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Archive for the ‘Les Républicains’ Category

Entre Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy, ce n'est plus l'amour fou.

Entre Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy, ce n’est plus l’amour fou.

AFP/LIONEL BONAVENTURE

Selon le Canard enchaîné, l’entretien téléphonique entre l’ex-président de la République et l’actuel président de LR aurait été particulièrement musclé.

Laurent Wauquiez n’a pas fini de payer ses propos tenus devant des étudiants de l’EM Lyon. Le Président de Les Républicains (LR), particulièrement acides contre ses adversaires, mais aussi contre sa propre famille, avait notamment accusé Nicolas Sarkozy de paranoïa et d’avoir mis tous ses ministres sous écoute.

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S’il a affirmé mardi sur BFMTV assumer ses propos, Laurent Wauquiez a fait exception concernant les critiques contre l’ex-président de la République. « Je le regrette vraiment, j’ai présenté mes excuses [par téléphone] à Nicolas Sarkozy. Je n’ai jamais sérieusement pensé que les ministres étaient écoutés en Conseil des ministres », a-t-il expliqué.

« Si j’étais toi, je trouverais un autre métier »

Officiellement, l’ex-président de la République a « pris note » de ses excuses. Mais selon Le Canard enchaîné l’entretien téléphonique a été bien plus violent que ça. « Je l’ai pulvérisé. Il m’a présenté ses excuses. Il était piteux. Ensuite, je ne l’ai pas laissé en placer une », se serait vanté Nicolas Sarkozy devant ses proches.

« Beaucoup de monde me disait que tu n’étais qu’une grosse merde. Aujourd’hui, je n’ai d’autre choix que de penser comme eux, aurait lancé Nicolas Sarkozy à son ancien protégé. Il paraît que tu as des ambitions présidentielles. Si j’étais toi, je trouverais un autre métier », rapporte encore l’hebdomadaire. Comme quoi Laurent Wauquiez n’a pas plus le monopole de l’invective que celui des propos rapportés.

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Le torchon brûle entre la présidente de la région île-de-France,Valérie Pécresse, et le président de LR, Laurent Wauquiez.

Le torchon brûle entre la présidente de la région île-de-France,Valérie Pécresse, et le président de LR, Laurent Wauquiez.

afp.com/Thomas SAMSON

La présidente d’Île-de-France a taclé Wauquiez après ses propos sur les « conneries » de l’ancienne ministre. « Ils divisent et affaiblissent la droite », s’insurge-t-elle.

La petite phrase de Laurent Wauquiez à son égard ne passe décidément pas. « Je ne laisserais pas attaquer mon bilan ministériel, mes réformes au gouvernement », a tonné Valérie Pécresse, ce jeudi au micro de RTL. La présidente de la région Île-de-France est l’une des personnalités visées par la salve d’attaques lancée la semaine passée par le dirigeant des LR, devant des étudiants de Lyon. Elle a réagi pour la première fois à ces propos.

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« Ah, le nombre de conneries qu’elle peut faire! », s’était-il amusé, à propos de l’entrée d’étudiants de littéraire en école de commerce. L’échange, qui devait rester en off, a été enregistré et diffusé dans l’émission Quotidien en début de semaine.

Ce jeudi, Valérie Pécresse a défendu cette mesure, prise lorsqu’elle était ministre de l’enseignement secondaire sous Nicolas Sarkozy. « C’était l’un des marqueurs fort du bilan de Nicolas Sarkozy », cette réforme « a bénéficié à 4000 jeunes et je le dis, je suis fière d’avoir revalorisé les filières littéraires », se vante-t-elle.

« Il y a deux droites: une des décibels et une de la crédibilité »

La présidente de région se dit « consternée » par « l’intégralité » des propos de Laurent Wauquiez. « Ils divisent et affaiblissent la droite », s’insurge-t-elle. « Il y a deux droites, continue l’élue LR, une des décibels et une de la crédibilité. (…) Aujourd’hui la droite a besoin de rassemblements, d’idées… »

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« Le dénigrement des personnes ne nous mène nul part », s’énerve aussi Valérie Pécresse. Avant de tacler son homologue en Auvergne-Rhône-Alpes: « J’aimerais bien, moi aussi, faire de l’humour sur les réformes que Laurent Wauquiez a faites au gouvernement… Mais j’ai bien cherché et je n’en ai pas trouvé. »

Mardi, le groupe Les Républicains au sein du conseil régional d’Île-de-France a officiellement demandé à Laurent Wauquiez de présenter ses excuses à Valérie Pécresse. L’ancienne ministre est amère. « J’aurais bien aimé qu’il appelle et qu’il s’explique ». Mais elle se rassure en affirmant avoir « reçu depuis quelques jours d’innombrables messages de soutiens, qui nous montrent que les Républicains, c’est une famille. »

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Après la décision du tribunal administratif de Paris d’annuler la piétonnisation des voies sur berge à Paris, la présidente LR de la région Ile-de-France appelle au « dialogue » pour réduire le « stress » des habitants de la capitale.

