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Voyager avec un enfant dans les meilleures conditions

Par Anne Jeanblanc

Voyager avec un enfant dans les meilleures conditions

Gare aux objets qui pourraient devenir dangereux en cas de freinage brusque © Whisson/Jordan/Corbis

 

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Voyager avec un enfant n’est pas de tout repos… C’est pour aider les parents et les grands-parents – qui auront la chance de partir cet été – à gérer au mieux leurs vacances que les membres de la Société française de pédiatrie viennent d’émettre un certain nombre de recommandations. Leur but est de promouvoir le confort et la sécurité de l’enfant. Et donc, en même temps, le bien-être de l’ensemble de la famille !

La voiture représente le moyen de transport le plus courant pour partir en vacances, alors que le moyen le moins fatigant pour tous est évidemment le train. Les pédiatres rappellent que le siège auto doit être adapté à l’âge de l’enfant et ils recommandent d’éviter de placer à l’arrière du véhicule des objets qui pourraient devenir dangereux en cas de freinage brusque. L’hydratation régulière est également incontournable, de même que le pare-soleil lors de grosses chaleurs.

L’indispensable trousse de secours

Le carnet de santé est bien entendu nécessaire lorsque l’on voyage avec un enfant en bas âge. Les ordonnances adéquates, s’il suit un traitement médical ou s’il est sujet à certaines maladies, le sont également. « Une trousse contiendra thermomètre, pansements, désinfectant, pinces à échardes et désinfectant oculaire en cas de conjonctivite, des comprimés pour stériliser les biberons (stérilisation à froid), des sachets de réhydratation, un antipyrétique pour faire tomber la fièvre, sans oublier la notice pédiatrique de tous les médicaments emportés dans leur emballage d’origine pour éviter toute erreur », précisent les spécialistes.

En cas de diarrhée, le seul traitement indispensable est sans aucun doute la réhydratation par des solutés adaptés qu’il faut avoir pris le soin d’apporter. En prévention, les parents doivent veiller à ne pas faire boire d’eau du robinet, surtout dans les pays chauds, et à ne donner les fruits et légumes que cuits ou pelés. De plus, les viandes devront être consommées bien cuites et les fromages au lait non pasteurisé bannis. Pour prévenir les piqûres d’insectes, il est indispensable de prévoir une crème de base antimoustique et une moustiquaire. Quant aux insecticides, mieux vaut privilégier les prises diffusantes aux sprays, ces derniers étant souvent toxiques pour l’enfant.

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Un satellite franais dtecte une nouvelle plante gante

Par Pauline Frour
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Au premier plan, Corot-9b, et son toile en arrire-plan.
Au premier plan, Corot-9b, et son toile en arrire-plan.

Une quipe internationale de chercheurs vient de confirmer l'existence de Corot-9b, une plante assez semblable Jupiter situe quelque 1500 annes lumires de la terre.

A l'instar d'une naissance, c'est une dcouverte qui se fte. Grce aux mesures recueillies 145 jours durant par CoRot, le satellite du Centre national d'tudes spatiales (CNES), pendant l't 2008, une quipe internationale de 60 chercheurs a dcouvert l'existence d'une nouvelle plante gazeuse, selon un article publi jeudi dans la revue Nature.

Assez semblable aux plantes de notre systme solaire, Corot-9b tourne autour d'une toile dans la constellation du Serpent, quelques 1 500 annes lumire de la Terre, suivant une orbite proche de celle de Mercure. Mais pour le reste, elle se rapprocherait plutt de Jupiter : comme elle, elle est compose de gaz (hlium et hydrogne principalement), et leurs diamtres sont proches (environ onze fois celui de la Terre).

Un potentiel immense pour la recherche

 

Mais la caractristique la plus intressante aux yeux des scientifiques serait plutt sa temprature de surface, comprise entre -20 et +150C, rsultat direct de sa situation par rapport son toile. Corot-9b se trouve dix fois plus loin de son toile que les autres exoplantes connues, explique au figaro.fr. Patrice Chauvin, astrophysicien charg de la communication l'Institut national de sciences de l'univers. Grce cela, son atmosphre ne risque pas de s'vaporer, et il est possible de l'tudier. L'loignement relatif de Corot-9b de son toile implique un plus long passage devant l'toile, tel qu'il peut tre observ depuis la Terre. Cela laisse donc davantage de temps aux chercheurs pour analyser son atmosphre lorsque la lumire de l'toile la traverse.

