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Archive for the ‘JO de Vancouver’ Category

Jason Lamy-Chappuis a apporté la deuxième médaille d'or à la France !

 Jason Lamy-Chappuis a apporté la deuxième médaille d’or à la France ! Crédits photo : DPPI

Grandissime favori de l’épreuve de combiné nordique, Jason Lamy-Chappuis a répondu présent en devenant champion olympique au terme d’une course de fond parfaitement maîtrisée !

Etre favori et assumer ce statut le jour J, voilà comment se définit un champion. Jason Lamy-Chappuis est assurément de cette trempe. Il l’a démontré ce dimanche à Whistler. Grandissime favori pour le titre olympique, avec ses cinq victoires cette saison et son dossard de leader de la Coupe du Monde, le Français a tenu son rang.

46 » à remonter en ski de fond
Placé en embuscade (5e) après l’épreuve de saut à skis, disputée dans des conditions de vent difficiles, «Flying Jason» accusait 46 » de retard sur Janne Ryynaenen au départ du sprint de 10 km. Il ne lui aura fallu qu’un peu plus d’une boucle de circuit (long de 2,5 km) pour le voir pointer dans le peloton de tête. Pourtant, Ryynaenen, vainqueur du concours de saut dans la matinée et qui n’est pas un gros spécialiste du ski de fond, était parti fort devant. Visiblement décidé à tout donner dès le début de course, le Finlandais perdait cependant rapidement de son avance puisque Lodwick lui avait repris 8 » après 1,7 km et le groupe dans lequel figurait Jason Lamy-Chappuis 12 ». Sous pression, Ryynaenen partait alors tout seul à la faute et chutait dans un virage peu avant la fin de la première boucle de 2,5 km. La jonction s’opérait dans les hectomètres suivants et, à partir de là, la dizaine de skieurs de tête se marquait de près. De tellement près qu’ils ne pouvaient pas toujours éviter les petits accrochages, à l’image de l’Américain Johnny Spillane, qui manquait de chuter peu après la mi-course.

Très concentré, Jason Lamy-Chappuis veillait alors à rester bien calé devant, se plaçant en troisième position, à la fois pour minimiser les risques de chute et pour être en bonne place pour attaquer ou pour disputer le sprint. Bill Demong, lui, était bien loin de ces considérations. Seulement 25e du saut le matin, l’Américain, parti avec 1’06 » de retard sur Ryynaenen, recollait aux hommes de tête, désormais à huit, à la fin du troisième tour au prix d’un énorme effort qu’il allait payer sur la fin. A moins de deux kilomètres de l’arrivée, le Japonais Norihito Kobayashi était le premier à lancer les hostilités. Si son attaque manquait de tranchant, elle provoquait le contre de Johnny Spillane, qui faisait exploser le groupe.

Un sprint parfaitement maîtrisé
Jason Lamy-Chappuis tentait alors de recoller en compagnie de l’Italien Alessandro Pittin. Les deux hommes s’entendaient parfaitement et revenaient petit à petit sur l’Américain. A l’entrée dans le stade d’arrivée, le duo franco-italien avait Spillane dans sa ligne de mire. Et donnait l’impression d’aller bien plus vite que l’homme de tête, sans doute parti trop tôt. Ce n’était d’ailleurs pas qu’une impression, Lamy-Chappuis revenant dans les spatules de Spillane dans le dernier virage. Beaucoup plus rapide et plus fort, le Jurassien se décalait alors, tel un sprinter en cyclisme, pour déposer l’Américain et remporter le titre olympique dont il rêvait tant ! A 23 ans, le natif de Missoula (Etats-Unis), leader de la Coupe du Monde et déjà vainqueur de 10 épreuves de Coupe du Monde, signe le plus beau succès de sa carrière. Sans doute pas le dernier…

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Didier Defago, champion olympique de descente à 32 ans

Didier Defago, champion olympique de descente à 32 ans Crédits photo : DPPI

A 32 ans, le Suisse Didier Defago a décroché l’or olympique en descente à Vancouver devant Aksel Lund Svindal et Bode Miller. David Poisson a signé une belle place d’honneur, au 7e rang.

