Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for août 2012

Paralympiques 2012 : sur les traces des Braqueuses

Le Point.fr-

 L’équipe de France féminine paralympique de basket compte faire aussi bien que son homologue valide.
 
 

Les basketteuses de l’équipe féminine handisport à l’entraînement.©       Robin Carel / Le Point

En cette année olympique, le basket réussit définitivement plus aux femmes qu’aux hommes. Chez les valides, les Braqueuses ont décroché l’argent, alors que les hommes se sont arrêtés en quarts de finale. De même chez les handis, où les hommes, non qualifiés pour les Jeux paralympiques, regarderont leurs collègues féminines devant leur télé.

En effet, les filles se sont qualifiées lors des championnats d’Europe en Israël où elles ont terminé quatrièmes, dernière place qualificative. À Londres, les filles ont décidé de viser les quarts de finale avant d’espérer mieux. « Notre force est le collectif. On le travaille beaucoup et il commence à bien se peaufiner », raconte Angélique Pichon, la capitaine française.

Inexpérience

De la Bretagne à la Savoie en passant par le Languedoc, cette équipe réunit des athlètes issues des quatre coins de la France. À côté de leur vie d’athlète, ces femmes ont aussi pour beaucoup une vie professionnelle. Malgré les problèmes d’emploi du temps, elles sont tout de même parvenues à se réunir cinq jours par mois pour s’entraîner et créer cette fameuse cohésion de groupe.

Cette équipe en aura besoin pour compenser son manque d’expérience. Toutes les filles, à l’exception de Maïté Mathias, participent à leurs premières paralympiades. « De ce qu’on m’a dit, c’est vraiment une compétition à part. Il faut se préparer à tout ce qu’il y a autour, sinon, on risque d’être déstabilisées », prévient la capitaine de l’équipe.

Comme chez les valides

Sur le parquet, les basketteuses sont impressionnantes à voir (voir vidéo ci-dessous). Elles circulent sur leur fauteuil avec une dextérité folle. Leur siège est conçu exprès pour faciliter l’équilibre. Les roues sont, par exemple, posées en oblique pour assurer une meilleure assise.

Malgré leur handicap et leur moindre hauteur sur le parquet, les dimensions du terrain et du ballon sont identiques à celles pour le basket valide. Le panier est à la même hauteur : 3,05 m. La distance des jets à 3 points est aussi la même : 6,25 m.

Les scores de fin de match aussi sont comparables. Lors du stage préparatoire qui a eu lieu il y a trois semaines dans la région lilloise, les basketteuses ont enchaîné trois matches amicaux contre des équipes locales : 58-35 contre Lille UC, 78-26 contre Aulnoye et 62-63 contre Coudekerque. Bilan globalement positif à l’approche de l’ouverture des Jeux. Premier match dès demain face aux Américaines.

Read Full Post »

Londres, ville idéale pour des Jeux paralympiques réussis

Le Point.fr-

Londres accueille les Jeux paralympiques du 29 août au 9 septembre. Une étape importante pour un événement sportif en plein essor.
 
 
 
 
 

Affiche de promotion des Jeux paralympiques de la chaîne Channel 4.©DR

« Ce sont mes sixièmes Jeux paralympiques en tant que président. Tout le monde est très impatient, et je ne dis pas ça seulement parce que je suis de retour dans mon pays natal. » Philip Craven, le président du Comité paralympique international, donne le ton des Jeux paralympiques 2012. Après le succès à Beijing en 2008, l’édition de Londres espère faire mieux encore. Car les Jeux paralympiques attirent de plus en plus l’attention des spectateurs et des médias. À condition de ne pas relâcher les efforts : pour exister, les Paralympiques, qui commencent seulement deux semaines après la clôture des Jeux olympiques, doivent être mis constamment en avant.

