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Archive for janvier 2012

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Une TVA au niveau record de 21,2%… seulement si Sarkozy l’emporte

 

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Nicolas Sarkozy a annoncé une augmentation de la TVA de 1,6 point, applicable le 1er octobre, et une hausse de deux points de la CSG sur les revenus de l’épargne. La hausse de la TVA sera annulée en cas de victoire de François Hollande.

« L’Europe n’est plus au bord du gouffre. Nous devons consacrer tous nos efforts à la résolution de la crise économique ». Intervenant dimanche soir devant huit chaînes de télévision, Nicolas Sarkozy a ainsi résumé le contexte de son action, récusant toute idée de nouveau plan de rigueur, mais insistant sur la volonté de « réamorcer la croissance sans dépenser un centime, tout en attrapant un peu plus de la croissance du monde, en étant plus compétitif ». D’où la décision annoncée de faire voter par le parlement une augmentation pendant trois ans de 30% des droits à construire, pour une surface donnée, afin de relancer le bâtiment, et une augmentation modérée de la TVA, que le président sortant souhaite porter de 19,6 % à 21,2%, finançant une baisse des charges sociales patronales. Les taux de TVA réduits ne seront pas touchés.
La CSG sur les revenus du capital sera augmentée de 2 points, les prélèvements sociaux sur ces revenus de l’épargne passant ainsi à 15,5%. En contrepartie, les cotisations familiales payées par les employeurs seront supprimées entre 1,6 et 2,1 fois le smic -elles n’existent déjà plus en dessous-, et seront diminuées en sifflet jusqu’à 2,4 smic. De quoi relancer l’emploi, selon Nicolas Sarkozy. Il en fait sa priorité: «quand on est au chômage, on n’a pas de pouvoir d’achat» souligne-t-il.
L’annonce de l’augmentation de la TVA est audacieuse, en pleine campagne électorale, la communication sur ces mesures étant plus que délicate : ainsi, les radios insistaient tout ce week-end sur les hausses d’impôts à venir, avec cette TVA supplémentaire, sans même mentionner qu’elles auraient pour contrepartie des allégements de charges, destinés à améliorer la compétitivité. « Je ne crois pas à la hausse des prix », a souligné le président sortant.
Nicolas Sarkozy, qui souhaiterait un vote tout au moins de l’Assemblée nationale sur ce dispositif, s’est tout de même montré prudent sur deux points : l’échéancier de la mise en œuvre de ces hausses d’impôt et leur ampleur. S’agissant du « timing », l’augmentation de la TVA n’entrera en vigueur que le premier octobre. . Il s’agit bien sûr de ne pas heurter les électeurs outre mesure et, aussi, de doper la consommation, les consommateurs ayant bien sûr intérêt à acheter avant que les prix n’augmentent. L’exécutif en attend un effet positif sur l’activité économique. La recette avait été employée avec un certain succès outre-Rhin en 2007.
En revanche, en cas de victoire de François Hollande, à entendre le candidat PS, nul ne subirait la hausse de la TVA, puisque la gauche récuse totalement ce choix : soit un vote contraire aurait lieu dans le cadre du collectif budgétaire soumis au parlement durant l’été, soit en l’absence d’approbation sénatoriale avant la présidentielle, le vote de l’Assemblée tomberait simplement en désuétude.
S’agissant de l’ampleur de la mesure, les économistes soulignent la faiblesse des ordres de grandeur. Le Medef évoquait 30 à 40 milliards d’euros, le transfert d’impôt jouerait là sur 13 milliards, selon Nicolas Sarkozy. « Les considérations électorales ont pris le pas sur les considérations économiques », déplore Nicolas Bouzou, du cabinet Astérès. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy veut faire entrer en vigueur une taxe sur les transactions financières, le premier août. S’agissant de la régulation du marché du travail, le chef de l’État a aussi annoncé une réforme sur la base du principe baisse des salaires contre maintien des emplois : après accord, les entreprises pourront moduler le temps de travail à la hausse comme à la baisse. Par ailleurs, pour les entreprises de plus de 250 salariés qui ne respectent pas le quota de 5 % d’apprentis, l’amende sera doublée.

