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Archive for août 2019

Des Londoniens ont manifesté samedi contre la suspension du Parlement britannique par Boris Johnson, avec le sentiment de vivre un moment crucial pour l’avenir de leur pays.

Par Cécile Ducourtieux  

Des policiers en action, samedi à Londres. / AFP / Niklas HALLE'N
Des policiers en action, samedi à Londres. / AFP / Niklas HALLE’N NIKLAS HALLE’N / AFP

« Cette fois, c’est différent, c’est notre démocratie qui est en jeu ».Pourquoi sont-ils descendus dans la rue par milliers, et ont-ils convergé une fois de plus devant Downing Street, ce samedi 31 août à midi ? Beaucoup de manifestants londoniens répondent la même chose : au-delà du Brexit et de la peur du no deal, c’est la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement britannique pour cinq longues semaines, à une période cruciale dans l’histoire du pays, qui ne passe vraiment pas.

Helen Swaffield porte à bout de bras une pancarte avec un slogan tout simple « I love Parliament » crayonné au feutre rouge. La dame, une cinquantaine d’années, est avocate de profession. « Je suis remainer [partisane du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne], mais je respecte le vote du référendum de 2016. Par contre, je ne respecte pas la prorogation [la décision de suspension de Westminster]. C’est un acte désespéré de notre premier ministre, il nous a fait des déclarations fausses pour couvrir ses réelles intentions. »

La Londonienne estime que Boris Johnson « agit en dictateur élu. Ce qu’il a décidé la semaine dernière, c’est sans précédent. Je suis attachée aux manifestations pacifiques, mais si cela ne marche vraiment pas, alors, oui, peut-être, il faudra bloquer les ponts et les routes. » Le mouvement « Momentum », proche du leader travailliste, Jeremy Corbyn, a appelé l’avant-veille les Britanniques à la « désobéissance civique ». Samedi, quelques dizaines de ses militants ont bloqué brièvement le Pont de Wesminter. La police, discrète, a laissé faire. D’autres ont fait un sit-in à Trafalgar Square. En fin d’après midi, la police confirmait cependant trois interpellations.

« La démocratie est en jeu »

Aleks, 56 ans, sans pancarte, ni aucun sticker sur son tee-shirt orange, nous interrompt gentiment en désignant le panneau d’Hellen : « Vous voyez, elle a été faite en carton d’emballage. Nous sommes des gens ordinaires ». Pas des militants. Aleks est lui aussi remainer, mais « c’est la première fois que je manifeste » nous assure t-il. « Personne n’a voté pour Boris Johnson, mais la démocratie est en jeu, et ce qu’il a fait est un abus de démocratie ».

Une estrade a été montée, un peu plus loin sur Whitehall, la rue menant directement à Westminster, noire de monde. Laura Parker, une des coordinatrices de Momentum, y invite des« citoyens ordinaires »remainers, brexiters, à hurler leur colère au micro.

Dans la foule, trop loin pour entendre, Amy, 31 ans, brandit un « just No » sur sa pancarte. Elle est venue avec son compagnon et son petit garçon. La jeune femme ne pense pas que « les députés font forcément bien leur travail, mais ils doivent pouvoir faire entendre leur voix ». Elle essayera de revenir manifester la semaine prochaine. Une nouvelle manifestation est prévue, devant Westminster, le 3 septembre, pour la rentrée parlementaire, après la trêve estivale. Les députés risquent de ne pas pouvoir siéger plus d’une toute petite semaine.Lire aussi  « Lost in Brexit » : après la suspension du Parlement, les options résumées en diagramme

« Un moment crucial de notre histoire »

Clare, la trentaine, elle aussi « reviendra dans la rue la semaine prochaine, même si cela ne sert à rien » ajoute la jeune fille. Tom, la vingtaine, scande des « No one voted for Boris [personne n’a voté pour Boris] ! » avec sa copine et le reste de la foule. « C’est la première fois que je participe à ces manifestations. Je suis OK pour que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, mais là, ce qui se joue est différent, nous sommes à un moment crucial de notre histoire ».

