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Archive for the ‘POLITIQUE’ Category

Ils demandent l’ouverture d’une enquête sur les insinuations contenues dans le livre « Bienvenue Place Beauvau ».

Le palais de l'Elysée

© Copyright 2017, L’Obs Le palais de l’Elysée
Quelle crédibilité faut-il accorder aux insinuations rapportées dans le livre « Bienvenue Place Beauvau » (Robert Laffont) ? « L’Obs » a souligné ici les facilités et les fragilités de l’ouvrage qui s’interroge sur l’éventuelle existence d’une cellule au service de François Hollande. Et donne du grain à moudre aux amateurs des théories complotistes.

Plusieurs responsables de la droite ne s’embarrassent pas de prudence. Déjà, jeudi soir sur France 2, François Fillon avait évoqué l’hypothèse d’un « cabinet noir » au service du chef de l’Etat. Ce dimanche soir, plusieurs de ses amis politiques ont écrit à la justice pour réclamer l’ouverture d’une enquête, nous apprend « Le Figaro ».

Insinuations

La lettre est signée par Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat et coordinateur de la campagne de Fillon, Luc Chatel, porte-parole du candidat, Christian Jacob, président du groupe LR à l’Assemblée, Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, Philippe Bas, président de la commission des lois du Sénat et Nathalie Kosciusko-Morizet, cheffe de file de la droite parisienne.

Ils interpellent Eliane Houlette, patronne du Parquet national financier et François Molins, procureur de Paris, sur une liste d’infraction qui apparaîtraient selon eux dans ce livre. Valérie Pécresse accuse par exemple la gauche d’avoir orchestré la fuite sur l’interpellation de son fils pour consommation de cannabis.

Leur note, publiée par « Le Figaro », reprend des passages du livre écrits le plus souvent au conditionnel ou sur la base de témoignages restés anonymes. La justice dira si ces insinuations lui paraissent suffisamment fondées pour légitimer une enquête.

En attendant, les ténors de la droite auront pu, par cette stratégie de diversion au parfum de complotisme, détourner l’attention des problèmes de leur candidat.

B.L.

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Selon les chiffres de l’Insee, les dépenses en 2016 ont été réduites mais dans une moindre proportion que prévue.

Il sera très difficile de passer sous la barre symbolique des 3 % en 2017, comme l’avait promis le chef de l’Etat. Cette promesse non tenue de François Hollande contrevient également aux exigences de l’Union européenne.

Le gouvernement a déjà obtenu plusieurs délais de Bruxelles pour repasser sous la barre des 3 % mais le redressement n’a pas eu lieu malgré de gros efforts consentis sur certains postes de dépenses.

Le siège du ministère de l’Economie et des Finances à Bercy, Paris, en France.

© (CC)/Wikipédia Le siège du ministère de l’Economie et des Finances à Bercy, Paris, en France.

C’était sans compter sur climat économique morose, avec une croissance qui a patiné l’an dernier, à 1,1% selon les dernières estimations, loin des 1,5% prévus par l’exécutif. Mais aussi les attentats qui ont pesé les dépenses de sécurité.

Les comptes publics sont donc toujours dans le rouge. Et la dette de la France continue de grossir pour atteindre 2,147 milliards d’euros fin 2016, soit l’équivalent de 96% du PIB

Le ministre de l’Economie et des Finances, lui, ne bronche pas. Michel Sapin explique, imperturbable, que la France a scrupuleusement tenu ses engagements européens

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Le candidat de la France insoumise propose que le plus haut salaire d’une entreprise ne puisse pas être plus de vingt fois supérieur au salaire le plus bas.

« Les inégalités ont explosé ces dernières années. Les revenus des dirigeants des grandes entreprises sont chaque fois un peu plus indécents. Que font donc ces gens pour mériter de tels salaires ? N’y a-t-il pas moyen de faire le travail de meilleure façon et pour moins cher ? » argumente le candidat à l’élection présidentielle dans son livre-programme, L’Avenir en commun. Franceinfo décrypte son projet en cinq questions.

© Fournis par Francetv info

1De quoi s’agit-il ?

