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Archive for the ‘SeaFRance’ Category

Le Point.fr

Les 500 emplois seront accompagnés d' »aides » en matière de déménagement, qui pourront aller jusqu’à 10 000 euros en moyenne.
La SNCF, dont la filiale déficitaire SeaFrance a été liquidée lundi, va publier mercredi sur un site internet 500 propositions d'emploi.La SNCF, dont la filiale déficitaire SeaFrance a été liquidée lundi, va publier mercredi sur un site internet 500 propositions d’emploi. © Witt / Sipa

 
 

La SNCF, dont la filiale déficitaire SeaFrance a été liquidée lundi, va publier mercredi sur un site internet 500 propositions d’emploi, a déclaré le ministre des Transports, Thierry Mariani. « La SNCF va mettre à disposition, dès demain, par l’intermédiaire d’un site internet, 500 propositions d’emplois intégrés à la SNCF », et les salariés qui accepteront ces emplois « ne passeront même pas par le chômage », a affirmé Thierry Mariani à l’issue d’une rencontre avec le président de la SNCF, Guillaume Pepy, et du président de Pôle emploi, François Nogué.

Ces emplois seront accompagnés d' »aides », en matière de déménagement notamment, qui pourront aller jusqu’à « 10 000 euros en moyenne » et d’une formation qui sera « prise en charge », a-t-il précisé. En outre, le ministre a annoncé la création, d’ici à deux semaines, d’une « cellule emploi spécialement dédiée aux salariés de SeaFrance qui sera mise en place conjointement par la SNCF et Pôle emploi », ainsi que d’une « cellule de revitalisation » pour les salariés qui auraient un « projet personnel ».

Thierry Marini a aussi indiqué que « chaque lundi », il publierait « un indicateur qui fera le décompte des salariés de SeaFrance » qui auront retrouvé un emploi. À ce jour, le ministre dénombre 819 salariés de SeaFrance sans emploi, sur les 872 emplois de SeaFrance à Calais, étant donné que 53 de ces salariés « sous statut SNCF ont immédiatement été repris par la SNCF ».

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SeaFrance peut-elle renaître après sa liquidation?

 Par Julie de la Brosse –

C’est désormais certain, SeaFrance n’échappera pas à la liquidation. Mais son activité, elle, pourrait repartir dans le cas où des repreneurs seraient toujours intéressés. Explication avec les trois pistes encore sur la table.
Des enfants déploient des pancartes pour sauver SeaFrance, devant le Tribunal de commerce de Paris, le 9 janvier 2012.

Des enfants déploient des pancartes pour sauver SeaFrance, devant le Tribunal de commerce de Paris, le 9 janvier 2012.
REUTERS/Benoit Tessier

L’arrivée surprise d’Eurotunnel dans le dossier n’y aura rien changé. Ce lundi le tribunal de commerce de Paris a fini par trancher : SeaFrance sera liquidée. Le projet de la Scop, dernier en lice dans ce dossier, a été jugé non viable par les magistrats. Ce qui ne veut pas dire que les ferries SeaFrance ne reprendront jamais la mer. Explication avec les trois pistes encore sur la table…

La liquidation pure et simple Ce sera la première phase du processus. Quoi qu’il arrive en effet, SeaFrance va être liquidée, les salariés seront licenciés et les actifs de l’entreprise seront vendus au mieux-disant.

Ce lundi, la SNCF, maison mère de SeaFrance, a déclaré qu’elle mettrait en place une cellule de reclassement et de recrutement « dans le groupe SNCF », si des licenciements avaient lieu. Elle propose également de verser 36 millions d’euros d’indemnités supra-légales aux salariés…

La reprise par un tandem concurrent Après la liquidation judiciaire, les discussions pourraient reprendre avec Louis Dreyfus Armateurs (LDA), qui avait présenté il y a quelques mois avec le danois DFDS une offre de reprise alternative. Retoquée en novembre dernier par le Tribunal de Commerce, cette proposition s’était heurtée à l’opposition frontale de la CFDT. Mais la semaine dernière, de nombreuses voix ont réclamé la réouverture des négociations. Même du côté des salariés, un collectif de non-syndiqués a demandé à renouer le dialogue avec Louis-Dreyfus Armateur, estimant qu’il s’agissait désormais de la seule solution pour sauver l’emploi.

