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La dénomination du nouveau groupe PS à l’Assemblée rompt avec une habitude vieille comme la Cinquième République.

Le Parisien: Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Olivier Faure le 22 juin à Paris.

© (AFP/GEOFFROY VAN DER HASSELT.) Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale Olivier Faure le 22 juin à Paris.

Le président demeure, l’entité change. Réélu à la tête des députés PS à l’Assemblée, Olivier Faure a dévoilé mardi le nouveau nom du groupe d’une trentaine de parlementaires qu’il s’apprête à diriger : «Nouvelle Gauche». Une dénomination qui, pour la première fois depuis 1958, ne fait pas référence au socialisme.

«Suite à un vote de notre groupe parlementaire ce (mardi) matin, nous avons choisi de nous nommer groupe Nouvelle Gauche», a annoncé Olivier Faure, lors d’une conférence de presse. Le qualificatif «socialiste» ne sera désormais présent que dans «la déclaration politique du groupe». «Nous sommes socialistes, nous sommes écologistes, nous sommes démocrates, nous sommes républicains, nous sommes progressistes et nous pouvions avoir cette addition» dans le nom, a expliqué le député de Seine-et-Marne.

Alors pourquoi effacer une référence utilisée tout au long des 14 précédentes législatures de la Vème République ? Olivier Faure avance deux raisons, dont une peut paraître fantasque : «Nous avons cherché à vous simplifier la tâche, pour la presse écrite et aussi pour la presse audiovisuelle.» Le groupe présidé par Olivier Faure et, avant lui, par Bruno Le Roux s’appelait «Socialiste, écologiste et républicain». La quête d’acronymes s’est révélée infructueuse.

«Ouverture» ou manque de cap ?

«Nous avons choisi de nous appeler plus simplement groupe de la Nouvelle Gauche avec l’idée à la fois de rappeler ce que nous sommes. Nous croyons au clivage gauche-droite et donc nous sommes la gauche, et en même temps, nous croyons aussi à sa nécessité de se rénover, de se refonder», a poursuivi Olivier Faure. Bien que le président du groupe ait insisté sur sa nécessaire «ouverture», «Nouvelle Gauche» ne comprend plus que des… socialistes, les députés divers gauche et radicaux se réunissant autour d’un groupe «progressiste», voire rejoignant La République en marche.

Loin d’incarner un nouveau projet, le changement de nom témoigne, selon le politologue Gérard Grunberg, d’un évident manque de cap : «Cela traduit avant tout la conscience que quelque chose est mort. Le choix d’un nouveau nom, « Nouvelle gauche », ne cache pas les désaccords des socialistes quant à ce qu’il faut mettre derrière.»

«Il y a cette idée sous-jacente d’une nouvelle union de la gauche avec la gauche de la gauche, comme l’a porté Benoît Hamon. Il faut cependant rappeler que la gauche, sans Macron, est très minoritaire. Elle n’a pesé que 20 % aux dernières législatives. Elle pesait plus du double lors du congrès des socialistes à Epinay en 1971. Si le PS est moribond, son ancien allié EELV est bel et bien mort. On ne voit pas comment les socialistes pourraient dessiner cette union de la gauche, ils n’ont plus d’alliés et Mélenchon leur crache à la figure», affirme Gérard Grunberg qui voit dans la décision des socialistes un aveu : «Par ce changement de nom, ils reconnaissent eux-mêmes que le parti d’Epinay est mort.»

Un air de déjà-vu

La nouvelle appellation du groupe n’a elle-même rien de neuf et est associée à des personnalités qui ont échoué. A Benoît Hamon, tout d’abord. Le candidat malheureux à la présidentielle 2017, qui n’a recueilli que 6,36 % des voix au premier tour, a été le chantre de la rénovation du Parti socialiste dans les années 1990 et 2000. En 1993, il avait co-fondé un courant au sein du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) baptisé «Nouvelle Gauche», qui participera plus tard à la création du Nouveau Parti socialiste.

Quant à Jean-Christophe Cambadélis, qui vient de quitter la direction du PS, il avait publié en 1996 un livre intitulé «Pour une nouvelle gauche». Il y était déjà question de recomposition et de «renaissance»…

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Article général Pour des articles plus généraux, voir Parlement français et Assemblée nationale (France).
Président de l’Assemblée nationale
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Logo de l’Assemblée nationale.

Image illustrative de l'article Liste des présidents de l'Assemblée nationale française et des chambres assimilées
Titulaire actuel
François de Rugy
depuis le 27 juin 2017

Création Constitution française du 4 octobre 1958
Mandant Députés français
Premier titulaire Jacques Chaban-Delmas
Résidence officielle Hôtel de Lassay (Paris)
Site internet http://www.assemblee-nationale.fr/presidence [archive]

Cet article dresse la liste des présidents de l’Assemblée nationale française et chambres assimilées.

