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Décès de Louis Cortot, l’un des derniers compagnons de la Libération

Le Parisien: Louis Cortot à une cérémonie à l'Elysée avec François Hollande, le 8 mai 2015.© AFP PHOTO / THOMAS SAMSON Louis Cortot à une cérémonie à l’Elysée avec François Hollande, le 8 mai 2015. L’un des derniers compagnons de la Libération, Louis Cortot, est décédé dimanche à l’âge de 91 ans en région parisienne, a appris l’AFP auprès de son fils Jean-Louis Cortot.

Ce décès porte à douze le nombre de compagnons de la Libération encore vivants. Ce titre a été décerné pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale à un millier de résistants.

Selon sa biographie rédigée par l’Ordre de la Libération, Louis Cortot, fils d’un artisan ferblantier, rejoint la Résistance à l’âge de 15 ans à Suresnes (Hauts-de-Seine).

Devenu ajusteur, il fabrique à l’usine les bombes qu’il utilisera pour mener à bien plusieurs missions en région parisienne: déraillement d’un train de tanks, attaque d’un convoi des Jeunesses hitlériennes, destruction en 1942 d’un bureau d’embauche d’ouvriers français volontaires pour le travail en Allemagne…Il est grièvement blessé lors des combats de la Libération en août 1944.

Carrière chez Dassault

Revenu à la vie civile, il fait toute sa carrière ou presque dans la branche aéronautique du groupe Dassault.
Louis Cortot était également président de l’Association nationale des anciens combattants et ami(es) de la Résistance.
Le président François Hollande a rendu hommage à cet homme qui «avait voulu transmettre aux nouvelles générations l’esprit de la Résistance» et qui, «toute sa vie», est «resté fidèle aux idées du Conseil national de la résistance».
«Le 8 mai 2015, il avait remis les prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation, il nous avait livré son dernier message: « rester vigilants, ne jamais accepter les injustices, agir, non pas parce qu’on est sûr de réussir, mais parce que c’est juste ». Ces mots résonnent plus que jamais aujourd’hui», a-t-il souligné dans un communiqué transmis par l’Elysée.
Entre janvier 1941 et janvier 1946, 1.036 personnes, qui s’étaient «signalées dans l’oeuvre de la libération de la France et de son Empire», avaient été nommées dans l’Ordre de la Libération.
Le général de Gaulle a par la suite ajouté à la liste les noms du Premier ministre britannique Winston Churchill et du roi d’Angleterre George VI, portant le nombre définitif de Compagnons de la Libération à 1.038.

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