Le gouvernement veut préserver l’emploi L’attente n’a pas été longue pour que le gouvernement réagisse à l’annonce du Tribunal de Commerce. Quasi-immédiatement le premier ministre François Fillon a évoqué la reprise des discussions avec les acteurs politiques et économiques du dossier pour sauver les emplois. De son côté, Thierry Mariani, le Ministre des Transports, a déclaré à l’AFP que « la totalité des pistes qui vont permettre aux 800 salariés de retrouver un emploi vont être explorées ». Même son de cloche à Berlin, où Nicolas Sarkozy lui-même a tenu à s’exprimer sur le dossier, assurant qu’il y aurait une « solution crédible pour tous les salariés de l’entreprise ».

Or selon Libération, la liquidation et l’effacement de 230 millions d’euros de dette pourraient redonner de l’appétit au tandem concurrent. A en croire le quotidien, ce dernier serait en effet en train de réfléchir à une nouvelle offre de reprise, avec embauche de 540 salariés, et maintien de l’activité sous pavillon français.

Seul point faible de ce projet, il n’offrirait que 5 millions d’euros pour les trois ferries de la compagnie dont la valeur est estimée… à 150 millions d’euros. Par ailleurs, de nombreux salariés de SeaFrance se méfieraient de ce concurrent aux méthodes qualifiées de « low-cost » et « déloyales ». Ils craignent notamment de se voir proposer des rémunérations très inférieures à celles actuellement en cours dans l’entreprise.

Le projet de la SCOP toujours en lice C’est le scénario que continue de défendre la CFDT, syndicat majoritaire chez SeaFrance. La liquidation de SeaFrance n’empêche pas en effet ses ex-salariés de fonder une société coopérative ouvrière (Scop) pour relancer l’activité. Jusqu’à présent le dossier était au point mort, puisque la CFDT n’a pas réussi à trouver les 50 millions d’euros que lui réclamait la justice pour poursuivre l’activité.

Mais ce lundi, le projet de la Scop a connu un énième rebondissement. Eurotunnel a en effet annoncé qu’il était prêt à racheter les ferries SeaFrance, dans le cadre d’une association avec la région Nord-Pas-de-Calais, pour les louer ensuite à la coopérative. « On ne peut pas laisser disparaître la seule compagnie française du port de Calais », a ainsi fait valoir le PDG d’Eurotunnel dans une interview à Libération.

SeaFrance peut-elle renaître après sa liquidation?La compagnie de ferries SeaFrance va être liquidée quoi qu’il arrive.

REUTERS/Pascal Rossignol

Pour Jacques Gounon, qui ne se cache d’avoir attendu la liquidation de l’entreprise pour proposer sa candidature, il ne serait pas difficile d’être mieux-disant que LDA et DFDS. Ce qui devrait théoriquement lui apporter les faveurs des liquidateurs judiciaires.

Reste que ce projet est toujours très hypothétique. Tout d’abord, il est essentiel qu’une majorité des salariés veuille encore investir ses indemnités (36 millions d’euros selon la SNCF) dans l’entreprise. Ce qui dans le contexte actuel est loin d’être évident. La CFDT, porteuse du projet, est de plus en plus remise en cause, et la justice vient de déclarer le projet non viable économiquement, ce qui pourrait en freiner plus d’un…

Par ailleurs, les modalités techniques de cette reprise seront beaucoup plus compliquées que si le tribunal avait décidé la cession de l’activité. Toutes les démarches administratives, notamment concernant les créneaux horaires des ports ou autres, vont être automatiquement abrogées par la liquidation. « Il va falloir tout refaire de zéro », s’est notamment plaint David Baré, le trésorier de la CFDT, selon qui « ce n’est pas demain que la Scop SeaFrance verra le jour. »

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Eurotunnel conteste le projet de reprise de SeaFrance

L’Expansion.com avec AFP –

L’exploitant du tunnel sous La Manche a saisi l’Autorité de la concurrence, estimant qu’un des repreneurs potentiels de la compagnie de ferries en difficultés bénéficiait d’aides publiques.
La société de ferries Seafrance.