1789-1795

Directoire (1795-1799)

Consulat et Premier Empire (1800–1814)

Présidents du Corps législ

Président début fin
Jean-Baptiste Perrin des Vosges 1er janvier 1800 21 janvier 1800
Jean-Pierre Duval 21 janvier 1800 5 février 1800
Henri Jean-Baptiste Grégoire 5 février 1800 20 février 1800
Jean-Baptiste Girot-Pouzol 20 février 1800 7 mars 1800
Claude-Pierre de Delay d’Agier 7 mars 1800 22 mars 1800
Isaac Tarteyron 22 mars 1800 31 mars 1800
Pierre-Jacques-Samuel Chatry-Lafosse 22 novembre 1800 7 décembre 1800
Alexis Pison du Galland 7 décembre 1800 22 décembre 1800
Antoine Bourg-Laprade 22 décembre 1800 6 janvier 1801
Jean-Jacques Bréard 6 janvier 1801 21 janvier 1801
Jean-François Rossée 21 janvier 1801 5 février 1801
Jacques Poisson de Coudreville 5 février 1801 20 février 1801
Jean-Baptiste Leclerc du Maine-et-Loire 20 février 1801 7 mars 1801
François-Joseph Lefebvre-Cayet 7 mars 1801 21 mars 1801
Charles-François Dupuis 22 novembre 1801 7 décembre 1801
Jean-François Barailon 7 décembre 1801 22 décembre 1801
Pierre-Louis Lefebvre-Laroche 22 décembre 1801 6 janvier 1802
Nicolas-Bernard Belzais-Courménil 6 janvier 1802 21 janvier 1802
Joseph Pemartin 21 janvier 1802 5 février 1802
Denis Couzard 5 février 1802 20 février 1802
Louis Ramond de Carbonnières 20 février 1802 7 mars 1802
Jacques Devismes 7 mars 1802 22 mars 1802
Jean-François Joseph Marcorelle 5 avril 1802 21 avril 1802
François Lobjoy 21 avril 1802 6. Mai 1802
Pierre-Antoine Rabaut-Dupuis 6. Mai 1802 20. Mai 1802
François-Pascal Delattre 21 février 1803 7 mars 1803
Jean-François Méric 7 mars 1803 22 mars 1803
Jean-Louis Girod de l’Ain 22 mars 1803 6 avril 1803
Marie-Félix Faulcon 6 avril 1803 21 avril 1803
Vincent-Marie Viénot-Vaublanc 21 avril 1803 7 mai 1803
François Lagrange 7 mai 1803 21 mai 1803
Jérôme Reynaud de Lascours 21 mai 1803 28 mai 1803

Empire[modifier | modifier le code]

Président début fin
Louis de Fontanes 10 janvier 1804 24 janvier 1810
Pierre de Montesquiou-Fezensac 24 janvier 1810 23 novembre 1813
Claude Ambroise Régnier 23 novembre 1813 4 juin 1814

Restauration (1814-1830)[

Première restauration[modifier | modifier le code]

Présidents de la Chambre des députés des départements :

Cent-Jours[modifier | modifier le code]

Président de la Chambre des représentants :

Seconde restauration[modifier | modifier le code]

Présidents de la Chambre des députés des départements :

Nom Dates du mandat Notes
Joseph-Henri-Joachim Lainé Joseph Henri Joachim Lainé.JPG 12/10/1815 05/09/1816 2e mandat après l’interruption des cent jours. Ministre de l’Intérieur entre 1816 et 1818, pair de France, sans jamais cesser de faire paraître en lui le partisan de la liberté constitutionnelle. C’est lui qui dit, en 1830, à l’occasion des ordonnances : « Les rois s’en vont ! ». Nommé par ordonnance (mais non élu) membre de l’Académie française en 1816.
Étienne-Denis Pasquier Étienne-Denis Pasquier.jpg 12/11/1816 13/11/1817 Nommé ministre de la Justice. Il sera ensuite président de la Chambre des pairs en 1830, il reçoit le titre et les honneurs de chancelier de France par le roi Louis-Philippe, le 27 mai 1837. Il est le dernier chancelier de France[1]. Élu à l’Académie française en 1842. Grand-oncle de Gaston d’Audiffret-Pasquier qu’il adopte.
Hercule de Serre Pierre, comte de SERRE (1776-1824).jpg 13/11/1817 11/12/1818 Nommé ministre de la Justice.
Auguste Ravez Kinson - Portrait du comte Ravez.jpg 11/12/1818 05/11/1827 Président durant près de neuf ans.
Pierre-Paul Royer-Collard Pierre-Paul Royer-Collard.jpg 25/02/1828 16/05/1830 Élu à l’Académie française en 1827.

Monarchie de Juillet (1830-1848)

Présidents de la Chambre des députés :

Nom Dates du mandat Notes
1 Casimir Perier Desnos - Casimir Pierre Perier.jpg 6 août 1830 21 août 1830 Grand père de Jean Casimir-Perier.
2 Jacques Laffitte Jacques Laffitte.jpg 21 août 1830 11 novembre 1830 Nommé le 2 novembre 1830 à la présidence du Conseil
3 Casimir Perier Desnos - Casimir Pierre Perier.jpg 11 novembre 1830 31 mai 1831 2e mandat. Nommé le 13 mars 1831 à la présidence du Conseil
4 Louis Girod de l’Ain Girod de l'Ain.jpg 1er août 1831 28 avril 1832 Nommé Vice-président du Conseil d’État.
5 André-Marie Dupin Dupin, Procureur général à la Cour de cassation.JPG 29 avril 1832 2 février 1839 Procureur général près la Cour de cassation de 1830 à 1852 et de 1857 à 1865. Il est élu à l’Académie française en 1832.
6 Hippolyte Passy Passy, Hippolyte.jpg 16 avril 1839 24 décembre 1839 Ministre des Finances le 12 mai 1839 jusqu’au 1er mars 1840 puis du 20 décembre 1848 jusqu’au 31 octobre 1849
7 Paul-Jean Sauzet Paul Jean Pierre Sauzet.jpg 24 décembre 1839 24 février 1848 Son embonpoint lui valut le surnom de « poire molle »

