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Marwa : la justice donne raison aux parents et ordonne la poursuite des soins

 
L’enfant de 16 mois a été admise à l’hôpital de la Timone, à Marseille, pour un virus foudroyant. L’équipe médicale souhaitait débrancher l’appareil respiratoire, ses parents s’y opposaient.

Vue générale de l'hôpital marseillais de la Timone en 2006.

© Copyright 2017, L’Obs Vue générale de l’hôpital marseillais de la Timone en 2006.
Le Conseil d’Etat a ordonné ce mercredi 8 mars la poursuite des traitements de Marwa, un bébé lourdement handicapé hospitalisé à Marseille. Il donne raison à sa famille contre l’avis des médecins, qui souhaitaient débrancher l’appareil respiratoire.

La plus haute juridiction administrative a estimé que poursuivre les traitements ne relevait pas d’une « obstination déraisonnable », ce qui est la condition posée par la loi à un arrêt des soins.

Le Conseil d’Etat, qui statuait en urgence, a jugé qu’il n’y avait « à ce stade pas de certitude sur l’état de conscience et l’évolution à venir » de l’enfant. Il a tenu compte également de « l’opposition déterminée des parents » à l’arrêt des soins de la petite fille, a dit sa porte-parole Suzanne von Coester. La décision est définitive.

« On accepte son handicap »

Marwa a été admise à l’hôpital de la Timone le 25 septembre 2016 pour un virus foudroyant. L’équipe médicale a décidé d’arrêter le 4 novembre le traitement thérapeutique et de débrancher l’appareil respiratoire maintenant l’enfant en vie, mais les parents s’y sont opposés et ont saisi la justice.

Marwa « est consciente mais atteinte d’un déficit moteur majeur » et « irréversible », ont écrit les médecins dans un rapport au tribunal administratif. Ils ont aussi confirmé « une atteinte neurologique sévère et définitive ».

Deux jours après l’audience, qui s’est tenue à huis clos, le père de Marwa, Mohamed Bouchenafa, a déclaré :

« On sait qu’elle va avoir un handicap lourd. Nous, on accepte son handicap, elle a le droit de vivre parce que quand je regarde dans ses yeux, elle nous montre qu’elle est là, elle s’accroche. »

C’est la deuxième fois que le Conseil d’Etat est saisi d’une affaire de ce genre: en juin 2014, il avait jugé légale « la décision médicale de mettre fin aux traitements » de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif dont le sort déchire toujours la famille.

A.R. (avec AFP)

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