Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘POLITIQUE’ Category

Si la candidate du Front national et celui de la France insoumise portent certaines propositions similaires en apparence, leurs programmes et leurs valeurs sont en fait radicalement opposés.

© Fournis par Francetv info
Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon se laisseront-ils tenter par Marine Le Pen ? Alors que le leader de la France insoumise n’a donné aucune consigne de vote (en précisant qu’il ne voterait pas Le Pen), la candidate frontiste multiplie les appels du pied en direction des 19,58% d’électeurs mélenchonistes au premier tour de la présidentielle. Et sur les réseaux sociaux circule un tract destiné à convaincre les « insoumis » de voter Marine Le Pen.

 

Voir l'image sur Twitter

Le tract redoutable de adressé aux électeurs de ..

 

Selon les sondages publiés depuis dimanche soir, entre 10 et 20% d’entre eux envisagent de glisser un bulletin FN dans l’urne le 7 mai, une grosse moitié voterait Emmanuel Macron et un tiers s’abstiendrait ou voterait blanc ou nul. Les électeurs mélenchonistes peuvent-ils se retrouver dans le programme du FN ?

Oui, parce qu’ils incarnent tous deux le « dégagisme » ambiant

En 2011, un dessin de Plantu dans L’Express avait suscité une vive polémique. On y voyait Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, chacun derrière un pupitre, lisant un même slogan : « Tous pourris ! » Deux campagnes présidentielles sont passées par là, mais la caricature pourrait encore être d’actualité.

Rangés aux deux extrémités de l’échiquier, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen partagent le désir de bouleverser le paysage politique français. Tous deux autoproclamés « anti-système », ils s’en prennent depuis plusieurs années aux gouvernants de droite comme de gauche, même si la patronne du FN ne s’en prend plus directement aux « affaires » de ses concurrents, étant elle-même mise en cause.

Quand Marine Le Pen vilipende « l’UMPS », Jean-Luc Mélenchon, lui, se réjouit du « dégagisme » qui a poussé les électeurs de la primaire à gauche à faire chuter Manuel Valls, ou ceux de la primaire à droite à mettre hors jeu Nicolas Sarkozy.

Par ailleurs, relevait le politologue Gaël Brustier sur Slate avant le premier tour, le positionnement de Jean-Luc Mélenchon a sensiblement évolué depuis la dernière élection. Désormais animé d’une stratégie « populiste », il ne serait plus seulement le représentant de la gauche radicale, mais un candidat s’adressant « à ‘tous ceux qui ne sont pas là’, c’est-à-dire aux abstentionnistes et à ce volant d’électeurs perdus dans le désordre idéologique d’une crise protéiforme ». Un créneau qui peut rappeler celui de Marine Le Pen, qui se présente régulièrement comme la « candidate du peuple ».

Oui, parce qu’ils ont en apparence des points communs sur l’Europe et l’économie

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont les principaux pourfendeurs de l’Europe de Bruxelles, de la dérégulation financière et de la mainmise supposée de l’Allemagne sur la politique économique menée sur le continent. « Personne n’a jamais tenu tête à Madame Merkel », déplorait le leader de la France insoumise pendant la campagne. En version Marine Le Pen, cela donne : « Nos dirigeants passent leur vie à aller voir Madame Merkel pour obtenir l’onction. » Mardi soir, sur TF1, la candidate FN a poussé très loin la tentative de récupération.

Les électeurs de la France insoumise, je les vois mal voter pour la France soumise.

Marine Le Pen

sur TF1

Dans leurs programmes respectifs, les deux responsables politiques disent vouloir redonner à la France sa souveraineté face aux exigences de Bruxelles. Cela passe, pour Marine Le Pen, par une négociation suivie d’un référendum sur la sortie de l’UE. Jean-Luc Mélenchon, lui, veut avant tout renégocier les traités (son « plan A ») et, seulement en cas d’échec des négociations, sortir unilatéralement de ces traités par référendum (le « plan B »).

