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Archive for the ‘Le combat d’une mère Française pour retrouvée sa fille’ Category

La mort de Candice Cohen-Ahnine était accidentelle

DA.D.

                     PARIS, LE 1er AVRIL 2012. Candice Cohen-Ahnine se battait pour retrouver sa fille Haya, retenue en Arabie saoudite par son père. | (STEPH/VISUAL PRESS AGENCY.)

 

                Décès accidentel : c’est la conclusion de l’enquête et de l’autopsie effectuées après la mort de Candice Cohen-Ahnine, tombée jeudi du quatrième étage de l’immeuble où elle vivait, dans le VIIIe arrondissement de Paris.

 

            Agée de 34 ans, Candice était sortie de l’anonymat en début d’année en racontant dans un livre son histoire d’amour avec un prince saoudien, la naissance de leur fille Haya puis le calvaire de leur rupture aboutissant à l’enlèvement de l’enfant, retenue par son père depuis 2008 en Arabie saoudite.
Depuis jeudi, les policiers ont entendu plusieurs témoins et voisins mais également le compagnon actuel de la victime, dont les dépositions ont validé le scénario d’un accident. Une dispute aurait ainsi éclaté au sein du couple avant que Candice ne décide d’enjamber le garde-corps d’une fenêtre de son salon pour gagner une fenêtre voisine en passant sur une corniche. « Un témoin qui habite l’immeuble d’en face a décrit la scène dans son intégralité et assure qu’il n’y a eu aucune intervention extérieure, précise une source judiciaire. La victime a glissé puis est tombée. » Les analyses toxicologiques attendues
Reste à savoir pourquoi Candice a décidé de prendre un tel risque. « C’est insensé », soupire son avocate, Me Tarquiny-Charpentier. En plus de l’autopsie, le parquet a demandé des analyses toxicologiques dont les résultats seront connus sous vingt-quatre heures. « Il semble que la victime prenait ces derniers temps beaucoup de médicaments. Cela peut être une explication à son geste et à cette prise de risque », commente un proche du dossier.
Après des années de combat, d’abord discret, pour récupérer sa fille, Candice Cohen-Ahnine avait saisi la justice française et rédigé son livre-témoignage. En début d’année, les magistrats français lui avaient donné raison, faisant peser la menace d’un mandat d’arrêt contre le prince Sattam s’il ne rendait pas Haya, aujourd’hui âgée de 11 ans.
Mais l’affaire posait encore de lourds problèmes diplomatiques entre la France et l’Arabie saoudite. Seule éclaircie, Candice devait se rendre le 14 septembre à Ryad où les autorités françaises sur place avaient obtenu qu’elle rencontre sa fille et reste plusieurs jours. Un tournant que la mère courage avait accueilli avec ferveur et joie mais aussi avec beaucoup d’impatience.
D’après des proches de Candice, Haya aurait appris le décès de sa maman hier. Un mince espoir rendait possible la venue de la jeune fille pour les obsèques de sa mère, mais hier soir, la famille du prince Sattam a fait savoir que Haya ne serait pas en état de faire le voyage. « J’avais pris l’engagement solennel que rien ne se passerait si Haya revenait en France, regrette Me Tarquiny-Charpentier. Mais il faudra attendre avant que cette enfant puisse faire le deuil de sa maman. »

Elfassi doute de la thèse accidentelle Le photographe Jean-Claude Elfassi, qui avait co-signé son livre, refusait lundi d’exclure la piste criminelle. «Elle avait reçu des lettres de menaces, elle se sentait en danger», nous-a-t-il confié lundi.
La Gazette de Puteaux:

Pour clôturer rapidement un dossier rien de plus facile de dire que Candice  étais  sous médicaments.

Pourquoi  soudainement  le Prince Saoudien  a t- il décidé d’interdire  à Haya de revenir  en France  pour  les obsèques de sa maman ? Ce n’est pas logique.

La police Française est trop forte  pour dire  en 5 jours que  le décès de Candice est accidentel. Mais qu’a donc promis le Prince Saoudien à la France, pour que cette  affaire soit bâclée  et   classée ?

