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Suite à la révélation d’un scandale concernant le temps de travail des employés du Samu social, la mairie semble vouloir remettre de l’ordre dans la gestion de ses services. L’intersyndicale FSU, CGT et Unsa doit manifester ce lundi.

figarofr: Cette prise de position de la mairie de Marseille, va dans le sens d'une reprise en main de la gestion de ses services.

© BORIS HORVAT/AFP Cette prise de position de la mairie de Marseille, va dans le sens d’une reprise en main de la gestion de ses services.

Des salariés qui doivent faire leurs heures. Jusqu’ici rien de bien exceptionnel… Sauf pour les agents de la Ville de Marseille. Ces derniers profitent d’arrangements qui leur permettent une organisation de leur temps de travail, que l’on peut qualifier de singulière. Une enquête préliminaire, ouverte par le parquet, est en cours. Elle porte sur les agents du Samu Social qui ne travaillent que 10 à 12 jours par mois, soit une semaine sur deux, toute l’année. Ce récent scandale, révélé par le Canard Enchaîné, donne l’occasion à la mairie de revenir sur certains «usages» que les fonctionnaires marseillais tenir pour acquis.

Ainsi, le 15 juin dernier, deux dossiers ont été présentés en comité technique paritaire (CTP), chargé des relations entre les salariés et la mairie. Le premier a trait aux logements de fonction et aux astreintes des concierges. Il devrait être voté ce lundi en conseil municipal. Le deuxième porte sur l’organisation du temps de travail dans plusieurs services «atypiques» (Samu, service de la mer, délégation à la sécurité…). «Les autres directions feront l’objet d’un deuxième texte, à l’automne. L’ensemble sera soumis au conseil municipal avant la fin de l’année», confie Jean-Claude Gondard, le directeur général des services de la Ville, à La Provence.

Arrangements et absentéisme

Jean-Caude Gondard estime qu’il s’agit d’expliquer aux agents de la Ville que le droit «va désormais remplacer des usages». Toutefois, même si la mairie impose à ses employés de rentrer dans le rang, ils ne devraient toutefois toujours pas travailler le nombre d’heures légalement exigées. Grâce à une dérogation prévue par un décret de 2001, validé par le contrôle de légalité, la durée de travail annuelle de chacun des fonctionnaires municipaux (et la ville en compte près de 12.000) est fixée à un maximum de 1567 heures, au lieu des 1607 fixées par la loi. Selon la Chambre régionale des comptes (CRC), citée par La Provence, en appliquant le temps de travail légal, la collectivité «ferait une économie de 10 millions d’euros par an et accroîtrait, sans dépenses supplémentaires, sa force de travail de 280 équivalents temps plein». Un «cadeau» de 40 heures de travail offert par la mairie qui n’empêche par les employés municipaux d’établir un record d’absentéisme: 36,8 jours d’absence par an et par agent en moyenne (contre 16,7 dans le privé).

Si, pour nombre de citoyens, ce recadrage semble normal, il n’en est pas de même pour certaines branches locales de syndicats. L’intersyndicale FSU, CGT et Unsa doit manifester ce lundi. «Se mettre en conformité avec la loi nous ne sommes pas contre. […] Mais cela ne peut se faire dans la précipitation, sans aucune concertation, simplement parce que l’administration s’est fait taper derrière la tête à cause du Samu social», explique Christine Donnadieu, secrétaire générale adjointe de la FSU, à La Provence. À l’opposé, les syndicats CFE-CGC et CFDT, regrettent que «la deuxième ville de France ne soit pas dotée d’une inspection générale des services digne de ce nom».

Cette prise de position de la mairie de Marseille, va dans le sens d’une reprise en main de la gestion de ses services. En septembre 2014, la ville avait déjà mis un terme au «fini-parti», une pratique qui permettait aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès qu’ils estimaient leur service terminé… ce qui, dans les faits, aboutissait à une présence journalière de 3h30.

© Fournis par BFMNews

Le régime syrien de Bachar al-Assad préparerait une nouvelle attaque chimique, ont annoncé lundi soir les Etats-Unis. Ils se sont dits prêts à riposter comme ils l’avaient fait après une attaque similaire début avril, dans un contexte de tensions grandissantes entre les deux pays.

« Les Etats-Unis ont identifié de potentiels préparatifs d’une autre attaque chimique par le régime syrien d’Assad qui pourrait provoquer le massacre de civils, y compris des enfants innocents », a écrit le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer dans un communiqué.