Grce ces particularits, l'information mesure sur CoRoT-9b devrait tre suprieure celle disponible sur d'autres plantes semblables, et permettre de mieux comprendre, notamment, comment se sont formes les plantes gantes de notre systme solaire, comme Uranus, Jupiter ou Saturne. Optimiste, Claire Moutou, qui a particip la dcouverte de Corot-9b au sein du Laboratoire d'astrophysique de Marseille, se rjouit du potentiel immense que prsente la nouvelle venue pour des recherches futures.

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D'aprs la Nasa, l'axe de rotation de la Terre aurait boug de 8 centimtres, entranant un raccourcissement de la dure du jour de 1,26 microseconde. Soit 1,26 millionime de seconde.

Pas d'affolement: si le sisme de magnitude 8,8 qui a eu lieu le 27fvrier dernier au large des ctes chiliennes a bien dplac l'axe de rotation de la Terre et raccourci la dure du jour, cela ne modifiera en rien notre quotidien. Ainsi, d'aprs les trs savants calculs d'un chercheur de la Nasa, Richard Gross, assist d'une batterie d'ordinateurs et de modles informatiques de pointe, l'axe de rotation de la Terre aurait boug de 8 centimtres, entranant un raccourcissement de la dure du jour de 1,26 microseconde. Soit 1,26 millionime de seconde. Mme avec la plus prcise des montres, personne ne pourra voir la diffrence.

Des variations de une milliseconde

 

Et si le sisme a eu ces consquences, ce n'est pas parce qu'il a secou l'axe de rotation de la Terre comme le ferait une pichenette sur une toupie en mouvement, c'est parce qu'il a lgrement chang la rpartition verticale interne de la masse terrestre. Ce n'est d'ailleurs pas le seul lment qui peut jouer avec l'axe de la Terre et sa vitesse de rotation: la Lune, les courants ocaniques, les mares, les courants atmosphriques, les mouvements tectoniques de surface et ceux de l'intrieur du globe avec son noyau et son manteau semi-liquide influent eux aussi. Tous ces lments combins ont d'ailleurs une influence mille fois plus forte que le sisme chilien puisqu'ils conduisent des variations de une milliseconde. L encore, pas de quoi trembler.

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De la glace au ple nord de la Lune

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publi le 02/03/2010 11:16 – mis jour le 02/03/2010 11:50

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REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

D'aprs la Nasa, il pourrait y avoir au moins 600 millions de mtres cubes d'eau gele sur la Lune.

Un radar de la Nasa lanc bord du vaisseau spatial indien Chandrayaan-1 a dtect des cratres remplis de glace sur le ple nord de la Lune.

Le radar Mini-SAR de l'agence spatiale amricaine a repr plus de 40 petits cratres, d'une taille allant de 1,6 15 kilomtres, tous remplis de glace, a indique la Nasa dans un communiqu. « Bien que la quantit totale de glace dpende de son paisseur dans chaque cratre, on estime qu'il pourrait y avoir au moins 600 millions de mtres cubes d'eau gele ».

En 2009, le Mini-SAR a ralis la cartographie des cratres polaires de la lune, invisibles depuis la Terre, en ayant recours aux proprits de la polarisation des ondes radios. La dcouverte du radar, qui sera publie dans le Geophysical Research Letters, corrobore d'autres conclusions mises par les instruments de la Nasa et devrait aider mieux comprendre les multiples formes prise par l'eau sur la Lune.

De son ct, le Moon Mineralogy Mapper (cartographe minralogique de la Lune) de la Nasa, galement bord du satellite indien Chandrayaan-1, a dcouvert des molcules d'eau sur les ples de la Lune, tandis que Lunar Crater Observation and Sensing Satellite (LCROSS) de la Nasa y a dtect de la vapeur d'eau. Les scientifiques indiens de la mission Chandrayaan-1 -un satellite lanc en octobre 2008 qui doit orbiter deux ans autour de la Lune- ont confirm les dcouvertes amricaines, aprs analyse des ondes lumineuses captes par les instruments amricains.

