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Archive for the ‘POLITIQUE’ Category

© Copyright 2022, L’ObsBlanquer à nouveau dans la tourmente, cette fois-ci pour avoir dévoilé le nouveau protocole sanitaire depuis Ibiza

Pour les sénateurs qui ont fait le bilan des mesures éducatives du quinquennat, la mise en œuvre des réformes du ministre Jean-Michel Blanquer a été dans de nombreux cas « mal accompagnée » donnant ainsi le sentiment de « naviguer à vue », et de créer des « générations d’élèves cobayes ».

« Il ne s’agit pas d’un bilan de la personne du ministre mais un bilan des politiques publiques elles-mêmes, assorti de 36 propositions », a rappelé lors d’une conférence de presse le président centriste de la commission de la Culture, de l’Education et de la Communication, Laurent Lafon.

Sous le ministère de Jean-Michel Blanquer, – le plus long de la Ve République pour un ministre de l’Education –, plusieurs réformes d’envergure ont été adoptées.

« La relation entre les Français et l’école reste dégradée »

Cette commission du Sénat s’est basée durant six mois sur l’analyse de six objectifs et mesures phares : le lien entre école et société, l’abaissement de l’âge d’instruction à 3 ans, le développement de l’école inclusive, la priorité donnée au primaire à travers les politiques de limitation des effectifs de la grande section au CE1, la réforme du lycée et l’attractivité du métier d’enseignant.

Le ministre « voulait bâtir une école de la confiance » avec la loi du même nom adoptée en 2019, « mais le constat est que la relation entre les Français et l’école reste dégradée », a noté la socialiste Marie-Pierre Monier, sénatrice de la Drôme.

Selon elle, « les enseignants continuent à se sentir mal aimés par la société » et « seulement 4 % des professeurs des écoles considèrent que leur métier est valorisé », a-t-elle dit, évoquant la « défiance » pour qualifier la relation entre les personnels de l’Education et leur ministre.

La réforme du bac « au milieu du gué »

Les sénateurs souhaitent ainsi la mise en place automatique d’une protection fonctionnelle pour les enseignants et « la même célérité dans le suivi des dépôts de plainte des enseignants que pour d’autres personnes chargées d’une mission de service public ».

Le dédoublement des classes de grande section au CE1 en éducation prioritaire, promesse du candidat Macron, a conduit « à des premiers résultats mitigés ». Le dédoublement et le plafonnement de 24 élèves par classe nécessitent 19 300 emplois. « Sur l’ensemble du quinquennat, seuls un peu plus de 7 000 ont été créés », regrettent les élus.

La réforme du baccalauréat est selon eux « au milieu du gué »« L’accompagnement des élèves fait aujourd’hui défaut. 85 % des professeurs principaux et 65 % des proviseurs n’ont reçu aucune formation spécifique pour exercer leur mission d’orientation » et « de nombreux élèves ne bénéficient pas de leurs 54 heures d’orientation annuelles », pointent les élus, soulignant que « la réforme du lycée risque d’accroître les inégalités territoriales » entre établissements.

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Elisabeth Borne a convoqué l’ensemble des ministres du gouvernement Macron dans le cadre d’un Conseil spécial du gouvernement, ce lundi 4 juillet. Le but ? Présenter un projet de loi sur un plan d’urgence sanitaire dans le cadre de la pandémie anti-Covid-19. Elle a notamment annoncé une mesure spécifique.

© Fournis par Oh My MagCovid-19 : le pass sanitaire de retour cet été ? Elisabeth Borne dévoile son plan d’action

Le retour d’un pass sanitaire possible ?

Lors de ce conseil des ministres spécial, Elisabeth Borne et les autres membres du gouvernement Macron se sont réunis pour envisager de nouvelles mesures barrières contre le Covid-19.

À l’issue de ce conseil, la Première ministre tient à rassurer les plus anxieux à l’idée de nouvelles restrictions : il pourrait bien y avoir un pass sanitaire concernant les frontières françaises, mais pas au sein-même de l’Hexagone.

Les deux années de pandémie ont en effet laissé place à plusieurs règles sociales afin d’éviter toute propagation de l’épidémie de Covid-19. De ce fait, le futur pass sanitaire aux frontières ne s’ajouterait pour l’heure à aucune autre mesure prévue, comme l’a précisé le nouveau porte-parole Olivier Véran.

Il explique : « En revanche, tous les autres dispositifs de lutte contre l’épidémie (…) ne font plus partie de ce projet de loi« . De fait, le texte voté ce lundi en Conseil des ministres ne prévoit pas de prolongations au-delà du 31 juillet 2022, ni la possibilité de rétablir l’état d’urgence sanitaire.

Un retour en force des contaminations

Selon Santé Public France, les chiffres du Covid-19 en France ce lundi 4 juillet seraient les suivants : 125 066 personnes auraient ainsi été contaminées en 24h au 1er juillet 2022. Ce nombre est en hausse de 58% sur les sept derniers jours. Le taux de positivité s’élève quant à lui à 30,6%.

En effet, les signes de la pandémie reviennent en force sur le territoire français : explosion des cas de Covid-19, augmentation des entrées en réanimation à cause du virus et de plus en plus de tests PCR positifs… Les Français sont nombreux à craindre un retour du pass sanitaire qui concernerait l’accès aux lieux publics.

