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Archive for the ‘Madagascar’ Category

Une fois plongée dans une eau à 60°C, les gousses de vanille verte sont enveloppées dans de grandes couvertures, dans des caissons en bois. C’est là qu’elles vont prendre leur couleur brune. ©RFI/Sarah Tetaud
Au lendemain du cyclone qui a touché Madagascar en mars dernier, les prévisions dramatiques annonçaient la fin de l’hégémonie de la Grande Île sur le marché mondial de la vanille. Cinq mois après, le bilan est tout autre. Si on estime que 30% des champs de vanille du nord de l’île ont bien été ravagés par la catastrophe naturelle, les pertes ont été compensées par un surplus de production : avec la flambée des prix de la vanille depuis 3 ans -550 dollars le kilo de vanille transformée l’an dernier contre 17 dollars en 2010 !-, nombreux sont les cultivateurs qui s’étaient lancés dans la production de la gousse brune. Mais cette escalade des prix a engendré un autre phénomène : celui d’une baisse de qualité sans précédent. Le taux de vanilline, la molécule tant recherchée par les industriels, n’a jamais été aussi bas. Et c’est certainement-là que se situe le vrai danger pour la Grande Île. Sarah Tétaud s’est rendue au nord du pays, à Antalaha, la « capitale mondiale de la vanille » où près de 80% de la population vit de cette matière première.

Grosse effervescence dans la cour de cet exportateur. Natacha et les autres employés effectuent une étape décisive dans la préparation de la vanille.

« On vient de faire l’échaudage de la vanille verte. On met un peu d’eau mais on ne fait pas beaucoup de temps, 2 minutes, 2 minutes 30 comme ça. Et c’est déjà fini l’échaudage. »

En à peine plus d’une heure, la trentaine de préparateurs aura traité les quelque 500 kilos de vanille du jour, sous les yeux attentifs de l’exportateur et de son service de sécurité. Des gousses bichonnées, surveillées, aussi, tant elles valent de l’or aujourd’hui.

Mr Charles est dépité. Ce petit cultivateur de vanille vient de récolter 70 kilos d’or vert : c’est 30% de moins que l’an dernier. La faute au cyclone qui a mis à terre une partie de ses lianes. A l’ouverture du marché, il a tenté de vendre sa vanille plus chère qu’en 2016. En vain.

« J’ai vendu 150 000 ariary le kilo. J’ai voulu vendre le kilo de vanille plus cher (que l’an dernier), parce que j’ai protégé mon champ, et que ça coute cher. C’est ça le problème. Il y a beaucoup de voleurs : depuis le mois de janvier, j’ai toujours dormi dans mon champ, jusqu’au mois de juin, pour protéger ma vanille. L’Etat normalement prend les mesures pour punir les voleurs de vanille. Mais il ne nous défend pas, nous, producteurs de vanille. »

Même rancune chez cet exportateur. Pour lui, la flambée du prix de la vanille est la cause de tous les maux, à commencer par la baisse de qualité perceptible depuis 3 ans. L’insécurité dans les champs incite les producteurs à cueillir leur vanille avant maturité. Quand il fallait autrefois 4 kilos de vanille verte pour obtenir 1 kilo de vanille préparée, il en faut désormais 7.

« Comme le prix de la vanille a flambé, ça incite les gens à voler, ils ont cueilli avant maturité donc le rendement est déjà arrivé jusqu’à kilos. Et personne n’est gagnant. La vanille est toujours politisée. Dès qu’elle prend de la valeur, l’Etat essaie de mettre la main dessus. Nous exportateurs et collecteurs, on doit payer une taxe qu’on appelle ristourne, censée être reversée à la région pour améliorer les routes, les écoles. Avec tout ce qu’on a payé, des milliards d’ariary, normalement il n’y a pas mal d’argent qui devrait retourner à la région. Mais on ne voit jamais les réalisations. »

Certains exportateurs de vanille prédisent un crack pour l’an prochain. D’autres simplement une meilleure stabilité des prix.

Mais tous assurent que, vu le nombre de nouveaux pieds plantés depuis 4 ans, la production sera plus importante et la qualité, de fait, au rendez-vous. Des perspectives plus réjouissantes, si et seulement si aucun cyclone ne s’abat sur la région.

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Depuis sept ans, un couple de Mussipontains tente d’obtenir un visa pour son fils Tommy, né à Madagascar. À 14 ans, il est hébergé par ses grands-parents.

Arnaud Marchand se bat depuis sept ans pour que Tommy, 14 ans, puisse vivre en France. Il a demandé et obtenu un nouvel acte de naissance.  Photo E.R.

