Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for septembre 2018

 

samedi 22 septembre | Arena R.

Lors du conseil des ministres du 19 septembre dernier, le chef de l’Etat par intérim, Rivo Rakotovao, a donné l’ordre à tous « les départements concernés, de prendre toutes les dispositions nécessaires face à l’urgence des actions d’assainissement et d’enlèvement des ordures, en coordination avec les collectivités et les services dédiés ». 48h plus tard, personne ne bouge le petit doigt. Aucune mesure ne semble être prise, du moins dans la capitale. Les ordures s’entassent partout et débordent même la route dans certains quartiers, sans parler des nuisances olfactives qui en découlent.

Les riverains indignés s’en plaignent, notamment dans le sixième arrondissement de la capitale. D’Ambohimanarina à Ambatolampy, en passant par Andranomena ou encore dans les autres quartiers qui longent la RN4, les ordures n’ont pas été ramassées depuis plusieurs jours. Elles dégagent des odeurs nauséabondes, insupportables. Mais il s’agit de loin d’un cas isolé. C’est également le cas à Anosibe, et dans la gare routière du Fasan’ny Karana : les déchets débordent les bacs à ordures.

Comme il fallait s’y attendre, les candidats à l’élection présidentielle ne manquent pas d’en faire une récupération politique. Pas plus tard que vendredi, Jean Louis Zafivao, le candidat N°29 s’est rendu à la gare routière de Fasan’ny Karana pour constater de visu l’amoncellement des ordures dans ce quartier. Il en a profité pour critiquer vertement le pouvoir en place qui « n’aurait pas pris ses responsabilités », indique-t-il. « Les collectivités territoriales n’y sont pour rien puisque c’est l’Etat qui gère les 77% des financements qui devront être attribués aux communes », regrette-t-il.

Concernant le cas de la capitale, Antananarivo, le problème ne date pas d’hier. Il résulte d’un « conflit administratif » entre l’Etat et la Commune urbaine concernant la gestion du budget et donc du Service autonome de maintien de la ville d’Antananarivo (SAMVA) qui devrait être rattaché à la municipalité de la ville des Mille, mais le gouvernement a toujours voulu rattacher au ministère de l’Eau. Résultats : le service se trouve dans une situation très délicate et d’insuffisance récurrente de budget de fonctionnement et le ramassage des ordures dans la capitale en pâtit.

Aussi bien les responsables de la Commune urbaine d’Antananarivo ou ceux des départements ministériels concernés ne sont pourtant pas sans savoir que l’amoncellement des ordures peut favoriser la propagation rapide des maladies comme la peste qui est actuellement de retour dans le pays. Et ce sont surtout les citoyens lambda qui en paient le lourd tribut. D’autant plus qu’on enregistre entre 600 et 700 tonnes d’ordures par jour dans la capitale.

Read Full Post »

Leader du groupe Mahaleo, l’artiste est candidat à l’élection présidentielle, à laquelle concourent l’actuel chef de l’Etat et trois de ses prédécesseurs.

Zafimahaleo Rasolofondraosolo, alias Dama, au Forum économique international de Madagascar, les 17 et 18 août 2018 à Antananarivo.

« Manao ahoana ! » (« Bonjour ! ») Quand il dévale les rues d’Antananarivo, Zafimahaleo Rasolofondraosolo est interpellé par des passants enthousiastes. Non pas comme une rock star à qui l’on réclame un autographe, mais plutôt comme un membre de la famille que l’on n’a pas vu depuis un moment. Car avec ses chansons, « Dama » (son nom de scène) fait partie du quotidien des Malgaches depuis plus de quarante ans. Vendredi 10 août, le chanteur, porté par un petit parti politique, Manajary Vahoaka, a déposé auprès de la Haute Cour constitutionnelle son dossier de candidature à l’élection présidentielle prévue le 7 novembre.

