Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Les Républicains’ Category

POLITIQUE – Dès la fin du scrutin, les partisans d’Estrosi ont dénoncé « de multiples irrégularités »… 

Photo d'archives de Christian Estrosi et Eric Ciotti prise lors de l'élections régionale de Provence-Alpes-Côte d'Azur en 2015.

© VALERY HACHE / AFP Photo d’archives de Christian Estrosi et Eric Ciotti prise lors de l’élections régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2015.

Il voulait faire de son élection « le rassemblement » et le « respect des valeurs de la droite ». A peine élu, le nouveau président des Républicains dans les Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui a succédé à son frère ennemi Christian Estrosi, doit faire face aux accusations de fraudes. Elles émanent de ses opposants au sein du même parti, les partisans de Christian Estrosi.

Candidat unique, Eric Ciotti a été élu à la tête de la section locale samedi soir. Il a récolté 88 % des voix avec une participation qui approchait les 68 %. Cette même participation n’avait été que de 42,81 % en 2016, selon Nice-Matin. De quoi s’attirer les foudres de ses adversaires.

« De multiples irrégularités »

« Les élections internes des Républicains se sont déroulées ce week-end dans un climat délétère que nous regrettons profondément, font savoir Marine Brenier, Dominique Estrosi Sassone et Pierre-Paul Léonelli dans un communiqué de presse. Le chiffre de la participation exceptionnellement élevé à plus de 70 % sur Nice nous laisse tout particulièrement interrogatifs. »

Ces trois proches de Christian Estrosi, candidats pour devenir délégués de circonscription, se sont fait éliminer par des partisans de Ciotti. Depuis, ils regrettent l’absence de scrutin papier sans procuration. « De nombreux militants nous ont fait part de multiples irrégularités tout au long du processus électoral et de difficultés pour voter aujourd’hui, expliquent-ils. Cela rend cette participation très étonnante et nous laisse penser qu’une fraude massive a été organisée. Par ailleurs, que penser face à l’absence de résultats plus de 2h30 après la clôture du scrutin électronique ? »

Avant la tenue du scrutin déjà, le militant LR et conseiller municipal de Mandelieu Jean-Valery Desens demandait l’annulation du scrutin : « Énorme surprise de constater que Jean Leonetti est candidat sur sa circonscription puisqu’il est aussi l’organisateur du scrutin et que c’est le motif qui m’avait permis de faire annuler le scrutin en 2016. » Finalement, face à cette opposition, Jean Leonetti ne s’est pas présenté dans sa circonscription. Les Républicains sont bien loin d’être rassemblés sur la Côte d’Azur.

AUSSI SUR MSN : Christian Estrosi : « Je suis favorable à l’ouverture à la PMA à toutes les femmes »

Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

 

Publicités

Read Full Post »

Le mouvement jeunesse du parti Les Républicains élit son président samedi. En lice, deux candidats qui traduisent la forte droitisation des JR.

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Olivier Faye

Laurent Wauquiez lors d’une rencontre avec de jeunes militants LR pendant la Fête de la violette, rassemblement politique organisé à Souvigny-en-Sologne, le 30 septembre 2017.

« La politique est une guerre sans effusion de sang », professait le président Mao. Et chez les Jeunes Républicains (JR) personne ne veut perdre de temps avant de passer aux travaux pratiques. Le mouvement jeunes du parti Les Républicains (LR) doit élire, samedi 13 octobre, son nouveau responsable dans un climat d’âpreté qui n’a rien à envier aux combats de leurs aînés. Deux candidats sont en lice pour diriger ce bataillon qui ne compte plus que quelques milliers d’adhérents : Aurane Reihanian, protégé du président de LR, Laurent Wauquiez, et Charles-Henri Alloncle, ancien chef de file des jeunes soutenant Nicolas Sarkozy pendant la primaire de la droite, en 2016. Un affrontement qui a peu à voir avec les débats de fond – tous deux se reconnaissent dans la ligne de M. Wauquiez – mais qui traduit la droitisation de cette jeunesse militante.