Si le gouvernement formé par Emmanuel Macron recommande désormais aux Français de porter le masque dans les transports et lieux clos, il incite également les plus fragiles à compléter leur bilan vaccinal. En d’autres mots, il est recommandé pour les personnes plus sujettes aux complications de réaliser un rappel

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Dans son premier point presse en tant que porte-parole du gouvernement, Olivier Véran a révélé que le retour du pass sanitaire était à l’étude… mais dans un cas très précis. Découvrez lequel.

© Capture d’écran BFM TVDans son premier point presse en tant que porte-parole du gouvernement, Olivier Véran a révélé que le retour du pass sanitaire était à l’étude… mais dans un cas très précis. Découvrez lequel.

Attendu depuis plusieurs semaines, le nouveau remaniement a enfin été annoncé lundi. Parmi les surprises concoctées par Elisabeth Borne, la Première ministre d’Emmanuel Macron, figure le changement de poste d’Olivier Véran. Le médecin est ainsi passé du rôle de Ministre de la Santé à celui de porte-parole du gouvernement. Et il n’a pas tardé pour faire son premier point presse à destination des journalistes.

Dans cette conférence de presse retransmise notamment par BFM TV, Olivier Véran a révélé qu’un nouveau projet de loi d’urgence sanitaire contre le Covid-19 avait été présenté lundi en Conseil des Ministres par Elisabeth Borne. Un projet qui prévoit notamment de mettre en place de nouvelles dispositions pour lutter contre le coronavirus, et notamment un pass sanitaire aux frontières. « Il (le projet de loi, ndlr) va permettre de prolonger quelques dispositions absolument indispensables pour faire face à la poursuite de l’épidémie », a-t-il commencé.

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Vidéo associée : Olivier Véran annonce le retour possible du pass sanitaire

« Il y aura la poursuite du logiciel des systèmes d’information SI-DEP et Si-VAC qu’on utilise pour faire des tests jusqu’au 31 mars de l’année prochaine pour la surveillance du virus. Un autre article propose aussi, si la situation devait l’exiger, en cas de nouveau variant par exemple, de pouvoir rétablir un système de pass mais un pass aux frontières ou entre le territoire métropolitain et ceux d’Outre-mer », a-t-il affirmé en précisant que pour le moment, les autres mesures – comme le pass sanitaire ou vaccinal pour limiter les déplacements ou l’accès à certains lieux – n’étaient pour le moment pas à l’ordre du jour.

Olivier Véran est par ailleurs revenu sur le départ du gouvernement de Damien Abad, l’ancien ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées accusé par plusieurs femmes de viols ou tentatives de viol. « Les conditions de sérénité n’étaient plus présentes qui permettaient à un ministre qui porte, dans son portefeuille, toutes les politiques de solidarité, d’exercer pleinement ses fonctions (…) Ça aurait été l’exposition aux foudres du Parlement à chaque rentrée (…) et beaucoup d’investissement en temps pour qu’il puisse assurer sa défense », a-t-il expliqué.

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L’ancien ministre de la santé sera l’un des ministres les plus importants du second quinquennat d’Emmanuel Macron.

© Fournis par Le MondeLe nouveau porte-parole du gouvernement, Oliver Véran, le 21 juin 2022, à Paris.

Il ne sera resté ministre chargé des relations avec le Parlement que quelques semaines. Olivier Véran a été nommé porte-parole du gouvernement, lundi 4 juillet, dans le second gouvernement d’Elisabeth Borne. Le député de l’Isère succède ainsi à Olivia Grégoire, qui retourne à Bercy, et sera un des ministres importants du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Le neurologue de 42 ans aura un portefeuille plus large que sa prédécesseure, puisqu’il est également nommé ministre délégué chargé du renouveau démocratique.Remaniement en direct : Olivier Véran devient porte-parole du gouvernement, Damien Abad quitte l’exécutif

Au Parlement, M. Véran, qui était décrit par de nombreux députés comme un ministre clivant après son passage au ministère de la santé pendant la crise du Covid-19, sera remplacé par Franck Riester. Ce dernier, ancien du parti Les Républicains avant de participer à la création de la formation de centre droit Agir et aujourd’hui député du groupe Renaissance (ex-La République en marche), apparaît plus consensuel, alors que le ministère des relations avec le Parlement est stratégique pour ce quinquennat au vu de la situation à l’Assemblée nationale, où la coalition présidentielle n’a pas de majorité absolue.

Quelques minutes avant l’annonce officielle du remaniement lundi matin, le vice-président de l’Assemblée nationale et député rassemblement national (RN) du Nord, Sébastien Chenu, a d’ailleurs qualifié sur Franceinfo de « bonne chose » le départ annoncé d’Olivier Véran.

Visage familier

M. Véran, député LRM depuis 2017, après avoir siégé à l’Assemblée sur les bancs du Parti socialiste entre 2012 et 2015, s’est fait connaître du grand public en février 2020 au moment de son arrivée au ministère de la santé. Il remplaçait alors au pied levé Agnès Buzyn, propulsée candidate de La République en marche (LRM) à la Mairie de Paris après le crash de Benjamin Griveaux. Quelques semaines plus tard, la France était confinée. Dès son arrivée au ministère de la santé et des solidarités, M. Véran a dû gérer la crise sanitaire, le système de santé au bord de l’implosion et un personnel hospitalier fragilisé.