Jusqu' prsent, les scientifiques avanaient la thorie selon laquelle la Lune tait totalement sche, l'exception d'ventuelles glaces au fond des cratres. La dcouverte intervient quelques semaines aprs l'annonce de l'arrt du programme « Constellation » par le prsident amricain Barack Obama.

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Cerveau : la bataille de la jeunesse

Betti-Cusso, Martine
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Le vieillissement crbral n'est pas une fatalit. La campagne du Neurodon (du 8 au 14 mars prochain) et la Semaine du cerveau (du 15 au 21 mars) seront l'occasion de faire le point sur les recherches en cours. Et elles avancent grands pas. Les scientifiques dcouvrent la capacit tonnante du cerveau produire de nouveaux neurones et ouvrent des pistes qui permettent de le rparer, de le stimuler et de l'entretenir.

Mais pourquoi donc le chant du canari diffre-t-il d'une anne sur l'autre ? C'est grce cette question improbable que la connaissance du cerveau fit un grand pas en avant. Nous tions dans les annes 80. En tudiant le cerveau de Serinus canaria, des chercheurs observent que des neurones du centre vocal suprieur, qui en contrlent le chant, se volatilisaient l'automne pour tre remplacs par une nouvelle gnration de neurones au printemps suivant…


Cliquez sur l'aperu pour agrandir l'infographie ralise par Olivier Cailleau

 

Dans un premier temps, cette dcouverte ne fit pas grand bruit. Jusqu' ce que, quinze ans plus tard, d'autres scientifiques, travaillant cette fois sur des rongeurs, remarquent que la matire grise du rat prenait du poids aprs un entranement en labyrinthe. Alors que l'on rptait depuis des gnrations que, contrairement aux autres cellules du corps, les neurones sont donns au dpart chaque individu et incapables de se renouveler, on constate, dans un cerveau animal, la formation de nouvelles cellules nerveuses. En 1996, ce sera le tour du primate. A l'universit Princeton, Elizabeth Gould et son quipe rapportent avoir observ la prsence de neurogense (formation de nouveaux neurones) dans deux rgions du cerveau – l'hippocampe et les bulbes olfactifs – de singes adultes. Fred Gage, neurobiologiste amricain de l'universit de Californie, San Diego, franchit enfin le pas dcisif chez l'homme : il dmontre que de nouveaux neurones, produits naturellement partir de cellules souches, sont gnrs dans le gyrus dentel de cerveaux humains adultes. Et, contre toute attente, le phnomne intervient tout ge de la vie.

Une dcouverte capitale, inimaginable. Si le cerveau produit naturellement des cellules nerveuses, c'est donc qu'il est capable de se rgnrer. Tombe alors le dogme du dclin inexorable de la population neuronale, jusqu'ici prsume maximale et mature la naissance. Ce dogme tait d'autant plus inquitant que l'tre humain perd quotidiennement des centaines de neurones. Dans cette perspective, le vieillissement apparaissait comme une fatalit inluctable, entranant quasi mcaniquement, avec l'ge, difficult de concentration, d'attention, perte de mmoire et maladies neurodgnratives.

Le cerveau est terra incognita. Cette matire grise, enchevtrement de millions de milliards de connexions – sous forme de signaux lectriques ou chimiques – entre des centaines de milliards de neurones constamment en mouvement, est loin d'avoir livr tous ses secrets. On en sait plus sur les plantes de notre systme solaire, disent les experts, que sur cette extraordinaire mcaniquequi nous permet de voir, d'entendre, de parler, de penser, de nous souvenir, d'imaginer ou d'aimer.

En l'tat actuel des connaissances, explique le Pr Yves Agid, neurologue la Piti-Salptrire et directeur scientifique de l'Institut du cerveau et de la moelle pinire, rien ne prouve que les cellules nerveuses meurent au fil du temps. Elles restent intactes, mais se dshabillent progressivement et perdent une partie de leurs connexions. Ce qui a pour effet de limiter les informations qui circulent et d'affaiblir les fonctions qui en dcoulent. Cependant, on s'est aperu que le neurone, au cours du vieillissement, sait se dfendre. Il survit dans un combat permanent entre affaiblissement et vitalit.