Il y a encore 72 heures, Didier Defago n’était même pas assuré de pouvoir disputer la descente olympique. Lundi soir, c’est bien avec une médaille d’or autour du cou que le suisse va fêter son triomphe sur la Dave Murray de Whistler. Sélectionné à la dernière minute comme quatrième descendeur à la place de Tobias Grünenfelder et Patrick Küng grâce à ses bons entraînements, le Morginois a mis la manière pour devancer pour des poussières Aksel Lund-Svindal (+0 »07) et Bode Miller (+0 »09).

Defago sacré à 32 ans
Impressionnant sur le haut du parcours (- 0 »26) au premier intermédiaire, Defago a maintenu son avance sur Aksel Lund Svindal après un bon tiers course (- 0 »23 »). Un ski de rêve et patatras ! Le double vainqueur du Lauberhorn à Wengen et de la mythique Streif en Coupe du Monde subissait un terrible passage à vide qui le reléguait derrière le Norvégien avant la dernière ligne droite (+0 »28). Un finish à l’arraché lui permettait finalement de devancer le Scandinave présent au grand rendez-vous après un début de saison moyen. Bode Miller et ses 32 victoires en Coupe du Monde, 8 globes de cristal et ses 4 titres de champion du monde, complète le podium mais devra encore patienter pour décrocher l’or olympique qui manque encore à son immense palmarès.

Poisson sauve le bilan français
Comme souvent aux JO, les favoris sont passés à côté de leur course. C’est le cas de Didier Cuche, seulement 6e, de Michael Walchhofer (10e) ou de l’enfant du pays Manuel Osborne-Paradis, perdu au 17e rang. Les Français n’ont malheureusement pas pu profiter de la faillite des cadors du cirque blanc. Avec le dossard 3 et une piste quasiment vierge, David Poisson a tiré son épingle du jeu avec une belle place d’honneur (7e à 0 »51). Adrien Théaux rentre dans les 20 (16e à 1 »09) mais Johan Clarey a déçu. La meilleure chance tricolore avait, il est vrai, hérité d’un numéro de dossard loin d’être avantageux (28). Le Tignard est passé à côté de son ski (27e à 1 »98), devancé par Guillermo Fayed (26e à 1 »89).

Classement de la descente :
1. Defago (Sui) 1’54 »31
2. Svindal (Nor) +0 »7
3. Miller (EUà +0 »9
4. Scheiber (Aut) +0 »21
5. Guay (Can) +0 »33
6. Cuche (Can) +0 »36
7. Poisson (Fra) +0 »51
8. Buechel (Lie) +0 »53
9. Kroel (Aut) +0 »56
10. Walchhofer (Aut) +0 »57

16. Theaux (Fra) +1 »09
26. Fayed (Fra) +1 »89
27. Clarey (Fra) +1 »98

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Après son titre olympique en sprint, Vincent Jay a pris une deuxième médaille, de bronze, en poursuite
Après son titre olympique en sprint, Vincent Jay a pris une deuxième médaille, de bronze, en poursuite Crédits photo : Reuters

Deux jours après son sacre olympique en sprint, Vincent Jay a décroché la médaille de bronze de la poursuite 12,5 km ce mardi. Une médaille que le Français est allé chercher au courage dans les derniers kilomètres.

Jay démarre fort
Vincent Jay est pour le moment le grand bonhomme français de ces Jeux Olympiques de Vancouver. Champion olympique du sprint dimanche, le biathlète des Menuires a décroché la médaille de bronze de la poursuite 12,5 km ce mardi. Deux médailles en deux courses, la performance est exceptionnelle ! Pourtant, à voir la course du compagnon de Marie-Laure Brunet, bronzée un peu plus tôt dans la journée dans la poursuite féminine, on pourrait presque être déçu de ne le voir monter que sur la troisième marche du podium. Parti en tête en raison de sa victoire en sprint, le natif de Saint-Martin-de-Belleville faisait une première partie de course de rêve. Bien sur ses skis, il signait un sans-faute aux deux passages au tir couché (10/10) pour virer en tête avec 21 »6 d’avance sur le Norvégien Emil Hegle Svendsen, plus rapide que lui sur la piste.