Le Comité international paralympique a donc mis en place des moyens importants pour promouvoir ces Jeux. Les affiches des athlètes sont présentes sur tous les murs de Londres. Sur le site internet de vente de billets olympiques, les épreuves paralympiques ont sans cesse été proposées. Dans les rues, les panneaux indicateurs qui dirigent le public vers les stades sont restés en place tout comme le personnel bénévole qui aide les passants. En la matière, Londres veut être à la hauteur de sa réputation : la ville bénéficie d’installations adaptées aux personnes à mobilité réduite de tout premier plan dans les transports en commun et les lieux publics. Enfin, c’est ici que l’idée de ces jeux est née, même si les premiers Jeux paralympiques ont eu lieu à Rome en 1960. En 1948, à l’hôpital de Stoke Mandeville – un village situé près de Londres -, un médecin neurologue, sir Ludwig Guttmann, a eu en effet l’idée de mettre en place les « Jeux mondiaux des fauteuils roulants et des amputés ». La mascotte paralympique 2012 a ainsi pris le nom de Mandeville.

Promotion

Aussi, les médias ont fait des Paralympiques un véritable enjeu. La chaîne de télévision britannique Channel 4 a prévu un dispositif inédit pour retransmettre les épreuves. En présentant les athlètes comme des superhéros sur leur affiche qui s’intitule Meet the Superhumans (rencontrez les superhumains), les dirigeants de la chaîne ont voulu capter le regard des spectateurs. Résultat, l’édition des Jeux paralympiques de Londres pourrait très bien être la première à se disputer à guichets fermés. Déjà 2,3 millions de billets ont trouvé preneur sur les 2,5 millions de places disponibles.

« Londres met l’accent sur la diversité. C’est justement ce message qui anime les Jeux paralympiques », déclare Gérard Masson, le président de la Fédération française handisport. Sebastian Coe, le chef du comité de la ville de Londres, a associé dans son clip publicitaire les Jeux olympiques et paralympiques en un seul et même événement sportif pour montrer que la clé du succès se situe dans la volonté de faire cohabiter les valides et les handicapés dans un même lieu.

En tout, plus de 4 200 athlètes se réuniront à Londres pour représenter leur pays sur la scène internationale. L’équipe de France, quant à elle, n’est pas en reste : avec 163 représentants, elle compte bien figurer lors de ce rendez-vous. L’objectif est de dépasser les 12 médailles d’or obtenues à Beijing. Ils devanceraient alors le total des athlètes valides aux JO de Londres. Une performance sur laquelle les fédérations françaises handisport et du sport adapté pourront s’appuyer pour promouvoir davantage l’accès au sport pour tous et le développement des infrastructures sportives pour les handicapés.

Read Full Post »

Pourquoi les Paralympiques arrivent deux semaines après les JO ?

Le Point.fr- Publié le 28/08/2012 à 08:21 – Modifié le 28/08/2012 à 12:47

Les Jeux paralympiques s’ouvrent mercredi à Londres, avec un cérémonial bien différent de celui des Jeux olympiques. Pourquoi ?
 
 
 

L’Américaine Amanda McGrory remporte la finale du 5 000 mètres, en 2008, à Pékin.©       Eugene Hoshiko /       AP/Sipa

Les anneaux géants ont été décrochés de Tower Bridge, à Londres. La flamme olympique a été éteinte le 12 août lors de la cérémonie de clôture. Pourtant, l’été sportif est loin d’être fini. Les Jeux paralympiques commencent mercredi. Pourquoi n’ont-ils pas droit au même cérémonial, aux mêmes symboles ? Les athlètes handisport sont-ils moins intéressants que les valides ?

Pour éviter cette sous-médiatisation, certains voudraient que les deux compétitions se déroulent en même temps. Les para-athlètes français bénéficieraient alors des 300 heures de direct et des 250 journalistes présents sur place pour France Télévisions.

Mais fusionner les deux événements est impossible. « Ne serait-ce que d’un point de vue logistique, il faudrait deux stades olympiques et un village avec une capacité de 4 400 places supplémentaires », explique Gérard Masson, président de la Fédération française handisport. Surtout que les personnes en situation de handicap ont besoin de chambres plus spacieuses que les athlètes valides. « Aucune ville ne pourrait se permettre de débloquer un tel budget pour des Jeux », poursuit Gérard Masson.

