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Archive for the ‘Raymond Aubrac’ Category

Le Point.fr

Plusieurs candidats à la présidentielle doivent assister à la cérémonie d’hommage prévue lundi aux Invalides.
Raymond Aubrac, en 2009.Raymond Aubrac, en 2009. © Joël Saget / AFP

 

Il ne serait pas « convenable » que des hommes politiques « récupèrent » la cérémonie en hommage au grand résistant Raymond Aubrac, décédé la semaine dernière, et à laquelle assisteront plusieurs candidats à la présidentielle, a prévenu la fille du résistant lundi matin. « On est en période électorale, donc ça n’est pas convenable de se récupérer sur un cercueil avec un discours politique, parce que mon père ne le souhaitait pas, parce que c’est un résistant, donc ce sont des résistants qui parlent », a indiqué Elisabeth Helfer-Aubrac, une des trois enfants, sur France Inter.

Cette cérémonie publique d’hommage au grand résistant décédé mardi à l’âge de 97 ans doit commencer lundi à 10 heures dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides à Paris. Outre le président-candidat UMP Nicolas Sarkozy qui présidera cette cérémonie, son rival du PS dans la course à la présidence de la République François Hollande et la candidate écologiste Eva Joly ont annoncé leur présence. Selon les souhaits de Raymond Aubrac, deux personnalités liées à la Résistance intérieure et à la France Libre prononceront les éloges funèbres : Jacques Vistel, président de la Fondation de la Résistance, et Jean-Louis Crémieux-Brilhac, ex-chef de service de la diffusion clandestine vers la France au commissariat national de l’Intérieur à Londres.

Dimanche soir, la liste des personnalités politiques qui ont annoncé leur présence à la famille comptait François Hollande, Martine Aubry (maire PS de Lille), Bertrand Delanoë (maire PS de Paris), Pierre Moscovici (directeur de campagne de M. Hollande), Jean-Marc Ayrault (chef de file des députés socialistes), Eva Joly (candidate Europe Écologie-Les Verts à l’Élysée), Cécile Duflot (secrétaire nationale d’EELV), Jean-Vincent Placé (président du comité de campagne d’Eva Joly) et Pierre Laurent (secrétaire national du PCF). Jean-Luc Mélenchon (candidat du Front de gauche), « doublement désolé », a fait savoir dimanche qu’il ne pourrait être présent, en raison des obsèques d’un proche à la même heure

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Le Point.fr

Une cérémonie se tenait lundi matin dans la cour d’honneur de l’hôtel national des Invalides, en présence de plusieurs candidats.
Les honneurs militaires rendus à Raymond Aubrac© Joël Saget / AFP

Quatre candidats à la présidentielle, quelques anciens résistants et trois cents anonymes : la République a rendu lundi hommage à Raymond Aubrac, « flambeau de la justice et de l’espérance », décédé le 10 avril à l’âge de 97 ans, au cours d’une brève et sobre cérémonie aux Invalides. Devant le cercueil recouvert du drapeau français, posé à même le pavé de la cour d’honneur, et ses décorations de grand-croix de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre portées par deux gardes républicains, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, 95 ans, cadre de la France Libre à Londres, a retracé la carrière du résistant et de l’homme engagé à gauche.

Lucie, décédée il y a tout juste cinq ans à l’âge de 94 ans, et Raymond Aubrac sont « devenus une référence pour tous ceux qui se réclament de l’héritage de la Résistance », a dit l’historien de la France libre, entouré de neuf petits-enfants du couple. « Lucie et Raymond, couple désormais mythique, continuent de dresser le flambeau de la justice et de l’espérance », a ajouté Jean-Louis Crémieux-Brilhac. Jacques Vistel, président de la Fondation de la Résistance, a salué Raymond Aubrac qui « s’engagea pour rendre la France plus juste et le monde plus humain » et a souligné son « rôle capital pour la paix au Vietnam » entre le Vietcong et les Américains. « Raymond Aubrac ne ressassait pas son passé de résistant : il ne s’intéressait qu’à l’avenir, à la lutte contre le racisme et à la défense de la Résistance et de ses valeurs contenues dans le pacte national du Conseil national de la Résistance », a insisté Jacques Vistel.