Deuxième République (1848-1851)

Nom Dates du mandat Assemblée nationale Tendance politique Notes
1 Philippe Buchez Philippe Buchez by Charles Bour.jpg 5 mai 1848 5 juin 1848 Constituante Républicain catholique social Peu présent et très critiqué pour son manque de fermeté face aux révolutionnaires qui s’introduisirent à l’Assemblée et tentèrent de la renverser lors de la manifestation du 15 mai 1848, il fut évincé au profit de Sénard.
2 Antoine Sénard Antoine Sénard.jpg 5 juin 1848 29 juin 1848 Constituante Républicain modéré Bénéficiant d’une réputation d’autorité et de fermeté (il a réussi à réprimer une émeute à Rouen), il fut élu pour remplacer Buchez. Après les Journées de Juin, il fut nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement du général Cavaignac.
3 Alexandre Marie Pierre Alexandre Thomas Amable Marie de Saint-Georges (1848).jpg 29 juin 1848 19 juillet 1848 Constituante Républicain modéré Initiateur de la décision de fermeture des ateliers nationaux (décision qui a entraîné les Journées de Juin), il apparaissait comme le digne héritier de Sénard par son absence de complaisance à l’égard de l’extrême-gauche. Peu de temps après son élection à la présidence de l’Assemblée, il entra à son tour au sein du gouvernement Cavaignac avec le portefeuille de la Justice.
4 Armand Marrast Marrast, Armand.jpg 19 juillet 1848 26 mai 1849 Constituante Républicain modéré Après avoir été le rapporteur la commission chargée de rédiger une Constitution, il proclama celle-ci le 19 novembre 1848. Le mois suivant, il proclama l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République et lui fit prêter serment. Son mandat prit fin avec l’élection de la nouvelle Assemblée, législative.
5 André-Marie Dupin Dupin, André.jpg 1er juin 1849 2 décembre 1851 Législative Conservateur, orléaniste 2e mandat. Élu à la présidence par une nouvelle majorité conservatrice composée de républicains modérés et de monarchistes orléanistes, il ne s’opposa que mollement au coup d’État du 2 décembre 1851 qui mit fin à l’existence de l’Assemblée législative. Procureur général près la Cour de cassation de 1830 à 1852 puis de 1857 à 1865.

Second Empire (1852-1870)

Nom Dates du mandat Parti ou idéologie politique Notes
Présidents du Corps législatif
1 Adolphe Billault Billault, Adolphe - 1.jpg 9 mars 1852 12 novembre 1854 Une statue lui fut érigée à Nantes le 15 septembre 1867 mais retirée après la chute du Second Empire 1872
2 Charles Auguste, duc de Morny Duc-de-Morny-02.jpg 12 novembre 1854 10 mars 1865 Petit-fils naturel de Talleyrand, Demi-frère de Napoléon III. Décédé en fonction.
3 Comte Alexandre Walewski AlexandreWalewski.jpg 11 mars 1865 29 mars 1867 Fils naturel de Napoléon Ier.
4 Eugène Schneider Schneider, Eugène.jpg 2 avril 1867 4 septembre 1870 Fondateur de la dynastie des maîtres des forges du Creusot.

Troisième République (1870-1940)

