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Avec humour, un maire de Vendée a pris un arrêté pour exhorter le soleil à pointer le bout de son nez, au nom de la santé publique.

SOURCE AFP

Publié le  | Le Point.fr
Le maire de challans a pris un arrêté municipal pour le moins original.
Le maire de challans a pris un arrêté municipal pour le moins original.

© Berti HANNA/REA / Berti HANNA/REA/ Berti HANNA/REA

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VIDÉOS. La CGT veut ainsi défendre le statut des cheminots, remis en cause dans le rapport Spinetta. Bruno Le Maire prévient de la nécessité de réformer la SNCF.

LE POINT.FR (SOURCE AFP)

Modifié le  – Publié le  | Le Point.fr
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez annonce une manifestation nationale le 22 mars.
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez annonce une manifestation nationale le 22 mars.

© citizenside/AFP

Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué « le travail de militants aveuglés » du quotidien, qui a relevé des « irrégularités » dans ses comptes de campagne.

PAR 

Publié le  | Le Point.fr
Jean-Luc Mélenchon en novembre 2017.
Jean-Luc Mélenchon en novembre 2017.

© AFP/ THIERRY ZOCCOLAN

L’actrice pornographique payée par l’avocat du président pour couvrir une relation sexuelle en 2006 pourrait révéler les dessous de l’histoire à la presse américaine.

SOURCE AFP

Publié le  | Le Point.fr
L'actrice est toujours restée évasive sur la possible relation sexuelle avec le président américain
L’actrice est toujours restée évasive sur la possible relation sexuelle avec le président américain

© GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP/ MANDEL NGAN, MANDEL NGAN

 

Selon le ministère de la justice, la Russie a commencé à s’immiscer dans le processus politique et électoral américain dès 2014.

Le Monde.fr avec AFP

 

Au second plan, le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’enquête sur les liens entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump.

La justice américaine a mis en examen treize Russes et trois entités russes accusés d’ingérence dans les élections américaines et dans d’autres processus politiques, ont annoncé, vendredi 16 février, les services du procureur spécial américain, Robert Mueller, qui ont publié l’acte d’accusation.

Toutes les personnes poursuivies sont accusées de complot en vue de tromper les Etats-Unis, trois d’entre eux sont accusés également de fraude bancaire et cinq autres de vol aggravé d’identité, précise le communiqué. Selon ce document, des entités russes ont commencé à s’immiscer dans les processus politiques — dont la campagne présidentielle de 2016 — dès 2014.

Démenti russe

L’acte d’accusation affirme qu’Evgueni Prighozine, un allié du président russe, Vladimir Poutine, a financé ce groupe ayant « pour objectif stratégique de semer la discorde dans le système politique américain » et qui a, à partir de la mi-2016, soutenu la campagne de M. Trump et dénigré Hillary Clinton. Il aurait notamment contacté « à leur insu » des membres de l’équipe de M. Trump.

La Russie a aussitôt démenti ces nouvelles accusations d’ingérence. La porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a écrit sur Facebook vendredi soir :

« Treize personnes ont interféré dans les élections américaines ? Treize contre des services de renseignement [américains] dotés de milliards de dollars ? Contre les services de renseignement et de contre-espionnage, contre les dernières technologies ? Absurde, oui ! »

Lire aussi :   Etats-Unis : le spectre de l’ingérence russe plane sur les élections de mi-mandat de novembre 2018

Aucune preuve de l’implication d’Américains

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Rod Rosenstein, le 16 février.

Rod Rosenstein, le 16 février. Jacquelyn Martin / AP

Certains des accusés, se faisant passer pour des Américains, ont approché des personnes associées à l’équipe de campagne de Donald Trump, alors candidat républicain, sans que ces personnes sachent à qui elles avaient affaire.

Le procureur général adjoint américain, Rod Rosenstein, a déclaré que ces treize Russes et trois entités inculpés pour ingérence dans les élections américaines s’étaient livrés à une « guerre de l’information ».

Il a ajouté que rien ne permettait, au vu des chefs d’accusation, de dire qu’un Américain s’était en connaissance de cause engagé dans les manœuvres d’ingérence. Ces mises en examen, a-t-il poursuivi, montrent que les Russes veulent semer la discorde aux Etats-Unis. Il estime néanmoins qu’il n’y a aucune preuve d’impact de ces manœuvres sur le résultat de l’élection.

Ingérence dénoncée par les services de renseignement

L’équipe de Robert Mueller cherche à établir si la Russie a interféré dans l’élection présidentielle pour aider Donald Trump à battre Hillary Clinton, s’il y a eu collusion de l’équipe de campagne de Donald Trump avec la Russie et si M. Trump a tenté de faire obstacle aux investigations.

Trois membres de l’équipe de campagne de M. Trump, dont son ex-directeur Paul Manafort, ont été mis en accusation et l’ancien conseiller du président à la sécurité nationale Michael Flynn a reconnu avoir menti au FBI et accepté de coopérer avec la justice.

