Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for mars 2018

JUSTICE – Un convoyeur de fonds était décédé à Aubervilliers en 2012…

Illustration du Palais de Justice à Paris, le 13 décembre 2016.

© T.SAMSON / AFP Illustration du Palais de Justice à Paris, le 13 décembre 2016.

Ils avaient ouvert le feu sans sommation et tué un convoyeur de fonds en 2012 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis): trois hommes ont été condamnés vendredi soir en appel à Melun à 27 ans de réclusion criminelle.

La cour d’assises de Seine-et-Marne a aggravé la peine de Nicolas Conforti, Mahamadou Niakate et Olivier Semedo, qui avaient fait appel de leur condamnation à 25 ans de réclusion infligée en première instance en 2016.

Au terme de ce procès qui s’était ouvert le 20 mars, la cour a également aggravé la peine du quatrième accusé, Mohamed Choudar: 12 ans de réclusion criminelle, contre 10 en 2016. Ce dernier était le seul à avoir reconnu son implication, en la limitant toutefois à la conduite d’une voiture ayant servi à la fuite du commando. L’avocat général avait requis jeudi la confirmation des peines de première instance, ont indiqué à l’AFP Yann Le Bras et Steeve Ruben, avocats respectivement de Nicolas Conforti et Mohamed Choudar.

Tirs de Kalachnikov

Au petit matin du 5 juin 2012, trois convoyeurs de la société TAS qui s’apprêtaient à desservir une agence bancaire BNP d’Aubervilliers s’étaient trouvés pris sous le feu nourri de plusieurs malfaiteurs lourdement armés, qui se sont emparés de deux sacs contenant 195.000 euros avant de fuir à bord d’un 4X4 de marque allemande.

Grièvement blessé par les tirs de deux armes, dont une kalachnikov, l’un des convoyeurs, Patrice Le Peroux, était décédé dix jours plus tard.

Moins d’une heure après le braquage, les enquêteurs de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) avaient interpellé un premier membre du commando, avant de faire tomber le reste de l’équipe. Si les policiers ont agi si rapidement, c’est qu’ils avaient posé des balises de géolocalisation sur deux voitures volées repérées à Dugny (Seine-Saint-Denis) plusieurs jours auparavant et dont ils surveillaient les déplacements, soupçonnant la préparation d’un mauvais coup. Postés en surveillance le jour des faits non loin des véhicules utilisés par les braqueurs, les enquêteurs n’avaient pu empêcher le carnage.

Read Full Post »

Selon le Wall Street Journal, La Maison Blanche a ordonné de geler plus de 200 millions de dollars de fonds destinés à la reconstruction en Syrie. Dans un discours, Donald Trump avait promis que les Américains allaient partir « très vite » de ce pays.

Dans l'Ohio jeudi 29 mars,, Donald Trump a déclaré que les États-Unis allaient partir "très vite" de Syrie.

© Nicholas Kamm, AFP Dans l’Ohio jeudi 29 mars,, Donald Trump a déclaré que les États-Unis allaient partir « très vite » de Syrie.

L’administration Trump a ordonné de geler plus de 200 millions de dollars de fonds destinés à la reconstruction de la Syrie, a affirmé vendredi 30 mars le Wall Street Journal. La veille, le président américain avait déclaré que l’armée américaine allaient partir de Syrie « très vite », à présent que la victoire contre groupe État islamique (EI) était proche.

Selon le journal, le président américain a donné cette instruction au département d’Etat après avoir lu un article expliquant que les États-Unis avaient engagé des fonds pour contribuer à la reconstruction de la Syrie, ravagée par une guerre civile qui dure depuis sept ans.

America first

Au cours d’un discours jeudi dans l’Ohio, Donald Trump avait affirmé que les Américains allaient partir de Syrie « très vite », à présent que les jihadistes du groupe État islamique (EI) sont en passe d’être totalement vaincus. Ces propos n’avaient rien d’un lapsus ou d’une erreur, ont dit des responsables à l’AFP, soulignant que depuis plusieurs semaines, le président s’élevait contre l’idée que les Etats-Unis maintiennent un engagement à long ou même à moyen terme dans l’est de la Syrie, où ils ont déployé quelque 2 000 soldats, dans le cadre de la lutte internationale contre l’EI.