Nom Dates du mandat Parti ou idéologie politique Notes
Présidents de l’Assemblée nationale
1 Jules Grévy Jules grevy.jpg 16 février 1871 2 avril 1873 Modéré, Gauche républicaine Candidat à l’élection présidentielle du 24 mai 1873 face à Patrice de Mac-Mahon qui est élu.
2 Louis Buffet Buffet.jpg 4 avril 1873 2 mars 1875 Monarchiste modéré Nommé le 10 mars 1875 à la vice-présidence du Conseil
3 Gaston d’Audiffret-Pasquier[2] Gaston d'Audiffret-Pasquier.jpg 15 mars 1875 6 mars 1876 Monarchiste modéré Petit-neveu du Duc Étienne-Denis Pasquier. Élu président du Sénat en 1876. Il est élu à l’Académie française en 1878.
Présidents de la Chambre des députés
4 Jules Grévy Jules grevy.jpg 13 mars 1876 30 janvier 1879 Modéré, Gauche républicaine 2e mandat. Élu à la Présidence de la République
5 Léon Gambetta LéonGambetta.jpg 31 janvier 1879 27 octobre 1881 Union républicaine Plus jeune président de l’Assemblée (41 ans). Nommé le 14 novembre 1881 à la présidence du Conseil
6 Henri Brisson Henri Brisson.jpg 3 novembre 1881 6 avril 1885 Gauche radicale Nommé le 6 avril 1885 à la présidence du Conseil
7 Charles Floquet Floquet.jpg 8 avril 1885 3 avril 1888 Gauche radicale Nommé le 3 avril 1888 à la présidence du Conseil
8 Jules Méline Jules Méline 1898.jpg 4 avril 1888 11 novembre 1889 Modéré, Union des gauches Il sera président du Conseil du 28 avril 1896 au 15 juillet 1899 et candidat à l’élection présidentielle du 18 janvier 1899 face à Émile Loubet qui est élu.
9 Charles Floquet Floquet.jpg 16 novembre 1889 10 janvier 1893 Gauche radicale 2e mandat. Impliqué dans le scandale de Panama.
10 Jean Casimir-Perier Jean Casimir-Perier.jpg 10 janvier 1893 3 décembre 1893 Modéré, Union des gauches puis Républicains de gouvernement Nommé le 03 décembre 1893 à la présidence du Conseil. Petit fils de Casimir Perier.
11 Charles Dupuy Dupuy.jpg 5 décembre 1893 30 mai 1894 Modéré, Républicains de gouvernement Nommé le 30 mai 1894 à la présidence du Conseil. Candidat à l’élection présidentielle du 25 juin 1894 face à Henri Brisson et Jean Casimir-Perier qui est élu.
12 Jean Casimir-Perier Jean Casimir-Perier.jpg 2 juin 1894 27 juin 1894 Modéré, Républicains de gouvernement 2e mandat. Élu à la présidence de la République
13 Auguste Burdeau Auguste Burdeau, philosophe et homme politique.jpg 5 juillet 1894 12 décembre 1894 Modéré, Républicains de gouvernement Décédé en fonction
14 Henri Brisson Henri Brisson.jpg 18 décembre 1894 31 mai 1898 Gauche progressiste 2e mandat. En 1885, 1887, 1894 et 1895, il fut candidat à l’élection présidentielle, où il échoua de peu à sa dernière tentative, face à Félix Faure. Nommé le 28 juin 1898 à la présidence du Conseil
15 Paul Deschanel Paul Deschanel 03.jpg 13 juin 1898 31 mai 1902 Républicains progressistes puis Alliance démocratique Il est élu à l’Académie française en 1899.
16 Léon Bourgeois Picture of Léon Bourgeois.jpg 10 juin 1902 12 janvier 1904 Radical Lauréat du Prix Nobel de la Paix de 1920 et président du Sénat du 14 janvier 1920 au 16 février 1923.
17 Henri Brisson Henri Brisson.jpg 12 janvier 1904 10 janvier 1905 Radical 3e mandat.
18 Paul Doumer Paul Doumer.jpg 10 janvier 1905 31 mai 1906 Radical Candidat à l’élection présidentielle du 17 janvier 1906 face à Armand Fallières qui est élu. Il est président du Sénat du 14 janvier 1927 au 11 juin 1931 puis élu à la présidence de la République.
19 Henri Brisson Henri Brisson.jpg 8 juin 1906 13 avril 1912 Radical 4e mandat, il décède en fonction après avoir exercé la présidence durant 13 ans et 7 mois en quatre fois.
20 Paul Deschanel Paul Deschanel 03.jpg 23 mai 1912 10 février 1920 Alliance démocratique 2e mandat. Élu à la présidence de la République
21 Raoul Péret Raoul Péret 01.jpg 12 février 1920 31 mai 1924 Alliance démocratique
22 Paul Painlevé Paul Painlevé 1923.jpg 9 juin 1924 21 avril 1925 Parti républicain-socialiste Candidat à l’élection présidentielle du 11 juin 1924 face à Gaston Doumergue qui est élu. Nommé le 17 avril 1925 à la présidence du Conseil.
23 Édouard Herriot Édouard Herriot 01.jpg 22 avril 1925 20 juillet 1926 Radical Nommé le 19 juillet 1926 à la présidence du Conseil
24 Raoul Péret Raoul Péret 01.jpg 22 juillet 1926 10 janvier 1927 Parti républicain-socialiste 2e mandat. Mis en cause et acquitté dans l’affaire Oustric en 1931.
25 Fernand Bouisson Fernand Bouisson 1931.jpg 11 janvier 1927 31 mai 1936 Parti républicain-socialiste Président du Conseil du 1er au 7 juin 1935. Candidat à l’élection présidentielle du 5 avril 1939 (Albert Lebrun est réélu).
26 Édouard Herriot[3] Édouard Herriot 01.jpg 4 juin 1936 9 juillet 1940 Radical 2e mandat. Candidat à l’élection présidentielle du 5 avril 1939 (Albert Lebrun est réélu).

Institutions provisoires de la Libération

Président de l’Assemblée consultative provisoire :

Présidents de l’Assemblée nationale constituante (voir Gouvernement provisoire de la République française) :

  • 8 novembre 1945 – 22 janvier 1946 : Félix Gouin, nommé à la présidence du Gouvernement provisoire de la République
  • 31 janvier 1946 – 27 novembre 1946 : Vincent Auriol[4]

Quatrième République (1946-1958)

Présidents de l’Assemblée nationale :

Nom Dates du mandat Parti Notes
1 Vincent Auriol VincentAuriol.png 3 décembre 1946 20 janvier 1947 SFIO Élu à la présidence de la République
2 Édouard Herriot Édouard Herriot 01.jpg 21 janvier 1947 11 janvier 1954 Radical 3e mandat. A été président de l’Assemblée durant 12 ans en trois fois. Président d’honneur de l’Assemblée nationale. Il est élu à l’Académie française en 1946.
3 André Le Troquer Sin foto.svg 12 janvier 1954 10 janvier 1955 SFIO
4 Pierre Schneiter Sin foto.svg 11 janvier 1955 2 décembre 1955 MRP Assemblée nationale dissoute
5 André Le Troquer Sin foto.svg 24 janvier 1956 4 octobre 1958 SFIO 2e mandat.