L’un comme l’autre sont opposés à la directive « travailleurs détachés » – mais avec des objectifs différents : préférence nationale pour Marine Le Pen, harmonisation sociale par le haut pour Jean-Luc Mélenchon – ou à l’indépendance de la Banque centrale européenne, et sont favorables à des mesures protectionnistes pour sauver l’industrie.

Sur le plan intérieur, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon plaident pour l’abrogation de la loi El Khomri et pour un soutien accru aux PME. Quant aux retraites, ils se rejoignent pour un retour de l’âge légal de départ à 60 ans, avec 40 années de cotisation pour un taux plein.

Non, parce qu’ils ont deux visions de la société opposées

Sur le plan sociétal, les programmes de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon sont radicalement différents. D’un côté, Marine Le Pen a bâti une bonne partie de son programme autour de la lutte contre l’immigration et d’une tolérance zéro contre l’insécurité, deux notions qu’elle articule d’ailleurs allègrement. Cela se traduit notamment par un moratoire sur l’immigration légale, le durcissement des conditions de naturalisation, la suppression du droit du sol et des doubles-nationalités extra-européennes…

Marine Le Pen veut en outre rétablir les peines planchers, supprimer les aides sociales aux parents de délinquants mineurs, instaurer une peine de prison à perpétuité incompressible, créer 40 000 places de prison, etc.

Au contraire, Jean-Luc Mélenchon voulait « faire progresser l’égalité des droits » en rétablissant la carte de séjour de dix ans comme titre de séjour pour les étrangers, faciliter l’accès à la nationalité française pour les étrangers légaux, et défendre le droit du sol intégral pour les enfants nés en France.

A la différence de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon plaidait pour l’abandon du « tout-sécuritaire », avec une sortie de l’état d’urgence, la supervision des opérations de lutte antiterroriste par le juge judiciaire, le démantèlement des brigades anti-criminalité, l’interdiction des Taser et des Flash-Ball et la mise en place du récépissé de contrôle d’identité pour lutter contre le contrôle au faciès.

Autre divergence, quand Marine Le Pen veut abroger la loi Taubira sur le mariage pour tous et réserver la PMA comme réponse médicale aux problèmes de stérilité, Jean-Luc Mélenchon prônait lui « l’égalité de toutes les familles de tous les enfants et des couples mariés et pacsés », l’ouverture de l’adoption plénière conjointe à tous les couples et le droit à la PMA pour toutes les femmes.

Non, parce que leurs histoires politiques sont incompatibles

Au-delà des points précis de programme, ce sont surtout les parcours politiques des deux leaders qui les différencient, au point de les rendre incompatibles. Tout au long de sa carrière, Jean-Luc Mélenchon n’a cessé de combattre le Front national, avec plus ou moins de succès.

En 1997, il se prononçait ainsi pour l’interdiction du Front national, sur la base d’une loi prévoyant la dissolution de toute association provoquant ou encourageant la discrimination, la haine ou la violence envers un groupe de personnes en raison de leur origine, de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. « C’est le cas du FN. La loi existe. Il ne s’agit donc pas de faire des lois nouvelles contre Le Pen », expliquait-il dans Libération .

Cinq ans plus tard, après la qualification surprise de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon prenait les devants dans une tribune au Monde : « Le vote d’extrême droite doit être réduit au minimum par nos propres forces. (…) J’affirme clairement que tout atermoiement dans les rangs de gauche nous expose au minimum à une nouvelle avancée de l’extrême droite. »

En 2012, le leader du Front de gauche était apparu comme le principal adversaire de Marine Le Pen. « Ce qui séparera nos deux courants depuis toujours et pour longtemps, c’est que nous nous sentons les militants de l’égalité humaine par delà toutes les différences. (…) Vous, vous ne servez à rien, depuis 40 ans, qu’à distiller de la haine », lui lançait-il à l’occasion d’un débat très tendu sur le plateau de « Des Paroles et des Actes ».

J’ai l’intention de combattre votre infâme parti et votre infâme politique partout où je le pourrai.

Jean-Luc Mélenchon

à « Des Paroles et des Actes »

Une promesse tenue puisqu’il s’était par la suite présenté contre elle aux législatives dans sa circonscription d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), sans succès.