Ces activités « sont similaires aux préparatifs du régime avant son attaque à l’arme chimique du 4 avril », a noté le représentant de l’exécutif américain. Cette attaque avait provoqué une riposte militaire des Etats-Unis, qui avaient tiré 59 missiles contre une base aérienne en Syrie, marquant la première intervention armée de Washington contre le régime de Damas.

Si le président syrien lançait une autre attaque à l’arme chimique « lui et son armée paieraient le prix fort », a prévenu Sean Spicer. L’attaque chimique présumée du 4 avril à Khan Cheikhoun, dans la province rebelle d’Idleb (nord-ouest) avait fait 88 morts, dont 31 enfants, provoquant l’indignation de nombreuses capitales qui mettent en cause le régime de Bachar al-Assad.

Ce raid était, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), la deuxième « attaque chimique » la plus meurtrière depuis le début du conflit en 2011 après celle au gaz sarin qui avait fait plus de 1.400 morts dans la banlieue de Damas en 2013. Damas et Moscou réfutent les accusations occidentales. Le président américain Donald Trump avait fait part de son émotion après l’attaque du 4 avril notamment en raison du nombre élevé d’enfants tués.

Poussée de fièvre

Les Etats-Unis avaient riposté dans la nuit du 6 au 7 avril, en tirant 59 missiles de croisière Tomahawk depuis deux navires américains en Méditerranée vers la base aérienne d’Al-Chaayrate, près de Homs (centre).

Sean Spicer a tenu a rappeler dans son communiqué lundi que l’objectif des Etats-Unis en Syrie est uniquement de lutter contre Daesh et pas de lancer une guerre contre le régime d’Assad.

Les Etats-Unis sont officiellement présents en Syrie pour conseiller et pour armer les Forces démocratiques syriennes (FDS) qui luttent contre Daesh. Mais cette mise en garde a lieu dans un contexte de poussée de fièvre entre le régime syrien et les forces soutenues par les Etats-Unis dans le pays, qui fait planer le spectre d’une confrontation militaire avec le régime de Damas.

Les Etats-Unis ont ainsi abattu le 18 juin un avion syrien dans l’est de la Syrie, expliquant que l’appareil menaçait des FDS alliées de la coalition. Et à trois reprises au moins depuis le début mai dans la région d’Al-Tanaf, près de la frontière avec l’Irak et la Jordanie, les forces américaines ont bombardé des forces pro-régime qui menaçaient des soldats de la coalition.

Ces tensions ont par ricochet détérioré les relations avec la Russie, alliée du régime syrien, qui avait dénoncé comme un « acte d’agression » la destruction de l’avion syrien, reprochant à Washington de ne pas l’avoir prévenue.

Le couple de trentenaires parisiens, qui se surnomment « poussins », ne tournera pas les nouveaux épisodes de la mini-série diffusée sur M6 depuis 2009.

Audrey Lamy et Loup-Denis Elion quittent la série "Scènes de ménage"

© Capture d’écran Audrey Lamy et Loup-Denis Elion quittent la série « Scènes de ménage »

Elle incarnait Marion, lui, c’était Cédric. Audrey Lamy et Loup-Denis Elion quittent la série « Scènes de ménage », diffusée sur M6. Depuis 2009, ils incarnaient un couple de trentenaires parisiens dans la mini-série. Les deux acteurs vont se consacrer à leurs projets respectifs au cinéma ou à la télévision.

En attendant, les fans de la série pourront continuer à regarder « poussin » et « poussin » jusqu’en juin 2018 puisque de nombreux épisodes ont déjà été tournés, rappelle Le Parisien. Le quotidien ajoute d’ailleurs que Marion et Cédric étaient mariés depuis le « prime time » du 11 avril

Le député avait affirmé en 2016 que les dirigeants de la banque étaient des « menteurs » qui devaient « être châtiés », après la révélation du scandale des « Panama papers ».

Jean-Luc Mélenchon a été mise en examen après une plainte en diffamation, une procédure automatique.

© afp.com/FRANCOIS LO PRESTI Jean-Luc Mélenchon a été mise en examen après une plainte en diffamation, une procédure automatique.

Jean-Luc Mélenchon a été mis en examen ce lundi à la suite d’une plainte en diffamation de la Société générale, dont il avait qualifié les dirigeants de « menteurs » il y a un an lors de la révélation du scandale des « Panama papers », a-t-on appris auprès de son entourage.