Nécessité de deux compétitions

Par ailleurs, une fusion entre Jeux ne résoudrait pas « le problème. Les compétitions valides intéresseront toujours plus les télévisions que les compétitions handisport », analyse Jean-Philippe Noël, journaliste et auteur de Sports et handicaps. Quid d’inverser les deux compétitions afin d’assurer une certaine visibilité aux Paralympiques ? Patrick Montel, commentateur sportif de France Télévisions, est en faveur de cette inversion de calendrier. « Ça ne nous intéresse pas, lui répond Gérard Masson. Il est plus utile de roder les infrastructures sur 15 000 athlètes que sur 4 400. »

L’autre solution pourrait consister à faire enchaîner la quinzaine olympique avec la dizaine paralympique. Les médias seraient déjà sur place, les infrastructures auraient fait leurs preuves. Impossible : ces deux semaines entre les deux compétitions s’avèrent utiles aux organisateurs. D’abord, il faut aménager les installations pour les personnes en situation de handicap. Un travail qui prend de deux à trois jours. Ensuite, « pour un sportif, il faut compter une journée de rattrapage pour une heure de décalage horaire. Dans le cas de Londres, les athlètes handis australiens ont donc 12 jours de remise à niveau », détaille Gérard Masson. Pendant les JO, le village olympique est déjà plein. Impossible alors d’accueillir des para-athlètes venus de loin pour s’acclimater. Ces 15 jours sont donc incompressibles.

40 minutes par jour sur France 2

Malgré les critiques qui perdurent, de paralympiade en paralympiade, la situation s’améliore. Pour cette édition, les athlètes handisport pourront profiter de la première flamme paralympique. Quatre torches seront allumées sur les quatre plus hauts monts du Royaume-Uni. Ces quatre flammes seront réunies à Stoke Mandeville, non loin de Londres, berceau des Jeux paralympiques, avant de rejoindre le stade olympique dès mercredi, pour la cérémonie d’ouverture.

« L’objectif est de faire naître une véritable identité paralympique », explique Jean-Philippe Noël. « Nous ne pratiquons pas le même sport que les valides, poursuit Gérard Masson. Les règles sont différentes. Il est normal d’avoir une compétition à part. Notre fierté n’est pas de porter les anneaux olympiques, mais les trois flammes paralympiques. »

Tandis que des athlètes handicapés, comme Oscar Pistorius, se battent pour représenter le handisport aux Jeux olympiques, les autres veulent promouvoir les valeurs différentes portées par le paralympisme. « Il faut donc se battre pour obtenir une meilleure couverture médiatique », conclut Gérard Masson. France Télévisions a déjà plié après la pétition initiée par l’escrimeur Benoît Coulon et postée sur la plate-forme spécialisée change.org. Cette dernière a recueilli plus de 17 000 signatures. France 2 consacrera 40 minutes tous les jours à 17 heures à l’actualité des Paralympiques. Bien loin encore de la chaîne britannique, Channel 4, et ses 77 heures de direct…

Click here to find out more!

Read Full Post »

Les Jeux paralympiques 2012 sont ouverts

Le Point.fr-

La reine Elizabeth II, Stephen Hawking et les 80 000 spectateurs présents ont assisté à une cérémonie d’ouverture placée sous le signe de la science.
 
 
 
 

La flamme paralympique a été allumée, mercredi, au stade olympique de Stratford.©       Leon Neal /       AFP

Le « big bang », la pomme de Newton, des nuées de parapluies multicolores : la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques de Londres a offert mercredi soir un voyage féerique au pays du savoir, tourné vers le ciel, à l’invitation du célèbre astrophysicien paralysé Stephen Hawking. La reine Elizabeth II et quelque 80 000 spectateurs réunis dans le froid au stade olympique de Stratford ont assisté à un spectacle en hommage à la science et au siècle des Lumières. Loin de l’excentricité de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques un mois plus tôt, le show a aussi célébré le retour aux sources du mouvement paralympique, né en Angleterre.