Toujours en tête à l’arrivée sur le stade de tir pour le premier tir debout, Jay ratait sa première cible depuis le début des JO (il avait signé un 10/10 en sprint) et voyait revenir sur lui le Suédois Björn Ferry, crédité lui d’un 15/15 à ce moment-là. Véritable locomotive sur les skis, le Nordique rejoignait rapidement le Français en tête. Les deux hommes comptaient plus d’une quinzaine de secondes d’avance sur Ole Einar Bjoerndalen, revenu comme une balle de l’arrière. Tout allait se jouer lors du dernier tir debout. Le Français démarrait mal en manquant sa deuxième cible. Mais Ferry, lui aussi sous pression, envoyait également une de ses balles se perdre dans la nature. Les deux leaders devaient donc effectuer un tour sur l’anneau de pénalité. Derrière, les poursuivants craquaient avec deux fautes pour Christoph Summan et Bjoerndalen. La victoire allait donc ce jouer entre Ferry et Jay dans les 2,5 kilomètres de la dernière boucle.

Une fin de course difficile
Hélas pour le clan français, le suspense ne durait pas bien longtemps, le Suédois ne tardant pas à faire exploser le champion olympique de sprint après quelques hectomètres à skis. Dans le dur, Vincent Jay voyait ses espoirs de doublé s’envoler. Et il peinait vraiment à terminer, se faisant même déborder dans le dernier kilomètres par Summann, auteur d’une dernière boucle exceptionnelle. Björn Ferry triomphait donc devant l’Autrichien, à 18 », et Vincent Jay, qui en finissait avec 28 » de retard sur Ferry. Mais à voir son visage au passage de la ligne, cette médaille de bronze, quarante-huit heures après son sacre olympique, suffit à son bonheur. Un bonheur qu’il pourra partager avec Marie-Laure Brunet, elle aussi récompensée ce mardi. Une journée que les deux tourtereaux ne sont sans doute pas près d’oublier…

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Après son titre olympique en sprint, Vincent Jay a pris une deuxième médaille, de bronze, en poursuite
Après son titre olympique en sprint, Vincent Jay a pris une deuxième médaille, de bronze, en poursuite Crédits photo : Reuters

Deux jours après son sacre olympique en sprint, Vincent Jay a décroché la médaille de bronze de la poursuite 12,5 km ce mardi. Une médaille que le Français est allé chercher au courage dans les derniers kilomètres.

Jay démarre fort
Vincent Jay est pour le moment le grand bonhomme français de ces Jeux Olympiques de Vancouver. Champion olympique du sprint dimanche, le biathlète des Menuires a décroché la médaille de bronze de la poursuite 12,5 km ce mardi. Deux médailles en deux courses, la performance est exceptionnelle ! Pourtant, à voir la course du compagnon de Marie-Laure Brunet, bronzée un peu plus tôt dans la journée dans la poursuite féminine, on pourrait presque être déçu de ne le voir monter que sur la troisième marche du podium. Parti en tête en raison de sa victoire en sprint, le natif de Saint-Martin-de-Belleville faisait une première partie de course de rêve. Bien sur ses skis, il signait un sans-faute aux deux passages au tir couché (10/10) pour virer en tête avec 21 »6 d’avance sur le Norvégien Emil Hegle Svendsen, plus rapide que lui sur la piste.

Toujours en tête à l’arrivée sur le stade de tir pour le premier tir debout, Jay ratait sa première cible depuis le début des JO (il avait signé un 10/10 en sprint) et voyait revenir sur lui le Suédois Björn Ferry, crédité lui d’un 15/15 à ce moment-là. Véritable locomotive sur les skis, le Nordique rejoignait rapidement le Français en tête. Les deux hommes comptaient plus d’une quinzaine de secondes d’avance sur Ole Einar Bjoerndalen, revenu comme une balle de l’arrière. Tout allait se jouer lors du dernier tir debout. Le Français démarrait mal en manquant sa deuxième cible. Mais Ferry, lui aussi sous pression, envoyait également une de ses balles se perdre dans la nature. Les deux leaders devaient donc effectuer un tour sur l’anneau de pénalité. Derrière, les poursuivants craquaient avec deux fautes pour Christoph Summan et Bjoerndalen. La victoire allait donc ce jouer entre Ferry et Jay dans les 2,5 kilomètres de la dernière boucle.

