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Archive for février 2011

20 000 bébés à l’étude jusqu’à l’âge adulte

Par LEXPRESS.fr avec AFP

  
 
20 000 bébés à l'étude jusqu'à l'âge adulte

Le développement de 20 000 nourrissons sera étudié pendant 20 ans.  

AFP

L’objectif de l’étude menée par l’Insee et l’Ined est de comprendre comment l’environnement, la famille et les conditions de vie influencent leur développement et leur santé.

 

20 000 enfants nés en 2011 vont être suivis de leur naissance à l’âge adulte. C’est l’ambition du projet Elfe (Étude longitudinale française depuis l’enfance) pour comprendre comment l’environnement, la famille et les conditions de vie influencent leur développement et leur santé.  

Cette étude, qui sera lancée fin mars, constitue une première en France. L’Inserm (Institut national d’études démographiques et l’Institut national de la santé et de la recherche médicale) la copilote avec l’Ined (Institut national d’études démographiques) qui la mentionne dans son dernier numéro de Population et Sociétés publié ce jeudi. 

Pour chaque enfant, dès les premiers jours qui suivent l’accouchement, la mère sera questionnée (alimentation, déroulement de la grossesse…). Et le nouveau-né sera examiné. Deux mois plus tard, les parents seront interrogés ainsi qu’aux premier et deuxième anniversaires de l’enfant, tandis qu’après trois ans, les observations s’espaceront. 

Les chercheurs relèveront « les événements clés survenus pendant l’enfance, les mouvements d’entrées et de sorties dans une situation ou les changements d’état (par exemple, entrée et sortie dans la pauvreté, passage de l’enfance à l’adolescence, événements familiaux, etc.) ». 

Conditions environnementales, cursus scolaire

Ils mesureront aussi les « expositions cumulées à des conditions environnementales spécifiques et (…) leurs conséquences en termes d’inégalités sociales et de santé ». Ainsi, il sera notamment étudié le rôle des « polluants de l’environnement aujourd’hui en question (retardateurs de flamme, phtalates, bisphénol A, pesticides, métaux lourds …) ». 

Ils récupèreront aussi des données sur le cursus scolaire de l’enfant. 

Il s’agira aussi de connaître les comportements alimentaires, les inégalités sociales de santé, ou encore l’exposition aux médias et aux nouvelles technologies. Elfe permettra aussi de mettre à jour les « courbes de croissance physique » du carnet de santé. 

Selon l’Ined, « de telles cohortes existent à l’étranger depuis de nombreuses années, mais aucune n’avait encore été lancée en France ». De premiers résultats pourront être publiés « début 2013 », a précisé l’Ined. 

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Psychiatrie: 10 000 signatures contre un projet de loi

Par LEXPRESS.fr avec AFP

  
 

Les signataires dénoncent un projet de loi « sécuritaire » voté à la suite d’un fait divers.

 

Une pétition contre un projet de loi qualifié de « sécuritaire » sur les soins psychiatriques a recueilli en quelques jours près de 10 000 signatures, indique lundi le quotidien Libération

Cette pétition, lancée jeudi par le Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, appelle à manifester le 15 mars devant l’Assemblée nationale, jour où les députés commenceront à débattre du projet de loi qui a été adopté le 26 janvier en conseil des ministres. 

Psychiatrie: 10 000 signatures contre un projet de loi

Des patients à l’hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu à Lyon, le 18 décembre 2006  

afp.com/Jean-Philippe Ksiazek

Le texte est signé par de personnalités comme Stéphane Hessel, Edgar Morin, des psychanalystes comme Jean Oury, Caroline Eliachef, Catherine Dolto ou Elisabeth Roudinesco, et des hommes politiques PS, PC ou Verts, des syndicalistes et des magistrats, selon Libération

Un projet de loi adopté à la suite d’un fait divers

Le projet de loi, adopté à la demande de Nicolas Sarkozy après le meurtre d’un étudiant à Grenoble par un malade mental en fuite, en 2008, prévoit ainsi la possibilité de soigner des patients sous contrainte, même quand ils ne sont pas hospitalisés. 

L’hospitalisation d’office est également remplacée par les « soins sans le consentement sur décision du représentant d’Etat ». Lors de l’hospitalisation contre son gré d’un patient est instaurée une période de trois jours pendant laquelle le patient est retenu, diagnostiqué et traité. 

Selon le Collectif des 39, « dans ce dispositif, seul le trouble à l’ordre public est pris en compte ». « Il détourne la fonction des soignants vers une orientation de dénonciation, de rétention, de ‘soins’ sous contrainte et de surveillance », dénonce notamment l’appel. 

