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La solution de DSK pour sauver la zone euro

Le Point.fr

L’ancien directeur général du FMI continue de distiller ses conseils aux dirigeants européens. Non sans raison.
 
 
 
 
 

DSK continue de donner ses conseils sur la façon de gérer la crise.©       Joe Marino /       Abac

L’ex-directeur général du FMI a encore frappé. Mis hors jeu de la politique depuis l’affaire du Sofitel de New York, DSK n’en continue pas moins de distiller ses petits conseils aux dirigeants de la zone euro. Selon Les Échos de lundi, le professeur d’économie a suggéré aux pays européens qui se financent à coût très bas sur les marchés qu’ils « remettent au pot une partie de l’écart de taux d’intérêt » au profit de pays comme l’Espagne ou l’Italie, frappés par des taux d’intérêt prohibitifs. Berlin et Paris bénéficient en ce moment de taux d’intérêt particulièrement bas, voire négatifs, sur les obligations à court terme, en partie grâce à l’aversion des investisseurs pour d’autres dettes européennes auparavant jugées sûres. Une véritable ligne rouge, le long des Pyrénées et des Alpes, segmente en effet les marchés financiers européens. Cela n’a pas seulement des effets désastreux sur les finances publiques des pays du Sud. Cela empêche aussi leurs entreprises de se financer à un coût acceptable. Alors que les entreprises allemandes empruntent à un taux proche de 3 %, leurs concurrentes espagnoles doivent payer 6 %, a relevé la banque Goldman Sachs dans une note récente.

Alternative aux euro-obligations

La mesure de DSK se veut similaire à des euro-obligations – des titres émis au nom de tous les pays de la zone euro -, ce qui aurait pour effet de rompre la fameuse ligne rouge, sans les inconvénients pour l’Allemagne, toujours réticente à l’idée de prendre en partie à sa charge l’endettement des pays du Sud. Dans ce schéma que DSK a dévoilé lors du forum YES (Yalta European Strategy), sorte de Davos qui vient de se tenir sur les rives de la mer Noire, les pays de la zone euro se réuniraient très régulièrement pour décider de rétrocéder une partie de l’écart de taux d’intérêt au profit des plus faibles. Par exemple, 150 points de base pour l’Allemagne (0,15 %), 80 points de base pour la France. Par quel miracle accepteraient-ils de verser cet argent ? « Ces pays ont intérêt à accepter un surcoût pour éviter l’explosion de la zone euro. Il s’agirait de toute façon d’un dispositif temporaire qui permettrait de ramener les taux à des niveaux raisonnables et de retrouver le calme sur le marché de la dette », aurait-il expliqué, d’après Les Échos.

Des conseils toujours pas appliqués

L’année dernière, presque jour pour jour, le professeur DSK avait déjà livré un remède pour sortir la zone euro de l’ornière. « Il faut accepter de prendre sa perte. Tout le monde doit la prendre, les États et les banques », avait-il assuré à propos de la Grèce lors d’une intervention sur TF1. Douze mois plus tard, la potion n’a toujours pas été appliquée, mais le diagnostic reste juste. Même avec la restructuration de la dette grecque détenue par les investisseurs privés, le pays est écrasé par le poids de son endettement. Beaucoup s’interrogent donc sur la capacité d’Athènes à s’en sortir si les Européens n’acceptent pas d’abandonner une partie de leurs créances. Ce jugement de DSK n’a pas été démenti : les dirigeants européens « ne résolvent pas, ils poussent le problème devant eux (« kick the can down the road », disent les Anglo-Saxons). (…) La boule de neige (de la dette) grossit et rend la difficulté de plus en plus grande et la croissance est de moins en moins là. »

Reste qu’en dehors du cas grec l’horizon s’est tout de même éclairci. La Banque centrale européenne s’est résolue à intervenir sur le marché des dettes souveraines de manière illimitée sur les obligations de un à trois ans. Reste à savoir si cela sera suffisant pour ramener définitivement la confiance sur l’avenir de la monnaie unique. D’autant que le bazooka de la BCE ne sera opérationnel que si l’Espagne (et l’Italie) se placent sous la protection des fonds de secours européens et respectent de strictes conditions en échange. Ce qui n’est pas encore gagné. Fierté nationale oblige.