Piétonnisation des voies sur berge : Pécresse propose une rencontre à Hidalgo© ERIC PIERMONT / AFP Piétonnisation des voies sur berge : Pécresse propose une rencontre à Hidalgo

La présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, propose à la maire PS de Paris Anne Hidalgo « une rencontre, dans un esprit de co-construction » après l’annulation par la justice de la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, dans un entretien au Journal du dimanche. « Ma priorité est de lutter contre la pollution et contre les embouteillages parisiens. Il faut donc reprendre la question depuis le début. Je propose à Anne Hidalgo une rencontre pour en discuter, dans un esprit de co-construction », déclare l’ancienne ministre.

« Galères, stress et souffrances ». Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi la piétonnisation des voies sur berge dans le centre de la capitale, mesure phare de la maire pour lutter contre la pollution de l’air. Anne Hidalgo a annoncé jeudi que la Ville allait faire appel de cette décision. Valérie Pécresse souhaite que Mme Hidalgo « accepte la main » qu’elle « lui tend depuis un an et demi et qu’on se mette autour de la table ». »J’espère que cette décision de justice va mettre fin au refus obstiné de la mairie de nous écouter. La Ville a bien sûr toute légitimité à prendre ce type de mesures, mais il ne faut pas que ce soit au détriment des Franciliens, qui ont enduré tant de galères, de stress et de souffrances », ajoute la présidente de la région.

« Des parkings relais à un prix abordable ». Selon Valérie Pécresse, « il faut qu’elle (Anne Hidalgo, ndlr) envisage les scénarios et les mesures compensatoires que nous demandons depuis un an et demi, notamment des parkings relais à un prix abordable aux portes de Paris et une offre de transports supplémentaires financée par la mairie, car les RER et le métro sont déjà saturés ». « Je veux ouvrir le dialogue. La mairie de Paris a l’occasion de se rattraper, de corriger la brutalité initiale de sa méthode », ajoute la responsable LR

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Michaël Bloch
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Principale opposante de Laurent Wauquiez au sein des Républicains, Valérie Pécresse a peu apprécié les critiques faites par le chef de l’opposition de droite devant les étudiants de l’EM Lyon.

Elle a mis plusieurs jours avant de réagir. Selon les propos de Laurent Wauquiez rapportés par Quotidien, celui-ci avait critiqué le dispositif mis en place par Valérie Pécressepermettant aux élèves de classes préparatoires littéraires d’intégrer les écoles de commerce : « C’est vrai, c’est Valérie qui avait mis ça en place? Le nombre de conneries qu’elle peut faire! » Il s’était ensuite défendu sur BFMTV en expliquant que « c’était juste une plaisanterie ». L’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur a peu goûté la boutade et a renvoyé le leader de LR dans ses 22 mètres : « J’aimerais bien moi aussi faire de l’humour sur les réformes faites par Laurent Wauquiez au gouvernement, mais malheureusement j’ai bien cherché, je n’en ai pas trouvé », a-t-elle lâché jeudi matin sur RTL. « Je suis fière d’avoir revalorisé les filières littéraires et je ne laisserai pas abîmer ce bilan », a encore affirmé Valérie Pécresse.

« J’aurais bien aimé qu’il m’appelle et qu’il s’explique », a indiqué Valérie Pécresse

Principale opposante de Laurent Wauquiez au sein des Républicains, Valérie Pécresse a peu apprécié les critiques faites par le chef de l'opposition de droite devant les étudiants de l'EM Lyon.