Les propos tenus jeudi par Donald Trump semblent en contradiction avec ce que disait, mi-janvier, son ex-secrétaire d’État. Dans un discours sur la stratégie américaine en Syrie, Rex Tillerson avait affirmé que l’armée américaine resterait en Syrie jusqu’à la défaite totale de l’EI, mais aussi pour contrer l’influence iranienne et, au bout du compte, aider à chasser le président Bachar al-Assad.

Depuis lors, Rex Tillerson a été limogé. Et le président, qui multiplie les annonces de politique étrangère sans prendre conseil auprès d’officiers supérieurs ou de diplomates, a affirmé jeudi que les États-Unis avaient dépensé « 7 000 milliards de dollars au Proche-Orient ». « Et vous savez ce qu’on en a retiré ? Rien », a souligné Donald Trump, promettant de financer désormais en priorité la création d’emplois et les infrastructures sur le territoire américain.

Avec AFP

Read Full Post »

Des obsèques se dérouleront dans l’intimité, à Cambridge. Six membres de l’université porteront le cercueil.

L'astrophysicien Stephen Hawking lors de différents événements.

© TIMOTHY A. CLARY, GLYN KIRK, Anthony WALLACE, JANE MINGAY, NIKLAS HALLE’N, Mike CLARKE, Joël SAGET, … L’astrophysicien Stephen Hawking lors de différents événements.

Famille, amis et collègues assisteront samedi après-midi aux funérailles à Cambridge de l’astrophysicien britannique Stephen Hawking, dont le génie scientifique et le handicap physique avaient fait une personnalité mondialement connue. Les obsèques de cet athée convaincu se dérouleront dans l’intimité à partir de 14 heures locales (13 heures GMT) dans l’église St Mary the Great de l’université de Cambridge (est de l’Angleterre), à deux pas du Gonville and Caius College où il a travaillé pendant plus de 50 ans.

« La vie et le travail de notre père a signifié tant de choses pour tant de gens, croyants comme non-croyants. Ainsi, le service sera à la fois inclusif et traditionnel, reflétant l’envergure et la diversité de sa vie », ont indiqué ses enfants, Lucy, Robert et Tim, dans un communiqué.

« Notre père a vécu et travaillé à Cambridge durant plus de 50 ans. (…) C’est pour cette raison que nous avons décidé d’organiser ses funérailles dans la ville qu’il aimait tant et qui l’aimait en retour », ont-ils expliqué. La famille a demandé à six personnes issues de l’université de Cambridge de porter son cercueil.

Science-fiction

Stephen Hawking, réputé pour ses travaux sur l’univers, est décédé paisiblement chez lui à Cambridge le 14 mars à l’âge de 76 ans, suscitant une pluie d’hommages rarement égalée pour un scientifique, de la reine Elizabeth II à l’ancien président américain Barack Obama.

Des milliers de personnes ont signé le livre de condoléances ouvert après le décès du scientifique, qui avait su toucher un très large public à travers son ouvrage de vulgarisation « Une brève histoire du temps », paru en 1988. Il était même apparu dans la série de science-fiction Star-Trek, ou dans The Big Bang Theory, Stephen Hawking était une figure publique reconnue ayant même son personnage dans « Les Simpsons ».

L’astrophycisien avait défié les prédictions selon lesquelles il n’avait que quelques années à vivre après avoir développé très jeune une maladie neurodégénérative paralysante, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot, diagnostiquée en 1964.

La maladie l’avait progressivement privé de sa mobilité et confiné dans un fauteuil roulant, presque complètement paralysé et incapable de parler sauf à travers son emblématique synthétiseur vocal.

Aux côtés de Newton

Mais dans ce corps distordu par la maladie résidait un esprit extrêmement brillant, fasciné par l’essence de l’Univers, par son processus de formation et par la manière dont il pourrait finir. Son travail s’était concentré sur le rapprochement des théories de la relativité et des quantas.