En matière de limitation des revenus par le haut, Jean-Luc Mélenchon propose deux mesures distinctes. La première est taillée sur mesure pour éviter les abus de certains patrons du CAC 40 : dans chaque société, un salaire maximum serait fixé afin de limiter l’écart de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut. Exemple : dans une entreprise où le salarié le moins bien rémunéré toucherait le smic (soit 17 700 euros brut par an), le plus haut salaire ne pourrait excéder 354 000 euros brut annuel. En outre, parachutes dorés et retraites chapeaux seraient interdits, et les stock-options seraient supprimées.

La seconde mesure ne vise pas le salaire perçu, mais le revenu. La grande réforme fiscale voulue par Jean-Luc Mélenchon prévoit de mettre en place un « revenu maximum », fixé à 20 fois le salaire médian, soit environ 400 000 euros net par an. Contrairement à la première mesure, il n’y a pas ici d’interdiction de percevoir un revenu supérieur à 400 000 euros, mais le surplus serait imposé à un taux très élevé (90%). La quasi-totalité des revenus supérieurs à 400 000 euros atterrirait au final dans les caisses de l’Etat.

2Combien ça rapporterait ?

Le but de ces mesures n’est pas tant de renflouer les caisses de l’Etat que d’empêcher les « rémunérations indécentes » et de promouvoir une meilleure redistribution des richesses. La première mesure, qui consiste à interdire les salaires plus de vingt fois supérieurs au plus bas salaire dans une entreprise donnée, n’aurait aucun bénéfice sur les finances publiques. Au contraire : si un grand patron voit son salaire plafonné, et diminué par rapport à son salaire actuel, il pourrait alors payer moins d’impôts.

Concernant la seconde mesure, l’équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon ne fournit pas de chiffres précis sur le montant qu’elle pourrait rapporter à l’Etat. Interrogé par franceinfo, le syndicaliste Vincent Drezet (Solidaires-Finances publiques), qui conseille également Jean-Luc Mélenchon sur les questions fiscales, l’estime à « quelques centaines de millions d’euros ».

3Qui seraient les perdants ?

Les chefs d’entreprises du CAC 40 seraient très clairement les principales victimes du plafonnement des salaires. « C’est une mesure qui vise les dirigeants des grands groupes, car on sait bien que l’immense majorité des patrons ne touchent pas ce niveau de rémunération », explique à franceinfo l’économiste Guillaume Etiévant, corédacteur du volet « travail » du programme de Jean-Luc Mélenchon. Avec une telle disposition, les rémunérations du patron de Sanofi, Olivier Brandicourt (16,5 millions d’euros en 2015), ou de celui de Renault, Carlos Ghosn (7,2 millions en 2015), seraient largement hors la loi.

Sans surprise, le patronat est fermement opposé à cette mesure. « Il s’agit d’une mauvaise réponse à des questions légitimes. Cette mesure est irréaliste car elle est en décalage avec la réalité de l’économie mondiale, et aurait un impact négatif sur l’attractivité des entreprises, au moment où certaines d’entre elles délocalisent leurs sièges sociaux », réagit-on au Medef, sollicité par franceinfo.

La cible de l’autre mesure proposée par Jean-Luc Mélenchon – l’instauration d’un revenu maximum par le biais de la fiscalité – serait beaucoup plus large. Elle ne toucherait pas seulement les rémunérations des dirigeants d’entreprise, mais tous les revenus imposables, y compris ceux des artistes ou des sportifs par exemple. Interrogée par franceinfo, l’Insee estime que quelque 16 300 personnes déclareraient plus de 400 000 euros de revenus par an.

4Qui seraient les gagnants ?

Avec la mise en place d’un salaire maximum indexé sur le salaire le plus faible dans l’entreprise, on pourrait imaginer que cette mesure incite à augmenter les plus bas salaires. Avec ce message implicite envoyé aux patrons : « Si vous voulez continuer à gagner beaucoup d’argent, il faudra mieux rémunérer vos salariés. »

En réalité, les patrons n’auraient pas grand intérêt à le faire puisque, comme le prévoit la deuxième mesure de Jean-Luc Mélenchon, leurs revenus supérieurs à 400 000 euros par an seraient presque intégralement imposés. S’il arrive au pouvoir, le leader de la France insoumise envisage de toute façon de donner un gros coup de pouce au smic, qui serait augmenté immédiatement de 16%.