Maggie et son mari Nick sont originaires de l’Essex, au nord-est de Londres. Ce sont des remainers convaincus, eux aussi défilent pour leur démocratie parlementaire. « Je devais manifester pour pouvoir regarder mes enfants dans les yeux », dit Maggie. Nick, professeur de français, compte sur John Bercow, le président de la Chambre des communes, pour aider les députés à faire entendre leur voix dans le faible laps de temps qu’il leur reste avant le 31 octobre, et malgré la suspension décidée par Downing Street. « Je crois qu’il le peut. » M. Bercow a traité d’« outrage constitutionnel » la suspension du Parlement décidée par M. Johnson.

Cécile Ducourtieux (Londres, correspondante)

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Le pilote de 22 ans est mort samedi des suites de ses blessures après un accident lors d’une course disputée en marge du Grand Prix de Belgique de F1.

Le Monde avec AFP 

Le pilote automobile français Anthoine Hubert, 22 ans, a trouvé la mort samedi 31 août à Spa (Belgique) dans un accident lors d’une course de Formule 2 disputée en marge du Grand Prix de F1, a-t-on appris auprès des organisateurs de la course.

Impliqué au début du 2e tour de la course dans un carambolage à grande vitesse avec l’Américain Juan Manuel Correa et le Japonais Marino Sato, Hubert est mort des suites de ses blessures alors que Correa a été emmené à l’hôpital victime de fractures aux jambes. Sato est, lui, indemne.

L’accident a eu lieu sur l’une des parties les plus rapides du circuit belge, le Raidillon de l’Eau Rouge, où la piste remonte brusquement après une descente.

La F2 est le dernier échelon des formules de promotion en sport automobile avant la F1 et Hubert occupait avant les courses de Spa la 8e place au championnat après 16 épreuves. Il avait notamment remporté cette année deux courses, l’une à Monaco en mai et l’autre au Castellet (France) en juin, toutes deux disputées en marge de GP de F1.

Né à Lyon le 22 septembre 1996, Anthoine Hubert avait notamment été champion de France en F4 en 2013 et ensuite de GP3 Series en 2018. Il était également pilote de développement pour Renault au sein de la Renault Sport Academy.

Il courait en F2 pour l’écurie britannique BWT Arden.

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Le cœur de Hongkong a été samedi le théâtre d’affrontements entre forces de l’ordre et militants qui ont bravé l’interdiction de manifester.

Par Frédéric Lemaître et Florence de Changy  

Un manifestant renvoie une grenade, samedi à Hongkong. (AP Photo/Jae C. Hong)
Un manifestant renvoie une grenade, samedi à Hongkong. (AP Photo/Jae C. Hong) Jae C. Hong / AP

Tant le gouvernement de Hongkong que les manifestants avaient prédit que ce week-end tournerait rapidement au chaos. Ce samedi 31 août a, de ce point de vue, été conforme aux attentes.

Alors que tout rassemblement politique était interdit, environ un millier de personnes avaient, en milieu de journée, contourné l’interdiction en se réunissant « pour prier » sur un terrain de sport. Imparable.

Mais très vite, ces adultes d’un âge respectable ont laissé la rue à leurs enfants et petits-enfants. Dès 15 heures, c’est par milliers que ceux-ci ont occupé les très chics artères du centre-ville. Dès 16 heures, la plupart d’entre eux étaient méconnaissables. Ils avaient enfilé leurs costumes complets du parfait manifestant : casque, masque à gaz, balaclava [une cagoule intégrale], lunettes de soleil… plus un centimètre de peau n’apparaît.

Une convergence de motivations

Clairement, la plupart s’apprêtaient à en découdre avec les forces de l’ordre. Tout les y incitait. Ce 31 août marquait le cinquième anniversaire de la proposition faite par la Chine d’instaurer à Hongkong un suffrage universel permettant d’élire des candidats présélectionnés par Pékin. Une pseudo-démocratisation qui allait entraîner 79 jours de protestation : le fameux « mouvement des parapluies ».

