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Archive for the ‘Madagascar’ Category

 

Le président Hery Rajaonarimampianina a choisi de dédier une séance entière à la corruption dans son émission hebdomadaire « Fotoam-bita ou Rendez-vous » sur la chaine vidéo YouTube en fin de semaine dernière. Alors que les scandales de surfacturation, de corruption, en somme de mauvaise gestion éclaboussent ces derniers temps l’Administration et quelques hauts dignitaires du régime, Hery Rajaonarimampianina a donc recentré le débat sur un des grands maux du pays ; la corruption. Il a également appelé tout un chacun à prendre ses responsabilités. Selon le Chef de l’Etat, il n’y a pas de petite ou de grande corruption, ce qui est tout à fait vrai sauf que le contexte actuel et les dernières actualités ont mis en lumière les dérives de l’Administration. « La corruption ne concerne pas seulement le sommet de l’Etat, elle commence à la base au niveau des citoyens, partant de l’acceptation et de la participation des citoyens qui acceptent de corrompre…  » continue le Président, une vérité certes mais il ne faut pas oublier non plus que l’exemple vient d’en haut, de même dans les affaires de « petite ou grande corruption », les grands bonnets ne sont jamais inquiétés. Dans l’affaire Houcine Arfa par exemple, des pénitentiaires ont été mis aux arrêts ainsi qu’un médecin concerné par l’affaire. Quid des têtes pensantes impliquées dans cette affaire ? Ce n’est qu’une affaire parmi tant d’autres mais qui en dit long sur l’impunité en matière de corruption dans le pays.

Pour lutter contre ce fléau, l’Etat appuiera désormais des actions de la société civile et un numéro vert sera mis en place pour conforter les actions des agences de lutte contre la corruption affirme le Président Rajaonarimampianina. De beaux projets certes, mais la population attend des résultats concrets.

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La problématique de la filière vanille préoccupe le président Hery Rajaonarimampianina. Une rencontre avec les opérateurs a eu lieu vendredi dernier à Iavoloha.

La rencontre avec les opérateurs dans la filière vanille a été une occasion pour le président de la République, Hery Rajaonarimampianina de sensibiliser ces opérateurs sur l’importance de faire émerger le produit d’exportation phare de la Grande
île. Une initiative apparemment accueillie par les quelques quarante opérateurs, venus au palais d’Iavo­loha la semaine dernière.
Eric Besoa, représentant des opérateurs de vanille a dressé la problématique de la filière qui hypothèque son avenir. Il a entre autres cité la cueillette de la vanille verte, la diminution du taux de vanilline, et l’insécurité qui sévit dans les grandes régions productrices. Des solutions sont alors à trouver en ce début d’année, une des raisons ayant conduit à cette rencontre avec le président de la République. En effet, 1 187 tonnes de vanille seulement ont pu être exportées l’année dernière si près de 2 500 tonnes en 2015, et le taux de vanilline a diminué de 1,8% à 1,2%. «Il faudrait anticiper pour reconquérir notre renommée de premier producteur mondial, d’autant que nous avons déjà perdu la première place pour le girofle », a déclaré le chef de l’État. Il a fait savoir que les problèmes qui minent le secteur doivent être discutés au sein de la Plateforme Nationale de la Vanille. Il a été demandé le strict respect des dates officielles de récolte.
Combiner
La qualité de la vanille malgache devrait être améliorée pour plus de valeur ajoutée, et profiter au développement des régions concernées, à celui du pays, et à la situation personnelle des producteurs eux-mêmes.  Le pays fait vivre plus de 100 000 paysans éparpillés dans huit régions.
Pour souligner un peu plus l’importance d’une telle rencontre, Hery Rajaonari­mampianina a insisté sur le rôle clé du secteur privé, dans des domaines de l’agriculture et de l’élevage, l’appui au développement et à la croissance, ainsi que la promotion des nouvelles technologies. « C’est à vous, opérateurs économiques, de prendre en main toutes les opportunités d’affaires offertes par le secteur vanille », a-t-il dit. L’importance de combiner les activités des secteurs du tourisme et de la vanille a été soulignée. Le président a annoncé, par ailleurs, le projet d’extension de la cocoteraie de Sambava afin de répondre aux demandes sur les marchés de l’océan Indien. « Pour étayer ses explications, le Président Hery Rajaonari­mampianina a fait référence à la Vision Fisandratana 2030, en insistant sur l’émergence économique et sur la renaissance qui nécessitent des réactions, de nouvelles responsabilités et une nouvelle mentalité », indique le communiqué émanant de la présidence de Madagascar. Des membres du gouvernement à l’instar du ministre de l’Agriculture et de l’élevage, ont assisté à cette réunion pour impliquer un peu plus ce département dans la recherche de solutions face au vieillissement des plants ou encore à l’insuffisance des superficies de culture de cette épice tant convoitée.

