
Mitt Romney en campagne à Henderson, dans le Nevada, le 3 février 2012.REUTERS/BRIAN SNYDER
Le Monde .fr avec AFP et Reuters
Le républicain Mitt Romney espère terrasser son concurrent Newt Gingrich, samedi 4 février, dans les caucus du Nevada, et confirmer son statut de favori des républicains pour affronter Barack Obama en novembre. Les caucus du Nevada débuteront à 17 heures sur 125 sites. Les débats doivent s’achever avant 4 heures, dimanche, sauf sur un site de Las Vegas, où ils sont programmés plus tard pour respecter le chabbat. Malgré ses déclarations très décriées, cette semaine, sur les Américains les plus pauvres, l’ancien gouverneur du Massachusetts, est crédité par les instituts de sondage de 20 à 25 points d’avance sur ses concurrents dans le Nevada, premier scrutin de l’Ouest américain pour l’investiture républicaine. Pour autant, aucun de ses trois rivaux – notamment le plus sérieux, Newt Gingrich – ne semble décidé à jeter l’éponge, et tous se préparent déjà pour le prochain scrutin, dans le Colorado.L’inconnue du vote de samedi n’est pas tant de savoir si Mitt Romney va gagner, mais s’il va vraiment creuser l’écart. Dans un Etat où l’on compte un grand nombre de Mormons – la confession de M. Romney – les observateurs considèrent que recueillir moins de 50 % des voix serait pour lui un échec.
Une enquête du Public Policy Polling le crédite de 50 % des intentions de vote contre 25 % seulement pour l’ancien président de la Chambre des représentants. Le “libertarien” Ron Paul arrive en troisième position avec 15 %. L’ancien sénateur Rick Santorum, candidat des ultraconservateurs chrétiens, ferme la marche avec un score de 8 %. Ce sondage a été effectué mercredi et jeudi auprès de 937 républicains. Jeudi, un autre sondage pour le Las Vegas Review-Journal donnait l’ancien gouverneur du Massachussets vainqueur avec une avance de 20 points.

Des partisans de Mitt Romney, le 3 février 2012, à Elko, dans le Nevada.REUTERS/BRIAN SNYDER
Mitt Romney espère aligner sa troisième victoire sur son rival Newt Gingrich, après ses triomphes dans le New Hampshire et en Floride. Il espère bien entretenir cette dynamique en février pour s’imposer définitivement le 6 mars, lors du “Super Tuesday”, où même avant. Colorado, Minnesota et Missouri se prononceront mardi. Les caucus du Maine s’achèveront samedi prochain. Les primaires de l’Arizona et du Michigan auront lieu le 28 février. Lors de la primaire de 2008, Romney s’était imposé dans le Nevada, le Colorado, le Minnesota, le Maine et le Michigan.
Mais une série de faux-pas ont terni son image cette semaine, et suscité le doute sur son intérêt pour les électeurs ordinaires, notamment après qu’il eut déclaré “ne pas s’en faire pour les Américains les plus pauvres”, qui bénéficient selon lui d’un “filet de sécurité” aux Etats-Unis. La candidat a pris soin de rectifier le tir vendredi. “Je me suis mal exprimé. Quand on accorde je ne sais pas combien de milliers d’entretiens, il arrive qu’on se trompe et je me suis mal exprimé, c’est aussi simple que ça”, a-t-il déclaré sur KSNV, une chaîne de télévision du Nevada. Il a assuré que sa priorité serait “d’aider les gens à faire partie de la classe moyenne et d’étendre la classe moyenne” et qu’il entendait défendre le filet de sécurité qui protège les plus pauvres.
En campagne vendredi dans le Nevada, un Etat très touché par la crise économique (avec 12,6 % de la population active sans emploi, il détient le record national du chômage), Romney s’est félicité des bons chiffres sur les créations d’emploi aux Etats-Unis, où le rapport mensuel du département du travail a confirmé vendredi que l’embellie sur le marché de l’emploi s’était poursuivie en janvier. Le taux de chômage est retombé à 8,3 %, soit son niveau le plus bas depuis près de trois ans. Mais il a estimé que la politique conduite par Barack Obama, loin de favoriser cette reprise, freinait au contraire le redressement de l’économie américaine.
Mais M. Gingrich a réitéré ses attaques contre son concurrent, devant ses militants. “M. Romney essaie de se remettre de sa gaffe”, a-t-il dit. “Voilà un bon exemple ce qu’on ne veut pas entendre de la part d’un candidat à l’élection présidentielle”. Mitt Romney a également provoqué quelques grincements de dents avec la publication de sa dernière déclaration d’impôts, où il apparaît qu’il a gagné 20 millions de dollars grâce à ses investissements en 2010, sur lesquels il n’a payé que 13,9 % d’impôts, bien moins que beaucoup de travailleurs américains.
Blog Rectif: Donald Trump choisit Mitt Romney