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Annie Girardot est morte

Annie Girardot est morte

Par LEXPRESS.fr avec AFP

 Annie Girardot est morteAnnie Girardot, en 1997, lors de la 22e cérémonie des César dont elle était la présidente.  

Reuters

La comédienne Annie Girardot est décédée ce lundi 28 février à l’âge de 79 ans à Paris.

 

Atteinte de la maladie d’Alzheimer, l’actrice Annie Girardot s’est éteinte à l’âge de 79 ans à l’hôpital Lariboisière à Paris.  

« Elle est partie paisiblement. Maman et moi étions à ses côtés », a déclaré Lola Vogel, petite-fille d’Annie Girardot. 

L’actrice souffrait depuis plusieurs années de la maladie d’Alzheimer, révélée au public par sa famille en 2006 et dont elle était devenue un symbole, après avoir accepté de se faire filmer pour le documentaire Ainsi va la vie, de Nicolas Baulieu. 

Née le 25 octobre 1931 à Paris, Annie Girardot entre au Conservatoire de Paris, après son baccalauréat et des études d’infirmière. Elle y remporte le premier prix de comédie en 1954, année où elle intègre la Comédie Française pour interpréter notamment La machine à écrire de Jean Cocteau. 

Parallèlement, elle fait ses débuts au cinéma avec Treize à table de André Hunebelle, en 1955. Deux ans plus tard, elle quitte la Comédie Française, et se lance dans le théâtre de boulevard avec Deux sur une balançoire, mis en scène par Visconti. 

Après quelques films commerciaux, Rocco et ses frères toujours de Visconti (1960) lance véritablement sa carrière au cinéma. Jouant beaucoup, alternant grands rôles et films médiocres, elle s’illustre notamment dans Le mari de la femme à barbe (1963), Dillinger est mort (1969) de Marco Ferreri, « Vivre pour vivre » de Claude Lelouch (1967), ou encore Mourir d’aimer d’André Cayatte (1971). 

En 1982, sa revue au Casino de Paris est un échec et, hormis quelques rôles remarqués – Liste noire (1984), Partir revenir (1985), Comédie d’amour (1989) – elle disparaît quasiment du grand écran au début des années 80. 

Elle se consacre alors au théâtre avec notamment L’avare (1986), Descente aux plaisirs (1997), Le 6ème ciel (1998), et à la télévision avec de grandes sagas comme Le vent des Moissons ou Orages d’été

En 1977, elle est couronnée par le César de la meilleure actrice pour son rôle dans Docteur Françoise Gailland (Jean-Louis Bertucelli) puis, en 1996, par le César du meilleur second rôle dans Les Misérables de Claude Lelouch, après avoir été longtemps boudée par la profession. 

En 2002, elle reçoit un nouveau César, celui du meilleur second rôle féminin pour La pianiste de Michael Haneke. La même année, le Molière de la meilleure comédienne lui est décerné pour Madame Marguerite

Annie Girardot était divorcée de l’acteur italien Renato Salvatori (décédé en mars 1988), le père de sa fille Giulia.En 2006, sa famille avait révélé sa maladie d’Alzheimer, diagnostiquée deux ans plus tôt. 


 

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Dictateurs et diplomates

Dictateurs et diplomates

Les démocraties fabriquent les armes, les dictateurs les achètent…

 

 
 
 
– Dis maman, c’est quoi un dictateur?
– Un dictateur, c’est, c’est… comment te dire… quelqu’un qui ne supporte pas qu’on ne soit pas d’accord avec lui.
– Comme toi? Papa dit que t’es un vrai dictateur.
– Papa exagère, tous les dictateurs ont du caractère mais quand tu as du caractère, tu n’es pas forcément un dictateur.
– Un dictateur, c’est toujours méchant?
– Un dictateur, c’est un méchant qui veut se faire passer pour un gentil et qui raconte qu’il est obligé d’être méchant parce que les autres ne sont pas gentils.
– Mais à quoi on reconnaît un dictateur?
– Déjà, le dictateur ne reconnaît jamais qu’il est un dictateur.
– C’est mal de parler à un dictateur?
– Il y a des gens qui croient qu’en nouant un contact avec un dictateur, ils vont l’aider à s’améliorer, d’autres qui pensent que puisque le dictateur a de l’argent, autant en profiter pour lui vendre des armes, et enfin il y a des personnes qui considèrent que c’est absolument honteux de fréquenter un dictateur et de faire du commerce avec lui.
– C’est un peu compliqué tout ça.
– C’est pour ça qu’il y a des diplomates qui réfléchissent à tous ces problèmes.
Comme le dictateur ne supporte pas la critique, le diplomate fait toujours très attention aux mots qu’il emploie. Alors, souvent, il « déplore » que les Droits de l’homme ne soient pas respectés, il « condamne » l’usage de la force.
– Mais si on vend des armes à un dictateur et qu’après il tue des gens avec, c’est un peu notre faute?
– Oui, mais tu peux aussi penser que si tu ne vends pas d’armes à un dictateur, un autre pays le fera.

