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Archive for the ‘HISTOIRE DE PARIS’ Category

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Trésor des rois de France : les héritiers du comte de Paris récupèrent leur part

Le comte de Paris photographié en 1950.

                     Le comte de Paris photographié en 1950. | AFP

 

                    Après douze ans de procédure, les dix héritiers du comte de Paris Henri d’Orléans, mort en 1999, vont pouvoir récupérer «les biens historiques du trésor des rois de France», composés notamment de tableaux, d’une valeur de «plusieurs dizaines de millions d’euros», selon leur avocat Me Olivier Baratelli.

 

                                         

                                                               Leur aïeul les avait donnés à la Fondation Saint-Louis qu’il avait créée.   Le tribunal de grande instance de Paris a estimé dans un jugement rendu vendredi que la donation du comte de Paris faite en 1976 était entachée de «nullité absolue, faute d’autorisation administrative d’une part et d’acte passé devant un notaire d’autre part», selon Me Baratelli. Deux «omissions» qui, selon l’avocat, montraient la volonté du comte de Paris de «dissimuler les biens considérables dont il voulait priver ses enfants». Feu Henri d’Orléans, réputé très dépensier, avait des relations exécrables avec sa famille à la fin de sa vie.
Ainsi, la fondation doit restituer aux héritiers de l’ancien prétendant au trône de France les portraits de Louis XIII et de Louis XIV enfant par Philippe de Champaigne, le carnet de croquis que Louis XIV a réalisé à l’âge de sept ans, le portrait de la duchesse d’Orléans, le manuscrit des Statuts de l’Ordre de Saint-Michel datant de la fin du XVe siècle.
Les héritiers vont également récupérer un «abrégé des finances de Louis XIV datant de 1682 en velours calligraphié, les aquarelles de Carmontelle et du prince de Joinville, le grand collier de l’Ordre de la jarretière, le service de porcelaine de Sèvres livré en 1840 à la reine Marie-Amélie». «Il y avait un accord général à la restitution de ces objets», a souligné Me Rouhette, l’avocat de la Fondation Saint-Louis.
La Fondation Saint-Louis garde châteaux et chapelles
Les héritiers ont en revanche été déboutés de leurs demandes concernant les châteaux d’Amboise et de Bourbon-l’Archambault, la chapelle royale de Dreux et la chapelle expiatoire de Paris. «Ce que nous voulons, c’est que ces biens de famille servent d’écrin à ces mobiliers emblématiques pour qu’ils y soient exposés aux yeux du public», avait plaidé Me Olivier Baratelli, déplorant que les dessins de Louis XIV soient «rangés dans un maroquin au fond d’un tiroir».
Selon Me Rouhette, ces objets ne pouvaient être exposés à Amboise pour des raisons de sécurité et d’intendance, mais ont été prêtés pour des expositions, notamment au château de Versailles pour les dessins de Louis XIV. Les objets restitués ont vocation à être exposés, à Versailles pour les 70 dessins de Louis XIV, ou au Louvre pour le tableau de Louis XIII, selon Me Baratelli.
Les deux parties satisfaites
Dans un communiqué, l’actuel comte de Paris – fils aîné d’Henri d’Orléans dont il porte le nom – et la fondation Saint-Louis soulignent que «si la volonté de transmettre ses biens n’était guère contestable, ce sont des questions de forme qui expliquent la remise en cause de ces donations». Tout comme le comte, la fondation se réjouit que «la justice ait confirmé la parfaite validité de sa constitution et de sa dotation originelle composée de la part la plus historique du patrimoine monumental de la famille d’Orléans».
«Grâce à sa légitimité confortée, la fondation Saint-Louis peut durablement poursuivre sa mission d’intérêt général aux côtés de Monseigneur le comte de Paris et de Sa famille», conclut le communiqué.
Me Baratelli a salué vendredi un jugement «historique» qui «voit un tribunal de la République restituer aux enfants de la Famille de France des biens qui avaient été offerts par celui qui pensait pouvoir contourner les lois de la République».

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Rafle du Vél’d’Hiv – Hollande : « Ce crime a été commis en France par la France »

Le Point.fr

En commémorant la rafle du Vél’d’Hiv, le chef de l’État reconnaît la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs de France.
 