Après la parade d’un avion qui a illuminé le ciel au-dessus du stade, Stephen Hawking est apparu dans son fauteuil roulant, sous une lune factice, appelant le public à « être curieux », de sa voix caractéristique retransmise par ordinateur. Figurant la théorie du « big bang », à l’origine de la création de l’univers, une sphère incandescente est descendue du ciel pour s’écraser sur un parapluie géant, entraînant une première explosion de feux d’artifice. Commençait ensuite le parcours initiatique de l’héroïne de la cérémonie, Miranda, inspirée du personnage de La tempête de Shakespeare. La jeune fille, en chaise roulante, est guidée par Stephen Hawking, qui l’incite à la découverte et au dépassement de soi.

Au centre d’un oeil géant puis au sommet de l’hémisphère nord, Miranda se retrouve plus tard prise au milieu d’une tempête d’idées, tandis que des formules mathématiques et des extraits de la Déclaration universelle des droits de l’homme sont projetés sur les tribunes. Alors qu’elle croquait une pomme dans le jardin d’Isaac Newton, le public a été invité à l’imiter devant une chorégraphie défiant les lois de la pesanteur. Plus de 60 000 pommes avaient été distribuées à l’entrée du stade. La reine Elizabeth II, vêtue d’un ensemble couleur champagne, a officiellement déclaré les Jeux ouverts comme elle l’avait fait pour les JO, mais son apparition a été beaucoup plus conventionnelle que lors de la cérémonie du 27 juillet où elle avait fait sensation dans un court remake de James Bond.

Soldat blessé aux jambes en Afghanistan

La souveraine, très applaudie, était accompagnée de plusieurs membres de la famille royale, parmi lesquels William et Kate, mais en l’absence de son époux, le prince Philip, 91 ans, convalescent. Se déplaçant pour certains en fauteuils roulants aux couleurs de leurs pays, d’autres portant des béquilles, les athlètes ont participé au traditionnel défilé des délégations sous les acclamations du public. L’équipe britannique, en fin de cortège, a déchaîné l’enthousiasme du stade, vibrant à la chanson Heroes de David Bowie, sous une pluie de confettis scintillants.

Moment fort de la soirée, un soldat blessé aux jambes en Afghanistan, Joe Townsend, a apporté la flamme en arrivant dans le stade suspendu dans les airs par un filin. La cérémonie, à laquelle participaient plus de 3 000 figurants, dont une centaine d’enfants et des artistes handicapés, s’est terminée après l’embrasement de la vasque. Une foule colorée a envahi le centre du stade, entourant la reproduction géante d’une sculpture réalisé par Marc Quinn de l’artiste Alison Lapper enceinte, une artiste née sans bras, tandis que résonnait I am what I am (Je suis ce que je suis) de Beverley Knight, dans une dernière salve de feux d’artifice.

Read Full Post »

Paralympiques: stades pleins, plus de 2,4 millions de billets vendus

AFP  Le Point

Plus de 2,4 millions de billets ont déjà été vendus pour les jeux Paralympiques de Londres et la plupart des épreuves se jouent devant des stades pleins, y compris pour des matches de poules ou les séries de natation et d’athlétisme, selon le comité organisateur

Plus de 2,4 millions de billets ont déjà été vendus pour les jeux Paralympiques de Londres et la plupart des épreuves se jouent devant des stades pleins, y compris pour des matches de poules ou les séries de natation et d’athlétisme, selon le comité organisateur.

« On est quasiment à guichets fermés », a indiqué vendredi à l’AFP un porte-parole du comité, le Locog, affirmant que « plus de 2,4 millions de billets » avaient déjà trouvé preneurs, un record pour des jeux Paralympiques.