« Un monument de notre histoire contemporaine » (Sarkozy)

La cérémonie d’honneurs militaires, présidée par Nicolas Sarkozy, a duré 35 minutes. Une grande partie a été prise par les deux éloges funèbres, prononcés près d’un détachement de démineurs de la Sécurité civile pour rappeler le rôle joué par Raymond Aubrac après la Libération dans le déminage du littoral. Quelques rares résistants étaient présents près des enfants de Raymond Aubrac, comme Marie-José Chombart de Lauwe, présidente de la Fondation de la déportation ou Fred Moore, chancelier de l’ordre de la Libération. Trois cents anonymes, dont plus de la moitié n’ont pu accéder à la cour d’honneur qu’après le début de la cérémonie, certains très émus, se sont peu à peu massés derrière la famille et les proches du résistant.

Dans la cour, trois autres candidats à l’élection présidentielle étaient présents côte à côte : François Hollande (PS), François Bayrou (MoDem) et Eva Joly (EELV). Parmi les nombreuses personnalités politiques présentes, on comptait le président socialiste du Sénat Jean-Pierre Bel. À la fin de la cérémonie, le choeur de l’Armée française a entamé a cappella le Chant des partisans alors que le cercueil quittait la cour d’honneur porté par dix gardes républicains. « C’est un monument de notre histoire contemporaine qui disparaît et ça ne fait que renforcer le devoir de mémoire », a estimé le président-candidat Nicolas Sarkozy à l’issue de la cérémonie, à l’extérieur de la cour d’honneur. La famille avait tenu à respecter les dernières volontés de Raymond Aubrac qui avait souhaité que seules d’anciennes personnalités de la Résistance s’expriment durant la cérémonie. Quelques minutes plus tard, au même endroit, François Hollande (PS) a salué « toute une vie dédiée à des engagements » par Raymond Aubrac. L’ancien résistant sera incinéré dans la soirée de lundi « dans l’intimité familiale ». Ses cendres rejoindront ensuite celles de Lucie Aubrac dans le caveau familial du cimetière de Salornay-sur-Guye, un village bourguignon de Saône-et-Loire.

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Raymond Aubrac: « Il y a de la Résistance dans l’identité française »

Par  l’ Express.fr

 
Raymond Aubrac: "Il y a de la Résistance dans l'identité française"Raymond Aubrac est mort mardi à l’âge de 97 ans. Il était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire.JOEL SAGET / AFP

Raymond Aubrac est mort. A 97 ans, il était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire, avec Jean Moulin. L’Express l’avait rencontré l’année dernière. 

De Gaulle et Jean Moulin lui ont fait confiance. Engagé dès 1940 dans la Résistance, Raymond Aubrac, né Raymond Samuel, était le dernier survivant de la rencontre de Caluire, qui vit l’arrestation de Jean Moulin. Cet homme qui s’est éteint mardi à l’âge de 97 ans avait gardé la curiosité intacte. Marxiste affiché et admirateur des Etats-Unis, il avait connu l’Amérique de la ségrégation raciale et l’Allemagne de la grande crise; ingénieur des Ponts et Chaussées, il avait participé activement à la reconstruction de la France; il avait joué les intermédiaires entre Hô Chi Minh et Nixon pendant la guerre du Vietnam. En mars 2011, au moment où sortaient deux livres (1) qui retraçaient sa vie, l’ancien représentant personnel du secrétaire général de l’ONU avait reçu L’Express pendant plus de trois heures, pipe à la main, calé dans son fauteuil, entre les souvenirs de sa femme, Lucie, et un tableau vietnamien de Vierge à l’Enfant que lui offrit son ami Hô Chi Minh pour ses 32 ans… 

Pendant trente ans, avec votre femme, Lucie, et seul depuis quatre ans, vous avez évoqué la Résistance devant des dizaines de milliers d’élèves, dans les collèges et les lycées. Ce n’est pas lassant d’être interrogé sur son passé?