Par ailleurs, vendredi 30, le pouvoir a arrêté sept figures importantes des événements de ces dernières semaines. Même si certaines ont été libérées sous caution quelques heures plus tard, ces arrestations emblématiques de la répression actuelle – on compte environ 900 arrestations depuis juin – ne pouvaient qu’inciter les jeunes Hongkongais à se mobiliser, malgré l’interdiction.

« C’est tellement ridicule » expliquait une étudiante en médecine qui se félicitait par ailleurs du « calme » des manifestants. En fait, celui-ci a été tout relatif. Les forces de l’ordre, volontairement ou non, ont même laissé les manifestants s’approcher à quelques mètres seulement des bureaux du gouvernement et du Parlement. Des cocktails Molotov ont été lancés au pied du bâtiment, au-delà des barrières supposées le protéger.

Forces de l’ordre débordées

Les forces de l’ordre ont répliqué avec de nombreuses grenades lacrymogènes et pour la première fois des canons à eau teintée d’agent marqueur. Les forces de l’ordre sont également apparues débordées une heure plus tard quand, occupant deux voies express traversant le centre-ville, elles ont laissé les manifestants envahir l’auto-pont qui les domine.

Jet de grenade lacrymogène par la police, samedi à Hongkong. (AP Photo/Jae C. Hong)
Jet de grenade lacrymogène par la police, samedi à Hongkong. (AP Photo/Jae C. Hong) Jae C. Hong / AP

Pour éviter d’être des proies trop faciles, les policiers n’ont eu d’autre choix que de se rabattre sous ce même auto-pont. Alors que la rumeur laissait entendre que les manifestants se dirigeraient vers le bureau de liaison de Pékin, – un lieu éminemment sensible -, les protestataires ont préféré narguer une nouvelle fois les forces de l’ordre en construisant une barricade a à peine cent mètres du quartier général de la police et en y mettant le feu.

« Ne vous approchez pas, c’est toxique », expliquaient les manifestants, prévenants. Opération réussie : à ce moment, la rue leur appartenait. La police a dû à nouveau faire usage des canons à eau pour reprendre le contrôle de la situation et repousser les manifestants vers le quartier de Causeway Bay où, en début de nuit, nombre d’entre eux, continuaient à jouer au chat et à la souris.

Nouvelles actions attendues dimanche et lundi

Si ce samedi a été chaotique, il ne semble pas avoir modifié le rapport de forces entre des manifestants toujours populaires mais incapables jusqu’à présent de faire fléchir un gouvernement local, apparemment aux ordres de Pékin. Dimanche et lundi devraient être à nouveau des journées importantes. Non seulement en raison de l’appel à la grève générale de deux jours lancé à l’occasion de la réouverture lundi des établissements scolaires et universitaires, mais aussi parce que les manifestants avaient prévu de se rendre dimanche à l’aéroport.

L’occupation de l’aéroport les 12 et 13 août avait marqué un tournant dans le conflit. La direction de l’aéroport a annoncé ne pas exclure d’annuler certains vols. Réaction du gouvernement au chaos de samedi : il serait irresponsable de relancer des réformes politiques dans ces conditions. C’est pourtant peut-être la seule chose qui pourrait à présent calmer le jeu.Article réservé à nos abonnés Lire aussi  En Chine, l’impossible débat sur Hongkong

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La ville est la seule en France à proposer 50 % de repas sans viande dans ses cantines scolaires

Un repas sur deux est végétarien dans les cantines Lilloises (illustration).

© M.Libert / 20 Minutes Un repas sur deux est végétarien dans les cantines Lilloises (illustration).

« On est arrivés, des carottes et des navets ». Cette comptine enfantine n’a jamais été aussi vraie pour les demi-pensionnaires des écoles de Lille. Les cantines municipales ont en effet été les premières en France à proposer 50 % de menus végétariens. Lundi, l’organisation non gouvernementale (ONG) Greenpeace va d’ailleurs remettre à Martine Aubry, maire (PS) de Lille, l’écharpe symbolique « cantine verte ».