 
 

Photo datant de 1945 de prisonniers après leur libération au Vélodrome d’Hiver.©       -/       AFP

Le président François Hollande a affirmé dimanche que l’arrestation de milliers de Juifs lors de la rafle du Vél’d’Hiv, il y a 70 ans, les 16 et 17 juillet 1942 à Paris et sa banlieue, était un « crime commis en France par la France ». « Ce crime a été commis en France par la France », écrit le chef de l’État en introduction d’un livret publié par la présidence à l’occasion de la commémoration dimanche matin de cette rafle, et distribué à la presse et aux personnalités assistant à la cérémonie sur les lieux du vélodrome d’Hiver, dans le 15e arrondissement de Paris.

Le chef de l’État a aussi salué la « lucidité » et le « courage » de Jacques Chirac. « La reconnaissance de cette faute a été énoncée pour la première fois, avec lucidité et courage, par le président Jacques Chirac, le 16 juillet 1995 », souligne François Hollande dans cette introduction. Ce dernier – que Hollande a rencontré samedi en Corrèze – fut le premier président à reconnaître la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs de France. Ce crime « fut aussi un crime contre la France, une trahison de ses valeurs. Ces mêmes valeurs que la Résistance, la France libre, les Justes surent incarner dans l’honneur », ajoute le chef de l’État.

Soixante-dix ans après la plus grande rafle de Juifs en France durant la Seconde Guerre mondiale – 13 152 hommes, femmes et enfants arrêtés à Paris et sa banlieue les 16 et 17 juillet 1942 -, le chef de l’État devait prononcer un discours, à l’endroit même où la plupart d’entre eux furent entassés, au vélodrome d’Hiver, dans le 15e arrondissement de Paris, démoli en 1959.

Hollande se démarque de Mitterrand

François Hollande se démarque ainsi de son ancien mentor, l’ex-président François Mitterrand, qui considérait que la France ne pouvait être mise en cause dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale puisque, selon lui, il n’y avait eu, durant l’occupation allemande, qu’une seule France légitime, celle de la France libre. Le socialiste Mitterrand restait en cela fidèle à ce que pensait le Général de Gaulle. Il faudra attendre 1995 et l’élection de Jacques Chirac, pourtant gaulliste convaincu, pour qu’un président reconnaisse la responsabilité de la France. Le 16 juillet 1995, cinquante-trois ans après la rafle du Vél’d’Hiv, Jacques Chirac prononçait un discours qui a « marqué une profonde rupture », observait Serge Klarsfeld dans Le Monde daté du 11 juillet dernier. 75 500 Juifs ont été déportés vers les camps de la mort nazis sur les 320 000 qui vivaient en France au début de l’Occupation (environ 2 500 ont survécu).

« Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions », affirmait ce jour-là Jacques Chirac. « Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français. (…) La France, patrie des lumières et des droits de l’homme, terre d’accueil et d’asile, accomplissait l’irréparable », ajoutait-il dans un discours salué « dans le monde entier comme une courageuse et salutaire reconnaissance », selon Me Klarsfeld.

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Paris occupé : ces documents que l’on n’aurait jamais dû voir
Audrey Salor
Par  Le Nouvel Obs
La mairie du 3e arrondissement de Paris expose des archives rares de la police, montrant comment l’administration a activement contribué au sort fait aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Document extrait des archives de la préfecture de police listant les Juifs recensés dans le III arrondissement de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale. (Remy de la Mauviniere/AP/SIPA)

Document extrait des archives de la préfecture de police listant les Juifs recensés dans le III arrondissement de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale. (Remy de la Mauviniere/AP/SIPA)

La note, au papier jauni sous l’effet du temps, est datée du 6 décembre 1946. Au lendemain de la Libération, le ministère de l’Intérieur ordonne aux préfets la destruction des documents « fondés sur des distinctions d’ordre racial entre Français ». Sous l’occupation, la collaboration active de l’administration française a permis l’arrestation et la déportation de milliers de Juifs. Cela, il convient alors de le passer sous silence.