« Quand on voit des hommes se battre avec des chiens dans des bacs à ordures, on se dit qu’on ne peut pas rester là sans rien faireOn ne voyait pas ça dans les années 1970, lâche-t-il de sa voix grave et rugueuse. Je veux redonner de l’espoir à mon pays. Le mot “pauvreté “, on l’utilise comme s’il tombait du ciel. On dit souvent : “Il faut lutter contre la pauvreté”. Mais non ! La pauvreté est le produit d’un système qui marginalise. C’est le système de gouvernance qu’il faut changer. »

Lire aussi :   Madagascar : le président Rajaonarimampianina candidat à un second mandat

Derrière l’artiste, le sociologue de formation n’est jamais loin. Le projet de Dama est de décentraliser le budget de l’Etat et de recentrer son organisation autour des fokontany (sorte de mairie de quartier) et des fokonolona (groupe d’habitants), pour restaurer la confiance de la population dans les institutions. En somme, une gouvernance de proximité dans un pays à 80 % rural.

Il prône la décroissance

« Je me réclame de la philosophie du “Valimbabena” », dit Dama : un concept que l’on pourrait traduire par « rendre au dos qui a porté ». « Cela signifie honorer ses aïeux, car ils nous ont tout donné. Je voudrais élargir ce principe à la Terre qui nous a nourris, et au pays. » Bercé par une enfance dans la forêt de Marolambo, sur la côte est de Madagascar, Dama prône la décroissance et le respect de l’environnement.

Plus tôt cette année, une pétition réunissant près de 50 000 signatures a réclamé sa candidature. À 64 ans, Dama a déjà été élu deux fois député, en 1992 et 1996, comme indépendant. Cette première participation à une élection présidentielle n’arrive-t-elle pas trop tard ? « En 2013, le contexte politique était trop troublé [après quatre années dites de transition]. J’ai bien observé tous les soubresauts de mon pays. Je me suis senti prêt cette année », confie-t-il en rejoignant de son pas élastique son quartier général, où une dizaine de personnes, des proches pour la plupart, travaillent à sa candidature. Cette maison, juchée sur les hauteurs de la capitale, loin de l’effervescence du centre-ville, est un repaire de choix pour celui qui se définit comme « un observateur de la société malgache ».

Lire aussi :   « Je ne viens pas pour régler des comptes » à Madagascar, promet Andry Rajoelina

La campagne n’a pas encore commencé. Mais depuis le mois de mai, Dama sillonne le pays en voiture à la rencontre des Malgaches « pour les écouter ». La taille de l’île, comparable à la France, est un défi pour les petits candidats, qui ont peu de moyens. « Mais Dama est très soutenu, assure son entourage, en particulier par la diaspora malgache en France. »

Financement participatif

Pour Dama, tout a commencé en 1972 à Antsirabe, pendant les grèves de lycéens qui protestaient contre le directoire militaire de Philibert Tsiranana et la présence française persistante malgré l’indépendance déclarée en 1960. « On s’élevait contre les programmes d’enseignement rédigés en français, explique Dama. C’était surtout la revendication de notre identité malgache. »De cette période date son engagement artistique et politique. Avec ses compères Dadah, Bekoto, Fafah, Nono, Charles et Raoul, ils forment le groupe Mahaleo, qui accompagnera musicalement les manifestations. « C’était un espace de création artistique incroyable », se rappelle-t-il.

Depuis, Dama et Mahaleo n’ont cessé de chanter l’amour, la mort, la contestation ou encore la pauvreté. « Ma force, c’est d’être capable de parler du quotidien de la population à travers de belles histoires », assure-t-il. Ses morceaux sont un savant mélange de musique traditionnelle des hauts plateaux et de folk américain des années 1960-1970.