Ivan Best
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La France, le pays qui taxe l’épargne au taux record de 40%

 

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Avec la hausse de deux points de la CSG sur les revenus financiers, Nicolas Sarkozy porte au niveau record de 39,5% la taxation de l’épargne. Soit onze points de mieux en cinq ans… De quoi faire fuir les capitaux et dissuader les Français de financer l’économie. Retour critique sur les annonces fiscales du président-candidat.

Jamais l’épargnant n’aura subi une telle curée. C’est donc sous Nicolas Sarkozy et une majorité de droite que la taxation des revenus financiers aura le plus fortement augmenté au cours de notre histoire, subissant un choc fiscal sans précédent, même quand la gauche était au pouvoir.

En annonçant son intention de relever de 2 points la CSG sur les produits financiers, en complément de la hausse de 1,6 point du taux normal de TVA ( à 21,2%), pour financer la baisse de 13 milliards d’euros des cotisations patronale de la branche Famille, le chef de l’Etat fait mentir son engagement de ne pas augmenter les impôts. Il procède surtout à un tour de passe-passe improvisé et dangereux pour le financement de l’économie française, de la façon la plus injuste qui soit de surcroît. Pas sûr d’ailleurs qu’il parvienne à convaincre sa majorité UMP de voter un tel coup de massue fiscal à la veille des échéances présidentielles et législatives. Conscient que sa majorité renâcle, Nicolas Sarkozy a d’ailleurs dû reporter dans l’urgence de ce matin à cet après-midi ses voeux à la presse, pour tenir une réunion d’urgence avec les parlementaires UMP.

Cette hausse de la CSG concernera en effet la quasi totalité des placements (dividendes, intérêts d’obligations, y compris celles émises par l’Etat, assurance-vie, sicav et FCP, épargne salariale, livrets et comptes sur livrets et autres comptes à terme) et donc tous les épargnants, les gros comme les petits, notamment les retraités aux revenus modestes qui vivent des revenus de leur épargne. Seuls le livret A et le Livret de Développement Durable y échapperont. De ce point de vue, le projet annoncé par François Hollande d’aligner la taxation du capital sur celle des autres revenus comme les salaires, en leur appliquant le barème de l’IR apparaît plus équitable, puisque le prélèvement sera progressif en fonction du revenu. Les petits patrimoines seront donc moins taxés que les gros. A ceci près que avec la gauche aussi, l’épargne sera plus fortement taxée, et que demeure un flou artistique dans le projet Hollande sur le « rapprochement » entre l’impôt sur le revenu et la CSG.

Au total, sur l’ensemble du quinquennat, Nicolas Sarkozy aura augmenté les prélèvements sociaux sur l’épargne de 3,4 points, les faisant passer de 12,1% à 15,5%. ils s’ajoutent à une fiscalité d’État qui a porté le niveau du prélèvement libératoire de 16% à 24% au cours du quinquennat (21% pour les dividendes). En clair, un placement qui était imposé à 16% de prélèvement libératoire plus 12,1% de prélèvements sociaux en 2007 ( soit 28,1%) le sera désormais à presque 40%… 11,4 points de hausse en cinq ans… Même Jospin avait la main plus légère en ne relevant la taxation des revenus du capital que de 2,1 points pendant ses cinq années de cohabitation avec Jacques Chirac.
Cette hausse de la CSG sur les revenus financiers est d’autant plus étonnante qu’elle entre en totale contradiction avec l’affichage, purement factice il est vrai, de la fiscalité entre la France et l’Allemagne. Vaccinée depuis la fin des années 1980 contre tout excès de taxation du capital (qui avait à l’époque fait fuir les capitaux massivement au Luxembourg), notre voisin taxe de façon beaucoup plus légère les épargnants. Selon les statistiques 2010 d’Eurostat, avant donc les hausses annoncées en France depuis cet automne, la France taxait le capital à 38,8% contre 23,1% pour l’Allemagne.Outre-Rhin, la retenue à la source unique sur les revenus d’intérêts, de dividendes, et de plus values (à l’exception de l’immobilier) a diminué sous Angela Merkel, passant de 30% en 2008 à 25% à partir de 2009.
En revanche, notre voisin a un impôt sur le revenu plus lourd qu’en France, avec un taux marginal supérieur de 45% exactement le taux annoncé par François Hollande dans son projet présidentiel. C’est à ne pas se demander qui converge vraiment avec la fiscalité allemande… !