La société de ferries Seafrance.
Reuters

L’exploitant du tunnel sous La Manche Eurotunnel, qui conteste un projet de reprise de la compagnie de ferries SeaFrance, a saisi l’Autorité de la concurrence, estimant que les repreneurs bénéficient d’aides publiques, a-t-il indiqué mercredi à l’AFP, confirmant des informations du Figaro. « Nous avons bel et bien adressé une lettre il y a quelques jours à l’Autorité de la concurrence contestant le projet de reprise de SeaFrance », filiale de la SNCF, a déclaré une porte-parole d’Eurotunnel, jointe par l’AFP.

SeaFrance assure la liaison trans-Manche Calais-Douvres et emploie 880 salariés CDI et 200 CDD selon les saisons. Menacée de liquidation judiciaire, elle a reçu deux offres de reprise, l’une associant Louis Dreyfus Armateurs (LDA) au groupe de ferries danois DFDS, l’autre étant un projet de Scop (Société coopérative et participative) présenté par la CFDT, syndicat majoritaire de l’entreprise.

C’est l’offre de Louis Dreyfus Armateurs via sa filiale LD Lines, qui est visée par Eurotunnel. Elle propose de reprendre notamment trois des quatre navires de SeaFrance, filiale de la SNCF, et 460 salariés sur 800, selon Le Figaro. « L’intégration de ces lignes dans la future société, par le biais des fonds publics qui lui seraient alors fournis, lui donnerait un avantage concurrentiel tout à fait anormal et par conséquent inacceptable », dénonce Eurotunnel dans un courrier du 26 octobre, dévoilé par Le Figaro mercredi.

« Eurotunnel n’est pas contre un armateur particulier, il veut juste avoir affaire à une concurrence saine et loyale », a défendu une porte-parole à l’AFP. L’Autorité de la concurrence devra déterminer si la fusion des activités de trois opérateurs du trafic transmanche est acceptable.

Le tribunal de commerce de Paris doit pour sa part statuer le 16 novembre sur les deux offres sur la table. Mi-octobre, la Commission européenne a rejeté un plan de restructuration proposé par le gouvernement français, estimant qu’il n’était pas conforme aux règles européennes de la concurrence.

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L’Expansion.com avec AFP – 
Le sursis accordé à la société de ferries n’aura servi à rien. Le plan de restructuration proposé par le gouvernement français a été jugé non conforme aux règles européennes de concurrence.
La société de ferries Seafrance

La société de ferries Seafrance
Reuters

La Commission européenne a rejeté lundi le plan de restructuration de la société de ferries SeaFrance, en redressement judiciaire, considérant que la solution proposée par le gouvernement français n’était pas conforme aux règles européennes de la concurrence.

Bruxelles a pris sa décision après « des discussions régulières et intenses depuis un an avec les autorités françaises » et après leur avoir accordé quelques jours de sursis. Ce rejet assombrit l’avenir de SeaFrance qui assure la liaison trans-Manche Calais-Douvres et emploie 880 salariés CDI et 200 CDD selon les saisons. Il intervient la veille de la décision du tribunal de commerce de Paris sur l’avenir de SeaFrance, société en redressement judiciaire depuis juin 2010.

« La France n’a pu démontrer que la contribution financière de la compagnie était exempte d’aide d’Etat et reflétait la confiance des marchés quant à sa viabilité future », explique la Commission dans un communiqué. « C’est une grande déception » et « une grande inquiétude pour les salariés puisque le plan de continuation ne pourra pas être présenté au tribunal de commerce », a déclaré à l’AFP Vincent Launay, directeur général adjoint de SeaFrance.

Seules seront présentées l’offre associant Louis Dreyfus Armateurs (LDA) au groupe de ferries danois DFDS et la Scop (Société coopérative et participative) de la CFDT, la société Being Bang ayant retiré son offre, selon M. Launay ». Pour nous, ce rejet est une bonne nouvelle », a réagi Stéphane Humetz, secrétaire fédéral FGTE-CFDT, « les salariés y croient, il y a déjà eu 509 adhésions au projet de Scop ».