Lire aussi :   Si vous n’avez pas suivi l’affaire du « mémo » déclassifié par Donald Trump

Les principaux services de renseignement – dont la CIA et la NSA – et le FBI ont déjà dénoncé l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016, via des campagnes sur les réseaux sociaux et le piratage d’informations provenant du camp démocrate.

Le président Trump a été tenu informé des poursuites annoncées vendredi, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders. Donald Trump a réaffirmé vendredi que sa campagne n’avait rien fait d’illégal et qu’il n’y avait pas eu collusion avec Moscou : « La Russie a commencé sa campagne antiaméricaine en 2014, bien avant que je n’annonce ma candidature à la présidentielle. Les résultats de l’élection n’ont pas été affectés. La campagne Trump n’a rien fait d’illégal — pas de collusion! », a tweeté le président.

Le directeur du renseignement national, Dan Coats, a déclaré mardi devant la commission des renseignements du Sénat, qu’il avait déjà eu en sa possession des éléments montrant que la Russie visait maintenant les élections de mi-mandat, qui auront lieu en novembre. « Il est clair que les Etats-Unis subissent une attaque », a dit M. Coats lors de son audition annuelle sur les menaces dans le monde

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L’enquête préliminaire pour « abus de faiblesse » ouverte le 13 février par le parquet de Paris est, elle, toujours en cours.

LE MONDE |  • Mis à jour le 

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Gérald Darmanin, le 14 février 2018.

Gérald Darmanin, le 14 février 2018. LUDOVIC MARIN / AFP

Le parquet de Paris a de nouveau classé sans suite, vendredi 16 février, l’enquête préliminaire sur une accusation de viol visant le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin.

Cette enquête, classée sans suite en juillet 2017, avait été rouverte à la fin de janvier après un nouveau dépôt de plainte de Sophie Spatz, née Olga Patterson, qui accuse M. Darmanin de l’avoir violée en 2009 alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire. Vendredi, le ministre des comptes publics a annoncé qu’il maintenait la « plainte en dénonciation calomnieuse » déposée en juillet, ajoutant : « Il va sans dire que j’irai jusqu’au bout. »

Le 25 janvier, Mme Spatz, âgée de 46 ans, avait été entendue plus de huit heures par la police judiciaire. Elle avait évoqué sa rencontre avec M. Darmanin et un « service » (l’intervention dans un dossier judiciaire la concernant) qu’il aurait promis de lui rendre, en tant qu’élu de la République.

Elle avait affirmé aux enquêteurs — comme elle l’a relaté à plusieurs reprises au Monde — qu’il lui aurait dit, la main posée sur la sienne : « Il va falloir m’aider vous aussi. » Après un rendez-vous dans un bureau, il y aurait eu un dîner, un détour par un club privé, une nuit à l’hôtel. L’avocate de Mme Spatz fondait son raisonnement sur le principe d’une relation sexuelle dont le consentement aurait été acquis « par surprise », l’une des quatre circonstances retenues en droit pour qualifier une pénétration sexuelle de viol.

Mais, après enquête, le parquet de Paris a finalement expliqué, vendredi après-midi que « les actes d’enquête réalisés n’[avaient] pas permis d’établir l’absence de consentement de la plaignante et n’[avaient] pas caractérisé davantage l’existence d’une contrainte, d’une menace, d’une surprise ou d’une quelconque violence à son endroit ».

 Voir l’enquête du « Monde » sur cette affaire :   Gérald Darmanin visé par une accusation de viol

L’enquête pour « abus de faiblesse » toujours en cours

Par contre, l’enquête préliminaire ouverte le 13 février à la suite du dépôt d’une plainte distincte pour abus de faiblesse se poursuit, et « de nombreux actes d’investigation restent encore à réaliser dans ce cadre », précise le parquet de Paris.

Mardi en fin de journée, une femme vivant dans le nord de la France s’est présentée à une antenne de la police judiciaire parisienne dans le 17e arrondissement de Paris pour y déposer plainte pour « abus de faiblesse » contre le ministre. Les policiers l’ont aussitôt entendue. Dans le même temps, le procureur de la République de Paris ouvrait une nouvelle enquête préliminaire.

Lire aussi :   Gérald Darmanin visé par une nouvelle plainte, cette fois pour « abus de faiblesse »

Selon Le Point, cette femme aurait dit avoir reçu des « demandes à caractère sexuel » de M. Darmanin lorsqu’il était maire de Tourcoing (Nord), en échange d’un logement. Les faits remonteraient à 2016. A l’époque, aurait-elle expliqué, elle vivait dans un appartement insalubre et demandait à être relogée. L’enregistrement de cette plainte et cette première audition ne sont que le premier acte de l’enquête. Les policiers devraient procéder à une série de vérifications avant d’entendre le ministre.

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Mais quel bordel dans la famille Hallyday… Vous allez me dire «on s’en fout, un peu, beaucoup» et vous n’auriez pas tort. Mais il n’empêche que c’est l’occasion de remarquer qu’une femme, ça a deux options dans la vie: soit elle se dévoue pour les autres et alors elle est gentille, soit elle privilégie ses propres intérêts et là, c’est Hannibal Lecter.