Pour résumer, les démocraties fabriquent les armes, les dictatures les achètent et les diplomates s’arrangent pour que personne ne soit au courant. Pauvre Patrick Ollier. Le sort s’acharne injustement contre cet homme irréprochable. En décembre, le gendre attentionné a gentiment accompagné ses beaux-parents en Tunisie pour les aider à placer leurs modestes économies. En janvier, il a tenté maladroitement de défendre sa femme, la Dora l’exploratrice de la Tunisie, victime innocente d’un complot politico-médiatique. En février, son ami Khadafi tire sur son peuple et voilà qu’on lui reproche ses accointances avec le régime de Tripoli. Celui qu’on appelle « le coureur de fonds lybiens » s’estime « sali » par Internet, il le déplore et l’a fait savoir: « Pensez-vous qu’on puisse passer à travers tout cela sans douleur ? Nous avons un cœur qui bat dans notre poitrine, comme vous. […] Nous sommes salis en permanence. » Le plus injuste, c’est qu’on méconnaît tous les efforts de Patrick Ollier pour contribuer à plus de démocratie en Libye. N’a-t-il pas été jusqu’à offrir De l’esprit des lois de Montesquieu au guide de la révolution ? On est pétri d’admiration devant un tel courage politique. Donner De l’esprit des lois à Khadafi c’est comme offrir la bible à un athée, Les Misérables à un trader, un dictionnaire Vidal à un rebouteux. Une plaisanterie court au Quai d’Orsay. « Mam et Pom sont dans un bateau, ils tombent à l’eau, qui est sauvé? La diplomatie française. »

On connaissait les Alcooliques anonymes, voici maintenant les « Diplomates anonymes« . Le groupe Marly a signé une tribune corrosive dans Le Monde pour dénoncer la diplomatie impulsive du président. A quand une tournée préventive des diplomates en jet privé dans les ambassades comme Jean-Luc Delarue en camping car dans les lycées? Les diplomates anonymes pourraient expliquer comment lutter contre l’addiction à l’argent des dictatures et rappelleraient le B.A.BA du métier d’ambassadeur si bien résumé par Victor Hugo: « Les diplomates trahissent tout, excepté leurs émotions. » Khadafi surnommait Patrick Ollier « mon frère » et Boris Boillon « mon fils« , cela ne leur a pas porté chance. Le Mickael Vendetta de la diplomatie a posté sur le site Copains d’avant une photo de lui en maillot de bain tous muscles dehors : son excellence en éminence. La photo a circulé sur le Web. Boris s’est fâché, précisant qu’il s’agissait de « photos privées » et menaçant de poursuites tous ceux qui publieraient le cliché. Le jeune ambassadeur a encore une fois manqué cruellement de sang-froid. Celui auquel les Tunisiens se sont attachés, au point de le surnommer affecteusement « Dégage », n’envisagerait pourtant pas de démissionner. On boira le boillon jusqu’à la lie. Tout cela commence à faire désordre. Pour qu’on parle enfin d’autre chose, organisons rapidement un grand débat sur l’islam.

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Moi, jurée d’assises

Moi, jurée d’assises

Par Estelle Saget (L’Express)

 

Claudie Brouillet a été tirée au sort pour juger aux assises. Rencontre avec l’un de ces citoyens ordinaires, alors que le chef de l’Etat veut élargir le rôle des jurys populaires.

 

Trois fois de suite, le tirage au sort l’a désignée. Claudie Brouillet, habitante de Rezé (banlieue de Nantes), n’en revient toujours pas que son nom soit finalement sorti d’une urne pour lui octroyer la place de juré dans le procès en appel d’une affaire de pédophilie. Comme prise de vertige, elle calcule et recalcule les probabilités: seulement 1 chance sur 1300 d’être piochée dans la liste électorale de sa mairie, puis 1 sur 22 d’être retenue pour la cour d’assises de Nantes, et enfin 1 sur 3 de l’être pour le procès lui-même. Dans sa vie quotidienne, le hasard lui est rarement aussi « favorable », souligne, avec une pointe d’ironie, cette mère et grand-mère de 59 ans. « Quand mes enfants étaient petits, combien de fois je leur ai demandé de compléter un bulletin pour remporter le caddie rempli à ras bord, à l’entrée du Super U, sans jamais gagner… »  

Le principe des jurés populaires veut que tout citoyen âgé de 23 à 70 ans puisse se retrouver embarqué, sans préavis, dans la même aventure que Claudie Brouillet. Et cela pourrait devenir relativement courant si cette pratique réservée, pour l’instant, aux assises, était étendue en correctionnelle, une réforme souhaitée par le président de la République, Nicolas Sarkozy. 