Après les obsèques privées, un hommage plus large sera rendu à Stephen Hawking le 15 juin, lorsque ses cendres seront inhumées à l’abbaye de Westminster, à Londres, un hommage réservé aux plus grands, aux côtés d’un autre géant des sciences, Isaac Newton. L’abbaye de Westminster accueille les dépouilles des rois et reines ainsi que des hommes et femmes célèbres.

Né le 8 janvier 1942, 300 ans jour pour jour après la mort de Galilée, Stephen Hawking était devenu, à l’âge de 32 ans, l’un des plus jeunes membres de la Royal Society, la plus prestigieuse institution scientifique de Grande-Bretagne.

En 1979, il avait été nommé professeur de mathématiques – un poste qu’avait occupé Newton – à l’Université de Cambridge, pour laquelle il avait quitté l’Université d’Oxford afin d’étudier l’astronomie théorique et la cosmologie.

Avant les funérailles, le Gonville et Caius College a publié sur son site internet de nouvelles photos inédites en noir et blanc du scientifique, le montrant faisant de la voile ou jouant au croquet durant une école d’été pour jeunes astrophysiciens dans un château du Sussex (sud de l’Angleterre), à l’âge de 19 ans, deux ans avant les premiers symptômes de sa maladie. Des camarades contactés par l’institution se sont souvenus de ses vues politiques de gauche et son espièglerie

Read Full Post »

« J’ai donné mon âme », fredonne l’élu du Nord sur le plateau de l’émission « Les Terriens du Dimanche », sur C8. Un extrait a été diffusé par le producteur de l’émission.

© Fournis par Francetv info

Adrien Quatennens, député de La France insoumise, a la guitare qui le démange. L’élu s’est lancé dans l’interprétation d’un morceau de rock sur le plateau des « Terriens du dimanche », diffusé dimanche 1er avril sur C8. Un extrait a été diffusé par le producteur de l’émission, Stéphane Simon. « J’ai donné mon âme », fredonne Adrien Quatennens. Malheureusement, la chanson ne précise pas à qui.

Comme le rappelle le HuffPost, cette interprétation n’a rien d’une surprise. En février dernier, sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché », sur France 2, le député avait révélé qu’il était en train de former un groupe de musique. « J’ai découvert que plusieurs collaborateurs du groupe France insoumise à l’Assemblée étaient musiciens », expliquait-il alors.

Par la suite, Adrien Quatennens a également partagé plusieurs photos de répétitions sur les réseaux sociaux. La responsable presse du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, est notamment présente au micro.

Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur TwitterVoir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

Adrien Quatennens

@AQuatennens

Il y a quelques années, avant de m’engager en politique, j’avais un groupe. J’ai découvert que plusieurs collaborateurs du groupe Fi à l’Assemblée étaient musiciens. On est en train de monter un groupe. Malgré le peu de temps qu’on a à y consacrer, ça défoule !

Fan d’Hubert-Félix Thiéfaine et de Bob Marley, Adrien Quatennens joue de la batterie et de la guitare, rapportait l’hebdomadaire Marianne, dans un portrait consacré à l’élu. A quinze ans, il a même fondé son propre groupe avec des copains, Chicons Gratin. Le nom du groupe musical des Insoumis, lui, n’a pas encore été dévoilé.

Read Full Post »

Procès Johnny Hallyday : David et Laura ont déjà gagné quelque chose© KCS Presse Procès Johnny Hallyday : David et Laura ont déjà gagné quelque chose

Au terme de l’audience qui s’est tenue hier, vendredi 30 mars, l’avocat de Warner Music a expliqué que la maison de disques ferait écouter l’album posthume de Johnny Hallyday à ses deux aînés, David et Laura, avant sa commercialisation.