Mirana Ihariliva

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La série Houcine Arfa continue. Hier, c’est le procureur de la République (PR) au niveau du tribunal de première instance d’Antananarivo, Razafimelisoa Odette Balisama, qui a démenti les accusations faites par l’évadé de prison. Le procureur de la république n’aurait reçue aucune somme d’argent d’Houcine Arfa. Affirmant que ses biens et son argent avaient été saisis lors d’une perquisition effectuée par la police. Ce qui aurait également permis la saisie d’armes et de matériels militaires. Selon les informations délivrées par la brigade criminelle, une somme totale de 210 millions d’Ariary ainsi que 25 000 euros auraient été découverts lors de la descente effectuée dans le cadre de l’enquête qui portait sur Houcine Arfa. L’argent aurait été saisi et scellé par la police jusqu’à maintenant. Rappelons que l’affaire remonte déjà à mi-2017, bien avant la célébration de la fête de l’indépendance. Houcine Arfa ayant été arrêté le 20 juin 2017 à Antananarivo. Cependant, aucune déclaration à la presse n’avait été faite à ce moment là concernant ni l’affaire ni cette saisie plus ou moins importante. Toutefois, par rapport à tout cela et notamment aux saisies des sommes sus-mentionnées, le Procureur de la république affirme qu’Houcine Arfa n’aurait pas pu payé 30 000 euros et encore moins le ministre de la justice de ce fait. Toujours selon le Procureur de la république, les sorties d’Houcine Arfa n’auraient reçu aucune autorisation de la part des responsables. Soulignant que ses sorties sur avis du médecin chef de l’hôpital étaient dues à la grève de la faim qu’il avait décidé de faire. Or, des documents d’ordre de transfert avaient été révélés il y a quelques jours.

SMM

Face aux accusations portées contre de hauts responsables notamment judiciaires par Houcine Arfa, le syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) vient de demander l’ouverture d’une enquête au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco). En effet, les déclarations d’Houcine Arfa voulait que la ministre de la Justice, le Procureur de la république, le directeur de cabinet du ministre de la justice et d’autres responsables aient accepté de se faire corrompre en échange de sa sortie de prison. La raison de cette du SMM ne serait autre que le fait que cette affaire salisse encore plus l’image de la Justice malgache déjà assez mal-perçue par les citoyens. Seuls les résultats d’enquêtes pourront réellement démontrer l’implication ou non de ces derniers dans l’évasion d’Houcine Arfa. Jusqu’à maintenant, le ministre de la Justice ne s’est toujours pas prononcé sur cette affaire ayant semble-t-il choisi de garder simplement le silence. Mis à part l’intervention du ministre de la Communication, l’Exécutif pourtant très concerné n’a pas réagit une fois. En ce qui concerne la France où Houcine Arfa s’est réfugié pour échapper aux autorités malgaches, l’Ambassadeur de France à Madagascar, Véronique Vouland Anieni, a déclaré que la Justice française avait aussi ouvert son enquête indépendamment de la justice malgache sur cette affaire.a