Au fil de longs mois de confinement, de déconfinement et de reconfinement, M. Véran est devenu l’un des visages familiers des conférences de presse quotidiennes sur l’évolution du bilan humain de l’épidémie de Covid-19. Il a plaidé pour vacciner largement la population et pour la mise en place du passe sanitaire, ce dernier ayant, selon lui, fait la preuve de son efficacité contre l’épidémie, qui a causé la mort de 149 585 personnes porteuses du SARS-CoV-2, selon Santé publique France à la date du 3 juillet.

Réputé comme bon communicant, M. Véran a été réélu le 19 juin dans la 1re circonscription de l’Isère. Il a obtenu 57,7 % des voix face à la candidate de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), Salomé Robin (42,3 %).

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© SipaEmmanuel Macron et Élisabeth Borne, la Première ministre, ont mis ce week-end les dernières touches au casse-tête du nouveau gouvernement. En voici la composition annoncée ce lundi matin.

Ce lundi matin, un nouveau gouvernement a été nommé. C’est le deuxième sous la responsabilité d’Élisabeth Borne , toujours chargée de la Planification écologique et énergétique. Les membres du gouvernement participeront à 16h à un Conseil des ministres présidé par Emmanuel Macron, de retour en France après plusieurs déplacements à l’étranger. Un autre devrait se tenir jeudi pour présenter les textes sur le pouvoir d’achat des Français.

Lire aussi – Remaniement, double Conseil des ministres… Après quinze jours de flottement, Emmanuel Macron veut accélérer

Les ministres

  • Bruno LE MAIRE, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et Numérique ;
  • Gérald DARMANIN, ministre de l’Intérieur et des Outre-mer ;
  • Catherine COLONNA, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;
  • Éric DUPOND-MORETTI, garde des Sceaux, ministre de la Justice ;
  • Sébastien LECORNU, ministre des Armées ;
  • Olivier DUSSOPT, ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion ;
  • Pap NDIAYE, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse ;
  • Sylvie RETAILLEAU, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ;
  • Marc FESNEAU, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ;
  • Christophe BÉCHU, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ;
  • Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre de la Transition énergétique ;
  • Rima ABDUL-MALAK, ministre de la Culture ;
  • François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention ;
  • Jean-Christophe COMBE, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées ;
  • Stanislas GUERINI, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques ;
  • Amélie OUDÉA-CASTÉRA, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques

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Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale et député LFI, Éric Coquerel, est visé par des critiques concernant son comportement avec les femmes, ce qu’il dément. Mais d’où viennent ces accusations ? Que sait-on vraiment ? On fait le point.

© Christophe Archambault/Pool via REUTERSÉric Coquerel, lors d’une séance à l’Assemblée nationale, le 26 mai 2020.

Le comportement avec les femmes du député LFI Éric Coquerel est-il problématique ? Ces derniers jours, après l’élection de ce dernier à la tête de la commission des finances de l’Assemblée nationale, un poste très stratégique, Éric Coquerel est mis en cause publiquement sur le thème des violences sexistes et sexuelles. Un signalement contre lui a été transmis ce vendredi 3 juillet 2022 au comité contre les violences sexistes et sexuelles de LFI.

Mais ce dernier dément et très peu d’éléments concrets existent. On fait le point sur cette polémique en cinq questions.

Lire aussi : PORTRAIT. Éric Coquerel, un défenseur des « quartiers » à la tête de la commission des finances

1. D’où vient la polémique ?

Le comportement d’Éric Coquerel avec les femmes est arrivé au cœur de l’attention médiatique et politique après une intervention de la militante féministe et antiraciste Rokhaya Diallo sur RTL.

« J’ai plusieurs sources au sein de LFI et j’ai entendu plusieurs fois des femmes parler du comportement qu’il aurait avec des femmes. Ce sont des choses qui reviennent de manière récurrente », a-t-elle pointé le 30 juin.

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En cohérence avec mes convictions féministes, je dis d’E. Coquerel ce que je dirais de toute personne: il me semble incohérent qu’un parti promouvant des valeurs d’égalité choisisse pour cette commission une personne faisant l’objet de telles accusations. pic.twitter.com/HmUq3DnLBY— Rokhaya Diallo (@RokhayaDiallo) June 30, 2022

« En interne chez LFI, plusieurs femmes m’en ont fait part », a-t-elle répété, demandant que la « lumière soit faite ».

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Durant son intervention, Rokhaya Diallo a cité à deux reprises un article du magazine féministe CausetteEn décembre 2018, Causette publiait en effet un article intitulé « La France insoumise les préfère soumise », évoquant sans le nommer « un responsable, aujourd’hui député LFI ». Ce dernier était alors accusé de « dérapages connus et courants ».