Dans tous les restaurants scolaires de Lille, un jour sur deux, la viande est absente des menus. A la place, les enfants se voient proposer des plats à base d’œufs, de produits laitiers ou d’origine végétale. « La première fois que nous avons instauré un menu végétarien, c’était en 2014, se souvient Michel Ifri, responsable de la restauration scolaire à la mairie. L’initiative avait suscité beaucoup d’interrogations de la part des parents », affirme-t-il. Sauf que, selon lui, les inquiétudes ont rapidement laissé la place à une « forte adhésion » des familles.

Plus loin que la loi

Du coup, la mairie a enfoncé le clou quatre ans plus tard avec un second menu végétarien. « Lille est la première commune de France à avoir ainsi réduit la consommation de viande des enfants de ses écoles, reconnaît Xavier Hermant, référent alimentation du comité Lillois de Greenpeace. Elle va même plus loin que la loi EGalim, qui imposera bientôt au moins un repas végétarien par semaine dans les cantines », souligne-t-il.

Outre prévenir de la surconsommation de protéines animales, dangereuse pour la santé selon Greenpeace, les menus végétariens permettent de réduire le gaspillage alimentaire : « Nous avons réalisé des tests dans quatre écoles qui nous ont permis de constater que, globalement, ce que l’on jetait le plus, c’était la viande », assure Michel Ifri, précisant que, « sur 14.000 repas quotidiens, le gâchis pouvait être important ».

Davantage de Bio, de local et moins de plastique

Alors, si l’ONG salue l’effort, elle ne s’empêche pas d’ajouter une mention invitant à ville à poursuivre ses efforts. « Il faut maintenant travailler davantage la qualité des repas, même si c’est effectivement plus compliqué dans la restauration collective. Davantage de bio aussi, et de produits locaux », glisse Xavier Hermant. « Nous sommes à 21 % de produits bio et un peu plus de 30 % de produits locaux. Ce n’est pas toujours facile de s’approvisionner en grandes quantités », reconnaît le responsable des cantines Lilloises.

D’ici à 2020, la ville compte aussi bannir le plastique pour les conditionnements des repas en privilégiant, par exemple, les barquettes végétales. « Pour le chaud, c’est encore compliqué », déplore néanmoins Michel Ifri. Ce dernier rêve aussi de proposer, un jour, un menu végan : « Il faut savoir avancer mais sans heurter les gens », glisse-t-il, précisant que la question n’avait « pas encore été abordée officiellement ».

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Aux États-Unis, plusieurs femmes célèbres ont désormais une statue à leur effigie. Érigées au cœur de Manhattan, sur la 6e Avenue, ces créations visent à dénoncer la sous-représentation féminine dans l’urbanisme.

À New York, dix statues de femmes ont été érigées pour lutter contre le sexisme.

© Getty Images À New York, dix statues de femmes ont été érigées pour lutter contre le sexisme.

Quand les inégalités femmes-hommes s’immiscent même dans l’urbanisme. À New York, Londres ou encore Sydney, seule une infime fraction des statues honorent des femmes. Pour remédier à cette inégalité criante perçue comme du sexisme, un couple d’artistes australiens a dévoilé cette semaine dix statues de femmes à Manhattan, première étape d’un projet à vocation internationale. Les dix statues de bronze qui s’alignent désormais sur la 6e Avenue new-yorkaise, à quelques pas du Rockefeller Center, représentent toutes des personnalités américaines, à l’exception de la primatologue anglaise Jane Goodall.

Parmi ces femmes, choisies par des internautes, on retrouve notamment les actrices Nicole Kidman et Cate Blanchett, l’animatrice de télévision et femme d’affaires Oprah Winfrey, la championne olympique de gymnastique Gabby Douglas, l’astronaute Tracy Dyson ou la chanteuse Pink. Chacune d’entre elles est représentée dans une posture conquérante, avec aux pieds une fleur de leur choix.