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Risque de récession pour la zone euro
 


Alors que l’Espagne ne parvient pas à suivre l’exemple de son voisin portugais et peine à convaincre les investisseurs de la viabilité de son plan de rigueur, la zone euro dans son ensemble apparaît sur le point d’entrer en récession. L’activité s’est contractée en mars pour le deuxième mois consécutif et les indicateurs économiques prévoient une récession pour le premier trimestre.

Si la situation économique espagnole ne suffit bien évidemment pas à expliquer la récession au sein de la zone euro, le cas de Madrid semble symboliser les difficultés persistantes de l’Europe pour sortir de la crise. Le gouvernement de Mariano Rajoy a pourtant promis des coupes budgétaires historiques d’un montant de 27,3 milliards d’euros afin de réduire le déficit espagnol de 8,5 à 5,3% en 2012. Néanmoins, le retard pris dans la mise en œuvre des réformes ainsi que la méfiance des régions espagnoles inquiètent les investisseurs, explique l’AFP. Par conséquent, Madrid n’a pu emprunter que 2,5 milliards d’euros sur les 3,5 milliards prévus, et à des taux particulièrement haut, rapporte le Figaro.

Mario Draghi l’a rappelé mercredi : « toute stratégie de retour à une politique économique orthodoxe est prématurée », ni le niveau d’inflation, ni les taux de chômage des pays membres ne permettent d’arrêter les mesures anti-crise [AFP]. Et le risque de récession pour le premier trimestre 2012 semble donner raison au président de la Banque centrale européenne. En effet, l’indice PMI des directeurs d’achat est passé en dessous du seuil des 50 points, indiquant une contraction de l’activité.

Naturellement, de fortes disparités existent au sein de la zone euro. Des pays comme l’Italie ou l’Espagne sont fortement ancrées dans la récession, tandis que l’activité se replie en France pour la première fois depuis quatre mois : l’indice PMI français se situe à environ 50,1 points. D’après Le Monde, les ventes de détails et les ventes de l’industrie allemande ont significativement chuté en mars, contribuant à la croissance en berne. L’agence de notation Standard & Poor’s prévoit toutefois un redressement de l’économie pour la fin 2012 avec la reprise dans les pays émergents comme source de croissance pour l’Europe [La Tribune].

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Le Point.fr –

De sommet historique en sommet historique, l’Europe a échoué à résoudre la crise de la dette.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy vont devoir faire front commun en 2012 s'ils veulent définitivement tourner la page de la crise de la dette.Angela Merkel et Nicolas Sarkozy vont devoir faire front commun en 2012 s’ils veulent définitivement tourner la page de la crise de la dette. © Jesco Denzel / Abaca

 
 

 

Après la chute de la Grèce et de l’Irlande en 2010, 2011 devait être l’année de « la confiance retrouvée dans l’euro », selon les voeux d’Angela Merkel. Elle restera celle où le Portugal a dû faire appel à l’aide internationale et où Athènes a dû être renflouée pour la seconde fois. Celle où l’Europe a couru après une solution à la crise de la dette souveraine, sans jamais parvenir à calmer l’inquiétude des marchés : les sommets européens, qui se sont succédé à un rythme effréné, se sont révélés vains, malgré la somme des avancées bien réelles. À chaque fois, l’Europe a frappé trop peu, trop tard.

En témoigne le chemin de croix pour parvenir à une réforme de la gouvernance économique européenne. Dès le conseil européen du 25 mars, les dirigeants européens entérinent pourtant le « pacte pour l’euro plus », censé renforcer la coordination de leurs politiques économiques afin d’améliorer leur compétitivité. Ils travaillent aussi activement à un paquet de six propositions législatives destiné à imposer enfin la discipline budgétaire et à réduire les déséquilibres économiques entre les différents pays européens. Après six mois de dure négociation, les réformes doivent enfin entrer en vigueur, le 13 décembre. Las ! Quelques jours auparavant, le couple franco-allemand change son fusil d’épaule. Angela Merkel ne veut plus se contenter des procédures communautaires classiques, elle réclame soudain l’inscription de la discipline budgétaire dans un nouveau traité (et dans les constitutions nationales) ! Une nouvelle stratégie longue et incertaine qui ne devrait pas aboutir avant mars 2012. À se demander s’il n’aurait pas mieux valu commencer par là.