« Aux universités d’été, j’ai été son jouet le temps d’une soirée, il ne me lâchait pas, c’était infernal, il avait la main baladeuse sur mes fesses, mes bras, me prenant par la taille. Je lui ai demandé de se calmer, mais, alors qu’on a tous été dans une boîte de nuit, il a continué à m’envoyer toute la soirée des SMS, insistant pour que je passe la nuit avec lui […] Quand j’en ai parlé à d’autres filles, elles m’ont dit qu’il faisait ça avec toutes les nouvelles », témoigne une « jeune militante ». Sans pour autant qu’aucun nom ne soit avancé.

Cet article a été repris par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles (l’association à l’origine de l’affaire Abad) qui a demandé depuis plusieurs semaines, en vain, des explications à LFI.

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🛑@FranceInsoumise, on a un sujet :

est-ce que ce député mis en cause pour agression sexuelle a été réinvesti ? #MeToo #MeTooPolitique #NUPES

[enquête de @CausetteLeMagpic.twitter.com/GUq33jgJU2— Observatoire des VSS en politique (@Obs_vssPol) May 23, 2022

2. Quelles sont précisément les accusations ?

Vidéo associée : Éric Coquerel: \

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Éric Coquerel: \

Le témoignage de l’article de Causette (qui n’incrimine pas directement Éric Coquerel puisqu’aucun nom n’est cité), est l’élément public le plus ancien concernant ces accusations. Il provient en fait de Sophie Tissier, dont le nom a été publié par Médiapart le 2 juillet 2022, et qui s’exprime depuis sur Twitter à ce sujet. Cette ex-insoumise, devenue gilet jaune, a affirmé sur Twitter : « J’ai subi, j’atteste. Éric Coquerel harceleur aux mains baladeuses collantes et assauts déplacés en 2014 », tout en réclamant la démission du député. Des témoins présents ce soir là affirment que cela a bien eu lieu quand d’autres démentent.

Toutefois, elle assurait dans un premier temps au journal d’investigation que « ce n’était pas une agression » et qu’elle n’a pas jugé utile de saisir la cellule de LFI sur les violences sexistes et sexuelles car « ce n’était pas suffisamment grave ». Selon BFM TV et Le Parisien, elle a finalement décidé de saisir le comité des violences sexistes et sexuelles de LFI dimanche 3 juillet. « Elle dénonce des comportements déplacés mais précise qu’il n’y a aucun fait légalement illégal ou répréhensible », précise la chaîne d’information en continu.

À ce jour, il s’agit de l’unique témoignage direct révélé sur Éric Coquerel, bien que plusieurs enquêtes de presse aient été menées sur le sujet. « Mediapart a contacté 14 personnes susceptibles d’avoir reçu directement des témoignages, ou d’avoir été concernées. Aucune piste n’a abouti à ce stade. Ces dernières années, Mediapart avait reçu des alertes, toujours indirectes, visant Éric Coquerel. Mais sans aboutir à des récits directs et recoupés. Nous n’avions donc rien publié », précise par exemple le site en ligne.

Rokhaya Diallo a toutefois évoqué à Médiapart la parole « directe d’une personne qui ne voulait absolument pas témoigner ».

Reste que de nombreux éléments laissent penser que le cas d’Éric Coquerel a été abordé plusieurs fois en interne à LFI.

« Il est indécent de dire « nous ne savons rien, nous n’avons jamais eu de signalement » alors que c’est l’une des éminentes députées LFI qui m’avait alerté sur un « problème Coquerel » dès juin 2016 », écrit toutefois sur Twitter Elen Debost conseillère départementale de la Sarthe EELV.

De son côté, Amandine Fouillard, ancienne responsable du livret sur l’égalité femme homme de ce parti a répondu au député LFI Manuel Bompard« Je me souviens que le sujet avait été évoqué lors du rendez-vous que nous avions eu en avril 2018, rendez-vous sur la création de la cellule de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Tu es donc au courant depuis minimum cette date », a-t-elle écrit sur Twitter.

Par ailleurs, comme l’écrit Médiapart« le sujet a fait irruption, mardi 28 juin, lors d’une réunion de l’intergroupe de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) à l’Assemblée ». Selon le journal d’investigation, le numéro 1 du PS Olivier Faure a en effet interrogé les cadres de LFI à propos de ces accusations.

3. Comment se défend Éric Coquerel ?

Le député LFI s’est longuement exprimé à l’occasion d’une tribune dans le Journal du Dimanche . « Depuis plusieurs années une rumeur s’est développée à mon propos sur les réseaux sociaux​. Je fais cette tribune pour affirmer que je n’ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport »​, a affirmé Éric Coquerel, tout en se disant solidaire avec le mouvement MeToo.

« On ne peut charger publiquement quelqu’un à partir de la rumeur. Les mises en question publiques ne devraient pouvoir se faire sans un signalement précis, identifié, vérifié, respectant ainsi la parole des femmes », a-t-il poursuivi.

Auprès de Médiapart, il a toutefois reconnu être bien le député visé par l’enquête de Causette. « Je me suis reconnu parce que cela parle d’une soirée en boîte que j’ai effectivement passée. Sauf qu’il y a des éléments dans cette description que je ne reconnais pas, et qui font passer une soirée en boîte, avec des flirts, pour quelque chose qui serait à la limite du harcèlement ou en tout cas à la limite d’une drague lourde. Ça, je ne le reconnais pas », a-t-il détaillé.