Cela nous écœure  à un point inimaginable. Nous soutenons  Me  Tarquiny-Charpentier  dans son combat. Nous espérons également que le photographe Jean-Claude Elfassi   et ami de Candice  n’en restera pas là, car la thèse  accidentelle, c’est beaucoup  trop juste. Mais par contre  la piste criminelle  est bien plus probable.

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Le prince Sattam n’a pas trouvé plus idiot que de laisser jouer une enfant avec une kalachnikov

 

Est-il normal de laissé une enfant de 9 ans jouer avec un fusil d’Assaut ?

Visiblement oui, puisque le père est un Prince Saoudien,

 et qu’il détient la moitié de l’économie  Française.

 

 

 

 

 

 

Voici Aya, une petite fille française de 9 ans, emprisonnée sous une burqua en Arabie Saoudite.

 

 

Est-il normal qu’une enfant Française de 9 ans, soit obligée de porter la  burqua ?

Ou sont passées toutes ces Associations qui se sont manifestées  lors de la loi sur le

Port  de la burqua ?

Il faudrait peut-être  que le Gouvernement est des c………………….. Au cul, et dise si c’est normal une telle situation pour une enfant Française de 9 ans ?

La Gazette de Puteaux , attends les réactions  du  Président de la République fraichement élu par le Peuple  , et qu’il assure qu’il a fait le nécessaire au niveau de l’Ambassade  en Arabie Saoudite , qu’ils ont tous été  licenciés, et pourquoi lorsque Candice se savait menacée en France , n’a-t-elle pas bénéficiée d’une protection ?

Si c’était aux Etats-Unis, une femme qui est menacée par son mari, son ex-mari, son conjoint  et bien la Police n’attend qu’il y  ait un drame  pour protégée la victime. Ils agissent immédiatement.

En France pour déposer plainte, la police vous pose tout un tas de questions débiles, et lorsque l’on s’énerve au Commissariat pour avoir un double de la plainte, vous vous faites menacer par la police.

Ex : A Puteaux, la police  vous menace de vous mettre en garde à vue, si vous vous énervez  pour obtenir  copie de la plainte, ou pour pouvoir déposer plainte.

Et oui c’était  sous l’ancien Gouvernement, merci, Mrs Hortefeux et Sarkozy

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Mort suspecte de Candice Cohen

 

Candice Cohen-Ahnine, 35 ans, se battait pour la garde de sa fille Haya, 11 ans, enlevée en 2008 par son père saoudien. Elle a été retrouvée morte, jeudi, après être tombée par la fenêtre de son appartement, au 4ème étage d’un immeuble parisien. Une disparition qui intrigue. Candice Cohen-Ahnine avait raconté son combat dans un livre, ‘Rendez-moi ma fille !’ et n’a jamais perdu espoir de récupérer Haya. Sa ténacité a-t-elle conduit à son meurtre?

 

 

 

 

Une rencontre à Londres

 

Dans les années 1990, Candice Cohen-Ahnine est présentée à Sattam bin Khaled bin Nasser al-Saoud, membre de la famille du fondateur du royaume d’Arabie Saoudite, alors qu’elle passe des congés à Londres. C’est le coup de foudre. Le couple noue une relation amoureuse clandestine, qui aboutit à la naissance d’une petite fille, Haya, en 2001.

 

 

 

Rupture

 

L’enfant vit avec sa mère, en France, à l’abri du besoin car le père veille à ce qu’elles ne manquent de rien. Mais la relation entre les deux parents dégénère en 2006, lorsque le père d’Haya est contraint de se marier avec une cousine. Candice Cohen-Ahnine décide alors de mettre un point final à leur histoire.

 

 

 

 

 

Séquestrée

 

Mais ce dernier fait pression pour revoir sa fille. Il parvient à convaincre son ex-compagne de lui rendre visite avec l’enfant, en septembre 2008. Une fois sur place, la jeune femme est séquestrée dans un palais de Riyad, capitale du royaume d’Arabie saoudite, son passeport lui est retiré et sa fille enlevée. ‘J’ai subi des sévices physiques et psychologiques. Je n’avais rien. Pas même accès à de l’eau potable’, expliquait-elle au Figaro.