L’échec permanent du FESF

Mais c’est sur la mise en place des mesures d’urgence que l’échec est le plus patent. Face à la crise de confiance qui secoue les marchés, l’UE pratique une politique des petits pas contre-productive. Le cas du fonds de secours provisoire de la zone euro, le fameux FESF – créé en 2010 pour venir en aide aux pays en difficulté après le premier sauvetage de la Grèce -, est symptomatique. Les Allemands sont réticents à l’idée d’en faire le pare-feu capable d’empêcher la contagion entre les pays fragiles. Résultat, ses pouvoirs sont bien élargis, mais à contretemps et sous la pression des marchés.

Le 25 mars, les Européens approuvent le renforcement de sa capacité de prêt effective à 440 milliards d’euros. Mais il faut attendre le sommet du 21 juillet pour que lui soit enfin accordé le droit de prêter aux pays en difficulté de manière préventive et surtout d’intervenir sur le marché secondaire de la dette publique pour calmer l’envolée des taux d’intérêt. Autant de modifications substantielles de son rôle qui sont loin d’être immédiatement opérationnelles : elles nécessitent un long et douloureux processus de ratification des parlements nationaux, alimentant encore un peu plus la chronique de l’impuissance européenne face à des marchés de plus en plus inquiets.

À peine ce processus achevé, un nouveau sommet de crise doit d’ailleurs être convoqué le 27 octobre pour éteindre l’incendie qui s’est étendu à l’Espagne et à l’Italie. Les Européens sont obligés d’étendre de toute urgence un pare-feu menacé d’être balayé par deux poids lourds de la zone euro. Ils promettent de décupler sa force de frappe grâce à un mystérieux effet de levier. Ce sera 1 000 milliards d’euros, pour marquer les esprits. Mais le chiffre résonne comme une promesse impossible à tenir : à ce jour, cette somme reste virtuelle… En attendant, le sommet du 9 décembre aboutit à une promesse plus modeste : prêter 150 milliards au FMI, pour que celui-ci vienne à son tour au secours des pays qui en auraient besoin. Une proposition plus réaliste, mais qui ressemble fort à une usine à gaz inopérante !

Des décisions qui mettent le feu aux poudres

Trop timide sur le FESF, l’Europe a aussi parfois joué au pompier pyromane. Comme lors du sommet du 21 juillet. Asphyxiée par l’austérité, la Grèce ne peut pas s’en sortir sans un second chèque européen après celui signé en mai 2010. Soucieuse de ne pas braquer un électorat très hostile à l’idée de payer pour les mauvais élèves, Angela Merkel n’accepte de remettre la main à la poche qu’à une seule condition : faire contribuer les investisseurs privés. Les Européens, qui avaient juré leurs grands dieux que jamais la dette d’un État ne serait restructurée, doivent avaler leur chapeau. Nicolas Sarkozy et la Banque centrale européenne, opposés à toute restructuration de dette, acceptent une « participation volontaire » des banques. La décote sur leurs titres grecs atteindra 21 %. La décision met le feu aux poudres sur les marchés : comment croire qu’ils ne seront pas mis à contribution pour le remboursement de la dette des autres pays en difficulté après ce précédent ? Les banques européennes, françaises notamment, lestées de dettes grecque et italienne, sont à leur tour attaquées au coeur de l’été.

À tel point que l’Union européenne est acculée à changer une nouvelle fois de stratégie. Elle qui refusait toute recapitalisation des banques se met à écouter les conseils de la nouvelle secrétaire générale du FMI, Christine Lagarde. Au sommet du 27 octobre, une nouvelle fois présenté comme crucial, de nouveaux stress tests enfin sérieux sont décidés pour déterminer les besoins des institutions financières privées et leur permettre de faire face au pire des scénarios. L’augmentation de leur ratio de fonds propres est fortement accélérée à juin 2012 ! Quant à la dette grecque, enfin reconnue comme insoutenable, elle sera allégée grâce à une baisse de 50 % de la valeur des obligations détenues par le secteur privé.

