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Texte : Pela Ravalitera  de la ville de Diego-Suarez

 

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13.06.2017 | 7:30 Notes du passé0

La première guerre franco-merina se termine par le traité du 17 décembre 1885, par lequel, entre autres, les Français prennent possession de l’immense baie d’Antomboka tant convoitée, contre le reste de Madagascar. Elle a un périmètre de 110km, du cap Miné au Nosy Kombero avec une entrée de 1 200 m seulement.
La nouvelle colonie est baptisée Établissements français de Diego-Suarez et placée sous la direction du capitaine de frégate Caillet « qui se trouve être le fondateur de la ville de Diego-Suarez »  (« Ambala­velona ou l’insurrection anticoloniale dans le Nord-ouest de Madagascar en 1898 » de Cassam Aly Ndanda­hizara). Une ville fondée à partir du nom de deux navigateurs portugais Diego et Suarez. Les premières casernes sont construites au Cap Diego où sont logées la direction d’artillerie et la compagnie des disciplinaires des colonies. En face sont installés les services administratifs, l’infanterie et l’artillerie de marine.
Les premiers habitants de la nouvelle ville comprennent des Créoles de La Réunion, des Mauriciens venant soit directement de leur ile, soit de Toamasina et Mahajanga, et des originaires des îles Sainte-Marie, Nosy Be et Mayotte, déjà possessions françaises. On y trouve également de nombreux Makoa fuyant leurs propriétaires antankarana et sakalava. En 1886, la colonie compte déjà 2 500 habitants. Une année plus tard, M. Froger, gouverneur civil, remplace le capitaine Caillet. Et à partir de 1888, commence la réorganisation des colonies françaises à Madagascar. Ainsi le décret du 4 mai rattache Nosy Be et Sainte-Marie aux Établissements français de Diego-Suarez. Une décision qui précède la prise de possession de Nosy Faly et Nosy Mitsio en vertu de la cession faite par le roi antankarana, Tsimiaro en 1841. La cérémonie se déroule successivement sur les deux îles, les 19 et 22 avril 1889, présidée par M. Froger en présence du roi antankarana Tsialana II, du prince de Nosy Faly, Ndrirotso, et du commandant de Nosy Be, Joseph François.
Entretemps, les conflits entre Ambohimarina (Merina) et Diego-Suarez s’aggravent, notamment en raison des limites de la zone d’Antomboka, mal définies par le traité de 1885. « Partant de Nosy Mitsio, Tsialana II attaquait et battait les troupes merina sur la Grande terre, malgré le renfort de 1 000 soldats envoyés d’Iharana, de Tamatave, d’Ambatondrazaka, sous la conduite du prince Ramahatra et du général Ravoninahitriniony. » La victoire la plus éclatante obtenue par les Antankarana se situe encore une fois dans la plaine d’Andriparipa. Le reste de la troupe de Ratovelo se retire par la suite à Sadjovato.
Mais par vengeance, il attaque le village de Betamboho sur la rive gauche de la Mahavavy, en face d’Ambodibonara. Des habitants se sauvent alors dans les îles de Nosy Faly, Nosy Be et Nosy Mitsio. Comme butin, Ratovelo pille plus de 15 000 bœufs, incendie des villages sur son passage et détruisent les cultures, mais les soldats antankarana dirigés par Miarana, Mamba, Andriamialy, Zara Kila et Djaokely lui barrent la route à Andrafiabe, au nord d’Ambatoarana. « C’était la dernière incursion de Ratovelo dans cette région antankarana. Et encore, lors de ces attaques contre Ratovelo, gouverneur merina d’Ambohimarina, réapparaissaient les noms des personnages antankarana de l’insurrection de Sambirano. De plus en plus, les forces des troupes merina s’affaiblissaient au bénéfice des forces françaises de Diego-Suarez. »
Puis la deuxième guerre franco-merina est déclarée. Dans le Nord-ouest, elle est facilement remportée par les Français, grâce, encore une fois, à la participation active des trois souverains du Nord de Madagascar, Tsialana II, Tsiaraso et Binao. Ranavalona III accepte le protectorat de la France le 1er octobre 1895. Mais une fois de plus, cette deuxième victoire n’apporte aucun changement réel aux Sakalava et aux Antankarana. Le gouverneur merina d’Anoro­tsangana revient, les troupes merina réoccupent Ambodimadiro, dans la baie d’Ampasindava. Et « ils reprenaient leurs méfaits en razziant et brûlant les champs et les villages, ravissant les troupeaux de bœufs. Il ne s’agissait plus d’une occupation, mais d’une vengeance et de représailles caractérisées. »

Texte : Pela Ravalitera – Photo : Archives personnelles

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