« Cela témoigne d’un grand soutien populaire pour des jeux », a-t-il ajouté, précisant que comme aux JO, c’est l’athlétisme qui draine le plus de supporters.

Vendredi matin par exemple, les séries du 5.000 m dames en fauteuil roulant se sont tenues devant un stade olympique quasi-plein, soit près de 80.000 spectateurs, dans une ambiance enfiévrée, a constaté un journaliste de l’AFP.

« C’est formidable, je n’avais jamais vu autant de public le matin », s’est notamment réjouie la coureuse suisse Edith Wolf.

Jeudi, les compétitions de judo s’étaient déjà tenues dans un ExCel plein, avec notamment un gros contingent de supporters français venus encourager deux Françaises, reparties sans médaille.

De même, les tribunes de la piscine, y compris pour les séries du matin, ou encore le vélodrome sont aussi quasiment pleins, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Les organisateurs des Paralympiques (29 août-9 septembre) estiment que quasiment la totalité des 2,5 millions de billets disponibles seront vendus, contre 1,8 million aux jeux de Pékin en 2008.

Lors des JO, certaines épreuves s’étaient tenues dans des enceintes peu remplies et la vision de ces places vides avait déclenché une polémique, conduisant les organisateurs à remettre en vente des billets.

Au tableau des médailles, la Chine dominait déjà largement cette édition des Paralympiques, avec 19 médailles, dont 7 d’or, suivies de l’Australie (10 médailles dont 4 d’or) et de l’Ukraine (11 médailles dont trois d’or).

La Grande-Bretagne était cinquième avec 9 médailles dont deux en or.

Read Full Post »

Première médaille d’or française aux Jeux paralympiques !

Le Point.fr-

Le nageur Charles Rozoy, 25 ans, qui a perdu un bras dans un accident de moto, s’est imposé dans le 100 mètres papillon.
 
 
 
 

Charles Rozoy, jeudi soir à Londres.©       Ben Stansall /       AFP

La France a récolté, jeudi, sa première médaille aux Jeux paralympiques de Londres, grâce à la victoire du nageur Charles Rozoy dans le 100 mètres papillon. Rozoy, 25 ans, qui a perdu un bras dans un accident de moto, l’a emporté en 1 min 01 s 24. « J’adresse mes félicitations les plus chaleureuses à Charles Rozoy pour sa victoire dans l’épreuve du 100 mètres papillon, a écrit le président de la République, François Hollande, dans un communiqué diffusé par l’Élysée. Sa médaille donne toute la mesure de son talent et confirme la vitalité de la natation française. Cette première victoire est un encouragement pour tous nos athlètes engagés dans les Jeux paralympiques ».

La première journée de compétition des Paralympiques a en revanche été marquée par une déception côté judo. Sandrine Aurières-Martinet, déficiente visuelle, deux fois vice-championne paralympique à Athènes puis à Pékin et qui espérait pouvoir monter cette fois sur la plus haute marche du podium, s’est inclinée face à la Chinoise Lijing Wang dans la catégorie des moins de 52 kg. Malgré une blessure à la cheville, elle a tenté la médaille de bronze, mais s’est fait battre par la Brésilienne Michele Ferreira sur ippon.

« C’est une déception, mais elle est allée jusqu’au bout avec courage », a réagi la ministre des Sports, Valérie Fourneyron, qui était venue assister à des épreuves en compagnie de la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti. Le centre ExCel, rempli, où le public français était nombreux, a été le théâtre d’une autre déconvenue tricolore, celle de Solène Laclau en moins de 48 kg face à une autre Chinoise, Xiaoli Huang. Valérie Fourneyron a vu dans les Jeux de Londres un « tournant dans l’histoire du paralympisme ». « Le public est très présent et la médiatisation est de plus en plus importante », s’est-elle félicitée, jugeant « impressionnant de voir les stades combles ».

Read Full Post »

Les manuels d’histoire oublient les héros de 14-18

 

Par Aude Seres <!–

.