Non respect des règles de la concurrence Bruxelles avait ordonné à Paris de trouver un investisseur indépendant car le plan de la France, qui passait par un prêt de 100 millions d’euros accordé par la SNCF, maison-mère de SeaFrance et entreprise publique à 100%, constituait une aide d’Etat injustifiée aux yeux de l’UE. La Commission avait ouvert une enquête approfondie en juin car elle avait « des doutes sérieux sur les perspectives de retour à la viabilité de l’entreprise à terme » et craignait que le plan de sauvetage ne crée des distorsions de concurrence.

Le PDG de l’exploitant du tunnel sous la Manche, Eurotunnel, Jacques Gounon, avait estimé que toute aide publique accordée à SeaFrance constituerait de fait « la légalisation d’une distorsion de concurrence ». Il avait menacé d’attaquer la décision de la Commission européenne si celle-ci donnait son feu vert au plan français.

Le ministre français des Transports, Thierry Mariani, s’était rendu à Bruxelles le 13 octobre et avait rencontré le commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, pour tenter de le convaincre que le plan respectait les règles de la concurrence. « Mes services et moi-même avons oeuvré sans relâche pour trouver une solution équitable tant du point de vue de la concurrence que de l’emploi. Mais les données présentées par les autorités françaises ne sont malheureusement pas de nature à permettre de lever les doutes sur la réalité de la contribution propre de SeaFrance au plan de restructuration », a expliqué M. Almunia, cité dans le communiqué

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SeaFrance peut-elle encore être sauvée?

 Gaétan Supertino –

La filiale maritime de la SNCF vient d’être placée en liquidation judiciaire. Mais le Tribunal de commerce laisse du temps aux potentiels repreneurs pour fignoler leurs offres. Quels sont les scénarios? L’Expansion.com fait le point.
La société de ferries SeaFrance

La société de ferries SeaFrance
Reuters

« C’est un grand soulagement pour tous les marins. Même si nous avons le sentiment que nous avons encore plus de responsabilités maintenant sur les bras », a déclaré ce mercredi Didier Cappelle, secrétaire du syndicat CFDT maritime, après la décision du Tribunal de commerce de Paris sur SeaFrance. Celui-ci vient certes de prononcer le placement en liquidation judiciaire de la filiale maritime de la SNCF, qui assure des liaisons transmanche entre Calais et Douvres. Mais il a aussi décidé le maintien de l’activité jusqu’au 28 janvier 2012. Il laisse le temps à de nouvelles offres de reprises de se faire connaître, celles-ci devant être déposées avant le 12 décembre.

Une reprise par les salariés?Si Didier Capelle parle de responsabilité, c’est que la CFDT, syndicat majoritaire, propose une reprise de l’entreprise par les salariés via une Scop (Société coopérative et participative). Le syndicat a déposé en août une offre prévoyant de conserver l’intégralité des CDI et des sept navires. Mais le Tribunal de commerce l’a rejetée, les modalités de financement du projet étant encore flou. La Scop a besoin de 20 à 25 millions d’euros pour démarrer l’activité. Et espère profiter du sursis accordé par le tribunal pour les trouver, en appelant notamment au soutien des pouvoirs publics.

« Il faut se retrousser les manches. Et on va surtout veiller à se rapprocher maintenant des instances politiques, de la SNCF, de l’Etat, pour concrétiser le financement, pour nous aider à aboutir à la Scop. Pour l’instant, SeaFrance n’appartient pas encore aux marins et rien n’est gagné. C’est maintenant qu’il nous faut continuer et confirmer notre travail » a déclaré, prudent, Didier Cappelle.

« SeaFrance va mal mais peut repartir. Nous voulons racheter un navire, plus moderne, mettre en place une meilleure qualité de services sur les bateaux, et rehausser les prix. Nous avons un réel projet » détaille Stéphane Hunetz, secrétaire fédéral de la CFDT maritime. La Scop ne demande pas une aide, ce qui entraverait la concurrence, mais un financement sous forme de prêt, qui serait remboursé le temps de démarrer l’activité. Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a déclaré vouloir rencontrer les responsables de la Scop sous dix jours, « pour voir comment on peut éventuellement travailler ensemble ».