© Capture d’écran RTL Principale opposante de Laurent Wauquiez au sein des Républicains, Valérie Pécresse a peu apprécié les critiques faites par le chef de l’opposition de droite devant les étudiants de…La présidente de la région Ile-de-France s’est également dite « consternée » par l’ensemble des propos tenus par Laurent Wauquiez devant les étudiants de l’EM Lyon et diffusés vendredi puis lundi derniers dans l’émission Quotidien. « D’une manière générale, et je ne parlerai pas de moi, je voudrais parler de l’intégralité de ses propos, j’ai été consternée par ces propos parce qu’ils divisent et ils affaiblissent la droite », a-t-elle ainsi déclaré.

« On voit très clairement aujourd’hui qu’il y a deux droites, il y a une droite des décibels et une droite de la crédibilité », a encore lancé Valérie Pécresse. « Le dénigrement des personnes ne nous mène nulle part », a-t-elle ajouté, assurant se positionner avec son mouvement Libres sur le terrain des « idées » : « Aujourd’hui la droite a besoin d’apaisement, elle a besoin de rassemblement, elle a besoin d’idées. »

Interrogée plusieurs fois sur son intention de rester ou non au sein de LR, Valérie Pécresse a botté en touche, affirmant avoir reçu « d’innombrables messages de soutien qui [lui] prouvent que Les Républicains, ça n’est pas que les propos qui ont été tenus, c’est une famille ». Elle a également indiqué ne pas avoir reçu de message d’excuses de Laurent Wauquiez : « Non, malheureusement. J’aurais bien aimé qu’il m’appelle et qu’il s’explique. »

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Ils sont 58% dans ce cas, selon un sondage Elabe publié ce mercredi.

© Fournis par Francetv info

Laurent Wauquiez sort renforcé à droite de la polémique sur ses propos tenus devant des étudiants lyonnais et enregistrés à son insu. Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi 21 février, 58% des sympathisants de droite ne sont pas choqués par ces déclarations très critiques envers une partie de la classe politique, contre 41% qui pensent l’inverse.

Dans le détail, 83% des proches des Républicains, 82% de l’ensemble de ceux « de droite », mais aussi 76% des proches du FN donnent largement raison à Laurent Wauquiez d’avoir assumé ses propos mardi sur BFMTV, « hormis ceux concernant Nicolas Sarkozy ».

Son côté « autoritaire » part fortement à la hausse. Il est constaté par 80% des sympathisants de droite (soit une augmentation de 19 points par rapport à la précédente enquête réalisée les 28 et 29 novembre derniers). Ceux-ci lui attribuent volontiers un certain « dynamisme », à hauteur de 85% d’entre eux, un accroissement de 12 points.

Un capital sympathie en baisse

Le président des Républicains est plus sévèrement jugé par l’ensemble des Français. Près de six sur dix (57%) jugent « choquants » ses propos, mais ils sont encore plus nombreux (70%) à lui donner raison de les assumer.

A l’issue de cet épisode, Laurent Wauquiez paraît « sympathique » à 29% (- 8) des Français interrogés et « capable de rassembler la droite » à 23% (- 6) d’entre eux, une proportion en forte baisse par rapport à une précédente enquête.

Enquête réalisée en ligne les 20 et 21 février auprès de 1 000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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L’émission Quotidien a diffusé lundi une nouvelle partie de l’enregistrement de Laurent Wauquiez réalisé à son insu lors d’une intervention devant une école de commerce de Lyon. Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron et Gérald Darmanin, ce sont ses camarades Valérie Pécresse et Alain Juppé qui en prennent cette fois pour leur grade.

L'émission Quotidien a diffusé lundi une nouvelle partie de l'enregistrement de Laurent Wauquiez réalisé à son insu lors d'une intervention devant une école de commerce de Lyon. Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron et Gérald Darmanin, ce sont ses camarades Valérie Pécresse et Alain Juppé qui en prennent cette fois pour leur grade.© Sipa L’émission Quotidien a diffusé lundi une nouvelle partie de l’enregistrement de Laurent Wauquiez réalisé à son insu lors d’une intervention devant une école de commerce de Lyon. Après Nicolas Sarkozy…

Laurent Wauquiez a eu beau menacer de « suites judiciaires » l’émission Quotidien, le programme animé de Yann Barthès ne s’est pas arrêté là. Lundi soir, la chaîne TMC a diffusé de nouveaux extraits de l’intervention du patron de la droite donnée jeudi à l’EM Lyon business school. Un enregistrement réalisé l’insu de ce dernier dans lequel il affirmait déjà que Nicolas Sarkozy faisait placer ses ministres sur écoutes et se disait « sûr et certain » qu’Emmanuel Macron et ses équipes « ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition » contre François Fillon. Mais le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a également partagé ses opinions sur les capacités politiques de deux de ses camarades qu’il affectionne peu, Alain Juppé et Valérie Pécresse.