L’Italie menacée

Si la solution à la crise avance donc, elle est encore toutefois loin d’être acquise. En témoigne le psychodrame grec au G20 les 3 et 4 novembre, lorsque le Premier ministre socialiste, Georges Papandréou, annonce un référendum sur les décisions européennes du 27 octobre. Il est rapidement remplacé par un technicien, Lucas Papademos, ancien de la BCE.

Mais ce sont surtout les incertitudes quant au pouvoir réel d’intervention du FESF qui alimentent la panique. L’Italie, plombée par une dette colossale de 120 % de son PIB, n’est pas protégée. Elle se retrouve dans l’oeil du cyclone. Les investisseurs ne croient plus en la capacité – ou la volonté – de Silvio Berlusconi de réduite l’endettement. Ils réclament sa tête. Ce qu’ils obtiennent le 8 novembre. Cela ne suffit pas à ramener le calme.

Confrontées à des exigences nouvelles, les banques réduisent leur bilan ainsi que les crédits aux entreprises et aux ménages. L’économie réelle commence à subir les contrecoups de la crise financière : la croissance chute inexorablement, au point que l’Insee prévoit une récession en France pour début 2012. Standard & Poor’s ne fait pas dans la dentelle : l’agence de notation décide de mettre sous surveillance la note de l’ensemble des pays de la zone euro, y compris l’Allemagne, pourtant considérée comme le pays le plus solide.

Le rôle décisif de la BCE

Face à une telle menace, pas sûr que les résultats du dernier sommet en date, celui du 9 décembre, soient suffisants. Il faut encore faire adopter la révision des traités destinée à renforcer la discipline budgétaire, ce qui n’est pas acquis. Plus rassurante est l’accélération de la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES). Le successeur du FESF, qui devait le remplacer en 2013, entrera finalement en vigueur dès juin 2012. Capable de prêter 500 milliards d’euros, il bénéficiera d’un statut plus favorable que celui du FESF. Surtout, l’Allemagne a renoncé à son idée de mettre les investisseurs privés en première ligne en cas d’intervention du MES. Désormais, celui-ci pourra intervenir sans qu’il soit demandé aux banques d’encaisser des pertes. Autant d’éléments qui pourraient contribuer à rassurer enfin les marchés.

2012 sera-t-elle enfin « l’année de la confiance retrouvée en l’euro » ? L’attitude de la BCE sera décisive pour répondre à cette question. Son nouveau président, Mario Draghi, a semblé marquer une inflexion par rapport à la politique menée par son prédécesseur, Jean-Claude Trichet. Depuis son arrivée à la tête de l’Eurotower de Francfort, début novembre, l’Italien a ouvert en grand le robinet de la liquidité pour les banques, que ce soit en dollars ou en euros. En leur prêtant de manière illimitée à des taux très bas, il pourrait bien les encourager à acheter de la dette souveraine des États, plus rémunératrice, et contribuer ainsi à la stabilisation de la crise. Reste qu’il refuse pour l’instant d’utiliser l’arme atomique réclamée par beaucoup d’économistes : devenir le prêteur en dernier ressort des États en monétisant leur dette.

 

Commentaire de la Gazette de Puteaux:

La France est en pleine récession, cela ne serait peut-être pas arrivé si le Président de la république avait été capable de faire le nécessaire, au lieu de laisser empirer la crise. Il aurait dû montrer l’exemple tous comme ces Ministres en baisser  non seulement leurs salaires, mais également leurs trains de vie. N’oublions que lorsque Mr Sarkosy  a été nommé Président de la République la 1ère chose qu’il est fait pour son confort personnel, c’est de multiplier par 140 son salaire. Ensuite en pleine crise, il s’est fait construire un avion « air sarko one »  d’une valeur d’environ 260 millions d’euros, des fours haut de gamme de 75 000 euros ; des moteurs pour les rideaux des hublots : 310 245euros ; budgets fleurs  à l’Elysées pour 2010 :251000euros ; Arbre de Noel : 30 000euros.