Lire aussi :   Madagascar rattrapée par ses vieux démons

Si Dama fait office d’outsider, avec très peu de moyens – il ne révèle pas le nom de ses donateurs mais annonce le lancement d’un crowdfunding(financement participatif) dans les prochains jours –, il croit en sa bonne étoile. « C’est un bon candidat, avec un bon projet, abonde la chercheuse en sciences politiques Ketakandriana Rafitoson. Mais il est en retard par rapport aux gros candidats en termes de couverture nationale. J’estime qu’il a encore ses chances, à condition qu’il soit innovant dans son approche du grand public. »

Entre enracinement et ouverture, Dama essaie de tracer une troisième voie pour changer l’avenir de Madagascar. La tâche s’annonce quasi impossible face à une flopée d’autres candidats, parmi lesquels trois anciens présidents, Didier Ratsiraka (1976-1993 et 1997-2002), Marc Ravalomanana (2002-2009) et Andry Rajoelina (2009-2014), et le chef de l’Etat sortant, Hery Rajaonarimampianina.

Read Full Post »

Invoquant la « sauvegarde de l’ordre public », le gouvernement malgache a mis en demeure une revue de ne pas publier un sondage d’opinion.

Le président sortant, Hery Rajaonarimampianina, fait partie des favoris pour l’élection présidentielle de la fin de l’année.

Le gouvernement de Madagascar a suscité, mercredi 26 septembre, la polémique en obtenant le retrait d’un sondage sur les intentions de vote des électeurs au scrutin présidentiel de la fin de l’année, au nom de la protection de « l’ordre public ».

Commandité par la fondation allemande Friedrich Ebert, l’enquête d’opinion sur les intentions de vote des électeurs malgaches pour le scrutin des 7 novembre et 19 décembre devait paraître dans l’édition du jour de la revue bimestrielle d’information et d’analyse Politika. Mais juste avant que les premiers exemplaires ne soient mis en vente, la publication et le sondeur ont annoncé avoir retiré le sondage, sous la pression des autorités. La conférence qui devait en présenter les résultats a été annulée.

« Nous prenons acte des vives préoccupations quant à la publication de chiffres ou de quelconque résultat de sondages d’opinion et des impératifs liés à la sauvegarde de l’ordre public, de la dignité nationale et de la sécurité d’Etat qui nous ont été signifiés officiellement », ont-ils annoncé. Le représentant de la fondation, Marcus Schneider, a précisé à la presse que la mise en demeure lui avait été adressée par « une lettre officielle du gouvernement ».

Lire aussi :   Madagascar : le président Rajaonarimampianina candidat à un second mandat

« Disparité du niveau d’instruction »

Très rares à Madagascar, les sondages n’y sont interdits que pendant les campagnes électorales. Dès mardi, le président de la commission électorale, Hery Rakotomanana, s’était publiquement inquiété de la publication à venir avec des arguments surprenants. « Dans le contexte malgache, il est encore difficile de réaliser un sondage du fait de la disparité du niveau d’instruction et de la perception » de la population, avait-il plaidé. « On va accuser la CENI [Commission électorale nationale indépendante pour la transition] de manipulation si le résultat des sondages ne correspond pas à ceux du scrutin », avait-il ajouté.

Pour obéir à l’injonction des autorités, les journalistes ont donc eux-mêmes déchiré les neuf pages de leur publication reproduisant les résultats de l’enquête avant sa mise en vente. « C’est le résultat de deux mois de travail et d’investissement qu’on a arraché d’un seul coup », a déploré avec tristesse le rédacteur en chef du journal, Raoto Andriamanambe.

Les trois ex-présidents malgaches Andry Rajoelina (2009-2014), Marc Ravalomanana (2002-2009) et Hery Rajaonarimampianina (2013-2018) font figurent de favoris du scrutin.

Lire aussi :   A Madagascar, 36 prétendants briguent la présidence

Read Full Post »

Hugo Septier
Lecteur vidéo depuis : Dailymotion (Politique de confidentialité)

A 73 ans, il affirme vouloir « peser » sur la vie politique de la capitale.