L’attitude de Jean-Luc Mélenchon, qui n’appelle cette fois pas à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, a donc de quoi déconcerter, y compris dans ses propres rangs. Mais elle s’inscrit aussi dans une inflexion notable de son discours entamée en 2015 : il n’avait alors pas appelé au front républicain lors des élections départementales et régionales. « La dimension du combat contre le Front national a complètement changé, expliquait-il alors dans Les Inrockuptibles. On s’adapte au fur et à mesure. » Il vient d’en donner une nouvelle preuve

Read Full Post »

Read Full Post »

Le déplacement de la candidate FN à l’usine en grève a été décidé dans la plus grande discrétion. La candidate a quitté son QG sans rien dire à 11h10 ce mercredi. Récit.

Marine Le Pen devant l'usine Whirlpool d'Amiens, le 26 avril 2017

© afp.com/STR Marine Le Pen devant l’usine Whirlpool d’Amiens, le 26 avril 2017

Un bon coup. En se rendant à l’improviste sur le piquet de grève de Whirlpool à Amiens alors qu’Emmanuel Macron rencontrait l’intersyndicale à la chambre de commerce et d’industrie, Marine Le Pen a réalisé une belle opération médiatique qui va marquer la campagne de l’entre-deux-tours.

Visite surprise de M.Le Pen chez Whirlpool : « Quand j’ai appris que Macron n’entendait pas rencontrer les salariés(…)j’ai décidé de venir »

 

Si aucun média n’avait été mis dans la confidence, c’est que cette visite-surprise aurait été totalement improvisée, selon le récit de l’équipe de campagne. Il est environ 11h quand Marine Le Pen quitte la réunion de son conseil stratégique de campagne qui se tient à son QG de la rue du faubourg Saint-Honoré, dans le 8e arrondissement de Paris. Alors qu’elle est arrivée avec 35 minutes de retard, la candidate part précipitamment sans en préciser les raisons. « Elle nous a dit ‘j’ai une urgence et c’est tout’, confie un témoin. Comme si elle avait rendez-vous avec un journaliste russe! »

Un « coup de sang »?

Un départ soudain confirmé par plusieurs membres de cette instance de campagne. « Elle a eu un coup de sang en lisant les dépêches qui disaient que Macron rencontrerait les syndicalistes dans la bulle de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) d’Amiens », glisse un proche de la candidate. La candidate aurait été choquée, selon ce récit, que son adversaire rencontre des représentants du personnel en grève « chez les patrons ».

Pourtant, les premières dépêches concernant la rencontre d’Emmanuel Macron à la CCI ne tombent que vers 13h, alors que Marine Le Pen arrive déjà sur place sur le site de l’usine. « Le propos de Jacques Attali selon lequel la fermeture de l’usine Whirlpool serait une ‘anecdote’ a également participé à la décision de se rendre sur place », indique le même proche de la candidate FN. Une journaliste confirme à L’Express avoir vu Marine Le Pen quitter son QG à 11h10 précisément, sans savoir la destination.

Des militants FN sur place dès le matin

« Personne n’était au courant. On m’a même demandé de lui trouver une veste très vite parce qu’elle n’en avait pas », glisse une petite main de la campagne. « Elle ne savait pas si elle serait bien reçue sur place, c’était spontané », assure encore un membre de l’équipe rapprochée. Un récit battu en brèche par un autre membre du conseil stratégique qui assure que les élus des Hauts-de-France étaient au courant avant même le début de la réunion. « Mais c’est vrai que peu de gens étaient dans la confidence… »

 

Voir l'image sur Twitter

A le FN amène tracts et croissants aux ouvriers en grève

 

Au même moment, à Amiens, plusieurs militants du FN sont venus tracter et apporter des croissants aux grévistes dans la matinée, selon plusieurs journalistes sur place. « Ils ne semblaient pas au courant d’une venue de Marine Le Pen, ils n’en ont en tous les cas pas parlé », confirme Pierre Tremblay, journaliste du Huffington Post.

