Pour protester, ils ont refusé d’entrer sur l’esplanade et ont décidé au lieu de s’y rendre de prier dans les rues environnantes. Les autorités israéliennes ont déclaré que l’installation des détecteurs aux entrées de l’esplanade était justifiée par le fait que les auteurs de l’attentat du 14 juillet avaient dissimulé des armes sur ce site et en étaient sortis pour attaquer les policiers israéliens.

Au cours de manifestations de protestation contre les détecteurs, des affrontements ont éclaté à plusieurs reprises entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes au cours desquels cinq Palestiniens ont été tués. Trois civils israéliens ont été tués pendant la même période par un Palestinien qui est entré dans une maison d’une implantation israélienne de Cisjordanie et les a frappés à coups de couteau.

La décision d’enlever les détecteurs de métaux intervient après des discussions entre Nétanyahou et le roi Abdallah II de Jordanie. Le souverain a demandé par téléphone au chef du gouvernement israélien le retrait des détecteurs de métaux. La Jordanie est le gardien officiel des lieux saints musulmans de Jérusalem. La décision intervient aussi après l’arrivée lundi en Israël de l’émissaire pour le Proche-Orient du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt, avec lequel Nétanyahou s’est entretenu dès son arrivée.

Dans la journée de lundi, l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, avait déclaré qu’il était «extrêmement important» que la crise soit résolue avant vendredi prochain, jour de la prière pour les musulmans, pour éviter une poursuite de l’escalade.

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Par Etienne JacobAFP, Reuters Agence

Interrogé par la commission de Renseignement du Sénat, Jared Kushner, un des plus proches conseillers du président américain, a toutefois admis ce lundi avoir rencontré des Russes à quatre reprises avant et après la campagne présidentielle américaine.

Quels liens le gendre de Donald Trump a-t-il entretenu avec les Russes avant et après l’élection présidentielle américaine? Ce lundi, Jared Kushner, également proche conseiller du président, était interrogé par le Congrès. «Tous mes actes ont été appropriés, dans le cadre normal d’une campagne sans équivalent», a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche à l’issue de son audition. L’entretien, qui a duré plus de deux heures, s’est déroulé à huis clos et son contenu exact demeurait inconnu lundi soir. Mais l’époux d’Ivanka Trump a transmis en amont une note de onze pages, à l’attention de la commission du Renseignement du Sénat. Dans cette missive, il décrit en détail ses contacts avec ses interlocuteurs russes mais nie toute collusion ayant visé à faire gagner son beau-père.

» Lire aussi – Jared Kushner, «Monsieur Gendre» ou le diplomate en chef bis de Trump

Dans cette déclaration, Jared Kushner a d’abord tenu à faire part de sa bonne foi envers les enquêteurs: «Depuis six mois j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour fournir au FBI toute information nécessaire pour enquêter sur mon passé». Comme argument, le gendre de Trump mentionne son ignorance du monde diplomatique: «Mon savoir-faire vient du monde des affaires, pas de la politique». Puis, le jeune millionnaire, âgé de 36 ans, explique s’être impliqué progressivement dans la campagne de son beau-père. Interlocuteur principal de Donald Trump pour les gouvernements étrangers, il s’occupe aussi des finances, de la planification, de la communication. Il rédige ses discours, planifie les sondages et dirige les équipes en charge des bases de données et du numérique.

• L’ambassadeur russe à Washington

De part son rôle international, Jared Kushner admet avoir rencontré à deux reprises l’ambassadeur de Russie aux États-Unis, Sergueï Kisliak.

– La première fois, pendant la campagne, en présence de trois autres ambassadeurs, lors d’un discours de Donald Trump à Washington. Un échange qui a duré «moins d’une minute» avec chacun d’eux, affirme-t-il.

– La seconde rencontre a eu lieu le 1er décembre 2016, à la demande de l’ambassadeur russe. Une discussion de «vingt à trente minutes», en présence de Michael Flynn, ex-conseiller à la sécurité nationale qui a démissionné après avoir menti sur ses relations avec les Russes pendant la campagne.