Déplacement de Sarkosy en Haute-Marne : 285 000euros ; Visite de la Grotte de Lascaux en septembre : 130 000 euros.

Députés, Parlementaires et Sénateurs :

5 405 euros net+ 6 250 00euros de frais et avantages en nature.

Retraite dorée : jusqu’à  13 000euros par mois.

Déplacement  personnel de Fillon tous les WE pour rentrer chez lui :

1 Falcon et prêt de 27 000 euros de frais.

Avec toutes ces dépenses parfois vraiment inutiles, et bien cela ferait plusions milliards ou millions d’euros déconomisés pour la France.

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Pour Noël, la BCE prête 489 milliards d’euros aux banques européennes

 

La Banque centrale européenne a alloué 489 milliards d’euros à 523 banques lors de son opération exceptionnelle de prêts à trois ans annoncée début décembre. Un montant plutôt supérieur aux attentes des marchés.

Copyright Reuters

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Avec 523 banques participantes, c’est une véritable ruée vers le guichet de la BCE qui a eu lieu ce matin sur les marchés. Les banques ont ainsi emprunté 489,1 milliards d’euros à la BCE, contre des actifs élligibles confiés à la BCE, et pour un faible taux de 1%. La BCE a également prété 29,7 milliards d’euros à 72 banques pour une durée de trois mois.

Par ailleurs, la BCE a prêté 33 milliards de dollars à 34 banques européennes dans le cadre de ses accords de « swap » avec la Fed. Ces accords permettent à Francfort de refinancer les banques en devise américaine de façon illimitée. Ces prêts se portent désormais sur une échéance de 14 jours et à un taux d’intérêt fixe de 0,58%. La semaine dernière, la BCE avait alloué 5,1 milliards de dollars lors de son appel d’offre hebdomadaire.

870 milliards d’euros de prêts aux banques

Il s’agit d’un record pour ce type d’opération, dont le record jusque là était de 442,24 milliards d’euros en juin 2009. Au total, cela porte le montant globale des refinancements de la BCE à plus de 870 milliards d’euros, dont 700 milliards à long-terme. Du jamais vu depuis la création de l’euro.

La publication de ces chiffres, très attendue depuis le début de la semaine, avait fait l’objet de nombreux pronostics sur les réseaux sociaux et dans les médias spécialisés. La plupart des prévisions étaient comprises entre 250 et 450 milliards, ce qui porte donc le résultat de cette enchère dans le haut de la fourchette.

Avec ces liquidités, la BCE espère redonner de l’air aux banques, qui pourront ainsi retourner sur les marchés de la dette souveraine et empocher des bénéfices sur les écarts entre les taux auxquelles elles se financent et les taux des dettes italiennes ou espagnoles qui oscillent entre 3 et 6% pour la même échéance. Une sorte de « carry trade », en somme. S’il fonctionne, ce mécanisme permettrait indirectement d’aider les Etats à se financer, mais comporte aussi le risque d’augmenter les pertes en cas de défaut de paiement d’un Etat.

L’institution de Francfort renouvellera cette opération de refinancement à trois ans le 29 février 2012. Avec la réduction du niveau de qualité des garanties collatérales exigées par la BCE, cette opération pourrait de nouveau séduire le secteur bancaire.

Stanislas Jourdan
 
 

Commentaire de la  Gazette de Puteaux:

 

C’est bien beau de prêter 489 milliards d’euros aux banques européennes. Mais combien de millions de personnes grèvent de faim, à cause des banques qui ne veulent pas  leurs laisser le minimum pour vivre simplement parce que leurs comptes n’est pas de le positif au moins 1 journée, parce qu’un organisme qui doit les payés ne l’a pas fait en temps  voulus, ou pris du retard ? En ces temps de crises, c’est vraiment une honte de voir comment est la France, avec un Président qui fait beaucoup plus de mal qu’autre chose. Toutes ces entreprises qui sont obligés de licenciés leurs employés faute de moyens suffisent  soit de travail, soit parce qu’ils ne peuvent plus leurs payés leurs salaires ?