Une arrivée sans leaders syndicaux

Ces mêmes militants FN étaient déjà venus tracter la veille et lundi après-midi. « Ils avaient été bien accueillis », confirme Dune Froment, étudiante en journalisme, présente sur place. De quoi rassurer l’équipe de campagne à Paris sur les conditions locales. Lorsque Marine Le Pen arrive, c’est la pause déjeuner, seule une trentaine d’ouvriers sont présents au piquet de grève. Les responsables syndicaux, susceptibles de chahuter Marine Le Pen, se trouvent, eux, à la CCI avec Emmanuel Macron. La candidate du FN reste un quart d’heure environ, selon Dune Froment, et repart rapidement. Le temps de quelques selfies avant qu’Emmanuel Macron n’arrive à son tour.

 

Voir l'image sur Twitter

 

« Ça fait longtemps que Marine Le Pen voulait faire quelque chose à Whirlpool, ça n’a pas été improvisé au comité stratégique », souffle un autre conseiller qui rappelle qu’en tant qu’élue des Hauts-de-France, la candidate connaît bien le dossier. « Elle tenait à rencontrer des salariés directement à un moment donné au cours de la campagne. »

La « rencontre aseptisée » de Macron dans une chambre de commerce et d’industrie, qui apparaissait dès mardi dans l’agenda du candidat d’En Marche!, était donc l’occasion à saisir. « Ça nous a bien fait marrer de voir que Macron, qui se dit maître des horloges, lui court après », conclut, hilare, ce proche.

Read Full Post »

Whirlpool « c’est une anecdote qui s’inscrit dans un contexte plus large de création d’emploi », a estimé le soutien d’Emmanuel Macron.

Jacques Attali.

© Copyright 2017, L’Obs Jacques Attali.

Des propos qui ne passent pas. Invité ce matin de LCI, Jacques Attali a choisi le pire moment  -Emmanuel Macron rencontre ce midi à Amiens les salariés en grève de l’usine Whirlpool à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Amiens – pour déclarer que Whirlpool est… « une anecdote ».

Twitter

Voir l'image sur Twitter

1/2 @jattali : « , c’est une anecdote. Une anecdote qui s’inscrit dans un contexte plus large de création d’emplois…

 

Face à Audrey Crespo-Mara, ce soutien d’Emmanuel Macron a estimé que Whirlpool « c’est une anecdote qui s’inscrit dans un contexte plus large de création d’emploi ». « Le cas de 300 personnes n’est pas du ressort du président de la République », a-t-il poursuivi, ajoutant :

« Le président n’est pas là pour régler chaque cas individuel, pas là pour faire de fausses promesses. »

Une déclaration qui fera probablement grincer des dents en interne. Car depuis janvier, les 290 salariés de cette usine de fabrication de sèche-linge, qui appartient à l’américain Whirlpool, numéro un mondial de l’électroménager (20 milliards de chiffre d’affaires), vivent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Leur employeur leur a annoncé qu’il fermerait en juin 2018 cette unité de production, la dernière usine du groupe en France, pour la délocaliser à Lodz, en Pologne, et ainsi s’adapter « à un contexte de marché de plus en plus concurrentiel ».

« Honteux ! » dénonce le Front national

Du coté du Front national, l’occasion était évidemment trop belle pour la laisser passer. « Honteux ! » a ainsi réagi Florian Philippot, épinglant Jacques Attali sur Twitter :

« 300 emplois supprimés, des familles bousculées, une anecdote ? »

Florian Philippot

@f_philippot

une « anecdote » pour Attali soutien de Macron ! 300 emplois supprimés, des familles bousculées, une anecdote ? Honteux. https://twitter.com/audrey_crespo/status/857165782211600384 

 

La candidate FN, Marine Le Pen, a elle fait un déplacement surprise devant l’usine Whirlpool, à la rencontre des salariés, pour marquer sa différence avec Emmanuel Macron.

La direction refuse d’ouvrir à Macron

Emmanuel Macron a promis de son côté de « ne faire aucune démagogie ».

« Je suis venu pour voir les représentants des salariés comme je m’y étais engagé », a souligné le candidat d’En Marche! à l’élection présidentielle en arrivant à la Chambre de commerce et d’industrie d’Amiens-Picardie.