Photo HD Arnaud Marchand se bat depuis sept ans pour que Tommy, 14 ans, puisse vivre en France. Il a demandé et obtenu un nouvel acte de naissance.  Photo E.R.

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Photo HD Arnaud Marchand se bat depuis sept ans pour que Tommy, 14 ans, puisse vivre en France. Il a demandé et obtenu un nouvel acte de naissance.  Photo E.R.

Arnaud Marchand se bat depuis sept ans pour que Tommy, 14 ans, puisse vivre en France. Il a demandé et obtenu un nouvel acte de naissance.  Photo E.R.

En 2010, Aurore-Anita quitte Madagascar pour passer des vacances chez sa sœur, mariée à un Mussipontain. Celui-ci a invité son ami, Arnaud Marchand, au repas familial.

L’année suivante, en mars, Arnaud épouse Aurore-Anita. Il a un fils, né d’un premier mariage en 2001. Elle aussi a déjà un enfant : Tommy qui a vu le jour à Madagascar en 2002. « Je l’ai reconnu. Son père ne l’avait pas fait », explique Arnaud, aujourd’hui âgé de 38 ans, agent de maîtrise chez Saint-Gobain. Il montre le livret de famille.

Après son mariage, le couple décide de faire venir Tommy en France. Le début de tracas administratifs, relatés dans la presse en 2013 et toujours au point mort. Dernièrement, Arnaud a inscrit : « Ici vit une famille prise en otage par l’État français » sur une banderole devant sa maison, rue du Bois-le-Prêtre.

Il est excédé par l’attitude du Consulat de France à Tananarive, la capitale malgache, qui estime que la transcription de l’acte de naissance de Tommy n’est pas possible car il s’agirait d’un faux document établi par la mairie. Impossible d’obtenir un visa, « Madagascar et Nantes, où est centralisé l’État civil français, se renvoie la balle ».

Depuis sept ans, le couple lutte « pour mener une vie de famille normale ». Les économies ne sont pas investies dans la maison mais dans les voyages qu’Aurore-Anita effectue tous les 18 mois pour voir son fils aîné. Cet été, elle passe deux mois avec lui, accompagnée par un petit frère de deux ans et demi.

L’ancien député de la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves Le Déaut, a soutenu les Mussipontains, il a insisté. Arnaud ressort de nombreux courriers dont celui adressé à Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères. « Désormais je ne sais plus vers qui me tourner », se désole Arnaud. « Est-ce qu’il faut monter en haut d’une grue et ne plus en bouger pour que les choses évoluent ? ».

En février, un jugement a été rendu à Madagascar, le couple a obtenu la suppression de l’acte de naissance estimé faux. Un nouveau a été établi. « Nantes l’a reçu il y a quatre semaines et toujours pas de nouvelles ». Arnaud souhaiterait que Tommy, qui vit chez ses grands-parents, poursuive sa scolarité en France à la rentrée. Le temps presse, « à sa majorité, il sera bloqué, il n’obtiendra plus de visa. Il n’en a jamais obtenu pour venir en vacances ».

Arnaud a lancé la page Facebook « Enfants retenus en otage par l’État français à Madagascar ». Il y place tous les articles de presse de couples dans son cas. « On n’est pas seuls, au moins 70 familles, dont une se bat depuis 15 ans ».

Le Mussipontain juge la situation insupportable, parle de déchirure quand sa femme doit quitter Tommy. Après sept années de lutte, confronté à un imbroglio administratif, Arnaud veut encore y croire : « Nous demandons juste le droit de vivre en famille ».

Jérôme BOURGUIGNON

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La ministre des Affaires étrangères, Atallah Béatrice, donne des éclaircissements sur les nouvelles décisions prises par la diplomatie malgache. Elle parle d’une orientation multiforme qui s’inscrit dans la logique d’une relation diplomatique «gagnant-gagnant».

• Vous évoquez souvent une diplomatie malgache qui entre dans une nouvelle ère. Qu’en est-il concrètement   ?
– Actuellement, Mada­gascar s’ouvre à tous les partenaires qui désirent développer des relations de coopération «gagnant-gagnant». Nous prenons des initiatives pour donner une nouvelle dynamique à notre diplomatie. D’abord avec nos amis et partenaires historiques, avec qui nous partageons des acquis qu’il faut sans cesse consolider et équilibrer. Mais vous constaterez que comme tous les pays, nous travaillons aussi au développement de nouveaux partenariats, compte tenu des mutations qui s’opèrent dans le monde.