 

 

 

 

Evasion

 

Candice Cohen raconte dans la suite de l’interview donnée au figaro avoir réussi à ‘s’échapper une première fois’. ‘J’étais seule, sans argent, sans papier. J’ai cru trouver de l’aide à l’ambassade de France. Mais la consule m’a conseillé de retourner au palais. Ce que j’ai fait. Et j’ai passé plus de sept mois enfermée’. Elle parvient à s’échapper une deuxième fois, mais reste menacée, accusée par les autorités locales d’être une ancienne musulmane convertie au judaïsme. C’est le ministère des Affaires Etrangères qui finira par intervenir en juin 2009, afin de rapatrier la jeune femme. Depuis, elle s’était engagée dans un long combat judiciaire pour tenter de revoir sa fille.

 

 

 

 

 

Une mort étrange

 

Candice Cohen avait justement réussi à obtenir un droit de visite et devait se rendre début septembre à Riyad pour voir sa fille, explique son éditeur. En janvier 2012, le Tribunal de Grande Instance de Paris avait en effet délivré une première décision en sa faveur et exigé que l’enfant soit rendue à sa mère, le père s’exposant à ce que soit délivré contre lui un mandat d’arrêt international.

A l’annonce de sa mort, qui aurait eu lieu après une chute de quatre étages, son entourage ne croit pas à la thèse du suicide. Pour Jean-Claude Elfassi, co-auteur du livre ‘Rendez-moi ma fille !’, celle-ci n’est guère envisageable. ‘On était presque arrivé au but’, explique-t-il à RTL, ‘c’est impossible qu’elle se soit suicidée’. Une autopsie sera pratiquée et une enquête prochainement ouverte pour déterminer les causes exactes du décès.

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Une femme qui se battait pour voir sa fille s’est défénestrée

Candice Cohen-Ahnine et sa fille Haya, sur la couverture du livre <i>Rendez-moi ma fille!</i>. Candice Cohen-Ahnine et sa fille Haya, sur la couverture du livre Rendez-moi ma fille!.

Candice Cohen-Ahnine, une Française dont l’enfant a été enlevée en 2008 par son père, un prince saoudien, a été retrouvée morte à Paris. Elle est tombée de sa fenêtre en tentant visiblement de fuir un danger.
Candice Cohen-Ahnine est morte sans avoir pu revoir sa petite Haya. La Française de 35 ans qui se battait pour la garde de sa fille de 11 ans, enlevée en 2008 par son père saoudien, est décédée jeudi dans «des circonstances troubles» à son domicile parisien. Une autopsie doit être pratiquée et une enquête va être prochainement ouverte, précisent les éditions de l’Archipel, qui avaient publié son livre Rendez-moi ma fille!.Selon les premiers éléments de l’enquête dévoilés par le Parisien, la jeune femme a fait une chute de quatre étages depuis son appartement situé dans le VIIIe arrondissement de Paris. Candice Cohen-Ahnine est tombé de sa fenêtre en tentant de passer dans l’appartement voisin. Fuyait-elle un danger? Selon un proche cité par le quotidien, la jeune femme se sentait menacée depuis plusieurs jours.

Candice Cohen-Ahnine devait bientôt revoir sa fille. Elle avait obtenu un droit de visite et devait se rendre début septembre à Riyad. En janvier 2012, elle avait par ailleurs remporté une première victoire judiciaire: un tribunal de Paris avait exigé que l’enfant soit rendue à sa mère, le père s’exposant à ce que soit délivré contre lui un mandat d’arrêt international.

L’histoire remonte au milieu des années 90. En vacances à Londres, la jeune femme de confession juive rencontre Sattam bin Khaled bin Nasser al-Saoud, qui appartient à la branche cadette de la famille du fondateur du royaume. Ils tombent amoureux. Les deux amants se voient au détour des voyages d’affaires de Sattam. En 2001, le couple donne naissance en France à la petite Haya. Mère et fille vivent confortablement dans l’Hexagone, soutenues financièrement par le prince saoudien. Mais la relation s’envenime. Sattam lui apprend qu’il doit se marier avec une de ses «cousines» et Candice Cohen-Hanine rompt en 2006.