 Lire aussi :   Guerre intestine chez les jeunes LR

Favori de longue date, Aurane Reihanian, 24 ans, avait vu son étoile pâlir en début d’année à la suite de propos polémiques – il avait notamment estimé dans Libération que les enfants nés grâce à la procréation médicale assistée (PMA) « ne devraient même pas exister », avant de s’excuser. Le jeune homme, qui travaille à mi-temps au cabinet du président de la région Auvergne-Rhônes-Alpes et à mi-temps comme collaborateur de la députée LR de Haute-Loire, Isabelle Valentin, successrice de M. Wauquiez dans sa circonscription, était programmé pour prendre le poste en sautant la case élection. Mais ses sorties de route ont contraint la direction des Républicains à mettre en place une mission de réflexion, qui a planché pendant plusieurs mois sur l’organisation du scrutin. Essoré par les polémiques, visé par les coups de boutoir de ses adversaires – appels anonymes aux journalistes, accusations de collusion avec le Rassemblement national (RN, ex-FN) – le jeune « wauquiéziste » confiait en février à un proche : « Ils savent que j’ai déjà les deux genoux à terre, ils veulent m’achever. »

« On ne fait plus aimer la France »

Après avoir suivi une cure de quelques mois à l’écart des médias, l’impétrant est reparti en campagne, mais refuse de risquer à nouveau de parler des dossiers de fond : seul l’appareil militant l’intéresse, désormais. Il faut donc retourner un peu en arrière pour mieux comprendre son positionnement. Aurane Reihanian dessinait ainsi il y a quelques mois auprès du Monde sa vision de la jeunesse de droite d’aujourd’hui. « Nous sommes ceux qui ont le plus subi l’idéologie de la gauche, nous récoltons les fruits des dérives de Mai 68, affirmait-il. Les manuels scolaires sont imprégnés de cette idéologie-là. On ne donne plus les heures glorieuses de l’histoire de France, on ne fait plus aimer la France. » S’il affirme ne pas vouloir engager de rapprochement entre son parti et l’extrême droite, le militant incarne clairement cette génération biberonnée aux envolées identitaires d’un Eric Zemmour ou d’un Philippe de Villiers.

Le jeune homme s’était présenté, en 2014, sur une liste dissidente de l’UMP aux municipales à Paris, menée par Charles Beigbeder. Ce dernier est devenu ensuite un chaud partisan de l’union des droites. Aujourd’hui, Aurane Reihanian a renoncé à se présenter aux élections européennes de 2019 et viserait plutôt une position éligible aux municipales sur la liste de LR à Bourg-en-Bresse (Ain), en 2020, dans son département d’adoption. Une attitude qui lui vaut le sobriquet d’« apparatchik » au sein du mouvement.

« La sécurité, première des libertés »

En face, Charles-Henri Alloncle, 24 ans, ne se trouve pas sur des positions très éloignées d’un point de vue idéologique. « Sur le fond, il y a peu de choses qui nous différencient, reconnaît volontiers ce diplômé de Sciences Po et HEC, qui travaille dans le conseil aux jeunes entrepreneurs. Il y a une vraie demande identitaire au sein du parti. Nous pouvons être la voix des territoires, les garants d’une sécurité culturelle, faire en sorte que les étrangers soient assimilés, que la sécurité, première des libertés, soit assurée, etc. » Le jeune professeur agrégé de philosophie conservateur François-Xavier Bellamy, très populaire à droite, lui a d’ailleurs apporté son soutien. Tout comme le chef de file de la branche jeunes de Sens commun, ce mouvement associé à LR fondé par d’anciens militants de La Manif pour tous. S’il ne peut pas se targuer du même nombre d’appuis en termes d’élus et de dirigeants que son adversaire, le sarkozyste a néanmoins eu le privilège d’être reçu discrètement par Valérie Pécresse, le 2 octobre, dans les bureaux de la présidente de la région Ile-de-France, à Paris. Cette dernière ne lui a pas exprimé pour autant de soutien public.