« Je suis venu ici à l’écoute des salariés, pour parler de manière efficace, pour accompagner de manière responsable et ne faire aucune démagogie », a ajouté Emmanuel Macron.

« Les gens du FN sont habitués à ne pas régler les problèmes mais à les exploiter. Je chercher à les régler, pas à les exploiter. »

Selon les informations de l’Obs, c’est la direction de l’usine Whirlpool qui a refusé de laisser entrer Emmanuel Macron dans ses locaux. Le candidat d’En Marche! pensait arriver sur le parking et se rendre dans une salle à la rencontre des salariés de cette usine de sèche-linges menacée de fermeture. Impossible, lui a répondu la direction.

Corinne Bouchouchi @CBouchouchi

Pas de confrontation directe avec les salariés de pour Macron. La direction de l’usine n’a pas voulu le laisser entrer.

 

Emmanuel Macron échangera donc avec l’intersyndicale à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Amiens. Ce qui lui épargnera peut-être quelques insultes et la mauvaise publicité qui s’en serait sans doute suivie.

Twitter

Voir l'image sur Twitter

ça se précise. La déclaration d’Atalli est sur ttes les lèvres. Ça risque d’être chaud

 

Deux séquences non annoncées pour des raisons de sécurité devraient également avoir lieu avant son meeting du soir à Arras. Seul un petit pool de journalistes photo, télé et radio pourra se rapprocher du candidat.

C.C. et C.B

Read Full Post »

Après « l’épreuve épouvantable » de la campagne présidentielle, le député LR Pierre Lellouche a annoncé mercredi qu’il quittait son parti et la vie politique en général. ]]>

© Sipa

C’est un ancien soutien de François Fillon, qui avait rallié Nicolas Sarkozy pendant la primaire de la droite, qui raccroche. Le député des Républicains, Pierre Lellouche, a annoncé mercredi qu’il se retirait de la vie politique et rendait « sa carte LR ». « A bientôt 66 ans » et « 24 ans de mandat à l’Assemblée », Pierre Lellouche a pris cette décision après « mûre réflexion » afin « de laisser la place à la génération suivante », a-t-il écrit dans ce courrier communiqué à l’AFP.

L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy, de 2009 à 2012 (Europe et Commerce extérieur), se livre aussi à une critique virulente de la campagne à droite qui a abouti à la défaite de François Fillon. Ce dernier, « entouré d’un camarilla de fidèles et d’ambitieux, conforté par l’hystérie d’une secte » a « tenu à aller au bout du suicide personnel et collectif », écrit-il. Pierre Lellouche avait proposé pendant la campagne de reporter les élections après les premières révélations du Canard Enchaîné visant François Fillon. « L’heure est venue de quitter la scène, après une campagne présidentielle que j’ai vécue comme une épreuve épouvantable des mois durant, comme la preuve définitive de la décomposition de nos partis politiques traditionnels », écrit le député de Paris.

« Je rendrai mon investiture dans la 1ère circonscription de Paris, à la direction provisoire de ce qui reste de mon parti »

« Ma famille politique désormais sans chef ni ligne politique, en est réduite à appeler à voter Emmanuel Macron« , a-t-il ajouté, « posture présentée comme hautement morale » qui est « pourtant aussi incohérente que périlleuse pour l’avenir ». « Pourquoi ne pas aller au bout de la logique et retirer simplement tous nos candidats en faveur des siens, voire le rejoindre purement et simplement comme certains s’apprêtent à le faire », a-t-il protesté. « Je rendrai donc ma carte aux Républicains, comme je rendrai mon investiture dans la 1ère circonscription de Paris, à la direction provisoire de ce qui reste de mon parti », a-t-il ajouté.

« Fondamentalement, depuis la fin des années 70, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche n’ont pas su ou pu adapter la France aux défis de la mondialisation », analyse ce spécialiste des questions internationales. « J’ai le sentiment d’avoir ma part de responsabilité dans l’échec collectif de la génération », a-t-il ajouté

Read Full Post »

© Fournis par Francetv info

Le mouvement, fermement opposé au mariage entre personnes de même sexe, a publié un communiqué, mardi.

