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La guerre entre Bruxelles et Google ne fait que commencer

Le 27 juin, la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager
© Fournis par http://www.challenges.fr Le 27 juin, la commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager

La commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, a sanctionné Google pour ses pratiques dans les comparateurs de prix, le 27 juin, après sept ans de procédures.

Margrethe Vestager, 49 ans, a encore frappé. Aussi coriace que déterminée, la commissaire européenne à la Concurrence a sanctionné Google pour ses pratiques dans les comparateurs de prix, le 27 juin, après sept ans de procédures. « Google a apporté beaucoup d’innovations dans nos vies. Mais la stratégie de Google Shopping, ce n’était pas juste d’attirer des utilisateurs et rendre le produit meilleur, mais de promouvoir son propre service et de reléguer celui des autres » [au loin dans les résultats de recherche], a-t-elle expliqué. L’amende infligée atteint 2,42 milliards d’euros, un record pour un abus de position dominante. En 2009, Bruxelles avait déjà enjoint Intel à régler 1,06 milliard d’euros ; et Microsoft a également dû payer plus de 2 milliards d’euros cumulés dans plusieurs procédures.

Riposte méthodique

Depuis sa nomination en 2014, la commissaire danoise s’est montrée intransigeante vis-à-vis des multinationales qui ne respectent pas les règles. « Nous devons nous montrer aussi durs que peuvent l’être les entreprises », dit-elle. Sa méthode est à mille lieues des discussions sans avancées de son prédécesseur Joaquin Almunia. Les Etats-Unis lui reprochent souvent un parti pris antiaméricain ? Margrethe Vestager réplique que sa « méthode est neutre, basée sur des faits ».

Pourtant, la charismatique commissaire s’attend à une riposte méthodique de la pieuvre de la tech américaine. Pour l’instant, Google a répondu laconiquement : « Nous sommes en désaccord, nous allons examiner la décision de la commission dans le détail et étudier l’éventualité d’un appel en justice. » Sundar Pichai, le discret PDG de Google depuis la restructuration du groupe renommé Alphabet en 2015, n’a pas pris la parole sur le sujet. Doté d’une personnalité affable, cet ingénieur de 45 ans, inventeur du logiciel Chrome, ne souhaite pas s’engager dans un conflit ouvert avec Bruxelles, comme ses prédécesseurs Larry Page et Eric Schmidt. En février, il avait rencontré Vestager pour rétablir le contact.

Les deux personnages n’ont pas fini de s’affronter, car Google est visé par deux autres actes d’accusation européens. Vestager poursuit Google sur « Adsense », les offres publicitaires en rapport avec les contenus des sites que le moteur de recherche propose à ses clients, mais aussi pour abus de position dominante sur Android, le système d’exploitation de smartphones. Sundar Pichai peut s’attendre à un bras de fer qui dure

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