En matière de diffamation, la mise en examen est automatique, et tout se joue à l’audience, devant le tribunal correctionnel. Jean-Luc Mélenchon avait affirmé le 7 avril 2016 sur l’antenne de France Info que les dirigeants de la banque étaient des « menteurs » qui devaient « être châtiés ».

« Je n’ai fait que dire la vérité »

La Société générale fait partie des banques mentionnées dans l’affaire « Panama Papers » pour avoir ouvert pour le compte de clients 979 sociétés offshore via le cabinet Mossack Fonseca. En pleine campagne pour les législatives, Jean-Luc Mélenchon avait annoncé dans un communiqué sa convocation devant un juge dans cette affaire de diffamation.

« Je n’ai diffamé personne, je n’ai fait que dire la vérité », a déclaré Jean-Luc Mélenchon face à la presse au palais de justice de Paris, précisant qu’il n’invoquerait pas son immunité parlementaire.

« Les gens ils pensent que c’est moi qui suis de bonne foi. De toute façon, les gens ils aiment pas les banques alors, ils ont pas tort d’ailleurs », a-t-il ajouté: « Je suis content qu’il y ait un procès, ils me cherchent, ils me trouvent. » « Nous allons plaider la relaxe et nous gagnerons », a de son côté affirmé son avocate, Me Raquel Garrido

Ce père lazariste a construit 18 villages pour les anciens habitants d’une décharge d’Antananarivo
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Le père Pedro dans la décharge d’Andralanitra (Madagascar), dans les années 1990.Le père Pedro dans la décharge d’Andralanitra (Madagascar), dans les années 1990. Crédits : DR

 

Combien sont-ils à chanter et à danser ensemble devant l’autel ? Chaque dimanche matin à partir de 8 h 30, plusieurs milliers de familles participent à la grande messe donnée sur la colline de Manantenasoa, à une dizaine de kilomètres du centre-ville d’Antananarivo, la capitale de Madagascar. Dans leurs habits du dimanche, les enfants et leurs parents rient, se donnent la main ou applaudissent, comme s’ils voulaient profiter encore et encore de l’instant, du plaisir d’être ensemble. Il faut dire qu’ils reviennent de loin.

Avec à sa tête le charismatique père Pedro Opeka, l’association humanitaire Akamasoa («les bons amis », en malgache) a été créée en 1989 pour venir en aide aux plus pauvres des pauvres, ceux qui tentaient de survivre dans la décharge d’Andralanitra, un peu à l’écart de la ville. Le but de ce père lazariste né à Buenos Aires, aujourd’hui âgé de 68 ans, était de « sortir ces vivants de l’enfer »,mais pas à n’importe quel prix. « Quand j’ai vu ces milliers de personnes dans les ordures, j’ai trouvé cela tellement révoltant et inhumain que je me suis dit qu’il fallait faire immédiatement quelque chose, raconte-t-il. J’ai rassemblé quelques-uns de ces exclus parmi les plus motivés et leur ai dit : “Je ne viens pas vous assister car j’ai trop de respect pour vous et, de toute façon, je n’ai pas d’argent à partager. Mais ensemble, nous allons créer des coopératives, des lieux de travail, des petites entreprises…” En agissant ainsi, nous avons pu gagner progressivement leur confiance et faire en sorte qu’ils retrouvent leur dignité. »

Il aura fallu du courage, beaucoup de patience et une longue chaîne de solidarité internationale (une vingtaine d’associations soutiennent Akamasoa en France, en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis…) pour que des Malgaches « vaincus par la misère et vivant au fond d’une cabane faite de cartons et de plastiques se serrent les coudes et construisent près de 3 000 maisons en ciment et hébergent près de 25 000 personnes [réparties dans cinq centres en périphérie de la capitale et trois en province]. »

La violence et la criminalité

Raconter le début de cette aventure digne d’un conte de Noël revient à se poser la question de savoir où va l’urgence quand l’urgence est partout. Afin que son projet prenne vie, le père Pedro a estimé qu’avec des familles désireuses de s’en sortir, il fallait d’abord s’éloigner de la misère et quitter la décharge où des centaines de familles tentaient de survivre à chaque heure. Il a pensé que le fait de s’installer à la campagne, à une soixantaine de kilomètres au nord d’Antananarivo, allait permettre à ces personnes de fuir les promesses illusoires de la ville et ne pas sombrer dans la violence et la criminalité. Il a alors créé des communautés solidaires orientées vers le travail de la terre.