5Est-ce réaliste ?

En 2016, cette mesure a été discutée à l’Assemblée nationale lors de l’examen d’une proposition de loi du député communiste Gaby Charroux. Même si elle a été rejetée en commission, l’idée d’un salaire maximum séduisait plusieurs parlementaires socialistes. Mais le député PS Christophe Sirugue, qui allait devenir quelques mois plus tard secrétaire d’Etat à l’Industrie, soulignait que certaines entreprises pourraient contourner le dispositif en externalisant les bas salaires.

Le futur membre du gouvernement pointait aussi du doigt un problème constitutionnel. En l’état actuel du droit, la mesure pourrait en effet être retoquée par le Conseil constitutionnel, au nom de la liberté d’entreprendre et de la liberté contractuelle. Un argument que relativise toutefois le constitutionnaliste Dominique Rousseau, dans une tribune publiée en mai 2016 dans Libération . « Régulièrement, le Conseil constitutionnel rappelle qu’aucun droit n’est absolu, que toute liberté peut être limitée pour être conciliée avec une autre liberté constitutionnelle ou pour tenir compte d’un intérêt général », écrit-il.

La question de l’inconstitutionnalité se pose également pour la mesure visant à appliquer un taux d’imposition de 90% au-delà de 400 000 euros de revenus annuels, qui pourrait être jugé confiscatoire. Fin 2012, la taxe à 75% voulue par François Hollande avait ainsi été retoquée, même si les Sages s’étaient bien gardés de se prononcer sur son caractère confiscatoire ou non. Mais du côté de la France insoumise, on minimise de toute façon l’importance de ces débats juridiques, puisqu’en cas d’élection de Jean-Luc Mélenchon, une assemblée constituante serait élue et chargée de rédiger une nouvelle Constitution.

En résumé…

En proposant de fixer un rapport de 1 à 20 entre le salaire le plus faible et le salaire le plus élevé dans chaque entreprise, Jean-Luc Mélenchon espère pouvoir faire cesser les rémunérations « indécentes » de certains grands patrons. Le leader de la France insoumise veut par ailleurs empêcher tout un chacun de gagner plus de 400 000 euros par an en imposant la quasi-totalité des sommes au-delà de ce plafond. Ces mesures, imaginées dans un but de justice sociale, pourraient cependant se heurter à d’importants obstacles juridiques

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François Fillon a annoncé samedi « lister toutes les infractions relevées dans le livre « Bienvenue Place Beauvau » pour « demander l’ouverture d’une enquête ».

© Fournis par Francetv info
« Nous sommes en train de lister toutes les infractions relevées dans le livre BienvenuePlace Beauvau pour demander l’ouverture d’une enquête », a déclaré François Fillon, hors micro, à franceinfo samedi 25 mars.
Le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle avait accusé jeudi 23 mars dans L’Émission politique, sur France 2, le président de la République François Hollande d’avoir « un cabinet noir » à l’Élysée.

Un livre « instrumentalisé »

Le lendemain, François Hollande avait fortement critiqué cette sortie sur franceinfo et sur France Bleu : « Je ne veux pas rentrer dans le débat électoral, je ne suis pas candidat, mais il y a une dignité, une responsabilité à respecter. Je pense que M. Fillon est au-delà maintenant, ou en deçà. ».
François Fillon a ajouté qu’il s’appuyait sur un ouvrage écrit par trois journalistes, Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, pour lancer ces accusations à l’encontre de François Hollande. Des allégations que l’un des auteurs du livre, Didier Hassoux, a formellement démenties sur franceinfo. Il a dénoncé samedi 24 mars « l’instrumentalisation » de leur travail : « On n’a jamais écrit ça », a-t-il ainsi précisé.

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François Hollande à l'Élysée, le 15 septembre 2014. ALAIN JOCARD / AFP.: «Hollande, Valls et Cazeneuve ont joué avec la justice à des fins électorales»
© Fournis par Slate «Hollande, Valls et Cazeneuve ont joué avec la justice à des fins électorales» La dénonciation d’un «cabinet noir», ce service officieux d’espionnage politique descendu tout droit de l’Ancien Régime, est une constante de la Ve République. L’expression a successivement servi à qualifier la «cellule écoutes» de Christian Prouteau sous François Mitterrand, les petits carnets du patron des RG Yves Bertrand sous Jacques Chirac ou les «grandes oreilles» du chef de la DCRI Bernard Squarcini sous Nicolas Sarkozy.