Avec un taux de TVA passant de 19,6% à 22,1% (contre 19% en Allemagne), une taxation de l’épargne de 39,5% (contre 25% outre-Rhin) et enfin, un taux de prélevements obligatoires qui va remonter au- dessus de 45% (contre 39,5% outre-Rhin), la France est en train de s’éloigner à grande vitesse du modèle allemand dont le président nous a tant vanté les mérites dimanche soir… Certes, la gauche veut elle aussi augmenter lourdement les impôts, mais la structure qu’elle envisage est beaucoup plus cohérente avec une stratégie de convergence avec l’Allemagne, puisqu’au lieu d’augmenter la CSG et la TVA, elle veut alourdir l’impôt sur le revenu et baisser l’impôt sur les sociétés sur les PME et les bénéfices réinvestis. A tout prendre, le Medef, qui a applaudi discrètement la TVA sociale Sarkozy, ferait peut-être bien de refaire ses calculs…

En faisant financer les déficits sociaux par l’alourdissement de la fiscalité de l’épargne et de la TVA, Nicolas Sarkozy prend le double risque de faire chuter la consommation, seul moteur de la croissance et de provoquer une vague d’évasion fiscale qui pénaliserait gravement le financement de l’économie par l’épargne nationale. Il est peu probable que la compétitivité de la France en sortira améliorée. Car les 3 ou 4 points de baisse de charges dont va bénéficier l’industrie risquent d’être annulés par une hausse de leur coût d’accès au capital. Sans oublier le cadeau fiscal gigantesque fait au passage aux banques, qui ne sont pas assujetties à la TVA, mais payent une taxe sur les salaires, et sont parmi les plus concernées par l’allégement de cotisations familiales vu les niveaux de revenus concernés (jusqu’à 2,4 Smic)…

Philippe Mabille (pmabille@latribune.fr)

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Union européenne

Déclaration du porte-parole de Catherine Ashton sur Madagascar

Le porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a fait ce lundi 28 janvier la déclaration suivante :

« La Haute Représentante, qui a suivi avec préoccupation les événements survenus récemment autour du retour de l’ex-président Ravalomanana à Madagascar, réitère son soutien aux efforts de médiation de la SADC visant à la résolution de la crise malgache.

Elle note et soutient, dans tous ses termes, le communiqué du Comité ministériel de la Troïka de l’Organe de la SADC, du 26 janvier 2012, soulignant l’importance pour tous les acteurs politiques malgaches d’accélérer la mise en oeuvre des éléments clé de la Feuille de route, dans les délais impartis et dans le respect de sa lettre et de son esprit.

La Haute Représentante, qui s’est réjouie des progrès satisfaisants réalisés jusqu’à cette date avec la mise en place progressive des Institutions de la Transition, réitère la volonté de l’UE d’appuyer politiquement et financièrement le processus de transition en cours, en étroite collaboration avec la communauté internationale, pour autant que ce processus soit consensuel et puisse aboutir à la tenue d’élections crédibles, libres et transparentes permettant le retour rapide à l’ordre constitutionnel. »

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Alerte au suicide chez les plus jeunes
 
 
Une dizaine de passages à l’acte d’adolescents, dès 12 ans, a eu lieu depuis le début de l’année. Les associations veulent alerter les candidats à la présidentielle.

Florence Deguen

 


Aix-en-provence (bouches-du-rhône), mercredi. Un collégien de 12 ans s’est jeté sous un train mercredi soir en gare d’Aix-en-Provence. Ce suicide d’un jeune ado s’ajoute à la dizaine déjà recensée depuis le début de l’année.