Dot d'une certaine plasticit et loin d'tre passif, il s'adapte, augmentant ou rduisant son fonctionnement selon les sollicitations. Plus celles-ci sont denses, plus elles favorisent la neurogense du cerveau. A l'inverse, un environnement pauvre en stimuli et en contacts sociaux la rduit. Ainsi, il a t dmontr que des rongeurs isols dans une cage individuelle produisaient moins de neurones que les mmes animaux interagissant socialement, explique Pierre-Marie Lledo, chef d'unit Perception et mmoire l'Institut Pasteur et directeur de laboratoire au CNRS. De mme, l'exercice physique dope cette rgnrescence, l'organisme scrtant de l'insuline qui, par un effet domino, induit de nouveaux neurones, alors qu'une vie sdentaire s'oppose la production neuronale.

Le cerveau est dot de substances biologiques naturelles, appeles facteurs trophiques ou facteurs de croissance, impliques dans le dveloppement des cellules nerveuses. Elles sont essentielles parce qu'elles permettent l'enfant comme l'adulte d'apprendre tout au long de sa vie. Un des paris de la recherche biomdicale est de mettre au point des molcules favorisant cette production neuronale et facilitant le dveloppement des connexions. Ces nouveaux neurones nous aident nous adapter dans un monde changeant, poursuit Pierre-Marie Lledo. Lorsque cette fontaine de jouvence se tarit, l'individu perd ses repres. Si nous parvenons stimuler la neurogense, nous pourrons amliorer l'tat crbral d'un individu, en particulier assurer de meilleures performances perceptives et mnsiques.

Les chercheurs s'interrogent sur le rle des cellules gliales

Ces dcouvertes sont les premiers pas vers un champ d'application mdicale visant rgnrer et rparer les tissus lss, voire remplacer des cellules nerveuses dficientes. Comment ? En s'aidant notamment de stratgies thrapeutiques novatrices, comme la thrapie cellulaire ou la thrapie gnique (voir nos infographies), ou encore en utilisant des systmes de stimulation lectrique, afin d'activer la production de nouveaux neurones. A terme, les chercheurs caressent l'espoir de traiter les consquences et effets de traumatismes crniens, d'accidents vasculaires crbraux, voire de maladies neurodgnratives comme la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer…

D'autant que ces nouveaux neurones ont la capacit de se mouvoir dans le cerveau, d'atteindre leur cible et de s'intgrer dans les rseaux qui les accueillent. Nous avons dcouvert une molcule, la tnascine, qui joue un rle de puissant attracteur, explique Pierre-Marie Lledo. Nous l'avons rintroduite dans une rgion du cerveau, le striatum, et notre grande surprise, nous nous sommes aperus que les nouveaux neurones venaient coloniser et intgrer cette zone.

On est donc loin de l'utopie, mme si le chemin parcourir est encore long avant toute application mdicale. En effet, tempre le Pr Agid, bien des questions restent en suspens. Nous ignorons si ces nouveaux neurones ont une fonction et s'ils sont mme d'tre manipuls pour assumer la mission qu'on leur aura assigne. D'autres paramtres peuvent intervenir. Si les neurobiologistes se sont longtemps concentrs sur les neurones, ils s'interrogent aujourd'hui sur le rle des cellules gliales, qui les alimentent et les protgent. Elles sont cinq dix fois plus nombreuses que les cellules nerveuses, souligne le Pr Agid. Le ver de terre est dot d'une cellule gliale pour cinq neurones, tandis que l'homme, lui, dispose de dix cellules gliales pour un neurone. Nous savons qu'elles s'activent pour les rgnrer, mais nous ignorons leur capacit les amliorer et les dvelopper.

Dans le cerveau, tout ou presque reste encore explorer. C'est pourquoi l'ouverture, l'automne prochain, de l'Institut du cerveau et de la moelle pinire s'annonce comme un vnement. Il s'agit d'une exprience pilote puisque les recherches – cliniques et fondamentales – sur le cerveau menes par cet organisme seront internationales, regroupant dans un mme lieu les patients, les chercheurs et les mdecins. Pour la France, un pari qui peut la conduire dans le peloton de tte des neuro sciences.