Hier, vendredi 30 mars, s’est enfin tenue la première audience concernant l’héritage de Johnny HallydayDeux semaines après un premier renvoi, les avocats de Laeticia Hallyday et des deux grands enfants du chanteur se sont livrés à une véritable passe d’armes, parsemée de plusieurs tacles blessants visant chaque clan. S’il faudra maintenant attendre le 13 avril pour connaître la décision du tribunal de grande instance de Nanterre, David Hallyday et Laura Smet ont déjà remporté une petite victoire.

Le fils de Sylvie Vartan et la fille de Nathalie Baye réclament notamment un droit de regard sur l’album posthume de leur père. Au moment de la première audience, ils avaient donné « un délai de 48 heures » à Laeticia Hallyday pour avoir accès aux derniers enregistrements de Johnny, sous peine d’une astreinte de 10 000 euros par jour de retard. S’il n’ont pas été entendus par leur belle-mère, David et Laura ont réussi à faire plier la maison de disque du rocker.

Éric Lavaux, l’avocat de Warner Music, a expliqué au Parisien que le label était prêt à faire écouter aux deux enfants de la star les titres de Je te promets avant leur commercialisation. Un premier pas vers David et Laura, qui n’auront cependant aucune influence sur le contenu de l’album, comme l’a précisé l’avocat de la maison de disque : « Droit d’écouter ne signifie pas droit de regard ». Il a ajouté : « Nous avons l’impression d’être otages d’un contentieux qui nous dépasse ».

Pour David Hallyday et Laura Smet, cela veut dire qu’ils pourront entendre une dernière fois la voix de leur père, qui serait plus pure que jamais. Atteint d’un cancer des poumons, Johnny avait en effet arrêté de fumer. Le timbre de l’artiste est d’ailleurs au centre des préoccupations du premier fils de Johnny, comme l’a fait savoir son avocat : « L’album étant inachevé quand son père est mort, David veut simplement s’assurer que l’on ne va pas dénaturer sa voix au mixage ».

Read Full Post »

Un jeune Palestinien est porté dans une ambulance après avoir été blessé lors d'affrontements avec les forces israéliennes près de la barrière qui sépare la bande de Gaza et Israël, le 30 mars 2018

© Mohammed ABED Un jeune Palestinien est porté dans une ambulance après avoir été blessé lors d’affrontements avec les forces israéliennes près de la barrière qui sépare la bande de Gaza et Israël, le 30 mars 2018

Conformément à ses avertissements, l’armée israélienne a tiré à balles réelles sur des manifestants vendredi, à l’occasion d’un grand rassemblement le long de la frontière entre l’enclave palestinienne sous blocus et le sud d’Israël.

Si prévisible, la mécanique du pire s’est à nouveau enclenchée à Gaza. Vendredi, plus d’une dizaine de Palestiniens de l’enclave côtière ont péri sous le feu des snipers israéliens postés de l’autre côté de la frontière, à l’occasion du premier jour de la «Marche du retour», mobilisation de masse qui doit durer jusqu’à la mi-mai, de la «Journée de la terre» ce vendredi à celle de la «Nakba» (la «Catastrophe»), point d’orgue du mouvement au lendemain de l’anniversaire des 70 ans de la création de l’Etat hébreu.

En début de soirée, les tanks israéliens ont détruit trois postes de contrôle du Hamas, tuant deux de ses hommes, portant le morbide bilan de la journée à au moins quinze morts et 1400 blessés selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé de Gaza.

Après la traditionnelle prière de la mi-journée, environ 30 000 Gazaouis s’étaient rendus aux abords voire, pour certains, à l’intérieur de la «zone tampon», ces quelques centaines de mètres de no man’s land farouchement imposés par l’armée israélienne et théâtre régulier d’affrontements asymétriques le long de la clôture entre le territoire palestinien sous blocus et le sud d’Israël.

Consignes létales

Lancée à l’initiative de personnalités de la société civile après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale israélienne par Donald Trump, puis récupérée par le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle l’enclave depuis une décennie, la «Marche du retour» entend remettre au cœur du débat le «droit au retour» des réfugiés palestiniens dans leurs terres d’avant 1948.