Le retour de Louis-Dreyfus-DFDS?Le groupe de ferries danois DFDS, allié à l’armateur français Louis-Dreyfus, était également candidat à la reprise de SeaFrance. Le projet de DFDS proposait de ne garder que trois navires, et 460 salariés, ce qui a provoqué l’ire des syndicats et des salariés. Dans son jugement, le tribunal a estimé que l’offre prévoyait de trop nombreuses suppressions d’emplois et qu' »il y avait donc un risque de conflit social grave ». Il ajoute que le prix proposé pour la reprise des navires est trop bas, et que cette reprise pourrait poser des problèmes de concurrence.

La direction de SeaFrance hors jeuFin octobre, l’offre de la direction de SeaFrance, qui prévoyait une recapitalisation à hauteur de 160 millions d’euros via notamment un prêt de la SNCF, a été retoquée par la Commission européenne, qui l’a jugée aussi contraire aux règles de la concurrence. La Commission estime que le fait de bénéficier de fonds publics désavantagerait les concurrents, notamment Eurotunnel.

En effet, DFDS est déjà propriétaire de nombreuses lignes dans le nord de l’Europe, et un rachat de SeaFrance devrait être validé par l’Autorité de la concurrence. « L’intégration de ces lignes dans la future société, par le biais des fonds publics qui lui seraient alors fournis, lui donnerait un avantage concurrentiel tout à fait anormal et par conséquent inacceptable », s’inquiétait même le 26 octobre, dans un communiqué, Eurotunnel, le concurrent direct du groupe danois.

Le consortium n’a pas encore indiqué s’il allait redéposer une offre de reprise. « Nous ne savons pas encore si nous retenterons notre chance ou pas. La décision n’est pas encore prise. Nous regrettons la décision du Tribunal, notre offre était la meilleure » déclare-t-on seulement, pour le moment, du côté de Louis-Dreyfus Armateur.

Un simple sursis avant liquidation?Reste que SeaFrance connaît d’énormes difficultés. La société a perdu 240 millions d’euros en 2010, et 725 emplois ont été supprimés la même année. La filiale de la SNCF, qui a vu le jour en 1938 en même temps que la compagnie ferroviaire (elle a plusieurs fois changé de nom depuis) souffre de la concurrence d’Eurotunnel, de la crise ou encore de l’augmentation du prix du fioul. Elle a également dû essuyer une grève de 17 jours des officiers en 2008, qui avait complètement paralysé le trafic. Le délai accordé à SeaFrance par le tribunal s’apparente donc beaucoup à un ultime sursis.

La direction de SeaFrance estimait même mardi qu’en l’état actuel de sa trésorerie, elle ne serait pas en mesure de poursuivre son activité au-delà du mois de novembre. Le Tribunal de commerce, en décidant la liquidation, a dans le même temps gelé les remboursements des dettes de la société. Il a également mobilisé 19 millions d’euros, placés sur un compte sequestre, qui permettront à la société de tenir jusqu’à fin janvier.

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SeaFrance suspend ses ferries Calais-Douvres

L’Expansion.com avec AFP –

La filiale maritime de la SNCF, qui a enregistré 240 millions d’euros de pertes en 2010, est en attente d’une décision de justice qui doit trancher mercredi entre reprise et liquidation de la société.
La société, qui emploie 880 personnes en CDI et jusqu'à 220 CDD selon les saisons à Calais et Douvres, connaîtra son sort mercredi

La société, qui emploie 880 personnes en CDI et jusqu’à 220 CDD selon les saisons à Calais et Douvres, connaîtra son sort mercredi
Reuters

SeaFrance, filiale de la SNCF, a décidé mardi d’interrompre le trafic de ses ferries entre Calais et Douvres, à la veille d’une décision cruciale sur son avenir du tribunal de commerce de Paris, pour « garantir la sécurité » des passagers et du personnel, a-t-on appris auprès du groupe. « Afin d’accueillir le jugement du tribunal de commerce de Paris dans la plus grande sérénité et pour garantir la sécurité des passagers et l’intégrité du personnel et des biens, la direction a décidé d’interrompre l’exploitation des navires », a indiqué le service de communication. Cette décision a été prise « en accord avec les administrateurs judiciaires » et l’interruption du trafic, mise en application mardi matin, courra « jusqu’à nouvel avis », a-t-on précisé de même source.