Cinquième République (depuis 1958)

Nom
(Circonscription)
Dates du mandat Parti Législature (élection) Notes
1 Jacques Chaban-Delmas-1.jpg Jacques Chaban-Delmas
Gironde (2e circonscription)
9 décembre 1958 20 juin 1969 UNR Ire (1958) Il quitte ses fonctions après avoir été nommé Premier ministre par le président de la République Georges Pompidou.
UNR-UDT IIe (1962)
UD-Ve IIIe (1967)
UDR IVe (1968)
2 AchillePeretti.jpg Achille Peretti
Hauts-de-Seine (6e circonscription)
25 juin 1969 1er avril 1973 UDR Il est nommé, par son successeur, Edgar Faure, au Conseil constitutionnel en 1977.
3 Edgar Faure.jpg Edgar Faure
Doubs (3e circonscription)
2 avril 1973 2 avril 1978 UDR
RPR
Ve (1973) Ce fut le dernier poste d’envergure nationale qu’il occupa après avoir été notamment plusieurs fois ministres sous la IVe et la Ve République et président du Conseil (1952 puis 1955-1956). Il est élu à l’Académie française en 1978.
4 Jacques Chaban-Delmas.jpg Jacques Chaban-Delmas
Gironde (2e circonscription)
3 avril 1978 22 mai 1981 RPR VIe (1978) 2e mandat. Après avoir été candidat à l’élection présidentielle de 1974, un renversement d’alliances et l’appui du président Valéry Giscard d’Estaing permet à Chaban-Delmas de récupérer la présidence de l’Assemblée nationale. Il est le premier président de l’Assemblée nationale élu pour un nouveau mandat au « perchoir » sous la Ve République.
5 Louis MERMAZ.jpg Louis Mermaz
Isère (5e circonscription)
2 juillet 1981 1er avril 1986 PS VIIe (1981) Il est le premier socialiste sous la Ve République à accéder à la présidence de l’Assemblée nationale.
6 Jacques Chaban-Delmas.jpg Jacques Chaban-Delmas
Gironde (proportionnelle)
2 avril 1986 14 mai 1988 RPR VIIIe (1986) 3e mandat. Il est le premier président d’une Assemblée dont la majorité politique est opposée au président de la République, François Mitterrand (PS). Le 12 novembre 1996, il est nommé président d’honneur de l’Assemblée nationale, par le président de l’Assemblée, Philippe Séguin. Au total, Chaban-Delmas fut président de la Chambre basse du Parlement durant 16 ans en trois fois.
7 Laurent Fabius - Royal & Zapatero's meeting in Toulouse for the 2007 French presidential election 0538 2007-04-19.jpg Laurent Fabius
Seine-Maritime (4e circonscription)
23 juin 1988 21 janvier 1992 PS IXe (1988) Plus jeune président de l’Assemblée (41 ans, 10 mois et 3 jours) après Léon Gambetta. Il quitte le « perchoir » en 1992 pour devenir Premier secrétaire du Parti socialiste.
8 Emmanuelli.jpg Henri Emmanuelli
Landes (3e circonscription)
22 janvier 1992 1er avril 1993 PS Il est ensuite Premier secrétaire du Parti socialiste du 19 juin 1994 au 14 octobre 1995.
9 Philippe Seguin 2005.jpg Philippe Séguin
Vosges (1re circonscription)
2 avril 1993 21 avril 1997 RPR Xe (1993) Il est le président de l’Assemblée nationale sous deux présidents de la République, François Mitterrand (PS) et Jacques Chirac (RPR). Il est ensuite président du Rassemblement pour la République du 6 juillet 1997 au 16 avril 1999 puis Premier président de la Cour des comptes de 2004 à 2010, date de son décès.
10 Fabius 4 février 2013.jpg Laurent Fabius
Seine-Maritime (4e circonscription)
12 juin 1997 28 mars 2000 PS XIe (1997) 2e mandat. Il démissionne en 2000 lorsqu’il est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2016, il est nommé président du Conseil constitutionnel par le président de la République François Hollande.
11 Raymondforni.jpeg Raymond Forni
Territoire-de-Belfort (1re circonscription)
29 mars 2000 18 juin 2002 PS Vice-président de l’Assemblée nationale de 1991 à 1993 et de 1998 à 2000. Il est ensuite président du conseil régional de Franche-Comté de 2004 à 2008, date de son décès.
12 Jldebre2012.jpg Jean-Louis Debré
Eure (1re circonscription)
25 juin 2002 4 mars 2007 UMP XIIe (2002) Il est nommé président du Conseil constitutionnel par le président de la République Jacques Chirac. Il fait installer le drapeau français derrière le « perchoir », une première dans l’histoire du Palais Bourbon.
13 Patrick Ollier.jpg Patrick Ollier
Hauts-de-Seine (7e circonscription)
7 mars 2007 19 juin 2007 UMP Il effectue le plus court mandat d’un président de l’Assemblée nationale sous la Cinquième République : 104 jours, soit trois mois et demi. Il est le seul à n’avoir présidé aucune séance à l’exception de celle qui a vu son élection, le 7 mars 2007, la dernière de la législature. Il est élu président de la Métropole du Grand Paris en 2016.
14 BernardAccoyer2.jpg Bernard Accoyer
Haute-Savoie (1re circonscription)
26 juin 2007 19 juin 2012 UMP XIIIe (2007) Il fait installer derrière le « perchoir » le drapeau européen à côté du drapeau français, malgré l’opposition des députés souverainistes UMP et PS. Il est ensuite secrétaire général du parti Les Républicains à partir du 29 novembre 2016.
15 Claude Bartolone.jpg Claude Bartolone
Seine-Saint-Denis (9e circonscription)
26 juin 2012 20 juin 2017 PS XIVe (2012) Il est élu à la suite de la victoire de François Hollande. Après sa défaite aux Élections régionales de 2015 en Île-de-France il remet sa démission au président du groupe socialiste comme prévu en cas de victoire mais il est reconduit dans ses fonctions de président de l’assemblée.
16 François De Rugy - Assemblée Nationale - 20111025-02.jpg François de Rugy
Loire-Atlantique (1re circonscription)
27 juin 2017 en fonction LREM XVe (2017) 3e vice-président de l’Assemblée nationale entre 2016 et 2017, durant la XIVe législature