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Les informations sur un nouveau changement dans la composition du gouvernement commencent à se faire persistantes dans les hautes sphères de l’Etat. Une recomposition qui serait voulu par certains proches du président qui feraient depuis un certain temps des pieds et des mains pour convaincre le Chef de l’Etat de la nécessité de cette démarche. Et le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana serait en tête de liste de ceux à éjecter, avec plusieurs ministres du gouvernement actuel. En ce qui concerne l’actuel locataire de Mahazoarivo, son prochain limogeage si le cas se concrétise viendrait du froid qui existe entre sa personne et celui du président du Sénat Rivo Rakotovao. La presse avait en effet rapporté depuis quelques temps l’existence d’un différend entre celui qui dirige le parti présidentiel et le chef du Gouvernement actuel. D’autre part, Rivo Rakotovao, étant appelé à assurer l’intérim à la tête de l’Etat lorsque le président de la République devra démissionner pour se présenter candidat, ne serait pas prêt à travailler avec Mahafaly Solonandrasana Olivier et son équipe. En ce qui concerne le cas des ministres du gouvernement actuel, seraient aussi limogés ceux qui ne peuvent pas assurer de drainer des foules et donc des votes pour la prochaine élection présidentielle. Certains ministres ont été jugés inefficaces dans leur travail et seront donc tout naturellement remerciés.

Difficultés

Ce nouveau remaniement qu’il soit partiel ou non ne se fera pas facilement. Il faudra revenir vers l’Assemblée Nationale qui selon la Constitution propose le nom du Premier ministre. Bien que la motion de censure à l’encontre de Mahafaly ait été brandie lors de la dernière session ordinaire et même à l’annonce d’une session extraordinaire, la majorité présidentielle qui s’est formé à Tsimbazaza n’a proposé aucun nom jusqu’ici pour le remplacer. L’on sait également que Mahafaly Solonandrasana Olivier qui est un administrateur civil reste celui qui est capable de verrouiller la machine administrative dans sa position actuelle. Ce dernier avait déjà réuni il y a quelques semaines les représentants de l’Etat au niveau de ses déconcentrations à savoir les chefs de région et les chefs de district de la Grande ile. Malgré tout cela, ledit remaniement serait prévu au plus tard au début du mois.prochainscar

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Les mesures d’assainissement de l‘Administration publique contre les fonctionnaires fantômes continuent d’être appliqué et il semblerait que l’Etat soit déterminé à mener la lutte à terme. Après la mesure de suspension de solde de certains fonctionnaires à la fin de l’année dernière qui a entrainé une vague de contestation notamment parce qu’elle a également touché des fonctionnaires en activité, le ministère des finances et du budget (MFB) a décidé d’une sanction qui pourrait bien tomber très prochainement.

Ainsi, les fonctionnaires fantômes devront passer à la caisse et rembourser les « trop-perçus » de rémunération a affirmé le ministre des finances et du budget, Vonintsalama Andriambololona. Notons que les fonctionnaires fantômes auraient engendré jusqu’à 50 milliards de perte à l’Etat malagasy jusqu’à maintenant. Après la mesure prise en décembre par le MFB, certains fonctionnaires ont été contraints de justifier leur activité au sein de l’Administration malagasy. Actuellement, il y aurait encore plus de 4 000 salariés de l’Etat malagasy qui n’auraient pas encore apporté ce justificatif au niveau du ministère des finances. Selon toujours le ministre des finances, un délai de deux mois sera encore octroyé à ceux qui n’ont pas encore procédé à la « régularisation » de leur statut au sein de l’Administration. Passé ce délai, des enquêtes seront ouvertes et les fonctionnaires fantômes devront passer en Conseil de discipline puis contraint au remboursement des sommes qu’ils ont perçu.

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Munis de fusils d’assaut, une soixantaine de brigands ont investi le centre ville d’Ikalamavony dans une salve de coups de feu. Un enseignant a été abattu. 

Une vague de terreur a déferlé en plein chef lieu du district d’Ikalamavony dans la nuit de dimanche à lundi. Aux alentours de minuit, alors que la ville plongeait dans le sommeil, une soixantaine de bandits de grand chemin, munis d’armes de guerre et de fusils de chasse ont insufflé la terreur.
Dans la pénombre totale, une salve de coups de feu a secoué les environs pendant plus d’une trentaine de
minutes. En s’abattant sur la ville, les assaillants ont exécuté  dans sa propriété un enseignant du Collège d’Enseignement Général (CEG). Ce chef de famille et éleveur bovin a été tué d’une balle en plein front. Le projectile meurtrier s’est logé entre ses deux yeux. Une précision de tir redoutable, laissant croire que les têtes de ce régiment de la mort sont des bandits surentraînés, à moins d’avoir servi dans les forces légales ou suivi une formation de commandos.
D’ailleurs, ils avaient dans leur arsenal de banditisme des Kalachnikov ainsi que des fusils d’assaut de la Manufacture Saint Étienne 1936 (Mas 36).
Les constat effectué par la gendarmerie confirme cette effrayante  puissance de feu .  Des étuis provenant de pareilles armes ont été relevées sur les lieux du crime.