Parler avec les jeunes est toujours passionnant. Lucie le faisait mieux que moi: une bonne pédago se débrouille forcément mieux qu’un vieil ingénieur! Leurs questions ont évolué avec le temps: au début, on nous interrogeait sur les coups, les embuscades, le côté Far West. Aujourd’hui, ils me font parler de mes motivations. Ce que je n’aime pas, ce sont les présentations que les professeurs doivent faire: à chaque fois, je crois entendre mon éloge funèbre! Quand vous êtes trop vieux, on n’ose pas vous critiquer. On ne vous engueule plus. Vous circulez comme dans un scaphandre! 

Vos motivations, justement: est-ce par amour ou par haine que vous vous êtes engagé ?

Par continuité! Nous avions été des étudiants politisés et, au début, nous faisions simplement des graffitis sur les portes ou les fenêtres. Puis, avec des amis, on a rédigé des tracts, puis des journaux clandestins. Mais publier un journal demande une organisation: il faut trouver du papier, des imprimeurs, des gens pour le distribuer. C’est ainsi que sont vraiment nés les mouvements de résistance: parce qu’il fallait une organisation pour que les gens puissent lire Libération, Combat, et les autres… 

Contre quoi faut-il se battre, résister, aujourd’hui?

Il existe beaucoup de sujets d’indignation, que pointe mon ami Stéphane Hessel dans son petit livre! 

Vous êtes un compagnon de route des communistes, et Lucie a été une militante du PCF. Pourquoi n’avez-vous jamais pris votre carte du Parti?

La liberté et la curiosité sont les deux bornes de mon chemin. Ce n’est pas compatible avec un embrigadement. 

Il y a eu, à l’époque du procès Barbie, une certaine remise en question de votre action, des historiens y ont vu des « zones d’ombre »… Cela vous a blessé?

Cela nous a fait mal, profondément. Je me suis retrouvé au Val-de-Grâce, avec un infarctus. Quant à Lucie, cela l’a vieillie de cinq ans. Le plus horrible fut ce débat au journal Libération… Les historiens sont tous venus, par la suite, nous dire qu’ils étaient désolés. 

Vous estimez avoir réussi votre vie?

Question gênante! Nous en discutions souvent avec Lucie… mais je crois que la réponse est oui. Nous avons eu une belle vie, et surtout une grande chance, celle de nous être rencontrés. Notre association a duré soixante-sept ans! Nous prenions toutes les décisions ensemble. Nous étions d’accord sur tout, ou presque. 

Sur quoi ne l’étiez-vous pas ?

Je ne sais pas si je dois le dire… Elle avait beaucoup d’intuition, alors elle jugeait très vite les gens, en deux ou trois minutes parfois. Moi, il me fallait plus de temps. Sur ce point-là, nous n’avions pas toujours le même avis. 

Etre passé aussi près de la mort, cela laisse des traces?

Cela donne une philosophie de la vie: rien de tel pour mettre en perspective les petits désagréments quotidiens! Quand je perds ma carte de crédit, et que j’en suis affecté, cela me ramène à cette nuit dans la prison de Montluc, entre l’interrogatoire de la veille et celui que j’attendais pour le lendemain… J’y pense au moins une fois par semaine. Tout ce que j’ai vécu depuis 1943, c’est du plus. Mais je sais que la mort fait partie de la vie. Je n’ai jamais eu peur de ma propre mort. Jusqu’à maintenant… 

Vous avez connu de Gaulle, Jean Moulin, Hô Chi Minh, Kissinger, Jo Golan et bien d’autres… Qui vous a le plus impressionné ?

Lucie! C’était une femme très intelligente, très cultivée, extraordinairement courageuse. Elle n’avait peur de rien. Ayant grandi dans une famille pauvre, elle était convaincue qu’elle réussirait tout ce qu’elle entreprendrait. 

Elle n’est pas devenue une héroïne par hasard?

Elle est devenue une héroïne médiatique par conjonction d’événements: elle a réussi mon évasion, un des plus beaux coups de la Résistance. Elle a pondu un bébé en arrivant à Londres. Et elle a été d’emblée une « bonne cliente » pour les médias. Elle supportait ce battage beaucoup mieux que moi. 