À l’occasion d’un entretien télévisé sur BFM TV ce dimanche 3 juillet (entretien qui était déjà prévu avant la polémique), le député a répété : « je n’ai jamais commis ces comportements qui méritent des dénonciations publiques », niant tout comportement de « drague agressive »« Je nie tout ce qui pourrait s’apparenter à des gestes déplacés », a-t-il ajouté concernant Sophie Tessier, rappelant qu’il s’agit « du seul témoignage ».

Il ira « bien sûr » s’expliquer devant le comité de LFI suite au signalement, a-t-il enfin assuré, tout en ajoutant qu’il « n’excluait pas de porter plainte pour diffamation ».

4. Que dit le parti LFI ?

Les cadres du parti font bloc derrière Éric Coquerel. « C’est très grave ce que fait Rokhaya Diallo car elle jette des accusations sans aucune preuve, sans aucun élément concret », a dénoncé le député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard.

Le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon s’est même dit « écœuré par les attaques contre Éric Coquerel menées depuis cinq ans sans faits ni preuves par une petite bande qui instrumentalise et rabougrit la lutte cruciale contre les violences sexistes et sexuelles pour régler ses comptes personnels ».

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Écœuré par les attaques contre Éric Coquerel menées depuis 5 ans sans faits ni preuves par une petite bande qui instrumentalise et rabougrit la lutte cruciale contre les violences sexistes et sexuelles pour régler ses comptes personnels. Je relaie le témoignage de Leïla Chaibi. https://t.co/VaAZ7UQCMk— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) July 2, 2022

Quant à elle, l’eurodéputée Leïla Chaibi a écrit un long texte expliquant sa « colère » face à des « calomnies » et des « ragots ».

Ces différentes figures de LFI s’appuient sur un communiqué du comité contre les violences sexuelles de LFI. L’instance a indiqué le 1er juillet n’avoir « jamais reçu aucun signalement » concernant Éric Coquerel « pour quelque fait que ce soit ». Ce qui n’est donc plus le cas depuis le 3 juillet.

Non-membre de LFI mais de la Nupes, la députée écoféministe Sandrine Rousseau a de son côté, déclaré sur Franceinfo : « J’ai cherché, j’ai passé des coups de fil car il y avait ces bruits […], je n’ai eu aucun témoignage. Cela ne veut pas dire que ça n’existe pas, mais tant qu’on n’a pas de témoignages directs, que faire ? ».

5. Comment réagi la classe politique ?

Les opposants politiques d’Éric Coquerel ont très peu réagi à cette polémique et sont plutôt montrés discrets. « Ici, on parle de rumeur, je ne vais pas commenter des rumeurs. C’est difficile de commenter ces affaires sans avoir le moindre élément », a par exemple expliqué Jordan Bardella, président du Rassemblement national sur Europe 1.

« C’est très dur de vivre dans une société des rumeurs », a ajouté sur Franceinfo le député En Marche Sylvain Maillard. « Ça ne peut être que la justice qui peut dire la vérité », a-t-il ajouté.

Un argument repris par Prisca Thevenot, elle aussi députée de la majorité, sur Franceinfo« Nous devons permettre que la parole se libère, pas dans les médias mais dans les tribunaux », estime-t-elle, refusant d’attaquer Éric Coquerel.

Sur France 3, dimanche 3 juillet, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a elle aussi refusé de critiquer Éric Coquerel. « Nous sommes au stade manifestement de rumeurs. Dans ces affaires-là, quels que soient les parlementaires visés, il faut encourager les victimes à porter plainte », a-t-elle expliqué. « Je trouve triste qu’[Éric Coquerel] ait eu besoin de le faire [se défendre dans une tribune] Il ne faut pas que la machine s’emballe », a-t-elle regretté.

Peu d’autres déclarations ont eu lieu sur le sujet dans la classe politique, alors même que deux membres du gouvernement (Damien Abad et Gérald Darmanin) restent visés par des plaintes pour viol.

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L’ancienne figure des gilets jaunes a effectué un signalement auprès de LFI et envisage maintenant une plainte après avoir dénoncé un comportement « harcelant » du député LFI

© AFPLe député LFI de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel, élu président de la commission des Finances de l’Assemblée.ACCUSATIONS – L’ancienne figure des gilets jaunes a effectué un signalement auprès de LFI et envisage maintenant une plainte après avoir dénoncé un comportement « harcelant » du député LFI

L’affaire Coquerel ne ferait-elle que commencer ? Sophie Tissier, une ancienne figure des « gilets jaunes », a annoncé dimanche avoir effectué un signalement au comité de suivi des violences sexuelles de LFI​. Elle a dévoilé sur BFM-TV avoir déposé une « pré-plainte » et envisage une plainte après avoir dénoncé publiquement un comportement « offensant, harcelant », envers elle du député LFI Eric Coquerel. Qui vient d’être élu cette semaine président de la commission des Finances de l’Assemblée.