«J’ai subi des sévices physiques et psychologiques»

Sous la pression de Sattam, désireux de revoir sa fille, la jeune Française se rend à Riyad en septembre 2008. C’est là que le cauchemar commence: la jeune mère se fait confisquer son passeport et est emprisonnée dans un palais de la ville. Sa fille lui est enlevée. «J’ai subi des sévices physiques et psychologiques. Je n’avais rien. Pas même accès à de l’eau potable, avait-elle confié au Figaro. J’ai pu m’échapper une première fois. J’étais seule, sans argent, sans papier. J’ai cru trouver de l’aide à l’ambassade de France. Mais la consule m’a conseillé de retourner au palais. Ce que j’ai fait. Et j’ai passé plus de sept mois enfermée».

Candice s’évade une seconde fois. Elle réussit même à avoir un droit de visite, quelques minutes une fois par semaine, pour voir sa petite Haya. Mais sa vie est en danger: accusée -à tort- d’être une ancienne musulmane convertie au judaïsme, elle risque la peine de mort. Cette fois, le Quai d’Orsay intervient et en juin 2009 elle est exfiltrée. Mais sans sa fille. C’est le début d’un long combat, qui aboutira en octobre 2011 à la publication d’un livre pour «porter à la connaissance de tous» son histoire.

 

La  Gazette de Puteaux :

Tous les Magistrats ; les Préfets, ont du sang sur les mains celui de Candice  cette jeune maman qui se battait depuis  2008 pour récupérer sa fille  enlever par son père un Prince Saoudien. Même  les Gouvernements de droite comme de gauche, n’ont strictement  rien fait  pour la protégée, alors qu’elle été  menacée.  Au lieu de protéger les Magistrats  et  les Préfets  véreux, le gouvernement devrait  plutôt  protéger  les  citoyens qui sont dans la même situation  que Candice. Nous avons  saisi le  Président de la République  en tant qu’Association sur de graves problèmes , la réponse de la Présidence de la  République  est vraiment débile : «  Nous avons saisi le Préfet des Hauts-de-Seine » , peine perdu puisque les Hauts-de-Seine est une véritable mafia , et que le Préfet ne fera strictement  rien.  Pauvre con va !

C’est vrai qu’il vaut mieux faire la une des journaux avec  le pied cassé de Fillon , ou bien avec le Palais  au Maroc acheter par Nicolas Sarkozy , plutôt que de ce penché  sur ce genre de problèmes qui est  bien plus grave car il s’agit d’enlèvement  d’une enfant.

Maintenant  la pauvre enfant, ne pourra plus jamais revoir sa maman, que va –t- elle devenir ?

Le Président de la République  ne doit pas oublier qu’il a été  élu par le Peuple et non pas par son parti politique.

J’appelle tous les personnes qui sont scandalisées par  cette sordide histoire, à laisser des commentaires sur la Gazette de Puteaux, ils seront  publiés.

 

 

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Décès «troublant» d’une femme qui se battait pour la garde de sa fille

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                     Candice Cohen-Ahnine et sa fille Aya

                Candice Cohen-Ahnine est morte sans avoir pu revoir sa fille Aya enlevée en 2008 par son père, un prince saoudien. . La Française de 35 ans, qui se battait pour la garde de Aya âgée de 11 ans, est décédée jeudi à son domicile parisien dans «des circonstances troubles» selon son éditeur. Une autopsie doit être pratiquée et une enquête va être prochainementouverte pour déterminer les causes exactes du décès, précisent les éditions de l’Archipel, qui avaient publié son livre «Rendez-moi ma fille!».