Surveillance
L’enseignant de collège a été abattu  pour son troupeau. Les voleurs  ont vidé deux enclos à bœufs pour  ensuite prendre la fuite avec leur butin.
Les lieux du crime ont été littéralement assiégés. Fusils de chasse et armes de guerre à la main, la soixantaine de bandits ont pris position aux abords des portes des riverains, menaçant de faire feu à la moindre tentative de résistance. Avant l’invasion, ils ont fait parler la poudre dans un assourdissant vacarme de coups de semonces. Face à des dahalo surarmés, au sextuple de leur nombre, une dizaine d’éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie d’Ikalamavony ont attendu le moment propice avant de braver la mort en lançant une riposte. Aux petites heures, des hommes conduits par l ‘officier de coordination  de la gendarmerie nationale à Ikalamavony, appuyés par des militaires de la 219ème compagnie, ont engagé une poursuite qui pour l’instant ne constitue qu’un  feu de paille. Les répondants de la contre-attaque militaire sont attendus.

Seth Andriamarohasina

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Une mention spéciale pour la pétanque malgache. Elle a raflé un titre mondial chez les juniors garçons et un titre continental chez les seniors cette année.

La saison 2017 a été une année faste pour la pétanque malgache. L’occasion pour les Malgaches de confirmer une fois de plus qu’ils sont intouchables dans cette discipline, aussi bien au niveau mondial que continental. Après le sacre des seniors à domicile en 2016, les jeunes ont emboîté le pas à leurs ainés, à Kaihua, en Chine lors des seizièmes championnats du monde, en s’offrant le maillot arc-en ciel pour la première fois de leur histoire.

C’était par la plus belle des manières que le quatuor malgache formé par Fifaliana Tendry, Fitahiana Andriamanda, Jean François Rakotodrainibe et Anjarasoa Ravohitrarivo, l’ont emporté au Mondial juniors, face à la formation française composée de Théo Ballière, Maxime Charrier, Jeremy Gelin et Adrien Delahaye (13 à 9). L’occasion pour la Grande Ile de prendre sa revanche après une finale perdue en 2015, toujours contre les Français.

Dans ce même rendez-vous, les dames ont quant à elles frôlé l’exploit. Malchanceux, le quatuor Cicine-Mirana-Hasina-Tita a quand même signé sa meilleure performance de l’histoire en remportant la médaille d’argent, c’est-à-dire le titre de vice-championne mondiale, derrière la France formée par Charlotte, Angélique, Anna et Caroline (13 à 6).

Sur tous les fronts

Le sacre mondial a sonné pour la Grande dès le mois de septembre en Tunisie où elle a conquis le titre africain, mais cette fois en triplette homme. Histoire de briller sur tous les fronts. Alhenj Zoel Tonitsihoarana dit « Toutoune », Solofo Yves Andrianomenjanahary dit « Donga », Maminirina Ramanantsoavina alias « Glou » et Haja Rafanomezantsoa, ont renoué avec le titre africain, huit ans plus tard, après avoir dominé la formation tunisienne par le score net de 13 à 7. Cerise sur le gâteau, Toutoune a lui-aussi été sacré au concours  de tirs de précision.  Des succès qui portent d’ailleurs la patte du vice-champion du monde d’Izmir, Dolis Randriamarohaja. Avec ses riches expériences, il a fait des champions du monde comme ce fut aussi le cas lors du sacre mondial des seniors de l’année dernière au Palais des Sports de Mahamasina. La fédération, par le biais, tant de son président que des techniciens, a elle aussi, contribué d’une manière efficace, à l’obtention de ces titres. En effet, l’équipe de la fédération n’a pas ménagé ses peines pour préparer et emmener les équipes nationales dans ces différentes compétitions internationales, voire mondiales. Un bilan positif en somme.

Après ces belles démonstrations, Madagascar s’est aussi qualifié pour le Mondial senior de 2018 en Belgique, alors que les juniors et les dames attendent 2019 pour pouvoir rééditer leurs exploits. Un autre pari à tenter.

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