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« L’extrême pauvreté est une prison qui tue l’âme d’une personne, explique t-il. Si vous n’avez pas conscience de votre dignité et n’avez pas les choses essentielles pour vivre, vous devenez un sous-homme. L’égoïsme, l’indifférence et le chacun pour soi s’installent, dictent votre vie et progressivement vous éloigne de la communauté humaine. Dans les cas extrêmes, vous perdez votre esprit et sombrez dans une violence meurtrière dont l’origine n’est autre que l’extrême pauvreté. » Les premières maisons en bois se sont dressées, suivies par d’autres en ciment, puis des écoles… Il n’a suffi que de quelques mois pour voirapparaître un nouveau village, dans un pays alors très instable politiquement, et considéré comme l’un des plus pauvres au monde, avec ses 92 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté (1,2 euro par jour).

« Il faut aider sans assister, explique le père Pedro. Je travaille pour les pauvres mais pour qu’ils puissent eux-mêmes reconstruire leur vie et préparer l’avenir de leurs enfants. »En un quart de siècle, l’association du père Pedro, nommé à plusieurs reprises (2011, 2013 et 2015) pour le prix Nobel de la paix, a construit 18 villages et est venue en aide à plus de 500 000 Malgaches en leur donnant des soins (chaque village compte une école, un dispensaire, une structure sportive…), des vêtements ou un repas. Au cours de l’année 2014, 38 000 personnes sont ainsi passées par les différentes structures. « La nature a fait que nous n’avons pas les mêmes talents, les mêmes capacités ni les mêmes chances, rappelle le père Pedro. Le partage est un devoir humain, moral et spirituel. Sans partage, nous allons droit dans le mur parce qu’aucun humain ne peut se suffire à lui-même. »

«Tout le monde a un emploi, chacun est payé »

Chaque personne qui arrive dans un village de l’association passe d’abord par le centre d’accueil. « Pendant plusieurs jours, on va observer son attitude, voir s’il est dépendant de l’alcool ou de la drogue, étudier aussi le comportement d’un mari avec sa femme et ses enfants, explique Sarah, qui travaille avec des adolescents dont les parents sont alcooliques. On va aussi étudier sa motivation pour s’en sortir, voir quelles sont ses compétences pour travailler. Ici, tout le monde a un emploi et chacun est payé… La plupart des personnes qui repartent du centre le font de leur gré, parce qu’elles ne parviennent pas à suivre les règles. »

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En ce dimanche de novembre, il y a une dizaine d’adultes et une ribambelle de gamins dans le centre d’accueil d’Akamasoa. « J’ai grandi et passé toute ma vie dans la rue, raconte Noeline, 51 ans. Depuis quelque temps, je n’ai plus les moyens de trouver à manger, alors je suis venue. J’ai des problèmes psychiatriques et aucune autre solution que d’attendre ici pour l’instant. » Au bout de la cour, où du riz cuit sur de petits brasiers, plusieurs familles s’entassent dans une pièce. « Je suis arrivée de la campagne, à une centaine de kilomètres d’ici, avec mes quatre enfants et mon mari. Il est gravement malade et j’aimerais qu’il se fasse ausculter, explique Jacqueline, 31 ans. Je suis là depuis une semaine et je remercie le père Pedro ! Un jour peut-être, j’habiterai dans une maison… »

Dans le village d’Akamasoa, un dimanche matin après la messe, en novembre 2016.
Dans le village d’Akamasoa, un dimanche matin après la messe, en novembre 2016. Crédits : DR

Dans la rue qui serpente à travers le village, de petits groupes discutent à la sortie de la messe. « Ce peuple qui était autrefois dans les ordures vit aujourd’hui debout car il a retrouvé sa dignité, estime le père Pedro. Cette messe du dimanche est importante. Elle est joyeuse car je pense qu’on ne peut rencontrer Dieu que dans la joie… Notre vie est difficile et chaque dimanche nous prenons de la force pour continuer notre combat pour la justice et la fraternité. »Chaque maison du village a été construite par son futur propriétaire, épaulé par d’autres habitants. Il y a des enfants qui jouent dans la rue, des fleurs au balcon et de la musique entraînante qui s’échappe d’une fenêtre. Dans la rue joliment pavée, il n’y a pas un papier par terre

