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Archive for the ‘accident de car en Suisse’ Category

la Dépeche.fr © 2012 AFP

La Belgique rend un hommage ému aux victimes de l’accident de car
 

Des personnes se rassemblent à Lommel le 21 mars 2012 pour assister à l'hommage aux victimes de l'accident de car en Suisse
Des personnes se rassemblent à Lommel le 21 mars 2012 pour assister à l’hommage aux victimes de l’accident de car en Suisse Michel Krakowski BELGA/AFP

 

Des milliers de personnes ont rendu mercredi un hommage ému et solennel aux victimes de l’accident du car belge qui a fait 28 morts, dont 22 enfants, en Suisse, en présence du roi des Belges Albert II et du prince héritier des Pays-Bas.

« Toute la Belgique est triste, comme le sont nos voisins néerlandais », a déclaré le chanteur et présentateur de télévision très populaire en Fandre Bart Peeters, en ouvrant la cérémonie.

Huit jours après le drame du tunnel de Sierre qui a bouleversé la Belgique, l’émotion était très forte dans la grande salle polyvalente de Lommel, la paisible bourgade proche de la frontière néerlandaise qui en a payé le plus lourd tribu avec 17 décès (quinze écoliers, un instituteur et une accompagnatrice). Six des jeunes victimes étaient de nationalité néerlandaise.

Organisée en concertation avec les familles, la cérémonie a été précédée par l’arrivée des cercueils blancs, portés par quatre militaires en treillis, des enfants et celui, de couleur brune, de leur instituteur, « Meester Raymond ».

Les plus hautes autorités belges –le roi Albert II et la reine Paola, le Premier ministre Elio Di Rupo– et néerlandaises –le prince héritier Willem-Alexander et de la princesse Maxima, le Premier ministre Mark Rutte– se sont inclinés, dans un silence total, devant les cercueils disposés en demi-cercle.

La présidente de la confédération suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, et une délégation du Valais suisse, composée notamment de représentants des services ayant assisté les victimes après l’accident, étaient également présentes.

« Les familles m’ont demandé d’à nouveau exprimer leurs remerciements aux services d’assistance suisses mais aussi à toute la population suisse qui nous a exprimé sa sympathie », a déclaré, très ému, le bourgmestre (maire) de Lommel, Peter Vanvelthoven.

Scala, une chorale de jeunes originaires de la région et à la renommée internationale, et Clouseau, un groupe de pop très apprécié en Flandre, ont assuré l’accompagnement musical avec d’autres chanteurs populaires.

Des membres des familles – une tante, une petite soeur, un père…- ont ensuite lu des messages à leur proche disparu, la voix souvent brisée, rappelant les moments heureux, les derniers messages échangés depuis la station de sports d’hiver où ils passaient de formidable vacances, et leur terrible effroi quand tout s’est brutalement brisé dans un tunnel suisse.

Les funérailles proprement dites auront lieu dans l’intimité familiale. La plupart des enfants et leur instituteur seront enterrés dans un espace commun dans le cimetière de Lommel.

La salle polyvalente, qui peut accueillir 5.000 personnes, était pleine et un millier d’autres assistaient à la cérémonie à l’extérieur sur un écran géant.

Dans l’assistance, Frayeke Verheyen, une jeune adolescente, ne cachait pas sa tristesse. « J’ai deux amies dont une petite soeur est morte, elle était dans le bus. Je voulais la soutenir. Tout le monde est très triste, on ne parle pas beaucoup », explique la jeune fille.

Linda Cornette et Rik Geuens, un couple de retraités qui a quitté la côte belge pour s’établir à Lommel il y a huit mois à peine, ont constaté que la ville tournait au ralenti depuis une semaine mais que « dans le coeur, on sent qu’il y a beaucoup d’unité ». Le plus dur pour les parents, ce sera pour après ces hommages, estiment-ils.

L’hommage s’est achevé vers 13H00 (12H00 GMT). Une seconde cérémonie se déroulera, en présence des mêmes personnalités, jeudi matin à Louvain (centre), pour honorer la mémoire des sept enfants de l’école d’Heverlee, de leurs deux accompagnateurs et des deux chauffeurs de car.