Pour « une plus grande diversité »

Statues à New York

© Catherine Triomphe / AFP Statues à New York

Les artistes Gillie et Marc Schattner, à l’initiative du projet, font valoir sur leur site internet que les statues honorant des femmes ne représentent que 3 ou 4% des statues de New York, Londres ou Sydney, si l’on exclut « les figures symboliques qui ornent les fontaines ou les façades (…), essentiellement des coquilles vides d’un physique féminin idéalisé ». Fort d’une notoriété acquise grâce à une série de statues géantes exposées ces dernières années à Sydney ou dans la Grosse Pomme – dont une statue de trois rhinocéros blancs empilés au cœur de Greenwich Village -, le duo s’est fixé pour mission d' »équilibrer les statistiques ».

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Les statues new-yorkaises ne sont que le début d’un projet appelé à s’étendre à d’autres pays, à commencer par le Royaume-Uni et l’Australie. L’objectif ? Inclure « une plus grande diversité de race, de classe, de compétences, d’orientation sexuelle et d’expression du genre », indiquent les artistes sur leur site.

New York veut s’engager

Quelques passants interrogés au hasard semblaient séduits. « Je trouve que c’est magnifique, je suis très impressionnée », s’enthousiasme Leslie Daniels, électricienne de 46 ans, auprès de l’AFP. Avant de lancer : « Nous les femmes contribuons grandement à la société, et on nous ignore. » De son côté, Corinne Gudovic, venue de Chicago pour affaires, déclare : « Je suis toujours pour l’émancipation des femmes, et tout ce qui y contribue est une bonne chose. »

À noter toutefois que le choix de New York n’est pas anodin. La mairie démocrate de la capitale financière américaine s’est en effet publiquement engagée à ériger plus de statues féminines, et doit notamment installer d’ici fin 2020 à Brooklyn une statue de Shirley Chisholm, première femme noire élue au Congrès en 1968.

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Qu’on se le dise : quand on flâne à Windsor, à Balmoral ou à Sandringham, il y a une petite probabilité de tomber nez-à-nez avec la reine du Royaume-Uni, qui adore profiter de la nature environnante. Mieux vaut être préparé…

Diapositive 1 sur 24: La reine Elizabeth II lors des courses au Royal Windsor Horse Show le 8 mai 2019.
Diapositive 5 sur 24: Vue du château de Balmoral en Ecosse le 6 août 2019, jour du début du séjour de la reine Elizabeth II, signalé par l'étendard.
Diapositive 6 sur 24: La reine Elizabeth II de sortie à cheval sur les terres du château de Balmoral en Ecosse, le 14 août 2019.
Diapositive 12 sur 24: La reine Elizabeth II lors d'une vente caritative au profit de l'église de Crathie, en Écosse, le 18 août 2019.

Diapositive 1 sur 24: La reine Elizabeth II lors des courses au Royal Windsor Horse Show le 8 mai 2019.Ecran suivantPlein écran1/24 DIAPOSITIVES © BestImage

ELIZABETH II : MALICIEUSE, LA REINE JOUE UN TOUR À DES TOURISTES À BALMORAL

La reine Elizabeth II lors des courses au Royal Windsor Horse Show le 8 mai 2019.

Elle a beau être l’une des figures les plus emblématiques et admirées au monde, la reine Elizabeth II arrive encore à passer incognito, même sans le vouloir ! C’est a priori tellement improbable que, quand l’occasion se présente, autant en profiter un peu…

A 93 ans, la monarque britannique cultive toujours un sens de l’humour très fin et volontiers espiègle, dont des touristes ont fait gentiment les frais. Alors qu’elle se promenait sur le domaine du château de Balmoral, sa résidence en Ecosse où elle séjourne tous les étés, Elizabeth II a croisé un groupe d’Américains qui, sous le foulard noué sur sa tête et la tenue en tweed, n’ont pas reconnu Sa Majesté – pourtant le plus vénérable des chefs d’Etat au monde. A tel point que, au cours de la conversation qui s’est engagée tout naturellement, ils lui ont demandé si elle vivait dans les parages, ce à quoi elle a malicieusement répondu qu’elle avait effectivement une maison pas loin. Et quelle maison !

Non, je n’ai jamais rencontré la reine !