Mais Hô Chi Minh, tout de même, il vous a fasciné?

C’était un homme extraordinaire. Il n’affectait pas d’être simple: il l’était. Chez nous, il vivait en sandales. Dans la discussion, il pratiquait la maïeutique – comme Jean Moulin, d’ailleurs. A la maison, sa meilleure amie était ma belle-mère, une paysanne de Bourgogne. 

Vous avez souvent tenu tête à de Gaulle. Etiez-vous gaulliste?

Pour moi, il y a eu deux de Gaulle. Le premier, de 1940 à 1946, qui n’était ni de gauche ni de droite, je l’ai toujours soutenu. Le second, celui de droite, je l’appréciais moins. Sa plus grosse erreur, c’est d’avoir voulu l’élection du président de la République au suffrage universel. Cela a transformé l’élection en show: elle se joue désormais devant l’écran de télévision! Je me souviens d’une réflexion de Pierre Mendès France, ancien gaulliste lui-même, un soir où il dînait chez nous et où de Gaulle venait d’annoncer son affaire de référendum. Il était furieux, il nous a dit: « Le Général est en train de commettre un crime. » 

Quel homme politique peut revendiquer aujourd’hui l’héritage gaulliste?

Je n’en entends pas souvent tenir un discours qui rappelle de Gaulle. On ne sait même pas s’ils se revendiquent du premier ou du deuxième… 

Les révolutions dans les pays arabes sont-elles plus importantes pour vous que la chute du mur de Berlin?

Ce sont évidemment des événements très importants, et très contagieux. Mais on ne sait pas encore si ce sont des révolutions type 1848 ou le prélude à de nouvelles prises de pouvoir dictatoriales. L’aspect intégriste semble écarté par les commentateurs. S’il s’agit d’une vraie aspiration vers des sociétés libres et démocratiques, il faudrait pouvoir les aider. Je crains pourtant qu’on ne puisse ni empêcher ni accélérer les choses. Juste comprendre, ce qui serait déjà beaucoup. Comprendre est l’un des problèmes les plus ardus de notre époque. C’est parce qu’on ne comprend pas le monde que l’on ne développe plus de politique à long terme, avec les dégâts que cela provoque: l’absence d’espoir des jeunes générations. 

Pourquoi le monde est-il plus difficile à comprendre?

Un phénomène nouveau est apparu: il existe une énorme masse de liquidités disponibles. Des milliers de milliards de dollars venus des surplus chinois, des fonds de pension anglo-saxons, et du solde de votre compte en banque, cherchent à s’investir. Une partie va à la spéculation, et provoque des bulles et des crises comme celle des subprimes; une autre doit être placée à long terme avec des rendements sûrs. Selon moi, le meilleur placement, ce sont les services publics d’un Etat: la santé, les transports, la distribution d’électricité. Les marchés poussent donc les Etats à s’endetter et à s’appauvrir afin d’être obligés de privatiser, de vendre tous ces joyaux de la Couronne. Cette économie mondialisée est la conséquence de l’informatisation. 

L’informatisation serait responsable de tous nos maux?

Aux Etats-Unis, en 1937, j’ai eu, à Harvard, un professeur d’économie nommé Joseph Schumpeter. Il développait l’idée que les grandes évolutions techniques ont des répercussions sur les moyens de production, l’économie et la civilisation. Il prenait comme exemple la machine à vapeur ou l’électricité, qui ont démoli beaucoup d’emplois, mais ont aussi fait progresser nos civilisations. Je pense que nous sommes dans un épisode à la Schumpeter avec l’informatisation et les réseaux mondiaux. Nous n’en avons pas fini avec l’évolution postinformatique. 

Vous êtes pessimiste pour l’avenir du monde?