En amont de l’événement, l’état-major de Tsahal avait justifié les tirs à balles réelles pour réprimer le rassemblement, refusant de croire en la «non-violence» revendiquée des organisateurs et évoquant divers précédents d’enfouissements d’engins explosifs sous couvert de manifestations. Dès l’aube, un fermier a été tué par un obus tiré depuis un tank à la frontière, sous prétexte de «comportement suspect».

La journée s’est déroulée exactement comme chaque camp l’attendait, rejouant une tragédie sans fin connue de tous les acteurs. Côté palestinien, parmi les masses pacifiques rassemblées autour de cinq campements de tentes, des grappes de jeunes hommes sont venus lancer des pierres, des pneus brûlés et des cocktails Molotov en direction de la clôture. De l’autre, des drones ont largué des bombes lacrymogènes sur la foule et les soldats israéliens ont appliqué leurs consignes létales. Les Israéliens ont aussi largement publicisé l’envoi d’une fillette de 7 ans en direction de la barrière, épargnée par les tirs et ensuite rendue à sa famille, nourrissant ainsi les habituelles accusations d’instrumentalisation d’enfants par les activistes palestiniens. Dans ses comptes rendus, l’armée israélienne considère tous les participants sans exception comme des «émeutiers», suivant sa ligne de communication depuis le début de la semaine, après avoir déclaré la mobilisation «mouvement hostile».

«Chaque corps touchant le sol va motiver les Gazaouis»

Le bilan humain est très lourd. Il dépasse en un jour le nombre de Gazaouis tués durant tout le mois de protestations qui avait suivi la déclaration de Trump en décembre. Selon les médias locaux, les victimes avaient entre 18 et 34 ans, l’armée revendiquant avoir abattu parmi eux «une figure centrale de l’organisation du Hamas». Le Croissant-Rouge palestinien dénombre au moins 200 blessés par balles, alors que Tsahal assure n’avoir visé que les «meneurs».

«La « Journée de la Terre » a toujours été une journée sanglante, note le politologue gazaoui Mkaimar Abusada. Dès ses origines : il s’agit d’honorer la mémoire des six Arabes israéliens tués dans les manifestations contre l’expropriation de terres en Galilée en 1976. Mais dans le contexte actuel, cette répression israélienne disproportionnée, si elle n’a absolument rien d’étonnant, c’est de l’huile sur le feu. Chaque corps touchant le sol va motiver les Gazaouis à participer aux prochaines manifestations. Le mouvement pourrait donc s’amplifier.»

Leadership palestinien

Pour le Hamas, c’est une victoire. Ses troupes, qui ont battu le rappel toute la semaine dans leur administration comme leurs mosquées, ont réussi à mobiliser une foule importante et la réaction israélienne ne fait qu’ajouter à la martyrologie chère au mouvement. Ismaïl Haniyeh, le leader de la branche politique du mouvement islamiste, s’en est réjoui et a déclaré que la marche sonnait «le retour des Palestiniens dans l’ensemble de la Palestine», soit la totalité du territoire précédant la création d’Israël. «Sans cela, il n’y a pas d’autre solution au conflit», a-t-il ajouté.

Pour Mkaimar Abusada, ce qui se joue, c’est aussi la question du leadership palestinien, face à un Mahmoud Abbas rejeté par 70% des habitants des Territoires selon un récent sondage, et un Hamas ostracisé par la communauté internationale. Le président de l’Autorité palestinienne tente depuis un an de reprendre le contrôle de la bande de Gaza en y imposant des sanctions drastiques, qui ont aggravé la crise humanitaire perpétuelle de l’enclave. «Le Fatah a soutenu timidement ce mouvement, remarque le chercheur. Car pour le Hamas, cette mobilisation est un moyen de changer la conversation autour de l’échec de la réconciliation avec le Fatah et des conditions de vie à Gaza, et de remettre le focus sur l’occupation israélienne comme source principale des souffrances palestiniennes. Avec, bien sûr, le Hamas à la pointe de la lutte et principal interlocuteur.»