[🔴Document ]
Suite et fin de l’enregistrement de Laurent à l’EM Lyon.
👉 En prennent pour leur grade : les députés En Marche, Justin Trudeau, Valérie Pécresse, et Alain Juppé qui a « totalement cramé la caisse ».

Les « conneries » de Pécresse

« Alain Juppé, qui est une personnalité éminemment respectable, il a totalement cramé la caisse! », déclare notamment Laurent Wauquiez. « A Bordeaux, il a fait des miracles – Bordeaux est géniale, c’est très bien géré – mais il a fait exploser les impôts, il a fait exploser la dépense publique et il a fait exploser l’endettement », attaque-t-il. « Moi, ma conviction, c’est que quand vous faites ça, vous n’avez à l’arrivée plus aucune forme de crédit. Parce que si vous êtes de droite et que vous voulez dire aux gens ‘si vous me faites confiance, j’augmente pas les impôts, je lutte contre le gaspillage de l’argent public et je remets de l’ordre dans les finances’, bah commencez par le faire dans vos responsabilités. Et qu’on puisse commencer à vous faire confiance », poursuit-il.

Au sujet de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, Quotidien précise que Laurent Wauquiez « s’étonne qu’une étudiante sortant de classes préparatoires littéraires ait passé les concours des écoles de commerce ». « C’est vrai, c’est Valérie qui avait mis ça en place? Ah la la, le nombre de conneries qu’elle peut faire! », commente le patron des Républicains, sans qu’il ne soit précisé de quel dispositif il parle.

La « dictature » en France et les « guignols » d’En marche

Pour le reste, Laurent Wauquiez affirme sans ambages qu' »il y a une dictature totale en France ». Il en veut pour preuve le faible pouvoir des parlementaires. « Vous avez vu les guignols d’En marche, là? Ils sont tous le petit doigt sur la couture et ils doivent tous voter la même chose », lance aux étudiants l’ex-député. « Il n’y a aucun équilibre des pouvoirs en France », poursuit-il. Il raconte également comment il a coupé les subventions aux syndicats dans sa région. « Et le pire, si on est très honnêtes entre nous, c’est que les plus catastrophiques, c’est le Medef et la CGPME […] La seule chose qu’ils veulent, c’est encaisser l’argent. » Enfin, après Angela Merkel, le président des Républicains se paie le Premier ministre canadien Justin Trudeau : « Il a pas l’air gentil, le Justin? […] Lui en gros, c’est simple, tout ce qui est mainstream, tout ce qui est bonne pensée, je prends tout. »

Ironie de l’histoire, révèle Quotidien à la fin de ce deuxième extrait : Laurent Wauquiez, qui avait formellement interdit aux étudiants de faire fuiter le moindre de ses propos, fait un constat exactement inverse devant eux. « La caractéristique quand on est un élu, surtout dans le monde actuel, c’est que, à tout moment, tout ce que vous dites peut être utilisé, repris et déformé contre vous. En gros, dans ma vie politique, dès que j’ai plus de deux personnes autour de moi, il faut toujours que je me dise que tout ce que je dis va sortir », constate-t-il.

Darmanin va « éclabousser tout le monde »

L’émission de TMC diffuse également de plus longs extraits au sujet de Gérald Darmanin, dont une plainte pour viol à son encontre a été classée sans suite par le parquet de Paris, mais qui doit affronter une deuxième enquête pour abus de faiblesse. « Le type, là où il est complètement dingue, c’est qu’il se raconte à lui une belle histoire. Il croit qu’il va passer à travers les gouttes. Il pense qu’il est inatteignable. Tout le monde a expliqué que c’était le meilleur, le plus beau, que les députés En Marche l’idolâtraient, que c’était le nouveau génie, incarnation du macronisme. Donc il pense qu’il est intouchable et qu’il peut faire ce qu’il veut. Sauf qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut (…) Donc il va tomber. Et le problème, c’est qu’en tombant, il va éclabousser tout le monde », détaille Laurent Wauquiez.