La jeune femme devait revoir sa fille. Elle avait obtenu un droit de visite et devait se rendre début septembre à Ryad pour voir Aya, a expliqué l’éditeur dans un communiqué. En janvier 2012, le Tribunal de Grande Instance de Paris avait en effet délivré une première décision en sa faveur et exigé que l’enfant soit rendue à sa mère. Le père s’exposant à ce que soit délivré contre lui un mandat d’arrêt international, poursuit le communiqué.
Candice Cohen-Ahnine, de confession juive, avait rencontré début 90 à Londres où elle était en vacances, le prince saoudien Sattam bin Khaled bin Nasser al-Saoud. Elle avait raconté son histoire «dans Rendez-moi ma fille!», paru en octobre 2011. Un livre écrit avec la collaboration de Jean-Claude Elfassi qui rend hommage sur son blog «à cette maman au courage exemplaire, avec qui j’ai partagé tant d’épreuves et qui n’a jamais sombré dans le découragement».

                        LeParisien.fr

La  Gazette de Puteaux

 

Toute l’équipe de la Gazette de Puteaux, présente

ces sincères condoléances à sa fille Aya.

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Arabie Saoudite: le combat d’une Française pour sa fille

Propos recueillis par Valentina Logreco

L’Express.fr

Candice Cohen-Ahnine tente d’obtenir le retour en France de sa fille, Haya, dont le père est un membre de la famille royale saoudienne. Pour la première fois, un tribunal français lui a donné raison. 

La justice française a tranché. Le 12 janvier dernier, le Tribunal de Grande Instance de Paris a pris la décision de confier la garde d’Haya à sa mère, Candice Cohen-Ahnine. C’est une première victoire judiciaire pour cette jeune Française qui a été enlevée en juillet 2008 avec sa fille par le père de celle-ci, un prince de la famille royale saoudienne. Candice Cohen a passé plus de sept mois enfermée dans une cellule à l’intérieur du Palais royal à Riyad. Après s’être réfugiée pendant trois mois à l’Ambassade de France à Riyad, Candice a été exfiltrée en juin 2009 par le Quai d’Orsay mais sans sa fille de dix ans. A son retour en France, elle porte plainte pour soustraction d’enfant, ainsi que pour les violences subies. Elle a raconté son histoire dans un livre paru l’an dernier (Rendez-moi ma fille, Editions l’Archipel, octobre 2011, 18,95 euros) et ouvert un site web ( www.rendezmoimafille.com.) 

Que va-t-il se passer maintenant sur le plan judiciaire?

Si le père d’Haya, Sattam, refuse de me rendre ma fille, un mandat d’arrêt international sera lancé contre lui. 

Vous avez été exfiltrée d’Arabie Saoudite avec l’aide du Quai d’Orsay. Vous êtes pourtant très critique à l’égard des autorités françaises. Pourquoi?

Ils ont tout fait pour éviter des incidents diplomatiques. Madame Touma, consule de France en Arabie Saoudite, a tenté de me faire signer un abandon d’enfant. Maître Catherine Zviloff, l’avocat conseillé par le Quai d’Orsay, a saboté le dossier. Lorsque je suis arrivée à l’ambassade de France, après avoir réussi à m’échapper, on m’a convaincue de revenir d’où je venais. J’ai entendu aussi:  »Vous êtes jeune et jolie, vous pouvez tourner la page et refaire votre vie! »  

Haya, la fille de Candice Cohen.Haya, la fille de Candice Cohen.DR

J’ai les preuves de tout ce que j’affirme, j’enregistrais mes conversations avec mon téléphone portable dès que je pouvais. Je sais ce n’est pas très bien mais c’est comme ça que je m’en suis sortie. J’étais seule au monde à ce moment-là. En plus, j’ai découvert des télex échangés entre l’Arabie Saoudite et la France pendant que j’étais emprisonnée affirmant que j’étais folle et que je risquais de poser des problèmes à la famille royale. Les autorités françaises reprenaient sans vérifier ce que racontaient les Saoudiens. Alors que j’ai toujours été juive, on m’a même accusée d’être une Musulmane convertie au judaïsme, ce qui est passible de la peine de mort en Arabie Saoudite. C’est extrêmement grave. 

Vous faites malgré tout confiance à la justice?

Je fais confiance à la justice française bien sûr, aux autorités non. 