Un comportement « outrancier, offensant, harcelant »

Après un tweet à la mi-journée, elle a décrit en début de soirée sur BFMTV « des gestes déplacés, des mains baladeuses », lors d’une soirée organisée par le parti en 2014, évoquant « un regard salace, gluant », et lors de la soirée dansante « une drague lourdingue », un comportement « outrancier, offensant, harcelant », de la part du député.

Selon Sophie Tissier, Eric Coquerel lui aurait adressé en outre des textos lui proposant de l’emmener à son hôtel. « C’était pas une agression physique dans le sens où y a pas eu de violence physique », a-t-elle jugé, « mais le harcèlement, c’était quand même traumatisant ».

« Je n’ai pas envie qu’il aille jusqu’à démissionner »

« Je n’ai pas envie qu’il aille jusqu’à démissionner », mais « qu’il reconnaisse les faits, qu’il entende ce que j’ai à dire et dise « oui c’est vrai, j’ai eu des comportements déplacés » », a-t-elle ajouté. Sophie Tissier a aussi dit en avoir parlé ouvertement dans le parti, notamment à l’eurodéputée LFI Leila Chaibi et l’attachée de presse Juliette Prados.

Vidéo associée : Éric Coquerel n’exclut pas de porter plainte contre Sophie Tissier pour diffamation

Eric Coquerel n’exclut pas de porter plainte pour diffamation

Interrogé auparavant sur BFMTV, Eric Coquerel avait de nouveau contesté tout comportement déplacé​ envers les femmes et amorcé une contre-offensive : « Je vais regarder le dossier, je vais voir. Je n’exclus pas de porter plainte pour diffamation », a-t-il dit, estimant à propos de son accusatrice qu’« il n’y aura pas de plainte » et que « cela va faire pschitt ».

Par ailleurs, « le mouvement envisage maintenant de porter plainte sur tous les gens qui se répandent en calomnies (…) sur les réseaux sociaux », a ajouté Eric Coquerel : « même une cause juste comme #MeToo peut être instrumentalisée ».

Il a enfin rejeté tout parallèle entre sa situation et celle du ministre Damien Abad qui fait l’objet d’une enquête judiciaire après une plainte pour tentative de viol – et dont Eric Coquerel estime qu’il devrait quitter le gouvernement.

Eric Coquerel a également défendu son innocence dans une tribune au Journal du Dimanche, assurant n’avoir « jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport, ce qui caractérise la porte d’entrée d’un comportement délictuel dans le domaine des violences sexistes et sexuelles ».

Mélenchon dénonce une « infâme opération de calomnies »

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a apporté en fin de journée sur son blog son soutien à Eric Coquerel, dénonçant une « infâme opération de calomnies » et disant son « écœurement » face à « cette vile bassesse ».

Après les votes de députés LREM pour des candidats RN aux postes clés de l’Assemblée nationale, il a estimé que les accusations étaient « opportunément relayée(s) sans retenue, ni enquête, ni vérifications d’aucune sorte » et avaient « permis de « faire parler d’autre chose » », s’en prenant notamment à un journaliste de BFMTV.

Il a jugé « urgent de débarrasser » la lutte contre les violences sexistes et sexuelles « des personnes qui en ont fait un moyen d’instrumentalisation de leurs rancoeurs politiques contre LFI ».

« Une indignation à géométrie variable de la part de la gauche »

La cheffe de file des députés LREM, Aurore Bergé, a réagi à l’initiative de Sophie Tissier en estimant au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI que ce n’était « en aucun cas en interne des partis politiques que doivent se régler des affaires aussi importantes. C’est la justice qui doit être saisie s’il y a des plaintes. »

« Je pense qu’il y a une indignation à géométrie variable de la part de la gauche » sur la question des violences sexuelles, a raillé de son côté le président du Rassemblement national Jordan Bardella, interrogé par Europe 1, CNews et Les Echos.

Yaël Braun-Pivet, la nouvelle présidente LREM de l’Assemblée nationale, a, elle, jugé « triste » qu’Eric Coquerel « ait eu besoin » de se défendre publiquement des allégations le visant. « Il faut absolument raison garder, tous, collectivement. Il ne faut pas que la machine s’emballe autour de rumeurs. J’invite chaque victime à porter plainte », a-t-elle lancé sur France 3.

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 Je fais cette tribune pour affirmer que je n’ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport ». Le député insoumis et tout nouveau