• Il est constaté ces derniers temps que Madagascar se tourne de plus en plus vers l’Orient, particulièrement vers la Chine. Pourquoi  ?
– La coopération est par nature multiforme. Notre coopération, à l’instar de celles des autres pays, doit être imaginée dans la complémentarité. En cela, nos partenaires ne sont en aucun cas en concurrence, si c’est le sens de votre question. Il n’y a pas de petit ou de grand partenaire. Ils sont tous importants et sont traités sur un même pied d’égalité. Nous honorons les engagements et les défis planétaires, afin d’atteindre les objectifs pour le développement durable et utiliser la diplomatie comme levier de développement. Les relations internationales dans leur globalité concernent tous les pays du monde, sans exception. Les échanges sont mondiaux, et il est de notre devoir d’inscrire Madagascar dans cette logique. Vous voyez aussi que même les grands pays travaillent de concert avec ce pays.

• Lors d’une interview accordée à TV5, le président de la République a déclaré que les relations de Madagascar avec la France sont historiques, mais que la France n’est plus le premier partenaire. Pouvez-vous nous aider à comprendre   ?
– Rappelons-nous exactement des propos du président de la République Hery Rajaonarimampianina: «Madagascar vit intensément ces mutations, et compte bien y trouver sa place et son rôle. Notre vision englobe tous les pays, sans exclusion ni exclusivité». J’ajoute que Madagascar travaillera avec les partenaires qui montrent bien de volonté de respecter les valeurs, les droits aussi bien internationaux que nationaux. Je mettrai un accent particulier sur le respect de notre environnement, aussi bien écologique que social.
Il a par ailleurs annoncé de grandes prises de décisions  sur la relation avec «les autres pays». Des décisions ont été déjà prises dans le but de renforcer la place de Madagascar au sein de la communauté internationale. Nous sommes déjà présents et participons activement dans la vie de cette communauté. Notre vision du monde s’élargit, dans le but de mettre en valeur notre diplomatie. Cela est fortement visible. Notre candidature au sein de certains organes, comme celle auprès des Nations-unies ou au sein de l’Union africaine en est la preuve. Des candidatures qui ont porté leurs fruits, et je pense que c’est une grande réussite et une avancée considérable de notre diplomatie.

• Pour quels résultats    ?
– Voyez vous, le résultat est déjà palpable. Le Japon, par exemple, a déjà apporté son soutien dans différents secteurs. Tout comme le Fonds monétaire interna­tionale (FMI), la Banque Mondiale, l’Union Euro­péenne… Notre stratégie
qui est celle de la diplomatie économique a déjà porté ses fruits. La mise en oeuvre d’une diplomatie qui découle de celle du développement reste un grand défi à prendre. D’un autre côté, Madagascar doit prouver sa volonté politique de respecter et de suivre son  engagement envers la communauté internationale, surtout à l’approche des élections. Ainsi, on doit solliciter les soutiens internationaux pour atteindre notre objectif. Madagascar doit continuer à prendre les mesures nécessaires pour tenir sa place au sein de la communauté internationale.

• Quelle place tient actuellement Madagascar au sein de la communauté internationale   ?
– La visibilité de Mada­gascar est toujours très importante au sein du concert des nations. Concrètement, nous avons déjà fait de grands pas pour rétablir notre relation avec la communauté internationale. Une relation qui a été ternie par la précédente crise politique. Vous savez que la géopolitique mondiale change. Les Nations-unies parlent actuellement de l’horizon 2030. L’application de l’accord de Cotounou va aussi prendre fin en 2020, et l’Union Européenne va réunir les pays d’Afrique pour trouver une nouvelle entente. Nous devons suivre la tendance mondiale. Le monde change, la relation internationale change aussi et nous sommes contraints de suivre le vent du changement.

• Pourquoi la nomination des ambassadeurs tourne-t-elle au ralenti  ?
• Actuelle­ment, nous attendons les accords d’agrément de certains pays, et on sait qu’il faut du temps pour cela. J’ai déjà expliqué à maintes reprises que notre département ministériel n’est pas la seule entité responsable impliquée dans l’obtention de ces accréditations. Les autres départements, comme celui de la présidence de la République, le ministère de la Justice, le ministère de l’Intérieur, … le sont aussi.

• L’annonce de ces nominations a tout de même été faite depuis le mois de mars !
– Personnellement, en tant que chef de la diplomatie malgache, je pense que l’on ne devrait pas s’inquiéter sur ce sujet. Il faut être patient dans l’attente des accords d’acréditation de ces pays. Par ailleurs, quelques pays ont déjà répondu à notre demande. La nomination du professeur Alain Tehindra­zana­rivelo en tant qu’ambas­sadeur de Madagascar en Éthiopie en est la preuve. Je pense que les autres pays vont rejoindre cette dynamique.