« Macron, c’est non ! » La Manif pour tous, mouvement en tête de la lutte contre le mariage de personnes de même sexe, prend position pour le second tour. Et sans surprise, elle appelle à voter contre Emmanuel Macron. « Candidat ouvertement anti-famille, il fait passer l’argent avant l’humain », est-il écrit dans un communiqué publié mardi 25 avril.

« Nous refusons ce bouleversement de civilisation »

« Le programme d’Emmanuel Macron est la continuité de la politique anti-famille menée depuis 5 ans par François Hollande, Manuel Valls et Christiane Taubira », poursuit le texte. « Nous refusons ce bouleversement de civilisation qui entraîne de nouvelles injustices et inégalités pour les femmes et pour les enfants », ajoute le communiqué.

La Manif pour tous, soutenue par des élus des Républicains et du Front national, n’appelle pas ouvertement à voter pour Marine Le Pen. « Nous invitons chacun à décider de son vote », écrit le mouvement, qui est à l’origine de Sens commun, qui a été omniprésent dans la campagne de François Fillon

Read Full Post »

 

Aucun des deux candidats qualifiés n’a été soutenu par un parti dit de « gouvernement ».

© Fournis par Francetv info La présidentielle de toutes les incertitudes. Après une campagne rythmée par les scandales liés notamment aux affaires Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont qualifiés pour le second tour, dimanche 23 avril.

Ce résultat sonne comme un désaveu pour les deux grands partis de gouvernement, le PS et Les Républicains, qui ont porté depuis plus de trente-cinq ans leurs candidats à l’Elysée. Franceinfo tente de répondre aux questions qui se posent avant ce second tour inédit.

Y a-t-il toujours un « front républicain » face au FN ?

Arrivée en deuxième position derrière Emmanuel Macron, Marine Le Pen réitère la performance de son père lors de la présidentielle de 2002 en se qualifiant pour le second tour. Mais, alors que l’ensemble de classe politique française avait clairement appelé à voter pour Jacques Chirac il y a quinze ans, l’élan n’est pas le même cette année.

Le candidat socialiste, Benoît Hamon (6,3%), a appelé dès dimanche soir, sans ambiguïté, à faire battre la candidate du FN.

Le candidat Les Républicains, François Fillon, arrivé en troisième position avec 20% des voix, a, lui aussi, été extrêmement clair, lors de son discours : « Il n’y a pas d’autre choix que de voter contre l’extrême droite. Je voterai donc en faveur d’Emmanuel Macron. » La position de son parti l’est moins. A la sortie d’un bureau politique organisé lundi soir, la formation de droite a appelé à « voter contre Marine Le Pen pour la faire battre au second tour de la présidentielle ». Pour autant, le communiqué ne mentionne à aucun moment le nom d’Emmanuel Macron, une partie des membres du bureau politique s’y étant fermement opposés, indique Le JDD.

Déçu par sa quatrième place (19,6%), le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a refusé de donner une consigne de vote à ses électeurs, tout comme Jean Lassalle (1,2%), François Asselineau (0,9%), et Jacques Cheminade (0,18%). L e candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, Philippe Poutou, n’appelle pas non plus à voter Emmanuel Macron, même pour « rejeter le danger mortel pour tout progrès social » représenté selon lui par le FN.Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) a annoncé qu’elle voterait « blanc ». Enfin, à droite, le candidat de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan (4,7%) a fait savoir qu’il donnerait sa consigne de vote « en début de semaine ».

Les consignes de vote vont-elles être suivies ?

A priori, oui. La stratégie du front républicain avait bien fonctionné lors des dernières élections régionales, en décembre 2015. Pour éviter toute victoire des candidats soutenus par le Front national, le PS s’était retiré au second tour au profit des Républicains, assurant la victoire à Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France (57,8%) et à Christian Estrosi en Provence-Alpes-Côte d’Azur (54,78%). Le Front national n’avait remporté aucune région.