«Comme je l’ai fait dans de nombreuses réunions, avec des responsables étrangers, j’ai fait part de notre désir de donner un nouveau départ à nos relations», indique Kushner. Ce dernier dit avoir demandé quel serait le meilleur intermédiaire avec la Russie. «Le fait que je pose la question sur la meilleure façon de démarrer un dialogue après l’élection devrait être interprété comme une solide preuve que je n’étais au courant d’aucune relation avant le 8 novembre», indique-t-il.

Au cours de cette conversation, Kushner assure qu’il a demandé si Kisliak disposait dans son ambassade «d’un moyen de communication» permettant à Michael Flynn de recevoir des informations de généraux russes sur la Syrie. Il dément formellement – comme la presse s’en était fait l’écho – avoir «suggéré de trouver “un moyen de communication secret”» ou d’avoir suggéré d’«utiliser l’ambassade de Russie ou tout autre site russe pour autre chose que cette seule conversation» sur la Syrie. L’homme d’affaires réfute aussi l’existence de deux coups de téléphone à l’ambassadeur russe évoqués par la presse mais dont il affirme n’avoir retrouvé aucune trace après des recherches détaillées.

• Un banquier proche de Poutine

Dans sa déclaration, Jared Kushner confie par ailleurs avoir rencontré Sergueï Gorkov, un banquier proche de Vladimir Poutine pendant «25 à 30 minutes», le 13 décembre 2016. Selon lui, cet échange a eu lieu après une «demande insistante» de l’ambassadeur Kisliak. Lors de cette discussion, Gorkov évoque «sa relation amicale avec M. Poutine et sa déception quant à l’état des relations russo-américaines sous le président Obama», relate le millionnaire, qui dit avoir répété sa position évoquée devant l’ambassadeur. Pour autant, les deux hommes n’ont pas parlé des sanctions américaines, ni des affaires de M. Kushner, selon lui. «Je n’ai pas eu de contacts inappropriés. Je ne dépendais pas de fonds russes pour financer mes affaires dans le secteur privé», martèle-t-il.

• Une avocate russe

Le conseiller spécial de Donald Trump revient en outre sur une rencontre avec une avocate russe, révélée par la presse quelques jours auparavant. Le fils aîné du président, Donald Jr., avait accepté de la recevoir car il la croyait capable de fournir des détails compromettants du gouvernement russe sur Hillary Clinton. Jared Kushner souligne pour sa part qu’il n’est allé à cette réunion qu’à la demande de Donald Jr., sans avoir lu tous les courriels depuis publiés par son beau-frère. «Je suis arrivé un peu en retard, et la personne parlait de l’interdiction d’adopter des enfants russes aux États-Unis». Il estime avoir perdu son temps lors de cette réunion et dit avoir demandé à son assistant de l’appeler pour s’extirper de la réunion

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Après six mois de présidence Trump, CNN dresse un premier bilan peu flatteur du président des Etats-Unis à travers une série de chiffres éloquents.

© Fournis par BFMNews

Six mois jour pour jour après l’investiture de Donald Trump, la chaîne américaine CNN dresse un premier bilan peu élogieux du travail réalisé par le locataire de la Maison Blanche. À travers une série de chiffres plus ou moins révélateurs, la chaîne d’information en continu, prise pour cible par le président lui-même dans une vidéo postée sur Twitter début juillet, tance sèchement la politique menée par l’ex-magnat de l’immobilier depuis le début de son mandat. Tour d’horizon.

Zéro loi

Zéro: c’est ni plus ni moins le nombre de lois votées au Congrès depuis le début de la présidence Trump. Certes, le président américain a signé un total de 42 projets de loi. Mais ces derniers n’ont finalement jamais abouti, à l’instar récemment de l’échec sur la réforme de l’Obamacare. Donald Trump a également signé des dizaines de décrets mais certains d’entre eux, comme le « Muslim Ban », ont été retoqués.

Deux accords internationaux dénoncés

Deux: comme le nombre d’accords internationaux quittés par les États-Unis. Cela faisait partie des promesses de campagne du candidat Trump. Seulement quatre jours après son arrivée au pouvoir, le président fraîchement élu s’est empressé de signer l’acte de retrait des États-Unis du traité de libre-échange transpacifique (TPP). Moins de six mois plus tard, Donald Trump décide de sortir de l’accord de Paris sur le climat, déclenchant une vague d’indignation à travers le monde.