En coulisse, Erik Tegnér, jeune militant connu pour avoir clamé dans les médias sa volonté d’unir les droites, du Rassemblement national au parti Les Républicains, voit d’un œil favorable la candidature de Charles-Henri Alloncle. Ce dernier, de son côté, ne critique pas trop fort la stratégie « fusionniste » de M. Tegnér, pour reprendre l’expression utilisée par Mme Pécresse. « Quand on est fort, on accepte de débattre de tout, affirme Charles-Henri Alloncle à propos de cette perspective d’union. En revanche, le moment n’est pas aux calculs. La question à la limite peut se poser en 2021. C’est un sujet qui pourra être débattu, comme tous les autres sujets. Mais la priorité, c’est d’être forts sur notre ligne. » Pour que cent fleurs s’épanouissent

Read Full Post »

L'ancien ministre David Douillet a examiné les fichiers d'adhérents de son département des Yvelines et y a repéré au moins 80 "adhésions suspectes".

© Sipa L’ancien ministre David Douillet a examiné les fichiers d’adhérents de son département des Yvelines et y a repéré au moins 80 « adhésions suspectes ».

L’ancien ministre David Douillet a examiné les fichiers d’adhérents de son département des Yvelines et y a repéré au moins 80 « adhésions suspectes ». 

Le président sortant de la fédération LR des Yvelines, David Douillet, a écrit mercredi à Laurent Wauquiez pour dénoncer « ce qui ressemble fort à des irrégularités » et à des fausses adhésions dans son département, alors que les Républicains sont appelés à élire à partir de ce soir leurs présidents de fédération. Fin septembre, Marianneet Le Canard enchaîné avaient évoqué un surprenant boom des adhésions dans le département des Yvelines, fief de Pierre Bedier, président du conseil départemental et candidat à la présidence de la fédération. Il y affronte Alexandre Dublanche, vice-présidente du Conseil régional et proche de Valérie Pécresse.

Au moins 80 « adhésions suspectes »

« A la suite d’articles de presse suggérant de fausses adhésions et des fraudes sur la liste électorale en vue du prochain scrutin (…) j’ai vérifié le fichier de nos adhérents yvelinois », explique David Douillet dans ce courrier que le JDD a pu lire. Résultat : « J’ai constaté ce qui ressemble fort à des irrégularités ». Et de citer en exemple le cas de « 15 nouveaux adhérents qui ont tous la même adresse mail alors qu’ils ont des adresses postales différentes ». Un phénomène qui se répète avec onze adresses mail différentes, qu’il précise à chaque fois. Il évoque aussi plusieurs cas nominatifs de domiciliations manifestement impossibles.

Il recense au total 80 « adhésions suspectes » qu’il explique avoir repérées « sans avoir examiné de manière approfondie le fichier de notre fédération. J’espère me tromper », écrit l’ancien ministre, proche de Valérie Pecresse. « A la veille de quitter mes fonctions à la tête de la fédération, je ne voudrais pas être accusé d’avoir laissé certaines personnes fausser le scrutin des 13 et 14 octobre », met-il en garde. Il demande donc à Laurent Wauquiez « de faire procéder à une vérification et le cas échéant à un nettoyage des listes électorales des différentes circonscriptions de la fédération des Yvelines ». Sollicitée, la direction de LR indiquait vendredi matin ne pas avoir encore reçu le courrier.

AUSSI SUR MSN : Les Républicains : la stratégie Wauquiez et les dilemmes de la droite

Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

 

Read Full Post »

Selon un sondage Ifop pour « Le Journal du Dimanche », l’ancien président de la République est la personnalité qui incarne le mieux la droite. Pour Laurent Wauquiez, le constat est amer, y compris chez les sympathisants LR.

Pour les Français, la personnalité incarnant le mieux la droite est… Nicolas Sarkozy, coup dur pour Laurent Wauquiez

© JOEL SAGET / AFP Pour les Français, la personnalité incarnant le mieux la droite est… Nicolas Sarkozy, coup dur pour Laurent Wauquiez

Près de deux ans après sa défaite à la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozyest toujours la personnalité qui incarne le mieux la droite, selon un sondage* Ifop publié dimanche dans le JDD. Pour le président des Républicains Laurent Wauquiez, en revanche, c’est la douche froide.

Sarkozy devant Juppé et Bertrand. Pour environ six Français sur dix (58%), Nicolas Sarkozy incarne « bien » la droite, un constat partagé par 93% des sympathisants LR. L’ancien président de la République devance ainsi le maire de Bordeaux Alain Juppé (58% aussi pour l’ensemble des Français, 69% chez LR), le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (52%), la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse et le Premier ministre Édouard Philippe (tous deux à 46%).