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Le Point.fr –

L’enfant avait été grièvement blessée dans l’accident de son autocar. Deux autres filles sont maintenues en coma artificiel.

 

Une des trois petites filles grièvement blessées dans le tragique accident d’autocar survenu mardi 13 mars à Sierre (canton du Valais), « s’est réveillée du coma artificiel », selon le premier communiqué publié vendredi de l’hôpital de Lausanne où les enfants ont été transférées. « Depuis hier, elle est pleinement consciente et peut échanger avec son entourage », ajoute le communiqué. L’enfant souffre de fractures multiples et d’une lésion de la moelle épinière.

Ses deux camarades, souffrant aussi de fractures multiples et d’un traumatisme crânien sévère, « doivent encore être maintenues dans un coma artificiel en raison d’une atteinte neurologique ». L’hôpital ajoute qu’il « est à l’heure actuelle trop tôt pour affirmer que les trois patientes sont totalement hors de danger ». « Ce type de traumatisme impose en effet un délai avant de pouvoir se prononcer de manière plus précise et d’envisager à l’heure actuelle un rapatriement », ajoute l’hôpital.

Cet accident a fait 28 morts et 24 blessés. Tous les blessés sont des enfants âgés de 11 et 12 ans. La plupart d’entre eux ont déjà été rapatriés ou sont en cours de rapatriement.

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Au lendemain d'une journée de deuil national en Belgique, les familles préparent les obsèques des 22 enfants et six adultes tués dans un accident de la route en Suisse, au retour d'un séjour de ski.

Au lendemain d’une journée de deuil national en Belgique, les familles préparent les obsèques des 22 enfants et six adultes tués dans un accident de la route en Suisse, au retour d’un séjour de ski. | Yorick Jansens

Quatre jours après l’accident de car qui a coûté la vie à 28 personnes dont 22 enfants dans le tunnel d’une autoroute suisse, la Belgique se prépare aux cérémonies d’hommage prévues mercredi et jeudi.

 Le roi Albert II et la reine Paola assisteront aux cérémonies de Lommel et Heverlee, mercredi et jeudi.

Samedi matin, les photos des cercueils blancs des jeunes victimes lors de leur arrivée à la base militaire de Melsbroek, près de Bruxelles, faisaient encore la une de la plupart des quotidiens belges, francophones et néerlandophones. Quant aux messages de soutien aux familles, ils continuaient d’affluer de toute la Belgique.

Toutes les dépouilles des victimes ont été rapatriées vendredi, journée marquée par le recueillement en Belgique, où les drapeaux ont été mis en berne et où une minute de silence a été observée avant que les églises ne sonnent le glas. Les drapeaux ont également été mis en berne aux Pays-Bas, cinq des victimes étant de nationalité néerlandaise.

Quant aux blessés, vingt d’entre eux sont arrivés en Belgique jeudi et vendredi à bord d’avions médicalisés. Trois fillettes grièvement blessées étaient toujours hospitalisées samedi à Lausanne, dont deux restaient plongées dans un coma artificiel, mais une quatrième, soignée à Berne, a pu regagner son pays samedi, a annoncé l’agence suisse ATS.

Un porte-parole du Service fédéral belge de santé publique, Jan Eyckmans, avait indiqué plus tôt à l’agence Belga que la fillette serait rapatriée à bord d’un avion médicalisé et rejoindrait l’aile spécialement réservée aux enfants victimes de l’accident à l’hôpital universitaire de Louvain (centre de la Belgique).

Andrea, 11 ans, avait perdu son père il y a un an

Le quotidien néerlandophone De Standaard la montre samedi sur son lit d’hôpital à Berne, entourée de peluches et souriante malgré quelques cicatrices au visage. Andrea, 11 ans, dont le père est décédé l’an dernier, a eu un bras et les deux jambes cassés et souffre d’une commotion cérébrale, selon le témoignage de sa mère, Hanani Pienaar.