En Cisjordanie, où l’Autorité palestinienne d’Abbas contrôle les zones urbaines, les manifestations sont restées limitées avec seulement 900 participants, mais néanmoins 27 blessés à Naplouse. Dans la soirée, Mahmoud Abbas a décrété une journée de deuil national samedi.

Read Full Post »

Tous deux étaient en sursis avec mise à l’épreuve. L’une des peines de probation que veut généraliser le gouvernement.

figarofr: Vendredi, devant l'immeuble où habitait Mireille Knoll dans le XIe arrondissement de Paris.

© Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro Vendredi, devant l’immeuble où habitait Mireille Knoll dans le XIe arrondissement de Paris.

Le service d’insertion et de probation de Paris n’a rien à se reprocher. Les deux meurtriers de Mireille Knoll, qui sont passés par cette structure avant de passer à l’acte, ont scrupuleusement respecté les obligations liées à leur sursis avec mise à l’épreuve. Le premier, Yacine M., incarcéré en février 2017 pour agression sexuelle sur une fillette de 12 ans, a été écroué le 31 mars de cette même année, écopant d’une peine mixte de 24 mois d’emprisonnement, dont 14 mois avec sursis, mise à l’épreuve pendant 2 ans, comprenant une interdiction de paraître rue Philippe-Auguste, dans le XIe, à Paris. Remise de peine automatique aidant, il sort de détention le 11 septembre 2017, se présente dès le 14 septembre à sa conseillère de probation et la reverra, comme prévu, le 12 décembre 2017 et le 18 janvier 2018. Lors de ses entretiens, il déclarera travailler et être suivi par un psychiatre. Aux dires des proches de Mireille Knoll, il n’aurait enfreint son interdiction de paraître qu’une seule fois, au moment des faits.

Son complice, Alex C., a été condamné une première fois en mai 2016 à une peine de 8 mois d’emprisonnement, assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve, avec une interdiction de paraître dans le XIe arrondissement. Pendant ce dernier, il sera à nouveau écroué le 3 mars 2017 pour vol aggravé. Il purge une peine de 4 mois pour vol aggravé et une seconde, de 10 mois, pour vol et tentative de vol aggravé. Par la grâce des remises de peine automatiques, il sortira de détention le 17 janvier 2018 mais ne se rendra pas à sa convocation, sept jours plus tard. Son statut de SDF ne permettra pas au service de probation de le retrouver. De même, il ne fera pas l’objet de contrôle pour son interdiction de paraître, pas plus d’ailleurs qu’en ce qui concerne Yacine M. Et pour cause. Les conseillers d’insertion et de probation n’ont pas les moyens d’assurer ces contrôles qui, concrètement, se font par les forces de police au hasard des vérifications inopinées d’identité. Le premier meurtrier avait entre cinq et dix mentions au casier, le second une dizaine.

Actuellement, le Spip de Paris gère annuellement 4000 mesures de ce type pour cinquante conseillers d’insertion et de probation. La future loi Belloubet, qui réformera le droit des peines, s’apprête à automatiser le prononcé pour ces modes de probation et ces interdictions de paraître concernant des peines inférieures ou égales à six mois – soit 87.564 peines prononcées ou 10.692 personnes – et confirme l’aménagement systématique pour celles de moins d’un an.

À cela s’ajoute la difficulté de procéder en amont à des enquêtes de personnalité dignes de ce nom par des services de probation déjà débordés. «Bien des profils, comme ceux des deux meurtriers de Mireille Knoll vraisemblablement, ne sont pas compatibles avec ce type de peine», s’inquiète ce haut cadre de la pénitentiaire. «Et bien des rendez-vous de sursis avec mise à l’épreuve n’ont rien à envier aux rendez-vous Pôle emploi, malgré l’engagement des agents de probation. De plus, contrairement aux agents de probation anglo-saxons, les nôtres ne font pas les visites de vérification des interdictions. Autrement dit, par ces choix politiques faits au nom de logique de coûts ou par choix idéologique, nous faisons courir et assumer un risque énorme à la société elle-même. Et aux victimes qui en payeront le prix», prédit-il

Read Full Post »

Older Posts »