Laeticia, David Hallyday et Laura Smet le jour des funérailles de Johnny. |Ludovic Marin / AFP: Laeticia Hallyday: de sainte à marâtre© Fournis par Slate Laeticia Hallyday: de sainte à marâtre

Dans le cas de Laeticia Hallyday, c’est fascinant de voir comment la presse people et les fans l’ont fait passer d’un rôle à un autre. Souvenez-vous, il y a dix jours, Laeticia était une sainte, une épouse entièrement dévouée à son mari, qui a supporté ses infidélités et ses abus en tout genre dans un esprit de sacrifice qui ferait passer la Vierge Marie pour une petite arriviste. Et voilà que brusquement, c’est une femme vénale, manipulatrice et sans coeur. Conséquemment, la figure de Johnny Hallyday a aussi changé. C’était un homme fort, un homme qui avait ses démons intérieurs, mais qui était un roc. Maintenant, c’est un homme faible et manipulé. (Et accessoirement, c’est surtout un homme mort que tout le monde fait parler).

Un conte de fées ?

Ce retournement est facilité par un élément simple: la réactivation de la figure de la marâtre tirée des contes qu’on a tous lus ou vus quand on était petit. Hasard complet, j’ai offert cette semaine à mes enfants un magnifique livre des contes des frères Grimm. L’occasion de se replonger avec délices dans :

  • Hansel et Gretel, l’histoire d’un père remarié que sa nouvelle épouse convainc d’abandonner ses enfants dans la forêt parce qu’il n’y a pas assez de pain pour quatre, mais qui finit bien puisque les enfants retrouvent leur père et que la belle-doche meurt
  • Cendrillon, l’histoire d’un père qui se remarie avec une très méchante femme qui force sa belle-fille à passer le balai.

© Fournis par Slate

  • Et bien sûr Blanche-Neige, l’histoire d’un père qui se remarie et dont la nouvelle épouse percluse de jalousie envers sa belle-fille demande à un chasseur de la tuer et de lui rapporter son cœur et ses poumons.

© Fournis par Slate

Historiquement, le rôle de belle-mère est lié à l’histoire des femmes. Il se développe à cause de l’importante mortalité des femmes en couches. Elles faisaient des enfants, en mourraient souvent et l’époux se remariait. Tous les apprentis généalogistes connaissent l’histoire par cœur. D’un point de vue psychanalytique, Bruno Bettelheim a insisté sur le bénéfice du traitement négatif de la figure de la belle-mère dans les contes. Elle fonctionnerait en fait comme une division de la figure maternelle en deux: la gentille et la méchante. La marâtre des contes qui maltraite les enfants leur permettrait de canaliser la violence qu’ils peuvent ressentir envers la figure maternelle. Elle serait une mère qu’on a le droit de haïr. Ce que Bettelheim avait peut-être sous-estimé, c’est le nombre d’adultes qui ne se défont jamais de ce schéma binaire.

Une femme qui ne parvient pas à avoir d’enfant «naturellement», c’est forcément suspect

Concernant Laeticia Hallyday, on peut penser qu’un autre élément joue, inconsciemment, contre elle: ses problèmes de stérilité. D’ailleurs, dans Blanche-Neige, il est précisé que la marâtre ne peut pas enfanter. Laeticia Hallyday a souvent évoqué ses nombreuses fausses couches qu’elle explique par l’anorexie. Mais une femme qui ne parvient pas à avoir d’enfant «naturellement», c’est forcément suspect, comme si quelque chose en elle était malfaisant. Et ce soupçon se retrouve plus profondément dans un autre aspect: il y aurait la famille de sang, la vraie; et l’autre famille, faite de pièces rapportées.

C’est fou le nombre de fois où cet argument revient dans les discussions entre fans sur les comptes Instagram des intéressés: «Pour moi la famille c’est héritage pour tout le monde que ce soit pour les petites adoptées comme les enfants légitimes?» Ou «Soutien pour la belle Laura et David ❤❤ les deux enfants de Johnny #sangpoursang». (Et bien sûr, on arrive très vite aux propos racistes envers les petites: «J’espère que tu paieras pour toute tes saletés, tu as craché sur les enfants de la France».)

Parce que c’est absolument inconcevable qu’un père ait déshérité ses enfants de sang au profit de la marâtre et des enfants adoptives d’origine asiatique –même si les déshérités en question sont des adultes pas exactement dans le besoin. Et comme les seules personnes capables de s’engueuler sur le sujet sont des fans de Johnny Hallyday qui partent du postulat qu’il était merveilleux et que donc il doit répondre à leurs critères personnels de l’homme merveilleux, une seule conclusion s’impose: il n’a pas pu faire ça. (Même si en vrai, il l’a fait et que la question légale sera de savoir si c’est valable).

Le plus merveilleux dans la puissance d’évocation psychanalytique de ces contes, c’est qu’on en oublie qu’au fond, il s’agit surtout de gens riches qui s’engueulent avec d’autres gens riches pour avoir plus d’argent. Peu importe comment tout cela se réglera. Aucun enfant ne sera abandonné, affamé, au fond d’une forêt.

Ce texte est paru dans la newsletter hebdomadaire de Titiou Lecoq. Pour vous abonner, c’est ici.