Aix-en-provence (bouches-du-rhône), mercredi. Un collégien de 12 ans s’est jeté sous un train mercredi soir en gare d’Aix-en-Provence. Ce suicide d’un jeune ado s’ajoute à la dizaine déjà recensée depuis le début de l’année. | (photopqr/« la provence »/sophie spiteri.)

 

Pauline, Damien, Oscar… Les prénoms s’enchaînent et finissent par composer une liste insoutenable : celles des adolescents qui se sont donné la mortdepuis le début de l’année. Une dizaine de suicides violents, soudains, sidérants, chez des « presque enfants », à l’image du collégien de 12 ans qui s’est jeté sous un train mercredi soir en gare d’Aix-en-Provence.

 

 

Malheureuse loi des séries ou effrayante épidémie? Les spécialistes sont perplexes eux aussi.

En préambule à la Journée nationale de prévention du suicide, le 7 février, l’association Phare Enfants-Parents* va donc demander aux candidats à la présidentielle de s’engager. Dans une lettre ouverte qui leur sera adressée la semaine prochaine, elle leur rappellera notamment que le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes en France juste après les accidents de la route… alors que le budget de la sécurité routière est trente fois supérieur à celui consacré à la prévention du suicide.

La corde ou l’arme à feu comme moyens, le dépit amoureux ou le harcèlement comme causes : les adolescents semblent désormais calquer leur désespoir sur celui des adultes, jusqu’à choisir massivement, comme eux, ce mois de janvier froid et sombre qui succède aux fêtes de famille tendues ou solitaires.

« Les suicides des jeunes n’augmentent pas et seraient même plutôt en baisse » avance Thérèse Hannier, présidente de l’Union nationale pour la prévention du suicide. « On reste autour d’une trentaine par an pour les moins de 15 ans, contre 600 environ pour les 15-24 ans. Mais les chiffres les plus récents datent de 2009 et c’est vrai qu’on constate tous un net rajeunissement du mal-être… et ça, c’est très préoccupant. » Sur la ligne d’écoute de l’association Phare Enfants-Parents, dont elle est à l’origine, il n’est plus rare qu’une maman affolée appelle parce que sa fille de 8 ans lui dit « qu’elle veut mourir ». Ou un papa désemparé dont le fils de 10 ans et demi a tous les symptômes d’une grave dépression. Les clignotants s’allument de plus en plus tôt, au travers de conduites à risques qui sont très évocatrices lorsqu’elles se répètent : scarification, jeu d’étranglement, alcoolisation massive… « Il ne faut pas créer une psychose et dire aux parents : attention, en ce moment tous les enfants sont suicidaires! » insiste cette grande militante de la prévention du suicide. « Mais ces SOS précoces ne doivent pas être pris à la légère. Ils sont là pour nous interpeller et c’est aux adultes de réagir. Pourquoi nos enfants sont-ils imprégnés d’une telle violence? On est dans une société morbide, même les clips de prévention du suicide sont sanguinolents! Il y a un énorme ménage à faire dans la formation et l’information. »

* Phare enfants-parents : 0.810.810.987.

Les signes qui doivent inquiéter
Certains comportements peuvent permettre de détecter un mal-être chez certains enfants et adolescents.

Il y a toujours des signes… C’est à la fois terrible et rassurant : pour le psychiatre Xavier Pommereau, qui reçoit de nombreux gamins en détresse à la maison des adolescents de Bordeaux, un enfant ou un adolescent à risque suicidaire envoie toujours des signaux préalables… « Même si l’entourage n’est pas forcément le mieux placé pour les percevoir, les parents sont souvent effarés de n’avoir rien vu », reconnaît-il. Il n’empêche : proches, profs, copains peuvent repérer que ça ne va pas. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à sonder les tiers. D’où l’intérêt d’être tous sensibilisés au risque.