100 scènes sexuelles numérotées

Le pavillon est aussi peu tape-à-l’oeil que sa propriétaire. Cheveux parsemés de filaments gris, chemisier sobre sous son gilet lie-de-vin, Claudie Brouillet craint quand même, sur le seuil de sa porte, qu’on ne se méprenne sur ses intentions. En publiant Jurée d’assises. Dans les abîmes de l’enfance violentée (éd. de l’Atelier), elle ne cherche « ni l’attention ni la gloire ». Simplement à témoigner d’une mission aussi éprouvante que gratifiante, remplie en 2007 sur « réquisition civique », selon sa propre expression. Rappelons, pour situer un procès hors norme, que le dossier contenait, entre autres, 100 scènes sexuelles numérotées et répertoriées, impliquant jusqu’à une trentaine d’adultes et enfants réunis dans une même pièce. 

Suis-je légitime pour juger autrui? 

Confrontée au versant sombre de la société, Claudie Brouillet en est ressortie convaincue que chacun peut accéder à la rédemption. « Sur le banc des accusés, j’ai vu des barbares, des têtes de brute, des caïds, raconte cette croyante et salariée de l’Eglise catholique. J’ai cherché leur part d’humanité et, plusieurs fois, je l’ai trouvée. » Elle retient aussi la sensation d’avoir formé, avec les 11 autres jurés, un vrai équipage, solidaire et fraternel. « Le tirage au sort, dans son arbitraire absolu, légitimait seul la présence de chacun, écrit-elle. Pour une affaire d’aussi grande importance que de juger des hommes au nom du peuple français, il n’y avait pas de critères de compétence. Cela était tellement différent de nos ateliers, de nos entreprises, de nos services, où rien ne se fait désormais sans profil de poste et sans évaluation ! » Educatrice spécialisée de formation, elle n’avait ni connaissances ni a priori sur le jury populaire. Elle plébiscite aujourd’hui un système conçu de telle sorte qu’il protège chacun du doute. « Bien entendu, je me suis posé l’inévitable question « Suis-je légitime pour juger autrui ? » et la réponse était forcément non, analyse Claudie Brouillet. Mais ma voix, seule, ne peut jamais être déterminante, c’est toujours un collectif qui se prononce. » Et c’est ainsi que la jurée n° 11 a pu reprendre le cours normal de son existence, les sprints pour attraper le tramway, les réunions dans les salles paroissiales à la nuit tombée, après que le tribunal eut prononcé des peines allant jusqu’à vingt-huit ans de réclusion criminelle. 

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Jumelles disparues : les enquêteurs toujours sur la piste corse

Les recherches se sont recentrées sur l’île de Beauté après des témoignages évoquant la présence sur l’île, le 1er février, de l’ingénieur suisse et de ses filles.

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Source AFP (Le Point)

Les enquêteurs continuent de privilégier la piste corse dans l’affaire des deux jumelles suisses disparues depuis fin janvier, a indiqué vendredi la police helvétique dans un communiqué. « À ce stade de l’enquête, la piste corse reste privilégiée », a précisé la police cantonale vaudoise, ajoutant cependant qu’en « l’absence de preuve formelle, toutes les autres hypothèses sont également examinées ». Les recherches des enquêteurs français, suisses et italiens se sont recentrées sur la Corse après des témoignages évoquant la présence sur l’île, le 1er février, de l’ingénieur suisse et de ses filles.

Après les avoir enlevées le 30 janvier alors qu’il en avait la garde pour le week-end à son domicile du canton de Vaud (ouest de la Suisse), Matthias Schepp, 43 ans, qui vivait mal la séparation d’avec sa femme, s’est rendu à Marseille, d’où il a retiré de l’argent et envoyé une carte postale à son épouse. Le trio a ensuite embarqué sur un navire à destination de Propriano (Corse-du-Sud), selon des témoignages. Le père a quitté Bastia le soir même, apparemment seul, pour rejoindre Toulon d’où il est parti en voiture pour le sud de l’Italie. Son périple a pris fin le 3 février au soir quand il s’est jeté sous un train dans la commune de Cerignola. Avant de se suicider, il a envoyé plusieurs lettres à sa femme, dont une dans laquelle il dit avoir tué ses filles.