 

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Fitch abaisse la perspective de quatre banques françaises

 

Après la dégradation de la perspective de la note de la France, Fitch abaisse à « négative » celles de Société générale, BPCE, Dexia Crédit Local et Banque Postale. De son côté, l’agence Moody’s s’inquiète pour les banques européennes.

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Fitch Ratings a annoncé mardi soir avoir révisé de « stable » à « négative » la perspective de la note de quatre groupes bancaires français, dans la foulée de la révision à négative de la perspective de la note souveraine française. Les quatre groupes concernés sont : Société générale (SG), Groupe BPCE (BPCE), Dexia Crédit Local (DCL) et la Banque postale (BP).

Un peu plus tôt, l’agence Moody’s déclarait qu’elle s’inquiétait pour les banques européennes. Les exigences de l’Autorité bancaire européenne (ABE) en matière de renforcement des fonds propres d’ici la mi-2012 accroîtront les risques pour les banques de la région et pèseront sur leurs bilans, a averti un haut responsable de Moody’s.

Fitch Ratings a abaissé vendredi la perspective sur la note « triple A » de la France à négative, faisant part de ses inquiétudes concernant les conséquences potentielles de la crise de la dette sur les finances de l’Etat français. Le 16 décembre dernier, l’agence de notation avait abaissé la note de sept grandes banques dont BNP Paribas.

latribune.fr avec Reuters

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  • La France va emprunter 178 milliards d’euros en 2012
    Par Marie Visot<!–

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    Le ministère des Finances, à Paris.
    Le ministère des Finances, à Paris. Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro

    Le maintien du AAA de la France «tiendrait du miracle», a estimé mardi le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, tout en assurant vouloir encore «y croire».

    Pour l’instant, Bercy ne veut pas prendre en compte d’hypothétiques scénarios de dégradation du AAA français – un sésame qui lui permet d’emprunter aux meilleurs taux – pour prévoir ses émissions de dette de l’année prochaine. Certes, Standard & Poor’s et Fitch ont mis la France sous surveillance négative, mais «on ne fait pas de politique-fiction», a indiqué mardi Philippe Mills, le directeur général de l’Agence France Trésor (AFT), en rendant public les détails du programme de financement de l’Etat en 2012.La France émettra donc 178 milliards de dette à moyen et long terme en 2012, contre 184 milliards d’euros en 2011 – grâce une réduction du déficit budgétaire (à 78,7 milliards) et des rachats de titres arrivant à échéance l’année prochaine. L’encours de la dette à court terme, qui a déjà pu être diminué de 10 milliards en 2011, sera réduit de 4,2 milliards en 2012.

    Conditions avantageuses

    Pour l’heure, non seulement les investisseurs ont toujours de l’appétit pour la dette française ; mais l’Hexagone bénéficie encore de conditions avantageuses pour lever des fonds sur le marché. Philippe Mills en veut pour preuve le taux moyen de financement à moyen et long terme de la France, qui s’est établi à 2,8 % en 2011, «soit le deuxième taux le plus bas depuis la création de l’euro après celui de 2010 (+2,53 %) et contre une moyenne historique de 4,15 %», indique-t-il.

    Mais la menace des agences de notation de dégrader la France, sur fond de crise en zone euro, plane… Les tensions se sont fortement accrues au second semestre. Hier, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), a estimé que garder le AAA «tiendrait du miracle». «Mais je veux y croire», a lâché Jean-Pierre Jouyet, devant l’Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).

    «Un certain fatalisme»

    Ce proche de François Hollande trouve «tout à fait regrettable qu’on accepte avec un certain fatalisme l’abandon d’un AAA. Cette perte n’est pas banale car elle aura des incidences sur les taux d’emprunt du pays». Au ministère des Finances, on se veut rassurant, en rappelant que le budget 2012 a été construit sur la base d’un taux d’intérêt de 3,7 % pour les emprunts à 10 ans alors qu’ils sont actuellement à 3,2 %.

    À l’AFT, on veut voir le verre à moitié plein. «La France est toujours AAA et ses fondamentaux sont bons», insiste Philippe Mills, qui relève que «l’univers des notations est relatif». «Ce qui sera important ensuite, c’est le nombre de pays qui garderont leur AAA». Ou, parallèlement, qui le perdront…

    En clair, la dégradation serait plus facile à digérer pour la France – et pour son attractivité auprès des investisseurs – si elle était dégradée avec son voisin allemand.