«Elle ne cessait de demander si des enfants étaient morts», a raconté cette dernière. «Jeudi soir, je lui ai dit que sept enfants de sa classe étaient morts», ce qui lui a causé «un énorme choc».

Une chapelle ardente à Heverlee

Une cérémonie en hommage aux 17 victimes originaires de Lommel (nord), 15 enfants et deux adultes, aura lieu mercredi à 10h30 mais les obsèques seront organisées dans l’intimité. En revanche, celles des sept enfants de Heverlee (centre) auront lieu en commun jeudi à partir de 11 heures à Louvain. Les funérailles de leur professeur et de leur accompagnatrice auront lieu dans l’intimité.

En attendant, une chapelle ardente sera installée à partir de dimanche à la mairie de Heverlee, avec les photos des neuf victimes originaires de la commune, pour que le public puisse leur rendre hommage.

Le Premier ministre, Elio Di Rupo, a assuré vendredi soir que les parents des victimes bénéficieraient d’un soutien, notamment psychologique, aussi longtemps que nécessaire.

Les enquêteurs privilégient la piste technique

En Suisse, la police poursuivait l’enquête pour déterminer les causes de l’accident. La vitesse et la manipulation d’un DVD par le chauffeur, tout comme un malaise ou la consommation d’alcool, ont été écartées par le procureur Olivier Elsig. Les enquêteurs retiennent pour l’instant une cause technique ou une défaillance humaine.

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Ni alcool, ni malaise : quelles hypothèses désormais pour expliquer l’accident d’autocar ?

TUNNEL DE SIERRE (SUISSE), MERCREDI. Une enfant, grièvement blessée dans l’accident d’autocar mardi soir, et hospitalisée à Lausanne, a été sortie du coma artificiel.
| (AP/KANTONSPOLIZEI WALLIS/POLICE OF VALAIS,HANDOUT.)

Alors que la Belgique vit vendredi une journée de deuil national, les investigations se poursuivent pour déterminer quelles sont les causes de l’accident l’autocar qui a fait 28 morts et 24 blessés mardi soir dans le tunnel de Sierre, en Suisse. SUR LE MÊME SUJET

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Ni malaise ni alcool pour le chauffeur. Les enquêteurs en charge d’élucider les causes du terrible accident d’autocar qui a fait 28 morts et 24 blessés mardi 13 mars à Sierre (Suisse) excluent désormais deux nouvelles pistes : la conduite sous l’emprise de l’alcool et le malaise du chauffeur. C’est le procureur Olivier Elsig en charge de l’enquête qui a fait cette annonce vendredi après les analyses effectuées sur le conducteur décédé. « On en saura plus dans les semaines qui viennent. »

Les autres hypothèses rejetées. Mercredi, la piste de la vitesse excessive avait également été écartée. De même, l’hypothèse un temps avancée de la manipulation d’un DVD par le chauffeur a été rejetée par les enquêteurs, tout comme celle de la responsabilité d’une deuxième véhicule. Le car accidenté, un modèle T9 Altano de 2002 de la marque Van Hool, un constructeur belge réputé pour ses modèles, est placé sous scellé dans le centre technique de l’autoroute du Rhône à quelques centaines de mètres de l’impact meurtrier.

Deux hypothèses maintenues. Une cause technique liée à une défaut de l’autocar et une cause humaine consécutive à une erreur ou une inattention. Le procureur a cependant précisé qu’aucune hypothèse n’était privilégiée jusqu’à ce que les résultats de l’expertise technique soient connus.

Funérailles communes des sept enfants d’Heverlee. Les funérailles de sept enfants de l’école Sint-Lambertus de Heverlee, décédés mardi dans un accident de car en Suisse se dérouleront le jeudi 22 mars à Louvain, dans le centre de la Belgique, a indiqué vendredi le responsable de la paroisse locale. Ces funérailles en commun se tiendront à partir de 11 heures en l’église Saint-Pierre, un édifice gothique situé dans le centre de Louvain, à deux kilomètres de l’école Sint-Lambertus, selon le père Dirk De Gendt, cité par l’agence Belga.