Ce qui alerte : la répétition. Il faut distinguer l’ado gothique qui va se saouler une fois dans l’été, mais reste globalement joyeux et entouré d’amis… et celui qui broie du noir à longueur de journée, vide régulièrement une bouteille de vodka seul dans sa chambre puis se met en danger en montant sur le toit, celui qui finit systématiquement les soirées ivre mort… « Toutes les conduites de ruptures répétées sont alarmantes, assure le psy. Surtout si elles s’additionnent au propre comme au figuré : la gamine qui part sans dire où elle va, se scarifie, se coupe du monde, a des accidents fréquemment, se déchire le samedi soir. »

Les raisons sont toujours profondes. On ne se suicide pas pour un chagrin d’amour, une brimade ou une mauvaise note en maths… « A 13 ans une histoire d’amour dure trois semaines et la rupture fait partie du quotidien », rappelle le psy. Heureusement, rares sont les ados amoureux éconduits qui se suicident… Mais pour certains, qui vont très mal par ailleurs, c’est un facteur déclenchant. « Derrière tous les suicides, il y a une cause profonde, traumatique, quelque chose qui attaque l’identité : orientation sexuelle mal assumée, violences sexuelles subies dans l’enfance, flou identitaire lié à une adoption ou à un secret de famille, handicap ou complexe physique. »

Le suicide n’est pas contagieux. Pour Xavier Pommereau, ce n’est pas le fait d’en entendre parler autour d’eux ou dans les médias qui donne des idées de suicide aux jeunes, même aux très jeunes. Ils sont éventuellement influencés par la noirceur du monde dans lequel ils vivent, par des héros négatifs, mais ce n’est pas parce qu’un gamin s’est suicidé la veille à l’autre bout de la France qu’un autre va oser passer à l’acte lui aussi. « En revanche, ce qu’on surveille de près, conclut-il, ce sont les rendez-vous macabres. Des rencontres fortuites, souvent sur Internet, entre des jeunes qui vont mal et qui se donnent mutuellement le courage de passer à l’acte. »

 

Le Parisien

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les lilas (seine-saint-denis), le 21 juin 2011. La maternité, pionnière des techniques d’accouchement sans douleur, pourra s’agrandir.

les lilas (seine-saint-denis), le 21 juin 2011. La maternité, pionnière des techniques d’accouchement sans douleur, pourra s’agrandir. | (LP/E.S.)

 

Voilà plus de six mois qu’à la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis), sages-femmes et infirmières, médecins, direction et usagers, bataillaient pour sauver l’établissement et son projet d’agrandissement, soudainement suspendu au mois de juin par l’agence régionale de santé (ARS). Cette dernière justifiait sa décision par des « difficultés de fonctionnement » et « des carences dans la sécurité anesthésique et la qualité de prise en charge médicale », pointée lors d’une inspection ordonnée en mars 2010.

 

Après six mois d’efforts pour remédier à ses défaillances, mais aussi de mobilisation, la maternité a appris la bonne nouvelle vendredi : le président de l’ARS, Claude Evin, a confirmé par écrit au maire PS des Lilas, Daniel Guiraud, « qu’une issue positive et pérenne pour l’avenir de la maternité va rapidement intervenir ».

Un partenariat avec deux hôpitaux parisiens

Cette annonce était attendue par tous les défenseurs de la maternité, depuis le regain d’espoir apporté en décembre par le rapport de mission de Patrick Hontebeyrie, l’administrateur de la Fédération des établissements hospitaliers chargé par Claude Evin d’étudier les rapprochements possibles des Lilas avec d’autres établissements. La condition imposée par l’ARS à tout dégel des subventions. « Des avancées importantes ont été réalisées par la direction pour répondre aux injonctions du rapport d’inspection de 2010, reconnaît son président, mais il persiste des difficultés dans son fonctionnement institutionnel. » En clair, le problème médical est réglé, pas tout à fait celui de la gestion.

Des trois « pistes de rapprochement » suggérées par le chargé de mission, celle d’un double partenariat avec l’hôpital Robert-Debré et l’hôpital privé à but non lucratif des Diaconesses-Croix-Saint-Simon, à Paris, l’a très vite emporté. Si la coopération médicale avec Robert-Debré semble actée, notamment en matière de réanimation néonatale et de prise en charge des grossesses à risques, l’adossement institutionnel avec les Diaconesses-Croix-Saint-Simon doit franchir l’étape de son conseil d’administration.