–>

Le maréchal Pétain lors du défilé de la Victoire, le 14 juillet 1919. Plusieurs ouvrages oublient d'évoquer son rôle lors de la Première Guerre mondiale. Le maréchal Pétain lors du défilé de la Victoire, le 14 juillet 1919. Plusieurs ouvrages oublient d’évoquer son rôle lors de la Première Guerre mondiale.Crédits photo : © Albert Harlingue / Roger-Viollet/© Albert Harlingue / Roger-Viollet
L’escamotage des maréchaux Foch et Joffre dans les manuels de troisième fâche les historiens.
Mais où sont passés les héros de la Grande Guerre? Pas de trace de Foch, Joffre, voire du rôle du maréchal Pétain, vainqueur de Verdun, dans les nouveaux manuels d’histoire de troisième… En revanche, plusieurs d’entre eux développent sur deux pages pleines le génocide arménien de 1917, l’œuvre du peintre expressionniste allemand Otto Dix ou encore la bataille de Verdun, mais sans citer le maréchal Pétain.

Des choix éditoriaux qui ne sont pas du goût d’Hubert Tison, secrétaire général de l’Association des professeurs d’histoire-géographie. «Dans plusieurs manuels, Philippe Pétain n’apparaît que dans le chapitre sur la Seconde Guerre mondiale. Comment comprendre son arrivée au pouvoir sans avoir évoqué le héros de la Première Guerre mondiale?», lance-t-il. Il y a mieux: chez Hachette, aucun général français n’est cité mais dans le chapitre sur Verdun, c’est celui du général allemand von Falkenhayn qui seul apparaît. Un choix surprenant… Chez Belin, l’armistice de Rethondes est signalé, quand à apprendre que c’est le maréchal Foch qui l’a signé…

Rénovation des programmes

Les éditeurs invoquent la rénovation des programmes lancée par les ministres de l’Éducation Xavier Darcos et Luc Chatel. En cette rentrée 2012, la totalité des classes bénéficie de ces nouveaux programmes, puisqu’ils arrivent en troisième et en terminale, avec de nouveaux manuels. En fin de collège, les élèves auront donc balayé une période allant de l’Antiquité à nos jours. Dans le programme de troisième, il est bien précisé que doivent être notamment étudiés le génocide arménien et la guerre des tranchées. Et pour la seconde, les camps de la mort, la bataille du Pacifique ou Stalingrad.

Au ministère, on temporise: «Il est évident que dans le traitement de la Première guerre mondiale, l’enseignant fera référence à ces figures de l’histoire, même si ce n’est pas dans le manuel.»

L’impasse sur le Débarquement

Autre fait étonnant: la Résistance et le régime de Vichy sont traités à la fin de l’ouvrage, au chapitre 10, soit après la construction européenne et la guerre du Golfe, alors que la Seconde Guerre mondiale est traitée au chapitre 4… «C’est la particularité de ce programme, qui est à la fois chronologique et thématique», explique Valérie Perthué, responsable éditoriale des sciences humaines chez Hatier, qui précise que les maréchaux de la Grande Guerre n’étaient pas non plus présents dans les précédents manuels!

Reste que le traitement de la Seconde Guerre mondiale, centré autour des quelques exemples comme la bataille de Stalingrad, les camps de la mort et la guerre du Pacifique, fait l’impasse, dans la plupart des ouvrages à l’exception de Belin, sur des événements essentiels comme le Débarquement. Et ce n’est que plusieurs chapitres plus tard que les collégiens y découvriront le rôle du général de Gaulle.

«Si l’on se rend compte que certaines impasses existent, on pourra le compléter par des documents d’accompagnement», lance-t-on à l’Éducation nationale. Et de conclure que «le développement d’Internet devrait permettre de passer à une nouvelle génération de manuels, plus centrés sur la chronologie, avec des liens vers des documents accessibles sur Internet». Et peut-être plus légers pour nos enfants et moins chers pour nos portefeuilles…

Read Full Post »

Older Posts »