On nous accuse d’avoir « coupé » et « recollé » les propos de Laurent sur Gérald Darmanin. Voici le passage en question, en intégralité et sans montage. 👇

Si certains élus de droite n’ont pas mâché leurs mots à l’encontre de Laurent Wauquiez après la diffusion du premier enregistrement, le reste de la direction a tenté de lancer la contre-attaque lundi devant la presse. Las, il lui faudra sans doute recommencer après la diffusion de ces nouveaux propos.

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Xavier Bertrand

© BFMTV Xavier Bertrand

Le président des Hauts-de-France s’en est pris vertement au président des Républicains en dénonçant sa « dérive voulue » qui aboutira à une « fusion » entre la droite et l’extrême droite.

Invité sur le plateau de BFM Politique, Xavier Bertrand s’est montré extrêmement virulent à l’encontre de Laurent Wauquiez, dont les propos enregistrés à son insu à l’EM Lyon ont déclenché une vive polémique. Selon le président des Hauts-de-France, les déclarations du président des Républicains sont dignes d’avoir été prononcées par « un des membres de la famille Le Pen ». « C’est la même tonalité. C’est la même violence », a lâché notre invité.

Pour rappel, lors d’un cours dispensé devant des étudiants lyonnais, Laurent Wauquiez, a tiré à boulets rouges sur Emmanuel Macron, qu’il accuse d’avoir été à l’origine de la chute de François Fillon, Nicolas Sarkozy, qui aurait espionné ses ministres ou encore Gérald Darmanin, qu’il a comparé à un « Cahuzac puissance 10 ».

« Vous avez là, avec ce qui s’est passé, l’une des raisons pour lesquelles j’ai quitté Les Républicains. Il a eu bien évidemment le fait que les dirigeants de ma famille politique n’acceptent pas tous de dire ‘il vaut mieux Emmanuel Macron plutôt que Marine Le Pen’. Et il y a cette violence, ce cynisme en politique que je n’accepte plus », a expliqué Xavier Bertrand.

« C’est pire que Trump »

L’ancien ministre du Travail a dénoncé ceux qui ont fait le choix « d’aboyer en permanence, de sauter à la gorge, de démolir l’autre », avant de reconnaître qu’il s’agissait « d’une stratégie électorale ». « C’est pire que Trump. Certains veulent trumpiser la vie politique française », a-t-il poursuivi, décrivant des personnalités préférant « abattre les adversaires, les mettre à terre, plutôt que de faire le combat d’idées ».

« C’est plus difficile de trouver les idées qui permettront l’alternance. C’est plus difficile de faire un projet pour la France et pour les Français. C’est plus facile de démolir matin midi et soir, je pense que c’est cette dérive-là qui est terrible pour notre pays. (…) On n’est pas obligé d’être d’accord sur tout mais on n’est pas obligé de s’insulter, d’avoir une telle violence », s’est encore agacé l’élu.

Selon lui, les propos de Laurent Wauquiez sont « symptomatiques d’une dérive qui est voulue ». « Tout cela est à dessein. Je vois quelle est la stratégie électorale il y a derrière », a-t-il affirmé, assurant que « cette logique aboutira au final à une forme de fusion (de la droite, NDLR) avec une forme de l’extrême droite ». « Quand on prend les mêmes thèmes, les mêmes termes… Quand il y a la même violence, c’est pour nous conduire à cela et je refuse cette dérive », a-t-il martelé.

« Théorie du complot »

Celui qui « ne regrette pas d’être parti » des Républicains a également démenti les accusations de Laurent Wauquiez sur Nicolas Sarkozy qui aurait espionné les téléphones portables de ses ministres lorsqu’il était aux responsabilités. Qualifiant ces propos de « pur délire », le président des Hauts-de-France a rappelé que « c’est Nicolas Sarkozy qui a été écouté par M. Buisson, c’est pas le contraire ».

Enfin, Xavier Bertrand a dénoncé la « théorie du complot déjà démontée par des reportages » selon laquelle Emmanuel Macron aurait organisé la chute de François Fillon. Il a par ailleurs défendu Gérald Darmanin, vivement attaqué par Laurent Wauquiez, expliquant que ce dernier « l’a toujours considéré comme un rival potentiel ».

« Vous vous battez pour des idées ou vous décidez d’abattre quelqu’un. Chacun fait son choix. J’ai fait le mien », a conclu Xavier Bertrand.

AUSSI SUR MSN : Politique : Laurent Wauquiez sous le feu des critiques

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