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Nathalie Kosciusko-Morizet, le 17 juin 2016, à Paris

© Fournis par AFP Nathalie Kosciusko-Morizet, le 17 juin 2016, à Paris

Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé mardi à l’AFP qu’elle ne se représentait pas à la présidence du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, en suggérant la possibilité que soit constitué un deuxième groupe.

L’ancien ministre qui dirigeait l’opposition à la maire PS de Paris Anne Hidalgo, a « décidé de ne pas solliciter un nouveau mandat » de présidente du groupe, qui était remis en jeu le 5 juillet. La députée sortante de l’Essonne a été battue aux dernières législatives à Paris par un candidat de la République en Marche.

Selon son entourage, Nathalie Kosciusko-Morizet qui « souhaite prendre du recul », estime « que compte-tenu des divergences profondes et de l’absence de solidarité entre ses membres, le maintien d’un groupe unique de la droite parisienne n’a plus de sens ».

La « faillite du système installé et défendu bec et ongles par les barons de la vieille droite parisienne est manifeste », ajoute encore l’entourage de l’ex-candidate à la primaire de la droite et du centre.

NKM avait affronté Mme Hidalgo aux municipales de 2014 et dirigeait depuis le groupe Les Républicains, tiraillé par de nombreuses tensions qui se sont encore aggravées ces derniers temps après la déroute des législatives.

La présidence du groupe LR au Conseil de Paris est remise statutairement en jeu le 5 juillet.

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A ce jour, n’est officiellement candidat que l’élu du XVeme arrondissement François-David Cravenne

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Le député avait affirmé en 2016 que les dirigeants de la banque étaient des « menteurs » qui devaient « être châtiés », après la révélation du scandale des « Panama papers ».

Jean-Luc Mélenchon a été mise en examen après une plainte en diffamation, une procédure automatique.

© afp.com/FRANCOIS LO PRESTI Jean-Luc Mélenchon a été mise en examen après une plainte en diffamation, une procédure automatique.

Jean-Luc Mélenchon a été mis en examen ce lundi à la suite d’une plainte en diffamation de la Société générale, dont il avait qualifié les dirigeants de « menteurs » il y a un an lors de la révélation du scandale des « Panama papers », a-t-on appris auprès de son entourage.

En matière de diffamation, la mise en examen est automatique, et tout se joue à l’audience, devant le tribunal correctionnel. Jean-Luc Mélenchon avait affirmé le 7 avril 2016 sur l’antenne de France Info que les dirigeants de la banque étaient des « menteurs » qui devaient « être châtiés ».

« Je n’ai fait que dire la vérité »

La Société générale fait partie des banques mentionnées dans l’affaire « Panama Papers » pour avoir ouvert pour le compte de clients 979 sociétés offshore via le cabinet Mossack Fonseca. En pleine campagne pour les législatives, Jean-Luc Mélenchon avait annoncé dans un communiqué sa convocation devant un juge dans cette affaire de diffamation.

« Je n’ai diffamé personne, je n’ai fait que dire la vérité », a déclaré Jean-Luc Mélenchon face à la presse au palais de justice de Paris, précisant qu’il n’invoquerait pas son immunité parlementaire.

« Les gens ils pensent que c’est moi qui suis de bonne foi. De toute façon, les gens ils aiment pas les banques alors, ils ont pas tort d’ailleurs », a-t-il ajouté: « Je suis content qu’il y ait un procès, ils me cherchent, ils me trouvent. » « Nous allons plaider la relaxe et nous gagnerons », a de son côté affirmé son avocate, Me Raquel Garrido

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Le Premier ministre a tranché. « Le gouvernement a décidé de ne pas revenir sur les dispositions de la loi de 2016 » interdisant l’usage d’insecticides tueurs d’abeilles, a déclaré Matignon ce lundi midi dans un communiqué.

La déclaration met fin au bras de fer ministériel entre ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot et le nouveau ministre de l’Agriculture Stéphane Travert sur la levée de l’interdiction de l’épandage aérien et des pesticides de type néonicotinoïdes.

Ironie du sort, quand le projet de loi avait été soumis au vote de l’Assemblée le 24 mars 2015, Édouard Philippe, alors député UMP, s’était prononcé contre le texte, comme l’a repéré Le Parisien. Le résultat du scrutin est d’ailleurs toujours disponible sur le site de l’Assemblée nationale.

Sur ce projet de loi précis, 185 des 198 membres du groupe UMP avaient voté contre, cinq s’étaient abstenus et aucun ne s’était prononcé en faveur du texte.

Un bras de fer interministériel

Ce lundi matin, nos confrères de RMC dévoilaient un document interministériel prévoyant de revenir sur cette interdiction. Sur notre antenne, le ministre de l’Agriculture avait par ailleurs souhaité « mettre sur la table la possibilité d’avoir un certain nombre de dérogations ».