• Et si les ambassadeurs ne sont pas nommés à temps  ?
– Les prérogatives de mon département ne se résument pas à la nomination d’ambassadeurs. Cette année, nous allons rouvrir quelques ambassades. Notamment celle de la Grande- Bretagne, en septembre. Le président Hery Rajaonarimampianina se rendra sur place à cette occasion. D’autres ambassades sont également prévues rouvrir. Nous étudions actuellement à la loupe tous les cas de figures possibles. Des ambassades pourraient également être fermées
ou transférées à d’autres départements étrangers. Nous allons soumettre des propositions au conseil des ministres. Deux ou trois ambassades sont concernées. Nous attendrons la décision du conseil.

Propos recueillis par Juliano Randrianja

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Jeudi 27 juillet | Yvan Andriamanga

La nouvelle organisation panafricaine dénommée SAP ou Société africaine de primatologie qui vient de voir le jour à Abidjan Côte d’Ivoire s’est penchée sur le sort des primates de Madagascar. En conférence inaugurale du 24 au 27 juillet en Côte d’Ivoire, les sommités dans le domaine de la primatologie mondiale tirent, une fois de plus la sonnette d’alarme sur le grand risque d’extinction de nombreux primates africains dont notamment les lémuriens de la Grande Ile. 87% des 103 espèces de lémuriens de Madagascar risquent de disparaître définitivement s’alarment les experts scientifiques. Les causes de cette menace sont archi-connues de tous : disparition des habitats naturels suite à la déforestation massive, la dégradation de l’environnement, mais aussi la pauvreté extrême de la population qui les pousse à tuer et manger les lémuriens. Les interdits sont de moins en moins respectés et il n’est pas rare de rencontrer des offres de brochettes de lémuriens auprès des gargotes dans la brousse.

La primatologue malgache qui participe à cette rencontre panafricaine, Rose-Marie Randrianarison, note l’importance de la sensibilisation des autorités traditionnelles qui sont bien considérées et écoutées par la population mais également la nécessité de l’implication des décideurs politiques.

Par ailleurs les primatologues africains se désolent aussi de l’insuffisance des financements de recherches pour les Africains. Les bailleurs de fonds, qui sont surtout des organismes occidentaux, préfèrent financer les primatologues américains ou européens plutôt que leurs collègues africains bien que les primates se trouvent surtout dans les pays du Sud notamment en Afrique !

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Meurtre

 

29.07.2017 | 7:34

Pour le meurtre du maire d’Ampefy, quatre individus ont été incarcérés. L’un des prévenus n’est autre que l’amant de la jeune femme qui travallait pour lui. 

Dénouement de l’enquête sur le meurtre de Fidy Harivony Ran­drianaralahy, maire de  la commune rurale d’Ampefy. Traduits devant le parquet de Miarinarivo mercredi, quatre individus, dont le plus jeune est  âgé de vingt-sept ans, ont été placés en détention  préventive au terme de leur instruction. Travaillant de concert avec le groupe d’appui judiciaire auprès du groupement de la gendarmerie nationale de la région Itasy, les enquêteurs de la brigade territoriale de Soavinandriana ont procédé dimanche à une série d’arrestations. Trois des suspects se sont fait cueillir à Analavory. L’arrestation du quatrième, le plus jeune de la bande, a suivi dans la journée à Ampefy. Ce dernier fréquentait une jeune femme qui travaillait pour le défunt avant que le crime ne soit commis.
«Notre investigation a été diligentée sur  la base de renseignements. Après recoupement  et vérification, nous avons réussi à remonter  jusqu’à la bande. La gendarmerie a dans la foulée mis la main sur du matériel de banditisme dont deux paires de brodequins des éléments des forces de l’ordre, un treillis ainsi qu’un sabre. La recherche des armes à feu  utilisées se poursuit en revanche», explique le commandant de la brigade territoriale de la gendarmerie à Ampefy.