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L'trange panne du Soleil

Christophe Dor

Le Soleil en forte activit,  gauche, en juillet 2002.  droite, une image prise le 11 janvier dernier : seules quelques taches sombres laissent prsager un redmarrage de notre astre.
Le Soleil en forte activit, gauche, en juillet 2002. droite, une image prise le 11 janvier dernier : seules quelques taches sombres laissent prsager un redmarrage de notre astre. Crdits photo : (NASA/ESA/Ciel et Espace/BBSO/Ciel et Espace Photos)

Le Soleil sort lentement d'une longue lthargie comme il n'en avait pas connu depuis 1913. Ce repos inexpliqu est-il la cause d'un climat plus froid et perturb ? Les scientifiques restent partags.

Alors que l'Europe grelotte, astronomes, climatologues et autres gophysiciens calculent et recalculent sans cesse. Pendant deux ans, le Soleil a affich un calme inquitant. Les experts cherchent comprendre pourquoi il est rest dans un minimum profond aussi longtemps et savoir si cette lthargie a des consquences directes sur la Terre.

De telles priodes de repos ne sont pas inhabituelles. Elles reviennent suivant un cycle bien connu, en moyenne tous les onze ans. Le Soleil donne alors l'impression de s'tre assagi, puis les ruptions sa surface reprennent et il projette nouveau de grandes quantits de matire dans l'espace, explique le plantologue Jean-Loup Bertaux.

Mais cette fois, rien. Pendant 266 jours, notre toile s'est mme offert le luxe de rester vierge de taches noires, signe de reconnaissance d'une reprise d'activit. Du jamais-vu depuis le dbut du XXe sicle !

A l'automne, quelques soubresauts ont laiss croire l'Agence spatiale amricaine (Nasa) que notre astre avait dcid de sortir de sa torpeur. Fausse alerte : il s'est rendormi aussitt. D'minents spcialistes se sont alors alarms : et si l'toile, sans laquelle toute survie nous est impossible, ne retrouvait pas son intensit habituelle ?

David Hathaway, du Marshall Space Flight Center de la Nasa, s'est inquit d'une diminution du rayonnement depuis le dernier minimum d'activit, en 1996, et de graves perturbations du vent solaire. Nous sommes peu prs srs que le prochain maximum d'activit solaire sera nettement plus faible que le prcdent, ajoute Jean-Loup Bertaux.

De leur ct, des climatologues ont constat un ralentissement du rchauffement climatique et les mtorologues enregistrent des records de mauvais temps en priode hivernale. C'est le cas en ce moment sur l'Europe. Ce le fut il y a quelques semaines en Chine et l'anne dernire au Moyen-Orient et en Amrique du Sud…

L'ide que la Terre pourrait entrer dans une mini-priode glacire fait son chemin. D'autant qu'un tel phnomne n'est pas sans prcdent. Le Soleil a eu un minimum d'activit similaire trs prolong entre 1912 et 1913, explique Guillaume Aulanier, astronome au laboratoire d'Etudes spatiales et d'instrumentation en astrophysique (Lesia). En remontant encore dans le temps, c'est arriv sous Louis XIV, pendant prs de soixante ans. Ce cycle est connu des astronomes sous le nom de minimum de Maunder et du grand public comme la « petite priode glacire ». Il fit alors extrmement froid en Europe et en Amrique du Nord, ce qui laisse penser certains chercheurs que les fluctuations de l'activit du Soleil influencent le climat.

Sur cette question, la communaut scientifique reste divise. Pour le Groupement d'experts intergouvernemental sur l'volution du climat (Giec), les variations de l'activit solaire n'ont pas de consquences sur l'quilibre de notre plante. Une chose est sre, la variation de luminosit totale du Soleil est extrmement faible. Elle ne suffit pas, elle seule, pour expliquer les grandes diffrences de temprature qu'on pourrait avoir actuellement ou qu'on a constates pendant le minimum de Maunder. Des questions d'orbite, de perturbations par Jupiter ou les rayons cosmiques peuvent jouer. On sait aussi que les hautes couches de l'atmosphre sont trs sensibles aux variations des ultraviolets et des rayons X. Autant d'objets de recherche sur lesquels nous sommes encore incapables de trancher.