Le quiproquo n’en est pas resté là, puisque les visiteurs d’outre-Atlantique se sont ensuite enquis de savoir si elle avait déjà rencontré la reine en personne. Trop heureuse de pouvoir se faire passer pour une autre et de s’amuser un peu à leurs dépens, Elizabeth II a trouvé une réplique parfaite : « Moi non, mais cet officier de police, oui« , leur a-t-elle répondu en désignant Richard Griffin, son garde du corps, qui est au service de la famille royale depuis plus de 30 ans. La stricte vérité, en fait ! Au Times, avec lequel il a partagé cette anecdote, Richard Griffin a livré la fin de l’histoire, disant que le groupe en question s’est éloignant en continuant d’ignorer l’identité de celle avec qui il venait de tailler une bavette en toute simplicité.

Une anecdote qui a le mérite de rappeler que, comme nombre de personnalités soumises à une importante exposition médiatique, la reine Elizabeth II apprécie de vivre des moments terre à terre lorsqu’elle quitte Londres et part se ressourcer à Windsor (Berkshire), Sandringham (Norfolk) ou Balmoral, où on peut régulièrement la voir de sortie à pied ou à cheval et vêtue comme n’importe quelle doyenne.

A Balmoral, où elle a déjà reçu cet été la visite du prince William et de la duchesse Catherine, du prince Edward et de sa famille (le jeune James, vicomte Severn, aurait impressionné sa grand-mère par ses talents de pêcheur), ou encore du prince Andrew et de son ex-épouse Sarah Ferguson (qui a dû décamper en raison de l’arrivée anticipée du duc d’Edimbourg), la souveraine devrait prochainement voir débarquer le prince Harry et la duchesse Meghan de Sussex avec leur fils Archie, dont ce sera la première visite ensemble en ces lieux.

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Le jeune homme de 29 ans est l’une des deux personnes retrouvées mortes vendredi dans une chambre d’hôtel des Pennes-Mirabeau, près de Marseille.

Deux hommes, dont Farid Tir, ont été tués par balles vendredi dans une chambre d'hôtel des Pennes-Mirabeau, près de Marseille.

© afp.com/Philippe HUGUEN Deux hommes, dont Farid Tir, ont été tués par balles vendredi dans une chambre d’hôtel des Pennes-Mirabeau, près de Marseille.

L’attaque ne leur a laissé aucune chance. Deux hommes ont été tués par balles vendredi matin dans une chambre d’hôtel des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, dans le cadre d’un règlement de comptes. Les vidéos de l’hôtel Formule 1 montrent deux hommes gantés et cagoulés pénétrer dans l’établissement, a précisé le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux.

Les deux victimes étaient âgées de 30 ans et 29 ans. L’une d’elles, connue pour trafic de produits stupéfiants, était sortie de prison en septembre 2018, précise l’AFP. Selon Le Parisien, il s’agit de Farid Tir, 29 ans. C’est le sixième membre de la même famille, des Berbères débarqués d’Algérie en 1945, tué par balles depuis 2011, sur fond de trafic de stupéfiants à Marseille. 

Le grand-père de Farid Tir, Saïd Tir, 59 ans, a été abattu au volant de sa Renault Clio le 27 avril 2011. Akim Grabsi, 42 ans, a été fauché devant une boucherie deux mois plus tard. Farid Tir (un homonyme), 39 ans, a quant à lui été criblé de balles alors qu’il rentrait chez lui le 11 avril 2012.

Karim Tir, le manager de Jul, lui aussi assassiné

Karim Tir a été exécuté d’une balle en pleine poitrine au volant de sa voiture à Asnières (Hauts-de-Seine), le 12 juin 2014. Il était connu pour être le manager du rappeur marseillais Jul. Yanis Tir, 24 ans, a été abattu dans la nuit du 24 au 25 juin 2016 par une rafale d’arme automatique reçue sur le parking de la Consolat, dans les quartiers Nord de Marseille.

Hichem Tir, l’un des frères de Farid et de Karim, a eu plus de chance : la mort l’a frôlé à deux reprises, en 2016 à Marseille et en 2014 à Beauvais (Oise). Eddy Tir l’a lui aussi échappé belle : le 24 septembre 2011, il avait été visé par des tirs de kalachnikov dans un snack de la cité des Flamants, à Marseille.

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