Tout fraîchement retraité, l’ancien « roi des forains » Marcel Campion, 73 ans, ne semble pas vouloir rester inactif très longtemps. Alors qu’enflait depuis plusieurs semaines la rumeur d’une potentielle candidature à la prochaine élection municipale à Paris, il avait expliqué vendredi se laisser jusqu’au 17 octobre pour prendre une décision définitive. Pourtant, plus tard dans la soirée, sur le plateau de l’émission Balance ton post! présentée par Cyril Hanouna, ce dernier a bel et bien semblé entériner sa participation à la course à l’Hôtel de Ville parisien.

« Paris est sale et dégueulasse »

Marcel Campion devant la grande-roue de Paris - Image d’illustration

© JOEL SAGET / AFP Marcel Campion devant la grande-roue de Paris – Image d’illustrationEvoquant sa situation actuelle lors d’une séquence nommée Marcel Campion, victime ou coupable?, le septuagénaire, dans l’œil du cyclone depuis quelques jours a expliqué avoir démissionné de toutes ses fonctions afin de se « présenter comme maire de Paris. » Brandissant un tract de son mouvement Paris Libéré, il affirme:

« Je suis parisien, Paris est sale et dégueulasse. » A l’heure actuelle, aucun programme politique en bonne et due forme n’a été évoqué.

Plus tard dans la séquence, et devant l’insistance du présentateur et des chroniqueurs présents sur le plateau, Marcel Campion a de nouveau répété son intention de briguer la mairie de Paris.

Guerre ouverte avec Anne Hidalgo

En guerre ouverte avec Anne Hidalgo et son entourage depuis de longs mois (le torchon brûle à propos du Marché de Noël et des voies sur berge), Marcel Campion avait récemment affirmé vouloir « peser » sur la politique de la ville expliquait le Huffington Post. La semaine passée, une séquence enregistrée lors d’une réunion publique le montrait proférant des insultes homophobes à l’encontre de Bruno Julliard, ancien adjoint d’Anne Hidalgo.

Read Full Post »

Coup de pouce financier pour les familles monoparentales, hausse des prix du gaz, disparition des cotisations salariales pour l’assurance chômage : voici quelques changements qui vont intervenir dans la vie des Français à partir du 1er octobre et début novembre.

Les cotisations salariales pour l'assurance chômage, déjà passées de 2,4% à 0,95% en janvier, disparaissent complètement au 1er octobre

© Fournis par La Tribune Les cotisations salariales pour l’assurance chômage, déjà passées de 2,4% à 0,95% en janvier, disparaissent complètement au 1er octobre

Frais de garde d’enfant revalorisés

Le plafond du complément libre choix du mode de garde (CMG), allocation versée aux parents qui recourent à un mode d’accueil individuel pour la garde de leur enfant de moins de six ans, sera revalorisé de 30% à partir 1er octobre pour les familles monoparentales.

Cette mesure permettra à tous les parents qui élèvent seuls un ou plusieurs enfants en bas âge d’être mieux aidés financièrement lorsqu’ils recourent à un assistant maternel, une garde à domicile ou une micro-crèche. Selon les configurations familiales, le nombre d’heures de garde et le montant des revenus de la famille, l’aide mensuelle pourra augmenter jusqu’à 250 euros par mois.

Tarifs du gaz à la hausse

Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie à 4,5 millions de ménages vont augmenter en moyenne de 3,25% en octobre. L’augmentation sera de 1% pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson, de 3,3% pour ceux ayant recours à cette énergie pour se chauffer, et de 2% pour les utilisateurs qui en font un double usage cuisson et chauffage. Il s’agit du 6e mois consécutif de hausse.

Fin des cotisations salariales

Les cotisations salariales pour l’assurance chômage, déjà passées de 2,4% à 0,95% en janvier, disparaissent complètement au 1er octobre, ce qui va se traduire par une hausse du salaire net perçu à la fin du mois.

La baisse de la cotisation assurance chômage de janvier 2018, ainsi que la suppression de la cotisation assurance maladie à cette même date, avait été contrebalancée par une hausse de 1,7 point de la CSG à l’ensemble des revenus. L’augmentation du salaire effectivement perçu par les salariés sera donc plus importante fin octobre prochain que fin janvier dernier.