Revenons un instant sur votre enlèvement. Lorsque vous avez été enfermée, à partir du 12 juillet 2008, comment avez-vous fait pour ne pas sombrer dans la folie, alors même que tous les membres de la famille royale qui vous entouraient vous faisaient passer pour folle, même aux yeux de votre fille?

Comment on ne sombre pas dans la folie? Grâce à l’instinct de survie et… vous avez vu le film La Vie est belle de Roberto Benigni? Je n’aime pas faire ce genre de comparaisons bien sûr, mais dans ce film le personnage sait que c’est la fin. Et pourtant il fait comme si tout était un jeu aux yeux de son fils. C’est ce que j’ai essayé de faire aussi, parce que ma fille était terrorisée.  

Je fais confiance à la justice française bien sûr, aux autorités non 

Maintenant, je sais que j’ai été manipulée. Au début, je ne comprenais pas, j’étais en état de choc. Ensuite, c’est l’instinct de survie qui a pris le dessus. J’avais devant moi une petite fille de six ans et demi, super courageuse qui se battait. Elle venait en cachette m’apporter des tubes de dentifrice, du savon, de la nourriture. A plusieurs reprises, pour cela, elle a été battue devant moi. Emotionnellement, c’était très dur. Mais j’ai toujours gardé espoir. Je me disais que j’étais Française, qu’on allait venir nous chercher. Et puis beaucoup de gens que je ne connaissais pas m’ont aidée… 

Vous voulez parler des réseaux sociaux?

Tout à fait. Quelques mois avant de partir en Arabie Saoudite j’avais ouvert un compte Facebook. Une fois à Riyad, lorsque j’ai réussi à m’échapper une première fois pour aller à l’ambassade de France, avant de retourner dans ma cellule, j’ai acheté un téléphone portable. Je l’ai utilisé pour envoyer des messages sur Facebook. C’est ce qui a permis une mobilisation. Il y a eu une marche blanche entre l’Elysée et l’ambassade d’Arabie Saoudite à Paris. Au Quai d’Orsay, ils ont été obligés de recevoir mes parents. C’est ainsi que les négociations ont commencé. Peu après, j’ai pu me réfugier à l’ambassade de France à Riyad. 

Pourtant, à ce moment-là, les médias en France ne parlent pratiquement pas de votre affaire?

Le Quai d’Orsay avait exigé de mes parents qu’ils ne médiatisent pas l’affaire. C’était, leur avait-on dit, la condition sine qua non pour que je puisse être libérée. Nous avons joué le jeu. Mais les négociations entre ma famille et celle du père d’Haya n’ont rien donné. La famille royale a seulement consenti à ce que je puisse voir ma fille trois fois par an pendant une semaine. 

Que ressentez-vous aujourd’hui envers Sattam et sa famille?

La famille royale saoudienne n’est pas au-dessus de ses propres lois 

Je n’ai pas de haine. J’ai de la peine pour ma fille. La justice affirme que le père n’a plus aucun droit. Il a juste le droit de rendre visite à sa fille sous très haute surveillance, en me prévenant indirectement au moins un mois à l’avance. Je souhaite que Sattam et tous ceux qui nous ont fait ça soient jugés. Ce n’est pas parce que c’est la famille royale qu’ils sont au-dessus de leurs propres lois! 

Avez des nouvelles de votre fille?

Je lui parle au téléphone toutes les deux ou trois semaines. Mais, à chaque fois, ce sont des intermédiaires qui décrochent. Quelqu’un à côté d’elle va lui dire quoi me répondre. Et comme je ne veux pas qu’elle se fasse punir, nous n’avons que des discussions anodines. C’est une petite fille qui a toujours été très équilibrée, je ne pense pas qu’elle se laisse influencer par ce qu’ils lui disent sur moi. La complicité entre nous existe toujours. Parfois, elle me passe des messages codés par téléphone, par exemple en inventant une poésie. 

Après cette victoire judiciaire, vous sentez-vous menacée?

Oui. Il y a des menaces depuis qu’on a commencé à médiatiser un peu l’affaire, et cela m’inquiète. J’ai porté plainte. 

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