Nicolas Hulot avait très rapidement réagi et affirmé sur Twitter, puis en déplacement à Lyon, qu’il ne fallait « faire aucune concession » sur l’interdiction des pesticides et que le gouvernement ne « reviendrait pas sur des acquis ». Une position confirmée par la suite par Matignon.

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Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale s’est inquiété du «rapport exclusif du président de la République à l’opinion». Pour lui, si Emmanuel Macron venait à s’exprimer devant le Parlement avant Edouard Philippe, la situation ferait de ce dernier «un simple répétiteur».

figarofr: «Cette façon de vouloir éliminer tout ce qu'il y a entre lui et le peuple n'est pas une bonne façon de gouverner», dit Olivier Faure (PS) à propos d'Emmanuel Macron.

© JOEL SAGET/AFP «Cette façon de vouloir éliminer tout ce qu’il y a entre lui et le peuple n’est pas une bonne façon de gouverner», dit Olivier Faure (PS) à propos d’Emmanuel Macron.

Après le «collaborateur» François Fillon, le «répétiteur» Edouard Philippe? La possibilité pour le chef de l’État de réunir le Congrès de Versailles à la veille du discours de politique générale du premier ministre donne des angles d’attaque à l’opposition. Invité lundi matin sur CNEWS, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale Olivier Faure a ainsi parlé d’une «humiliation» pour Edouard Philippe si Emmanuel Macron le devançait au Parlement. «Après avoir théorisé le dépassement des corps intermédiaires, après avoir choisi de contourner le Parlement avec les ordonnances voilà maintenant qu’il en serait à vouloir doubler son propre gouvernement», s’est alarmé le député de Seine-et-Marne, qui s’inquiète des «tentations plébiscitaires» du président de la République.

Pour le parlementaire, la possible convocation du Parlement en congrès de Versailles le 3 juillet, à la veille de l’intervention du premier ministre devant l’Assemblée nationale, ferait d’Edouard Philippe «un simple répétiteur». «Jusqu’ici nous avions avec le général de Gaulle un premier ministre qui dirigeait le gouvernement, avec Nicolas Sarkozy nous avions eu un premier ministre qui était un collaborateur, cette fois-ci on observe que ça pourrait devenir – si le président de la République parlait avant le premier ministre le 3 juillet – ce serait un simple répétiteur», a-t-il redouté. Olivier Faure s’est défendu de toute «opposition factice» vis-à-vis de la majorité présidentielle. «Mais il y a des moments où la démocratie mérite mieux que ce rapport exclusif du président de la République à l’opinion», a-t-il ajouté.

À la tête d’un groupe de 31 députés socialistes ou apparentés aux sensibilités différentes, Olivier Faure a fait savoir qu’il ne voterait pas la confiance le 4 juillet. «Je demanderai aux députés de ne pas voter la confiance», a-t-il affirmé. S’il espère faire émerger une position majoritaire, la liberté de vote devrait prévaloir, pour prévenir de tout risque de scission au sein de ce groupe. Quelques députés – comme Olivier Dussopt, David Habid ou encore Guillaume Garot – pourraient de leur côté voté pour la confiance

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« Avec 26 voix de plus, j’atteignais le score. Maintenant, je dois rembourser 15 000 euros », rumine un candidat malheureux. Ce socialiste, qui souhaite rester anonyme, est l’un des 97 représentants du PS à n’avoir pas réussi à franchir la barre des 5% au premier tour des élections législatives. Autant de défaites humiliantes, mais également lourdes de conséquences financières pour ces battus qui vont maintenant devoir passer à la caisse.

Car le Code électoral est sans pitié. Un score supérieur à 5% des suffrages et la quasi-totalité des frais de campagne seront remboursés par l’Etat. En dessous, c’est la tuile : aucune des dépenses engagées ne sera prise en charge. Habituellement, ce type de mésaventure est le lot de candidats qui concourent sous les couleurs de petits partis. Habitués aux scores faibles, ils anticipent le risque en réduisant les dépenses au strict minimum.

Mais ces précautions ne sont pas dans les habitudes du Parti socialiste, dont l’hégémonie à gauche lui évitait jusqu’à présent de réaliser des scores dignes d’un petit parti. La comparaison avec 2012 est saisissante : il y a cinq ans, aucun candidat PS n’avait été relégué sous les 5%. C’est, cette année, le cas d’un socialiste sur cinq, aux quatre coins de la France.

Un prêt de 33 000 euros à rembourser avant le mois de février

Après plusieurs semaines à battre le pavé dans la 2e circonscription de la Drôme, Isabelle Malric a déchanté lors du dépouillement : seulement 3,02% des voix. Un score qui la laisse seule pour rembourser le prêt de 33 000 euros qu’elle a contracté pour financer ses affiches, tracts, professions de foi et bulletins de vote. Les 4,93% réalisés par Benoît Hamon dans la circonscription auraient pu lui laisser imaginer que l’objectif des 5% était loin d’être acquis. « On s’est vraiment posé la question, mais on a pensé que ce score n’était pas représentatif du PS et qu’aux législatives, nous pourrions atteindre 8 à 10% au premier tour », raconte-t-elle à franceinfo.

La semaine dernière, la candidate a lancé un appel aux dons. « L’urgence pour moi, c’est de régler cette situation au plus vite, car le prêt doit être remboursé au plus tard en février 2018 », explique-t-elle.

