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Cinq séquences qu’il ne fallait pas rater dans

Un peu plus de deux heures pour convaincre. A 45 jours du premier tour de l’élection présidentielle, Benoît Hamon était l’invité de « L’Emission politique » sur France 2, jeudi 9 mars. Son premier passage en décembre lui avait permis de lancer sa campagne dans la primaire de la gauche, qu’il a finalement remportée fin janvier. Mais depuis, le candidat patine, et ne décolle pas dans les intentions de vote. Jeudi soir, l’ancien ministre espérait donc se servir de l’émission pour relancer la dynamique de sa campagne.

© Fournis par Francetv info

Quand il a dressé un long réquisitoire contre Emmanuel Macron

L’attaque a duré plusieurs minutes. Benoît Hamon s’en est longuement pris à son adversaire Emmanuel Macron, estimant que « partout où des programmes » comme celui de l’ancien ministre de l’Economie ont été appliqués, « l’extrême droite a prospéré ». « Aujourd’hui, je considère que le projet d’Emmanuel Macron est le marchepied du Front national », a insisté le candidat socialiste.

« Parce que je suis socialiste et que je crois dans la promesse sociale, je pense que son projet est dangereux, a encore attaqué Benoît Hamon. Et parce que je suis démocrate, je me mets à distance de ceux qui, dans une position messianique et christique, pensent qu’ils détiennent la solution. Je vais vous dire : je trouve ça très immature de sa part. »

Quand il a accusé Laurent Wauquiez d’être « un joli hologramme de Marine Le Pen »

L’échange, long d’une vingtaine minutes, a été musclé. Invité à débattre au sujet de la laïcité avec le vice-président des Républicains, Laurent Wauquiez, Benoît Hamon a accusé son contradicteur d’être « un joli hologramme de Marine Le Pen. C’est masculin, mais c’est exactement la même chose ». « Monsieur Wauquiez, comme beaucoup d’autres, trouvent que les musulmans sont biens quand ils ne sont pas musulmans », a-t-il encore attaqué.

« Pour vous, dès qu’on a une position divergente de la vôtre, vous brandissez l’étendard du Front national », a alors répliqué Laurent Wauquiez.

Quand il s’est écharpé avec un jeune agriculteur au sujet des pesticides

Autre moment de tension durant l’émission, lorsque Benoît Hamon a été amené à débattre des pesticides avec un jeune agriculteur, membre de la FNSEA. Alors que le candidat socialiste souhaite interdire les produits les plus dangereux, « tout est dangereux, lui a sèchement répondu ce jeune agriculteur. Les agriculteurs se lèvent tous les matins pour produire mieux, ce n’est pas forcément pour utiliser des pesticides. On ne défend pas forcément les pesticides, mais il est interdit d’interdire, ce n’est pas les agriculteurs qui ont dit ça il me semble ! »

« Moi, j’interdirai ce qui met en danger la vie des enfants. Je vous le dis très clairement, en vous regardant dans les yeux », a maintenu Benoît Hamon.

Quand il a eu un échange tendu avec des policiers sur les contrôles au faciès

Avant l’émission, le candidat socialiste est aussi allé à la rencontre de fonctionnaires de police, pour parler avec eux de sa proposition d’expérimenter le récépissé lors des contrôles d’identité – une mesure imaginée pour lutter contre les contrôles au faciès.

« Ce n’est pas opposable », précise rapidement le candidat socialiste. Mais les policiers ne sont pas convaincus. « Aujourd’hui, ce climat de suspicion de vous comme d’autres, on ne peut plus l’accepter », indique l’un deux. Le débat tourne ensuite sur la réalité ou non du contrôle au faciès. « Moi, je n’ai aucune indulgence à l’égard des voyous », tente ensuite Benoît Hamon. Pas sûr que cela ne suffise pour convaincre ces policiers.

Quand il a fait face à la « carte blanche » grinçante de Charline Vanhoenacker

Comme toujours, l’humoriste belge est venue avec un cadeau pour l’invité. Charline Vanhoenacker a apporté une photo de famille du Parti socialiste découpée en puzzle, symbolisant ainsi la division du parti de Benoît Hamon. Et l’humoriste de délivrer un conseil au candidat : « Un bon 49-3 pour ranger toute la famille socialiste derrière vous et c’était réglé. »

« Ça ne prend pas, parce qu’un socialiste avec des idées de gauche… Les gens ne sont plus habitués ! », a aussi lâché Charline Vanhoenacker. Avant de conclure en détournant le slogan de campagne du candidat : « Vous étiez parti pour faire battre le coeur de la France, et finalement vous allez juste faire battre la gauche de la France. »

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