Obligation de dématérialiser les marchés publics

La dématérialisation des marchés publics devient obligatoire à compter du 1er octobre. Concrètement, les entreprises ou associations qui concourent à l’obtention un marché public d’un montant supérieur à 25.000 euros hors taxes devront transmettre leur candidature, ainsi que leurs demandes d’information, par voie électronique.

Les courriers d’attribution ou de rejet seront eux aussi transmis de façon dématérialisée par les acheteurs. Suite à l’attribution d’un marché, la signature électronique remplacera la signature manuscrite au bout d’une période de transition pour permettre aux entreprises de s’équiper d’un certificat de signature électronique.

Deux minima sociaux en hausse au 1er novembre

L’allocation aux adultes handicapés (AAH), qui bénéficie à plus d’1,1 million de personnes, doit augmenter de 41 euros, passant de 819 à 860 euros par mois le 1er novembre 2018. Le gouvernement a annoncé qu’elle serait portée fin 2019 à 900 euros, soit une hausse de 40 euros supplémentaires.

La prime d’activité, aide aux travailleurs modestes (jusqu’à 1.300 euros) perçue par 2,66 millions de foyers, doit augmenter de jusqu’à 20 euros par mois à compter du 1er novembre.

(Avec AFP)

Read Full Post »

Selon le maire de Rodez, le suspect s’était vu retirer son chien et menaçait régulièrement la municipalité.

Les policiers dans la rue de Rodez où a été poignardé Pascal Filoe, directeur général adjoint de la mairie de Rodez, le 27 septembre 2018.

© afp.com/José A. Torres Les policiers dans la rue de Rodez où a été poignardé Pascal Filoe, directeur général adjoint de la mairie de Rodez, le 27 septembre 2018.

Rodez est encore sous le choc, après le meurtre jeudi après-midi du directeur général adjoint de la ville, en charge notamment de la police municipale. L’homme qui est soupçonné de l’avoir frappé de plusieurs coups de couteau, en plein centre ville, a été interpellé peu après les faits à proximité des lieux du crime.

« Le mobile est encore inconnu. Sur ses motivations, je ne peux pas en dire davantage, son audition est en cours », a très prudemment indiqué lors d’une conférence de presse le procureur Olivier Naboulet. « Les coups ont été portés avec une arme blanche, plusieurs coups selon les premiers témoignages », a poursuivi le magistrat.

Plusieurs éléments, mettant en lumière sa personnalité et la relation qui le lie à sa victime présumée émergent depuis jeudi. Cet homme de 39 ans avait menacé à plusieurs reprises des responsables de la municipalité après un différend relatif à son chien, un chien d’attaque de catégorie 2, qui nécessite une autorisation.

« Il n’a cessé de nous menacer physiquement »

« Il avait les mains pleines de sang. C’est affreux que cela puisse arriver en pleine rue ! Il avait l’air tellement calme et serein lorsqu’il a été interpellé… », a confié à Centre-Presseune passante ayant assisté à l’agression.

En soirée, le maire de Rodez a donné des détails sur le différend opposant l’agresseur présumé à la municipalité. « Il se promenait en ville en totale infraction puisqu’il ne mettait pas de laisse au chien, pas de muselière et surtout, il n’avait pas d’autorisation », a indiqué Christian Teyssèdre. Non muselé, l’animal avait été retiré à son maître.

« Comme il avait des antécédents [judiciaires], on ne pouvait pas lui délivrer une autorisation pour avoir cette catégorie de chien », a-t-il poursuivi. En avril dernier, « il était venu casser la porte en verre de l’entrée de l’Hôtel de ville. Et depuis, il n’a cessé de nous menacer physiquement. Les menaces étaient régulières », a précisé le maire, qualifiant le suspect de « quelqu’un de particulier ».