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vendredi 23 juin | Bill

Claudine Razaimamonjy et les leaders d’opinion

Critiqué et accusé à tort ou à raison par nombre de leaders d’opinion dont une majeure partie des médias dans le cours de l’affaire Claudine Razaimamonjy placée sous mandat de dépôt et finalement transférée à la prison de Manjakandriana, le ministère de la Justice par l’intermédiaire de sa Direction de la Communication réagit. La presse a été ainsi invitée par la Direction régionale des établissements pénitenciers et les services communications du ministère de la Justice, à une visite de la prison centrale de Manjakandriana ce 22 juin 2017. Et évidemment comme il fallait s’y attendre et après les déclarations du chef d’établissement pénitencier de Manjakandriana de la veille, la prévenue est bien à la prison centrale des femmes à Manjakandriana et non dans une résidence surveillée « dorée » ou bénéficie des privilèges et avantages comme on le pense dans la conscience collective. D’après les reportages de radios privées, Claudine Razaimamonjy est comme tous les pensionnaires de la prison centrale et en tant que telle, elle n’a pu être prise en photo ; aucun enregistrement audio n’a non plus été autorisé. Mais selon radio Don Bosco, elle a pu rencontrer et discuter avec les journalistes. Ces derniers ont constaté que la villa présumée résidence dorée de la prévenue est une villa louée par les membres de la famille Claudine Razaimamonjy pour lui servir de cuisine, réduisant ainsi les difficultés quotidiennes en raison de l’éloignement.

Le ministère de la Justice et la Direction des établissements pénitenciers espèrent que cette visite organisée à l’intention des journalistes enlèvera toute suspicion de compromission et de traitements privilégiés à l’endroit de Claudine Razaimamonjy. Toujours est-il que les journalistes savent ce qu’est une visite organisée « ou guidée ». Et puis cette confusion dans l’organisation de la visite que le secrétaire général du ministère avoue ne pas être au courant, alors qu’il est le second dans l’administration d’un ministère, ne peut pas exclure quelque questionnement ou doute dans les esprits.

 

VIDÉO – L’offre sélectionnée par le tribunal de commerce de Bobigny permet de sauver 1428 emplois sur les 1700 menacés, en conservant 109 des 140 magasins de la marque au vichy rose et des trois autres enseignes en difficulté d’Agora Distribution.

Les salariés de Tati savent désormais qui est leur repreneur. Le tribunal de commerce de Bobigny vient de désigner ce lundi Gifi comme repreneur de Tati et des trois autres enseignes en difficulté d’Agora Distribution (groupe Eram). Cette offre, qui était la favorite de cette bataille, permet de sauver 1428 emplois sur les 1700 menacés, en conservant 109 des 140 magasins.

«Cette offre va permettre de reprendre près de 85% de l’effectif ce qui était inespéré au moment de l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire», a déclaré à l’issue de l’audience, l’avocat des salariés, Thomas Hollande. «Aujourd’hui, il y aura 260 licenciements, c’est bien sûr trop, mais ce que nous avons obtenu grâce à la mobilisation des salariés et des représentants du personnel, c’est un PSE à un niveau très élevé, inédit pour une société en redressement judiciaire», a-t-il ajouté.

Pour rappel, depuis la mise en vente en mars puis le placement en redressement judiciaire en mai d’Agora Distribution après une terrible année 2016, plusieurs offres avaient été formulées. Et les deux candidats principaux se sont livrés un match sans merci, à coups d’améliorations successives de leurs offres et sur le terrain. Après des mois de conflit, le groupe GPG, présidé par le fondateur des magasins Gifi, Philippe Ginestet, l’emporte donc sur son principal concurrent, un consortium de cinq enseignes à bas prix.

» Lire aussi – L’enseigne Gifi part à l’assaut des centres-villes

L’offre concurrente projettait la reprise de 1298 salariés et de 98 magasins, ainsi que 27 franchisés. Elle a été formulée par le consortium d’enseignes à bas prix composé de La Foir’Fouille, les spécialistes de la déco Centrakor et Maxi Bazar, l’enseigne de déstockage Stokomani, et Dépôt Bingo. À titre indicatif, ce dernier est déjà prestataire e-commerce de Tati.

Les choses devraient désormais aller très vite pour les salariés. Un accord sur le plan de sauvegarde de l’emploi prévoit, pour ceux qui seront licenciés, un CSP qui permettra de maintenir leur rémunération à près de 95% pendant douze mois, une somme moyenne de 10.000 euros, en fonction de l’ancienneté, au-delà de l’indemnité légale et un budget individuel d’accompagnement de 8.000 euros. Pour l’enseigne fondée en 1948 par Jules Ouaki, reprise en 2004 par Eram, c’est une page qui se tourne et une nouvelle stratégie à définir