Une seule conférence de presse

Entretenant des relations extrêmement tendues avec les médias, Donald Trump n’a tenu qu’une conférence de presse à la Maison Blanche le 16 février dernier pour vanter son action depuis le début de son mandat. Une conférence de presse improvisée, marquée par les critiques à l’encontre de son prédécesseur, qui a laissé « une situation chaotique », et les nombreuses attaques envers les journalistes « qui propagent de fausses informations ». À titre de comparaison, Barack Obama avait donné onze conférences de presse lors de sa première année de mandat, George W.Bush, cinq, et Bill Clinton douze.

991 tweets

Adepte de Twitter, Donald Trump a posté 991 messages sur le réseau social depuis le 20 janvier dernier. Parmi eux, 22 ont mentionnés Hillary Clinton, son adversaire lors de la course à la Maison Blanche. Les « fake news » et « medias » ont de leur côté été cités 82 fois. Un récent sondage pour ABC News et le Washington Post révèle que 68% des Américains jugent l’utilisation de Twitter par Donald Trump « inappropriée » tandis que 65% la trouvent « insultante ». Preuve de la virulence de certains messages, le New York Times a classé en avril dernier plus de 500 tweets du président américain en dix catégories parmi lesquelles « Affaiblir Obama », « Faire pression sur le Congrès », « Discriminer les médias » ou encore « Faire peur aux dirigeants étrangers ».

40 journées de golf

Quarante: c’est le nombre de jours que Donald Trump a passé à jouer sur ses terrains de golf. Il a également profité de 21 week-ends (sur 26) pour se rendre dans ses propriétés. Avant son élection, le président américain avait pourtant fustigé à plusieurs reprises les sorties de Barack Obama « en train de jouer au golf toute la journée » alors que le « TSA (Transportation Security Administration, NDLR) s’effondre, tout comme notre gouvernement ! »

President Obama said that he thinks he would have won against me. He should say that but I say NO WAY! – jobs leaving, ISIS, OCare, etc.

Zéro mur construit

Avec une pointe d’ironie, CNN a également voulu rappeler qu’après six mois de mandat, aucun mur n’a encore été construit à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, comme le souhaite Donald Trump. La chaîne d’information américaine précise par ailleurs qu’aucun mur ne sera construit prochainement. Et pour cause, Donald Trump souhaite que le Mexique participe au financement du mur. Une exigence qui risque d’être difficile à satisfaire.

59 secondes de poignées de mains avec Macron

Comme de nombreux médias américains, CNN a scruté à la loupe la relation qu’entretient Donald Trump avec Emmanuel Macron. La chaîne a calculé le temps pendant lequel les deux hommes se sont serré la main lors de leurs six rencontres. Les différentes poignées de mains échangées à Bruxelles avaient duré 12 secondes au total, 8 secondes pour la première poignée de mains à Paris, puis 3 et 7 secondes en conférence de presse et enfin 29 secondes cumulées lors du défilé du 14 juillet. Soit un total de 59 secondes

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L’opposition vénézuélienne a appelé à une grève de 48 heures, mercredi et jeudi prochains contre le président Nicolas Maduro et son projet de modifier la Constitution

Le Parisien: L'opposition venezuelienne (majoritaire au Parlement) lors d'une consultation populaire anti-Maduro, le 17 juillet 2017

© AFP/RONALDO SCHEMIDT L’opposition venezuelienne (majoritaire au Parlement) lors d’une consultation populaire anti-Maduro, le 17 juillet 2017

«Nous convoquons tout le peuple, tous les secteurs, à 48 heures de grève civique». Le député Simon Calzadillalors a lancé cet appel samedi au nom de la coalition politique la Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition de l’opposition, samedi soir.

Le député a également annoncé l’organisation d’une marche le 28 juillet prochain, marche qui visera à exiger que le président Maduro «retire» son projet d’assemblée constituante. Le dimanche 30 juillet doivent en effet être élus les 545 membres de cette assemblée censée réécrire l’actuelle Constitution.