«Aucune caméra ne sera tolérée à l’intérieur de l’église. En dehors des familles et de la communauté scolaire, un nombre réduit de places seront disponibles» dans l’église pour le public, a précisé M. De Gendt. Deux écrans géants seront également placés à l’extérieur, a-t-il ajouté. Les funérailles des deux adultes d’Heverlee décédés dans l’accident, l’instituteur Frank Van Kerkhove, 40 ans, et Monique Van Bocxlaer, l’accompagnatrice de 70 ans, auront quant à elles lieu dans l’intimité familiale à une date qui n’a pas été précisée, selon la même source.

Une enfant grièvement blessée est sortie du coma. Vendredi, une des trois petites filles grièvement blessées l’accident d’autocar «s’est réveillée du coma artificiel», selon le premier communiqué publié par l’hôpital de Lausanne où les enfants ont été transférés. «Depuis hier, elle est pleinement consciente et peut échanger avec son entourage», ajoute le communiqué. L’enfant souffre de fractures multiples et d’une lésion de la moelle épinière.

Ses deux camarades, souffrant aussi de fractures multiples et d’un traumatisme crânien sévère, «doivent encore être maintenues dans un coma artificiel en raison d’une atteinte neurologique». L’hôpital ajoute qu’il «est à l’heure actuelle trop tôt pour affirmer que les trois patientes sont totalement hors de danger». «Ce type de traumatisme impose en effet un délai avant de pouvoir se prononcer de manière plus précise et d’envisager à l’heure actuelle un rapatriement», ajoute l’hôpital.

Tous les blessés sont des enfants âgés de 11 et 12 ans. La plupart d’entre eux ont déjà été rapatriés ou sont en cours de rapatriement. La Belgique a décrété vendredi une journée de deuil national pour rendre hommage aux victimes.

Emma, Emily, Eline et Emma: 4 copines inséparables mortes dans l’accident

Elle étaient quatre copines de 11 ans. Emma, Emily, Eline et Emma sont mortes dans le terrible accident de car mardi soir à Sierre (canton du Valais), parce qu’elles voulaient faire le voyage ensemble, installées juste derrière le chauffeur, a rapporté vendredi le journal suisse Blick. Le père d’Emma, Johan Molemans, est originaire de la petite ville belge de Lommel et est resté avec ses deux fils de 10 et 20 ans à la maison, alors que sa femme s’est rendue en Suisse, pour «ramener Emma, dans un cercueil».

Johan Moelemans a reçu jeudi matin par la poste une lettre de sa fille, qui lui avait écrit de ses vacances en Suisse. «Bonjour à vous tous à la maison, j’ai pris le remonte-pente aujourd’hui, mon moniteur de ski est super-gentil. On a aussi fait de la randonnée, après on a dévalé la pente sur un sac en plastique, et le soir on chante tous des chansons, c’est vraiment merveilleux ici», a écrit la petite fille. La voix de Johan Moelemans se brise quand il lit les derniers mots: «vous me manquez tellement».

Emma est morte comme elle a vécu, entourée de ses trois meilleures copines, Emily, Eline et Emma. «Les quatre était inséparables», poursuit Johan Molemans. Elles ont d’ailleurs partagé la même chambre durant les vacances à la neige.

LeParisien.fr

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Accident en Suisse: le chauffeur du car n’avait pas bu

Par LEXPRESS.fr,

 
Accident en Suisse: le chauffeur du car n'avait pas buPourquoi le car transportant des écoliers belges s’est-il encastré?REUTERS

Les interrogations demeurent sur l’accident de car en Suisse qui a coûté la vie à 28 personnes, dont 22 écoliers. L’autopsie du chauffeur a permis de démontrer que le chauffeur n’était pas alcoolisé au moment du drame. Le point sur les pistes de l’enquête. 