© LP/Stéphane DupratÉric Coquerel, rappelle notamment qu’« aucun témoignage public » ni « aucun résultat d’enquête journalistique sérieuse » n’ont émergé en plus de cinq ans. LP/Stéphane Dupratprésident de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel, a répondu dans une tribune publiée ce samedi dans le Journal du dimanche, à la rumeur lui reprochant un « comportement inapproprié avec les femmes ». Dans un long texte, il revient sur les origines de cette rumeur qui se serait développée, selon lui, « depuis plusieurs années » sur les réseaux sociaux, mais qui a pris une ampleur inéditedepuis qu’elle a été relayée jeudi par la journaliste et militante féministe Rokhaya Diallo. « J’ai plusieurs sources au sein de LFI… J’ai entendu plusieurs fois des femmes parler du comportement qu’il aurait eu avec les femmes. Ce sont des choses qui reviennent de manière récurrente depuis plusieurs années », avait déclaré la militante, au micro de RTL, se basant également sur un article du magazine féminin Causette, de décembre 2018. Dans sa tribune Éric Coquerel se défend en révélant notamment que la personne anonyme à l’origine du témoignage le visant dans cet article – « la pièce maîtresse de ses accusations », selon lui – avait affirmé ce samedi dans Mediapart qu’il ne s’agissait « pas d’une agression (…) que ce n’était pas suffisamment grave pour être portée devant une cellule d’écoute ». Il rappelle également qu’« aucun témoignage public » ni « aucun résultat d’enquête journalistique sérieuse » n’ont émergé en plus de cinq ans, dénonçant même « une tentative de contrepoids aux accusations concernant Damien Abad », le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, visé par plusieurs témoignages l’accusant de violences sexuelles. Éric Coquerel, réélu au premier tour dans son fief de Seine-Saint-Denis lors des législatives, profite également de sa tribune pour réaffirmer son soutien au mouvement #MeToo qui « comme toute cause juste, peut être instrumentalisé », selon lui. Jeudi, le comité contre les violences sexistes et sexuelles de La France insoumise, qui se revendique autonome par rapport à la direction du parti, indiquait n’avoir reçu « aucun signalement concernant le député Éric Coquerel pour quelque fait que ce soit ».

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Le président LR du Sénat Gérard Larcher a estimé que la tête de la très stratégique commission des Finances à l’Assemblée « devrait revenir » au RN, suscitant l’ire du chef du PS Olivier Faure qui l’accuse de « détruire le front républicain ». 

© bERTRAND GUAYLe président LR du Sénat Gérard Larcher, le 26 avril 2022 à Paris

M. Larcher demande dans un entretien au Parisien un « changement profond d’attitude » du président Emmanuel Macron, au vu de son bilan politique et de la « défaite historique » de son camp. 

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Selon lui, le « bilan politique » d’Emmanuel Macron « est le résultat de la verticalité de sa gouvernance » et démontre « les limites du +en même temps+: 72 députés LFI et 89 pour le RN ». Il estime que « le front républicain a disparu ».

Le pays « risque d’être difficile à gouverner », et « pour ma part, je souhaite le dialogue dans l’intérêt de la France », souligne-t-il. Côté LR, « nous sommes clairement dans l’opposition », (…) mais nous avons comme ligne de conduite l’intérêt de la France et des Français ».

Faut-il travailler avec le futur groupe RN à l’Assemblée ? « Nous n’avons pas la même histoire et ne partageons pas les mêmes valeurs, mais ce sont des élus de la République », répond M. Larcher. 

« Il y a un règlement à l’Assemblée nationale qui dit que le président de la commission des Finances doit être issu de l’opposition. Or, je constate que le RN est le premier groupe d’opposition. Donc, elle devrait lui revenir », ajoute-t-il.

Cette déclaration a suscité la colère du premier secrétaire du PS Olivier Faure sur Twitter: « toutes les droites, de LREM à LR (…) vont donc mêler leurs voix à l’extrême droite pour accorder au RN la commission des Finances », s’est-il indigné. 

« En détruisant le front républicain, ils ouvrent la porte à une victoire future du RN. La défaite et le déshonneur », a-t-il poursuivi, se disant « proprement écœuré par tous ces gens de LR, LREM ou du MoDem, qui participent avec ardeur à la banalisation de l’extrême droite depuis quelques jours ». 

Et il rappelle que s’il a des « divergences assumées » avec les Insoumis, il n’acceptera « jamais qu’on puisse mettre sur un même plan le RN qui prône l’institutionnalisation de la discrimination avec la FI (la France Insoumise) qui défend la réalisation pour tous de la promesse républicaine ».

« Le front antirépublicain est en marche… ! », a aussi tweeté la députée LFI Clémentine Autain.

Alors que le chef de l’Etat a refusé mardi la démission de la Première ministre Elisabeth Borne, M. Larcher estime qu’elle « n’est pas responsable de la défaite, c’est le président ». « Un changement profond d’attitude est nécessaire » de sa part, insiste-t-il. 

Quant à dissoudre l’Assemblée, « il en a la prérogative mais le peuple souverain vient de décider. Il faut se méfier des dissolutions de confort ».

Maintenant « c’est à lui (Emmanuel Macron) de faire des propositions », souligne M. Larcher, notant que rencontrer les chefs de partis comme le chef de l’Etat l’a fait mardi « devrait être une habitude ».

Au moment où le président des Républicains Christian Jacob s’apprête à quitter son poste, Gérard Larcher juge par ailleurs que le parti peut « retrouver un espace politique entre un macronisme qui vient d’échouer et les deux extrêmes ».

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La Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE) se clôture avec un symbole fort avec la reconnaissance du statut de candidat de l’Ukraine et de la Moldavie à l’Union européenne (UE) et, dans une moindre mesure, avec le vote de la levée du veto bulgare relatif à la Macédoine du Nord. Malheureusement, nous sommes loin d’en conclure à un prochain élargissement enthousiaste : les dossiers concernant les Balkans occidentaux, et la Macédoine du Nord en particulier, nous semblent aboutir au statu quo ante. Ceci s’explique par une manipulation d’information réussie, en ce qu’elle a provoqué un émoi, fondée sur la méconnaissance généralisée des procédures d’élargissement de l’Union.

