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Expulsés d’un camping de Gironde pour une mauvaise blague de leurs enfants

 

Une bête histoire d’extincteurs déplacés par deux enfants de 12 et 13 ans a valu à des familles de vacanciers d’être expulsées du camping où elles passaient leurs vacances, à Claouey, au Cap Ferret.

Le Parisien: Deux enfants de 12 et 13 ans ont décroché mardi des extincteurs pour les reposer à deux endroits différents d'un camping du Cap Ferret. (Illustration).

© LP/GUILLAUME GEORGES Deux enfants de 12 et 13 ans ont décroché mardi des extincteurs pour les reposer à deux endroits différents d’un camping du Cap Ferret. (Illustration). Bryan et Justin voulaient juste «rigoler». La direction du camping n’a pas apprécié la blague : eux et leur famille respective ont dû plier bagages et quitter prématurément le camping où ils logeaient. Cette mésaventure, racontée par le quotidien Sud Ouest, a gâché les vacances de deux familles originaires de Chartres et de région parisienne.

Elles ne se connaissaient pas, mais leurs enfants, Bryan et Justin, 13 et 12 ans, avaient sympathisé. Une amitié d’été, nouée dans les allées du camping Les Viviers, de Claouey, au Cap Ferret (Gironde). Jusque-là, rien d’anormal, au contraire. Mais mardi, dans la soirée, «pour jouer», les deux enfants décrochent des extincteurs pour les reposer à deux endroits différents du camping, dont l’un dans les toilettes. «C’était pour rigoler, une farce. Mais on n’a pas touché à l’extincteur, juste posé. C’était bête», assureront-ils le lendemain, alors qu’ils viennent d’être dénoncés.

La «lettre d’excuses» sans effet

Devant leurs familles, convoquées d’urgence, le directeur du lieu de vacances se fait intransigeant. Il réclame de l’argent pour payer les «dégradations» et double la peine en sommant les deux familles de quitter le camping. «Nous lui avons fait des excuses, les enfants ont rédigé une lettre d’excuses», raconte au quotidien régional Frédérique, l’une des mères de famille concernées. En vain.

«Il a dit que nous devions payer la dégradation, nous étions d’accord, mais nous voulions voir les extincteurs, puisque rien n’avait été abîmé a priori. Il a refusé. Il nous a parlé de 80 euros par famille, on a dit OK. Puis il nous a dit de quitter immédiatement le camping». Le jour même, «sans aucune discussion possible».

Les familles font de la résistance. Face au refus de ces dernières de quitter les lieux, la direction finit par faire appel à la gendarmerie, bien gênée d’intervenir dans une telle affaire et pas franchement qualifiée pour ce genre d’expulsion… Les familles des petits fautifs ont finalement eu le droit de dormir une nuit de plus au camping avant de devoir quitter les lieux

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