Selon Centre-Presse, cet homme présenté comme un marginal est né à Mouscron (Belgique) et avait été arrêté le 18 septembre par les policiers ruthénois.

Une autopsie réalisée ce vendredi

La victime, Pascal Filoe, « père de trois enfants » âgé d’une quarantaine d’années, était directeur général adjoint de la ville de Rodez, en charge notamment de la police municipale, a précisé le maire de Rodez, Christian Teyssèdre. Il avait notamment assuré la sécurité de la ville lors des différents passages du Tour de France. Une enquête a été ouverte « sous le chef de saisie d’assassinat puisqu’il semblerait que l’acte ait pu être prémédité », a précisé le procureur.

Pour le moment, le parquet de Rodez dirige toujours l’enquête. Le parquet de Montpellier « sera amené à prendre la suite dans le cadre de l’ouverture d’une information criminelle qui, probablement, aura lieu demain [ce vendredi]. Une autopsie sera réalisée dans le courant de l’après-midi », selon lui.

Read Full Post »

La scène, filmée par un riverain, s’est déroulée mercredi soir dans cette ville du Val-d’Oise. Un mineur a été violemment roué de coups par une bande d’une dizaine de jeunes. Trois d’entre eux ont été placés en garde à vue. Deux personnes ont par ailleurs été légèrement blessées par armes à feu dans le même temps.

figarofr: La rue des Mûriers, à Garges-lès-Gonesse, où s'est produite l'agression.

© Capture d’écran Google Maps La rue des Mûriers, à Garges-lès-Gonesse, où s’est produite l’agression.

La violence est inouïe, sans la moindre retenue. Un jeune homme de 17 ans s’est caché sous une voiture pour échapper à ses agresseurs. Ils sont une petite dizaine, cagoules sur les têtes, certains visiblement mineurs. Ils le repèrent, le tirent de sous le véhicule et abattent sur lui leurs bâtons, barres de fer, béquilles et crosses de hockey. Un véritable lynchage.

Le jeune homme protège sa tête, les coups pleuvent sur son dos, mais ses mains finissent par glisser et ses agresseurs le frappent alors au visage. Un témoin, qui filme la scène lance un «Lâchez-le (…) bande de bâtards». La personne agressée se relève quelques instants, regardent ses agresseurs mais, de nouveau frappée au visage, elle s’écroule à terre.

La vidéo de seulement 35 secondes, diffusée sur les réseaux sociaux, s’arrête sur cette scène. C’était mercredi 26 septembre vers 19h30, rue des Mûriers, à Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise. Sitôt après son agression, le jeune homme a été pris en charge par les secours et hospitalisé, dans un état sérieux, qui a nécessité 67 points de suture sur le visage, révèle Le Parisien. Son pronostic vital n’est pas engagé, mais réservé, selon une source policière jointe par Le Figaro.

Deux blessées par arme à feu

Ce lynchage faisait immédiatement suite à un autre incident dans la même ville. Deux personnes de 16 et 19 ont été blessées par armes à feu, a confirmé cette même source. Leur pronostic vital n’est pas engagé, mais «l’un des blessés a été touché sérieusement au flanc par une série de plombs», précise Le Parisien.

Sur le lieu du lynchage, les policiers ont saisi plusieurs armes par destination, dont des boules de pétanque. L’enquête, confiée à la sûreté départementale du Val-d’Oise, a permis dès mercredi soir d’arrêter trois mineurs, âgés de 14, 16 et 20 ans, qui ont été placés en garde à vue. Une information judiciaire va être ouverte ce vendredi pour «tentative d’homicide», «violences volontaires aggravées» et «participation à un attroupement armé», selon BFM-TV. Les raisons de ces violences ne sont pas connues à ce stade de l’enquête mais il pourrait s’agir de rivalités entre deux bandes de jeunes de Garges-lès-Gonesse. La ville du Val-d’Oise est régulièrement sujette à ces poussées de violence.

Read Full Post »

Older Posts »