Une fin de course difficile
Hélas pour le clan français, le suspense ne durait pas bien longtemps, le Suédois ne tardant pas à faire exploser le champion olympique de sprint après quelques hectomètres à skis. Dans le dur, Vincent Jay voyait ses espoirs de doublé s’envoler. Et il peinait vraiment à terminer, se faisant même déborder dans le dernier kilomètres par Summann, auteur d’une dernière boucle exceptionnelle. Björn Ferry triomphait donc devant l’Autrichien, à 18 », et Vincent Jay, qui en finissait avec 28 » de retard sur Ferry. Mais à voir son visage au passage de la ligne, cette médaille de bronze, quarante-huit heures après son sacre olympique, suffit à son bonheur. Un bonheur qu’il pourra partager avec Marie-Laure Brunet, elle aussi récompensée ce mardi. Une journée que les deux tourtereaux ne sont sans doute pas près d’oublier…

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Par Jean-Julien Ezvan
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Avec trois nouvelles médailles la France reste dans le peloton de tête.

Sur un nuage. Les caprices météorologiques troublent de nouveau la digestion des épreuves de ski alpin (trois courses reportées depuis le début, dont le supercombiné hommes hier) et provoquent un désastreux embouteillage dans le calendrier, mais ailleurs la compétition olympique, coiffée par un brouillard tenace, avance et continue de sourire aux Français. Ailes et ambition déployées. La visibilité manque, mais la France suit une trace lumineuse dans le sillage de l’insatiable biathlon.

L’équipe de France, de surprise en… surprise.

Les têtes décorées ne sont pas toujours celles qui étaient attendues, mais l’équipe de France continue sa paisible moisson sans laisser le rythme s’endormir. Sept médailles déjà avec, hier, le plaisir en tandem, les médailles de bronze des biathlètes Marie-Laure Brunet (poursuite, 10 km) et Vincent Jay (poursuite 12,5 km). Unis sur les podiums comme dans la vie. Et puis l’argent décroché la rage au coeur par Deborah Anthonioz en snowboardcross, à 31 ans, nouvelle belle surprise du clan français.

Une nouvelle journée faste après la médaille de bronze de Marie Dorin (biathlon), samedi, suivie des médailles d’or de Vincent Jay (biathlon), déjà et Jason Lamy-Chappuis (combiné nordique), dimanche. Puis de Tony Ramoin (21 ans), lundi, avec le bronze en surf des neiges (snowboardcross). Pierre Vaultier, le grandissime favori de l’épreuve disparaissant en quarts de finale. Les frères Xavier et Paul-Henri De Le Rue s’effaçant, eux, en huitièmes de finale. Tony Ramoin, la surprise peinte sur le visage, invité sur le circuit de Coupe du monde en janvier seulement, présent à Vancouver pour s’imprégner du parfum olympique en vue de futures campagnes, brûle les étapes pour consoler ses frères de surf, très attendus et meurtris. En surf des neiges, la déconvenue prend au dépourvu, les rivaux bousculent, la piste avale, comprime des mois de confiance patiemment assemblée et brisée net. Sans trou de mémoire, sans sautes de concentration, sans accroc, le biathlon continue de son côté de réciter une partition presque parfaite. Marie-Laure Brunet (21 ans) et Vincent Jay ajoutant deux nouveaux chapitres au miracle sans cesse renouvelé d’une petite fédération (200 licenciés) mère de tant de décorations internationales (quatre en quatre courses à Whistler, pour un total olympique de 13 podiums). La médaillée confie: «Marie nous a ouvert la voie, on a compris que c’était possible, même si on le savait. J’avais envie de médaille avant celle de Marie et Vincent. J’étais ravie pour eux, Vincent a mis la barre haut. Pour l’instant, nous n’en avons pas encore profité car je devais rester concentrée.» Il reste encore six épreuves (individuelles et relais) au biathlon pour se distinguer.

La ponctualité suisse

Reportée en raison des conditions torturées (pluie, brouillard) et besoin impérieux de protéger une piste rendue friable, la descente, épreuve reine du ski alpin, a offert à la Suisse de planter tel un oiseau de proie ses serres dans le ski alpin. Sous le soleil apparaissant, lundi, comme une gifle après de multiples déconvenues. Sacrée avec Didier Défago (qui à 32 ans et 4 mois s’inscrit comme le plus âgé des lauréats de la descente olympique) quand, dans l’ombre, Didier Cuche et Carlo Janka aiguisent leur revanche après un rêve en miettes. Sacrés, Simon Ammann (saut à skis, petit tremplin) et Dario Colonna (ski de fond, 15 km style libre) complètent entre autres l’entrée réussie de la délégation suisse dans les Jeux.

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Lindsey Vonn à Haus, en février 2009.
Lindsey Vonn à Haus, en février 2009. Crédits photo : AP

La meilleure skieuse mondiale voyage en jet privé, parade en une des magazines et en haut des podiums, mais souffre d’un manque, l’or olympique. La descente pourrait combler le vide, ce mercredi soir.