Wauquiez derrière Pécresse et Le Pen. Et Laurent Wauquiez dans tout ça ? Le président de LR n’arrive qu’en septième position, derrière la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen (42%), et à égalité avec le leader de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan. Pour les seuls sympathisants LR, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes est cinquième de ce classement avec 59% de réponses positives, derrière sa principale rivale au sein du parti, Valérie Pécresse (62%).

Nouveau coup dur pour le président de LR. Un précédent sondage Elabe pour BFMTV publié en juin dernier portait déjà un coup dur à Laurent Wauquiez. À la question : « Selon vous, pour la prochaine élection présidentielle de 2022, quel(le) serait le ou la meilleur(e) candidat(e) pour représenter la droite ? », Xavier Bertrand (21%) devançait alors le président du parti. Mais celui-ci restait le plus cité chez les sympathisants de droite. Cette fois, Laurent Wauquiez n’a plus de quoi se consoler.

*L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 7 septembre 2018.

AUSSI SUR MSN : Comment Nicolas Sarkozy veut contrebalancer l’influence de Laurent Wauquiez

Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

 

Read Full Post »

BOUM – Le député de Nice lançait jeudi soir sa campagne pour la présidence de la fédération LR des Alpes-Maritimes…

De la bise aux petites phrases, c'est l'anamour entre Christian Estrosi et Eric Ciotti, deux pontes du parti LR.

© VALERY HACHE / AFP De la bise aux petites phrases, c’est l’anamour entre Christian Estrosi et Eric Ciotti, deux pontes du parti LR.

Ambiance à droite. Le député LR de Nice Eric Ciotti, qui lançait jeudi soir sa campagnepour la présidence de la Fédération LR des Alpes-Maritimes. Au cours de son discours, il a accusé son adversaire Christian Estrosi, maire de Nice et actuel président de cette fédération, d’être « le président officieux d’En marche ».

« On ne peut pas être le président officiel des Républicains et en même temps le président officieux d’En marche », a lâché Eric Ciotti devant une salle comble de militants. Le député de Nice a demandé à son ex-mentor « d’être candidat ». « Il faut qu’il défende sa ligne et nous verrons si elle est majoritaire, je dis à Christian Estrosi de venir dans ce débat », a lancé Eric Ciotti.

« Crise » avérée chez les Républicains

Eric Ciotti reconnaît toutefois qu’il y a depuis un an et demi « une crise » dans la fédération LR des Alpes-Maritimes, qui ne s’est pas réunie depuis cette date. Pour lui, « cette crise n’est pas personnelle, elle repose sur des convictions et une analyse différente, entre d’un côté ceux qui se sont ralliés intellectuellement au macronisme et ceux qui veulent restaurer une droite forte », appelant encore son adversaire à un « débat sans invectives ».

Christian Estrosi, doit faire sa rentrée politique le 7 septembre en réunissant son mouvement La France Audacieuse à Saint-Laurent-du-Var, près de Nice. Valérie Pécressedevrait y assister. Le maire de Nice n’a pour l’instant pas fait connaître ses intentions de se représenter ou non à la présidence de la fédération.

Read Full Post »

Dans un entretien au journal Le Point , Jean-François Copé torpille la politique du président des Républicains, Laurent Wauquiez.

Pour cette rentrée 2018, les Républicains font bande à part. Chacun organise son retour sur la scène médiatique séparément. Vendredi, Valérie Pécresse organisait le rendez-vous de rentrée de son micro-parti, Libres!, à Brive en Corrèze. Dimanche, ce sera au tour deLaurent Wauquiez au mont Mezenc, en Haute-Loire. Une rentrée dispersée à l’image des divisions qui fragilisent les Républicains depuis plusieurs mois.