Quant savoir si le Soleil commence un nouveau cycle d'activit, rares sont ceux qui s'aventurent un pronostic aprs la fausse alerte de septembre dernier. Pourtant, des taches noires plus importantes et plus rgulires commencent assombrir sa surface. Quelques petites ruptions – quivalentes, tout de mme, plusieurs fois la taille de la Terre – ont t constates. L'activit est modre, mais l'toile de notre systme semble avoir dcid de se remettre au boulot. Pour retirer les moufles et les cachemires, un conseil : il faut attendre un peu.

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Station spatiale : l'assemblage touche sa fin

Par Marc Mennessier
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La station spatial internationale vue depuis la navette Atlantis, en novembre 2009.
La station spatial internationale vue depuis la navette Atlantis, en novembre 2009. Crdits photo : AP

La navette va livrer le dernier module habitable de l'ISS avec vue imprenable sur la Terre.

Voil un chantier qui a bien failli mal finir. Et quel chantier! Prs de douze ans se sont couls entre la mise sur orbite du premier module russe Zarya et le lancement, dimanche matin (10h39 heure franaise), par la navette Endeavour de Tranquility (Node 3), la dernire pice habitable de la Station spatiale internationale (ISS), ce gigantesque loft orbital de 400 tonnes occup depuis l'an dernier par un quipage tournant de six astronautes. Il y a quelques annes, beaucoup de gens n'auraient pas mis un kopek sur l'aboutissement de ce projet de 100milliards de dollars men par les tats-Unis en partenariat avec la Russie, le Japon, le Canada, le Brsil et onze pays de l'Agence spatiale europenne (ESA), dont la France, l'Allemagne et l'Italie. La meilleure chose faire, c'est d'envoyer ce machin rejoindre Mir (l'ancienne station orbitale sovitique) dans le Pacifique, entendait-on.

Au printemps 2006, encore traumatiss par la catastrophe de Columbia et dubitatifs sur les chances de retour en vol de leurs navettes (seuls vaisseaux capables d'acheminer les lourds composants de l'ISS), les Amricains sont eux-mmes tents de tout arrter. L'assemblage a pris cinq ans de retard et la Nasa veut pouvoir concentrer ses moyens sur le programme Constellation, lanc deux ans plus tt par le prsident George W. Bush (mais annul au dbut de cette semaine par son successeur) qui prvoyait un retour sur la Lune en 2020. Mais les autres partenaires de l'ISS demanderont aux tats-Unis de respecter leurs engagements Ce qu'ils feront. Et de belle manire.

Aprs avoir rsolu le casse-tte des chutes de mousse isolante, responsables du drame de Columbia, le 1erfvrier 2003, la Nasa ralisera un parcours sans faute. Enchanant les succs, les navettes Atlantis, Discovery et Endeavour livreront, partir de septembre2006, les grosses pices restantes: poutres et panneaux solaires, laboratoires scientifiques.

Coopration largie

 

Jeudi, si tout se passe comme prvu, les six astronautes (cinq hommes et une femme) d'Endeavour amarreront l'ISS le module de jonction Tranquility, construit par Thales Alenia Space dans son usine de Turin. Ce gros cylindre pressuris de 7m de long, le plus sophistiqu ayant jamais vol dans l'espace, servira de point d'ancrage Cupola, un poste de contrle galement conu et fabriqu par le groupe franco-italien pour le compte de l'ESA. Cerise sur le gteau: avec ses six ouvertures latrales et sa fentre centrale, ce petit dme offrira aux astronautes une vue imprenable sur la Terre.

Une fois ces oprations termines, l'ISS sera termine 90% s'est flicit Robert Dempsey, le directeur des vols vers la station la Nasa. Les quatre missions restantes, avant la mise en retraite dfinitive des navettes prvue la fin de cette anne, permettront de raliser les dernires finitions.

Le principal trsor de l'ISS, c'est le partenariat, qui durera bien plus longtemps que le hardware, confie Jean-Jacques Dordain, le directeur gnral de l'Agence spatiale europenne. Il ne faut jamais oublier en effet que ce projet, dont l'utilit est souvent conteste, a t men bien par les deux anciennes puissances rivales de la guerre froide Et qu'il peut tre le prlude une coopration largie d'autres partenaires, comme la Chine et l'Inde, pour mettre un jour l'humanit dans l'orbite de la Lune ou de Mars. Tout en faisant prosprer la paix ici bas.

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