Lindsey Vonn ne dispose pas de la moindre alternative. L’Américaine brille déjà comme la skieuse la plus décorée des États-Unis mais, pour asseoir sa légende et se frayer un chemin outre-Atlantique aux yeux d’un public gavé d’exploits domestiques, n’accordant qu’avec parcimonie sa curiosité hors cadre, elle doit se couvrir d’or olympique.

Lindsey Vonn, une figure incontournable du Cirque blanc. Sa plastique s’invite souvent dans les magazines (comme dans le numéro spécial maillots de bain de Sports Illustrated). Profil parfait. Carrière à succès. Irréprochable quand Bode Miller, l’autre star de l’équipe américaine, laisse sa carrière et sa motivation s’égarer, son talent se disperser, souffrir d’éclipses. Lors d’un récent entretien sur CNN, Lindsey Vonn racontait, blondeur soignée, sourire éclatant : «Je ne suis pas une fêtarde. Je veux devenir un bon exemple, être totalement concentrée et investie dans ce que je fais.» Et de tremper avec émotion ses souvenirs dans les sorties de son enfance. Premières traces dans une neige qui escortera son destin : «Lorsque, petite, je montais sur des skis, j’étais motivée par le chocolat chaud et les donuts de la fin de la sortie, c’était une chose si douce…»

Sévère chute en 2006 

 

Du jeu aux Jeux. Sa vie s’érige entière autour de sa réussite sportive. La famille Kildow (Lindsey est mariée à Thomas Vonn, ancien slalomeur de l’équipe américaine) quitte vite le Minnesota, région peu montagneuse, pour se poser au Colorado, à Vail, cadre plus propice à l’épanouissement sportif de son apprentie championne. La suite s’écrit comme une success story. Les bouquets garnissent vite son adolescence. La vocation olympique naît quand Picabo Street, médaillée d’or aux JO de Calgary, lui dédicace un poster dans une boutique de Minneapolis. Douée, polyvalente, la skieuse avale les obstacles comme elle efface les portes, devient vite irrésistible chez les seniors. Double médaillée d’argent aux Mondiaux d’Are en 2007, double championne du monde en descente et Super-G, l’an passé à Val-d’Isère. Et double lauréate de la Coupe du monde 2008 et 2009, après un quart de siècle d’absence américaine à cette hauteur.

Il ne manque qu’une médaille olympique dans ce tableau idyllique. En 2002, à Salt Lake City, à 17 ans, elle se classe 6e du combiné et 32e du slalom. En 2006, à Turin, une sévère chute lors d’une descente d’entraînement broie une partie de son potentiel et de ses ambitions. Touchée à la hanche droite, l’Américaine serre les dents mais, les larmes aux yeux, se contente de places d’honneur (7e du Super-G, 8e de la descente, 14e du slalom). Bannière étiolée. Rendez-vous raté. Coup du sort, touchée au tibia droit lors d’un entraînement en Autriche le 3 février dernier, Lindsey Vonn (25 ans) laissa un temps planer le doute sur son intégrité physique et sa capacité à enfin transformer les promesses en or lors des Jeux de Vancouver.

Les annulations successives des descentes d’entraînement jeudi, vendredi, puis dimanche dernier offrirent une parenthèse bienvenue, un répit apprécié à la numéro 1 mondiale. Lundi, lors d’un entraînement scindé en deux, l’Américaine laisse parler ses skis, trancher le chrono. Meilleur temps. Rassurée. Prête. Impressions, entre sensations personnelles et appréciations techniques : «Je m’attendais à une piste un peu meilleure. J’ai été surprise car ça tapait fort. C’est un combat de haut en bas.» La technicienne aux lignes taillées prouve, si besoin, qu’elle dispose d’une panoplie large et d’une détermination d’airain lui permettant de briller dans l’ensemble des disciplines du ski alpin (vitesse et technique), de briguer cinq titres à Whistler. Après une longue traque.

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<!– –>Par Paul Foisy – Les compétitions de ski acrobatique seront présentées les 13-14-20-21-22-23-24 et 25 février 2010 à Cypress Mountain. Il y aura des épreuves de sauts, de bosses et de ski cross, autant chez les hommes que chez les femmes.

