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Un Moldave jugé pour avoir tué sa femme enceinte et égorgé ses enfants

L’homme comparaît à partir de lundi devant la cour d’assise du Val-de-Marne. [FRED DUFOUR / AFP]

Il avait poignardé sa femme enceinte, avant d’égorger ses deux enfants un soir d’été en 2014, mais n’a jamais expliqué son geste : un électricien moldave comparaît à partir de lundi devant la cour d’assises du Val-de-Marne.

L’homme de 40 ans sera jugé jusqu’à vendredi et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Ses enfants de 18 mois et 5 ans et sa femme enceinte de sept mois, tombée sous treize coups de couteaux, avaient été retrouvés dans une mare de sang par le beau-frère, qui travaillait comme lui sur des chantiers. Le drame familial avait choqué au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), paisible commune pavillonnaire proche de Paris.

Comment un ouvrier du bâtiment qui vivait en France depuis neuf ans et sans antécédents judiciaires en arrive-t-il à tuer sa famille de bon matin au couteau de cuisine ? C’est ce que les jurés tenteront d’éclaircir pendant une semaine.

L’accusé s’était rendu à la police de Forbach (Moselle), après s’être enfui pendant quatre jours en Allemagne, à Francfort. Il a reconnu le crime devant les enquêteurs, mais a livré tout au long de l’instruction des explications nébuleuses.

De nombreuses questions

Est-il passé à l’acte juste après un reproche de sa femme qu’il aurait interprété comme une volonté de séparation ? Ou bien les problèmes financiers du couple ont-ils servi de catalyseur ? A son hôtel de Francfort, les enquêteurs ont retrouvé une lettre dans laquelle il explique préférer voir ses enfants mourir plutôt que mendier.

L’instruction a reconstitué les difficultés d’un couple modeste. La mère de 36 ans partageait un deux-pièces avec ses enfants, son mari, mais aussi sa sœur et son beau-frère. Elle envoyait régulièrement de l’argent à sa famille en Roumanie et venait de dénicher un appartement plus grand pour faire venir sa deuxième sœur et le mari de celle-ci en France.

Les finances – le couple gagnait 2.300 euros par mois, allocations comprises – et les enfants étaient des sujets de disputes réguliers entre l’électricien et sa femme, selon leurs proches. «C’était une vie difficile, mais j’étais heureux», a raconté l’accusé en interrogatoire.

L’homme, qui assure avoir tenté de se suicider plusieurs fois lors de sa fuite en Allemagne, n’a livré que des souvenirs parcellaires sur le déroulement du triple meurtre.

Aux enquêteurs, il avait lâché mystérieusement : «Dieu en a décidé autrement, peut-être il était jaloux sur ma vie heureuse. (…) Je suis devenu un numéro et les numéros on n’a pas droit à des sentiments».

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