François Fillon vient de la ressusciter en estimant, lors de «L’Émission politique» de France 2, que François Hollande en avait mis un en place à l’Élysée pour tenter, en vain, d’assurer sa réélection. Une affirmation qu’il affirme avoir puisée dans le livre Bienvenue Place Beauvau. Police: les secrets inavouables d’un quinquennat, qui vient de paraître aux éditions Robert Laffont:

«C’est un livre sur le ministère de l’Intérieur et la place Beauvau qui, en 240 pages, explique que François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l’intéressent à son bureau, ce qui est une illégalité totale, comment il est branché directement sur Bercy, sur Tracfin, sur des informations qui lui sont apportées en permanence, comment il est au courant des moindres faits, des moindres filatures, y compris concernant son ancien Premier ministre Manuel Valls. On cherchait un cabinet noir, on l’a trouvé, en tout cas à travers ces allégations. […] Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l’histoire récente de la Ve République, un chef d’Etat n’est jamais aussi loin dans l’illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité.»

Les propos du candidat de droite à la présidentielle ont été très vite démentis par l’Élysée ainsi que par le ministère de la Justice. Le journaliste Didier Hassoux –coauteur du livre avec Christophe Labbé et Olivia Recasens– a également nié sur France Info la présentation faite de l’ouvrage par François Fillon, citant un passage affirmant qu’il n’est «pas possible d’[…] apporter la preuve formelle [de l’existence d’un cabinet noir], comme il n’est pas possible de prouver le contraire». «François Hollande a simplement instrumentalisé la police à des fins politiques, comme tous les présidents de la Ve République. C’est une maladie française», a-t-il ajouté.

L’expression «cabinet noir» a été en revanche utilisée de manière très affirmative par Valeurs actuelles, qui a publié de longs extraits du livre jeudi: selon l’hebdomadaire, qui employait l’expression contre l’Élysée dès octobre 2013, les auteurs «racontent comment [François Hollande] se serait servi d’un cabinet noir pour discréditer ses concurrents à la présidentielle de 2017».

«Indices troubles et témoignages étonnants»

Dans leur livre, les trois auteurs n’emploient en fait l’expression qu’au style indirect, placée dans la bouche de «sarkozystes» anonymes:

«En 2017, cinq ans après sa défaite électorale, ce ne sont pas moins de treize affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage. Au point que les sarkozystes, prompts à s’afficher en victimes, y voient la main d’un cabinet noir.»

Sans reprendre la formule à leur compte, ils décrivent une «mécanique complexe aussi efficace que redoutable» aux dépens de l’ancien président de la République, passant par Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy, le directeur des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice Robert Gelli (décrit comme un proche de François Hollande, ce dont il s’est défendu dans le passé) ou encore par des consignes orales données à des juges spécialistes des enquêtes en «poupées russes», où une procédure en alimente une autre.

Si les manipulations politico-judiciaires supposées du pouvoir ne constituent pas la totalité de l’ouvrage (qui s’intéresse aussi à l’échec de la réforme de la police, de la lutte contre le trafic de drogue ou de l’amélioration des relations police-population), elles occupent l’essentiel de son premier quart. Les trois auteurs écrivent que, «comme leurs prédécesseurs, mais avec moins de talent et de rouerie, Hollande, Valls, Cazeneuve et les autres, ont joué avec l’appareil judiciaire à des fins souvent électorales». Moins de talent ou de rouerie car, «plus par nécessité, amateurisme et imprévision que par mansuétude ou véritable choix», le nouveau pouvoir a dû autant s’appuyer sur des réseaux chiraquiens que hollandistes pour contrôler la police à son arrivée…

«L’addition d’indices troubles et de témoignages étonnants interroge», ajoutent plus loin Didier Hassoux, Christophe Labbé et Olivia Recasens. Pour eux, «derrière [les] ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande. Mais le principal intéressé s’en défend: jamais, jure-t-il à qui veut l’entendre, il n’a donné l’ordre de monter des opérations de déstabilisation».