Ombre horrifiante
Fidy Harivony Ran­drianaralahy a été exécuté dans son domaine dans la soirée du samedi 8 juillet aux alentours de 18h30. Tombé nez-à-nez sur six individus munis d’armes de poing, il a été arrosé de balles. Frappé de projectiles en pleine poitrine, dans le ventre, au niveau de la cuisse et sur le bras, il n’a pas survécu.
Parmi les mobiles ayant été avancés, celui d’un vol de numéraire a été évoqué. Le défunt tenait un commerce à l’entrée Ouest d’Ampefy. Lors des enquêtes préliminaires, ses proches ont déclaré que les malfaiteurs ont fait main basse sur des fonds s’élevant à deux millions
d’ariary. Les gendarmes du poste fixe d’Ampefy  patrouillaient aux abords de Sahapetraka, à environ un kilomètre du lieu du crime lorsque la bande a sévi.
L’ombre horrifiante de l’assassinat de maires élus sous la bannière Tiako I Madagasikara (TIM) ressurgit néanmoins avec ce drame. Moins d’un mois plus tôt, le maire de Bemokoatra Maevetanàna, également élu sous les couleurs du parti de l’ancien prési­dent Marc Ravalomanana, a été fusillé sur son lieu de résidence, devant sa femme.

Andry Manase

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EDBM

29.07.2017 | 7:35 

L’EDBM a lancé des promotions outremer. Les investis­sements étrangers commencent à affluer.

Croissance continue. Pré­senté par l’Eco­nomic Develo- pment Board of Madagascar (EDBM) hier à Antaninarenina, son rapport d’activité affiche des chiffres éloquents. Huit cent quatre vingt trois entreprises nouvellement créées, rien que durant le premier semestre de cette année. Soit un taux de croissance de 14 % par rapport à l’année dernière, avec un délai de création réduit à seulement cinq jours. Par ailleurs, quarante nouvelles entreprises ont été créées pour le secteur TIC, une vingtaine pour le secteur minier et autant pour l’agribusiness, ainsi que le tourisme et le textile.
Cette croissance positive s’explique en partie par les démarches de promotion effectuées par l’EDBM un peu partout à travers le monde. Notamment en Afrique, en Asie, en Europe ou encore aux États-Unis. Selon les estimations du rapport, la création de ces nouvelles entre­prises a engendré près de deux mille trois cent em­plois formels, rien que pour Antananarivo et ses environs.

Promotion 
La promotion et la facilitation des investissements étant l’essence même de l’existence de l’EDBM en tant qu’agence de promotion, ce dernier cible les secteurs et sous-secteurs afin d’y rediriger les investisseurs.
« Madagascar possède des atouts indéniables, mais ils ne sont que faiblement exploités. C’est pourquoi la promotion joue un rôle considérable, afin d’attirer les IDE vers les secteurs prioritaires, et dans lesquels le pays possède des avantages comparatifs », explique Johary Rajosefa, Directeur des Services aux Investisseurs au sein de l’EDBM. Raison pour laquelle l’agence insiste sur le développement du textile, du tourisme et des TICs, dans la mesure où ces derniers contribuent à tirer l’économie malgache vers le haut.
Par ailleurs, des road­shows sont encore prévus pour ce second semestre, afin de promouvoir l’image de la Grande île au-delà de ses frontières maritimes. Si Pékin et Berlin ont été visités auparavant, l’Italie, l’Angleterre ainsi que le Canada verront prochainement la délégation de l’EDBM débarquer. « Il est primordial de procéder à ces promotions dans le cadre de la politique de diplomatie économique. C’est uniquement de cette façon que nous pourrons redorer l’image de Madagascar, dans la mesure où celle-ci est souvent plus connue pour sa réputation de pays à haut risque en matière d’investissement, après les crises successives », conclut le Directeur.

Harilalaina Rakotobe

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Mamy Rakotoarivelo

L’ancien secrétaire général de TIM (Tiko i Madagaskara), le parti de l’ancien président Marc Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, est décédé ce matin.

 

Il se serait suicidé en se tirant une balle dans la tête. Les agents de la brigade criminelle se sont dépêchés à son domicile à Ankadifotsy à Antananarivo, où son corps a été retrouvé.

 

Sur son compte Facebook, il a laissé un post prémonitoire quelques heures avant de se donner la mort.

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmamy.rakotoarivelo1%2Fposts%2F1755914734437821&width=500

Dans une autre publication mise en ligne il y a près de 17 heures, M. Rakotoarivelo a fait allusion à des soucis liés à son divorce et à des histoires d’argent.

 

Mamy Rakotoarivelo

il y a 10 heures

Mamy Rakotoariveloa le cœur brisé, à Ato An-trano.

Je voudrais me confier à mes amis sur fb de mes soucis graves actuels comme dit l’adage malgache : « Alahelo tsy ambara havana hono mbola zakan »ny tompony ihany »

 

 

Dans une autre publication mise en ligne il y a près de 17 heures, M. Rakotoarivelo a fait allusion à des soucis liés à son divorce et à des histoires d’argent.

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