En Suisse, les examens effectués par la police sur des objets appartenant aux jumelles et qui ont été prélevés au domicile du père à Saint-Sulpice « n’ont pas révélé la présence d’une quelconque substance toxique ou létale ingérée par les fillettes », a souligné la police vaudoise. Concernant un véhicule immatriculé en Suisse et qui pourrait avoir été confondu par des témoins en Corse avec celui du père des jumelles, la police a expliqué que cette piste n’avait pour l’heure pas donné de résultat, mais continuait à être « envisagée ».

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Le coeur malade de la pollution atmosphérique

La pollution de l’air est un facteur déclenchant d’infarctus comparable à la consommation d’alcool ou de café.

Le coeur malade de la pollution atmosphériqueToutes les études, expérimentales ou chez l’homme, prouvent que la pollution de l’air est – aussi – mauvaise pour le coeur. © Hadj / Sipa
Par Anne Jeanblanc (le Point)

Les résultats d’une étude menée par Tim Nawrot de l’université Hasselt à Diepenbeek (Belgique) et ses collègues belges et suisses, publiés en ligne par la revue scientifique The Lancet, risquent de faire battre la chamade au coeur de toutes les personnes vivant dans des milieux pollués. Car, en voulant mesurer l’importance respective des différents facteurs connus pour déclencher un infarctus du myocarde, ces chercheurs ont mis en évidence le rôle majeur joué par la pollution atmosphérique. Déjà, une récente étude nord-américaine avait conclu qu’une augmentation de l’exposition de 10 µg/m³ aux particules de 10 microns ou moins se traduit, au bout d’un an, par un accroissement de 43 % du taux de mortalité par infarctus.

Cette fois, les chercheurs ont comparé la proportion d’infarctus susceptibles d’être provoqués par les principaux responsables d’infarctus, en analysant la littérature scientifique. En ce qui concerne la pollution, le risque était alors calculé pour une augmentation de 30 µg/m3 de particules de 10 microns ou moins de diamètre. En tenant compte uniquement de la force de l’association, ils considèrent que la consommation de cocaïne arrive en tête, suivie des repas copieux, du fait de fumer du chanvre, des émotions négatives, d’un effort physique, de la consommation d’alcool, de l’activité sexuelle, de l’exposition à la circulation routière, des infections respiratoires et de la consommation de café. Dans ce cas, la pollution atmosphérique arrive en dernier.

L’exposition à la circulation routière, première cause d’infarctus

Mais en tenant compte de la fréquence réelle des risques dans la vie quotidienne, le classement est bien différent : l’exposition à la circulation routière prend la première place, elle serait responsable de 7,4 % des infarctus. Viennent ensuite l’effort physique (6,2 %), l’alcool (5 %), le café (5 %) la pollution atmosphérique (4,8 %), les émotions négatives (3,9 %) et la colère (3,1 %). « Notre travail montre que de faibles risques présents tout le temps peuvent avoir une importance considérable en termes de santé publique », notent les auteurs, en ajoutant que « l’amélioration de la qualité de l’air est un objectif très pertinent pour réduire l’incidence de cette maladie dans la population générale ».

L’an dernier, à la même époque, une équipe CNRS/Inserm de Montpellier dirigée par Sylvain Richard et travaillant en collaboration avec des chercheurs d’Avignon avait publié dans la revue American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine les preuves d’un effet direct de la pollution urbaine sur la fonction cardiaque, mais chez le rat en bonne santé. Leurs travaux portaient sur une exposition prolongée au monoxyde de carbone (CO), dans des conditions mimant la pollution citadine. Ils montraient qu’il provoquait une augmentation de la taille du ventricule gauche, source potentielle d’insuffisance cardiaque, ainsi qu’une altération de la contraction des cardiomyocytes pouvant entraîner des troubles du rythme cardiaque.

« Très récemment, nous avons montré, toujours chez le rat et dans les mêmes conditions expérimentales, que le monoxyde de carbone avait un effet aggravant sur les infarctus artificiellement créés », explique Sylvain Richard. « Et, bonne nouvelle, ces effets néfastes de la pollution peuvent être en partie prévenus par un exercice physique modéré. » Les habitants des villes savent donc ce qu’il leur reste à faire pour protéger leur coeur de l’air ambiant…

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