Dans une critique sévère de l’ouvrage, Le Monde déplore que ses auteurs «mettent systématiquement en lien des événements, souvent déjà connus, pour construire une machine à soupçons, qui n’est jamais très loin des théories conspirationnistes et qui fait douter qu’il puisse exister un seul policier républicain», les citations les plus dures du livre étant pour la plupart anonymes (chose il est vrai fréquente sur des sujets sensibles). C’est le cas par exemple de ce magistrat qui explique aux auteurs que «le Château est passé maître dans l’art de pousser ou ralentir le feu sous les casseroles judiciaires» ou de ce haut gradé de la police judiciaire qui décrit la pratique du «coup de billard à plusieurs bandes» du pouvoir.

«Le Château fomente des coups bas»

Des «coups» dont, au-delà des affaires Sarkozy, l’ouvrage donne plusieurs autres exemples en relation avec la présidentielle 2017. Il s’interroge par exemple sur l’apparente mansuétude judiciaire dont ont fait l’objet pendant le quinquennat des rivaux à droite de l’ancien président, comme Jean-Louis Borloo (affaires de l’arbitrage Tapie et Écomouv’) ou Dominique de Villepin (affaire Relais & Châteaux). Ou liste les proches de Manuel Valls qui se sont retrouvés dans le viseur de la justice ou des médias alors que le Premier ministre de François Hollande devenait un de ses rivaux dans la perspective de la présidentielle, litanie qui a fini par persuader «l’entourage» de l’ancien maire d’Évry que «le Château fomente des coups bas».

Jean-Marie Le Guen, son secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, a ainsi été épinglé pour ses liens avec le Qatar (et, «dans [la] tête» de Valls, aurait été ciblé par des «munitions […] fournies par le château avec l’aide d’un dévoué artificier, Bernard Bajolet, le directeur de la DGSE», proche de Hollande). Jean Daubigny, son directeur de cabinet durant les six premiers mois du quinquennat, a été placé en garde à vue pour fraude fiscale le 16 novembre 2016 (époque où les relations Élysée-Matignon étaient devenues exécrables) après une plainte de Bercy. Ami de trente ans de Manuel Valls, le criminologue Alain Bauer, visé pour des contrats conclus avec la Caisse des dépôts et consignations, est l’un des rares à témoigner de ses soupçons on the record: «Je vois bien l’intérêt: ils ont voulu se faire Valls, alors ricochons sur Bauer, se sont-ils dit. Lemas [René-Pierre Lemas, secrétaire général de l’Élysée de mai 2012 à avril 2014, et aujourd’hui directeur général de la CDC, ndlr] l’a fait pour faire plaisir à Hollande, cela lui ressemble bien.»

Si François Fillon finit par lire en entier l’ouvrage, il se rendra en revanche compte que lui-même y apparaît très peu, bien moins que Manuel Valls ou Nicolas Sarkozy… Sauf pour un épisode dont il est au contraire moteur: son déjeuner du 24 juin 2014 avec son ancien ministre Jean-Pierre Jouyet, lors duquel, selon Le Monde (dont les journalistes ont remporté en première instance et en appel un procès en diffamation intenté par le candidat à la présidentielle), il aurait lancé à propos de l’ancien président: «Jean-Pierre, t’as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?» Quant à l’affaire des emplois parlementaires fictifs, les auteurs –qui, pour deux d’entre eux, travaillent au Canard enchaîné– écrivent précisément que «le supposé cabinet noir de l’Élysée n’y est pour rien».

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© Fournis par BFMNews

Plusieurs médias avaient affirmé que le candidat Les Républicains, dont la campnagne est parasitée par les affaires, était conseillé par des proches via des SMS durant le débat qui l’a opposé lundi soir à Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

« Je vous assure que je ne reçois jamais de SMS pendant une émission. Encore une calomnie supplémentaire », a dénoncé François Fillon dans L’Emission politique.

Invitée jeudi matin sur BFMTV et RMC, Marine Le Pen a confirmé que François Fillon avait longuement échangé des SMS à son pupitre, en plein débat présidentiel entre cinq des onze candidats, diffusé en direct lundi soir sur TF1

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