    Une telle situation aurait en revanche des conséquences très négatives pour la zone euro. La France et l’Allemagne sont en effet les principaux contributeurs au Fonds européen de stabilité financière (FESF) et au Mécanisme européen de stabilité (MES) -, avec près de 80 % du total. Or, a prévenu l’agence de notation Fitch dans la journée, «une perte du AAA français entraînerait une dégradation du FESF».

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La zone euro se met sous tutelle du FMI

 

Le Fonds va être renforcé pour pouvoir secourir l’Italie. Il aura la haute main sur les finances publiques en Euroland.

C’est un cadeau intéressé que viennent de faire les 17 ministres des Finances de la zone euro en décidant, lundi soir, d’accroître leurs contributions respectives au FMI. En contrepartie des 150 milliards d’euros qu’ils vont lui consentir, ils espèrent bien que ce dernier sera en mesure de porter secours à leurs États en difficulté, à l’Italie en premier chef. Mais dans cet échange de bons procédés, le FMI va voir son rôle de surveillance notablement renforcé: il sera désormais le seul à gérer les programmes d’assainissement des finances publiques qui pourraient s’avérer nécessaires. Exit la «troïka» – FMI, BCE, Commission européenne – qui a piloté cahin-caha les aides à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal.

«Nous saluons le soutien des ministres des Finances de l’UE pour une augmentation substantielle des ressources du FMI et nous travaillons pour renforcer nos responsabilités systémiques de l’ensemble de nos membres», a commenté sobrement un porte-parole à Washington. Pour sa part, Christine Lagarde est convaincue que la mauvaise passe de l’Europe risque de déstabiliser l’ensemble de l’économie mondiale, qui se trouve «à un tournant très dangereux», a-t-elle déclaré mardi du Nigeria. La patronne du Fonds saura-t-elle convaincre ses 187 États actionnaires d’apporter leur obole de façon à déminer la crise systémique qu’elle redoute?

C’est tout l’enjeu des prochaines semaines, dit-on à Washington. Tout en ne voulant pas s’engager pour le moment, le Royaume-Uni est prêt à revoir sa position, «dans le cadre du G20», a souligné mardi Martin Kotthaus, porte-parole du ministère allemand des Finances. En clair, Londres se prononcera en même temps que Pékin et Tokyo. On se souvient que les pays émergents ont refusé, courant novembre, de participer à un fonds spécial en faveur de la zone euro, qui aurait permis de démultiplier les capacités du fonds de secours européen (le FESF). Ce projet est définitivement abandonné, reconnaît-on à Washington.

Seul maître à bord

En revanche, une généralisation «des prêts bilatéraux des pays» au FMI, comme viennent de le décider les 17 États de la zone euro, reste d’actualité. Précisons que de tels prêts n’impliquent aucun risque en capital pour leurs soucripteurs, car le FMI est, par construction, toujours remboursé sur ses propres crédits. En outre, ces avances ne présentent aucun caractère budgétaire pour l’État prêteur: il s’agit en réalité d’accords de swap («échanges») à partir des réserves en devises et en or des banques centrales (telle la Banque de France) et le FMI. Les pays émergents et le Royaume-Uni pourraient d’autant plus lui faire confiance «que seul le FMI a la compétence pour mettre en place des plans de redressement des finances publiques et contrôler ces plans de redressement», comme l’avouait avec candeur lundi Valérie Pécresse, notre ministre du Budget. «Dans le programme actuel de surveillance de l’Italie, le FMI est le seul maître à bord, sans la troika», observe Jean Pisani-Ferry, directeur du think-tank Bruegel à Bruxelles, ce qui offre un gage d’efficacité, note-t-il.

Un changement de gouvernance dans la crise européenne est en train de s’opérer au bénéfice du FMI. Il est de nature à rassurer – un mot clé dans la conjoncture présente – les pays émergents, qui ont eu eux-mêmes à subir ses foudres à la fin des années 1990! Christine Lagarde sera-t-elle de facto la première ministre des Finances de la zone euro?

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