« Le ski acrobatique est un mélange de ski alpin et de figures acrobatiques. Les skieurs ont inventé des figures et des sauts comme les vrilles, l’aigle déployé, la croix de fer et l’hélicoptère. L’engouement pour ce sport a fait boule de neige et c’est ainsi qu’est né le ski acrobatique.

Aujourd’hui, il existe trois épreuves olympiques de ski acrobatique pour les hommes et les femmes : sauts, bosses et ski Cross. »

« Sauts : Les compétiteurs exécutent deux sauts parmi de nombreux qui combinent saut périlleux arrière et vrilles, avec différents degrés de difficulté. Les athlètes sont jugés sur leur envolée, la hauteur et la distance qu’ils atteignent, la forme et la position du corps ainsi que leur équilibre au moment de l’atterrissage. Le skieur qui obtient le meilleur résultat gagne.

Bosses : LQuébec.es athlètes choisissent un des trois ou quatre différents trajets du parcours de bosses. Après le signal de départ, ils dévalent une pente abrupte sur laquelle se trouve une série de grosses bosses (moghuls) d’une hauteur allant jusqu’à 1,2 mètre et espacées d’environ trois à quatre mètres.

De plus, le parcours comprend deux groupes de « tremplins », un près du haut du parcours et l’autre en bas du parcours. Les skieurs doivent exécuter deux sauts différents de leur choix lorsqu’ils franchissent ces tremplins. L’objectif est d’effectuer la descente le plus rapidement possible tout en réalisant deux sauts sans erreurs techniques ou perte d’équilibre. Les sauts peuvent incorporer des vrilles et des sauts périlleux et les skieurs peuvent s’agripper les jambes ou agripper leurs skis.

Ski cross : La plus récente épreuve olympique du ski acrobatique n’est pas limitée par des structures ni des formats et les départs en groupe donnent lieu à des compétitions rapides et captivantes. Le parcours de ski cross, conçu pour mettre à l’épreuve les habiletés des skieurs, incorpore différents types de virages, des sections plates, des traversées ainsi que des bosses, des virages relevés et des sillons similaires à ceux des pistes de ski traditionnelles. Les structures du parcours sont semblables à celles du snowboard cross. L’endurance et la force sont des éléments clés du ski cross, les athlètes devant effectuer quatre à cinq descentes de 60 secondes ou plus. Toute interférence avec un autre skieur peut entraîner la disqualification. »

Un peu d’histoire

Aujourd’hui, plusieurs types de compétitions de ski attirent l’attention de millions de téléspectateurs lors des Jeux olympiques. Les skis de fond, alpin et acrobatique, le biathlon, les sauts, le combiné nordique et le surf des neiges sont autant de disciplines qui marquent l’évolution de la pratique du ski. Mais au départ, il y a deux planches sur lesquelles on glisse sur la neige. Le ski de fond est ainsi la plus vieille discipline du ski. D’abord utilisé de façon utilitaire, le ski est un mot norvégien, dérivé du terme « skid » qui désignait une lame de bois fendue. Le nom en traduit bien l’origine.

Après la randonnée en raquette de neuf pieds d’un certain A. Birch en 1879, le ski se répand peu à peu dans les différentes régions du Québec. Consultez le texte Série olympique, ski de fond pour plus de détails sur l’apparition du ski au Québec et vous pouvez également lire le texte Série olympique, ski alpin pour un bref historique du ski alpin.

Avant de parler de ski acrobatique, il serait bon de rappeler que dès que des clubs de skieurs s’organisent, on installe des tremplins pour effectuer des sauts. À tel point que pendant les vingt-cinq premières années du XXe siècle, le saut à ski sera bien implanté dans à peu près tous les clubs de skis au Québec. Par exemple, en 1905, les membres du Montreal Ski Club construisent un tremplin de sauts sur le versant sud du Mont-Royal. À Québec, il y aura des tremplins sur le Cove Fields, derrière le manège militaire et sur quelques côtes de la ville. Au fil des ans, la ville de Trois-Rivières deviendra la capitale du saut à ski au Québec. À plusieurs reprises, on y présentera le championnat du Québec et le championnat du Dominion. Lucien Laferté, Jacques Charland et Claude Trahan, des champions sauteurs proviennent de la Mauricie. Mais peu à peu, différentes raisons comme les coûts de fabrication des tremplins et la popularité grandissante du ski alpin marqueront le déclin du saut à ski au Québec.