La fédération PS de la Drôme est à mes côtés, elle va certainement participer, mais ce sera loin d’être suffisant, car elle n’en a pas les moyens.

Isabelle Malric (PS)

à franceinfo

Agnès Dupuis a subi la même mésaventure qu’Isabelle Malric, à Douai, dans la 17e circonscription du Nord, et doit désormais éponger un emprunt de 20 000 euros. La fédération PS du Nord va l’aider à hauteur de 5 000 euros, selon La Voix du Nord. Le reste dépendra de la générosité de ses sympathisants. « Des camarades socialistes m’ont déjà laissé entendre qu’ils allaient mettre la main à la poche pour m’aider. Même un élu qui n’est pas de ma couleur politique m’a contacté avec beaucoup d’élégance », confie-t-elle au quotidien régional.

« Je ne sais pas encore comment, mais je vais trouver la solution »

A Marseille, Gérard Oreggia a bien essayé de tout faire pour réduire la voilure. « Malgré tout, il me reste une ardoise de 10 000 euros », explique le candidat, qui n’a obtenu que 2,57% dans la 1ère circonscription des Bouches-du-Rhône. Lui, qui n’a pas encore réglé la note à ses fournisseurs, va sans doute devoir souscrire un prêt pour payer ses créanciers. « Je ne sais pas encore comment, mais je vais trouver la solution », jure ce père de famille, quitte à se serrer un peu la ceinture à la maison.

Gérard Oreggia se refuse, en revanche, à solliciter les militants socialistes de sa circonscription. « Il ne faut pas oublier que nous sommes dans les quartiers est de Marseille, et que les 120 adhérents de notre section n’ont pas des revenus élevés », explique-t-il.

Ce serait indigne de ma part de faire l’aumône. Ce n’est pas aux militants qui sont dans la précarité de payer pour cette déroute collective qui touche les socialistes partout en France.

Gérard Oreggia (PS)

à franceinfo

« La responsabilité est collective », estime aussi Valérie Méry, qui a échoué à 2,32% en Seine-Saint-Denis, dans la difficile circonscription du centriste Jean-Christophe Lagarde. « Mon score est dû à la situation politique nationale. Sans cette séquence désastreuse, j’aurais fait les 5% », estime-t-elle. Pour combler les 8 000 euros dépensés pendant la campagne, cette militante classée à l’aile gauche du parti a pu compter sur la générosité du président du conseil départemental, Stéphane Troussel, et de figures du parti comme Emmanuel Maurel ou Marie-Noëlle Lienemann. Tous trois l’ont aidée sur leurs deniers personnels. Peut-être de quoi « éviter de passer un coup de fil à Cofidis ou à Cetelem… »

Des économies « parties en fumée » et « pas un coup de fil »

Tous n’ont pas reçu tant d’égards. « Je n’ai pas eu un coup de fil de soutien. Le parti n’a rien prévu pour accompagner les candidats dans cette situation : aucune caisse de compensation, pas de cellule psychologique, regrette un autre candidat battu sous couvert d’anonymat. J’ai engagé 25 000 euros sur mes économies, donc aujourd’hui, je n’ai plus d’épargne. Cela crée même des tensions dans mon couple, car ma femme n’est pas ravie de voir nos économies partir en fumée », raconte-t-il, moralement très atteint par sa défaite.

On me dit d’appeler ou d’envoyer un mail à untel pour demander de l’aide, mais c’est humiliant de devoir quémander.

Un ex-candidat PS

à franceinfo

Au siège du Parti socialiste, on assure avoir conscience de ces situations délicates. « On ne va pas laisser nos candidats se sortir tous seuls de ce mauvais pas. L’objectif est que le problème soit traité dans l’été, avant le 18 août, date limite de dépôt des comptes », explique le trésorier national du PS, Jean-François Debat. Le parti se garde bien de promettre d’absorber la totalité des dépenses de la petite centaine de candidats concernés – il en serait financièrement incapable –, mais privilégie une approche au cas par cas. « Certaines fédérations ont les moyens de leur venir en aide, d’autres moins », commente-t-il.

« Ma seule dépense : trois bouteilles de jus de fruit »

Parmi les candidats restés sous les 5%, tous ne sont d’ailleurs pas dans une situation catastrophique. Dans l’Ain, Elodie Schwander, qui se savait dans un territoire très compliqué pour la gauche, a d’emblée choisi de mener une campagne très économe. Elle explique aussi avoir eu la chance de bénéficier de la prise en charge par sa fédération des 3 500 euros nécessaires à l’impression de la propagande officielle (professions de foi et bulletins). « Je n’ai presque rien dépensé d’autre. Au final, je n’ai mis que 500 euros de ma poche, relate-t-elle, mais je sais bien que ce n’est malheureusement pas le cas de nombreux camarades. »

Dans le sud de la région lyonnaise, Jules Joassard a, lui aussi, vu la catastrophe arriver. Et tout fait pour limiter les dépenses pendant la campagne : « Je n’ai édité qu’un seul document de campagne, un A4 plié en deux. Et lors de mes réunions publiques, ma seule dépense, c’était trois bouteilles de jus de fruits… » Une campagne au rabais difficile à assumer lorsqu’on porte les couleurs d’un parti dans lequel on milite depuis des années, mais que Jules Joassard ne regrette pas. « Sur le moment, ça me crevait le cœur, mais je crois que j’ai bien fait. »

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