L’opposition, majoritaire au Parlement, considère que les modalités prévues de désignation de ces membres ne sont pas équitables et favorisent le camp proche d’Hugo Chavez, dont l’actuel dirigeant, Nicolas Maduro est l’héritier.

Maduro campe sur ses positions

Nicolas Maduro a cependant exclu à plusieurs reprises de revenir sur son initiative de convoquer une assemblée constituante, malgré le refus de l’opposition, qui organise depuis près de quatre mois des manifestations presque quotidiennes, et en dépit des pressions internationales qui se multiplient. Depuis le début de ces manifestations, 103 personnes ont été tuées, selon le Parquet.

VIDEO. Nicolas Maduro, inflexible, le 19 juillet 2017

Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

Le président a répété samedi soir qu’il ne céderait pas et s’est montré menaçant. «Nous serons implacables si l’on essaie de créer un processus de violence pour tenter d’empêcher ce qu’il est impossible d’empêcher», a déclaré Nicolas Maduro lors d’une interview à la télévision officielle VTV.

Mais l’opposition aussi est déterminée. «Avec une grande fermeté, le peuple va empêcher la fraude constituante», a lancé le député Calzadilla.

Une grève générale convoquée par l’opposition a déjà eu lieu jeudi et vendredi. La MUD a déclaré qu’elle avait été suivie à 85%, alors que Nicolas Maduro et d’autres responsables gouvernementaux ont affirmé qu’elle avait été un échec.

Un magistrat arrêté

Samedi, l’armée a bloqué à coups de gaz lacrymogène une marche vers le Tribunal suprême de justice (TSJ, l’équivalent de la Cour suprême) en soutien aux magistrats nommés la veille par l’opposition pour constituer une Cour suprême parallèle. Les heurts entre militaires et manifestants ont fait plusieurs dizaines de blessés. Ils ont été suivi de blocages de rues par des barricades qui se poursuivaient dans la nuit de samedi à dimanche.

La désignation de la Cour suprême parallèle est la dernière initiative en date de l’opposition contre le président et son projet de modifier la Constitution : «Nous soutenons les nouveaux magistrats pour que soit rendue son indépendance au TSJ, qui est aujourd’hui aux ordres de Maduro», a déclaré un manifestant de Caracas.

Si l’opposition estime que les 33 juges actuels ont été désignés de façon irrégulière par l’ancienne majorité chaviste, le TSJ considère quant à lui que la formation d’un TSJ parallèle était constitutive des délits d’«usurpation de fonction» et de «trahison de la patrie» commis par l’opposition.

Un des magistrats de la Cour suprême parallèle, Angel Zerpa Aponte, a été arrêté samedi par le service de renseignement vénézuélien, le SEBIN, a déclaré l’opposition dans un message publié sur le compte Twitter du Parlement.

El Magistrado de la Sala Politico Administrativa designado por la @AsambleaVE, Angel Zerpa, fue secuestrado por el SEBIN

VENEZUELA entera rechaza la detención arbitraria del Magistrado Zerpa. Seguiremos adelante en la defensa de la Constitución

«Nous condamnons l’arrestation arbitraire par les services de sécurité de ce magistrat élu constitutionnellement», a déclaré le président de la chambre, Julio Borges.

La pression monte à l’international

Parallèlement, les appels lancés à Nicolas Maduro pour rétablir l’Etat de droit au Venezuela se multiplient au sein de la communauté internationale. Réunis vendredi à Mendoza en Argentine, les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay, le Venezuela étant suspendu de cette organisation depuis décembre) ont adressé une demande en ce sens au président vénézuélien. Le ton monte également aux Etats-Unis et en Europe.

L’opposition manifeste quasi-quotidiennement depuis le 1er avril pour dénoncer la gestion du président Maduro et réclamer la tenue d’une élection présidentielle anticipée.

En mai, l’annonce de la convocation d’une assemblée constituante par Nicolas Maduro a amplifié la colère de l’opposition. Celle-ci estime que cette mesure permettra au pouvoir chaviste de contourner le Parlement, passé aux mains de l’opposition en décembre 2015. Quelque 70% des Vénézuéliens sont opposés au projet d’assemblée constituante, selon l’institut de sondage Datanalisis.

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