Mais avec la Révolution tranquille, de jeunes skieurs aimant la vitesse et l’acrobatie émergent un peu partout. D’abord aux États-Unis, où selon Danielle Soucy, certains skieurs disent « au diable les règles, la prudence, les normes, les conventions. » Les « hotdoggers » veulent désormais réinventer le ski.

Au début des années 1970, il s’agit plutôt de professionnels qui donnent des démonstrations et qui prennent part à des concours dans les stations de ski. À l’hiver 1973-1974, d’importantes bourses totalisant entre 100 000$ et 300 000$ seraient versées aux gagnants de compétitions en Amérique du Nord.

Au cours de l’année 1974, le sport se codifie avec la fondation de la Canadian Freestyle Skiers Association. Michel Daigle, un ancien skieur alpin sera un des premiers à s’illustrer dans cette nouvelle discipline qu’il contribuera également à faire connaître. Il sera suivi par son ami John Earl, le fils de la skieuse Rhoda Wurtele. De 1978 à 1981, Earl obtiendra six titres mondiaux, trois pour le combiné (sauts, bosses et ballet) et trois autres en sauts.

Au cours de l’été 1976, à l’initiative de Michel Daigle, les deux comparses, aidés de quelques amis, aménagent un tremplin à Sainte-Agathe-des-Monts dans les Laurentides. Cette rampe permettant aux skieurs d’exécuter des sauts avec réception dans l’eau en toute sécurité fera école. Près d’une cinquantaine de jeunes participeront à un premier camp d’entraînement en juillet. Du côté de Québec, les membres de la famille Laroche s’intéressent également au ski acrobatique. Ils seront suivis par bien d’autres qui s’illustrent en championnat du monde ou aux Jeux olympiques.

Le ski acrobatique sera reconnu par la Fédération internationale du ski en 1979. L’année suivante, on organise les premiers championnats du monde. Cette discipline sera en démonstration lors des Jeux olympiques de Calgary en 1988. Quatre ans plus tard, à Albertville, les bosses deviendront un sport officiel et, en 1994, à Lillehammer, ce sera au tour des sauts de faire leur entrée dans la confrérie olympique. En 2010, à Vancouver, c’est le ski cross qui fera son apparition.

Pour plusieurs, Michel Daigle est considéré comme le père du ski acrobatique au Québec. Après lui, la passion des uns, jumelée aux talents, au travail et au sens du spectacle des autres, permettra la réunion de plusieurs athlètes talentueux sous le vocable de « Québec Air Force ». De ce groupe, Philippe Laroche, Lloyd Langlois, et Niclolas Fontaine seront intronisés au Temple de la renommée des sports du Québec. Jean-Luc Brassard, quant à lui, sera le « boss » des bosses pendant plusieurs années.

Athlètes québécois ayant participé aux Jeux olympiques en ski acrobatique :

David Belhumeur, 1988
Alexandre Bilodeau, 2006
Jean-Luc Brassard, 1992, 1994, 1998, 2002
Josée Charbonneau, 1998
Deidra Dionne, 2006
Nicolas Fontaine, 1994, 1998, 2002
Genevieve Fortin, 1994
Dominik Gauthier, 1998
Jennifer Heil, 2006
Anna Kindy, 1992
Lloyd Langlois, 1994
Philippe Laroche, 1994
Christian Marcoux, 1992
Marc-André Moreau, 1992
Caroline Olivier, 1994, 1998
Ann-Marie Pelchat, 1998
Audrey Robichaud, 2006
Stéphane Rochon, 1998, 2002
John Smart, 1992, 1994
Stéphanie St-Pierre, 2006

Athlètes québécois ayant participé aux Jeux olympiques en sauts à ski :
Laurent Bernier, 1948
Jacques Charland, 1952, 1956, 1960
Gérald Dupuis, 1928, 1932
Leslie Gagné, 1932
Gérard Gravelle, 1960
Ulf Kvendbo, 1968, 1972
Lucien Laferté, 1948, 1952
Zdenek Melz, 1972
Claude Trahan, 1968

En référence :
http://www.rdsolympiques.ca/freestyle-skiing/news/newsid=2853.html#ski+acrobatique
www.vancouver2010.com/fr/
www.olympic.org/
www.zoneski.com
Archives du Panthéon des sports du Québec
Soucy, Danielle.
Des traces dans la neige, cent ans de ski

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