La société, qui emploie 880 personnes en CDI et jusqu’à 220 CDD selon les saisons à Calais et Douvres, connaîtra son sort mercredi: une liquidation, ou alors une reprise, par les salariés ou une société privée. Cette décision du tribunal de commerce de Paris est attendue depuis le 25 octobre, date à laquelle les deux offres encore en lice pour sauver cette filiale lourdement déficitaire de la SNCF ont été examinées.

Louis Dreyfus et la CFDT participent à une offre de repriseSeaFrance, qui a enregistré en 2010 une perte nette de 240 millions d’euros, connaît des difficultés en raison de la concurrence du tunnel sous la Manche et de la baisse de l’activité de transport de fret dans le détroit avec la crise. La première offre de reprise étudiée par le tribunal associe Louis Dreyfus Armateurs (LDA) au groupe de ferries danois DFDS, poids-lourd européen du transport maritime avec 5.000 employés. La seconde est un projet de Scop (Société coopérative et participative) présenté par la CFDT, syndicat majoritaire de l’entreprise.

L’offre de la direction de SeaFrance, qui prévoyait une recapitalisation à hauteur de 160 millions d’euros via notamment un prêt de la SNCF, a été retoquée par la Commission européenne, qui l’a jugée contraire aux règles de la concurrence. Elle ne figure donc plus dans les options présentées au tribunal de commerce.

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Eurotunnel conteste le projet de reprise de SeaFrance

L’Expansion.com avec AFP – 

L’exploitant du tunnel sous La Manche a saisi l’Autorité de la concurrence, estimant qu’un des repreneurs potentiels de la compagnie de ferries en difficultés bénéficiait d’aides publiques.
La société de ferries Seafrance.

La société de ferries Seafrance.
Reuters

L’exploitant du tunnel sous La Manche Eurotunnel, qui conteste un projet de reprise de la compagnie de ferries SeaFrance, a saisi l’Autorité de la concurrence, estimant que les repreneurs bénéficient d’aides publiques, a-t-il indiqué mercredi à l’AFP, confirmant des informations du Figaro. « Nous avons bel et bien adressé une lettre il y a quelques jours à l’Autorité de la concurrence contestant le projet de reprise de SeaFrance », filiale de la SNCF, a déclaré une porte-parole d’Eurotunnel, jointe par l’AFP.

SeaFrance assure la liaison trans-Manche Calais-Douvres et emploie 880 salariés CDI et 200 CDD selon les saisons. Menacée de liquidation judiciaire, elle a reçu deux offres de reprise, l’une associant Louis Dreyfus Armateurs (LDA) au groupe de ferries danois DFDS, l’autre étant un projet de Scop (Société coopérative et participative) présenté par la CFDT, syndicat majoritaire de l’entreprise.

C’est l’offre de Louis Dreyfus Armateurs via sa filiale LD Lines, qui est visée par Eurotunnel. Elle propose de reprendre notamment trois des quatre navires de SeaFrance, filiale de la SNCF, et 460 salariés sur 800, selon Le Figaro. « L’intégration de ces lignes dans la future société, par le biais des fonds publics qui lui seraient alors fournis, lui donnerait un avantage concurrentiel tout à fait anormal et par conséquent inacceptable », dénonce Eurotunnel dans un courrier du 26 octobre, dévoilé par Le Figaro mercredi.

« Eurotunnel n’est pas contre un armateur particulier, il veut juste avoir affaire à une concurrence saine et loyale », a défendu une porte-parole à l’AFP. L’Autorité de la concurrence devra déterminer si la fusion des activités de trois opérateurs du trafic transmanche est acceptable.

Le tribunal de commerce de Paris doit pour sa part statuer le 16 novembre sur les deux offres sur la table. Mi-octobre, la Commission européenne a rejeté un plan de restructuration proposé par le gouvernement français, estimant qu’il n’était pas conforme aux règles européennes de la concurrence.

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