Pour l’instant, Emmanuel Macron est donné largement gagnant, avec de bons reports. Il obtiendrait ainsi 62% des suffrages au second tour contre 38% pour son adversaire, à en croire l’enquête Ipsos/Sopra Steria publiée dimanche à l’issue du premier tour.

Selon ce sondage, 62% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 79% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur l’ex-ministre de l’Economie au second tour (contre 9% et 4% sur Marine Le Pen, le reste ne s’exprimant pas). Néanmoins, seuls 48% des électeurs de François Fillon opteraient pour Emmanuel Macron au second tour, contre 33% pour Marine Le Pen.

Le second tour est-il déjà plié ?

Marine Le Pen entend bien contredire les sondages qui l’annoncent battue. En visite à Rouvroy, dans le Nord-Pas-de-Calais, lundi, elle a raillé « le vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut » et qui « essaie de se coaliser autour de monsieur Macron ». « J’ai presque envie de dire tant mieux ! », a-t-elle lancé.

A l’image de Donald Trump aux Etats-Unis, la candidate FN peut-elle accéder à l’Elysée après avoir entonné les mêmes critiques contre les immigrés, les intellectuels ou les médias ? Ce n’est pas exclu, tant « la sociologie sème le doute » sur une victoire d’Emmanuel Macron, explique le journaliste Eric Dupin sur Slate. Ce fin connaisseur des sondages se demande si le cœur de cible de l’électorat du candidat d’En marche !, « aisé, éduqué et urbain », est vraiment majoritaire en France.

Emmanuel Rivière, sondeur chez Kantar Sofres, assure aussi à franceinfo qu’Emmanuel Macron « a plein de manières de mettre son avantage en péril. La première est peut-être de donner le sentiment que la victoire est trop facile, et qu’il peut enjamber le second tour. » Au soir du premier tour, le discours d’Emmanuel Macron s’est en effet apparenté à une célébration de victoire. Et son dîner polémique à La Rotonde organisé dans la foulée, a laissé des traces.

Serge Galam n’élimine pas, lui non plus, l’hypothèse de l’élection de Marine Le Pen. Ce politologue « spécialiste des systèmes désordonnés » a expliquéà franceinfo que le nombre d’électeurs se disant prêts à voter contre le Front national serait probablement moins important que prévu. Emmanuel Macron « désactive des électeurs potentiels », détaille-t-il, tandis que l’électorat frontiste est particulièrement décidé.

Que va-t-il se passer lors des législatives ?

C’est l’autre scrutin à suspense. « Depuis la réforme du quinquennat de 2002, souligne Madani Cheurfa, secrétaire général du Centre de recherches politiques de Sciences Po, les législatives sont une élection de confirmation qui coïncide avec la présidentielle. Il s’agit de réduire la possibilité de cohabitation. » L’idée est de donner très vite une majorité de même couleur au président, qui peut ainsi appliquer son programme.

Mais cette formule sera-t-elle applicable en 2017 ? Que va-t-il se passer, alors que ni Emmanuel Macron, avec son tout nouveau parti En marche !, ni Marine Le Pen, avec le Front national, ne semblent en mesure de rassembler plus de 50% des députés à l’Assemblée ?

« Aucun des deux candidats ne dispose d’une majorité préfabriquée. C’est totalement nouveau. » – Madani Cheurfa, enseignant à Sciences Po à France Info

Pour Madani Cheurfa, on risque donc d’aller vers une « majorité composite », qui conduirait le ou la futur(e) président(e) à gouverner « de façon différente ». Il rappelle qu’il existe un précédent : « Michel Rocard, nommé en 1988 Premier ministre par François Mitterrand, avait été contraint de composer avec des ministres de centre-droit » dans un gouvernement d’ouverture. Et de préciser : « En cas de majorité composite, il faudra nommer un Premier ministre consensuel pour des majorités de circonstance. »

Et en cas de blocage ? Il restera au président ou à la présidente la possibilité soit de gouverner un temps par ordonnances, soit de dissoudre l’Assemblée pour tenter à nouveau de se trouver une majorité. Mais une chose est sûre, conclut Madani Cheurfa : « On va vers l’absence de certitude telle qu’on la connaissait avant. »

Read Full Post »

Older Posts »