Trois jours après l’accident de car dans un tunnel en Suisse, les interrogations demeurent sur les origines du drame qui a coûté la vie à 28 personnes, dont 22 écoliers belges et néerlandais. La justice helvétique se penche sur trois hypothèses – un problème technique, un malaise du chauffeur ou une défaillance humaine – mais pour l’instant aucune ne semble sur le point d’aboutir. 

Le chauffeur n’était pas alcoolisé au moment de l’accident

L’autopsie réalisée sur le corps du chauffeur n’a pas révélé de trace d’alcool et n’a pas permis d’étayer la cause d’un malaise, a annoncé la justice helvétique. La piste de la fatigue avait d’ores et déjà été levée mercredi: les deux conducteurs étaient arrivés la veille en Suisse et les temps de conduite avaient donc été respectés. 

La piste du DVD toujours pas confirmée

Selon les quotidiens belge et suisse Het Laatse Nieuws et Aargauer Zeitung, les survivants du drame assurent que le chauffeur était en train de mettre une cassette, un CD ou un DVD au moment de la collision. Une brève erreur d’inattention pourrait donc être à l’origine du drame. Mais si la police n’exclut pas cette piste, elle reste très prudente. « A ce stade, ce n’est que pure spéculation », a répondu Renato Kalbermatten, le porte-parole de la police du Canton. 

L’état du véhicule

L’état du véhicule sera également passé au peigne fin. Le car est de dernière génération, et équipé de ceintures de sécurité. Selon les premiers éléments de l’enquête, les enfants étaient attachés au moment de l’accident.  

La conception du tunnel remise en cause

Le tunnel, dont la construction remonte à 1999, n’était pas réputé pour être dangereux. Il est régulièrement entretenu, respecte les normes les plus récentes en matière de ventilation, d’issues de secours, de signalisation et d’approvisionnement en énergie. Long de 2500 mètres, il dispose d’un trottoir surélevé, qui permet aux automobilistes dont le véhicule tombe en panne de se rendre à pied vers un des deux refuges de sécurité construits, les normes suisses imposant une niche tous les 600 à 900 mètres. 

Mais selon le quotidien zurichois Tages-Anzeiger, ces niches de sécurité sont construites dans la paroi du tunnel et les angles droits représentent un danger mortel en cas de collision. « C’est seulement en raison de ce mur (en angle droit) qu’une collision frontale a pu se produire », indique le journal, soulignant que ce genre de construction est répandu dans les tunnels suisses.

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Accident en Suisse: le bus ne roulait pas trop vite

Par LEXPRESS.fr

 
Accident en Suisse: le bus ne roulait pas trop viteUn bus scolaire transportant s’est encastré dans un tunnel autoroutier mardi soir en Suisse. 28 personnes, dont 22 enfants, ont trouvé la mort.REUTERS/Denis Balibouse

Selon les premières constatations, le car qui s’est encastré dans la paroi d’un tunnel mardi soir faisant 28 morts dont 22 enfants, roulait à la vitesse autorisée. 

Selon les derniers éléments de l’enquête, la vitesse ne serait pas en cause. L’autocar, qui a percuté la paroi d’un tunnel en Suisse provoquant la mort de 28 personnes, dont 22 enfants, ne roulait pas trop vite selon les premières constatations, a annoncé mercredi le procureur suisse Olivier Elsig. 

La justice helvétique poursuit trois pistes dans son enquête sur les causes de l’accident, un problème technique, un problème de santé du chauffeur ou une défaillance humaine, a précisé Olivier Elsig lors d’une conférence de presse à Sion. « L’autopsie du chauffeur, qui est décédé dans l’accident, est en cours, et nous examinons également les images filmées par les caméras vidéo présentes dans le tunnel où a eu lieu l’accident », a ajouté le magistrat. « Aucune piste ne prévaut, le tunnel est sûr », a affirmé le commandant de la police cantonale valaisanne, Christian Varone. Le car transportait 52 personnes, dont 28 ont été tuées et 24 blessées. 