Pas du tout. Si les révolutions arabes provoquent un afflux de migrants, je pense que l’on pourra les absorber: on construira des logements, des écoles… Il y aura peut-être des réactions de xénophobie, mais il ne faut pas en avoir peur. Quand je vois la rapidité et la capacité d’évolution des Etats-Unis! J’ai connu les toilettes séparées pour Noirs et pour Blancs en 1947… et un demi-siècle après ils élisent un président noir! Avoir vécu longtemps aide à prendre la mesure des choses: je me souviens d’être allé en vacances de Pâques chez un oncle, à Mayence, en 1930: les Allemands allaient acheter leur pain avec des boîtes à chaussures remplies de billets… Lorsqu’on a vu cela, on comprend mieux l’attitude intransigeante de Mme Merkel face au laxisme des autres pays européens et au risque d’inflation. 

Vous vous sentiez proche de Delors, aujourd’hui, vous êtes intéressé par la démocratie participative… Vous espérez une victoire des socialistes?

Je les vois se bagarrer entre eux depuis plus d’un demi-siècle. Déjà, pendant la guerre d’Espagne, puis au moment de la Résistance, pendant la guerre d’Indochine et celle d’Algérie! Seul François Mitterrand, qui n’était pas socialiste, a réussi à les réunir pendant quelques années… J’espère qu’ils vont se mettre d’accord sur un programme et un candidat. 

Que pensez-vous des affaires Woerth ou Alliot-Marie?

L’absence de moralité est intolérable. Plus globalement, nous sommes dans une société qui est légale, mais illégitime. Seul le sentiment d’injustice peut remettre en question le système. Pour le coup, la comparaison avec de Gaulle est édifiante…  

Vous pensez que Nicolas Sarkozy peut être réélu dans ce contexte?

Je crois qu’il sera renversé par ses amis. On ne peut pas gouverner en entretenant les peurs des gens, ou à coups de débats sur l’islam. C’est du pragmatisme politique qui sacrifie à l’immédiat, au thermomètre de l’opinion que constituent les sondages. Il ne propose pas de politique à long terme, de projet qui mobilise les jeunes, il ne crée pas d’espoir. C’est ce qui me frappe dans les écoles: les jeunes ont le sentiment qu’ils vont arriver dans une société qui ne les attend pas. 

« A coups de débats sur l’islam », dites-vous. Vous n’approuvez pas le débat sur la laïcité que souhaite le président ?

Le débat sur l’identité nationale a fait un flop, celui sur l’islam est plus dangereux encore. Il est facile de désigner des boucs émissaires quand les gens sont mal dans leur peau. Je n’aurais pas aimé, pendant les années 1930, un grand débat national sur la question juive. Cela s’est passé, en Allemagne. On a vu où cela nous a menés. 

La remise en question du programme du Conseil national de la Résistance vous choque ?

Je comprends qu’il soit l’ennemi à abattre, puisqu’il a été fait contre les intérêts que défend la droite. Mais il ne faut pas mythifier ce programme, ni juger la politique actuelle à son aune. Ceux qui veulent en finir avec lui ne pourront pas détruire cette « unité française » si profondément ancrée en nous. Je vois bien que dans notre identité nationale il y a des traces de civilisation judéo-chrétienne, mais, si j’en juge par le succès du livre de Stéphane Hessel, je me demande s’il n’y a pas aussi des traces de la Résistance dans l’identité française. 

BIO – Raymond Aubrac

1914 Naît le 31 juillet à Vesoul, dans une famille de commerçants juifs aisés. 

1937 Diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées. 

1939 Epouse Lucie Bernard. 

1940 S’engage dans la Résistance. 

1943 Arrêté à Caluire avec Jean Moulin. 

1944 Rejoint de Gaulle à Londres en février. Est nommé commissaire de la République en août. 

1945-1958 Responsable du déminage pour la France. 

Après 1949 S’investit dans les pays en voie de développement, via son bureau d’études, dans le cadre de la FAO, dont il est l’un des directeurs, puis en prenant des positions, en écrivant des livres, etc. 

1968-1972 Etablit des contacts entre le Nord- Vietnam et les Etats-Unis. 

2007 Lucie meurt le 14 mars. 

2012 Raymond Aubrac meurt le 10 avril 

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