A la maternité, l’apaisement garde le bémol de la prudence. « C’est une décision salutaire pour tout le monde », se réjouit le directeur, Xavier Tartas, qui s’apprête à représenter le projet la semaine prochaine à l’ARS. Un projet qui prévoit toujours la construction-extension de la maternité sur le terrain de l’ancienne usine de fil de mercerie Gütermann. La différence, ce sont les taux d’emprunts bancaires. « La crise est passée par là », redoute le directeur. Et en dépit des 6 millions attendus et de l’engagement écrit de Claude Evin, « tant qu’il n’y a pas d’arrêté définitif, tout reste fragile », souligne Xavier Tartas, qui espère toutefois une validation avant la fin du mois. Et peut-être le début des travaux dès le printemps. 

 

 

Le Parisien

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Un garçon de 8 ans se suicide à Saint-Ouen

Par LEXPRESS.fr,

Un garçon de 8 ans se suicide à Saint-OuenLes pompiers ont tenté, en vain, de le ranimer.

afp.com/Loic Venance

L’enfant s’est suicidé par pendaison, ce mardi, en Seine-Saint-Denis. Il a été retrouvé par ses parents. 

Un garçon de 8 ans s’est suicidé par pendaison ce mardi à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. 

L’enfant s’est donné la mort à son domicile mardi après-midi, a indiqué le parquet de Bobigny. Il a été retrouvé par ses parents, qui sont très choqués, a ajouté une source policière. Les pompiers ont tenté, en vain, de le ranimer, a poursuivi cette source. 

Selon l’Inserm, 37 enfants et pré-adolescents de 5 à 14 ans se sont donné la mort en 2009. 

Avec

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Enquête sur le logement et l’UMP à Puteaux : MonPuteaux visé par une nouvelle plainte

59632605_5cec1b06ee_zJe suis à nouveau convoqué au tribunal. J’ai reçu ce matin une assignation devant le TGI de Nanterre pour le 14 mars. Cette fois, c’est Marie-Aude Bailly Le Bars, la directrice de cabinet du maire UMP de Puteaux qui porte plainte contre moi. Défendue par l’avocat Philippe Sarda, elle me réclame 25.000 euros pour avoir révélé qu’elle occupe 2 étages entiers dans la résidence des étudiants de Puteaux : un logement de 150m2 (+50m2 de terrasse) pour un loyer de 1.000 euros.

C’est l’affaire des logements et de l’UMP à Puteaux.

La directrice de cabinet invoque l’article 9 du code civil qui dit que « chacun a droit au respect de sa vie privée« . Mais ce principe de protection de la vie privée, que j’ai toujours respecté sur MonPuteaux, ne doit pas permettre de cacher à la connaissance des citoyens de Puteaux une information qui concerne la gestion municipale.

Dans sa plainte, Marie-Aude Bailly Le Bars demande l’effacement de cet article révélant ses conditions d’hébergement très avantageuses !

Dans ce cas précis, le droit à l’information prime sur la protection de la vie privée : les Putéoliens ont le droit de savoir qu’un bâtiment financé par l’argent public, et qui est censé héberger des étudiants, est en réalité occupé en partie par un employé politique du maire, pour un loyer 3 à 4 fois inférieur au prix normal du marché du logement (ici nous sommes à 7 euros le m2 !).

Cette plainte n’a donc encore une fois qu’un but : me faire perdre mon temps et mon argent en frais de justice. Faute de pouvoir légalement me faire taire, puisque nous ne sommes pas en dictature, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, le maire UMP de Puteaux, aujourd’hui par l’intermédiaire de sa directrice de cabinet, me harcèle judiciairement. Qui donc doit être condamné dans cette nouvelle procédure ? Aux juges de Nanterre de nous le dire…

Dans cette affaire de la résidence des étudiants de Puteaux, je suis également visé par une plainte du mari de la directrice de cabinet du maire : David Le Bars, ancien commissaire de police de Puteaux, m’accuse mensongèrement de violation de domicile. Un véritable harcèlement judiciaire à mon encontre !

Christophe Grébert

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