Trois enfants dans un état « inquiétant »

Trois d’entre eux sont dans « un état sérieux » et sont hospitalisés à l’hôpital universitaire de Lausanne, a déclaré mercredi le médecin-chef urgentiste du canton, le Dr Jean-Pierre Deslarzes. Leur état est « inquiétant », a ajouté le médecin, indiquant lors d’une conférence de presse à Sion « qu’ils sont plus gravement touchés que les autres, avec des lésions potentiellement graves ».  

Dans un communiqué, l’hôpital du Valais à Sion a précisé que vingt enfants étaient hospitalisés dans le canton du Valais. Six enfants, pris en charge à Viège, souffrent de blessures légères et pourraient, d’un point de vue médical, quitter l’hôpital dans la journée, selon le communiqué. Plus grièvement atteints, les quatorze enfants hospitalisés à Sion sont répartis entre les services des soins intensifs, des soins continus et de pédiatrie. A l’exception de deux blessés, tous les autres enfants ont été identifiés. Dans la plupart des cas, des contacts ont déjà été établis avec les parents, a précisé le Centre hospitalier universitaire vaudois. Une cellule d’accueil pour les parents, avec la présence de psychologues et de traducteurs, a été mise sur pied, a ajouté l’hôpital. 

Condoléances de Barack Obama

Le président américain Barack Obama a présenté mercredi ses « profondes condoléances » aux victimes et à leurs familles après l’accident d’autocar survenu en Suisse et qui a coûté la vie à 28 personnes, dont 22 enfants scolarisés en Belgique.  

« Le président adresse ses condoléances les plus profondes aux victimes et à leurs familles après l’accident d’autocar survenu la nuit dernière en Suisse. La perte de si nombreuses vies si jeunes brise le coeur », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain (NSC), Tommy Vietor. 

Avec

 

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Accident de bus en Suisse: le bilan risque de s’alourdir

Par avec agences

 
Accident de bus en Suisse: le bilan risque de s'alourdirUn bus scolaire s’est encastré mardi soir dans un tunnel autoroutier en Suisse. Bilan: 28 morts, dont 22 enfants. On dénombre également 24 personnes blessées.REUTERS

Un car transportant des écoliers belges s’est encastré mardi soir, en Suisse, dans la paroi d’un tunnel. 22 enfants et six adultes ont péri dans l’accident. Le premier ministre belge et les parents des victimes sont arrivés sur place dans l’après-midi, alors qu’un maire belge a critiqué la lenteur des autorités suisses. 

Le plus grave accident que la Suisse ait connu. Un car transportant 46 écoliers belges en classe de neige et leurs quatre accompagnateurs s’est encastré mardi soir dans la paroi d’un tunnel en Suisse. 22 enfants et six adultes ont péri dans l’accident. Le point sur l’affaire.  

Les faits

Le car, immatriculé en Belgique, était chargé de raccompagner deux classes d’écoliers belges âgés de 11 et 12 ans, partis en classe de neige en Suisse, et leurs accompagnateurs en Flandre, d’où ils sont originaires. Le bus est parti de la station de Val d’Anniviers, dans l’après-midi et était attendu le lendemain dans la matinée en Belgique. 

Après être descendu dans la plaine sans encombre, le chauffeur a emprunté l’autoroute A9 en direction de Sion/Lausanne. Il s’est engagé deux kilomètres après la sortie dans le tunnel dans lequel s’est produit l’accident. Selon les premiers éléments de l’enquête, il a heurté la bordure droite de la chaussée avant de percuter frontalement le mur de béton situé à l’extrémité d’une place de secours à droite de la route. Le tunnel, dont la construction remonte à une dizaine d’années, n’est pas connu pour être un lieu dangereux.  

Un bilan très lourd, qui risque de s’aggraver

Les deux chauffeurs sont morts sur le coup. 22 enfants et quatre autres adultes sont également décédés dans le choc, établissant le bilan de l’accident à 28 morts. L’identification formelle des victimes est en cours. 24 autres personnes ont été blessées. Transportées d’urgence, elles ont été réparties dans quatre hôpitaux de la région. « La plupart (des victimes) souffrent de blessures graves, de blessures qui pourraient mettre en cause leur pronostic vital. Il s’agissait pour la plupart de polytraumatisés », a indiqué à la RTS suisse le docteur Jean-Pierre Dellars, directeur médical de la centrale de secours. 