© ReutersCarnet de bord de la PFUE – Katerina Kolozova, professeure de philosophie politique, ISSH Skopje et Elise Bernard, docteur en droit public, directrice des études d’EuropaNova, décryptent les tensions autour de l’adhésion à l’Union européenne des États des Balkans occidentaux, dont la Macédoine du Nord. 

Premier État de la zone à obtenir le statut de candidat à l’UE, fin 2005, sa procédure d’adhésion se voit, depuis, entravée par deux de ses voisins membres de l’UE, contrairement aux autres États-candidats. La Grèce mettait son veto à l’ouverture des négociations d’adhésion, non sur le fond, mais parce qu’elle considérait comme sienne la dénomination « Macédoine ». À peine ce problème réglé en 2019, c’est la Bulgarie qui s’oppose à l’ouverture des négociations d’adhésion, considérant la Macédoine du Nord comme une partie de son territoire historique et la langue macédonienne comme une variante du bulgare. Ainsi, le candidat n’a jamais pu faire la preuve de ses avancées en matière d’État de droit ni de ses avantages économiques pour l’Union.  

Le parlement bulgare a finalement voté en faveur de la levée de ce veto dans la soirée du 24 juin 2022, après que le Conseil de l’UE lui aurait assuré de garantir ses intérêts dans le cadre de l’adhésion macédonienne. Alors que l’on aurait pu s’attendre à un enthousiasme renouvelé, le lendemain, le Premier ministre macédonien, Dimitar Kovačevski, menace de refuser l’ouverture des négociations avec l’Union, sous prétexte qu’elle renierait les arguments macédoniens quant à ses spécificités historiques et linguistiques.

Hystérie généralisée 

Cette position étonnante s’explique par une hystérie généralisée, les jours précédents, dans la presse et sur les réseaux sociaux macédoniens qui se concentre sur la PFUE. Sur la base d’un document de travail du Conseil de l’UE qui a fuité, la France et la PFUE sont fustigées. Nous l’avons consulté : il s’agit d’un document de travail daté du 17 juin 2022, plus précisément un brouillon relatant les avancées macédoniennes vers l’ouverture des négociations. Comportant ratures, corrections et explicitement estampillé limited, il ne devait pas être rendu public, mais il est présenté comme donnant exclusivement raison aux Bulgares.

Lire aussi – Présidence tournante du Conseil de l’UE : Petr Fiala, un dirigeant tchèque pour protéger l’Europe

L’objectif de la PFUE était de préparer un protocole bilatéral entre la Bulgarie et l’UE pour arriver à la levée du veto pour enfin permettre d’ouvrir les négociations d’adhésion. Il n’était pas question de régler les désaccords bulgaro-macédoniens, puisqu’ils ne relèvent pas de la compétence de l’UE. Malheureusement, la surréaction liée à la fuite de ce brouillon a décrédibilisé les dirigeants nord-macédoniens, au point que la venue de Dimitar Kovačevski au sommet de l’UE pour les Balkans a été dénoncée comme une trahison, des élus de l’opposition appelant même à refuser de commencer à négocier l’adhésion, puisque l’UE impose à la Macédoine du Nord d’abandonner ses revendications historiques et linguistiques. Ce qui est, bien sûr, totalement faux.

 Symptomatique des blocages à l’élargissement de l’UE aux États des Balkans occidentaux

Ce qui pourrait relever d’une anecdote est inquiétant et symptomatique des blocages à l’élargissement de l’UE aux États des Balkans occidentaux. En effet, cette lassitude – appelée dans le jargon eurofatigue – des forces pro-UE macédoniennes éclate maintenant dans une polémique à laquelle les euro-sceptiques de toute la zone peuvent se joindre. Le tout sous le chapeau d’un soi-disant « échec de la diplomatie française » ou de la PFUE. La belle affaire ! Tous ceux réticents à entamer les négociations d’adhésion avec l’UE pour ne pas avoir à se plier aux exigences de l’État de droit se voient rejoints par ceux qui réclament plus d’État de droit dans leur pays : l’UE leur veut du mal, la France refuse de les défendre. En effet, les explications relatives à ce brouillon importent peu, la PFUE est présentée comme tellement mauvaise qu’elle n’a même pas réussi à garder enthousiastes les pro-UE des Balkans.

Ainsi, en cette fin de PFUE, se trouvent – unis dans l’adversité – les désillusionnés du processus d’adhésion à l’UE, les yougonostalgiques, les promoteurs d’un équivalent à l’espace Schengen nommé Open Balkans, les amateurs de la stabilocratie, le tout à grands renforts de médias pro-russes, en Serbie en particulier. La seule issue ne peut donc que se matérialiser dans un accord bulgaro-macédonien. En cela, la PFUE leur aura ouvert la voie vers la levée du veto bulgare. L’ouverture des négociations devra en revanche encore attendre. Pire encore, le scénario d’un retrait de candidature n’est pas à exclure, célébrant ainsi la victoire de la manipulation de l’information et de ceux qui s’engouffrent dans les lacunes qu’emportent la méconnaissance des institutions européennes.

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