Pour quelles raisons les archives raciales du commissariat de police des quartiers des Enfants-Rouges et des Arts-et-métiers, dans le 3e arrondissement de Paris, ont-elles échappé à la destruction ? Nul ne semble le savoir. C’est ici, au cœur du Marais, qu’a grandi Charles Tremil, le président de l’association « Histoire et mémoire du 3e ». Ici encore qu’une partie de sa famille a été appréhendée en juillet 1942, lors de la rafle du Vel d’Hiv, qui entraîna l’arrestation de plus de 13.000 Juifs en région parisienne. L’homme est à l’origine de cette exposition, organisée à la mairie du 3e et qui exhibe des documents, témoins d’une bureaucratie complice de l’atrocité, qui n’auraient jamais du être révélés.

A la plume, une écriture soignée et légèrement penchée a inscrit sur un registre les noms et adresses des Juifs résidant dans le 3e arrondissement en 1940. Cette année-là, une ordonnance des autorités occupantes enjoint aux Israélites de faire procéder à leur recensement au commissariat le plus proche. A Paris et en banlieue, 150.000 personnes sont listées. Quelques mois plus tard, ils se voient confisquer leurs postes de TSF.

« L’opération se trouve ralentie par beaucoup de cas spéciaux »

Le pire est à venir. Neuf pages, celles de la circulaire du 13 juillet 1942, qui fixe les modalités et le déroulement de la Rafle du Vel d’Hiv, scellent le sort de milliers de Juifs. L’organisation de l' »opération » y est minutieusement décrite, les formules sont sèches. « Les équipes chargées des arrestations devront procéder avec le plus de rapidité possible, sans paroles inutiles et sans commentaires. En outre, au moment de l’arrestation, le bien-fondé ou le mal-fondé de celle-ci n’a pas à être discuté ».

Les autorités misent sur 27.000 arrestations. 13.152 ont effectivement lieu. « L’opération […] se trouve ralentie par beaucoup de cas spéciaux : beaucoup d’hommes ont quitté leur domicile hier », relève une note datée du 16 juillet 1942. C’est que certains policiers, à la veille de la tristement célèbre Rafle, ont fait le choix de prévenir les cibles de Vichy, pour leur permettre de fuir. Parmi eux, un certain Louis Huet. Son manque de coopération avec sa hiérarchie ne manque pas de lui être reproché : on lui refuse le droit de se présenter au concours d’inspecteur. Comme lui, son collègue Olivier Belbéock suit le chemin que lui indique sa conscience. Il sera fait « Juste parmi les nations » dans les années 80.

« Le tout a été transféré à Drancy »

Une partie des Juifs appréhendés est directement amenée au camp de Drancy, au nord de Paris. Un bordereau égrène leurs noms, à côté desquels les prisonniers ont apposé leurs signatures. D’autres vont au Vélodrome d’Hiver. Ils y passeront plusieurs jours, dans des conditions d’hygiène déplorables. Une note du 17 juillet relate qu’une infirmière demande à la Préfecture de Police « de mettre à sa disposition des couvertures, bassins et cuvettes dont les internés ont le plus grand besoin ». « Le Vel d’Hiv est évacué. Il restait 50 Juifs malades et des objets perdus, le tout a été transféré à Drancy », peut-on lire sur une autre, rédigée le 22 juillet.

Mendel Mendelson et son épouse, des Polonais du 3e arrondissement, ont, eux, échappé à la déportation : l’homme est fourreur de profession. Son savoir-faire est utile à l’occupant. Ils seront naturalisés français au sortir de la guerre.

Registres, notes administratives, cartes d’identité… Autant de document qui témoignent très concrètement de l’ampleur de la collaboration de l’administration et ne l’honorent pas. Pourtant, « la Préfecture de Police de Paris a mis en place une politique d’ouverture depuis 15 ans, le discours de Jacques Chirac en 1995 a beaucoup fait bouger les choses », explique le commissaire de l’exposition. Et pour cause : en 1979, une brochure de la ville de Paris, vantait les mérites d’un complexe flambant neuf, présenté comme le « Nouveau Vélodrome d’Hiver ».

Audrey Salor – Le Nouvel Observateur

Exposition « La Rafle du Vel d’hiv. Les Archives de la Police »

Marie du 3e, Paris

Entrée gratuite, jusqu’au 15 septembre

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