Les secouristes ont mis 8 heures pour dégager les morts et les blessés, ainsi que l’épave. »L’extraction des blessées et des personnes décédées a pris beaucoup de temps et a été vécue de façon extrêmement tragique »,a poursuivi l’expert. 

Quelles sont les causes de l’accident?

On ignore encore ce mercredi pourquoi le car a dévié de sa trajectoire dans le tunnel. Selon le procureur suisse, cité par 20minutes.ch, le véhicule était de dernière génération et équipé de ceintures de sécurité. La société d’autocar, Toptours, jouit également, selon le ministre belge des Transports Melchior Wathelet, d’une excellente réputation. « Elle a toujours respecté les règles » de sécurité, a-t-il déclaré à la radio publique belge RTBF. Les deux chauffeurs, morts dans l’accident, étaient « arrivés la veille » en Suisse et donc les « temps de conduite ont été respectés ». 

Le bus scolaire transportant s'est encastré dans un tunnel autoroutier en Suisse. Le bus scolaire transportant s’est encastré dans un tunnel autoroutier en Suisse.REUTERS/Denis Balibouse

Certains témoins évoquent d’ores et déjà la vitesse pour expliquer la violence du choc. La vitesse dans le tunnel était limitée à 100 km/h. « Compte tenu de l’état du véhicule, on peut imaginer que la vitesse était sans doute importante », assure le médecin en charge des secours, Jean-Pierre Dellars.  

Le procureur Olivier Elsig a assuré ce mercredi matin qu’il ferait « tout pour savoir ce qui s’est passé », lors d’une conférence de presse à Sierre 

Un large dispositif de secours

L’alerte a été donnée peu après 21h15. Plus de 200 intervenants ont été mobilisés, dont 15 médecins, 30 policiers, 60 pompiers, 100 sanitaires et 3 psychologues. L’intervention qui a duré plus de huit heures a nécessité l’intervention de 12 ambulances et de 8 hélicoptères. Le commandant de la police valaisanne a déclaré qu’il s’agissait d’une tragédie « sans précédent ». Même les sauveteurs, pourtant aguerris, ont été bouleversés, a-t-il ajouté. 

Le maire de Louvain crée la polémique

Toutefois, Louis Tobback, le Bourgmestre (maire) de Louvain, une des deux communes touchées par la catastrophe, lance la polémique sur les secours locaux. Interrogé par l’AFP, il a déploré la lenteur des autorités suisses. « Le chef de corps de la police (de Louvain) a appris à 5h45 et moi à 6h15 » l’accident qui s’était produit la veille, peu après 21h. « Je m’étonne que cela prenne neuf heures pour que l’on sache ce qui s’est passé », a-t-il ajouté. 

Di Rupo arrivé sur place, et les familles des victimes attendues

« Le Premier ministre a pris connaissance avec consternation de l’accident horrible qui s’est produit en Suisse. C’est un jour tragique pour toute la Belgique », a déclaré dans un communiqué le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, qui est attendu ce mercredi en Suisse. « Ce drame va bouleverser toute la Belgique », a déclaré l’ambassadeur de Belgique en Suisse Jan Luykx, cité par l’agence ATS. « Je n’ai jamais vécu ça. L’ampleur de l’accident est difficile à digérer (…) pour le moment je me concentre sur des aspects pratiques », a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a également rendu hommage aux victimes et à leurs familles. Une minute de silence sera observée au Parlement européen.  

Les familles sont attendues dans l’après-midi en Suisse. L’armée belge a mis à disposition un Airbus pour acheminer les proches de victimes. Albert II, accompagné de la reine Paola, s’est rendu à la mi-journée à la base militaire de Melsbroek, où ont été rassemblés les parents des enfants qui étaient à bord du car accidenté, selon les médias belges.Une cellule psychologique a été mise en place pour les soutenir en Suisse et dans les deux écoles. 

L’Express.fr

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