Pour Jean-François Copé, interrogé dans le Point ce samedi, ces dissensions s’expliquent par la politique de Laurent Wauquiez, qui « empêche les débats à l’intérieur de ce qu’il reste des Républicains. » Cette rentrée est  « le résultat de six mois de décisions prises dans une logique de mise à l’écart, voire d’exclusion », martèle le maire de Meaux. « Cela sonne comme un mauvais bulletin de notes. C’est la sanction de la politique du président des Républicains. »

Jean-François Copé le 23 mars 2014 à Meaux. - Kenzo Tribouillard - AFP

© Fournis par Next Interactive Jean-François Copé le 23 mars 2014 à Meaux. – Kenzo Tribouillard – AFP

« Notre parti est devenu totalement rabougri et rétréci »

L’ancien président de l’UMP, , qui avait récolté 0,3% des suffrages à la primaire de son parti en 2016, reproche à Laurent Wauquiez son « flirt ostentatoire » avec l’extrême droite. « C’est justement parce que Jacques Chirac a su rassembler que nous avons pu gouverner la France. Pas en dégageant les centristes, en virant les libéraux et en abandonnant le message gaulliste et européen comme le fait Laurent Wauquiez », affirme Jean-François Copé. « L’effet de sa politique, c’est que notre parti est devenu totalement rabougri et rétréci. »

Vendredi, Valérie Pécresse a ainsi souhaité se poser comme garante du rassemblement de la droite, avec une ligne plus au centre que celle de Laurent Wauquiez. Faisant allusion au président des Républicains, elle a affirmé vouloir créer une « alternance populaire et non populiste » à Emmanuel Macron.

Read Full Post »

Le président des Républicains, qui fait sa rentrée politique dimanche, a longuement critiqué la politique du président de la République, dans un entretien au « Figaro » publié vendredi.

Pour Wauquiez (LR), Macron "conduit la France dans le mur"

© ERIC FEFERBERG / AFP Pour Wauquiez (LR), Macron « conduit la France dans le mur »

Emmanuel Macron « conduit la France dans le mur », a estimé Laurent Wauquiez, le président des Républicains (LR) dans un entretien au Figaro, en ironisant sur ceux qui à droite « durcissent le ton » après avoir eu « le regard de Chimène » pour le chef de l’État.

« Cela peut très mal finir ». « Cette première année de quinquennat est un échec avec la plus forte baisse de pouvoir d’achat depuis six ans, la même augmentation de dépense publique que sous François Hollande, une hausse des emplois publics, la plus mauvaise croissance de toute l’Europe, le record historique d’entrée de migrants, la dégradation continue de l’autorité et l’inaction face à l’islamisme », a énuméré Laurent Wauquiez dans cet entretien mis en ligne vendredi soir. « Si on continue sur ce rythme, Emmanuel Macron conduit la France dans le mur, et tout cela peut très mal finir », a poursuivi le patron de LR, qui effectue sa rentrée politique dimanche en Haute-Loire.

La baisse de la dépense publique, « sujet fondamental de la rentrée ». Pour Laurent Wauquiez, la baisse de la dépense publique est « le sujet fondamental de la rentrée ». « Il n’y a aucune lutte contre le gaspillage de l’argent public, et par conséquent aucune baisse des impôts », a-t-il estimé. « Il faut rendre l’argent aux Français (…) La France, avec les décisions d’Emmanuel Macron, notamment sur la CSG, a maintenant le record des prélèvements obligatoires en Europe. Jamais les classes moyennes n’ont autant payé. Quel en est le résultat ? On a étouffé la croissance », a développé le président d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Petits tacles à Pécresse et Bertrand. Interrogé sur Valérie Pécresse, qui effectuait sa rentrée politique avec son mouvement Libres! vendredi en Corrèze, et sur Xavier Bertrand, qui a quitté LR après son élection à la présidence du parti, Laurent Wauquiez a expliqué avoir fait « un choix différent à deux niveaux ». « Comme beaucoup, j’aurais pu créer ma petite écurie au moment de la débâcle électorale de 2017. J’ai fait le choix de consacrer mon énergie au collectif et à la reconstruction de notre famille politique ».

« La deuxième différence, c’est l’évolution des discours de ceux qui avaient pour Macron le regard de Chimène. Aujourd’hui, ils durcissent le ton pour s’adapter à la courbe des sondages. Moi, je n’ai pas changé. Ce que je dis aujourd’hui, je le disais il y a un an », poursuit Laurent Wauquiez. Enfin, sur l’Europe, « j’ai clairement réaffirmé notre engagement européen, ce qui ne permet pas le maintien de certaines postures ou alibis », a dit le président de LR.

Read Full Post »

Older Posts »