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Macron attaqué pour avoir opposé les « gens qui réussissent » à ceux « qui ne sont rien »

Plusieurs responsables de l’opposition accusent depuis ce week-end Emmanuel Macron de « mépris » pour avoir évoqué, jeudi devant des entrepreneurs, « les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ».

Plusieurs responsables de l'opposition accusent depuis ce week-end Emmanuel Macron de "mépris" pour avoir évoqué, jeudi devant des entrepreneurs, "les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien".

© Capture d’écran Elysée Plusieurs responsables de l’opposition accusent depuis ce week-end Emmanuel Macron de « mépris » pour avoir évoqué, jeudi devant des entrepreneurs, « les gens qui réussissent et les…

Les propos, tenus jeudi, étaient passés relativement inaperçus avant que plusieurs responsables politiques ne s’en indignent ce week-end. Après la polémique sur les « kwassa-kwassa » comoriens qui avait été jugée « malheureuse » par l’Elysée, c’est une nouvelle sortie d’Emmanuel Macron qui est vivement critiquée, tant à droite qu’à gauche. Le chef de l’Etat inaugurait jeudi soir « la station F » à Paris, le campus géant pour les start-up imaginé par le fondateur de Free, Xavier Niel. Devant les entrepreneurs, la maire de Paris Anne Hidalgo ou encore le secrétaire d’Etat au Numérique Mounir Mahjoubi, il faisait observer que ce lieu, la Halle Freyssinet, était une ancienne gare de marchandises, y tirant cet enseignement : « Vous aurez appris dans une gare. Et une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu où on passe, un lieu que l’on partage. »

Le discours diffusé par l’Elysée (extrait à 6’30 ») : 

par elysee

C’est l’opposition entre « les gens qui réussissent » et ceux « qui ne sont rien » qui a provoqué les critiques de ses opposants, notamment au FN. « Ce propos est terrible et indigne mais tellement révélateur de la pensée macroniste », a tweeté dimanche la présidente du FN Marine Le Pen. « Propos plus que honteux », avait également déclaré la veille son numéro deux, Florian Philippot, en relayant la vidéo sur le réseau social. « L’humanité ne se voit pas dans le portefeuille », a commenté la députée Emmanuelle Ménard, lundi sur BFMTV. « Ses propos ont été profondément méprisants pour les Français, il devrait s’excuser », a estimé pour sa part le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, lors d’un entretien sur France 3. « Mais quel mépris! » s’est aussi exclamé l’ancien ministre LR Thierry Mariani. « Quelle honte! Quelle violence! Quelle tristesse! », a ajouté le président du Parti chrétien-démocrate, l’ex-député Jean-Frédéric Poisson.

« Ce n’est pas un dérapage, c’est une honte »

A gauche aussi, on a vu dans cette phrase du mépris. « Réussir ce n’est rien quand on finit par penser que ceux qui n’ont pas eu cette chance ne sont rien », a tweeté le patron des députés PS, Olivier Faure. « Nous ne sommes rien? Soyons tout! » a écrit le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, Olivier Besancenot, tandis que le socialiste Gérard Filoche évoquait aussi du « mépris de classe ». L’un des messages les plus populaires sur Twitter a été celui du réalisateur et psychanalyste Gérard Miller, proche de Jean-Luc Mélenchon : « Quand Macron parle de ceux qui réussissent (sous-entendu comme lui) et de ceux qui ne sont rien, ce n’est pas un dérapage, c’est une honte. »

Quand Macron parle de ceux qui réussissent (sous-entendu comme lui) et de ceux qui ne sont rien, ce n’est pas un dérapage, c’est une honte.

Des soutiens d’Emmanuel Macron ont relevé au contraire que le Président avait demandé aux entrepreneurs de ne pas oublier les plus démunis. « Si nous oublions cela en voulant accumuler dans un coin, on oublie d’où on vient et où on va », avait ajouté en fin de propos le chef de l’Etat, peu après ses propos sur la gare. « Et donc oui, demain vous allez faire vivre cette gare d’hier […] vous allez la faire vivre par votre envie, par votre inventivité, vos ambitions, vos rêves. Transformez notre pays, bousculez-le avec tout cela, faites le changer! », avait-il appelé. D’autres ont relevé que François Mitterrand avait utilisé les mêmes termes en 1993, lorsqu’il évoquait la misère. « Quand je regarde bien autour de moi, aujourd’hui, je vois la misère, qu’on pourrait confondre, mais ce ne serait pas suffisant, avec la pauvreté. C’est-à-dire ceux qui n’ont rien ou qui n’ont pas le moyen de se faire reconnaître, ni pour vivre, ni pour faire vivre ceux qu’ils aiment, ni même enfin pour se développer bien entendu ; ils ne sont rien, ils restent rien », avait déclaré l’ancien président, sans pour autant effectuer ici de parallèle avec « les gens qui réussissent ».

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Une Réponse

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